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jacques halbronn Aléas de la validation des modéles astrologiques. Pandémie et crises politiques

Posté par nofim le 15 décembre 2021

jacques  halbronn    Aléas de la validation des modéles  astrologiques. Pandémie et crises politiques

 

Dans notre petit manuel  « L’astrologue  face à son client. Les ficelles du métier », que l’on trouve en français et en anglais (Ed La Grande Conjonction, 1995), illustré de façon assez sarcastique, nous mettions en scéne un astrologue cherchant ce qui pourrait bien correspondre à son modéle. Tel est le « job » de tout astrologue entre son client et le « thème » de celui-ci, au vu des données de naissance. Mais cela vaut aussi en astrologie mondiale et André  Barbault illustre idéalement  une telle recherche constante d’adéquation entre un schéma et une certaine réalité du terrain.  Il faut à tout prix « caser » le  « dessin » de départ et laisser de côté, négliger ce qui ne « colle » pas car cela ferait mauvais effet. On ne crache pas dans la soupe.

Dans le cas d’André Barbault, on peut dire que la montagne aura accouché d’une souris puisqu’aux dernières nouvelles, l’indice cyclique  a  été recyclé dans le registre pandémique et donc cela signifie que l’on aura renoncé à utiliser le dit indice pour comprendre le cours de l’HIstoire à moins de nous démontrer que la seule chose qui compte, ce sont les pandémies. Chacun voit midi à sa porte.   André Barbault écrivait il y a dix ans

 

 » Pour revenir aux pandémies et en remontant le siècle écoulé, les quatre crises de 1918, 1954, 1968 et 1982 sautent aux yeux, les deux considérables ayant été la première, la fameuse « grippe espagnole » qui a fait, dit-on, 25 millions de morts, et la dernière où s’est installé le Sida, lequel est encore plus dévastateur et continue d’être meurtrier. Depuis, il y eut aussi une faible poussée grippale en 2009, tout contre le dernier indice cyclique le plus bas (2010). Il se pourrait bien que nous soyons sérieusement menacés d’une nouvelle pandémie au cap de 2020-2021, à la pointe la plus basse de l’indice cyclique de tout ce XXIe siècle, avec le quintette des lentes rassemblées sur une centaine de degrés, une conjonction Jupiter-Saturne-Pluton pouvant plus particulièrement, et même spécifiquement, se prêter au « tissu » de ce déséquilibre. Il n’en demeure pas moins que cette configuration puisse aussi transférer son noyau de dissonances au terrain des catastrophes géophysiques, sans épargner en dernier lieu la scène des affaires internationales, Nature et Société étant indistinctement touchées. L’impression d’ensemble que l’on retient de l’examen de ces tableaux »

 

