jacques Halbronn Le chef et le peuple.

Posté par nofim le 31 juillet 2021

 

Le chef  et le peuple

Par  Jacques  Halbronn

 

On ne saurait sans abuser englober le chef dans la communauté dont il s’occupe. Dans Exode Ch. III, Moise est missionné vers le peuple hébreu mais il n’est nullement dit qu’il en fasse partie. Va vers mon peuple, dit l’Eternel  et non Va vers ton peuple.

 

 

י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.

10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »

יא וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-הָאֱלֹהִים, מִי אָנֹכִי, כִּי אֵלֵךְ אֶל-פַּרְעֹה; וְכִי אוֹצִיא אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.

11 Moïse-dit au Seigneur: « Qui suis-je, pour aborder Pharaon et pour faire sortir les enfants d’Israël de l’Égypte? »

 

 

Quant à la parabole du Bon Pasteur, il est clair que le berger n’est pas assimilable aux moutons sur lesquels il doit veiller.

Dès lors, l’élite dirigeante fait-elle partie du peuple  auquel elle est liée ? Nous ne le pensons pas. Il importe de préserver la conscience d’une dualité structurelle  entre le chef et le peuple. Nous ne suivrons donc pas ceux qui entendent intégrer le chef au sein du peuple ou même en faire le représentant car la mission du chef digne de ce  nom serait plutôt de prendre le contre- pied des pratiques en vigueur, ce qui ne peut que créer des tensions, des résistances,  durant une partie du processus de réforme, de révolution. On pense à un chirurgien devant mener à bien une opération plus ou moins délicate et se pose la question de l’anesthésie à transposer au niveau politique.

Autrement dit,  l’élite intellectuelle, artistique, scientifique, politique, religieuse,  ne sera pas « à l’image » des groupes qui en dépendent, pas plus que la création ne le sera par rapport au ( à son) Créateur.

En fait, cette élite  ne forme pas vraiment une communauté à la différence de ceux qu’elle a vocation à encadrer. La dimension communautaire, en effet,  serait, selon nous, propre  à un certain tropisme et liée à une forme de résistance ou au contraire de fascination face au chef. C’est ainsi que les immigrés auront bien plus tendance à se regrouper que les habitants « de souche » comme on peut le voir,  entre autres, pour les communautés juives, fortement marquées objectivement par des points communs quant au parcours de leurs membres.

Nous dirons que le chef  a vocation à être seul contre tous et va donc apparaitre, d’une façon ou d’une autre, comme « étranger » alors même qu’il sera en mesure d’intervenir voire d’interférer avec l’évolution du groupe concerné.

Il importe selon nous, de prendre conscience des clivages structurels  et catégoriels. En effet, la gestion des dits clivages sociologiques s’avère finalement plus simple à mener à bien que les tensions interindividuelles. En niant l’existence des différences  de statut social liées au sexe, à l’âge, au rôle, l’on se condamne à des mises en cause personnelles de mauvais aloi, au niveau psychologique.

 

 

Quelque part, celui qui, selon tel ou tel critère, est extérieur – ou se met à distance-  par rapport  au groupe serait mieux en mesure de le faire avancer, évoluer, outre le fait qu’il en capte mieux les failles. Mais l’on ne s’étonnera pas qu’il y ait là un dilemme.

 

BNF

31 07 21.

 

 

 

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