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Jacques Halbronn La synergie MAU- CURA, depuis 1999: du CATAF au GVA

Posté par nofim le 17 septembre 2021

Jacques Halbronn La synergie  MAU- CURA, depuis 1999 Du CATAF au GVA.

 

On présente ci dessous toute une série de documents  qui attestent  de la récurrence des entreprises conjointes (joint ventures)

Documentation Iconographique Astro-Prophétique
(DIAP 4: 1555-1597)
Patrice Guinard et Jacques Halbronn

Note P.G.: La plupart des documents présentés sur ces pages sont issus du fonds iconographique de la bibliothèque privée de Jacques Halbronn, duquel on pourra consulter le CATAF édité par moi-même au CURA, afin de les mieux situer. La Documentation Iconographique Astro-Prophétique (DIAP) sera utile aux curieux et chercheurs. J’avais initialement organisé le DIAP en six sections de 150 images au total (soit une moyenne de 25 images par page), réparties en ternaires (soit 27, 24, 21, 33, 15 et 30 images) dans les sections suivantes :

DIAP1: 1504-1554
DIAP2: Nostradamus: Almanachs & varia
DIAP3: Nostradamus: Centuries
DIAP4: 1555-1597
DIAP5: Nostradamus: adversaires, plagiaires et faussaires
DIAP6: 1600-1693

Seules les sections 1, 4 et 6 sont conservées dans cette nouvelle version : en effet, la première version du DIAP n’a plus de raison d’être, et en particulier les 60 images relatives aux ouvrages nostradamiens et nostradamiques. Concernant ce volet, la documentation était très partielle, souvent tronquée, et le support des images scannées de mauvaise qualité. En construisant le CORPUS NOSTRADAMUS depuis février 2006, je me suis efforcé d’acquérir une documentation de meilleure qualité (cf. en particulier la Biblio-iconographie du Corpus Nostradamus, qui se substitue aux trois sections supprimées, devenues obsolètes).
Jacques Halbronn  La synergie  MAU- CURA, depuis 1999: du CATAF  au GVA dans ASTROLOGIE bout-or  DIAP1: 1504-1554
bout-or dans ASTROLOGIE  DIAP4: 1555-1597
bout-or  DIAP6: 1600-1693

 

 

Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français (C.A.T.A.F.) : Lettres A et B
par Jacques Halbronn, Docteur es Lettres

 

Note éditoriale (Patrice Guinard)
Présentation du CATAF (Jacques Halbronn)
Sigles des principales bibliothèques
C.A.T.A.F. LETTRE A
C.A.T.A.F. LETTRE B
C.A.T.A.F. LETTRES C et D
C.A.T.A.F. LETTRES E à K
C.A.T.A.F. LETTRES L et M (disponibilité avril 2001)
C.A.T.A.F. LETTRES N à R (disponibilité avril 2001)
C.A.T.A.F. LETTRES S à Z (disponibilité avril 2001)


Note éditoriale (Patrice Guinard)

    Jacques Halbronn représente à lui seul depuis 25 ans l’essentiel de la recherche française en histoire de l’astrologie.
Un certain nombre d’auteurs, universitaires pour la plupart, ont publié quelques études éparses, sans que celles-ci ne s’inscrivent dans une recherche continue. Leurs auteurs (notamment Elisabeth Labrousse (1974), Luigi Aurigemma (1976), Gérard Simon (1979), Henri Stierlin (1986), Sylviane Bokdam (1990), Germaine Aujac (1993), Jean-Patrice Boudet (1994), Hervé Drévillon (1996), et René-Guy Guérin) ont vite fait de s’intéresser à d’autres sujets – l’histoire de l’astrologie restant en France le tabou que l’on sait. Se consacrer exclusivement à la recherche historique, et a fortiori philosophique, en astrologie, relève toujours, compte tenu des préjugés et des pressions académiques, d’une sorte d’idéalisme inconscient, et ce malgré le travail colossal accompli par l’américain Lynn Thorndike jusqu’en 1965.

    Je connais Halbronn depuis 1983, et il y a près d’une dizaine d’années que je l’encourage à publier son CATAF. Je me réjouis d’avoir le privilège d’éditer cette bibliographie de l’astrologie française moderne, la plus importante jamais publiée sur le sujet, outil de travail indispensable et sans équivalent pour tout chercheur en histoire de l’astrologie.

    L’auteur a suivi à la trace l’histoire des différentes éditions d’un même texte, et il est effectivement probable que cette méthode contribue à résoudre certaines questions d’emprunts. Plus généralement, les conditions de production et de transmission d’un texte ne sont pas sans rapport avec son contenu et font partie intégrante de son exégèse. Cette approche est complémentaire de celle du philosophe qui a tendance à ne considérer que le produit fini, et pour qui la réflexion sur le contenu prime sur l’appareillage critique.

    Le CATAF est livré « tel quel », avec ses innombrables coquilles et avec ses notes de recherche, parfois juste ébauchées, parfois même personnelles. Cette forme me plaît, car on peut y suivre et comprendre les méthodes de travail d’un chercheur. Je signale cependant que la présentation et la mise en page m’ont pris un temps considérable, plus que pour tout autre texte publié par le CURA. Les lecteurs qui voudraient corriger les erreurs, vérifier les références dans les catalogues, et me présenter en fin de compte une version améliorée sont priés de me contacter . Ceux qui voudraient réagir à ce texte afin de signaler des omissions ou d’ajouter des commentaires peuvent aussi joindre Jacques Halbronn à l’adresse mouvementastro@yahoo.fr .

P.G. (Paris, le 11 février 2001)

Présentation du CATAF (Jacques Halbronn)

     Le développement des catalogues informatisés, dans les différentes bibliothèques n’est que d’une aide relative pour le chercheur, notamment pour les ouvrages anonymes. Le besoin est grand de catalogues thématiques et interbibliothèques comme se veut l’être le CATAF. En effet, il convient de ne pas surestimer la compétence de ceux qui sont en charge de la mise en place de catalogues de bibliothèques: ignorance des éditions disponibles ailleurs, incapacité à vérifier les dates de publication et de signaler les faux. D’ailleurs, ceux qui en ont la charge se contentent souvent de puiser dans les travaux de certains chercheurs indépendants. Les catalogues ‘Matières’ des bibliothèques sont généralement très incomplets et l’essor de l’informatique tend à se satisfaire de mots clefs dans le titre des ouvrages. Or, dans le domaine qui nous intéresse, dans bien des cas, le texte astrologique retenu figure dans un ouvrage qui ne fait pas explicitement référence à l’astrologie. Un cas remarquable est celui d’Eustache Lenoble dont le traité astrologique figure au sein d’un ensemble plus large.

     Nous avons mis une douzaine d’années à réaliser le CATAF, en gros de 1980 à 1992. On n’y trouvera que partiellement nos recherches bibliographiques ultérieures consacrées au prophétisme et au corpus nostradamique. Nous renvoyons pour cela à notre thèse d’Etat, Le texte prophétique en France (Paris X, 1999). Pour ce qui est de Nostradamus, nous renvoyons au Répertoire Chronologique Nostradamique (RCN) de Robert Benazra, que nous avons édité, en 1990, aux Ed. de la Grande Conjonction. Le CATAF constitue ainsi un diptyque avec le RCN. Notre travail s’est effectué dans un grand nombre de bibliothèques tant en France qu’à l’étranger. Citons notamment la bibliothèque du Warburg Institute, à Londres, et la Bibliothèque Wolfenbüttel. Il ne prétend pas être exhaustif mais il est susceptible de se faire une idée assez précise de la production astrologique française, au delà des limites des collections de telle ou telle bibliothèque aussi prestigieuse que l’est notamment la Bibliothèque Nationale de France (BNF).

