Jacques halbronn Le français, une langue initiatique

Posté par nofim le 10 août 2021

Le  français, une langue   initatique

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Nos travaux consacrés au passage de l’écrit à l’oral  en français –dans le cadre de la « « francographie » semblent devoir nous conduire à la thèse d’une certaine filiation ou d’origine commune entre le français et l’hébreu modernes. En tant que locuteur de ces deux langues, des convergences phoniques nous interpellent.

C’est ainsi qu’en hébreu « kvar » signifie « déjà » en français. Or, nous sommes bien là en présence d’une connexion entre deux consonnes. Une telle connexion se retrouve d’ailleurs dans de nombreuses langues en ce qui concerne la numération :  drei, three, tres, tre, tri, trois, ce qui pourrait tenir à un apport particulier dans le domaine des chiffres et des nombres  et cela vaut aussi pour le 4 (cuatro, tetra, quatre) (cf notre étude sur l’origine  hébraique des glyphes numériques des « chiffres arabes », dans nos Mathématiques Divinatoires,  Paris, La Grande Conjonction, Trédaniel,1983) Il semble que la forme « TR » soit particulièrement marquante pour le 3  et le 4.

On parle du « sheva », terme emprunté à l’hébreu, en linguistique pour désigner la  non-prononciation de la lettre « e » et du « e muet » en français.

De telles combinaisons de consonnes s’observent : Morgen en allemand ou Morning  en anglais –« matin » , par exemple  ou encore « gross »,  grand – associe le « r » et le « g » dans un sens ou dans l’autre. Ou encore l’allemand Stern, pour étoile avec un doublon ST et RN..

Décidément, nous retrouvons la lettre « r », ce qui est attesté par le futur et l’infinitif du français  forme avec le  « r » :  prendre, prendrai.

Mais par -delà ces quelques sondages,  la langue française du Nord (Oïl) est de très loin celle qui genére le plus de connexions consonantiques, ce qui n’apparait pleinement qu’à l’oral dans son rapport   à l’écrit (morphonologie), ce qui implique une fort ancienne  tradition orale non formulée  explicitement mais toujours bien active en ce début de XXIe siècle même si  cette tradition orale  est fort mal représentée sur les bancs de l’école, lors de l’apprentissage de la « lecture » et notamment de la « récitation » ou de la « chanson »  à tel point que d’aucuns qualifient cette pratique orale du français de « vulgaire » alors que c’est bien la plus authentique. Ce sont les étrangers à la vraie culture de la langue française qui se font plus royalistes que le roi en  pratiquant un zéle de puriste assez mal venu.

Il est vrai que la « bonne » pratique de l’oralité française  est éprouvante pour celui qui n’a pas été forme très jeune  à un tel exercice et la tentation est  grande de dénoncer le processus des « liaisons «  qui exige une vigilance constante tant à l’émission qu’à la réception. En ce sens,  le français traité à la méridionale –avec l’accent du midi –  est bien plus accessible car toutes les lettres y sont prononcées, ce qui évite les télescopages de consonnes. Le français oral « pointu » à la parisienne  reléve d’une forme d’ésotérisme pour initiés. Il est plus facile de parler le français que de le comprendre.

En tout état de cause,  cette tradition orale aura déteint sur la forme écrite : qui de nos jours irait jusqu’à supprimer les apostrophes en restituant le « e » qu’elles remplacent ? Mais la tradition orale déborde largement la question des apostrophes ou des accents sur le « e ». On est donc ici au milieu du gué. Faut-il revenir en arrière ou bien pousser plus loin ?

De nos jours, il semble bien que le français soit le tenant d’une musicalité de la langue  à nulle autre pareille  et c’est finalement peut être la vraie raison qui expliquerait son prestige auprès d’autres langues, déclenchant une forme de mimétisme toujours en situation d’échec. Parler le français  comme il faut n’est donc pas à la portée du premier venu  et  un vrai francophone face à un étranger a souvent le sentiment que son interlocuteur perd  pied quand il lui parle « normalement », c’est-à-dire selon des codes de prononciation « non dits ». Quelque part,  le français affirme qu’il ne convient pas de faire preuve de trop de respect envers la forme écrite de la langue car cela risque fort de freiner voire de casser la vraie dynamique  allusive de cette langue. Le français  est une langue de phrases et non de mots car les mots y sont comme enchainés et en ce sens la complexité du français n’aurait rien à envier à celles du chinois. En tout état de cause, l’hébreu moderne aura certainement perdu de sa  tradition quant au passage de l’écrit à l’oral. L’absence de  notation des voyelles  aura finalement conduit à vouloir en placer à l’excés.

Quelque part,  le français affirme qu’il ne convient pas de faire preuve de trop de respect envers la forme écrite de la langue car cela risque fort de freiner voire de casser la vraie dynamique  allusive de cette langue. Le français  est une langue de phrases et non de mots car les mots y sont comme enchainés et en ce sens la complexité du français n’aurait rien à envier à celles du chinois. En tout état de cause, l’hébreu moderne aura certainement perdu de sa  tradition quant au passage de l’écrit à l’oral. L’absence de  notation des voyelles  aura finalement conduit à vouloir en placer à l’excès. Paradoxalement, et nous sommes longtemps tombés dans ce piége,   le français est plus remarquable  dans sa gestion des consonnes que dans le lexique qui lui aura été si massivement  « emprunté »

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10 08 21

 

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