• Accueil
  • > ASTROLOGIE
  • > jacques Halbronn Son premier texte publié : Les hommes et les institutions en face de la guerre du Viet Nam (1966)

jacques Halbronn Son premier texte publié : Les hommes et les institutions en face de la guerre du Viet Nam (1966)

Posté par nofim le 30 septembre 2021

jacques  Halbronn  Son premier texte publié: «   Les hommes et les institutions en face de la guerre du Viet Nam   Où  se trouve la  véritable  force ? » (octobre  1966) paru dans le bulletin de Philippe Lévy (Association des jeunes pour la connaissance de l’Etat AJCE) 

 

La supériorité militaire des Etats Unis au Viet Nam étant  incontestable, il semble à première vue que leur victoire soit assurée, incontestable.; comment se pourrait-il, en effet, qu’une puissance  incapable de gagner la guerre malgré un tel avantage matériel accepte une défaite?

Telle serait l’évidence si le Président des Etats Unis  n’était pas une « machine politique » mais il a été élu  par les Améticains pour les dirigér, non pour incarner les Etats Unis, non pour prendre en mains leur destin. Voilà pourquoi on n’est pas en droit de parler des Etats Unis mais il faut dire le Président des Etats Unis.

Ce  dernier  ne peut agir  exactement comme il le désire. Le Président Johnson le sait bien, et il s’en félicité. Il est un instrument, un nom sur l’échelle d’une institution l’Etat d’où il puisse son pouvoir et dont le soutien lui est indispensable, mais qui est aussi une chaîne/ Cependant, il n’est pas de ceux qui sentent ce poids qui les empêche d’agir à leur guise. Par là le Président Johnon ne se sent responsable que de manière limitée. Il en est ainsi dans presque toutes les démocratie et les monarchies où sont élus ou  acceptés des hommes revêtus d’une légitimité sans laquelle ils ne seraient pas en mesure de  gouverner; mais à partir de ce moment là, ces hommes deviennent des « machines politiques » indignee de gouverner.

Acceptés librement par ceux à qui ils doivent commander, ils sont dans l’Etat, alors que ceux qui se fonr respecter par leur seule valeur sont d’une autre nature. Ces derniers recherchent la liberté de la puissance solitaire, au lieu de tenter de limiter leur pouvoir dans le cadre d’institutions rassurantes. On reproche souvent la liberté prise par ceux qui veulent agir au-dessus des lois, qui veulent incarner l’Etat, on oublie que ceux-ci ne sont pas du tout que de la même espèce que ceux là et que la liberté des premiers est beaucoup plus dangereuse que celle des seconds.

Il peut arriver  qu’un « sytéme »  obtienne d’excellents résultats, les meilleurs jamais. Il n’est pas  concevable qu’un roi soit apte à gouverner un pays; ce serait une coincidence inouie. Il n’est pas non plus concevable  que ce soit par les votes de tout un peuple que le plus apte à gouverner soit  désigné. Un homme de « tallle étatique » n’est pas choisi, il s’impose et démontre ainsi qu’il est capable de prendre des décisions de gouvernement.

Si la Guerre du Viet Nam était une lutte entre deux hommes de « taille étatique » comme Mao Tsé Toung et le Général De Gaulle, elle serait sans issue car aucun ne céderait dans l’hypothèse où un conflit de deux personnages de cette envergure  peut éclater. Mais cette guerre est une guerre de faiblesse., elle représente un aveu d’incapacité en face du communisme et de ce qu’il apporte  aux pays « en voie de développement ». Pour éviter d’autres guerres du Viet- Nam en Asie, en Amérique, en Afrique, il faudrait un président de « taille étatique ». Sans un président fort, la guerre sera toujours imminente, inévitable.. Il y a des guerres de faibles, de résistance, des guerres réactionnaires et des guerres de forts, de conquéte, d’espoir.

Lorsque l’ambassadeur des Etats Unis à l’ONU, M. Goldberg annonce fièrement que son pays ne méne pas une guerre idéologique, il ne nous apprend rien mais aucune déclaration ne saurait nous inquiéter davantage. Qu’est ce qu’une guerre qui n’a pas pour fin une conquéte, dont ceux qui la ménent ne cherchent pas à imposer leur loi? C’est une guerre absurde, interininable, une fausse guerre,sans paix possible, une guerre qui ne peut se terminer que par la guérison de l’agresseur,. Or, il aggrave sa maladie.

Si Ho Chi Minh était un homme aux capacités limitées, faible, il y aurait longtemps que la guerre serait terminée au Viet Nam puisque seule la puissance militaire et économique départagerait les opposants.Mais il ne faut pas croire qu’Ho Chi Minh résiste parce qu’il a des pouvoirs très étendus mais plutot parce qu’il est capable d’avoir des pouvoirs très étendus. Lyndon Johnson-sinon les Etats Unis, s’inclinera  devant Ho Chi Minh et Mao Tsé Toung ».

 

 

Commentaire: en 1975,  fin de la Guerre du Viet Nam. Une prévision  réussie.

 

« Le conflit étant dans l’impasse et de plus en plus impopulaire dans l’opinion publique américaine, les accords de paix de Paris décident en 1973 du retrait militaire américain. En 1975, le Nord Viêt Nam réalise une offensive contre le Sud Viêt Nam et remporte la victoire (chute de Saïgon). Le pays, officiellement réunifié l’année suivante, devient la république socialiste du Viêt Nam. En même temps que le Viêt Nam, le Cambodge et le Laos deviennent, eux aussi, des pays communistes. » (Article Wikipedia)

 

Laisser un commentaire

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs