Jacques Halbronn Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.
Posté par nofim le 6 octobre 2021
Jacques Halbronn Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.
Prenons le cas du phallus, il y a analogie avec le pis de la vache et le vagin de la femme le traie et en fait jaillir le sperme. On est donc en présence d’une aporie: selon l’exemple que l’on prend, la « source » sera mâle ou femelle. On songe aussi à la poule qui vient renforcer le pôle féminin.
L’on notera toutefois que les exemples allant dans le sens du féminin matriciel sont emprunté aux animaux et non point au genre humain/
En outre, sur le plan culturel, l’homme (de génie) apparait comme celui que l’on va traire, ce qui va dans le sens du phallus qui est aspiré en quelque sorte par la femme. Nous avons déjà rencontré ce type de probléme avec le mot matière qui est pour nous lié au masculin et ce en dépit d’un rapprochement tentant avec « Mater ».
La lecture des premiers versets du Pentateuque nous enseigne qu’au commencemnt était le « tohu bohu lequel précéda la « création du ciel et de la terre ».
Ce texte est assez confus car il nous raconte que Dieu créa simultanément le Ciel avec la Terre puis il nous signale juste après que la terre était Tohu bohu.
Selon nous, la Terre est masculine bien que de genre féminin grammaticalement tant en français qu’en hébreu ou en allemand.(die Erde) et la forme est féminine, elle structura la matière, elle l’exploite, elle la « traie » tout comme un pianiste jouera du Bach et s’appropriera sa musique.
Dans le domaine économique, on retrouve la même ambiguité entre l’employeur et l’employé. Qui se sert de qui? SElon nous, l’on peut tout à fait décider que c’est l’employé qui se sert de l’employeur dont il tire un « emploi », « ‘du travail, un salaire. Mais d’aucuns n’hésiteront pas à adopter la thèse inverse en se fondant sur l’usage de la langue quant au sens du mot « emploi ». Or, celui qui fait une découverte créera ipso facto « de l’emploi », ce qui profitera à plus d’un. Si l’on revient à l’exemple de la procréation, un seul homme peut mettre enceintes un grand nombre de femmes qui auront reçu sa semence. Se pose ainsi la dialectique de l’émetteur et du récepteur et dans bien des cas c’est bien le récepteur qui impose sa loi à l’émetteur, l’instrumentallise.
L’être qui est chargé de la forme n’exerce-t-il point un certain pouvoir en « finalisant » ce qui n’est qu’ébauche, brouillon, esquisse? Il produit l’objet, il fixe un objectif alors que la matière se contente d’être et de vivre sans chercher à fixer ou à se fixer. La forme crée du discontinu à partir du continu, du flux de la matière que l’on peut représenter comme de la lave en fusion alors que la forme impliquerait un refroidissement et un asséchement, une cristallisation, un processus qui va figer et se figer.
Un tel questionnement peut, on en conviendra, entrainer des conséquences majeures au niveau socio-économique. On précisera que pour nous, seul le génie incarne le masculin et que c’est là une denrée, une épice (cf Dune) rares. SElon nous, il revient à la femme de s’attacher à l’homme à condition qu’elle éprouve à son égard une certaine admiration, sachant que c’est à tout le genre masculin qu’elle rend ainsi hommage.
JHB 06 10 21
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