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Jacques Halbronn Astrologie et anti-astrologie au prisme du biais cognitif.

Posté par nofim le 30 novembre 2021

Jacques  Halbronn  Epistémologie  de la Recherche Astrologique (R.A.). Astrologie et anti-astrologie  au prisme du  biais cognitif.

 

 

Le biais cognifitif  caractérise un certain parti pris aussi bien pro que anti. Il consiste à ne conserver que les facteurs allant dans le sens d’une certaine démonstration. On négligera tout ce qui ne « colle » pas avec l’objectif poursuivi et l’on retiendra tout ce qui vient conforter son point de vue. Dans les deux cas, l’on observe une certaine précipitation dans les conclusions tant positives que négatifs, selon le biais adopté.

Cette précipitation  se manifeste par l’absence de « double check », tant dans un sens que dans un autre.  Autrement dit, on ne prendra pas la peine de vérifier, de recouper tant ce qui est positif quand le biais est négatif  que ce qui est négatif quand le biais est positif. D’expérience, l’on sait que souvent une première impression ou expérience  ne tiendra pas face à de nouvelles recherches, ce qui montre que l’on aura été victime de quelque forme de contingence. Un bon systéme peut avoir des ratés et un mauvais systéme peut être sauvé par quelque coincidence.

Nous aborderons deux cas de figure:

 

I tenir compte des variables   

 

 

Le rejet d’un systéme en bloc est difficilement acceptable. Cela fait penser à quelqu’un qui n’y connait rien en mécanique et qui abandonne un véhicule parce qu’il ne « marche » pas  alors qu’il suffirait d’intervenir sur telle ou telle pièce pour que cela fonctionne. Il importe donc que le critique « en bloc » fasse la preuve de sa connaissance de la dite « mécanique » à savoir qu’il soit capable d’expliquer la cause d’une panne, en jouant sur les diverses variables, ce dont généralement le dit critique est bien incapable.

 

 

 

 

 

II tenir compte de l’excés de précision ou d’imprécision   

 

Un autre cas de figure explique l’échec comme la réussite d’un diagnostic ou d’un pronostic en raison d’une mauvaise formulation, soit un excés ou une absence de précision.  Dans le cas d’André Barbault, en ce qui concerne 1989, on observe une précision insuffisante quant à la nature de l’événement à venir. Or, selon notre approche, un cycle comporte alternativement des phases contradictoires, ce qui exige de la part de l’astrologue qu’il opte entre le type d’évenementialité attendu. Tout prouve, selon nous, qu’en 1953-55, quand l’année 1989 fut avancée, que Barbault  entendait que 1989 verrait la victoire du bloc communiste. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne fut pas le cas. Ici, la précision visait le bloc communiste mais l’imprécision touche à ce qui lui arriverait, le premier point masquant le second.

Mais l’on peut aussi signaler une trop grande précision qui aura conduit, cette fois, à l’échec. Toute la question est de savoir à quel seuil de précision et d’imprécision l’astrologie doit accéder, ce qui est un vaste débat épistémologique.  Parmi les astrologues, beaucoup rejettent les «  »orbes » au nom d’une insuffisance de précision (cf. l’AC B de Roger Héquet). Or, cela reviendrait à réduite la saison du printemps, au 0° Bélier alors que le printemps s ‘étend jusqu’au 0° Cancer, du moins dans l’hémisphère  Nord. Là encore, on pense à André  Barbault qui semble avoir une vision très étroite de l’impact d’une configuration avant de basculer en sens inverse avec son indice cyclique, passant d’une extréme à l’autre entre 1964 (La crise mondiale)  et 1967 (les astres et l’Histoire)

 

 

JHB 30. 11. 21

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn La pseudo-astrologie saturnienne de Pierre d’Ailly

Posté par nofim le 30 novembre 2021

 

 

Jacques  Halbronn  La pseudo astrologie saturnienne  de Pierre d’Ailly 

 

On évoque volontiers la prédiction de Pierre D’ailly  pour 1789, il s’agit en fait d’une extrapolation  sur  la base de dix révolutions de Saturne, qui va de 889 à 1189 puis à 1489, puis à 1789. Le fait d’avoir privilégié la cyclicité saturnienne  montre toute l’importance qu’il convient d’accorder à cette planéte (cf notre Astrologie selon Saturne 1994  et l’Astrologie EQSOLS). On est là à la croisée entre astrologie et numérologie, au sens premier qui n’ a pas de rapport avec ce qu’on entend de nos jours par ce terme.  Une question se pose : quel est le point de départ d’une telle série et sur quelles bases ce point de départ est-il déterminé?  Le lien entre cette série et la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne ne nous semble pas du tout évident. Selon notre astrologie  saturnienne, le cycle de Saturne est structuré par ses conjonctions avec les axes équinoxiaux et solsticiaux  et non par ses rapports avec d’autres planétes.

On trouve un écho à ce systéme dans la pseudo Epitre à Henri II, placée en tête du second volet des Centuries de Nostradamus, qui reprend l’intitulé de Pierre d’Ailly »sur les persécutions de l’Eglise Chrétienne (pour 1792)

 

 

Georges   Dumézil:

« La date de 1792 se trouve dans l’Epître à Henri II, pourtant rédigée à Salon-de-Provence le 27 Juin 1558, où il est dit qu’il  » sera faicte plus grande persécution à l’Eglise Chrestienne que n’a esté faicte en Afrique, et durera ceste-icy iusques à l’an mil sept cens nonante deux (…) « 

En  fait, selon nous,  la venue de l’Antéchrist, selon les écrits de Nostradamus au début des années 1560- notamment ceux adressés au Pape Pie IV,  fixaient  la fin de cette décennie pour un tel avénement.

Que  trouve-t-on chez Richard Roussat ( Livre de l’Estat et Mutation des Temps, Lyon, 1550), repris par Antoine du Pavillon dans ses « Prophéties » datées de 1556?  A la quatriéme et dernière partie (pp.  155 er seq) on lit un exposé assez hybride se référant à Albumasar:

1″dix révolutions saturnales (..) environ  troys cens ans

2 « Aries, Cancer, Libra ou Capricorne

3 « Et la raison pourquoy environ ces  dix révolutions saturnales se font diverses (…) mutations (…) c’est  que lors, ou environ, se fait une tres  grande conjonction des supérieures planètes » 

