Sur la judéité de Jésus objective par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 26 septembre 2021

Sur la judéité objective  de Jésus  par Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons que Jésus personnifie le Juif  non point par ses idées mais par ses  actes.  Son aptitude à faire bouger les lignes est édifiante et tout juif  en pleine possession de ses moyens se reconnaitra en lui. Nous avons en effet appris,  notamment depuis le X VIIe siècle, qu’être Juif ne saurait se réduire à l’adoption d’une certaine doxa, d’un « judaisme. C’est pourquoi l’on préférera le terme de judéié  cf Nathalie SABA, Les paradoxes de la judéité dans l’œuvre romanesque d’Albert Memmi, éd. Edilivre APARIS, Paris, 2008.)

En aucun cas, Jésus ne nous apparait comme  unique en son genre. Nous le voyons comme un « Juste », un Tsadiq, au sens qui réssort dans l’épisode de Sodome qand « Dieu » demande combien de Justes on peut compter dans cette ville. Il suffirait d’une infirme proportion mais encore  faut-il que le compte y soit. Ce qui ne sera pas le cas.

Cela signifie qu’il s’agit d’une ville qui ne »cultive » pas ses Justes, qui ne leur permet pas de remplir leur rôle de purification tout comme l’on  parlera d’une insuffisance de certains éléments dans le sang d’une personne. La carence en  globules rouges conduit à l’anémie.

Jéssus ne serait donc pas Juif parce qu’éléve dans le judaisme mais de par sa mentalité  révolutionnaire.

On doit distinguer en ce  sens  antijudaisme et antisémitisme. L’un concerne une certaine historicité, l’autre une certaine supériorité pouvant se manifester dans les domaines les plus divers et ce sans rapport avec le judaisme. Un Juif peut tout à fait  s’oppose  à une certaine orthopraxie ou à une certaine forme de sionisme.

Ainsi, selon nous, il n’est nullement évident que les Juifs doivent vivre ensemble et l’on sait le caractère sinistre du terme « concentration » au XXe siècle. Il semble que l’on ait fait la preuve que  le rassemblement des Juifs ne soit pas la bonne  « solution ». D’ailleurs, Herzl, dans sn Etat Juif,  limitait la portée d’un tel regroupement (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars E Ramkat, 2002)

Il importe que le XXIe siècle reconnaisse l’existence nécessaire  d’une minorité au sein de toute société/ La crise sanitaire a malheureusement montré- de façon assez malsaine   que l’on tendait  à vouloir  imposer un seul et même statut pour tous au lieu de  traiter une certaine élite selon d’autres critères. On entend des consignes selon lesquelles,  il est question des « autres », ce qui en français ne signifie nullement différence mais similitude, assimilation à une seule et même et  unique  catégorie/.

Comme le note Alain Minc dans son dernier livre,  les Juifs qui ont le plus d’impact se sont démarqués des pratiques et des croyances en vigueur de leur temps.  Mais, il arrive toujours un moment où certaines appartenances se font plus manifestes à la fois chez les Juifs et chez les non Juifs. Ce qu’on appelle dans notre anthropocosmologie  la période solsticiale de Saturne.

JHB

25 09 21

 

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