jacques Halbronn La répartition des conjonctions dès 1963 dans l’Astrologie mondiale d’André Barbault

Posté par nofim le 11 août 2021

La répartition des conjonctions dès 1963  dans l’astrologie mondiale d’André Barbault

par  Jacques  Halbronn

 

Notre enquête  sur les sources de l’indice cyclique de Barbault nous avait déjà permis de nous intéresser  à l’article « Répartition » du Dictionnaire Astrologique de Gouchon  en 1935  voire à sa version  de 1934  sous le titre Les Secrets du Zodiaque (avec Robert Dax). Cela nous avait mis sur la piste d’Eugéne Caslant et de Hoene Wronski (cf dans les années cinquante l’ouvrage de Marie Thérése Herboulet, Ed du Nouvel humanisme) Etrangement, Barbault s’il mentionne des brochures annuelles de Gouchon (que nous n’avons pas retrouvées à ce jour) dans les Astres et l’Histoire (Ed Pauvert, 1967) ne se réfère pas au dit Dictionnaire.

Mais nous apportons ici une nouvelle pièce au dossier, à savoir le chapitre « Vers une nouvelle crise mondiale »  de son ouvrage paru en 1963 (quatrième trimestre) :  « 1964. La crise mondiale de 1965″ Ed Albin Michel (pp 24-30). En effet, dans ce chapitre, nous trouvons déjà un exposé substantiel de ce qui sera publié dans Les Astres et l’Histoire et nous en reproduisons les passages les plus significatifs:d’entrée de jeu, le quintet planétaire de Jupîter à Pluton est posé et l’accent est mis  sur l’aspect central de la conjonction entre deux planétes du dit quintet. « Le conjonction des planétes lentes  est la configuration clef de notre devenir terrestre (…) il importe en tout premier lieu d’être fixé sur la répartition de toutes ces espèces de conjonction, au long des années. » Barbault propose de couvrir la période 1900- 1971. « On en compte au total vingt huit mais on remarque, écrit-il, qu’elles sont réparties inégalement dans le temps » Barbault reléve la « concentration » de conjonctions pour les deux guerres mondiales et des « vides » pour des périodes moins  troublées.

Reprenons le propos de Barbault à partir de la Seconde Guerre Mondiale:

« Apparait une nouvelle concentration de cinq conjonctions durant les six années de la deuxième guerre mondiale », de 1940 à 1945. C’est ensuite le rertour d’une période peu occupée: on note en effet  six conjonctions non groupées durant les dix neuf années qui vont de 1946 à 1964; »

Pour celui qui observe le XXe siècle, qui de la Crise de Cuba de 1962?????

Que nous dit l’article  Wikipedia?

« La crise des missiles de Cuba est une suite d’événements survenus du 14 octobre au 28 octobre 1962 et qui ont opposé les États-Unis et l’Union soviétique au sujet des missiles nucléaires soviétiques pointés en direction du territoire des États-Unis depuis l’île de Cuba. Cette crise a mené les deux blocs au bord de la guerre nucléaire.

Moment paroxystique de la guerre froide, la crise de Cuba souligne les limites de la coexistence pacifique, et se solda par un retrait des missiles par l’URSS en échange d’un retrait de certains missiles nucléaires américains de Turquie et d’Italie, et par une promesse stipulant que les États-Unis n’envahissent plus jamais Cuba (1961, Débarquement de la baie des Cochons, tentative américaine d’envahir l’île) sans provocation directe. Cet accord entre le gouvernement soviétique et l’administration Kennedy, certes contraignant pour la future politique extérieure des États-Unis, a permis au monde d’éviter un conflit militaire entre les deux puissances qui aurait pu mener à un affrontement nucléaire et à une troisième Guerre mondiale. Un « téléphone rouge » reliant directement la Maison-Blanche au Kremlin fut également installé après la crise afin de pouvoir établir une communication directe entre l’exécutif des deux superpuissances et éviter qu’une nouvelle crise de ce genre ne débouche sur une impasse diplomatique. »

Certes, on peut arguer du  fait qu’une nouvelle guerre mondiale a pu être évitée. de justesse mais le provbléme – si l’on peut dire – c’est qu’aucune crise plus aigue n’aura eu lieu jusqu’à ce jour, soit durant 60 ans./ Barbault ne va pas jusqu’aux années 1982 qui seront au coeur des Astres et l’Histoire et dont on sait que cela n’aura même pas pris la dimension de 1962! Tout se passe comme si Barbault s’était polarisé sur l’année 1971 qui est celle de l’opposition Saturne-Neptune, 18 ans après 1953 et dont il reconnaitra en 1973 dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Payot, 1973) que cela n’avait rien donné de très percutant..

Mais ce qui nous frappe ici c’est le fait que rétrospectivement – il publie fin 1963- il ne dise pas un mot sur la toute récente crise de Cuba, forcément dans toutes les mémoires. Nous y voyons comme une sorte de déni de réalité. Une chose est de ne pas annoncer une crise, une autre de la passer sous silence après coup!

Inversement, quand nous avions annoncé un mouvement social majeur pour 1995, avec une configuration analogue à celle de 1968, au vu de la position de Saturne autour du point vernal, (cf notre Astrologie selon Saturne,  1994), Barbault n’a pas daigné commenté la chose.

A  nouveau, recourons à Wikipedia

« Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 682. Le nombre moyen annuel de jours de grève en 1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-19943. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d’ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l’automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La PosteFrance TélécomEDF-GDFÉducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, …). »

 

 

 

JHB

11 08 21

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Jacques halbronn Le français, une langue initiatique

Posté par nofim le 10 août 2021

Le  français, une langue   initatique

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Nos travaux consacrés au passage de l’écrit à l’oral  en français –dans le cadre de la « « francographie » semblent devoir nous conduire à la thèse d’une certaine filiation ou d’origine commune entre le français et l’hébreu modernes. En tant que locuteur de ces deux langues, des convergences phoniques nous interpellent.

C’est ainsi qu’en hébreu « kvar » signifie « déjà » en français. Or, nous sommes bien là en présence d’une connexion entre deux consonnes. Une telle connexion se retrouve d’ailleurs dans de nombreuses langues en ce qui concerne la numération :  drei, three, tres, tre, tri, trois, ce qui pourrait tenir à un apport particulier dans le domaine des chiffres et des nombres  et cela vaut aussi pour le 4 (cuatro, tetra, quatre) (cf notre étude sur l’origine  hébraique des glyphes numériques des « chiffres arabes », dans nos Mathématiques Divinatoires,  Paris, La Grande Conjonction, Trédaniel,1983) Il semble que la forme « TR » soit particulièrement marquante pour le 3  et le 4.

On parle du « sheva », terme emprunté à l’hébreu, en linguistique pour désigner la  non-prononciation de la lettre « e » et du « e muet » en français.

De telles combinaisons de consonnes s’observent : Morgen en allemand ou Morning  en anglais –« matin » , par exemple  ou encore « gross »,  grand – associe le « r » et le « g » dans un sens ou dans l’autre. Ou encore l’allemand Stern, pour étoile avec un doublon ST et RN..

Décidément, nous retrouvons la lettre « r », ce qui est attesté par le futur et l’infinitif du français  forme avec le  « r » :  prendre, prendrai.

Mais par -delà ces quelques sondages,  la langue française du Nord (Oïl) est de très loin celle qui genére le plus de connexions consonantiques, ce qui n’apparait pleinement qu’à l’oral dans son rapport   à l’écrit (morphonologie), ce qui implique une fort ancienne  tradition orale non formulée  explicitement mais toujours bien active en ce début de XXIe siècle même si  cette tradition orale  est fort mal représentée sur les bancs de l’école, lors de l’apprentissage de la « lecture » et notamment de la « récitation » ou de la « chanson »  à tel point que d’aucuns qualifient cette pratique orale du français de « vulgaire » alors que c’est bien la plus authentique. Ce sont les étrangers à la vraie culture de la langue française qui se font plus royalistes que le roi en  pratiquant un zéle de puriste assez mal venu.