     Notre inventaire aura été assez extensif et en fait concerne autant l’astronomie que l’astrologie pour la période concernée. Le CATAF ne se limite pas à la littérature astrologique parue en français. Nous avons également inclus les textes latins parus sur le sol français, notamment à Lyon, ainsi que les textes allemands parus en Alsace. En outre, nous avons pris en compte les éditions étrangères d’auteurs français, notamment les traductions, ainsi que les traductions d’auteurs étrangers en France. Notre recension ne concerne que des ouvrages dont la première édition est antérieure à 1800, mais nous avons suivi la carrière des ouvrages concernés jusqu’à nos jours. Étant donné que nous recensons les ouvrages tant astrologiques qu’astronomiques, nous avons pensé qu’au delà de 1800, la divergence entre astrologie et astronomie était trop affirmée. Le Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français n’est donc pas constitué sur une base purement linguistique mais il obéit aussi à des critères géographiques et historiques.

    Le CATAF est essentiellement un travail personnel mais je dois remercier certaines personnes qui m’ont secondé depuis 1980, Catherine Lavigne, Catherine Pilliot, et particulièrement Antonia Leibovici, responsable du catalogue de la Bibliotheca Astrologica de 1988 à 1993, qui en a fait la mise en page et qui s’était chargée en 1989 de la préparation technique du Répertoire Chronologique Nostradamique.

     Disons quelques mots de la façon dont ce catalogue a été réalisé: on notera le nombre considérable d’auteurs sélectionnés. Notre travail n’a donc pas grand chose à voir avec l’étude de la production liée à un seul auteur, comme c’est le cas du RCN. On ne peut écrire aux bibliothèques et leur demander ce qu’elles ont de tel ou tel auteur. Pour augmenter le nombre de nos auteurs, il convenait de consulter des classements par matière, comme c’est généralement le cas dans les anciens catalogues imprimés des bibliothèques municipales françaises ou les classements par fiches dans de nombreuses bibliothèques, comme la Mazarine, l’Arsenal ou Sainte-Geneviève à Paris. Curieusement, la BN ne comporte pas un tel classement, même à la Réserve, et souvent c’est après avoir trouvé la trace d’un ouvrage dans le catalogue matières d’une autre bibliothèque que nous avons pu ensuite le localiser à la BN! Une autre façon de trouver de nouveaux documents est d’examiner les textes déjà accessibles et de vérifier si d’autres oeuvres du même auteur ou d’un autre auteur n’y sont pas mentionnés. On peut aussi dépouiller des périodiques comme le Journal des Savants ou les Mémoires de Trévoux qui comportent des compte rendus d’ouvrages.

     Le CATAF, émanation de la Bibliotheca Astrologica, a débouché, au fil des années, sur un certain nombre de publications; citons notamment les Remarques Astrologiques de Jean-Baptiste Morin ( Ed. Retz, 1976), l’Introduction au Jugement des Astres de Claude Dariot ( Ed. Pardès, 1990) ou encore le Commentaire du Centiloque de Nicolas Bourdin ou enfin l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla (tous deux aux Ed. Guy Trédaniel, 1993).

     Paradoxalement, les fichiers de textes anonymes ont longtemps constitué une piste intéressante avant l’avénement des catalogues numérisés. En effet, étant donné qu’ils sont classés d’après les premiers mots du texte, on peut trouver des séries d’ouvrages marqués par un terme à consonance astrologique et dont l’auteur n’est pas connu de la bibliothèque. En revanche, quand un ouvrage est attribué à un auteur, il devient plus difficile à localiser dès lors qu’on ignore l’existence de cet auteur ou le fait qu’il ait écrit sur l’astrologie. On peut bien entendu sur les catalogues informatisés travailler par mots clefs. On peut aussi, sachant que tel libraire/éditeur a publié des ouvrages que nous avons recensés, s’intéresser à la production de ce libraire pour voir s’il n’aurait pas publié d’autres textes du même genre. Enfin, il va de soi que l’on peut recourir à des sources secondaires, à des thèses, à des articles, à des communications dans les colloques, à des travaux historiques, souvent riches en références bibliographiques, ainsi qu’à des catalogues de libraires, des catalogues de ventes, des bibliographies spécialisées en astronomie ou en astrologie, comme Houzeau & Lancaster ou encore dans les almanachs comme celle de Grand Carteret.

     C’est donc en combinant ces divers modes d’investigation que le CATAF a pris forme au cours des années. Il ne semble pas qu’un tel travail concernant la production astrologique ait été conduit pour les domaines des autres grandes langues européennes, notamment en anglais, allemand, italien et espagnol. Souhaitons que notre exemple soit suivi.

     La constitution du CATAF fut par ailleurs l’occasion de rassembler une importante iconographie, essentiellement constituée de pages de titres. C’est ce que nous avons appelé la D.A.P. (Documentation Astrologique et Prophétique) que nous sommes en train de numériser et qui sera prochainement accessible sur le web.

     Le fait de placer le CATAF sur un site Internet devrait permettre de l’enrichir grâce aux corrections et compléments des lecteurs. L’édition numérisée du CATAF rend les index inutiles car chacun peut y circuler comme il l’entend et conduire des recherches selon les critères qu’il peut concevoir. Souhaitons que la mise à la disposition du public de ce catalogue suscite de nombreuses études en Histoire de l’Astrologie.

J. H. (Paris, le 15 novembre 2000)
SIGLES DES PRINCIPALES BIBLIOTHÈQUES

Ars: Bibliothèque de l’Arsenal, Paris
BA: Bibliotheca Astrologica, Paris
BAIU: Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle, Paris.
BDIC: Bibliothèque de Documentation et d’Information Contemporaine, Nanterre.
BHPF: Bibliothèque de la Société Historique du Protestantisme Français, Paris.
BHR: Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance (revue)
BIC: Bibliothèque de l’Institut Catholique, Paris
BL: British Library, Londres.
BM: Bibliothèque Municipale (suivie de la ville, France).
BN ou BNF: Bibliothèque Nationale de France, site François Mitterrand, Paris.
BN: Bibliothèque Nationale (suivie de la ville, ex. Jérusalem)
BNC: Biblioteca Nazionale Centrale, Florence.
BPU: Bibliothèque Publique et Universitaire (Genève)
BSG: Bibliothèque Sainte-Geneviève, Paris.
BUS: Bibliothèque Universitaire de la Sorbonne, Paris.
CDJC: Centre de Documentation juive Contemporaine, Paris.
ENSBA: Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts, Paris.
FSL: Folger Shakespeare Library, Washington.
IRHT: Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, Paris.
LC: Library of Congress, Washington
Maz: Bibliothèque Mazarine, Paris.
NUC: National Union Catalog
Rés.: Réserve des livres rares et précieux
Vat. Bibliothèque Vaticane, Rome (Vatican).
WI: Warburg Institute, Londres

 

 

Actes du Colloque C.U.R.A./M.A.U. de Paris16-17 décembre 2000 : Frontières de l’Astrologie (De Nostradamus aux Gauquelin)

Compte-rendu du Colloque - par Patrice Guinard

Programme et Liste des intervenants présents
N.Éd.: J’ai conservé le format (RTF) et l’état des textes, tels qu’ils m’ont été communiqués.

Cartographie Astrologique - par Claudine Besset-Lamoine

Astrologie médicale - par le docteur Nguyen

Pour l’astrologie! Mais laquelle? - par Patrice Guinard

Le mythe du Modèle Astrologique Universel - par Jacques Halbronn
Schéma du cycle saturnien - de Jacques Halbronn

Datation de phénomènes météorologiques - par Valérie D’Armandy

L’astrologie contemporaine, sens et contresens - par Kieser ibn ‘l Baz

Compte-rendu des 8 sessions du Colloque - par Jacques Halbronn

Compte-rendu du Colloque de Paris
Patrice Guinard a brièvement ouvert le colloque avant de passer la parole à Claudine Besset-Lamoine qui a souligné l’importance de la notion de territoire dans l’astrologie antique, et notamment dans les géographies zodiacales et planétaires, pour habilement introduire les débats sur la question même du colloque. Ainsi s’interroger sur les frontières de l’astrologie d’une part, et définir l’astrologie comme le savoir des territoires et des démarcations d’autre part, seraient-elles géographiques, revient à s’interroger sur la nature même de l’astrologie.

Session 1. L’histoire au service de l’exégèse du texte prophétique

La première session a été pilotée par Isabelle Le Berre qui a rappelé les récents travaux de l’invité principal de la session, Roger Prévost, historien et auteur de Nostradamus – Le mythe et la réalité (1999), lequel a de nouveau exposé — après une émission de Bernard Pivot lors de la sortie de son ouvrage — son interprétation des Quatrains, qui révèle un Nostradamus archiviste, historien, et peut-être aussi poète. A l’appui de sa démonstration: les quatrains IV 86 et VIII 2 des Centuries, qui utilisent un repérage astrologique, et font référence, l’un à des événements de 1495, l’autre aux incidents météorologiques (orages et précipitations) de 1561, tous deux attestés dans les chroniques locales des régions concernées. Roger Prévost aurait ainsi retrouvé les sources historiques, mais aussi littéraires et spéculatives (comme le traité de Richard Roussat, paru à Lyon en 1550, et déjà signalé par certains exégètes), de plus de 600 des 940 quatrains que comprennent les Centuries.

Patrice Guinard a fait remarqué que cette lecture implique que Nostradamus avait a sa disposition une bibliothèque considérable, composée à la fois d’ouvrages historiques, mais aussi d’archives, de bulletins et de chroniques locales. C’est cette bibliothèque essentiellement historique que Nostradamus aurait brûlée, et non une bibliothèque composée en grande partie d’ouvrages ésotériques et magiques.

Roger Prévost a également insisté sur la vision cyclique de l’histoire que Nostradamus partageait avec la plupart de ses contemporains, propos que Frank Hernandez, géographe, a illustré par un schéma cyclique montrant la récurrence supposée d’événements historiques qui se seraient déroulés, à plusieurs siècles d’intervalle, dans les mêmes lieux.

Reprenant cette idée de cyclicité, Jacques Halbronn, historien des textes prophétiques, a exposé sa conception de la mécanique prophétique, à savoir l’exploitation littéraire d’un corpus dont on pense que les événements décrits sont assez solides et judicieusement choisis pour avoir quelque chance de se reproduire, du moins en partie, dans le futur, en vue de valoriser, essentiellement, une situation politique proche, ou même déjà présente. Ainsi le prophète serait l’instrument d’un courant politique ou d’une mouvance idéologique, qui reste d’ailleurs à définir. Mais l’instrumentalisation du texte prophétique ne s’arrêterait pas là, puisque le corpus nostradamique serait en partie l’oeuvre de faussaires ultérieurs, assez doués pour imiter le style de Nostradamus, aussi bien celui de ses quatrains en vers que celui de sa première préface en prose, ce qui m’apparaît fortement improbable. [Je signale à Jacques Halbronn qu'il existe des départements de "Science des Textes et Documents" au sein de certaines universités, qui mettent en branle des techniques sophistiquées de dénombrement de vocables et des analyses comparatives diverses qui pourraient être utiles pour tester cette hypothèse.]

Le débat sur l’authenticité du corpus a été l’occasion pour Jacques Halbronn, qui nie l’authenticité des éditions 1555 et 1557 récemment « redécouvertes » et rééditées par Robert Benazra et Michel Chomarat, d’exposer certains des résultats de sa thèse d’État (1999) sur le texte prophétique en France, et notamment de proposer pour la parution des trois parties des Centuries, les dates de 1559 pour les 353 premiers quatrains, 1568 environ pour les centuries VIII, IX et X, et 1588-1590 pour les autres, ainsi que pour la préface à Henri II.

Finalement la question du phénomène prophétique en soi a été soulevée par Isabelle Le Berre, à savoir celle des capacités réelles ou contestées au prophète de Salon à avoir pu anticiper l’avenir. La vision sceptique des historiens Prévost et Halbronn n’a pas été entièrement concédée par les astrologues participant au débat, comme Tristan Lahary, invoquant certains travaux de Jacques Dorsan, qui s’est interrogé sur la possibilité pour Nostradamus d’avoir en réalité utilisé un repérage sidéral et non tropique pour les positions planétaires mentionnées dans les quatrains.

[Les conceptions de Jacques Halbronn et de Roger Prévost, quoiqu’en apparence complémentaires, soulèvent un problème crucial qui aurait mérité d’être davantage débattu et qui en fait met à jour leur absence de convergence, si ce n’est leur contradiction. Un nombre non négligeable de quatrains (I 5, I 66, III 41, III 68-69-70, IV 44-45-46-47, IV 49…) de la première édition des Centuries, parue vers 1559 selon Jacques Halbronn qui considère les éditions antérieures comme antidatées, interprétés par Roger Prévost à la lumière des documents historiques, se rapportent à des événements ultérieurs à cette date, par exemple le couronnement de Maximilien II en 1564 (quatrain I 43). Autrement dit, il faudrait repousser encore ce qui serait la première édition authentique d’au moins 5 ans, ou alors cesser de nier le caractère prophétique d’un phénomène qui échappe en grande partie aux limites de la rationalité moderne.]

Patrice Guinard a conclu le débat par une analyse comparative, pour le quatrain X 67 (Le tremblement si fort au mois de May), de l’interprétation de Roger Prévost (une forte pluie de grêle le 4 mai 1549 dans la région de Montélimar) avec celle de Vlaicu Ionescu (la brusque offensive allemande du 10 au 21 mai 1940), et tenté de montrer que, compte tenu des positions  planétaires indiquées, les deux interprétations restaient plausibles, et que la recherche de la source textuelle comme celle de l’événement futur annoncé n’étaient pas irréconciliables. Ainsi les orages de 1549 pourraient aussi coder, par un jeu sur les dates (1549 «–» 1945), les événements de 1945 (les bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki, marquant la fin de la guerre et le dernier vers du quatrain: Tombera gresle lors plus grosse qu’un euf). Chaque quatrain serait un texte à deux faces, l’une tournée vers le passé, l’autre vers le futur, et la base historique, littéraire ou simplement textuelle des quatrains coderait un avenir pressenti. C’est ainsi que la vision cyclique de Nostradamus trouverait sa consécration.

Session 2. Les fondements biologiques de l’astrologie et leur application à la médecine

Jean-Paul Citron, biologiste, a exposé les mécanismes déclenchés par le signal gravitationnel dans la cellule. Lors d’une variation gravitationnelle (et en particulier d’origine astrale), la molécule d’ADN se décompacte et se reconfigure. En outre les rythmes planétaires semblent mémorisés au niveau cellulaire, et par suite le signal astrologique se justifierait par sa nature gravitationnelle et par le fait qu’il agirait de manière rythmique.

Bernard Blanchet, astrologue conditionaliste, a demandé à Jean-Paul Citron d’expliciter son modèle biochimique pour les signaux à faible intensité, notamment ceux relatifs à Pluton, et Patrice Guinard a soulevé le problème des seuils, en demandant s’il existait une limite quant à l’enregistrement et la sensibilisation de la cellule aux rythmes d’origine cosmique, invoquant la récente découverte de planétoïdes de taille infime au-delà de Pluton-Charon.

Jean-Paul Citron a souligné la capacité de l’ADN à réagir à de très faibles intensités et admis la possibilité de l’existence de seuils minima, au-dessous desquels la réponse ne se produirait pas. La fameuse courbe de Gauss pourrait être le modèle formel illustrant ces mécanismes. Concernant l’origine du déclenchement de cette sensibilisation de la cellule aux rythmes planétaires, Jean-Paul Citron a mentionné un phénomène connu des biologistes, la re-méthylation du génome, qui se produit quelques jours après la naissance et qui serait un début d’explication à l’acquisition par le nouveau-né d’une sensibilisation à des rythmes planétaires spécifiques.