Ce  qui frappe, dans la liste proposée par Barbault, c’est une absence de taille.1918, 1954, 1968 et 1982  à  savoir la période de la « Seconde » Guerre Mondiale qui pourtant semblait être la matrice de son indice cyclique repris de Gouchon. Barbault ne prend pas la peine de s’en expliquer tout comme il ne s‘était pas expliqué en 1967 sur l’abandon du cycle Saturne-Neptune. Par ailleurs,  ces quatre dates, pour le XXe siècle, ne se répartissent pas également.  Autrement dit, pour sauver 1982, l’on se déleste de 1940, comme si de rien n’était. Barbault n’est plus du tout polarisé sur la Russie comme dans les années cinquanten; ni sur les guerres mondiales comme dans les années soixante-dix. Bienvenue aux pandémies qui seraient le nouvel horizon de l’astrologie mondiale. 
Or, l’on conçoit que dans le cas du thème natal/astral, l’astrologue doive se cantonner aux données de naissance telles qu’elles se présentent à lui mais il n’en saurait être de même, selon nous, en  astrologie mondiale, où c’est au chercheur de constituer un modéle offrant une certaine régularité, respectant une certaine géométrie. Avec l’indice cyclique, rien de tel, le mélange de 5  planétes aboutit à une sorte d’usine à gaz des plus alambiquées. En l’occurence, Barbault n’est même pas parti de la série des pandémies  mais d’une vision ternaire autour de trois guerres mondiales, dont deux déjà échue et la troisiéme à venir  avant la fin du XX siècle et qui se fait attendre sauf qu’entre temps, le même modéle se sera vu affecté une autre « mission » et sauf que le pole central du triangle, la Seconde Guerre Mondiale, sera mis aux oubliettes! Pour suivre l’argumentation de Barbault, il faudrait établir un lien entre pandémie et politique. Or, en 1940 et seq, il y eut un événement politique majeur – le virus nazi- mais pas de pandémie et en  1982, de la pandémie mais pas d’événement politique mémorable.   Nous voudrions en  guise de conclusion  faire un certain nombre de remarques visant à un certain Discours de la Méthode de l’approche anthropocosmologique en insistant sur le fait que Barbault n’aura pas respecté un certain nombre de principes dans sa façon de travailler, construisant ainsi sur du sable une sorte de château de cartes condamné à terme à s’effondrer.
Il importe de rechercher une certaine cohérence structurelle et ce à deux niveaux autour d’une exigence numérique interface entre le monde d’en haut et celui d’en bas. Autrement dit, l’astrologie a impérativement besoin de repérer  préalablement des constantes, des répétitions et des récurrences à intervalles  réguliers dans notre monde sublunaire.  Il lui faut aussi signaler un processus dialectique, duel, une alternance et donc mettre en évidence deux temps opposés et complémentaires. Jusque là, il ne saurait encore être question d’une corrélation avec le cosmos, sous quelque forme que ce soit. Dans notre cas, nous avions pointé l’alternance entre colonisation et décolonisation avec des périodes de 7 ans.(cf Clefs pour l’astrologie, Seghers, 1976). Une fois, cette étape franchie, il est enfin temps de rechercher des repéres au niveau céleste qui correspondent à une telle cyclicité.(cf L’astrologie selon Saturne, 1994). C’est ce qu’a fait ¨Pierre d’Ailly, à sa manière, en reliant des événements distants de 300 ans avec dix révolutions de Saturne, ce qui lui a permis d’avancer l’échéance de 1789 (cf l’ouvrage de Denis Labouré Astrologie et religion). 
L’erreur à ne pas commettre, c’est  de ne pas s’en tenir à des notions simples comme nous en offre l’astronomie: d’une part  il faut choisir une planéte dont le cycle numérique recoupe celui que l’on a pu observer préalablement dans le tissu socio-historique qui s’offre à nous, quitte à le découper en un certain nombre de phases  correspondant à des phénoménes naturels, comme le cycle des saisons lequel structure tout cycle en 4, ce qui donne 7 ans pour Saturne. On aura compris qu’on est à cent lieues ici de l’indice cyclique assez barbare de Gouchon-Barbault!Chaque fois que Saturne passera sur l’axe équinoxial ou sur l’axe solsticial, cela déterminera une période de 7 ans.  Reste alors, évidemment, à montrer qu’il y a adéquation entre ces temps de passage et le découpage préalable que nous avons pu relever au niveau politique, au sens large. 
Si  une telle  adéquation ne peut être obtenue,validée, cela signifie que quelque chose devra  être revu,  réformé quant à notre formulation. En ce qui concerne Barbault, deux défauts au départ: des phases inégales ne se prétant donc pas à un traitement astronomique basique, d’où son indice cyclique à 5 planétes. Pourtant, au départ, Henri Gouchon qui est à l’origine du modéle adopté par Barbault, visait les Deux Guerres Mondiales et l’identification de données astronomiques comparables  mais il ne trouva rien au niveau basique du passage d’une quelconque planéte sur un écliptique subdivisé d’une façon ou d’une autre. Il dut donc recourir au stratagéme, à l’artifice d’un « indice » de synthèse. Par ailleurs, Gouchon et à sa suite Barbault, commirent l’erreur de ne pas distinguer les deux guerres mondiales en constatant que tout les opposait quant  à leur esprit. Cela aurait du les aider car cela aurait pu servir de structure cyclique avec deux temps en alternance. Un temps pour une guerre de 14-18  marquée par de vives résistances, des tranchées et un temps pour une  guerre de 39-45 qui vit très vite s’instaurer un empire européen sous la houlette allemande. On sait à quel point la France n’aura pas vécu ces deux guerres de la même façon et donc les mettre sur le même plan relevait d’une sorte de déni de la part de ceux qui venaient de vivre la débacle française de la Seconde Guerre Mondiale.  Par ailleurs,  Barbault  s’intéresse à l’éventualité de la découverte d’une planéte au delà de Pluton, planéte découverte en 1930 , la précédente Neptune l’ayant été en 1846. Nous sommes en présence d’une génération marquée par  de tels événements qui ne se sont pas reproduits depuis, Pluton ayant même été déclassée en 2006.  Avouons que nous ne partageons pas ce penchant pour ce genre d’événement car pour nous l’astrologie est un systéme établi il y a des millénaires et qui se suffit à lui même, axé sur Saturne.  Le fait d’intégrer 3 planétes transsaturniennes pour former l’indice cyclique  nous semble tout à fait chimérique, au nom d’une modernité mal comprise.

Le probléme, c’est que Barbault ne voulait pas entendre parler d’un quelconque repére zodiacal, ce qui le limitait à rechercher une conjonction entre deux planétes, d’où l’idée, ingénieuse, de considérer des groupes de conjonctions. Le probléme, c’est que la relation entre deux facteurs peut générer des périodes égales alors que la combinatoire de plus de deux ne le permet plus et c’est ce qui se passe avec une combinatoire à 4 ou 5 planétes! On  dit qu’au delà de deux, il y a foule. Trois est à rapprocher de très. Andy Warhol déclarait « Une personne c’est de la compagnie, deux c’est la foule, trois c’est une réception. » Nous ajouterons que Barbault  a tendance à  préférer  la présence et l’absence plutôt que le recours à des qualifications successives d’un même concept. La question n’est pas s’il  y  a ou non « guerre » mais celle d’un passage d’un type de guerre à un autre type de guerre, une approche pourtant bien connue puisque l’on parlait autrefois de « guerre froide ». C’est ainsi que Barbault se sera enfermé dans une dialectique guerre et paix faute d’avoir cherché à faire alterner différentes formes de guerre.

bibliographie:
 : 

Les grands bouleversements expliqués par l'astrologie : prédictions et  pandémies - Philippe Dorbaire - Lanore - Grand format - Place des Libraires/

e

https://astrologie-moderne.eu/indice-cyclique-astrologie-mondiale/

JHB  16  12 21

 

 

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