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Jacques Halbronn : Regards sur le milieu astrologique français

Posté par nofim le 24 octobre 2021

Jacques  Halbronn : Regards rétrospectifs  sur le milieu astrologique français.

 

IL y a des milieux qui n’intéressent personne, où personne ne se soucie de décrire ce qui s’y passe et encore moins ce qui s’y est passé. Cela fait penser à ces banlieues dortoirs dont les habitants ignorent  à peu près tout et où l’on peut raconter n’importe quoi sur les uns et les autres, où l’on est juge et partie. Or, il semble bien que le milieu astrologique français entre dans cette catégorie ou plutôt y serait entré si nous n’étions pas intervenus depuis une quarantaine d’années. C’est en 1981 que parut notre « Bottin Astrologique » comportant des descriptions d’un grand nombre d’acteurs dans ce domaine avec leurs coordonnées, sans qu’il s’agisse en quoi que ce soit d’une promotion publicitaire payante. Autrement dit,  il n’y avait aucune excuse pour ne pas parler d’Un tel ou d’Un et personne ne pouvait non plus  refuser d’y figurer. On sait que ce rituel se sera poursuivie pendant un quart de siècle jusqu’en 2006, date de parution de notre dernier « Guide » ou’ Livre Blanc.

Mais quand nous sommes entrés dans ce milieu, à la fin des années soixante, il n’y avait pas de Congrès astrologique. On se souvenait vaguement qu’il y en avait eu à Paris, à la fin de l’année 1953 et puis aussi à Strasbourg l’année suivante et depuis plus  grand chose. Il n’y avait pas d’organisateur  d’événements et donc il n’y avait rien à raconter pour un observateur, pour la presse. Et quand on commença à en organiser en 1974, vingt ans après la période mentionnée plus haut, il y eut un frémissement dans les journaux mais il n’y avait pas de presse astrologique digne de ce nom. Là encore, si nous n’avions pas été là, les colloques n’auraient pas pris, année après année; Mais pour nous, la formule n’était pas celle d’une réunion parisienne annuelle mais d’une succession de rendez vous étalés tout au long de l’année, en différentes villes francophones et tous ces rendez-vous seraient soigneusement  relatés dans nos Guides avec leurs participants. Si  nos Colloques ont été largement imités par les uns et par les autres, il n’en aura pas été de même de nos Guides. Mais en vérité, nos imitateurs ne sont jamais parvenus à  réunir un grand nombre de chercheurs en même temps et le public a souvent été composé d’anonymes qui n’avaient pas de place dans nos guides et on parlerait plutôt d’une suite de conférences bien trop longues et donc ne laissant pas de place à suffisamment  d’intervenants. La tradition des congrès n’est pas celle d’une ouverture au public, et cela ne doit pas tourner à des cours. Les astrologues ont besoin de se retrouver entre eux et d’étaler leurs différences, sans craindre de choquer un public de consommateurs d’astrologie. 

L’on pourrait ajouter la question de l’enregistrement des rencontres, en audio et mieux encore en vidéo. Nous avons commencé à filmer à partir de 1978 mais surtout depuis 1984, au congrès de Lyon qui fut une première du genre. mais c’est avec Internet que nos archives vidéo ont pu se diffuser sur You Tube et la France astrologique bénéficie d’une couverture audiovisuelle sans pareille dans le monde. Une fois de plus, sans nous, on n’en serait pas là. 

Et que dire du niveau de la recherche en astrologie? Malgré nos propositions, la méthode consistant à s’intéresser aux seuls passages de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux n’aura jamais, depuis 1976, été prise en considération comme si les astrologues français restaient figés sur le modéle des 12 signes du zodiaque et de la totalité des planétes du systéme solaire.

 

 

Le probléme, c’est qu’il nous aura fallu jouer un double rôle d’acteur et d’observateur et il est vrai qu’un acteur qui sait que l’on ne s’intéresse pas à ce qu’il fait n’est pas très motivé pas plus qu’un observateur qui ne voir rien se présenter! il faudrait également s’interroger sur la faible présence des femmes au sein de l’élite astrologique.

Nous avons eu récemment à connaitre de prétendus récits sur le milieu astrologique excessivement lacunaires, non pas du fait d’une mauvaise volonté mais par ignorance de ce qui se passait. On ne peut pas être un bon observateur sans se déplacer, sans assister à ce qui s’organise ici et là. Faute de quoi on ne parle que de ce que le hasard nous aura permis de connaitre. Mais comment être à la fois bon acteur et bon observateur? Il faut être doué pour cela tout comme tout un chacun n’est pas fait pour animer un débat. Il y en a donc parmi nous qui ont largement  atteint et dépassé leur niveau d’incompétence de façon assez pathétique. 

 

 

 

JHB 24 10 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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