Bernard Biardeau a présenté un système de correspondances entre les signes zodiacaux et les méridiens de l’acupuncture, et exposé les résultats de son expérience homéopathique, tendant à souligner l’efficacité des substances homéopathiques susceptibles de contrebalancer les faiblesses et déséquilibres planétaires d’un thème natal.

Patrice Guinard a ensuite donné la parole à Valérie d’Armandy qui a exposé certains résultats de sa pratique et discuté le problème de l’assimilation des maladies aux facteurs planétaires et zodiacaux. Elle a insisté sur le caractère collectif de certaines maladies récentes, comme le cancer et le sida, qui seraient en quelque sorte intériorisées au niveau psycho-mental à travers les medias, et mis en avant l’observation suivant laquelle une maladie donnée serait moins liée à une dominante planétaire fixe qu’à une sensibilisation généralisée de l’organisme, d’abord d’origine psychique, et de nature neptunienne, et à une activation de cette sensibilisation par la planète Mars.

Le docteur Franck Nguyen a exposé avec circonspection son expérience en astrologie médicale, souligné ses limites et montré l’impossibilité de diagnostiquer une maladie à l’aide du seul thème natal. Les données astrologiques seraient à prendre en compte, corrélativement aux autres données d’ordre physique, biologique et organique, et ne relèveraient que d’un déterminisme relatif. Suite à une question de Jacques Halbronn concernant le déclin de l’astrologie médicale au cours du XVIIIè siècle, Franck Nguyen a montré que les techniques modernes avaient suppléé nombre d’outils astrologiques encore répandus à cette époque et devenus aujourd’hui inutiles. Enfin, Patrice Guinard a suggéré que l’efficace des influences astrologiques sur le plan médical pourrait être due principalement à la nature psychique, ou plus exactement psycho-somatique, des facteurs à prendre en compte, et notamment au niveau des transits planétaires.

Session 3. La spécificité de l’astrologie française

Pierre Barrucand, ex-mathématicien au C.N.R.S., a porté témoignage sur ses rencontres avec certains astrologues français des années 40 et 50, dont la plupart sont aujourd’hui décédés. Virginia Spica a évoqué les réunions bimensuelles animées du C.I.A. (Centre International d’Astrologie) dans les années 60 et son implosion au début des années 70 en raison de conflits de pouvoir. On peut regretter que ce creuset parisien de discussions fécondes n’ait plus aujourd’hui de véritable équivalent et que l’astrologue-consultant s’en tienne à sa pratique et à sa clientèle sans se soucier des éventuels progrès de la recherche. Jacques Halbronn a défini la période 1975-2000 comme étant celle de l’âge des congrès, soulignant son action au sein du M.A.U. pendant ces années, ainsi que l’activité de Patrice Louaisel dans le développement de réseaux régionaux.

Véronique Lepage a comparé la situation de l’astrologie française à celle de l’astrologie anglaise, et remarqué que l’expansion de l’astro-psychologie britannique, essentiellement d’orientation jungienne, suite à l’influence de Dane Rudhyar et de Liz Greene, pouvait être due à un besoin, comblant la faiblesse du développement de la psychanalyse britannique, contrairement au rayonnement de la psychanalyse française, de Jacques Lacan à Françoise Dolto.

A la suite de ces divers témoignages, Patrice Guinard a recentré le débat sur la question de l’éventuelle existence d’une spécificité de l’astrologie française, notamment au niveau des conceptions théoriques, si ce n’est des pratiques. José Fernández Quintano (Espagne) a fait part de l’écho important qu’a connu l’astrologie française dans son pays, et suggéré que sa spécificité était peut-être à rechercher en comparaison avec la philosophie, dont le courant structuraliste a connu en France un essor incomparable. Il a cependant conclu son intervention en soulignant que la véritable rupture moderne se serait faite avec l’américain Dane Rudhyar qui aurait débarrassé l’astrologie d’une certaine conception prédictive et ésotérique qui était encore celle en vogue au début du XXè siècle. [On pourrait cependant lui objecter que le français Paul Choisnard est décédé plusieurs années avant la parution des premiers ouvrages de Rudhyar, et qu'en 1935, l'Allemagne avait déjà derrière elle une activité de recherche incomparable].

Patrice Guinard a ensuite exposé ses idées concernant la tendance de l’astrologie française à restreindre le corpus astrologique à ses facteurs essentiels. Les planètes hypothétiques de l’école de Hamburg, les mi-points de Witte et Ebertin, les harmoniques de John Addey et d’autres inventions comparables ont connu un écho assez faible dans ce pays. Cette simplification des facteurs pris en compte dans le thème natal s’accompagne d’une technique d’interprétation mettant en jeu des orbes d’autant plus larges. Jacques Halbronn a suggéré que ce penchant serait plutôt dû à une volonté de restructurer le corpus et la tradition au niveau des fondements, d’où la forte tendance « structuraliste » de l’astrologie française, à commencer par Dom Néroman, alors que les allemands et les anglais auraient plutôt cherché à faciliter le travail de l’interprète.

Patrice Guinard a souligné que l’astrologie horaire, fort répandue outre-Manche et outre-Atlantique, était restée une pratique relativement marginale en France, ainsi que celle des orbes étroits, ce qui tendrait à montrer, comme l’a reconnu aussi Tristan Lahary, que les techniques ayant directement trait à la prédiction, ne connaissent pas en France le même engouement qu’ailleurs. Steffan Vanel (USA) a conclu la session en montrant que les astrologues américains étaient davantage attirés par la nouveauté que les astrologues du vieux continent, à commencer par les français, ce qui présente l’avantage d’une grande émulation, mais aussi l’inconvénient d’une certaine naïveté concernant la réalité du fait astrologique.

Session 4. Le thème astrologique comme mandala de la consultation

Jacques Halbronn a ouvert cette session en exposant ses théories, par ailleurs bien connues. Le thème natal, élément essentiel de la consultation, sert à produire du discours. L’instrumentalisation du thème, natal ou horaire, fonde la consultation astrologique. Il importe peu que l’astrologue ait derrière lui de longues années d’études, pourvu qu’il sache gérer le dialogue et maîtriser la situation de consultation. Il n’importe pas plus que la signification donnée aux divers éléments du thème soit ou non issue de recherches d’ordre physico-biologiques, puisque ces significations ne sont finalement que des conventions culturelles, que l’astrologue-consultant saura manier avec plus ou moins de dextérité.

Yves Haumont (Belgique), auteur d’une thèse sur la langue astrologique, a comparé le discours astrologique au discours alambiqué de la psychanalyse lacanienne. L’effet serait comparable, puisque le patient ressort sonné de la consultation. Et Roberto Renout a prolongé cette optique en montrant que le thème, projection du ciel sur une surface, n’était pas même nécessaire, et pouvait être remplacé par une série de boules sphériques et colorées, représentant l’ensemble des possibilités astrologiques, au sein desquelles le patient a le loisir, dans la consultation, de choisir ses options, et ainsi de découvrir un espace symbolique qui lui conviendrait, selon ses goûts et ses affinités.

Franck Nguyen et David Buffet se sont opposés à ces vues, soulignant le fait que l’astrologue ne produit pas n’importe quel discours, et que tout discours n’est pas interchangeable, comme semble le croire Halbronn. Le malade du poumon n’accepterait pas que le médecin propose de lui soigner le genou, comme l’a rappelé Franck Nguyen. David Buffet a souligné qu’il n’existait pas une uniformité psychologique entre individus, et illustré ses propos par sa pratique des degrés monomères, issue des travaux de Gilles Verneret, et impliquant au contraire une hyper-spécialisation de la lecture du thème.

