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jacques Halbronn L’astrologie face à l’Université. (2009)

Posté par nofim le 3 septembre 2021

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L’astrologie face à l’Université
par Jacques Halbronn

separa01 dans ASTROLOGIE

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Nous avons souvent insisté sur certaines lignes de clivage qui partageaient/divisaient le milieu astrologique, notamment celle qui opposerait théoriciens et praticiens de l’astrologie, hommes et femmes. Il en est d’autres qui tournent autour du rapport à la prévision (voir la pétition de la FDAF et quelques commentaires sur grande conjonction, en 2008). Mais il ne faudrait pas oublier la question de l’Université.En 1975, nous avons fondé le Mouvement Astrologique Universitaire, le MAU. Le U par la suite, à la fin de la décennie soixante-dix, a correspondu à Unifié, ce qui était une démarche fort différente obéissant à un processus dialectique : dans un cas, nous voulions représenter un courant spécifique, dans l’autre rassembler par delà les courants. Il ne s’agit pas là d ‘une contradiction mais d’une nécessaire dualité au niveau cyclique.En 1999, Patrice Guinard, qui avait soutenu, au début de la décennie 90, une thèse à la Sorbonne sur astrologie et philosophie, fondera le Centre Universitaire de Recherche Astrologique avec lequel d’ailleurs l’année suivante nous organiserions le Colloque « Frontières de l’Astrologie ».(voir extraits sur teleprovidence)Rappelons aussi Univers-site, crée par Fanchon Pradalier Roy sur Internet avec pour contributeur un Robert Amadou..

La grande question qui se pose est ici celle de la signification du mot « universitaire ». Qu’est-ce qu’apportent le passage, le contrôle par l’Université et qu’est ce que cela supposait il y a 30 ans? La grande idée semble avoir été que la communauté astrologique devait être dirigée par des universitaires, ce qui serait le meilleur gage de son intégration et de sa reconnaissance, le principe étant d’une unité de l’Université, comme son étymologie l’indique. On sait qu’Elisabeth Teissier avait annoncé au début de notre présente décenie, un tel projet de faire « entrer » l’astrologie à l’Université, à l’occasion d’une thèse de doctorat soutenue en Sorbonne (et parue chez Plon).

En réalité, l’Université n’est pas ou plus d’un seul tenant et il est clair que les sciences dures ne se constituent pas de la même façon que les sciences dites « molles » ou sciences humaines. Or, le probléme de l’Astrologie nous semble bien être qu’elle n’a pas encore clairement choisi à quel ensemble se raccorder, ce qui en fait un savoir épistémologiquement hybride et donc inclassable, du moins sous sa présentation/formulation habituelle.

Lors de nos entretiens dans le cadre de Teleprovidence, au cours de l’année2008, nous avons rencontré un certain nombre de « philosophes » de l’astrologie qui finissaient par se contenter de décrire l’astrologie telle qu’elle était devenue (voir prochainement notre interview d’Alain Bontemps, mais aussi de Serge Bret Morel, d’Alain Kieser (déjà en ligne), entre autres), ce qui correspond à ce que on appelle une approche phénoménologique.

Pour notre part, l’approche phénoménologique, si prisée chez les astrologues anglo-saxons (voir un interview à mettre en ligne avec le canadien Patrick Curry) ne nous apparait pas comme spécialement prometteuse. Certes, l’on peut être tenté de « partir » du fait astrologique tel qu’on peut l’observer socialement et sociologiquement….ce qui ferait le jeu de la pratique astrologique, laquelle serait la référence. Selon Guinard, d’ailleurs, si nous avons bien compris la teneur de son « Manifeste », l’astrologie serait bel et bien ce qu’elle est devenue, au nom d’une sorte d’épistémologie existentielle.

Comme nous le disions plus haut, l’astrologie n’a pas encore su choisir son camp, si bien qu’elle est rejetée autant par l’astronomie et l’astrophysique que par la psychologie et la philosophie. et une telle stratégie doit être condamnée et remplacée dans le cours du XXIe siècle.

Selon nous, l’astrologie doit définitivement basculer du côté des sciences de l’Homme et cela de façon radicale et non au prix de toutes sortes de restrictions mentales dont tant d’astrologues sont coutumiers, selon le syndrome de la chauve-souris. on est là mais aussi ailleurs….

Pour placer l’astrologie dans le champ des sciences humaines, il convient d’insister sur la créativité humaine, c’est à dire non pas seulement vers l’extérieur mais aussi vers l’intérieur. Autrement dit, l’Homme est-il capable de se (re)programmer et de réagir autrement à certains signaux extérieurs qu’il établit consensuellement? Précisons que pour nous, le signal est une convention fixée arbitrairement mais qui peut devenir avec le temps partie intégrante de nos automatismes psychiques (voir notre entretien avec J. P. Nicola, Ph. Pinchon et J. P. Citron, sur teleprovidence).

En d’autres termes, la question ne serait plus de savoir si les astres ont intrinséquement et de toute eternité vocation, qualité, à agir sur nous mais si nous, êtres humains, nous avons le pouvoir de les intégrer progressivement dans notre mode de fonctionnement social puis psychique et physique, non plus à l’échelle individuelle mais à celle de l’espèce humaine ou en tout cas de telle ou telle « race » humaine.(race, qui est à rapprocher de racine, radix).