A entendre  Roussat recourant à  une terminologie empruntée à Ibn Ezra dans son Liber Rationum, tous les 300 ans, on trouverait une « très grande conjonction »de Jupiter et de Saturne/.   Mais, comme le note Juste David (cf notre bibliographie), Pierre d’Ailly aura cherché à mettre en corrélation le cycle de 300 ans qu’il associé de Saturne (de 30 ans environ) avec celui du cycle Jupiter-Saturne qui est de 240 ans. Auger Ferrier polémiquera avec Jean Bodin sur la durée de ce cycle (cf notre étude  sur Ferrier,  bibliographie).  En fait, cette mise en avant d’un cycle de 300 ans est le seul résultat d’une, faute de mieux observation empirique que Pierre d’Ailly associe au cycle de Saturne quant à sa durée. Mais le fait de mettre en avant dix révolutions de Saturne ne saurait constituer  une donnée astronomique viable, dès lors qu’elle n’est pas associée au passage de Saturne sur les Signes cardinaux,(ou  mobiles) dont parle Roussat (cf supra), à savoir le bélier, le cancer, la balance et le capricorne que cette planéte traverse successivement tous les 7 ans. Comme le note  Labouré (p. 302, cf bibliographie), « au cours de la période de ces  dix  révolutions, il  y a toujours au moins une conjonction majeure de Saturne   et de Jupiter de 240 ans » 

Signalons aussi l’ouvrage d’Antoine Couillard Du Pavillon Les Lorriz, intitulé « Prophéties » (Paris, 1556) lequel fait référence à la date de 1791 (p? 28) : »la seule lecture des nouveaux livres prophétiques qui nous menassent de mourir dans deux cens trente cinq ans », ce qui se retrouve dans la fausse épitre de Nostradamus à Henri II, datée de 1558 sous la forme « mil sept cens nonante deux ». 

Selon nous on est là en plein dans la « cuisine’astrologique, consistant à tenter de mettre en corrélation des observations numériques, des intervalles de 300 ans entre certains événéments marquants  et des observations astronomiques, à savoir le cycle des conjonctions Jupiter-Saturne. Mais au bout du compte, ce qui reste, ce sont les 300 Ans, quelle que soit la corrélation astronomique proposée, celle des conjonctions Jupiter Saturne et celle encore plus problématique de 10  révolutions de Saturne, sans aucune précision de repére fixe au niveau zodiacal dès lors que l’on ne se référe pas explicitement aux 4 signes « mobiles » liés aux axes équinoxiaux et solsticiaux. Autrement dit,  1789 est obtenu selon des observations qui n’ont aucun caractère proprement astronomique, jusqu’à preuve du contraire.  En tant que spécialiste de la cyclologie saturnienne, nous ne pouvons que constater l’importance accordée au cycle de Saturne comme unité de mesure astrologico-astronomique mais faute de relier la série 889- 1189-1489 etc à un repére zodiacal valable, nous ne voyons là qu’une instrumentalisation pour les besoins de la cause du cycle de Saturne , d’autant que le  multiplicateur 10  n’est guère pertinent, astrologiquement ou astronomiquement, en comparaison du multiplicateur 4 ou 12. On ne saurait donc, comme le propose Yves Lenoble, mettre  la date de 1789 sur le compte de l’astrologie mais bien sur celui d’une numérologie laquelle n’a pas besoin d’un repére astronomique.  Lenoble (Le grand voyage en soi et dans l’avenir) :

 » L’astrologie s’est en effet toujours voulu annonciatrice des grands événements de l’Histoire. Ainsi, le cardinal d’Ailly et Nostradamus avaient prévu très longtemps à l’avance la révolution de 1789. Notons que 1489  est une date à venir pour quelqu’un qui écrit en 1414 et cela correspond à 300 ans après 1189. Pour notre part, nous pensons (cf Le texte prophétique en France) que Pierre d’ Ailly  aura  d’abord voulu calmer certaines tensions propres à son propre temps troublé en projetant celles-ci vers un futur plus lointain, selon un processus d’instrumentalisation..

 

JHB  02  12  21

 

Bibliographie

 

 

 

 

 Jacques  Halbronn   La traduction anglaise des  »Jugements astronomiques sur les nativitez » d’Auger Ferrier », Mémoire de DEA, Departement Anglais, Université Lille … 1981

 

 Jacques  Halbronn  « Pierre d’Ailly : des conjonctions planétaires à l’antéchrist Société Historique de Compiégne, Bulletin n°B33), 1993, page(s) 49 à 77

Jacques  Halbronn   “Exégèse prophétique de la Révolution française”, Politica Hermetica, 1994.

 


Des obstacles épistémologiques en Astrologie Mondiale

par Jacques Halbronn   site RAMKAT  Encyclopaedia Hermetica  2004

 

Un ouvrage inédit de Pierre d’Ailly, le De Persecutionibus ecclesiæ

bookwiki  Aiilly  et  Epitre à Henri II

 

 

Bibliothèque de l’École des chartes  Année 1904  65  pp. 557-574

Astrologie et religion au Moyen Age

https://books.google.fr › books
Denis Labouré · 2019 · ‎ Astrologie  & Religion au Moyen Age.

La séquence des dix révolutions de Saturne rythme l’exposé. … Pierre d’Ailly ajoute un bloc de 300 ans. … 300 ans. Nous parvenons en 1789. Saturne a …

L’Astrologie: le grand voyage en soi et dans l’avenir

https://books.google.fr › books
Yves Lenoble · 2020 · ‎Body, Mind & Spirit

événements ont eu lieu tous les 300 ans, les derniers en date étant en 889 et 1189. Il en conclut qu’il en sera de même en 1489 et surtout en 1789.   

 

cf Richard Roussat. Le Livre de l’Estat et Mutation. Postface: J. P. Brach;  Rééd. Gutenberg, 1981

 

Smoller (Laura Ackerman). History, Prophecy, and the Stars. The Christian Astrology of Pierre d’Ailly, 1350-1420.  Compte-rendu par sem-linkJuste David, in

 

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Jacques Halbronn L’astrologie cyclique et les adjectifs qualificatifs

Posté par nofim le 28 novembre 2021

Jacques Halbronn   L’astrologie cyclique  et les adjectifs qualificatifs

 

 

L’astrologie  ne peut faire l’économie de l’usage des adjectifs: il n’y a pas un seul type de guerre, un seul type de phase. L’erreur de Barbault aura été d’opposer guerre et paix dans son indice cyclique au lieu de distinguer entre les différents types de guerre. La confrontation entre blocs n’est pas du même ordre que celle entre nations. L’Europe aura connu ces deux cas de figure: celle des blocs Est et Ouest  et la dislocation interne à chaque bloc. Cela correspond à deux types de phase, l’équinoxiale et la solsticiale, respectivement. Tout comme dans la gestion des langues, il vaut mieux utiliser différents adjectifs que différents noms, tout comme il vaut mieux utiliser forme positive et négative d’un même adjectif plutôt que de se servir d’adjectifs étymologiquement différents.