José Fernández Quintano a regretté qu’il n’y ait pas davantage de consensus dans l’interprétation du thème. Steffan Vanel a défendu sa conception de la consultation, et justifié le couplage du thème astrologique avec les lames du tarot, limitant ainsi le penchant de l’astrologue à la projection. Fouzy Hamici a présenté sa pratique intuitive comme celle d’un artiste qui n’aurait pas besoin d’un lourd bagage livresque. Enfin Bernard Blanchet, consultant en entreprise, a disqualifié l’astrologie comme instrument fiable du recrutement, contestant au thème natal sa capacité à informer sur le niveau de compétence de l’individu.

[Il semblerait que Jacques Halbronn prenne le client de la consultation astrologique pour un imbécile. Si le patient reçoit une sorte de discours stéréotypé ou plus ou moins adapté à la situation du moment auprès d'un astrologue peu qualifié, ou même auprès d'un brillant artiste qui divague, il n'en résulte pas que la consultation lui ait été salutaire. Et par suite il peut avoir tendance à retourner voir le même astrologue ou un autre, comme dans le cas de la cure psychanalytique infinie à la Lacan. Ce qui fait marcher le commerce, et tous y trouvent leur compte -- qui peuvent remercier Halbronn qui donne ainsi son aval à ce que je serais tenté d'appeler l'incompétence. Mon expérience est tout autre. J'ai remarqué, lors des consultations que j'ai pu donner dans le passé, que si l'astrologue mettait le doigt sur le point sensible, et savait montrer au patient l'abîme existant entre son potentiel psychique et les représentations psycho-mentales qu'il peut s'être forgé de lui-même au cours du temps, démêler l'écheveau en quelque sorte et le guérir de ses illusions par une analyse critique, le résultat était spectaculaire. Le patient reçoit un véritable choc psychologique, comme le réclamait Jung pour la psychanalyse, qui lui donne des indications précieuses sur lui-même s'il sait les accepter. Rien à voir avec le discours d'un bonimenteur qui agit seulement au niveau verbal, à la surface de la conscience. Les conséquences peuvent être que le patient a compris quelque chose et ne désire plus consulter d'astrologue, parce que l'astrologue lui a donné les moyens de se passer de lui. La consultation n'est pas une affaire de description psychologique, mais de transformation psychique.]

Session 5. Le statut de l’astrologie

Cette session a commencé par un entretien entre Patrice Guinard et Françoise Gauquelin, laquelle a donné quelques précisions relatives à l’interprétation des travaux qu’elle a faits avec son mari Michel, aujourd’hui décédé. Ainsi l’abondance des recherches actuelles, surtout anglo-américaines, concernant la planète Mars et « l’effet Mars » ne signifie pas que cette planète aurait plus d’importance que les quatre autres planètes (Jupiter, Vénus, la Lune et Saturne) pour lesquelles des résultats statistiques ont été trouvés, mais serait due au renouvellement plus aisé des échantillons de sportifs, et donc à une plus grande facilité pour les expériences de replication. Franck Nguyen s’est interrogé sur l’absence de résultats concernant les autres planètes, en particulier Mercure, et suggéré que certaines planètes admettraient une adéquation moins évidente avec la notion de catégorie professionnelle.

Jean-Paul Citron a poursuivi son exposé de la veille et tenté d’élucider comment certaines corrélations entre les mécanismes biochimiques pouvaient éclairer certaines affirmations astrologiques: par exemple la corpulence de l’individu (gros ou maigre) qui pourrait être mise en relation avec une valorisation planétaire Jupiter/Lune chez les gros, et Saturne/Lune chez les maigres. Françoise Gauquelin s’est déclarée prête à tester statistiquement cette hypothèse, et Patrice Guinard a demandé si ces corrélations biologiques pouvaient être généralisées à d’autres planètes. Jean-Paul Citron a donné d’autres exemples, et admis que les progrès constants de la biologie demandaient à la fois une certaine prudence, mais permettaient aussi d’envisager de belles avancées dans l’avenir.

Patrice Guinard s’est interrogé sur le statut de l’astrologie, et nié que l’astrologie puisse devenir une science, même si les résultats statistiques d’une part, et les recherches d’ordre biologique d’autre part, pouvaient être d’un secours non négligeable quant à la compréhension du fait astrologique. Il a présenté l’astrologie d’abord comme une philosophie, peut-être une philosophie compréhensive des sciences humaines, avec aussi certaines exigences d’ordre astronomique et physique, mais une philosophie qui relève encore d’une certaine forme de croyance ou tout au moins de consentement. Le statut de l’astrologie est tout aussi ambigü pour les sceptiques et pour les historiens, puisqu’on retrouve l’astrologie, surtout ancienne, en appendice des encyclopédies historiques, que ce soit en astronomie, en philosophie ou dans l’histoire des religions.

José Fernández Quintano a précisé quelques points concernant un projet d’avenir pour l’astrologie: la formation pluridisciplinaire de l’astrologue, la nécessité d’un débat entre astrologues afin d’éviter l’implosion de l’astrologie en raison d’une pléthore de techniques disparates, et l’intérêt d’une étude attentive de la période babylonienne, encore peu connue, et cependant cruciale pour la compréhension de l’astrologie.

Patrice Guinard a essayé de montrer qu’il existait trois attitudes concernant l’astrologie: le « rien ne marche » des sceptiques qui interprètent l’astrologie comme un processus d’auto-suggestion, un simple effet placebo ; le « tout marche » du praticien qui se satisfait d’une technique qui n’a pas besoin de justification ; « il y a quelque chose qui marche » en raison de certaines résonances d’ordre physique, géo-magnétique et biologiques, et la tâche astrologique consiste à rechercher un modèle qui répond à ces exigences.

Jacques Halbronn a précisé que tout ce qui existe astronomiquement ne devait pas avoir forcément une signification astrologique, que tout ce que l’astrologie a accumulé au cours de son histoire ne devait pas avoir obligatoirement une utilité aujourd’hui, et que tout le vécu de la personne humaine ne concerne pas nécessairement l’astrologie. Finalement il a opté pour la troisième hypothèse exposée par Patrice Guinard, celle d’une certaine astrologie qui marche, mais non pas en raison d’une recherche d’ordre épistémologique ou d’une vraisemblance d’ordre physique, mais en vertu d’une sélection délibérée, d’un choix arbitraire de nature conventionnelle.

Pierre Barrucand est revenu sur la question des éventuelles corrélations entre les éléments astronomiques et les traits de caractère, et s’est interrogé sur l’attitude des scientifiques et sur leur fermeture d’esprit envers l’astrologie, d’autant plus « curieuses » qu’ils sont relativement bien disposés par ailleurs à tester des hypothèses dépourvues de preuves.

Pour Ioan Azimel, un ancien élève de Jacques Halbronn, le fait que l’astrologie ne soit pas unifiée serait une force, car elle devient inattaquable, ce qui renforce l’affirmation de son maître, à savoir que l’astrologie se maintient tant qu’elle existe dans l’esprit humain. Patrice Guinard a finalement fait observer qu’aucune recherche n’est possible avec de tels présupposés, et oublié de rappeler pour clore le débat une sentence de son Manifeste, à savoir: L’astrologie serait-elle totalement éradiquée de la culture, l’astral n’en continuerait pas moins à piloter la conscience humaine.
Conclusion

Pour les trois sessions suivantes, auxquelles je n’ai pu participer, je renvoie au compte-rendu de Jacques Halbronn. Ce colloque a été d’une excellente qualité, tant au niveau des interventions qu’au niveau des débats. La salle était composée essentiellement d’astrologues et de spécialistes, par exemple Paule Houdaille, Richard Pellard ou Christian Gourdain. Daniel Cobbi a été excusé, ainsi qu’Illel Kieser qui m’a adressé le texte de sa communication. Le succès du colloque méritait qu’un effort soit fait pour en rendre compte, et un document video est en préparation. Que tous soient remerciés pour leur participation, et aussi pour avoir compris qu’il n’est pas encore devenu inutile, à l’heure d’Internet, de dialoguer et de confronter ses conceptions de vive voix. Souhaitons que ce type de congrès, rassemblant des astrologues et spécialistes qui discutent entre eux, et non seulement des « professeurs d’astrologie » qui enseignent ex cathedra les résultats de leurs dernières trouvailles à leurs élèves, puisse perdurer, pour l’instant grâce essentiellement à l’entrain et à la générosité de Jacques Halbronn.
Patrice Guinard, directeur du C.U.R.A.
20 janvier 2001


