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Jacques Halbronn Du bon usage des tournures anglaises en français. Le cas du « leader ».

Posté par nofim le 21 novembre 2021

Jacques  Halbronn  Du  bon usage des tournures anglaises en français. Le cas du « leader ».

 

On n’est pas toujours à l’aise, en tant que francophone, face au statut  et  à l’impact de l’anglais. Il conviendrait de produire une charte à ce sujet. Nous préconisons d’éviter d’utiliser des termes anglais qui ne seraient pas issus d’un emprunt au français. En ce sens, le mot « leader » entré en français devrait être remplacé par le mot « master » lequels dérive du français « maître » (plus anciennement maistre, que l’on retrouve en allemand avec « Meister » (comme dans l’opéra de Wagner). Master a donné « Mister et « mistress ». Cela viendrait du latin « magister » que l’on retrouve dans « magistral ». Par conséquent,  on évitera de se servir de leader lequel n’a aucune origine franco-latine selon le principe de maintenir un état de la langue aussi transparent, sur le plan morphosémantique, que possible de sorte que le locuteur, dès le plus  jeune âge, puisse circuler aussi librement que possible, sans risquer de trébucher sur quelque étrange et improbable synonymie. Que va penser un petit françophone quand il entend parler de ‘leader », ce qui brouille ses repéres étymologiques? Laissons ce genre de désarroi à un petit Anglophone!

Mais peut-on sérieusement opposer l’anglais au français? Nous avons déjà insisté, dans d’autres textes, sur l’impérialité du français s’exerçant sur d’autres langues, ce qui nous fait qualifier le français d’Archi-langue (sur le modéle de l’Archi-leader ou de l’archi-master), c’est à dire d’une instance régissant d’autres instances qui lui sont devenues subalternes, satellites. 

En ce sens, une telle impérialité incite à un certain libéralisme, à tolérer de la diversité, que ce soit sur le plan linguistique, religieux,  géographique ou politique, au sein d’une nébuleuse. C’est ainsi que nous considérons que l’anglais ferait bel et bien partie de la nébuleuse francophone, avec les particularités qui sont les siennes. L’anglais prolongerait le français source,ce qui le situerait dans la diachronie plutôt que dans la synchronie.

 

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