En ce qui concerne la Recherche Astrologique, il vaut mieux se servir d’un modéle théorique, cohérent, ce qui implique une régularité sinusoidale des phases – ce qui n’était pas le  cas de l’indice cyclique- avec un début et une fin de phase coincidant avec  le début et la fin d’une autre phase et ce n’est pas l’application d’un modéle bancal, sur le papier,  qui permettra de valide celui-ci car dans la pratique, bien des facteurs aléatoires peuvent intervenir susceptibles de fausser la perception des phases.  On prendra le cas de l’appel du 18 juin de De Gaulle, il faut le situer non pas dans une réaction de nation contre nation mais de bloc contre bloc, c’est pourquoi  il parle des Alliés face à l’invasion allemande de l’Europe.  En 1940, on est en phase équinoxiale et en  1944 on passe en phase solsticiale. De même en 1953, on est en phase équinoxiale de bloc contre bloc  alors qu’en 1989, on était en phase solsticiale, qui voit les blocs s’effondrer, comme c’est le cas actuellement en une nouvelle phase solsticiale, avec le Brexit.

 

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Jacques Halbronn Pour des Etats Généraux de la .R.A ( Recherche Astrologique) Le projet Guinard

Posté par nofim le 27 novembre 2021

Jacques Halbronn Pour des Etats Généraux de la Recherche  Astrologique en 2022 . Le projet Guinard.

 

Avec l’approche de la prochaine phase équinoxiale de Saturne,débutant en juin 2025, soit dans un peu plus de 3 ans, et pour 7 ans, nous préconisons une période préparatoire,  afin d’être en mesure de proposer un nouveau modéle astrologique au public des étudiants, des patients se tournant vers l’astrologie et qu’Yves Lenoble appelle des « astrophiles ».

L’on peut  certes continuer à  « chercher » à satisfaire une certaine demande stéréotypée d’astrologie, ce qui comporte un certain avantage financier, y compris dans le domaine de l’édition astrologique. Le terme « Recherche astrologique » aura été selon nous « galvaudé » depuis des décennies, et figure ou a figuré  dans l’intitulé de diverses associations et structures astrolologiques (GERAS, CEDRA, MS, CURA) ou encore ARIANA (Association pour la Recherche et l’Information en Astrologie Naturelle de Richard Pellard, ),  l’ARRC (Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques d’Yves Lenoble sans parler  du Laboratoire d’Étude des Relations entre Rythmes Cosmiques et Psychophysiologiques des Gauquelins ou  du CEBESIA ( Centre Belge pour l’Etude Scientifique des Influences Astrales) de  G. L. Brahy. Quant aux Anglosaxons, ils ont notamment l’ISAR, l’International Society for Astrological Research) mais que recouvre-t-il dans les faits?

On trouve sur le site du CURA (qui reprend en anglais la forme Astrological Research) du regretté Patrice Guinard (1957 -2021) le texte suivant datant de 2001

 

 

« Projet de constitution d’un fonds pour la recherche en astrologie

 

Demain verra-t-il l’avènement d’ une astrologie dans les universités? Les astrologues ne le souhaitent pas dans leur majorité, encore qu’ils aiment citer Jung à l’envi sur cette question. L’obstacle principal n’est pas de nature cognitive, mais de nature idéologique. Il est particulièrement puissant dans les pays de vieille culture académique, comme la France, mais beaucoup moins dans des cultures jeunes. Cependant, lors des prochaines décennies, l’université sera probablement amenée à s’intéresser de près à l’astrologie. Le phénomène est amorcé à Southampton, à Seattle, à Saragosse, et un vaste projet national est en discussion dans les universités indiennes. Qu’un astronome prestigieux comme Percy A. Seymour, de l’université de Plymouth, ait pris la décision, sinon le risque, d’opiner en faveur de l’astrologie est un signal fort, comme ma thèse (1993), soutenue dans le cadre du département de philosophie de Paris I, à la Sorbonne — une première mondiale, en ce sens qu’un modèle astrologique original y a été défendu.

Le moment est venu pour l’astrologie au moins pour trois raisons.

1. Le vide laissé par la faillite du freudisme et du marxisme, espace psycho-critique vacant et vecteur privilégié du développement d’une astrologie qui a vocation de le devenir — psycho-critique.

2. L’immense potentiel historique du passé astrologique, encore peu exploré, car l’histoire culturelle qui a nié l’existence de l’astrologie se heurte désormais à son omniprésence historique, laquelle implique une réorganisation totale de l’histoire des cultures.

3. Enfin le chaos auquel mène la pensée matérialiste moderne dont je prévois – non en tant qu’astrologue! — l’effondrement à moyen terme.

La reconnaissance de l’astrologie n’a pas d’importance en soi. L’astrologie a toujours entretenu par le passé des rapports conflictuels avec les autres courants dominants du savoir, à Rome comme à Babylone. Ce qui compte, c’est que se développe un espace pour la recherche érudite, que les nouveaux astrologues acquièrent les outils intellectuels qui leur permettront de rivaliser avec les courants dominants du savoir. Le dessein du CURA n’est d’ailleurs pas d’éduquer les astrologues « en exercice », ce qui serait oeuvrer en pure perte, mais de faire naître des vocations pour qu’une réflexion de type matriciel puisse irriguer d’autres disciplines. Car sans cette appartenance à une recherche de type universitaire — ce qui ne signifie pas que l’espace universitaire soit considéré comme le seul légitime — l’astrologie sera incessamment confondue avec les lamentables commerces horoscopiques qui en défigurent l’image aux yeux d’une intelligentsia consentante et souvent ignorante en la matière.

L’âge d’or de l’astrologie est devant elle. Je ne sais si « les astrologues » ou ceux qui revendiquent ce statut, en tireront profit. J’ai proposé en février dernier ( cf. « L’astrologue et le charlatan », http://cura.free.fr/docum/10!guina.html ) une taxe sur les cours et les consultations, mais d’abord sur les horoscopes de journaux, services minitel et assimilés, afin de rassembler des fonds pour la recherche (bibliothèque, édition, enseignement).
 

Les astrologues « professionnels », de consultation et/ou de formation, s’accordent, du moins dans leurs déclarations, sur le fait que « l’astrologie des horoscopes et des prédictions » divulguée par les médias, dans les journaux et dans les magazines populaires, ou encore à travers d’autres supports, dessert la cause astrologique et décrédibilise son image. Ces « horoscopes » des signes solaires, des décans, et autres pratiques assimilées, n’ont strictement rien à voir avec la recherche, et ne sont qu’une caricature grotesque de l’astrologie. Leurs auteurs ne sont pas, le plus souvent, les mêmes que ceux qui donnent des cours et des consultations, ou encore ceux qui publient le résultat de leurs activités dans les quelques rares revues spécialisées existantes.

Aussi je préconise que ces faiseurs, qui logiquement devraient être poursuivis pour exercice illégal d’une discipline, si l’astrologie avait un statut officiel reconnu, soient mis à contribution financière pour l’avènement de cette reconnaissance. Celle-ci passe nécessairement par la recherche et par la mise en place de cadres permettant à celle-ci de se développer.