Programme et Liste des intervenants présents* Colloque placé sous l’égide du C.U.R.A. (Patrice Guinard) et du M.A.U. (Jacques Halbronn)
* XXVème anniversaire de la fondation du M.A.U. (Mouvement Astrologique Unifié)
* Premier colloque astrologique du C.U.R.A.
* Direction des débats: Isabelle Le Berre (session 1), Patrice Guinard (sessions 2, 3 & 5), Jacques Halbronn (sessions 4, 6, 7 & 8).
Samedi 16 décembre 2000
Ouverture du colloque: Patrice Guinard et Claudine Besset-Lamoine
Session 1:  Nostradamus et l’Astrologie. L’appel au prophétisme.
Pourquoi le médecin Michel de Nostredame, qui publiait sur l’astrologie, a-t-il choisi de passer à un autre registre, celui du prophétisme poétique?  La part de l’astrologie dans les Centuries. Le prophétisme au secours de l’astrologie. Les astrologues face à Nostradamus (de Neptune à Chiron).
Avec Roger Prévost, Isabelle Le Berre, Patrice Guinard, Frank Hernandez, Jacques Halbronn, Tristan Lahary
Session 2:  Astrologie et Médecine. Liens avec la biologie.
La médecine médiévale se raccordait à  l’astronomie/astrologie. Puis elle s’en est écarté et l’a évacuée. La recherche biologique lui donne-t-elle tort ou raison? Quelle est sa place chez le médecin d’aujourd’hui? Un astrologue peut-il se situer sur le plan médical? Quelle déontologie?
Avec Jean-Paul Citron (C.O.M.A.C.), Valérie d’Armandy, Franck Nguyen (R.A.O.), Jacques Halbronn, Bernard Biardeau, Patrice Guinard
Session 3:  Y a-t-il une école astrologique française?
Existe-t-il, dans chaque pays, une tradition astrologique spécifique? Quelles en sont les raisons? Quelle est et quelle a été la place de l’astrologie française dans le monde? Bilan de l’astrologie française au XXème siècle. Sa dépendance de l’étranger et son rayonnement.
Avec Patrice Guinard, Véronique Lepage, Pierre Barrucand, Virginia Spica, José Fernández Quintano (Espagne), Jacques Halbronn, Steffan Vanel (USA)
Dimanche 17 décembre 2000
Session 4:  Le thème natal comme mandala et rituel. Quelle instrumentalisation?
Quels que soient les doutes que l’on puisse exprimer au regard de l’astrologie, le thème natal constitue un vecteur privilégié de communication et d’identification pour l’individu. L’astrologie, à ce niveau là, est-elle un langage ou un savoir? Comment se préparer au métier d’astrologue et comment l’exercer? Quelles relations avec les psys?
Avec Yves Haumont (Belgique), Jacques Halbronn, David Buffet (C.A.E.), Roberto Renout, Steffan Vanel, José Fernández Quintano, Marc Cohen, Fouzy Hamici, Bernard Blanchet (A.É.R.A.), Franck Nguyen
Session 5:  L’astrologie comme savoir frontière. Quelle épistémologie?
L’astrologie se situe-t-elle dans le champ de la science ou à ses frontières? Peut-on la cerner par le moyen de la statistique sans l’appauvrir? Sa pérennité fonde-t-elle sa légitimité à se situer à part, sur un autre plan qui échappe aux outils d’investigation habituels? A quelles conditions pourrait-elle être reconnue par l’intelligentsia contemporaine? Quel sera son devenir au XXIème siècle?
Avec Françoise Gauquelin (Astro-Psychological Problems), Patrice Guinard, Jean-Paul Citron, Franck Nguyen, Pierre Barrucand, Ioan Azimel, José Fernández Quintano (Beroso)
Session 6:  Astrologie et astronomie. Le sidéralisme.
A côté de la tradition astrologique zodiacale et tropique se sont développés d’autres façons de déchiffrer et de décoder le ciel qui nous renvoient à la question des origines de l’astrologie. Quel est le ciel de référence pour l’astrologie: celui des Anciens ou celui que nous connaissons aujourd’hui?
Avec Didier Massoulle (astronome), Christian Lazarides, Jacques Halbronn, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Tristan Lahary, Bernard Blanchet, Franck Hernandez
Session 7:  Astrologie et géographie. Chorographie. L’astrologie mondiale
Le modèle astrologique doit-il prendre en compte la diversité des peuples et des régions du monde? Comment savoir si une période sera ou non favorable à un pays? Bilan des prévisions politiques et sociales au XXème siècle.
Avec Jacques Halbronn, Franck Hernandez, Valérie d’Armandy, Fouzy Hamici, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Michèle Gior, Éric Ruiz, Évelyne Latour, Xavier Faurelle, Yves Haumont
Session 8:  Astrologie et  clivages socio-culturels. L’homme et la femme dans l’équation astrologique.
Pertinence des clivages et typologies astro-psychologiques? Le clivage entre pro- et anti-astrologues révèle-t-il un fossé entre certaines catégories socio-culturelles? L’astrologie est-elle pour les femmes une contre-culture, une forme de protestation en tant que savoir non conforme, marginal, « paria », mais qui « marche »?
Avec Bernard Blanchet, Yves Haumont, Franck Nicolas, Jacques Halbronn, Véronique Lepage, Tristan Lahary, Marie-France PhilipL’oeuvre d’Eustache Le Noble   fait partie des reproductions de la Bibliotheca Astrologica dont Patrice Guinard fut un usager assidu  dans les années 1980-90.

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Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan
sur l’Astrologie à son déclin
(Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes)
par Patrice Guinard

Lenoble, d’après les indications qu’il donne sur son propre thème à divers endroits de son traité (Mars à 13 degrés du Sagittaire à la fin de la maison V, la Lune (sans parallaxe ?) à 23 degrés du Cancer à l’Ascendant, la pointe de la maison XII à 21 degrés des Gémeaux…), et comme il utilise probablement la domification Placidus, moins répandue que celle de Regiomontanus, mais plus commode (p.254), serait né à 17h45, le 26 décembre 1643 à Troyes (aucune heure n’est indiquée dans son acte de baptème à la page 162 du registre paroissial de Sainte-Madeleine de Troyes).[1]. Le biographe Philippe Hourcade ignore son jour de naissance, mais signale ses ancêtres : Marié à Perrette Michelin en 1668, il est le fils d’Eustache I Lenoble (1613-1688), président au bailliage de Troyes, et de Françoise Amiot (-1656) mariés en 1642, le petit-fils de Pierre II Lenoble (1574-1651) et de Simone de Mesgrigny mariés en 1612, l’arrière-petit-fils de l’écuyer Adam Lenoble et d’Etiennette Lamy mariés en 1571, et l’arrière-arrière-petit-fils de Pierre I Lenoble (-1590) et de Marguerite Le Marguenat (Hourcade, Entre Pic et Rétif, Eustache Le Noble (1643-1711), Paris, Aux Amateurs de Livres, 1990, p.37).