Il est vrai que la « bonne » pratique de l’oralité française  est éprouvante pour celui qui n’a pas été forme très jeune  à un tel exercice et la tentation est  grande de dénoncer le processus des « liaisons «  qui exige une vigilance constante tant à l’émission qu’à la réception. En ce sens,  le français traité à la méridionale –avec l’accent du midi –  est bien plus accessible car toutes les lettres y sont prononcées, ce qui évite les télescopages de consonnes. Le français oral « pointu » à la parisienne  reléve d’une forme d’ésotérisme pour initiés. Il est plus facile de parler le français que de le comprendre.

En tout état de cause,  cette tradition orale aura déteint sur la forme écrite : qui de nos jours irait jusqu’à supprimer les apostrophes en restituant le « e » qu’elles remplacent ? Mais la tradition orale déborde largement la question des apostrophes ou des accents sur le « e ». On est donc ici au milieu du gué. Faut-il revenir en arrière ou bien pousser plus loin ?

De nos jours, il semble bien que le français soit le tenant d’une musicalité de la langue  à nulle autre pareille  et c’est finalement peut être la vraie raison qui expliquerait son prestige auprès d’autres langues, déclenchant une forme de mimétisme toujours en situation d’échec. Parler le français  comme il faut n’est donc pas à la portée du premier venu  et  un vrai francophone face à un étranger a souvent le sentiment que son interlocuteur perd  pied quand il lui parle « normalement », c’est-à-dire selon des codes de prononciation « non dits ». Quelque part,  le français affirme qu’il ne convient pas de faire preuve de trop de respect envers la forme écrite de la langue car cela risque fort de freiner voire de casser la vraie dynamique  allusive de cette langue. Le français  est une langue de phrases et non de mots car les mots y sont comme enchainés et en ce sens la complexité du français n’aurait rien à envier à celles du chinois. En tout état de cause, l’hébreu moderne aura certainement perdu de sa  tradition quant au passage de l’écrit à l’oral. L’absence de  notation des voyelles  aura finalement conduit à vouloir en placer à l’excés.

Quelque part,  le français affirme qu’il ne convient pas de faire preuve de trop de respect envers la forme écrite de la langue car cela risque fort de freiner voire de casser la vraie dynamique  allusive de cette langue. Le français  est une langue de phrases et non de mots car les mots y sont comme enchainés et en ce sens la complexité du français n’aurait rien à envier à celles du chinois. En tout état de cause, l’hébreu moderne aura certainement perdu de sa  tradition quant au passage de l’écrit à l’oral. L’absence de  notation des voyelles  aura finalement conduit à vouloir en placer à l’excès. Paradoxalement, et nous sommes longtemps tombés dans ce piége,   le français est plus remarquable  dans sa gestion des consonnes que dans le lexique qui lui aura été si massivement  « emprunté »

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10 08 21

 

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Jacques Halbronn Sur le traitement du Judenstaat de Theodor Herzl (1896)

Posté par nofim le 10 août 2021

 

 

 

Sur le traitement du  Judenstaat  de Herzl.

Par Jacques  Halbronn

 

Il y  a près de 20 ans, nous avions  publié  dans Prophetica Judaica,  des documents concernant Theodor Herzl ( ed Ramkat 2002) –Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle.  Nous nous proposons ici, avec le recul, de revisiter ce dossier notamment quant à la question de la chronologie des éditions et du titre  français.

Claude Klein écrit (L’Etat des Juifs, La Découverte,  2003, p. 7) : » La Première édition française suivit de quelques mois seulement l’édition originale. Elle parut dans la Nouvelle Revue Internationale en deux parties, la première le 31  décembre 1896, la  seconde le 15 janvier 1897. Quelques semaines plus tard, cette même traduction  paraissait en brochure séparée comme Extrait de  la Nouvelle Revue internationale. dirigée par Juliette  Adam ‘alias  Baron Stock cf Le sionisme et ses  avatars au tournant du XXe siècle,  p. 14)

 

Cette première traduction à l’impression très serrée ne couvre que quarante- trois pages. Curieusement, aucune indications n’est fournie quant au nom du traducteur » ‘ L’édition allemande date  du   15 février 1896 : Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage  soit près d’un an avant la publication du texte en français sous le titre de l’Etat Juif.

On peut se demander pourquoi Claude Klein propose une traduction française  de l’allemand alors qu’il existe une traduction française d’époque, du temps de Herzl lui-même, qu’il aura probablement supervisée , la dite traduction ayant  été reproduite dans notre édition de 2002 avec pour titre l’Etat Juif.

Le probléme, c’est que la question de la traduction se pose à deux reprises dans le titre, ce qui conduit Klein à une certaine gesticulation : « L’Etat des Juifs. Contribution à une solution moderne de la question  juif ». Donc dans un cas, on rend Judenstaat par « Etat des Juifs »  et dans l’autre « Judenfrage » par  « Question Juive ! Klein se garde bien sur la page de titre de mentionner le sous- titre  quelque peu  embarrassant. Il substitue en quelque sorte, de facto,  le sous -titre d’origine en annonçant un ‘essai sur le sionisme ». Il est vrai que l’usage même du mot « solution » est génant,(Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage ) puisque cela fait songer à la « solution finale » des nazis. Endlösung. D’ailleurs, Claude Klein note (p. 6) que ce titre  (Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage )  avait été choisi au départ  par Herzl et  restera comme sous- titre par la suite. Klein se garde bien de  noter (p. 7) sous quel titre parut la traduction française d’ailleurs validée –par erreur ? -  par Herzl lui-même  lequel demeura à Paris un certain temps. Rappelons  cette note de l’éditeur français: ‘p. 325  Le sionisme et ses avatars: : e » on lira  avec intérêt le travail du Dr Herzl dont nous avons obtenu la primeur en France, par faveur exceptionnelle » On y précise que la question juive est à l’ordre du jour, elle est devenue l’une des plus palpitantes de notre époque »  Il reste que le titre français ne comporte pas le mot « moderne » qui figure en allemand. Est ce que l’adjectif  aura  été supprimé dans la version français ou bien ajouté dans la version allemande?

 

Dans son journal, Herzl rcconnait qu’il lui aura fallu près d’un an (tout au long de 1896) pour « caser » la traduction française (L’Etat juif, suivi de Extraits du Journal, Préface de Moché Scharf,  Ed Stock, 1981,  p. 176) On peut penser que la forme « Etat Juif » posait moins  probléme que « l’Etat des Juifs » si tant est que ce point ait même  été  évoqué. Curieusement, la « Question des juifs »  nous apparait comme « passant » mieux que la « Question  juive »  alors que l’Etat Juif  « passerait » mieux que l’Etat des Juifs car ici « des » a la portée d’une possession, d’une appartenance.

Se pose d’ailleurs la question du sens même du mot « Etat ». On pense à Vichy avec son « Etat Français » comme on dit « République Française »  et non République des Français. Quant à Louis Philippe, il sera qualifié de « Roi des Français » et non roi de France. On connait la formule  « la France aux Français » ou encore «Algérie Française. » Selon nous la qualification de l’Etat est déterminante et n’est nullement exclusive d’une certaine diversité des populations, ce qui devient restrictif sous la forme « Etat des Juifs », c’’est à dire « pour les Juifs »  On sait d’ailleurs de quelle façons la question  est devenue cruciale ces dernières années et peu compatible  avec une ouverture. En ce sens, l’adjectif ‘Juif »  se situe plus sur un plan philosophique  alors que la forme « des Juifs »  serait plus d’ordre ethnique.( cf   Claude Raphael  Samama, Réflexions nouvelles sur des questions  juives . Du singulier à  l’universel,  Paris, ed. Maisonneuve & Larose, 2007) Ainsi, nous aurions tendance à traduire le titre  de Herzl : l’Etat Juif, essai de solution de la question des Juifs !