Toute activité déclarée du genre « horoscope » ou « prédiction » paraissant dans des médias (de type journaux non spécialisés, émissions radio et TV, Minitel, Internet…) devra être taxée, à hauteur de 10 à 15%, par l’administration fiscale et reversée à la recherche astrologique. Des personnes qualifiées (à part égale: universitaires et représentants des milieux académiques, responsables des principales écoles astrologiques, chercheurs indépendants qui auront fait leurs preuves dans la recherche astrologique) seront mandatées pour la gestion de ce budget et la mise en place, en rapport avec l’université, d’activités visant à véritablement engager l’astrologie dans la voie de la recherche, qu’elle soit d’ordre historique, psycho-statistique, biophysique, anthropologique ou philosophique.

Les fonds budgétaires seront d’abord attribués à la constitution d’une véritable bibliothèque de consultation, et pourront être ensuite destinés à l’édition (traductions d’ouvrages historiques, fac-similés, sauvegarde du patrimoine astrologique), puis à l’amélioration de l’enseignement associatif et à la création d’un pôle de recherche de type universitaire.

Cette taxe ne signifie pas que seraient légitimés les commerces exercés au nom de l’astrologie, mais qu’il y a un prix à payer pour avoir le droit d’en user.

Les personnes, astrologues ou non, qui souhaitent affirmer ce projet et appuyer, avec le CURA, les démarches à entreprendre auprès des autorités culturelles, sont priées de me contacter. » 

Ce projet date d’il y a 20 ans et nous avons eu le loisir d’observer ce que son rédacteur, Patrice Guinard, entendait par là même si depuis, il se sera surtout investi dans son « corpus Nostradamus », au vu de ses publications, ce qui semble bien indiquer que la « recherche astrologique » n’était plus son objectif principal, ce qui mériterait déjà en soi une  (psych)analyse.  Pour notre part,  il y a un certain nombre de points sur lesquels nous aimerions débattre tout en reconnaissant que nous avons dans notre colimateur les travaux de Jean Pierre Nicola né en 1929, et de ses disciples dont Françoise Hardy et  le nommé Guinard et que nous connaissons depuis 1967, à Paris alors qu’il avait fait  paraître depuis peu sa Condition Solaire.(cf son Pour une astrologie moderne, Paris, Seuil, 1977) .  Au risque de caricaturer sa démarche, nous dirons que Nicola et cie entendent conserver et préserver le cadre général de l’astrologie tout en le reformulant au moyen d’un certain effort terminologique, frisant parfois le jargon, tendance que l’on retrouve d’ailleurs chez Guinard et avant lui chez un Dom Néroman (décédé en 1953) Autrement dit, dans ce « mouvement conditionaliste », (COMAC) l’on garde l’ensemble des planétes connues de notre systéme solaire, l’on perpétue la division en 12 secteurs de l’écliptique (Zodiaque), tout comme le thème natal et ses maisons et aspects tant et si bien que l’amateur d’astrologie n’y sera guère dépaysé. On peut parler d’un ravalement de l’édifice astrologique : est-ce là sur quoi doit déboucher la  RA, la Recherche Astrologique, titre d’une revue fondée par Denis Labouré, à Saint Etienne? Or, pour nous, la RA doit aller bien plus loin qu’un tel « lifting »! Elle doit conduire l’astrologie à réfléchir sérieusement sur la nature de son lien avec l’astronomie et notamment avec le méta-langage dont elle use et qui  est trop souvent assimilé à la dimension scientifique de l’astronomie.  Un tel questionnement est le grand absent du catalogue proposé par Guinard, comme si cela n’avait pas lieu d’être. On veut bien renommer les planétes et les signes, avec notamment le sigle RET, établir un nouvel encodage mais on ne doit pas « toucher », nous laisse-t-on entendre, aux fondamentaux que sont les planétes et  la division en 12 des cycles, même si Guinard a proposé de passer à 8 secteurs pour les maisons. Nous relevons  dans le projet Guinard cette attaque classique de la part des astrologues qui se veulent « sérieux » contre les horoscopes de presse, en  considérant qu’il y a là un consensus à partir duquel il faudrait partir «  Les astrologues « professionnels », de consultation et/ou de formation, s’accordent, du moins dans leurs déclarations, sur le fait que « l’astrologie des horoscopes et des prédictions » divulguée par les médias, dans les journaux et dans les magazines populaires, ou encore à travers d’autres supports, dessert la cause astrologique et décrédibilise son image » 

Mais que reproche-t-on à cette « astrologie des horoscopes » mise au pilori tant par les astrologues que par les astrosceptiques comme Serge Bret Morel?  Probablement, une certaine simplification qui ne passe plus par le thème natal individuel, calculé à partir d’un acte d’état civil. On ne peut s’empêcher d’y voir un réflexe corporatif puisque le savoir faire de la lecture de la carte du ciel personnelle se trouverait ipso facto  dévalué et cette carte ne pourrait plus servir de miroir, de mandala. L’idée de classer les gens par catégories serait donc barbare et ne correspondrait pas à la « réalité », le destin étant décidément quelque chose qui ne se partage pas. Il est vrai qu’un tel postulat justifie l’utilisation d’une pléthore de facteurs, comme le notait, il y a soixante ans André Barbault (De la psychanalyse à l’astrologie) car ainsi, aucun « thème » ne sera identique. Pourtant, les statistiques de Gauquelin tendraient à montrer qu’il existerait des types planétaires sinon des types zodiacaux.   L’erreur souvent commise à ce sujet tient à ce que l’on croit que les horoscopes de presse seraient fondés sur le signe solaire mensuel alors qu’ils tiennent compte des aspects que le soleil natal entretient avec le ciel non plus natal mais celui du moment considéré (ce qui rapproche de l’astrologie horaire). Autrement dit, l’horoscope est lié à la question des transits, d’où le rôle des décans qui permettent d’affiner le diagnostic, en passant de 12 à 36 secteurs. Guinard va donc un peu vite en besogne quand il fustige les décans: « Ces « horoscopes » des signes solaires, des décans, et autres pratiques assimilées », l’ancien usage des décans n’ayant rien à voir avec cette pratique et attribuant à chaque décan une planéte, un peu à la façon des domiciles et autres « dignités ». En fait, l’astrologie prévisionnelle ne peut pas être individuelle tant il est évident que nous vivons des choses en commun. D’un point de vue scientifique, rappelons qu’il n’est de science que du général. Un André Barbault(1921-2019) se  sera efforcé depuis 1967; de simplifier pour parvenir à un vecteur unique, son « indice cyclique » en combinant les cycles de 5 planétes, de Jupiter à Pluton, en renouvelant la théorie médiévale  des « grandes conjonctions ». En fait,  ne faudrait-il pas aller dans le sens d’une économie de moyens et d’une élégance des modéles, suivant en cela le principe du rasoir d’Occam?   En prolongeant la démarche de Barbault, qui ne tient même plus compte de la spécificité des planétes ni des signes, prix à payer selon lui pour parvenir  à une structure épurée, l’on devrait se demander quelles sont les autres moyens d’y parvenir en respectant cette fois une égalité de durée entre les périodes, ce qui n’est absolument pas respecté par le dit « indice ». C’est bien beau  de vouloir garder toutes les planétes anciennes et « nouvelles »(inconnues des Anciens et cela vaut jusqu’à la fin du XV IIIe siècle) mais la moindre des choses est de respecter une cyclicité cohérente et égale. En abandonnant le cycle Saturne Neptune qui avait au moins le mérite d’un certain ordre numérique et permettait de structurer le cycle à partir de la succession des aspects), Barbault  introduisait un certain chaos tel un éléphant dans un jeu de quilles. Il faut d’ailleurs se demander si l’on peut valider un tel dispositif combinatoire en mettant en avant quelques corrélations heureuses. Selon nous, la démarche scientifique doit impérativement exiger certaines conditions à remplir avant toute expérimentation sauvage.  A l’occasion de ces Etats Généraux de la RA, nous pensons qu’il importe de poser la question des rapports Astrologie-Astronomie. Selon nous, le systéme astrologique a été au départ conçu avec un seul et unique cycle planétaire et certainement pas avec une « résultante » de 5 planétes dont trois  restèrent inconnues de notre Humanité. des millénaires  durant. (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994)