Thème natal d'Eustache Lenoble, rev. 2015

Eustache Le Noble, baron de Saint-Georges et de Tennelière, historien, physicien et astrologue, a surtout été un dramaturge d’une certaine importance, et ses oeuvres complètes ont été rééditées à titre posthume, en 20 volumes à Paris en 1718, puis à La Haye en 1726. Il a connu une vie passionnée et agitée (adonné aux raffinements libertins, il dilapide sa fortune en quelques années ; incarcéré, il s’évade pour rejoindre une femme avant d’être repris quelques années après), a été mêlé à la politique (il est nommé procureur général au parlement de Metz), et meurt le le 31 janvier 1711 dans la misère.[2]

Cet esprit éclectique a laissé deux textes astrologiques importants. La Dissertation chronologique et historique touchant l’année de la naissance de Jésus-Christ (Paris, 1693) reprend la théorie des Grandes Conjonctions énoncée par Kepler dans son traité De Stella nova (Prague, 1606). Ce thème a été largement débattu par les astrologues, depuis Abû Ma’shar jusqu’au récent ouvrage de Percy Seymour [3] , en passant par Albert le Grand, Guido Bonatti, Cecco d’Ascoli, Pierre d’Ailly, Luca Gaurico, Gerolamo Cardano, Kepler et d’autres.

Son second ouvrage, l’Uranie, ou les Tableaux des philosophes (Paris, G. de Luynes, 1694-1697, 3 vol.; rééd. Paris, Pierre Ribou, 1718) est un traité ambitieux, de nature astro-philosophique : les livres I et II traitent de la philosophie grecque (présocratiques, Platon, Aristote, Épicure…), les livres III et IV de la philosophie moderne (essentiellement Gassendi, Descartes, Copernic et Tycho Brahe), le livre V des fondements de l’astrologie, et le livre VI des jugements astrologiques.

Lenoble invite à partager sa vision critique de l’astrologie, dégagée des préjugés rationalistes comme des superstitions des esprits crédules. Si « cet Art ne peut jamais rien produire d’absolument certain » (p.127), il n’en résulte pas qu’il ne faille lui accorder aucune importance. L’impossibilité de produire des jugements prédictifs n’invalide pas le discours astrologique dans son ensemble. L’astrologie est une philosophie, et l’Uranie est précisément d’abord un abrégé de l’histoire de la philosophie, des Présocratiques à Kepler, astrologue-astronome.

Mais une philosophie ignorante de l’astrologie, comme celle de Descartes, repose elle-même sur des assises bien fragiles. Le Cogito par exemple, qui marque la séparabilité des consciences, n’est qu’une des postures possibles de l’esprit humain, que le savoir astrologique a précisément pour dessein de faire comparaître avec d’autres.

Lenoble reproche aux détracteurs de l’astrologie, penseurs, philosophes et théologiens, de confondre l’astrologie avec les pratiques abusives qui la dénaturent. Ce n’est pas parce que la littérature astrologique a produit un fatras d’affirmations superstitieuses et puériles, que l’astrologie en soi doive être écartée sans examen. Quant à la majorité des astrologues-consultants, ces « vendeurs de fumée » (p.301), ils semblent ignorer la véritable nature de l’astrologie.

Ainsi l’enjeu de l’Uranie est de présenter une vision épurée de l’astrologie, à l’usage des intellectuels comme du grand public : « les prétendus esprits forts qui la blâment et la méprisent sans la connaître seront convaincus de leur erreur, et auront pour elle quelque indulgence (…) les âmes faibles qui par une aveugle crédulité se rendent les dupes des charlatans qui outrent cette connaissance, et qui en passent les limites pour entreprendre des prédictions qui n’ont aucun fondement physique, ne se laisseront plus si facilement abuser par les impostures présomptueuses des astrologues. » (p.127)

Au début du livre VI, Lenoble réfute les principaux arguments contre l’astrologie : inutilité des prédictions, divergences entre astrologues, argument des jumeaux, moment de conception, incertitude de l’heure de naissance et autres difficultés techniques, disproportion entre la limitation des qualités élémentales et la diversité de leurs effets sur les individus. Il tente de justifier par des principes physiques et « naturels », à l’instar de Ptolémée et de Kepler, la vraisemblance des structures astrologiques, par exemple l’attribution des qualités élémentales aux saisons et aux signes zodiacaux par des principes de nature climatologique, et ainsi d’adapter l’astrologie aux exigences de la rationalité de son temps.

Lenoble souligne que l’origine des noms des constellations zodiacales est à rechercher dans les phases du cycle solaire journalier (V 8), mais il semble avoir quelque difficulté à accéder à une conception véritablement cyclique du zodiaque, ce qui le conduit à supposer (comme Al-Kindî) une influence de la lumière stellaire : « Quoi qu’il en soit, il faut concevoir que tous ces noms ne servent qu’à distinguer et désigner les constellations, et qu’ils n’ont aucune efficace ni rapport aux influences que la lumière de ces étoiles nous peut apporter. » (p.161). Ainsi l’interprétation mythologique doit être abandonnée au profit d’une vraisemblance d’ordre physique.

La source première des « influences » serait, pour Lenoble comme pour son aîné Placidus de Titis [4] , la lumière : « la lumière est l’unique canal de l’influence » (p.154), « nulle lumière, nulle influence » (p.208), « sans lumière il n’y a point d’influence. » (p.233), « point d’influence sans lumière, et point de lumière sans corps » (p.258)…

Malgré son effort de rationalisation et son souci d’assainir le corpus astrologique (rejet des Termes ou Fins, acceptés par Ptolémée (p.232) et de la Part de Fortune, une « chimère » (p.256), des noeuds lunaires, des inventions et « arabesques » des astrologues Arabes, des aspects keplériens…), Lenoble reste prisonnier finalement, en dépit de son engagement en faveur de la représentation copernicienne du système solaire (V 4), de la conception physique « aristotélicienne » qui est encore celle qui prévaut à la fin du XVIIème siècle.

Ainsi tente-t-il de justifier les aspects (ici le trigone) par des considérations cycliques (chaque année la Lune progresse de 4 signes par rapport au Soleil et tous les 20 ans la conjonction Saturne-Jupiter progresse de 4 signes) et géométriques (trois trigones forment un triangle équilatéral) [5] , et les planètes et signes zodiacaux par des raisonnements d’ordre physico-météorologiques, à l’instar de Ptolémée et de Kepler. Cependant il reste conscient du relatif échec de cette approche, et semble admettre que ces considérations restent circonscrites par les limites de la connaissance physique de son époque. Contrairement à Kepler, il est persuadé de la validité du zodiaque, des maisons et même des domiciles. En ce qui concerne les signes, il écrit: « j’aime mieux croire que les anciens après de très-longues experiences ont reconnu dans quelques uns de ces signes quelque qualité dominante qui les a déterminés à cette division : ainsi quoi qu’à mon sens elle n’ait aucun fondement solide et naturel. » (p.232)

Les explications rationalistes de Ptolémée restent souvent spécieuses.[6]  L’approche de Kepler est extrêmement critique et sélective, et en abandonnant le Zodiaque et les Maisons, il semble bien, contrairement à la sentence du frontispice de son Tertius interveniens (1610), qu’il se soit débarrassé d’une partie de l’enfant avec « l’eau du bain ». Le discours de Lenoble me semble plus juste. Les fondements physiques et naturels, maintes fois mis en avant dans son discours, ne serviraient tout au plus que de « raisons apparentes », du moins dans l’attente d’une physique qui soit susceptible d’entériner l’essentiel de la pensée astrologique, peut-être celle de l’astronome Percy Seymour.

