jacques halbronn La question du colonisé et autres thèmes compliqués

Posté par nofim le 1 août 2021

 

La question du colonisé,  et autres thèmes compliqués

par Jacques Halbronn

 

La Colonisation qu’elle soit subie ou désirée, à l’instar de l’emprunt génére des situations hybrides difficiles à gérer sociologiquement, politiquement, psychologiquement., linguistiquement. Nous aborderons le probléme dans la Bible comme au prisme de l’histoire contemporaine. Rien de nouveau sous le Soleil et il est bon de traiter de sujets récurrents et non de partir de particularités propres à une époque donnée, comme les guerres mondiales ou les pandémies.

La colonisation est donc un facteur de confusion et l’on pense à l’image de la chauve souris dans les fables de La Fontaine. Je suis oiseau, voyez mes ailes etc.

Nous avons accordé beaucoup de temps dans nos recherches à l’emprunt linguistique et notamment à l’empreinte du français sur l’anglais. Mais plus récemment nous avons voulu traiter de la situation dans l’Histoire de la « Palestine », depuis le temps de Salomon jusqu’à celui de Jésus et notamment autour du mot « Israel » qui figure dans le « credo » juif avec le ‘Ecoute (shema) Israel » Rappelons cette formule des Evangiles : Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel, ce qui renvoie expressément, dans les Livres des Prophétes aux population du Royaume du Nord appelé Royaume d’Israel.

Selon nous, ces populations auront été colonisées par les fondateurs de la Maison de Juda siége de la royauté de David et Salomon.Et à la mort de Salomon, les dites populations demandèrent un changement du « contrat » de vassalisation. Mais ce que l’on appelle la Bible est essentiellement marqué par Israel, tant pour l’Ancien que pour le Nouveau Testament et c’est ce que les « Juifs » d’aujourd’hui ne comprennent pas, ce qui est source de bien des malentendus.

Le cas de l’Algérie illustre bien une telle problématique d’une colonisation qui crée une configuration particulière, réductible ni à l’étranger ni au colonisateur tout comme la langue anglaise n’est ni du français ni une langue « étrangère » stricto sensu. De même l’Algérien avant l’indépendance et même après, à plus d’un titre, et par delà les critères purement juridiques, linguistiques et géographique, ne serait ni vraiment français ni vraiment étranger. Dans l’Epitre aux Hébreux, dans le  Nouveau Testament, qui reprend un passage du Livre de Jérémie (ch. XXXI) autour de la question de l’Alliance  ancienne et nouvelle, l’on perçoit bien cette situation « invivable » de citoyens de seconde zone qui entretient du ressentiment de par un mélange de proximité et de différence. On est dans le « presque », dans le pas tout à fait, pas pleinement. Jésus, on l’a vu, s’était attaché au sort des descendants du Royaume d’Israel, détruit au VIIIe siècle et s’étant en partie repliés vers le Royaume du Sud.

Abordons un autre point d’ordre théologique à propos de la « divinité «  de Jésus. De quel type de dieu reléve Jésus ? Selon nous, il est le fils des créateurs de notre Terre et de notre Ciel (cf Genése I) et non du Dieu premier de l’Univers. Il se situe donc en troisiéme position, ce qui correspond au statur de Jupitérien,selon notre anthropocosmologie. Le Jupitérien est celui qui a vocation à générer du nouveau et donc à produire de l’ancien. Cette dialectique ancien -nouveau qui se retrouve avec l’Ancien et le Nouveau Testaments, l’ Ancienne et la Nouvelle Alliances, est au cœur de la démarche « jupitérienne ».

Abordons, pour terminer, un dernier point qui concerne la dialectique de l’individuel et du collectif : c’est le probléme de la poule et de l’oeuf . Est ce le collectif qui impacte l’individuel ou bien l’inverse ? Actuellement, la question se pose avec une intensité particulière dans le rapport Israel/synagogue d’une part et Diaspora et judéité de l’autre. Nous pensons que la première exprérience est individuelle (Connais-toi toi même), à tous les niveaux et qu’elle ne revêt une dimension collective que dans un second temps. Mais par un biais cognitif, le stade individuel apparaît comme telescopé par le stade collectif et par voie de conséquence, cela conduit à un certain désaroi, flottement existentiel qui se manifeste autour de la théorie du genre laquelle tend à minimiser le stade premier de la découverte de ses propres potentialités.

 

 

 

JHB

01 08 21

 

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