 

Au  vrai, Patrice fait preuve d’une certaine naiveté quand il écrit plus haut «  comme ma thèse (1993), soutenue dans le cadre du département de philosophie de Paris I, à la Sorbonne — une première mondiale, en ce sens qu’un modèle astrologique original y a été défendu. » Il oublie que le mérite en revient à sa directrice de thèse Françoise Bonardel qui a bien voulu accepter et défendre son travail pour des raisons qui sont les siennes et au fond Guinard aura été instrumentalisé. Rappelons qu’ »elle a fait partie du jury de la thèse controversée de sociologie soutenue en 2001 à la Sorbonne par l’astrologue Élizabeth Teissier. ». Quant à se référer au « département  de philosophie de Paris I Sorbonne,  il s’agit d’une formule quelque peu abusiv car  François Bonnardel est signalée comme «  Professeur de Philosophie des religions  » et à notre connaissance la philosophie des religions est une branche très particulière qui s’apparente à l’ethnologie et l’Histoire, l’astrologie a sa place depuis longtemps. Que dire de cette expression figurant dans la notice de Patrice Guinard de « philosophe seiziémiste » qui nous semble tout à fait abusive car le seul lien de Guinard avec le XVIe siècle, c’est Nostradamus. En ce qui concerne l’Histoire de l’Astrologie, Guinard serait plutôt dix septiémiste, si l’on en  juge par ses publications, notamment autour d’Eustache Le Noble mais là encore,  on ne saurait dire qu’il est un philosophe dix septiémiste non plus vu qu’il n’a rien publié sur des textes proprement philosophiques. En revanche, Guinard semble mieux au courant de la philosophie du XXe siècle, se référant volontiers à Gilles Deleuze. On trouve ainsi, aux éditions belges Sils Maria,  sous son nom: une «  Analyse critique de la sémiotique de Pierce et justification ontologique du concept d’impressional », in Concepts 2, Les Ēditions Sils Maria asbl, mars 2001, pp. 52-87.  et sur  » l’Abécédaire de Gilles Deleuze. Témoignage », in Concepts hors série Gilles Deleuze, Les Ēditions Sils Maria asbl, 2002, pp.157-164 

 

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Jacques Halbronn Son commentaire sur les résolutions du Congrès sur l’enseignement astrologique; Paris, 1978

Posté par nofim le 27 novembre 2021

Jacques  Halbronn  Son commentaire sur les résolutions du Congrès sur l’enseignement astrologique; Paris, 1978   

 

 

Il y a plus de 40 ans se tint à Paris un congrès international sur l’enseignement astrologique dont emanèrent de  questions parues dans le Guide de la Vie Astrologique  1984, pp.  52-53, dans le cadre d’une commission pédagogique. Huit points avaient finalement été mis en avant que nous nous proposons de commenter en 2021.

On s’arretera sur le point 7:  Est-il souhaitable d’enseigner  dans les établissements astrologiques parallélement à l’astrologie des techniques comme la morphopsychologie, la  graphologie, le Tarot, le Yi King, la numérologie, la géomancie, la chirologies, la Kabbale? 

 

Notre commentaire en 2021:

Etant  donné qu  l’astrologie que nous préconisons aujourd’hui ne se veut pas individuelle mais générale, sur la base de phases d’une certaine durée, il nous semble heureux de  proposer ses services à d’autres pratiques divinatoires, médiumniques, de bien être, ce qui éviterait que l’on utilisât l’astrologie à mauvais escient,notamment avec l’interprétation du thème astral individuel. L’astrologie doit être proposée à toutes sortes de praticiens lesquels l’inscriront comme fondement pour leurs processus  respectifs, en complément.. On peut certes envisager une astromancie, dont le thème serait le support. Pour nous, l’astrologie est faite avant toute pour « coacher » les leaders dont les phases impacteront ceux qui gravitent autour d’eux.

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn sur ses activités astrologiques en 1980-84 : le Bottin Astrologique, le Guide de l a Vie astrologique et Solarama

Posté par nofim le 26 novembre 2021

PUBLICATIONS  DE LA BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE DE RECHERCHE ASTROLOGIQUE  (BURA)

 

Jacques Halbronn   sur ses activités astrologiques  en 1980-84 : le  Bottin Astrologique et Solarama et sur  le lancement du Guide de la Vie Astrologique (1984. Ed Trédaniel)

 

 

On dira que le Guide est le pendant de nos colloques non seulement parce qu’il entend représenter de façon aussi exhaustive que possible le milieu astrologique français mais aussi parce qu’il constitue un bilan des activités du MAU. Par la suite, un troisiéme volet sera mis en place à partir de 2007-2008, à savoir la télévision astrologique baptisée Teleprovidence, du fait de l’adresse de notre siège social depuis 1979, laquelle télévision eut notamment la tâche de mettre en ligne les films  de nos meetings dont le premier date de 1978, soit 30 ans plus tôt. Nous dispôsons également d’une très importante collections de photos, notamment prises par Dominique Devie et Elvira von Berndorf (cf  l’Album des astrologues,  sur Face Book)

 

 

 

Il  y  a 40 ans environ!!!!

I  Solarama 1980

 

Du  fait  de a défection d’Yvan Othenin Girard.

auteur des trois premiers volumes, nous fumes chargés de compléter la série des 12 signes. Nous avions publié chez Tchou le Grand Livre du Sagittaire avec Solange Dessagne.Le grand livre du Sagittaire. Dessagne, Solange, Halbronn, Jacques. Edité par SAND ET TCHOU, 1980.