  1. En fait,  il convient de constater le mode de passage du français vers l’allemand et vice versal/ Pour dire « langue maternelle »  en allemand, cela devient « Muttersprache », la langue de la mère et pour dire taches solaires, cela devient en allemand Sonnenflecke/ Dans les deux cas l’adjectif  français est rendu en allemand par un nom et donc l’Etat Juif devient en allemand « Judenstaat », l’Etat des Juifs si l’on devait traduire littéralement tout comme l’on dirait – à tort-   la langue de la mère ou les tâches du Soleil/ Tiergarten le jardin des animaux devient en français  jardin zoologique, avec la formation d’ un adjectif ais signe zodiacal.

 

JHB

06 08 21

 

 

 

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jacques halbronn La double problématique émission réception chez la femmes

Posté par nofim le 6 août 2021

La double  problématique  émission réception chez les femmes

Par  Jacques Halbronn

 

Il s’agit ici d’insister sur une sorte de paradoxe qui mettrait en évidence le fait que les femmes  seraient à la fois, en même temps,  hyper-réceptives  et  hyper- émettrices.

Nous avons déjà traité du besoin de communiquer, de s’exprimer oralement chez les femmes, en général au point de perturber les lieux où elles se trouvent en ne respectant pas le silence. C’est plus fort qu’elles : comme si parler, échanger était vital et l’emportait sur toute autre considération, telle une loi irrépressible  de la Nature. En ce sens, leur sociabilité  s’apparenterait étrangement  à un comportement antisocial où elles semblent se moquer éperdument de la gêne qu’elles provoquent dans les lieux publics.

Mais par ailleurs,  les femmes  seraient marquées par une forme d’interdépendance les conduisant à une propension à la consommation donc à la réception, à se prêter à un processus d’intrusion de la part d’autrui, à se laisser pénétrer  aussi bien  physiquement qu’ intellectuellement, ce dont elles ne manquent pas, par ailleurs, de  se plaindre, notamment en brandissant l’accusation de  viol , de non consentement  et l’on sait que le mot « viol » peut s’entendre de diverses manières comme dans l’expression  « viol des consciences »

Or, est-ce que le fait d’assister à un concert ou de lire un livre n’est pas une marque d’influençabilité ? On prend plaisir à ce que l’autre a à offrir. On s’intéresse à ce qui se dit, s’écrit, se joue. Ce qui d’ailleurs peut faire obstacle à l’existence d’une autonomie véritable, au nom de la Culture.

Comment donc  concilier ces deux facettes : à la fois une boulimie  de la réception   et une impulsivité dans l’émission ? Dans les deux cas de figure

 

Un tel profil  semble s’opposer au comportement masculin lequel serait, quant à lui, à la fois  moins enclin à consommer, à se laisser pénétrer par  autrui et à la fois plus exigeant, plus sélectif dans son mode de communication. Comment  des comportements aussi différents peuvent-ils cohabiter, notamment dans le couple sinon de façon tout à fait ponctuelle ?

En fait, notre description contrastée ne vaudrait que pour une minorité d’hommes, ceux que nous qualifierons de Jupitériens peu faits pour fréquenter l’autre sexe. Cette  minorité masculine correspond à une certaine élite, marquée par sa faculté créative qui la rend à la fois peu réceptive à autrui et à la fois  très exigeante envers elle-même , ce qui implique une démarche fort sélective.

En tout état de cause, le Jupitérien appréciera le silence et le non verbal, la présence physique. On connait la formule « Sois belle et tais-toi ! »/

Avec les régles sanitaires actuelles, le non verbal  est difficile puisque l’on ne voit que partiellement les traits du visage de l’autre, cachés par le masque : le  rire bruyant  l’emporte sur le sourire silencieux et tout semble devoir passer par la parole et cela vaut évidemment pour le téléphone (hormis le skipe). Cela force à parler, à s’exprimer et l’on se demande alors si la parole ne serait pas un palliatif à une déficience du visuel, et il est probable que dans la Caverne (de Platon), on devait beaucoup deviser, bavarder, ce qui vaut aussi pour les aveugles.

En ce sens, ne pourrait-on parler d’une « cécité » féminine où la parole remplacerait le regard ?Et pourtant l’on parle bien  en anglais  de « love  at first sight », notre « coup de foudre ». Sight c’est la vue. (littéralement à première vue) Il nous semble qu’à bien des égards, la parole se révéle superfétatoire, que l’on peut s’en passer et cela vaut d’ailleurs dès le plus jeune âge, avant même l’apprentissage culturel d’une langue bien établie.

Cela nous renvoie à certaines plaintes de la part de femmes qui regrettent que l’on n’ait point balisé en temps voulu  une  relation  à venir par une demande en bonne et due forme visant à obtenir un consentement en régle. Et là encore,  on retrouve notre paradoxe, à savoir que la femme est fort réceptive, qu’elle est tentée, « intéressée »  par ce qu’autrui  est susceptible de lui apporter, ce qui implique une certaine ouverture qui correspond d’ailleurs à son anatomie, en comparaison avec celle de l’homme. La femme aime bien que l’on devine ce qu’elle ressent, ce qui exclue qu’on le lui demande. Quel dilemme !.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 08 21

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Jacques Halbronn Les trois mouvances centuriques: Paris, Lyon, Rouen-(Anvers-Avignon)

Posté par nofim le 6 août 2021

 

 

Les trois mouvances centuriques : Paris, Lyon, Rouen-(Anvers-Avignon)
par Jacques Halbronn

Le corpus Nostradamus du second XVIe siècle ne peut s’appréhender correctement qu’à condition de diviser le dit corpus en trois entités se développant parallélement dans le temps et dans l’espace.
Le sous-corpus le plus authentique est parisien, les docu-ments le constituant correspondant à la formation progres-sive du « premier volet » à sept centuries/
Les deux autres sous-corpus visent à se substituer au sous corpus parisien en éliminant certaines traces attestant de la dite formation.
Le sous corpus Rouen-Anvers -Avignon ne comporte au-cune production antidatée à la différence du sous-corpus Lyon même s’il se référe à une impression de 1555, à Avi-gnon,. (à la fin de l’édition Anvers)
Le sous-corpus Lyon, en revanche, n’est constitué que d’éditions antidatées (1555 à 1568), il s’est constitué à par-tir des autres sous-corpus et emprunte –(par erreur) la vi-gnette du titre des éditions 1555 et 1557 à celle des alma-nachs pirates des années 1560.-(cf RCN de R. Benazra, pp. 58-59) alors que les « vrais » almanachs de Nostradamus ne comportent pas de vignettes, ce qui est réservé à ses Pronos-tications.

A Le sous-corpus parisien
Il nous fournit une représentation fidéle de la véritable for-mation du premier volet des Centuries. Ses exemplaires portent tous le titre de Prophéties, titre qui sera adopté par le sous-corpus lyonnais. On y trouve notamment l’indication d’une addition à la Ive Centurie, au-delà du quatrain 53. (cf RCN, pp. 118-122) Cette indication ne figure pas dans le sous-corpus lyonnais Antoine du Rosne 1557 qui présent la centurie IV en ses 100 quatrains comme s’il n’y avait pas eu une édition Macé Bonhomme 1555 avec une Ive Centurie à seulement 53 quatrains. Il y a donc un déphasage, une dis-continuité entre Lyon 1555 et Lyon 1557
Par ailleurs, le sous-corpus parisien comporte des titres se référant à une édition de 1561 avec addition de 39 article à la « dernière Centurie », soit la Centurie VI, cette addition sera qualifiée de Centurie VII dans les éditions Lyon 1557 alors que cette Centurie ne dépasse pas 42 quatrains (exemplaire Bibl Utrecht). Cette mention de 1561 indique une volonté de conférer au dit corpus une ancienneté remontant au vivant de Nostradamus, mort en 1566.