Mais une telle approche exige un décrochage par rapport à l’Astronomie contemporaine, ce à quoi la très grande majorité des astrologues n’est pas disposée à accepter, une fois le pli pris du recours aux planétes transsaturniennes, dans la mesure où s’est greffé sur l’astrologie une forme de prophétisme passant par l’attente de la nouvelle ère du Verseau (voir le collectif que nous avons dirigé Aquarius ou la nouvelle ère du Verseau, Ed. Albatros-Autre Monde, 1979) et par l’émergence dans la conscience humaine de nouveaux astres/archétypes. Or, le prophétisme obéit à de toutes autres régles que l’astrologie en ce qu’il est linéaire tandis que l’astrologie est cyclique. Précisons que nous sommes, pour notre part, aussi bien historien de l’astrologie que du prophétisme (voir notre thèse d’Etat « Le texte prophétique en France. Formation et Fortune, que l’on peut consulter sur Internet, sur le site propheties.it/halbronn). Le phénoméne Nostradamus incarne un tel syncrétisme astrologico-prophétique.(voir nos interventions autour de ce thème, sur teleprovidence).

Nous avons résumé notre pensée sur la nouvelle épistémologie de l’astrologie par l’opposition entre continu et discontinu. La révolution astrologique est marquée par la mise en place de discontinuités, donc d’une binarité: tantôt il y a signal, tantôt il n’y a plus signal. Or, l’astronomie, pour sa part, ne s’inscrit pas dans une telle discontinuité mais dans un flux perpétuel et qui ne saurait s’interrompre ou se suspendre.

Mais prôner une astrologie de la discontinuité, c’est refuser implicitement et explicitement que le Ciel soit toujours signifiant au regard de l’astrologie. Rappelons que les travaux de Gauquelin ne plaident pas en faveur de la continuité puisque précisément ils montrent que les gens ne naissent pas n’importe quand mais lors de configurations spécifiques. Mais qui a vraiment tiré les conclusions de ses résultats statistiques sans être tenté d’extrapoler abusivement pour leur faire dire ce qu’ils ne disent pas (voir les prestations de la regrettée Françoise (Schneider) Gauquelin sur teleprovidence)? C’est donc ne pas avoir la religion du thème natal et des « orbes » qui permettent de voir des signaux quand ils ne sont pas encore ou plus là.(voir notre étude sur l’obsession de la datation sur Grande Conjonction, n°27).

Pour nous recentrer sur la question de l’Université -et rappelons que Jung disait que l’astrologie « frappait » à sa porte – il nous semble stratégiquement préférable de nous situer dans le champ anthropologique et de présenter l’Astrologie dans son historicité, c’est à dire comme ne relevant pas du même temps que l’astronomie et en quelque sorte comme incarnant une « seconde création », ce qui nous réconcilie avec une forme de créativisme à savoir que le temps de l’Univers n’est pas celui de l’Humanité. Pour ce faire, il importe de cesser de restere par trop dans le flou quant aux origines de l’astrologie, ni en la situant au niveau de l’origine du monde dont elle serait le code universel, ni au niveau des vestiges archéologiques qui attestent de sa présence ancienne. Car on tombe aisément de Charybde en Scylla : pensant d’un passé trop lointain à un passé trop proche. L’astrologie se situe entre ces deux extrémes du moins sous la forme qui nous intéresse. Elle doit résister à la tentation de prendre la science contemporaine comme référence de son passé car cela écraserait son historicité mais elle doit aussi refuser de se réduire à un corpus bancal et incohérent qui est celui d’une tradition dégénérée, désaxée et désarticulée qui nous est d’ailleurs transmise par les astronomes lesquels usurpent, paradoxalement – quand on connnait leur hostilité affichée pour l’astrologie (voir le Que sais-je en vigueur) – le statut de gardiens de son savoir, au niveau du Zodiaque mais aussi -pis encore- les gestionnaires, depuis la fin du XVIIIe siècle, du nom des nouvelles planétes.

Autrement dit, nous préconisons un retour en arrière de l’Astrologie mais aucunement un retour à l’astronomie ancienne et encore moins à une astronomie moderne porteuse,ipso facto, de représentations anciennes, erreur commise notamment par Jean-Pierre Nicola et tout le courant « conditionliste » lequel considére anachroniquement le systéme solaire tel que nous l’appréhendons de nos jours comme la base même de l’astrologie.

Au fond, pour prendre une comparaison, nous proposons de capter l’astrologie à l’âge de sa maturité et non au satde foetal ni au stade terminal, c’est à dire au stade embryonnaire qui est celui de l’astronomie ni au stade de corruption qui est celui de la phénoménologie astrologique dont nous traitions plus haut.

En conclusion, nous dirons que l’astrologie ne parviendra à trouver sa juste place au sein de l’Université que lorsqu’elle se sera épurée, élaguée tant techniquement que philosophiquement. Il importe notamment qu’elle retrouve le sens de la dualité en toutes ses parties – et qu’elle renonce à ce que P. Guinard nomme sa matricialité, c »est à dire le dépassement du deux dont il fait, bien à tort, le fer de lance de la pensée astrologique.(voir son site Cura.free.fr). C’est à partir de son resourcement dans la discontinuité et la dualité de l’ensemble de ses secteurs (zodiaque, planétes, saisosns, aspects, maisons) qu’elle pourra se refonder et se reconstruire. C’ »est alors et alors seulement que l’astrologie sera respectée.

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