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Jacques Halbronn : Les rapports contrastés d’André Barbault envers sa prévision pour 1989

Posté par nofim le 16 décembre 2021

PUBLICATIONS  DE LA BURA  (Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

Jacques  Halbronn  :  Les rapports  contrastés d’André Barbault  envers sa prévision pour 1989. 

 

Notre étude se servira de cinq  ouvrages de Barbault parus entre 1973 et 2006, soit sur une trentaine d’années, avant et après l’année 1989 liée au cycle Saturne-Neptune- et nous analyserons quelle place fut accordé à la prévision pour 1989 telle que cela ressort, par ailleurs, notament en 1955  de sa Défense et Illustration de l’Astrologie  et de La Crise Mondiale de 1965 ou encore des Astres et l’Histoire de 1967 sans oublier le traitement qui en fut fait dans la revue l’Astrologue dirigée par le dit Barbault. Ce que nous entreprendrons de mettre en évidence est la question du traitement de prévisions anciennes quand on tend à les réactualiser, à les réactiver alors que l’on avait souhaité auparavant s’en démarquer.

 

Document  I   1973 Le pronostic expérimental en astrologie (Payot)

Document  II 1979 L’astrologie mondiale. Le  grand déséquilibre planétaires de 1982-1983 (Fayard) La prévision historique pour la connaissance des rythmes du cosmos.

Document III L’Avenir du monde selon l’astrologie (Editions du Félin)

Document IV  1998 Prévisions  astrologiques pour le nouveau millénaire. (Dangles)

Document V 2006 L’astrologie certifiée Connaissances, statistiques & prévisions.,(Seuil)

 

 

 

1989  dans le Document  I  de 1973:

 

« Les cycles Saturne-Neptune » (pp. 131 et seq)

1952-1953 Mort de Staline. Pas de mention  de 1989. On nous précise simplement  » Tous les 35 ans, quand le cycle Saturne-Neptune se renouvelle, nous assistons à une poussée collective, un mouvement de masse, un courant de révolte ou à une révolution ».  On note que Barbault ne distingue pas deux phases, deux temps  au sein du dit cycle. Toutefois, dans la Crise Mondiale de 1965, Barbault avait pointé 1971, à savoir l’opposition, à mi-parcours, entre Saturne et Neptune mais cela n’avait pas été bien concluant car il y avait vu le moment où l’URSS rejoindrait les USA en puissance économique et technologique. Entre temps, les Américain avaient débarqué sur le Lune en 1969.

Barbault  revient sur 1989 (p. 232): il semble qu’il s’efforce de faire la synthèse entre ses prévisions pour 1982 et la conjonction Saturne-Neptune: Etats  Unis et URSS  vont  « se fondre en un unique courant. Cette destination  commune et ultime de 1989, c’est l’échéance à laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une nouvelle société. De sorte que le grand rendez vous de notre histoire tend à se présenter après le grand bouleversement de 1982-1983 à ce triple croisement astral » Pour la petite histoire, on trouve dans « Du même auteur »  « Clefs pour l’Astrologie, Seghers, 1973, qui paraitra finalement au printemps 1976 sous la plume du jeune Jacques Halbronn, qui n’a pas encore 29 ans alors que Barbault avait du attendre d’avoir 35 ans pour publier sa Défense et Illustration chez Grasset. Barbault ne s’en consolera jamais d’autant qu ‘à la suite d’une critique de l’ouvrage dans l’Astrologue, il sera condamné en appel pour diffamation par voie de presse en 1978.   Page 148 et seq, Barbault  nous laisse avec des blancs:  Cycle Saturne-Neptune:  sextil (1959): Période d’essor économique sans précédent et de superiorité technique et scientifique (course à l’espace). (…) Carré (1963):  » l’automne 1962, avec la crise des Caraibes »: seule mention de la tension autour de Cuba. Le sesqui carré (1968) : « intervention  en Tchécoslovaquie » et puis une série d’aspects à venir aboutissant sans le moindre commentaire à la conjonction de 1989.  Même l’opposition de 1971-72 ne donne lieu à aucune remarque alors que l’ouvrage parait en 1973, ce qui prouve que le texte est supposé avoir  été  achevé avant la dite opposition Saturne Neptune dont Barbault attendait tant.(cf la Crise mondiale, 1963) En fait, Barbault se contente ici d’une approche rétrospective  alors que par ailleurs, il avait prédit ce qu’il fallait attendre de l’opposition Saturne-Neptune et de la prochaine conjonction, 18 ans plus tard.