B Le sous corpus Rouen-Anvers-Avignon
La Préface à César y est datée de juin 1555 alors que dans les autres sous corpus, c’est mars 1555 qui est indiqué. Le titre de ces éditions (tant de Rouen que d’Anvers n’est pas « Prophéties » mais « Grandes et Merveilleuses Prédic-tions » Ce n’est donc pas ce titre qui aura servi pour le sous corpus Lyon qui utilise « Prophéties ». L’édition Anvers 1590 ne fournit pas le quatrain 100 de la Centurie VI de fa-çon à ne pas entériner le stade d’un ensemble se terminant à la Vie (et dernière) Centurie, ce qui permet de présenter les 35 quatrains de la VIIe Centurie comme faisant partie inté-grante des éditions et non comme une addition. On retrouve la même problématique que pour la Centurie IV (cf supra) On note que le nombre de quatrains de la Centurie VII n’est pas de 40 et 42 comme dans le sous corpus Lyon mais de seulement 35, ce qui indique des additions supplémen-taires pour des éditions dont dériveraient les éditions anti-datées Lyon 1555-1557
L’édition Anvers 1590 mentionne pour l’impression 1555 le libraire Pierre Roux, à Avignon et non Macé Bonhomme, Lyon. Voilà qui met en évidence l’existence de deux scéna-rios paralléles d’éditions antidatées avec des dates diffé-rentes pour la Préface à César. La date de mars 1555 est re-prise du sous-corpus parisien dont le titre est récupéré : Prophéties.
On s’attardera sur l’exemplaire de 1588 Rouen, Raphael du Petit Val, dont on a copie de la page de titre sinon du conte-nu ‘(reproduit dans le RCN dans le dossier iconographique en tête de l’ouvrage). Les Grandes et merveilleuses prédic-tions de M.Michel Nostradamus divisées en quatre centu-ries » C’est cette dernière mention qui nous interpelle car elle ne figure pas au titre de l’édition Macé Bonhomme Lyon 1555 alors même que cette centurie IV, cette fois, à 53 qua-trains s’y trouve. Pourquoi une telle insistance au titre alors même que la quatriéme centurie n’est pas totalement ache-vée? Selon nous, le statut de cette IVe centurie est lié à une édition disparue à 6 centuries, elle même vouée à être pro-longée par ce qui deviendra utltérieurement une septiéme centurie virtuelle à 35, ‘Anvers) 39 ( 1561), 40 ou 42 qua-trains (Antoine du Rosne)/ Il semble qu’il ait existé un stade où il importait de ne pas évoquer l’idée d’une addition car cela aurait paru suspect, certains mauvais esprits étant ten-tés d’évoquer une addition tardive, ce qui fut d’ailleurs le cas puisque la dite édition Rouen 1588 fut « complétéé » avec 4 quatrains supplémentaires (cf RCN ).

C Le sous-corpus Lyon
Ce corpus se distingue en ce qu’il n’est pas attesté d’édition lyonnaise parmi les éditions « ligueuses » mais seulement Paris, Rouen, Anvers et en ce qu’il a le monopole des édi-tions antidatées qui nous soient parvenues à ce jour. C’est en fait, paradoxalement , le plus tardif. Si on compare Macé Bonhomme 1555 à l’édition du sous corpus Rouen 1588, l’on note que la centurie IV à 53 quatrains comporte un ajout de plusieurs quatrains (cf RCN pp. 122-123) ) à savoir ceux qui portent dans l’édition Lyon 1555 les numéros 44 à 47 (cf à ce sujet notre communication au Colloque Prophétes et pro-phéties de 1997 « Les Prophéties et la ligue ») En ce qui concerne les éditions Lyon Antoine du Rosne 1557 nous avons déjà signalé plus haut qu’elles ne font aucune mention d’un ajout survenu à la Ive centurie après le quatrain 53 comme l’indiquent les éditions parisiennes. Ces éditions lyonnaises ne signalent pas davantage une addition à la centurie VI, comme l’indiquent également les éditions parisiennes se référant à 1561 et les 39 articles ajoutés à la « dernière centurie ». On a vu que l’édition Anvers 1590 saute le quatrain latin terminal correspondant à la fin de la Vie et dernière Centurie. Il en sera de même pour l’édition antidatée Benoist Rigaud 1568 en son premier volet avec une épitre à Henri II datée de 1558 (et reprenant une précédente épitre au dit Roi, en tête des Présages Merveilleux pour 1557 cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat, 2002).
On voit qu’à deux reprises, des additions à la IIIe et à la Vie centuries ont été la base des Ive et VIIe centuries. La ques-tion des 58 sixains ne pouvant être étrangère à l’existence d’une centurie IV à 42 quatrains (exemplaire Bibliothèque Utrecht) Ces sixains ne seront raccordés au corpus centu-rique qu’au début du XVIIe siècle.(cf nos Documents Inex-ploités sur le phénoméne Nostradamus, 2002)
On peut penser que le modèle de départ impliquait des sé-ries de trois centuries, ce qui sera le cas du groupe VIII-IX X dont on ne connait aucune édition intermédiaire à la diffé-rence du premier volet.
Il est clair que des scénarios relatifs à des publications cen-turiques pour les années 1550 furent élaborés sous la Ligue visant à occulter les processus additionnels à la IIIe et à la Vie centuries ce qui allait conduire à une chronologie fictive constituée de deux éditions lyonnaises 1555 et 1557, à 4 et à 7 centuries dont on continue à nous abreuver dans la plupart des travaux paraissant autour de Nostradamus.(cf les parutions chez Gallimard, successivement de Drévillon-Lagrange et de Mireille Huchon)
D La série tronquée des Prophéties

Quand on observe attentivement les pages de titres des sé-ries Prophéties (Antoine du Rosne 1557) et Grandes et Mer-veilleuses Prédictions (St Jaure, Anvers, 1590), dans les éditions augmentées, force est de constater que la série Prophétie dérive de l’autre série.
D’abord, on y retrouve la meme tournure défectueuse « dont il en y a » au lieu de « dont il y en a » -ce qui sera d’ailleurs corrigé par la suite.
Ensuite, une partie du titre est supprimée dans la série Pro-phéties à savoir « Esquelles se voit représenté une partie de ce qui se passe en ce temps, tant en France etc »
La disparition de ce passage, au titre, s’explique selon nous par la volonté de ne pas « dater » le contexte avec une for-mule comme « ce qui se passe en ce temps »
Il nous apparait donc clairement que le premier titre sous lequel sont parues les « centuries » est bien celui de Grandes et Merveilleuses Prédictions » mais que les contrefaçons qui nous sont parvenues (1555-1557-1568) portent toutes le titre de « Prophéties », soit la contrefaçon d’une contrefaçon.
En ce qui concerne la mention à la fin de l’édition Anvers Saint Jaure, concernant une première édition Avignon-Pierre Roux-1555, l’on notera que l’almanach pour 1563 est paru chez le même libraire, sous la même désignation, le dit almanach étant d’ailleurs mentionné dans l’introduction au Janus François de Chavigny (1594). On notera que ce même Pierre Roux, étrangement, aura publié en 1558 une Déclaration des abus, ignorances & séditions de Nostradamus (cf RCN, p. 12)
En fait, il nous semble possible de reconstituer ainsi la ge-nése de cette succession d’éditions entre 1588 et 1590/ Comme on l’a dit plus haut, les éditions parisiennes nous semblent bien constituer le tout premier corpus centurique sous le titre Prophéties(cf RCN). A partir des dites éditions, se mirent en place les « Grandes et Merveilleuses prédic-tions » et à partir de celles-ci furent produites les éditions lyonnaises antidatées reprenant le titre parisien de « Pro-phéties » mais en supprimant la mention des éditions Rouen-Avignon « Esquelles se voit représenté une partie de ce qui se passe en ce temps, tant en France etc ». L’édition Macé Bonhomme aura donc été élaborée à partir de l’édition rouennaise (non localisée présentement) à 4 centuries de 1588. : » divisée en 4 centuries » mais sans la mention au titre de « quatre centuries ». Soulignons que les pages de titre ne correspondent pas nécessairement au contenu qu’elles sont censées présenter et qu’elles peuvent être considérées comme des données des plus précieuses parallélement à l’analyse des contenus, laquelle n’est en l’occurrence pas possible pour la dite édition dont le titre mentionne « divisée en quatre centuries ». Il importe donc d’être capable à la fois d’analyser les titres et les contenus eux-mêmes fort révélateur notamment lors de la mention à la Ive Centurie au-delà du 53 e quatrain ou dans la présentation de la fin de la Vie centurie et de son quatrain latin numéroté 100 quand il n’est pas supprimé comme dans l’édition Anvers St Jaure 1590.