Les  trois  textes ci dessous  correspondent à deux auteurs qui finalement n’ont pas été en mesure de s’inscrire dans le projet final, lequel fut intégralement assuré par la gent féminine.

 

André Delalande 22 mai 1980

 

Pleinement d’accord pour rédiger ces 200 pages sur le signe du Verseau d’ici le 15 novembre

 

23 06 80   Arnold Waldstein    Peux tu me faire parvenir en Service de Presse ton livre sur le Sagittaire qui me serait bien utile pour le mien? Merci.

 

 

Jacques de Lescaut (Bruxelles)   19 novembre 1980

 

 

 

II  Le  Bottin Astrologique 1982 Il  s’agit de la préparation d’une seconde édition du Bottin Astrologique paru en 1981. Il semble que cette édition corresponde à ce qui prendra le titre de Guide de la Vie Astrologique, paraissant fin 1984, dans une coédition Trédaniel-La Grande Conjonction.

 

Présentation du projet

 

30 juin 82  V ous êtes à la tête de l’Association qui se nomme……. NOus souhaiterions vivement recevoir des informations en vue d’insertion dans le prochain « Bottin Astrologique ».  (A  Didier Racaud)

 

 

 

Jeanine Salas,   Nice » 5. 7. 82   Je viens de recevoir votre offre de figuration dans le B ottin Astrologique dont je vous remercie/ Je ne suis pas contre l’iée,  d’y figurern, vcus ne m’avez pas indiqué le montant d’une première figuration dans  votre Bottin Astrologique dont l’idée et la réalisation  me paraissent excellentes. Veuillez trouver ci dessous en quelques lignes l’essentiel de mes activités (..) J’ai écrit un dossier sur l’astrologie, la géomancie, la psychanalyse  etc je l’ai édité à compte d’auteur et je vous propose de m’aider à le diffuser moyennant une commission

06 01 82    Riez  Barbara Strauss

 

30 01 82  Monbon  Lyon

 

30 mars 1982  B arbara Strauss

 

Joe Hill

Juliette du Rouchet, 25. 03. 82

 

 

François Charles Rambert  2. 9. 82

 

 

 

III  Guide de la Vie Astrologique   Annonce en français et en anglais.

 

 

Les structures d’édition générées par le milieu astrologique

Posté par nofim le 27 novembre 2013

 

Histoire du mouvement astrologique français au XXe siècle

Les associations astrologiques  dans leurs activités d’édition  (années trente-années quatre-vingt-dix)

Par  Jacques  Halbronn

 

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Jacques Halbronn Les phases solsticiales et la décomposition des empires

Posté par nofim le 26 novembre 2021

Jacques Halbronn  Les phases solsticiales et la décomposition des empires 

 

Nous avons beaucoup insisté sur l’impact des phases  équinoxiales de Saturne depuis la Seconde Guerre Mondiale, mais il ne faudrait pas négliger qu’entre deux phases équinoxiales s’intercale une phase solsticiale comme ce fut le cas en 1989-91 avec les effets que l’on sait. On s’intéressera ici à l’intervalle solsticial entre  1944  et 1952 en Europe  et à  l’intervalle solsticial  entre 1974  et 1980, au Proche Orient. 

 

I La période 1944-1952   La période  équinoxiale qui vit la victoire des Alliés contre le Troisiéme Reich,  laissa la place à un moment conflictuel avec l’URSS,  à  un partage de l’Europe en deux blocs, ce qui est de type solsticial.

 

Wikipedia

  »La conférence de Yalta est une réunion des principaux responsables de l’Union soviétique (Joseph Staline), du Royaume-Uni (Winston Churchill) et des États-Unis (Franklin D. Roosevelt). Elle s’est tenue du 4 au 11 février 1945 dans le palais de Livadia, situé dans les environs de la station balnéaire de Yalta en Crimée. Elle a été préparée par la conférence de Malte du 31 janvier au 2 février 1945, où les États-Unis et le Royaume-Uni se sont concertés pour présenter un front uni à Staline sur la planification de la campagne finale contre les troupes allemandes et japonaises et sur la limitation de la progression de l’Armée rouge en Europe centrale. »

A partir  de la nouvelle phase équinoxiale de 1953, on voit se forger la Communauté européenne  mais aussi un reste de colonialisme avec l’affaire de Suez(1956).. Quant à  la phase solsticiale suivante, elle sera le théatre d’épreuves de force , autour de Berlin et de Cuba (1961-62) dont André Barbault ne semble pas avoir pris toute la mesure dans ses travaux tant prospectifs que rétrospectifs.

 

 

 

 

 

II La période 1974-1988

 

  La période qui fit suite à la Guerre des Six Jours (juin 1967) avec les occupations et annexions que l’on sait, aura été suivie par le retrait israélien du désert du Sinaï, à la suite des initiatives de Sadate.  Mais en 1988, 14 ans plus tard, c’est la première Intifada, en une nouvelle phase solsticiale, qui est en total décalage avec le climat équinoxial des années 67-68, que nous avons connu, lors de notre période israélienne, au lendemain immédiat de la Guerre,où les esprits n’étaient pas échauffés, avec une cohabitation  (faussement ) prometteuse.

La question de la formation et du démantélement des empires nous aura occupé très tôt et elle est au coeur de l’Astrologie Mondiale telle que nous l’avons exposée dans Clefs pour l’Astrologie.  Notons que nous avons grandi à l’époque  de la dislocation de l’empire colonial français, étant né en 1947. L’avantage d’une telle méthode tient notamment au fait que ces évolutions retentissent sur les atlas et les cartes géographiques au prisme du tracé des frontières

 

 

 

JHB  26  11  21

 

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jacques Halbronn sur sa double formation en cyclologie et en bibliographie

Posté par nofim le 26 novembre 2021

jacques  Halbronn   sur sa double formation  en cyclologie et en bibliographie 

 

 

 L’astrologie ne doit pas s’allier à l’Histoire mais à la Sociologie contrairement à ce que pensait un André Barbault, décédé en 2019 car l’Histoire offre une dimension anecdotique, epiphénoménologique qui ne reléve pas du champ  déterministe de l’Astrologie. L’Histoire introduit toutes sortes d’artefacts qui ne sont le plus souvent que des leurres qui font prendre les vessies pour des lanternes si bien que la recherche  astrologique aurait bien tort d’accorder trop d’importances à de telles représentations.