Le thème de Lenoble explique assez bien son ambivalence, à savoir son souci de purifier le discours astrologique (Saturne au MC et Soleil en Capricorne), tout en préservant l’intégralité d’un corpus vraisemblable (Lune à l’Ascendant), essentiellement ce que j’ai appelé les structures astrologiques, image de la matrice astrale.[7]  Car en astrologie, il n’y a pas comme en philosophie, d’origine, de centre, de foyer, visible ou caché, qui serait le point d’organisation des concepts et de développement du discours : tout est structure, tout commence et finit avec les structures. Le Zodiaque est une structure cyclique avant d’être une symbolique ; il opère comme archétype pour le psychisme et pour les découpages du réel qui en résultent. Les opérateurs astrologiques s’organisent dans des structures temporelles qui dépendent en amont du réel astronomique et génèrent en aval des significations et interprétations « métaphoriques ». Lenoble l’a compris, même s’il n’a pas toujours su l’exprimer.
Notes

[1]  Il est fréquent à cette époque pour les auteurs de traités d’astrologie de laisser des indications parsemées dans leurs ouvrages, afin que le lecteur averti puisse retrouver leurs coordonnées de naissance. Il en va ainsi d’Antoine de Villon dans son traité L’usage des éphémérides (Paris, 1624) ou encore de Nicolas de Bourdin dans son commentaire du petit recueil pseudo-ptoléméen, Le Centilogue [sic] de Ptolomee ou la seconde partie de l’Uranie, (Paris, 1651). Une lecture attentive de ce texte permet d’en déduire que cet auteur est né le 1er novembre 1603, et non en 1583 (!) comme l’indique, dans sa réédition en fac-similé de cet ouvrage (Paris, Trédaniel, 1993), Jacques Halbronn, qui confond Nicolas avec un parent. « Texte

[2]  Sur Eustache Lenoble, cf. mon article, « Apogée de l’astrologie française à la fin du XVIIème siècle » (in Astralis, 19, Lyon, 1987) et aussi les « Recherches sur l’histoire de l’astrologie et du tarot« , commentaire de Jacques Halbronn à sa réédition d’Etteilla, L’astrologie du Livre de Thot (Paris, Trédaniel, 1993, p.15-21). « Texte

[3]  Percy Seymour, The birth of Christ (Exploding the myth), London, Virgin, 1998. Cf. aussi Ornella Pompeo Faracovi, Gli oroscopi di Cristo, Venezia, Marsilio, 1999. « Texte

[4]  « La vertu influentielle des étoiles est la lumière. » (Placidus de Titis, Primum mobile, traduction Claudine Besset-Lamoine, Paris, FDAF, 1998, p.2). « Texte

[5]  Uranie, ou les Tableaux des philosophes, 5.21, p.216. « Texte

[6]  Cf. notamment sa justification des Domiciles planétaires dans le Tetrabiblos : La Tétrabible ou Les quatre livres des jugements des astres, trad. Nicolas de Bourdin (1640) revue par René Alleau, Paris, Denoël / Culture, Arts, Loisirs, 1974, p.54-56 ; ou encore Le livre unique de l’astrologie, trad. Pascal Charvet, Paris, NiL, 2000, p.64-65. « Texte

[7]  Sur ces notions d’opérateur astrologique, de structure astrologique et de matrice astrale, cf. mon Manifestehttp://cura.free.fr/01manif.html  « Texte

 

 

 

 

ASTROLOGIE – ASTROLOGY

Catalogus Codicum Astrologorum Graecorum (CCAG)

bout-noCCAG, vol. 8.3 Codicum Parisinorum, éd. Pierre Boudreaux, Bruxelles, héritiers Henri Lamertin, 1912
bout-noCCAG, vol. 9.1 Codices Britannicos (codices oxonienses), éd. Stéphane Weinstock, Bruxelles, héritiers de l’Académie
bout-noCCAG, vol. 9.2 Codices Britannicos (codices londinenses, cantabrigienses et al.), éd. Stéphane Weinstock, Bruxelles
bout-noCCAG, vol. 10 Codices Athenienses, éd. Armand Delatte, Bruxelles, héritiers Maurice Lamertin, 1924
bout-noCCAG, vol. 11.1 Codices Hispanienses I, éd. Carlo Oreste Zuretti, Bruxelles, héritiers Maurice Lamertin, 1932
bout-noCCAG, vol. 11.2 Codices Hispanienses II, éd. Carlo Oreste Zuretti, Bruxelles, héritiers Maurice Lamertin, 1934
bout-noCCAG, vol. 12 Codices Rossicos, éd. Mstislav Antonini F. Šangin, Bruxelles, héritiers Maurice Lamertin, 1936

bout-bl 3969 Heredity Data (Napoli) (new)

bout-bl Digital International Astrology Library 2

$ailly $pontano $regio1513 $licht1526 $practica1514 $schoener45 $cardan43 $511bon01 $artopoeus $comet1572

bout-no Sloane Astrological Manuscripts
bout-bl Christopher Heydon, A defence of judiciall Astrologie, Cambridge, 1603
bout-bl Christopher Heydon, An Astrological Discourse, London, 1650

bout-or Astrologia Perennis, Sources des citations en début de chapitres (rev. Avril 2020)
bout-or  »Qui a peur de l’Astrologie ? » 1e version [TH D Sorbonne, 1992-1993] + corrections ca. février 1997
bout-or  »Qui a peur de l’Astrologie ? » 2e version [L'Astrologue, 1996-1997] + notes manuscrites Françoise Gauquelin au n° 113

bout-or L’Astrologie dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Daremberg et Saglio
bout-or Patrice Guinard: Conditions et réserves à ma « True and wonderful prediction for twenty years (2010-2030) »
bout-or Documents photocopiés de la Bibliothèque du CURA*******

 

 

LE GUIDE DE LA VIE ASTROLOGIQUE (GVA)
Sous la direction de Jacques Halbronn
Extraits du DESS « Le milieu astrologique, ses structures et ses
membres », Paris VIII, 1995, sous la direction d’Yves Lecerf)
Note de Patrice Guinard (27 Juillet 2002):
Cette version du DESS de Jacques Halbronn (1995) n’a été que
partiellement expurgée, par moi même, des innombrables coquilles et
marques de frappe hâtives qui accompagnent le texte. Il s’agit d’un
témoignage, indispensable car unique en son genre, mais parfois
exagérément autocentré à mon goût, sur la vie astrologique
française, principalement dans les années 60, 70 et 80. Il fait suite
à l’ouvrage de Jacques, « La vie astrologique années
Trente Cinquante », publié la même année à Paris aux éditions
Trédaniel. D’aucuns ne pourront s’empêcher de penser à la fameuse
formule d’Auguste Bouché Leclercq, tout aussi appropriée au sujet
semble t il, du moins dans sa subordonnée, qu’à l’astrologie grecque,
déconstruite par l’érudit rationaliste et sceptique:
« On ne perd pas son temps en recherchant à quoi d’autres ont perdu le leur. »
Avant propos à la réédition du CURA
La récente soutenance d’Elisabeth Teissier en avril 2001 et la
sortie six mois plus tard de sa thèse, chez Plon, sous le titre
L’Homme d’aujourd’hui et les astres. Fascination et rejet,
nous invite à faire le point sur la sociologie
du milieu astrologique, en constatant que
Mme Teissier n’a pas jugé bon de signaler l’existence d’un
Guide de la Vie Astrologique 1985
, paru en 1984 chez Guy Trédaniel
, le GVA, réédité en 1997 aux Ed. Olivier Laurens, ouvrages vendus en librairie
et qui d’ ailleurs lui consacrent une notice significative. Il eut été
précieux que E. T. signalât la façon dont les astrologues parlent
d’eux mêmes et se mettent en perspective, ce qu’en jargon
anthropologique on appelle l’ accountability
, entreprise qui d’ailleurs n’a pas été menée par d’
autres communautés astrologiques dans le monde pas plus d’ailleurs que ce ne fut le cas pour le CATAF
(sur le site du CURA, le Catalogue Alphabétique des Textes
astrologiques français).
Le texte qui suit a été en partie publié
en 1997 mais sous une forme à la fois expurgée et augmentée: expurgée de nombreux
développements concernant la vie des associations astrologiques et
augmentée de diverses contributions d’astrologues  etc

NB****

La    « Bibliothèque du CURA » comporte essentiellement des dossiers  en provenance de la Bibliotheca Astrologica (Paris) qui ont été transférés sur Toulouse, siège du CURA. en 2010-2011

 

 

 

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