On  rappellera le travail  de Daniel Ruzo (Le testament  de Nostradamus, Le Rocher, 1982) sensible à  »existence de ces diverses « mouvances ». (pp. 279  et seq): il note « Les éditions d’Avignon ont paru parallélement à celles de Lyon avec un titre différent ».  Cela est vrai sous la Ligue  mais  du temps de Nostradamus, aucune de ces éditions n’est selon nous parue.
JHB
10. 08 21

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Jacques Halbronn : Gaffarel et Spinoza pionniers de la critique biblique

Posté par nofim le 5 août 2021

 

 

 

 

Contribution à l’histoire de la critique biblique De Gaffarel à Spinoza

 

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 

 

Cette étude entend compléter notre post-doctorat (2007) consacré à la naissance  de la critique nostradamique au XVIIe siècle

 

 

 

Est ce une coincidence si la traduction latine des Curiositez Inouyes  de Gaffarel (qui décédera en 1681) paraît en 1678 à Hambourg et à Amsterdam Curiositates Inauditae de Figuris Persarum talismanicis. Horoscopo Patriarchum  et Characteribus  Coelestibus Hambourg et Amsterdam (BNF) au lendemain de la parution de l’édition posthume des œuvres de Spinoza (mort en cette même année 1677)  dont le Tractatus Theologico Politicus, considéré comme une œuvre pionnière de la critique biblique ?

 

  1. On comparera des extraits des tables des matières des deux ouvrages en prenant pour base la traduction française du Tractatus  (Bib. Arsenal) parue sous le titre « La Clef du Sanctuaire » en 1678 à Leyde  (Hollande- habituée à publier en français on pense à Nostradamus dont les  quatrains  paraissent  chez le même éditeur que pour Gaffarel en latin :.Les Vrayes Centuries et Prophéties de maistre Michel Nostradamus, Amsterdam,  Jean Jansson [...], 1668, soit dix ans plus tôt.  Cette édition en langue  française-anonyme-  sous ce titre « Clef du Sanctuaire » -aura certainement rendu plus accessible la pensée de Spinoza  quasi simultanément  avec la parution en latin. :

 

 

 

 

 

Spinoza  Clef du Sanctuaire   table des  chapitres

 

I  de la prophétie  II Des  prophétes   IIIde la vocation des Hébreux & si le  don  de prophétie ne se trouvait que  parmi eux  IV De la loy divine   Les raisons pourquoy les ceremonies ont été instituées & de la foy des  histoires à scavoir en  quel sens  &  à qui elles sont  nécessaires

 

VI des miracles  VII de l’interprétation des Escritures

 

VIII Que les cinq premiers livres de la Genése n’ont pas  esté escrits par  Moyses ni ceux de  Josué, des Juges, de Rois de Samuel par ceux dont ils portent le nom

 

 

 

X  examen  du Vieux Testament

 

XII  Du  véritable original de la loy divine

 

XX Que dans une République libre   il doit estre permis d’avoir  telle opinion  que l’on  veut et mesme de la dire

 

 

 

 

 

Gaffarel  Curiositez  Inouyes  1631

 

  1. Partie   ch I   Qu’on  a    faussement imposé plusieurs  choses  auc Hébreux &  au reste des Orientaux qui ne furent  jamais

 

Sommaire :

 

  1. 1  Arguments  contre les Orientaux , sur quoy fondez

 

2 Juifs faussement accusez par Apion, Plutarque,  Strabon, etc  d’avoir adoré des asnes, des ceps de vigne & des nuées

 

3  Naissance de ces resveries. D’où  tirée

 

4 Faux, que les Syriens adoraient les poissons. Xénophon, Cicéron  etc  réfutez

 

5 Dagon  mais en forme de Triton Fable descouverte

 

6  Samaritains nullement idolastres non plus que Aaron & Jéroboam  pour avoir dressé des veaux d’or

 

7 Chérubins  non en forme de jeunes hommes contre tous les Autheurs grecs & Latin   et la plupart des Hébreux

 

8 Arguments pour l’innocence des Samaritains

 

9  Raisons  des Hébreux  &  de Caietan  touchant la figure des chérubins nulles

 

10 Faux, que les Hébreux brulassent leurs enfants à l’idole de Moloch & d’où est venue la coutume de sauter  par dessus les feux de la Saint Jean

 

seconde partie

 

Ch III

 

qu’à  tort, on a blasmé les Persans  & les curiositez de leur magie, sculpture  &  astrologie

 

1 Mauvaise coutume de blasmer les Anciens

 

Raisons  qu’on apporte contre les Persans& leur magie examinées & trouvées nulles. Erreurs ensuite  du Pseudo Bérose etc touchant Zoroastre

 

5  Erreurs (…) touchant Séraphins . Contes grotesques de Philon

 

sur ce sujet

 

7 Choses merveilleuses & admirables qui ont prédit les malheurs qu’on  a vu naistre

 

 

 

Ch IV Qu’à faute d’entendre Aristote  on a condamné la puissance des figures & conclu beaucoup de choses & contre ce Philosophe &  contre toute bonne philosophie.

 

1  Erreur que l’ignorance des langues a causé dans les lettres

 

2   non pas

 

3 !faux  qu’il faille dire

 

4  faux,  mal entendue

 

5 Sotte interprétation

 

6 Erreur que l’on commet es mots

 

7  Faux qu’on  tire d’Aristote que le feu soit humide, contre Du Villon

 

9 Fausse  interprétation

 

Ch VI

 

1  Vanité intolérable de quelques demy savants

 

7 Faux que le  veau d’or & le serpent  d’airain fussent  des talismans

 

Ch VII Que les objections qu’on fait contre les figures talismaniques n’ostent rien de leur puissance

 

sur les objections

 

6  quatriesme objection réfutée

 

7 cinquiesme objection nulle

 

8  Faux que  l’opération des talismans vienne  des  secrétes vertus de la pierre

 

9 Faux que la vertu des astres ne descende aussi  bien sur le scorpion vivant que sur son image

 

15 Objections contre les Figures par cy devant incognues & leur response.

 

 

 

Troisiesme Partie

 

Ch VIII Qu il est faux que l’Astrologie des Anciens ait donné commencement à l’Idolatrie. Sommaire

 

3 mescompte de Pline à ce sujet

 

4  astrologie  comment  bonne ou mauvaise

 

8 Raisons  qui prouvent l’innocence  de cette  curieuse antiquité

 

Quatriesme Partie Des estoilles et de tout ce qui est en l’air

 

8  contre les  rabbins

 

L’on perçoit aisément des convergences de ton entre les deux auteurs.

 

Revenons  sur l’organisation des Curiositez Inouyes. On note que la première partie est celle qui vise à démonter, à déconstruire les attaques et objections, d’où son titre « De la défence des Orientaux ». Or ce titre ne figure point au titre de l’ouvrage qui  met en avant  l’intitulé de la deuxiéme partie sans mentionner celui de la première partie. Et c’est précisément cette  première partie qui aura retenu ici notre attention et justifié le rapprochement avec le début du Traité théologico-politique de Spinoza. La deuxiéme partie, en dehors de  son premier chapitre (III  Qu’on a tort de blasmer  etc’ »), n’offre pas ce même caractère apologético-critique. Par ailleurs, la deuxième partie se termine par la formule « Concluons etc », ce qui nous améne  à penser que les troisiéme et quatriéme partie auront été rajoutées, ce qui ressort d’ailleurs de la disposition de la page de titre qui fournit les intitulés des troisiéme et quatriéme parties au lieu de les repértorier dans le corps de l’ouvrage. Dans l’édition latine de Hambourg 1678 (BNF), la disposition reste la même avec des différences typographiques marquantes  au titre de l’ensemble entre la présentation de la deuxième partie et celle des troisiéme et quatrième parties.