Pour notre part, nous revendiquons une double formation: d’une part, le goût des cycles, des récurrences et de l’autre, la conscience des contingences, des contrefaçons et d’ailleurs,  une grande part de notre cursus universitaire  aura concerné cette deuxiéme voie, notamment en ce qui concerne la bibliographie des Centuries nostradamiques et la dénonciation de fausses chronologies, d’où d’ailleurs nos disputes avec feu Patrice Guinard, décédé en 2021 (cf le Corpus Nostradamus,  site Cura.free.fr) lequel lui aussi avait exploré  les deux pistes en question. Mais, par ailleurs,  dans Clefs pour l’Astrologie, (Ed Seghers) ouvrage  paru en 1976, c’est bien de cyclologie qu’il s’agissait, notamment en Astrologie Mondiale, même si nous publiâmes en paralléle des travaux en Histoire de l’Astrologie et en Sociologie du milieu astrologique, tout en ayant conscience que ces deux orientations se complétaient mais aussi différaient considérablement, ce qu’André Barbault n’avait apparemment pas compris, lui  qui accorda trop d’importance à certaines constructions historiques telles que les « guerres mondiales », notion qui ne tient guère au niveau cyclologique.   

Il ne distingua pas, de son vivant, entre guerres civiles et guerres de conquête et préféra opposer guerre et paix, ce qui était partir d’un mauvais pied car il existe toujours un certain état de guerre si ce n’est que cela ne désigne pas un seul et même phénoméne.   La guerre civile est solsticiale alors que la guerre de conquéte est équinoxiale  selon la terminologie cyclique qui est la notre et le premier devoir du chercheur en astrologie est de distinguer ces deux cas de figure, sur un mode dialectique.  Quant à l’idée d’une astrologie qui désignerait des espaces spécifiques, comme l’a cru Barbault en associant le cycle Saturne-Neptune à la Russie, cela reléve d’une vision « histoire-géographie » de l’Astrologie, assez scolaire. L’Astrologie, bien au contraire, ne peut s’affirmer qu’en montrant qu’elle ne dépend pas d’une telle approche et qu’au même moment des situations proches peuvent se présenter dans des régions du globe bien différentes tout comme des situations comparables peuvent s’observer à des siècles de distance. Ne nous enfermons donc pas, astrologiquement, dans des temps et des espaces trop circonscrits  et adoptons une conception relativiste du monde. Enfin,  nous ne suivrons évidemment pas Barbault dans son discours sur la psychanalyse individuelle (cf De la psychanalyse à l’astrologie. Ed Seuil, 1961) car pour nous l’impact planétaire est vertical, il ne concerne au premier chef que le monde des chefs, des leaders et le ruissellement qui en découle, ce qui nous permet d’offrir une astrologie d’une grande simplicité  et non un kaléidoscope de type usine à gaz. Il est clair, pour nous, que l’astrologie a vocation  à gérer la Cité, ce qui implique qu’elle ait été accessible depuis des millénaires à la subconscience d’une élite, ce qui exclue ipso facto le recours à des astres restés sous les radars jusqu’à la fin du XVIIIe siècle au plus tôt. En ce sens, l’indice cyclique de Barbault qui prend en compte sur 5 planétes, 3 transsaturniennes, est anachronique et irrecevable, quelles que soient les coincidences que l’on puisse collecter à l’avenant.

 

 

 

 

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Jacques Halbronn L’Union Européenne doit investir dans la recherche astrologique.

Posté par nofim le 26 novembre 2021

Jacques  Halbronn   L’Union Européenne doit investir dans la recherche astrologique.

 

 

S’il y a un ensemble qui devrait accorder la plus grande importance à la recherche  astrologique, c’est bien l’Union Européenne dont le sort dépend directement de l’alternance des phases solsticiales et équinoxiales, des vaches grasses et des vaches maigres (cf Livre de l’Exode). Cela lui permettrait de négocier le passage d’une phase à l’autre, de façon plus scientifique au lieu de naviguer à vue. 

Le Brexit s’inscrit à l’évidence dans une phase solsticiale, marquée chaque fois par un certain repli identitaire. En fait, toutes proportions gardées, il n’y a pas structurellement de différence entre la période 1989-91  et la période actuelle. Dans les deux cas, Saturne se situe sur l’axe solsticial, il revient en fait au même endroit du ciel, en Capricorne. Que les conséquences n’aient pas été strictement identiques, nous permet de distinguer entre Sociologie et Histoire, cette dernière introduisant un élément  conjoncturel qui échappe au déterminisme astrologique. Il importe de comprendre qu’en astrologie, tout est cyclique et en ce sens la notion de « guerre mondiale » n’est pas pertinente en ce qu’elle n’est pas inclusive car ce qui compte pour l’astrologie, c’est la récurrence et pas sur un ou deux coups mais sur un très grand nombre. ¨Pour l’astrologie, l’occupation allemande du continent européen ne se distingue pas de la création d’une Communauté Européenne, un demi cycle de Saturne plus loin. Certes, quand Gouchon établit son « indice » à la fin des années 40, il ignorait ce qui allait se jouer lors de la décennies suivante avec la mise en place du « Marché Commun ». En revanche, André Barbault, quand il reprend à son compte en 1967, le dit indice, était censé  tenir compte de ce qui s’était joué à l’Ouest de l’Europe, ce qui correspondait d’ailleurs au passage de Saturne en phase équinoxiale en 1953 et qui ne pouvait aucunement se réduire aux enjeux soviétiques comme il l’avait cru avec son cycle Saturne Neptune de 36 ans qui n’est en fait qu’un sous produit du cycle de Saturne de 28 ans. Dès lors, il eut convenu de démystifier la notion de « Guerre Mondiale » et situer cette « Guerre » au sein d’une cyclicité de 15 ans en 15 ans, celle du semi cycle de Saturne. 

Par conséquent,au prisme de l’Astrologie EQSOLS, il serait bon de signaler l’entrée dans une nouvelle phase équinoxiale en 2025, ce qui devrait faciliter, pour le pire comme pour le meilleur, la création ou le renforcement de blocs supranationaux de façon à éviter des mesures radicales dues à un manque d’anticipation.

 

 

 

 

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Jacques Halbronn La question des oppositions et des axes en astrologie

Posté par nofim le 25 novembre 2021

Jacques  Halbronn  La question des oppositions et des axes  en astrologie

 

Nous  voudrions montrer dans la présente étude  que l’astrologie ne saurait faire l’impasse sur l’aspect d’opposition car l’opposition est assimilable à une conjonction bis tout comme l’équinoxe d’automne l’est à l’équinoxe de printemps car l’astrologie  est censée décanter et réduire, au sens alchimique du terme, les données astronomiques. 

L’opposition met ainsi en évidence  l’idée de semi-cycle. Le semi cycle de Saturne  est donc de 14 ans, soit deux fois sept ans, ce qui se retrouve dans le songe de Pharaon, dans le Livre de l’Exode avec les 7 années de vaches grasses suivies de 7 années de vaches maigres.  En ce sens, quand on étudie, comme le fait André Barbault le cycle Saturne Neptune,  l’opposition est tout autant à considérer que la conjonction, ce qui donne deux périodes de 18 ans chacune. Or, il semble que Barbault n’ait pas accordé à l’opposition Saturne Neptune – ce qui correspond à une sorte de syzygie au niveau soli-lunaire, à un alignement- suffisamment d’importance, si ce n’est pour l’échéance de 1971, avec l’opposition Saturne Neptune, 18 ans après la conjonction de 1953, ce qui lui permettait d’annoncer une échéance importante pour la dite année 1971 (cf la crise mondiale 1965 Ed Albin Michel) Comme  ce que Barbault en attendait ne s’est pas produit, il aura préféré ne plus s’intéresser à l’opposition.

