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jacques Halbronn Remarques sur le « Bulletin mensuel du Centre International d’astrologie »

Posté par nofim le 17 octobre 2021

PUBLICATIONS  DE LA  BIBLIOTHEQUE  UNIVERSITAIRE  DE  RECHERCHE  ASTROlOGIQUE  (BURA)

 

 

jacques  Halbronn   Une  astrologie  sur la défensive,  face à Bachelard, Jean Rostand et Paul Couderc. Remarques sur le  Bulletin mensuel du Centre International d’astrologie, rédigé par André Barbault (VIe année, février -mars  1952)

 

Ce bulletin mensuel  qui précéda la parution d’Astrologie Moderne,  réagit à la parution du Que Sais je sur l’Astrologie en 1951- il y a donc 70 ans-  par l’astronome Paul Couderc, ouvrage qui ne sera remplacé qu’à la fin des années 80 avec celui de Suzel  Fuzeau Braesch, au bout d’une quarantaine d’années.

 

Barbault alors agé d’une trentaine d’années,  consacre une demi- page de son Bulletin à cette affaire sous le titre de « Opposition frontale contre l’astrologie » (numéro de février, page 5):

« Lorsque j’ai dit que le livre de Couderc sur ‘L’astrologie » donnerait au novice la certitude irrévocable que cette dernière  est une utopie périmée, je ne pensais pas en avoir une preuve  aussi rapide et éclatante. Après  un article  d’André George dans le « Figaro » « Du pouvoir des fables », c’est Jean Rostand  qui, dans le Figaro Littéraire du 19 janvier dernier  consacre une 1/2 page à « une fausse  science: l’Astrologie ». L’éminent biologiste y étale son ignorance totale de l’astrologie sur la foi d’une seule lecture (…) de l’ouvrage accrédité d’un astronome. L’astrologie représente une fixation au stade de la pensée magique; c »est  vrai pour  beaucoup d’astrologues mais aussi  pour beaucoup  d’autres hommes de science, hélas!) Et puis vient l’argument massue « Comme il  est donc  flatteur pour le pauvre individu  humain de croire qu’il  a un destin et que ce destin est écrit  dans les astres »/ On pense pourtant  que la pensée  astrologique serait d’admettre que la poussière  humaine infinitésimale peut ne pas rester indifférente aux déplacements  gigantesques des mondes planétaires En somme, quand on veut démontrer une idée, on prend le problème par l’autre  bout mais à quoi bon…Dans la « Petite Gironde », l’abbé Moreux avait déjà repris l’attaque. On voit  qu’il s’agit  bien d’une offensive  générale. Du coup, un  article sur l’astrologie er les tempéraments de M. Millat qui devait paraitre  dans la « Revue Naturiste »  a  été ajourné. Premier résultat. Nous avons heureusement des partisans;  Témon l’artice de  M. Delcros,    dans « Guérir » de février « L’astrologie auxiliaire du Médecin » d’ailleurs intelligemment conçu.

 

On trouve dans le méme Bulletin mensuel du CIA, sous la même plume une étude intitulée « Gaston Bachelard et l’astrologie » (p.4): « Bachelard est de tous les philosophes de la Sorbonne celui qui s’est le plus occupé (ou plutôt le moins désintéressé) de l’Astrologie. Il en parle à plusieurs reprises dans l’ouvrage épistémologique   qu’il a intitulé « La formation de l’esprit scientifique »(Vrin) la discute intelligemment  sans toutefois (on le comprend)sortir du préjugé défavorable. (..)

Bachelard ne peut évidemment savoir que si les astrologues de formation scientifique conçoivent surtout l’astrologie sous l’angle d’un déterminisme physique et causal(position qui peut se défendre), par contre, ceux dont la formation est psychologique pensent que l’astrologie est conçue en fonction de la mentalité  de l’époque et qu’une  explication  « mécanique » fait naturellement  suite à l’explication « animiste » de génies planétaires…position que le savant  philosophe ne saurait  critiquer, surtout si l »on ne perd pas de vue l’idée première: le microcosme est  structuré par le macrocosme, peu importe la façon  dont  s’opère la structuration Et si la seconde  catégorie d’astrologues pense  que  le déterminisme  astral , c’est la nature qui est  en l’homme, qu’il  s’effectue par le canal des racines  terrestres, raciales,  instinctives avec l’atavisme du pitécanthrope et que la phénoménologie de l’astrologie est celle de l’affectivité, Gaston Bachelard comprendra sans doute que les « surdéterminations » du raisonnement astrologique ne sont pas le fait d’une mentalité préscientifique mais  bien de la matière de la « primitivité » humaine à laquelle, comme le psychanalyste, l’astrologue a affaire »

Dans  le numéro de mars 1952, André Barbault consacre cette fois une étude à ‘C. J. Jung  et l’astrologie » ce qui fait contrepoids aux attaques: (p.5) « Le Bulletin du CIAé de juin 1948 a donné lecture d’une lettre de  Jung à Raman publiée par l’American Astrology Magazine du même mois. Il y est dit que le psychanalyste Zurichois qui est peut être le plus grand psychologue depuis la mort de Freud et dont la réputation est mondiale ne rejette pas l’astrologie et même la pratique devant des cas psychologiques complexes/ Elle lui donne d’heureux résultats. Pour lui, comme pour son collégue Otto Rank, les mythes n’ont pas été lus dans le ciel et en descendent, ils ont, au contraire, été projetés au ciel après avoir surgi dans l’âme collective des peuples; le ciel n’a servi que d’écran pour le film  des  états psychiques  et c’est de cette façon que l’univers humain est inscrit dans l’univers sidéral. Il est intéressant de voir l’éminent psychologue présenter l’astrologie au public dans un de ses derniers livres « L’homme à la découverte de son âme » (Ed Mont Blanc p. 336 ) (…) Cette position  me semble, quant à moi, parfaitement défendable: c’est même la plus plausible etc(suit une étude  du thème de Jung) En 1961, Barbault fera paraitre aux Ed. du Seuil  « De la psychanalyse à l’astrologie ».

 

 

JHB

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