 

On signalera que Gaffarel recourt fréquemment à l’hébreu dans son texte et que Spinoza  est l’auteur d’une  Grammaire hébraïque – il met notamment en question la validité  de la vocalisation du texte biblique, qu’il trouve sujette à caution-

 

Spinoza, dans sa Préface au TTP, s’en prend aux superstitions et à la crainte qui les alimente. Il met l’accent sur la problématique du prophétisme.

 

On se contentera de citer les têtes  des premiers  chapitres  qui donnent une assez bonne idée de la méthode de Gaffarel,  laquelle combine  apologétique et critique : «  « Du premier chapitre  des Curiositez Inouyes  qui sert à monstre qu’on a faussement imposé plusieurs choses aux Hébreux &  au reste des Orientaux qui ne furent jamais »

 

Du second chapitre ; pour monstrer qu’on a estimé plusieurs choses ridicules & dangereuses dans les livres des Hébreux qui sont  soustenues sans blasme parles Docteurs Chrestiens

 

Du troisiesme chapitre  pour montrer qu’à tort on blasme les Persans &  les curiositez de leur Magie, Sculpture & Astrologie »

 

L’ouvrage de Gaffarel comporte en sa troisiéme partie une défense de l’astrologie  reprise dans l’édition latine de Hambourg 1678. : « Qua Orientales defenduntur ».  « Falsum astrologia veterum «  L’astrologie des Anciens,  y affirme-t-on, ne saurait se voir imputer l’idolatrie.   Sous le terme Orientales, on s’est demandé si cela ne désignait pas en particulier les Hébreux.

 

En 1637,  Gaffarel  avait publié à Paris  en italien  de  Léon de Modène (1571-1648)

 

Historia de gli riti hebraici, dove si ha’ breve e total relatione di tutta la vita, costumi, riti et osservanze de gl’Hebrei di questi tempi, di Leon Modena,…

 

accompagné d’une lettre de sa plume en latin. L’ouvrage paraitra en français en 1674  et  aura suscité l’intérêt de Richard Simon, le père de la critique biblique.  Cérémonies et coutumes qui s’observent aujourd’huy parmy les juifs, Traduites de l’Italien de Léon de Modene, Rabin de Venise. Avec un supplément touchant les sectes de Caraïtes & des Samaritains de nostre temps par Don Recared Sçimeon (Richard Simon), Paris, Chez Louis Billaine, 1674,

 

Un collectif  remarquable parut en 2014  comprenant diverses contributions : Jacques  Gaffarel  Between Magic and Science/  Edited  Hiro Hirai.  ¨Pise Rome   Fabrizio Serra  2014  /

 

Mais si la dimension apologétique est soulignée, il ne semble que la dimension critque l’ait été suffisamment, ce qui nuit à la perception d’un Gaffarel  impulsant  une démarche critique. Or,  celle-ci est intimement liée à l’apologétique dans la mesure où il convenait de discréditer toutes sortes d’arguments traités par Gaffarel de « faux », de « nuls » etc Il convient par ailleurs de préciser que les Curiositez Inouyes  ont fait l’objet d’additions à savoir Horoscope des Patriarches  et Lecture des Etoiles qui ne sont que des appendices que l’on aura fini par considérer-à tort- comme faisant partie du projet initial des Curiositez Inouyes.

 

Abordons  briévément la critique de Charles  Sorel (Sieur D. L.)  dans  Des Talismans, ou Figures faites sous certaines constellations, pour chasser les bestes nuisibles, détourner les orages, guerir les maladies, & accomplir d’autres effets merveilleux [Texte imprimé] ; Avec des observations contre le livre des curiositez inouyes de M.I. Gaffarel ; Et un traicté de l’unguent des armes ou unguent sympathetique & constellé,… : le tout tiré de la seconde partie de la Science des choses corporelles / par le sieur de l’Isle en 1636   donc avant la publication de 1637 en italien de Léon de Modéne (cf supra);   puis  en 1640 in Secrets astrologiques (…) a quoy l’on a rajouté des Observations contre le livre des  Curiositez Inouyes de M. J. Gaffarel, chez Antoine de Sommaville lequel libraire publiera en 1659  l’Astrologie  Naturelle de Blaise de Pagan.(cf nos études à la suite du reprint du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin, Paris, Trédaniel, 1993)

 

 

 

Bibliographie :  textes extraits de “Jacques Gaffarel; Between Magic  and Science” (cité plus haut):

 

Peter  Foshaw   Concealed Mysteries and Unheard of Curiosities :Jacques : Gaffarel’s Defence of Celestial Writing and divine Kabbalah.

 

S. Taussig  La réception des Curiositez  Inouies par  Gassendi  et Mersenne  L’auteur  cite à propos de Gaffarel notre  Monde Juif et l’astrologie. Milan, Arché 1985

 

Images, Talismans  and Medicine in Jacques  Gaffarels » Unheard of  Curiosities   Hiro Hirai

 

 

 

 

 

JHB

 

10 08 21.

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn L’idée fallacieuse de décadence de l’astrologie

Posté par nofim le 4 août 2021

 

 

 

 

L’idée fallacieuse de décadence de l’astrologie

par Jacques Halbronn

 

On sait que les historiens jettent inévitablement un regard subjectif et souvent anachronique sur le cours des choses. C’est le cas de ces astrologues épris d’Histoire et qui qualifient les périodes par lesquelles passe l’astrologie au prisme de leur fascination pour l’astronomie, qu’ils voient comme la seule planche de salut pour leur discipline. Autrement dit, plus les liens entre astrologie et astronomie seraient étroits et plus l’astrologie « monterait » et plus ils se relâcheraient et plus l’astrologie « déclinerait ».

Pour André Barbault, on peut penser que le fait de ne considérer que les relations entre planétes, comme le proposait il y a 400 ans Kepler, marque un progrès dans la réhabilitation de l’astrologie. En 1649, Jean-Baptiste Morin proposait d’ailleurs deux projets, l’un consacré à l’astronomie -Astronomia Restituta – et l’autre à l’astrologie -Astrologia Gallica (dont il donnera des extraits dans ses Remarques Astrologiques, l’ouvrage paraissant en1661 après sa mort en 1656). Ce qu’on appelle communément, à partir de la fin du XIXe siècle « renaissance de l’astrologie » ou « astrologie scientifique » implique le recours aux données astronomiques pour dresser la « carte du ciel » (La vie astrologique il y a cent ans, Paris, 1992) d’Alan Leo à Charles Barlet.

En (re)fondant une anthropocosmologie, nous avons pris nos distances par rapport à une telle vision des choses, en dénonçant notamment l’usage intensif et extensif de toutes les planétes du systéme solaire,, tendance qui aura été entérinée par Jean-Pierre Nicola avec son « RET ». Mais rappelons que l’enjeu ici est de décrire correctement l’histoire de l’astrologie.(cf la vidéo de notre intervention au Colloque MAU de Montluçon, il y a 30 ans)

Nous avons publié en 1993 un travail sur Eteilla et les « Amis du Livre de Toth » -(Ed La Grande Conjonction-Trédaniel) à savoir la reparution en 1785 du traité astrologique d’Eustache Le Noble mais qu’il convenait selon leur éditeur de l’époque – dont on connait le Tarot – d’utiliser sans passer par les éphémérides. En l’espace d’un siècle, l’astrologie à la française aura sensiblement transforme son « business model ». Mais l’on peut observer que l’astrologie aura connu bien des revirements au cours de son Histoire, à la façon de médecins se plaçant à son chevêt et préconisant tel ou tel traitement. C’est ainsi que Kepler entendait délester l’astrologie d’une partie de sa tradition pour ne plus conserver que les « aspects » ce en quoi il ne fut guère suivi avant le Xxe siècle, en France.(cf

Paul Choisnard. Les Précurseurs de l’astrologie scientifique et la tradition Ptolémée, saint Thomas d’Aquin et Képler, 1929)

C’est probablement l’influence anglaise qui aura conduit l’astrologie française à se rapprocher de l’astronomie. Nous avons publié en1987 plusieurs petits volumes d’Alan Leo et de son équipe traduits en français dans la première décennie du Xxe siècle (ed Guy Trédaniel)