 

 

1989   dans le Document II  de 1979   On se rapproche dramatiquement du début d’une décennie lourde astrologiquement. Page 282, Barbault expose le dispositif conjonctionnel ‘De 1946 à 1964, revient une période peu chargée avec  6 conjonctions non groupées  durant ces 19 annéés ». Barbault, à l’évidence, n’a pas d’autre choix que de minimiser les événements de 1961 et 1962  qui ne collent pas avec son systéme: Berlin et Cuba. Rien qu’une telle présentation  nous semble, avec le recul,  comme une sorte de déni de réalité  qui n’aura d’égal que le déni inverse pour les non -événements de 1981-83 auquel on ne tardera pas à assister une fois ce cap passé sans trop d’encombre, malheureusement pour Barbault. Face à l’indice cyclique et ses 5 planétes, la conjonction Saturne Neptune pour 1989  perd forcément de sa centralité , elle n’est plus qu’une pièce du puzzle. Barbault n’essaie même plus comme en 1973  de lui accorder un rôle de figuration.  L’indice cyclique éclipse désormais toute focalisation sur un cycle en particulier, du fait de la déception de 1971.

 

1989   dans le Document III de 1993 Dès la 4e de couverture, cela commence ainsi « En 1955, dans un ouvrage paru aux Ed. Grasset Défense et illustration de l’astrologie, André Barbault annonce 34 ans à l’avance une « échéance capitale » pour l’URSS en 1989″ Nous avons montré ailleurs que 1989  fait surtout sens dans le cadre de l’histoire de l’empire austro-hongrois. Mais l’on voit que cette échéance de 1989 que Barbault avait reléguée dans les oubliettes refait son apparition au lendemain et non à la veille des dits événements. Dans la revue L’Astrologue n°85, Ier trimestre 89 (cité p. 153 dans le Document III),il est certes question « d’Orages sur 1989-1990 mais nullement de la prévision datant de 1955! En fait, l’on voit Barbault revenir à une pratique de l’astrologie mondiale : il nous parle de divers aspects entre planétes(cf pp.  187-188 par exemple), parfois même de telle position en signe zodiacal., ce qui n’était pas de mise dans les documents I  et II.

 

 

