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Jacques Halbronn Les troubles morphosémantiques liés à l’emprunt linguistique.

Posté par nofim le 6 octobre 2021

Jacques  Halbronn  Les  troubles morphosémantiques liés à l’emprunt linguistique.

 

En principe, les champs morphosémantique doivent présenter une certaine homogénéité morphologique  et étymologique, bref les mots qui ont grosso modo le même sens doivent se ressembler, avoir un air de famille.

Ce qui vint perturber un tel idéal tient pour une grande part à l’emprunt linguistique, ce qui va  accroitre les cas de synonymie, lorsque le sémantique l’emporte sur le morphologique.

Lorsqu’une langue échappe à ce travers, elle offre une certaine transparence et une forte prévisibilité. L’enfant face à une langue ayant ce profil n’aura pas de mal à se retrouver dans cette langue. Inversement, une langue qui est marquée par des troubles morphosémantiques  ne pourra se fier à ses perceptions sensrielles et devra intégrer une tradition orale sous tendant le phénoméne de synonymie.

Dans un précédent article traitant du passage de l’écrit à l’oral, nous avions insisté, notamment dans la cas du  français sur le poids d’une  tradition orale venant corrige l’écrit. Or, dans le cas de l’anglais, le probléme va se poser en raison de l’hétérogénéité  des composantes d’un même ensemble morphosémantique. C’est ainsi  que pour indiquer la  « fin » en français on a  final, finir, finalement, etc , en revanche en anglais on a tantôt  finish tantôt end, du fait du poids du français au sein de cette langue que l’on peut ipso facto qualifier d’hybride.

Or dans le cas de l’anglais, la question est d’autant plus inquiétante qu’il s’agit de la langue actuellement dominante et partie pour le rester tout au long du présent siècle voire bien au delà., se substituant au français lequel domina l’Europe durant les siècles précédents et qui aura marqué l’anglais depuis le XIe siècle ( Conquéte normande, 1066) Nous dirons que la langue française est riche d’une double fluidité, tant sonore que sémantique. Sonore en ce qu’elle enchaine les mots les uns aux autres au lieu de les tenir séparés  et sémantique en ce qu’elle n’utilise qu’une seule et même racine pour couvrir un certain champ quand l’anglais en utilise deux, n’ayant aucun rapport entre eux sur le plan formel (morpho)

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 10 21

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