1. La France, quant à elle, avait fini par adopter ce que d’aucuns appelleront une astronomie « fictive » que l’on retrouve dans le Talmud , exposée dans le Traité « Shabbat » (cf Le monde juif et l’astrologie, Milan, Arché, 1985) et qui attribue une planéte à chaque jour de la semaine- ce qui est resté dans nos pratiques actuelles avec le Lundi jour de la Lune et ainsi de suite. D’ailleurs, le dispositif des décans tout comme celui des maitrises planétaires reléve de cette « fiction » à l’instar de « directions » et « progressions ». On lira Lazare Lenain et sa Science cabalistique, ou l’art de connaître les bons génies qui influent sur la destinée des hommes ; avec l’explication de leurs talismans et caractères mystérieux, et la véritable manière de les composer ; suivant la doctrine des anciens Mages Égyptiens, Arabes et Chaldéens, recueillie d’après les Auteurs les plus célèbres qui ont écrit sur les Hautes Sciences, Paris, Éditions traditionnelles, 1963 (reprints 1972, 1979, 1989)

Il serait assez expéditif de qualifier tout ce qui en astrologie ne référerait pas strictement à l’astronomie de décadent et inversement de « progrès » tout ce qui réduirait l’astrologie aux représentations des astronomes.

Au regard de la sociologie du milieu astrologique, force est de constater une oscillation entre plusieurs voies, issues. En soi, tout changement de paradigme , dans un sens ou dans un autre, comporte un côté salutaire.

Pour en revenir à la thèse selon laquelle l’édit de Colbert de 1666 aurait conduit l’astrologie à quelque forme de bannissement est particulièrement simpliste surtout si l’on étend ses effets à toute l’Europe et pas seulement à la France. Selon nous, ce sont les astrologues eux même qui, à tort ou à raison, sous l’influence de tel « leader » qui auront suivi telle ou telle option. Qu’ils aient voulu prendre leurs distances par rapport à une astronomie en plein chantier, depuis l’usage de la lunette par Galilée au début du XVIIe siècle, (avec Uranus (découvert depuis Bath en Angleterre par Herschell en 1781), les premiers astéroides, Neptune etc) nous semble assez vraisemblable. On pense aussi à la précession des équinoxes qui créait également un trouble chez les astrologues et une crise de confiance bien compréhensible. Autrement dit, ce seraient plutôt les astrologues qui auraient pris leurs distances par rapport aux astronomes que l’inverse et même l’habitude d’affubler les astres nouvellement découverts de dénominations mythologiques n’aura pas forcément amélioré la cote des astronomes, l’astronomie devenant la « folle du logis ».

 

 

En s’acoquinant avec l’astronomie, par la suite, l’astrologie se mettrait d’ailleurs en porte à faux avec les « sciences humaines « , le thème natal censé se suffire à lui même. En fait, l’astrologie au Xxe siècle va apparaître comme une intrusion de l’astronomie dans la champ psycho-sociologique et une cause de son rejet ne viendra pas tant de la part des astronomes que des psychologues même si Jung accordait quelque crédit à l’astrologie. En ce sens, d’ailleurs, André Barbault dont on a signalé son rapport assez exclusif à l’astronomie – incarnera une telle intrusion de l’astronomie avec De la psychanalyse à l’astrologie (Ed Seuil, 1961) et Les astres et l’Histoire (Ed Pauvert, 1967)

 

 

 

JHB

04 08 21

 

 

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Jacques Halbronn La vogue de l’astrologie dans la dernière décennie du XVIIe siècle en France

Posté par nofim le 3 août 2021

 

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

 

La  vogue de l’astrologie dans la dernière décennie  du XVIIe siècle en France

par  Jacques  Halbronn

En 1689, Laurent Bordelon  produisait un Entretien  « curieux » autour de l’Astrologie « Judiciaire », à Paris.  Il en parle en ces termes dans sa préface : il  a choisi comme « premier entretien » de traiter de l’Astrologie Judiciaire « parce que cette science est assez de saison. En effet, bien des gens recherchent à présent avec autant de curiosité que de confiance les Prophéties de Nostradamus, les anciens Almanachs & les prédictions de tous les Astrologues, se persuadant qu’ils pourront trouver dans ces magazins de la fantaisie des Hommes  des  choses extraordinaires qui sont arrivées dans le monde  depuis quelques années » Bordelon souligne le fait que cette science n’est pas aisée à exposer mais qu’il se sera attelé à une telle tâche avec un certain succés au vu des réactions de ses premiers lecteurs. En 1697, peu de temps après, Eustache Le Noble publiera également à Paris  son traité d’astrologie au sein d’un ensemble plus  vaste. L’Uranie ou les Tableaux des Philosophes/( cf  notre étude Paris, 1993 en postface à l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla, Ed La Grande Conjonction-Trédaniel) et Pierre Bayle saluera dans ses Pensées sur la Cométe  l’entêtement du « Baron de Saint Georges ».

Ces observations doivent être mises en perspective avec l’affaire de l’Edit de Colbert de 1666 lors de la fondation de l’Académie Royale des Sciences, plus de 20 ans auparavant.  (cf Guinard  site du CURA   et   Drévillon. 1996, Champvallon)

Cette Astrologie Judiciaire  fait l’objet de débat  et de curiosité.  C’est ainsi qu’en 1650, un Recueil de Lettres  entre Gassendi, Jean Baptiste Morin  et quelques autres précisait en son titre, sans signale d’autres thèmes abordés   » où par occasion  il est traité d’Astrologie Judiciaire » En 1646, Pithois avait proposé un Traité curieux de l’Astrologie Judiciaire ou préservatif contre l’Astromantie des Généthliaques. Encore en 1740,  Antoine Pluche  se penchera dans son Histoire du Ciel sur la formation du savoir astrologique

 

 

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Jacques Halbronn Les écueils des phases équinoxiales et solsticiales

Posté par nofim le 3 août 2021

Les  écueils des phases équnoxiales et solsticiales

par  Jacques  Halbronn

 

On ne peut faire de « bonnes » prévisions en astrologie si l’on n’est pas en phase avec des problématiques sociales majeures. Ce n’est qu’à cette condition que l’astrologie  parviendra à se désenclaver. et non en recourant à une symbolique mythologique antique ou à une perception  événenementielle  spectaculaire. En ce sens, la voie statistique nous semble conseillée en ce qu’elle brasse un grand nombre de cas.

On sait que notre apport majeur à la pensée  astrologique moderne  tien notamment à l’accent que nous mettons sur l’alternance des phases  alternativement équinoxiales et solsticiales. Nous voudrions ici aider le praticien  appliquant nos travaux en traitant des crises que peut susciter le changement binaire  de phase. Notons que, ce faisant, nous nous servirons de nos résultats de recherche dans le domaine socio-politique que nous avons développés sans nous référer à l’astrologie car ce qui compte,  en effet, c’est la connexion entre des travaux distincts et qui finalement  vont  converger.

L’écueil   équinoxial est marqué par le risque de surclassement alors que l’écueil solsticiale le sera par le risque de déclassement.

La phase solsticiale  est culturelle et l’équinoxiale est structurelle. Quand on enléve la culture, en phase équinoxiale,  on en arrive à une forme de nudité. Le Roi est nu! C’est la  valeur individuelle  qui devient alors déterminante et l’on n’est plus trop protégé par son environnmeent social, son appartenance à tel ou tel milieu. Et d’ailleurs, l’on se souvient de l’impératif « équinoxial »f sous la Révolution Français (cf  notre Astrologie selon Saturne, Paris, 1994-95), mettant hors jeu les corporations, les structures intermédiaires.  La phase équinoxiale, on l’aura compris, balaie les anciens clivages et met l’accent sur l a valeur individuelle  en luttant contre la corruption, le népotisme, le copinage. En ce sens,  nous parlerons du risque de  surclassement en ce sens que c’est le meilleur qui doit gagner et que certaines positions acquises, les rentes de situation  seront singulièrement dévaluées du moins jusqu’à nouvel ordre puisque tout est cyclique

A  contrario, la phase solsticiale  mettra l’accent sur la culture, sur l’intégration et donc le risque, cette fois, sera celui de déclassement dès lors que  les marques d’appartenance seront de plus en plus strictes, que l’on mettra la barre toujours plus  haut. Les « étrangers »seront mis sur la sellette et la question de leur valeur individuelle sera minorée du fait qu’il leur sera reproché de « détoner », d’avoir des moeurs, des coutumes  venues d’ailleurs, d’où la croissance de la xénophobie, du racisme..

