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Jacques Halbronn Le mirage des connexions interstructurelles en Astrologie. Du piége du structuralisme

Posté par nofim le 2 décembre 2021

Jacques  Halbronn   Le mirage des connexions interstructurelles en Astrologie. Du piége du structuralisme.

On nous parle de périodes s’étendant sur des siècles  (889-1189-1489-1789)chez Albumasar ou Pierre d’Ailly  voire sur deux millénaires avec Charles François Dupuis ou Paul Le Cour: grandes conjonctions de Jupiter et Saturne ou mouvement du point vernal à travers les constellations.     Toute a question est de  savoir sur des périodes aussi longues font sens au regard d’une anthropocosmologie .  Avec Albumsar, il y a plus de 1000 ans de cela, on aura multiplié par 12 les 20 ans qui séparent une conjonction de Jupiter et de Saturne de la suivante, ce qui donne 240 ans que l’on va encore multiplier par 4, ce qui donne la maxima conjunction de 960 ans ou encore, l’on va nous parler d’écarts de 300 ans en 300 ans (cf supra) nous conduisant jusqu’en 1789! Est-ce bien raisonnable? On peut en douter.  Et quid de ces planétes dont la révolution sidérale est près de 3 fois celle de Saturne pour Uranus, et de 6 fois celle de Saturne pour Neptune et tout à l’avenant? Astrologie surdimensionnée dans laquelle certains chercheurs en astrologie se complaisent. Tout cela interpelle la question de la R. A. (Recherche Astrologique).  Pour notre part, nous sommes en faveur d’une astrologie plus sociologique qu’historique et qui n’a pas besoin de la longue durée pour exister. C’est pourquoi nous sommes un paritisan du cycle de 15 ans qui nous semble tout à fait approprié pour appréhender le fonctionnement des sociétés, quitte à proner un demi-cycle de Saturne et non comme Pierre d’Ailly et d’autres, dix cycles de Saturne, soit 300 ans. 

Quand nous observons le systéme d’Albumasar, nous dirons que son principal défaut est de s’articuler sur les triplicités (les 4 Eléments,  Feu, terre, air, eau)  et non sur les quadruplicités (cardinaux, fixes, mutables). Or, si les quadruplicités correspondent aux axes équinoxiaux et solsiciaux, qui sont des données scientifiques, en revanche, la répartition des signes entre les Quatre Eléments  n’a pas le même fondements que celle des signes cardinaux ou mobiles. Mais force est de constater qu’Albumsar a ainsi apporté une assise à la triplicité à partir du cycle Jupiter-Saturne. Notons dans le même ordre d’idée, la question des domiciles des planétes dans la Tétrabible de Ptolémée, associés aux 12 signes zodiacaux, en dédoublant  les planétes, ce qui donne deux domiciles à chacune, ce qui astronomiquement confère à celles-ci une sorte d’ubiquité. On pourrait également citer le Sefer Yetsira (Livre de la Création/Formation) cherchant à associer les  22 lettres de l’alphabet  hébraique aux 12 signes, aux 7 planétes et aux Eléments (réduits à 3 lettres) 

Mais il s’agit  là d’ »une tentative de conférer un cadre à ces conjonctions tout comme d’aucuns ont cru bon de relier les périodes de 300 ans aux grandes conjonctions Jupiter-Saturne, dans un souci de connexion entre les différentes structures connues en astrologie et/ou  en astronomie. On notera aussi que la mode des 12 planétes (avec deux transplutonniennes) se fondait sur le fait qu’il y avait 12 signes/constellations, eux mêmes liés aux 12 conjonctions soli-lunaires. D’aucuns ont préconisé les conjonctions entre planétes mais dans ce cas, il n’y a plus assez d’interstructuralité: c’est ce qui s’est passé avec André Barbault tant avec le traitement du cycle Saturne-Neptune qu’avec l’indice cyclique qui ne comporte même pas de périodes égales et ne tient pas compte des axes équinoxiaux et solsticiaux comme vecteur de structuration. On passe d’une extreme à l’autre, de Charybde en Scylla! 

Selon nous, l’astrologie n’a pas vocation à structurer l’Histoire de l’Humanité comme le prétendent les ères précessionnelles de 2160 ans   ou les conjonctions selon Albumasar. Dans ces deux cas, l’Histoire des Religions est censée valider de tels dispositifs. On spécule alors sur les changements de religion. Jean Bodin, dans sa République, s’interrogeait à la fin du XVIe siècle sur la possibilité pour les astres de rendre compte de la mutation des  royaumes.(cf aussi Richard Roussat, en 1550). Nous pensons que le Droit Constitutionnel nous fournit une bonne échelle de temps même si celle-ci ne s’appuie pas – ce qui n’est pas son moindre défaut- sur des données astronomiques en dehors du cadre annuel Le double septennat nous semble la bonne mesure, ce qui renvoie aux sept années de vaches grasses et aux sept années de vaches  maigres (Livre de l’Exode) 

Le structuralisme pousse le chercheur à établir des passerelles entre les différents dispositifs de la tradition astrologique, au nom d’une quête éperdue de synchronie. Au lieu de réfléchir sur la corruption et l’altération diachronique des savoirs, le structuralisme nous apparait comme l’outil par excellence de toute démarche apologétique, ce qui le conduit à renoncer à toute approche critique.

 

 

 

 

JHB 02 12 21

 

 

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