Or, cette dégradation de l’aspect d’opposition se ressent dans les Astres et l’Histoire (Ed Pauvert 1967) où l’opposition n’est nullement placée au même niveau que la conjonction mais apparait comme une sorte d’anti-conjonction susceptible de faire remonter la courbe de l’indice cyclique. C »est dire que la dite courbe dépend pleinement du statut de l’opposition. Mais, le probléme de l’opposition ne se posait-il pas déjà chez Gouchon, avec son « indice de concentration planétaire »articulé sur les 2 « guerres mondiales »?  Mais si l’on admet que l’opposition est le relais de la conjonction, la démonstration  ne tient plus car le profil du graphique s’en trouve sensiblement changé.

Mais refuser d’accorder à l’opposition l’importance qu’elle mérite, c’est se condamner à se servir de cycles planétaires trop longs comme 36 ans au lieu de 18 ans pour Saturne-Neptune (cf supra) et donc de disposer d’un nombre deux fois plus restreint d’échéances évenementielles, ce qui peut se révéler commode puis que cela limite d’autant le travail de corrélation. 

Un autre probléme « oppositionnel »  se pose à la pensée astrologique : celui des axes saisonniers, ce qui permet de structurer un cycle planétaire non plus en associant deux planétes entre elles mais en suivant une planéte et les moments de conjonction avec les axes équinoxiaux et solsticiaux. Cette fois, on aura compris, qu’il n’est pas question pour nous d’opposer les deux équinoxes entre eux par delà les questions climatiques. Le temps qu’une planéte met pour aller d’un équinoxe  à l’autre ou d’un solsiice à l’autre est à la base de l’idée de semi cycle exposée plus haut. Non seulement, nous n’accordons pas d’importance au découpage en 12 (Dodécaisme) mais  nous nous contentons de deux temps (et non de quatre). 

Là encore, André Barbault semble bien ne pas avoir voulu accordé la moindre importance au passage d’une planéte sur les axes saisonniers, obnubile qu’il est par son idée de « cycle planétaire », exigeant la  combinaison de deux astres, ce qui introduit des durées de cycles  incompatibles avec les nombres propres aux révolutions sidérales, telles que reprises dans la Loi de Titius Bode sur les distances au sein du systéme solaire.

On dira que le respect des oppositions et des axes permet de « plier » l’astronomie en deux volets. Nous ajouterons  que cela permet de ne disposer que d’un seul vecteur planétaire au lieu de l’ensemble de 5 planétes, de Jupiter à Pluton, qui sert de socle à l’indice cyclique et l’on sait ce qu’il est advenu en 2006 de la « planéte » Pluton, désavouée par les astronomes. Nous avons montré que le cycle Saturne Neptune pouvait se réduire au cycle « saisonnier » de Saturne, les conjonctions Saturne Neptune ayant coincidé à plusieurs reprises avec la conjonction de Saturne avec les axes équinoxiaux ou solsticiaux, alternativement.

Or, Barbault – et ceux qui ont emboité ses pas- se trouvent dans l’incapacité à distinguer deux conjonctions de  Saturne  et  de Neptune entre elles, puisqu’ils ne distinguent pas entre une conjonction avec l’axe équinoxial et une conjonction avec l’axe solsticial. Celle de 1953 était équinoxiale, celle de 1989 solsticiale et la prochaine à nouveau équinoxiale. Si l’on admet que ces deux axes  se complétent, au sein de cycles de 15 ans,  il est clair qu’ils n’annoncent pas de situations comparables. Or,  faire une prévision où l’on ne distingue pas entre les deux temps d’un cycle, c’est annoncer une chose et son contraire, indifféremment.

Le probléme récurrent chez Barbault, c’est qu’il n’est pas en mesure de définir des phases, des périodes égales en durée comme dans le cas des 7 années du Songe de Pharaon. Il semble que pour lui une configuration n’a d’impact qu’à l’instant où elle se forme  et cela tient à un manque de dualité, de binarité de son approche. Est ce que le printemps se limite au passage du Soleil sur le « point vernal » ou bien se déploie-t-il jusqu’au passage du Soleil sur le point du solstice d’Eté? C’est ainsi que Barbault n’aura pas su englober une suite d’événements autour de la conjonction Saturne Neptune en voulant s’en tenir à l’année de sa formation. Il est vrai que  cela lui aura permis de s’en tenir aux effets de la dite conjonction sur l’URSS  alors que l’impact saturnien de 7 ans aurait montré que cette conjonction concernait aussi bien l’Europe de l’Ouest : CECA, Traité de Rome, Guerre d’Algérie. En fait, le passage de Saturne de l’équinoxe au solstice  correspond à la formation d’un carré comme c’est le cas entre signes cardinaux successifs. 

Enfin, nous dirons que le fait d’intégrer en astrologie, des astres inconnus de l’Antiquité parce qu’invisibles à l’oeil nu nous semble parfaitement anachronique car pour nous l’astrologie est un outil de gouvernement, une sorte d’horloge accessible à tous  et ce dépuis des millénaires.  ¨

Pour nous, le cycle de 14-15 ans  est crucial. Il est d’une très grande facilité d’utilisation au point qu’il n’est pas besoin d’observer le ciel, une fois que l’on dispose d’un point de départ valable qui n’est pas quelque date de naissance mais bien le passage de Saturne sur l’un des deux axes saisonniers. On retrouve ce cycle dans le Livre de l’Exode avec la succession de deux phases de 7 ans, ce qui correspond à notre cycle. On aura compris que nous entendons diviser en deux moitiés tout cycle adopté par l’astrologie.

 

 Wikipedia ; article  syzygie  (de syn: avec) Conjonction et opposition se ressemblent de loin en vis à vis:

 

 

En astronomie, une syzygie (du bas latin : syzygia, lui-même du grec ancien : συζυγία / suzugía, « réunion ») est une situation où trois objets célestes ou plus sont en conjonction ou en opposition.

 

Ce mot est généralement utilisé pour le Soleil, la Terre et la Lune ou une planète. Par exemple, les éclipses de lune ou de soleil sont des syzygies ; de même on parle de syzygie pour désigner les nouvelles et pleines lunes, lorsque le Soleil et la Lune sont respectivement en conjonction ou en opposition, bien qu’ils ne soient pas parfaitement alignés avec la Terre. »

 

 

JHB  25   11   21

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