L’important dans ces descriptions, c’est qu’elles s’inscrivent dans un calendrier « objectif » qui aura toujours fait défaut jusque là à la « science »  historique.(cf l’Ecole des Annales)comme à la science politique. Il serait temps que ces disciplines  commencent à accorder quelque crédit aux travaux des chercheurs les plus doués dans le domaine de la cyclologie astrale. Nous dirons que la Gauche incarne le courant équinoxial et la Droite le courant solsticial Il revient en principe à la Gauche de favoriser tous les dépassements  culturels, historiques, d’en faire table rase  tandis que la Droite représenterait plutôt  le poids du culturel, de la langue, de l’Histoire.

On  aurait donc ici deux  parois de verre.. Celle de l’équinoxialité   est verticale,  celle du plafond quand les gens doivent reconnaitre leurs limites personnelles  face à des surdoués, à des génies qui les surclassent alors que la paroi  de la solsticialité  est celle des frontières géographiques. et des obstacles à la migration. . Alternance dramatique  des échelles de valeur. L’astrologue doit préparer son patient  à de telles échéances: celui qui aura bénéficié de la solsticialité risque fort une traversée du désert en période équinoxiale  et inversement. Il faudra prendre son mal en patience; Autrement dit, il convient au praticien de diagnostiquer le profil de  tel ou tel patient pour savoir si la période qui s’annonce sera éprouvante ou au contraire jubilatoire.

 

 

JHB

03 08 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn La solution du probléme identitaire par la dialectiqe amnésie.anamnése au prisme du cycle de Saturne en anthropocosmologie

Posté par nofim le 2 août 2021

La  solution du probléme identitaire par la dialectique amnésie/anamnèse au prisme du cycle de Saturne  en anthropocosmologie.

 

Par  Jacques  Halbronn

 

La dialectique Equinoxe-Solstice que nous avons dégagée en astrologie, sur la base du cycle de Saturne prend tout son sens dans le champ identitaire.(cf  le CERIJ : cercle d’étude et de recherche sur l’identité juive, fondé en 1978).

Il nous faut rappeler que les phases équinoxiales sont marquées par un processus d’amnésie tandis que les phases solsticiales le sont du fait de l’anamnése qui serait son contraire – ou hypermnésie.

Le rôle de la période d’amnésie est de nous déconditionner, de faire primer l’individu sur le collectif, le structurel sur le culturel. Si, en effet, nous sommes voués à être marqués par un déterminisme d’appartenance culturelle, l’amnésie nous permet de nous en éloigner et d’aboutir à un niveau de plus grande profondeur. Il y a là, au vrai, un certain nombre de paradoxes qui ont longtemps pu bloquer la réflexion.

Nous dirons que la phase équinoxiale favorise l’affirmation personnelle par -delà nos conditionnements, elle nous protège contre les pesanteurs sociologiques (Bourdieu) dont on a tendance à exagérer l’importance. En effet, la phase équinoxiale tend à neutraliser, à relativiser l’impact du déterminisme social lié à l’appartenance à tel ou tel groupe, à telle ou telle communauté.

Pour mieux nous faire comprendre, on s’intéressera à la question dite du « genre ». Est- ce un phénoméne « culturel » ou « structurel »  tout comme le serait le fait d’être marqué par la « culture » d’un certain pays ?

Pour nous sera dit « structurel », ce qui est individuel et culturel ce qui est collectif.  Le structurel apparait dès lors que l’on a ôté le vernis culturel et cela fait ressortir les différences individuelles sous –jacentes alors que le culturel tend à les estomper en mettant l’accent sur les différences entre cultures, ce qui relativise  ipso  facto le rôle de l’individu.

En fait,  il existerait une sorte de va et vient incessant, de 7 ans en 7 ans,  qui ferait alterner ces deux « consciences », l’individuelle et la collective, chacun prenant alternativement le pas sur l’autre, ce qui passe par un certain déni de l’alternative.

En phase  équinoxiale,  on serait entrainé par un processus introspectif  d’introversion et inversement en phase solsticiale  c’est l’extraversion, l’interdépendance qui l’emporteraient. Cette introversion équinoxiale ne serait possible qu’en se dégageant de l’’emprise culturelle et donc mémorielle. Mais, ensuite, le passage vers le solsticial  assécherait la « vie intérieure » et nous contraindrait à nous brancher sur les apports culturels. Cela pourrait être lié à une cyclicité de l’activation de certaines zones du cerveau.

Selon nous, le structurel  passe par l’individuel et est la somme de « révélations » individuelles  avec des réponses personnelles à des questions posées à chacun de nous, de façon  synchronique. A un certain stade, le passage des expériences de chacun  vers  une conscience collective est inévitable, ce qui prépare à la phase suivante. Inversement, la phase du collectif  finit par se désagréger sous la poussée des diversités individuelles. Et ainsi de suite.

On aboutit ainsi à une simplification du modèle astrologique autour d’un seul vecteur dont la cyclicité reléve d’une astronomie orthodoxe et non « hérétique » comme avec André Barbault et son « indice cyclique », résultante de 5 planétes (de Jupiter à Pluton).. En aval, l’on débouche sur une forme de psychanalyse structurée par périodes de 7 ans en 7 ans, vécues synchroniquement et donc collectivement/(cf L’Astrologie selon Saturne, Paris, La Grande Conjonction, 1994-95). Entendons par là que l’analyste disposerait d’un outil clairement défini qu’il s’agira d’appliquer au patient, comme il l’aurait fait avec les divers concepts et topiques freudiens. On conçois que le travail qui sera ainsi conduit se focalisera sur le passage d’une phase à l’autre, tout en sachant que l’entourage du dit patient passera au même moment par les mêmes phases, ce qui est particulièrement intéressant dans le cas de la formation et la vie du couple. On est très loin du « De la psychanalyse à l’astrologie » d’André Barbault dont la base restait le thème natal (Ed Seuil, 1961) ou de  toute typologie zodiacale. La piste proposée par Marie Louise Sondaz, dans les années trente(cf l’étude de Serge Bret Morel sur les horoscopes de presse) visant à moduler l’impact céleste par la prise en compte de la position du soleil à la naissance  est également à rejeter (même si nous l’avions envisagée à un certain stade de notre recherche)

En ce sens, ce nouveau modèle astrologique devrait intéresser la communauté des psychologues, psychanalystes et thérapeutes en ce qu’il n’exige aucun apprentissage  autre que celui que nous avons exposé à savoir que Saturne entre en phase équinoxiale en passant sur l’axe Bélier Balance et en phase solsticiale sur l’axe Cancer –Capricorne. Rappelons que ce calendrier est le même pour tous les patients et que chacun aura à gérer son rapport à la mémoire, soit par une réapprpriation (Solstice) soit par une mise à distance (Equinoxe)

L’on peut également trouver une application de notre modèle à la vie politique, puisque nous avons affaire ici à des mouvements collectifs, même si chacun commence par vivre le processus à son échelle personnelle. Les « réponses » peuvent s’ajuster à des questionnements convergeants. La gauche est favorisée par l’équinoxialité et la droite par la solsticialité. En ce moment, Saturne est au milieu d’une phase solsticiale et  basculera en phase équinoxiale en juin 2025 donc en porte à faux avec l’élection présidentielle française de 2022, ce qui ne sera évidemment pas sans poser probléme  au niveau des institutions. Il faut s’attendre, pour  la France, à des troubles comparables à ceux de 1968 et de 1995, ce qui exigera de nouvelles élections législatives comme en 1997 avec à la clef une nouvelle « cohabitation ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02. 08 21

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, sociologie | Pas de Commentaire »

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