1989  dans le  Document IV de 1998.  On a passé à la fois le cap du début des années 1980 et la Troisiéme Guerre Mondiale n’a pas éclaté comme prévu et même pas une crise comme celles de 1961-62 à se mettre sous la dent. En revanche, divine surprise, il y a eu 1989! Surprise en effet puisque dans les numéros de la revue L’Astrologue pour les trimestres qui précédent, Barbault ne revient pas sur cette échéance dont on a vu à propos du Document II  qu’elle avait plus ou moins disparu de ses radars. On a  beau scruté tout ce qui parait dans ce périodique, pas la moindre attente en ce sens. On a affaire à un Barbault désabusé. Mais le cauchemar va se dissiper avec ce qui se passe à l’Est de l’Europe qui se rappelle à son souvenir: non seulement 1989 d’ailleurs mais, par dessus le marché, 1991 et la dissolution de l’URSS. On est à présent en 1998. Que nous dit Barbault à l’aube de l’An 2000? A la différence des deux autres documents parus chez des éditeurs généralistes par le passé Grasset ou le Seuil),  les documents III et IV sont  ceux celui de  maisons d’édition « spécialisées », Le Félin et  Dangles. Par la suite, il paraitra aux Ed. du Rocher dans une collection ésotérique.. Barbault se trouve ainsi marginalisé. Seules les Editions du Seuil lui resteront ouvertes désormais, en raison du succés historique, depuis la fin des années Cinquante, de la collection Zodiaque.  La période glorieuse Payot- Fayard est révolue. Barbault n’aura pas apprécié en 1993-94  de la réédition, totalement remaniée des Clefs pour l’Astrologie et encore moins l’article Astrologie d’Halbronn  pour l’Encyclopaedia Universalis ou encore que le volume Astrologie du Que Sais je , aux PUF, soit dévolu à Suzel Fuzeau Braesch, en 1989 puis  en 2005 à Philippe Zarka mais cela tient à une rhétorique, à un style qui ne passent pas comme nous l’écrivait Luc de Caunes, directeur de la collection « Clefs »,dès 1974. il est vrai que l’autodidacte  Barbault n’avait pas fait ses classes à l’Université ni même au Collége. Mais revenons au traitement, au retour, de cette année inespérée 1989  dans notre document III.(pp. 44  et seq): ce que Barbault se gardera bien de souligner, c’est que si l’année en question marquera l’histoire de la Russie, cela ne se fit nullement dans le sens qu’il avait indiqué.  Qu’est ce que Barbault avait à l’esprit en 1954-55 à propos de cette échéance alors encore lointaine de 1989? Barbault reproduit un article paru dans l’Yonne Républicaine, journal dont le caractère partisan est absolument évident puisqu’il se fait, de bout en bout, l’écho d’enjeux liés au Parti Communiste. (comme nous l’avons montré ailleurs): 1989 « c »est l’annonce d’une nouvelle ‘grande première pour le dest in de l’Union Soviétique ou du communisme mondial ». Une fois de plus, on voit Barbault dans le déni comme lorsqu’il évitait de traiter des années 1961-62 parce que correspondant (cf supra) à un vide de conjonctions. Que l’on nous comprenne bien, Barbault en 1953-55 n’aurait jamais envisagé l’ »effondrement de l’URSS », pour reprendra la formule complaisante d’Yves Lenoble. Tout indique le contraire, y compris la Crise Mondiale de 1965. 1989-91, c’est une période catastrophique pour le communisme russe  que Barbault n’aura pas su annoncer puisqu’il annonçait le contraire. Mais le fait est que 1989 aura été une année marquante mais pas comme Barbault l’aurait voulu, à la fois comme astrologue et comme sympathisant de la cause communiste, ce dont il ne se cachait guère. 

 

1989  dans le Document V. Cette fois, Barbault  aborde la question des conjonctions Soleil-Jupiter, ce qui reléve d’un autre registre. NOus memes, dès 1976 (Astrologie Sensorielle, in Cosmopolitan, janvier 1977), nous avions accordé un certaine importance aux rencontre soleil-planéte (petite courbe)  parallélement aux rencontres planéte-axes saisonniers (grande courbe)Il n’est donc plus guère question ni de la conjonction Saturne Neptune ni de l’indice cyclique (qui porte si mal son nom puisqu’il ne comporte en lui même, aucune structure cyclique récurrente et régulière, trop de cycles tuant le cycle). On est là dans une astrologie à court terme et l’on reléve une sorte d’aveu, à la 4e de couverture: « L’astrologie deviendrait-elle enfin adulte? » Inutile de dire que pour nous, l’astrologie est avant tout centré sur une succession de phases de 7 ans qui ne dépendent aucunement du Soleil si ce n’est au prisme du cycle des saisons,  mais non pas le cycle basique annuel mais bien celui qui vient baliser celui de Saturne en 4 périodes égales. On note ainsi que Barbault n’avait toujours pas compris le véritable usage que l’astrologie devait faire des quatre saisons.

 

 

 

 

Conclusion: on aura vu réapparaitre la prévision pour 1989 qui avait cessé de figurer aux premières loges à partir de 1967 et de l’échec prévisionnel  autour de la « crise mondiale de 1965′,  ouvrage rédigé en pleine euphorie avec le succés du spoutnik et de Gagarine. (vol  du 12 avril  1961). ¨Pendant une vingtaine d’années de fin 60 à fin 80,  la dite prévision n’est plus de mise. On pense à la disparition de certains personnages dans l’histoire du communisme tombés en disgrâce. Pendant ces 20 années Barbault  a changé son fusil d’épaule et ne souhaite pas qu’on lui rappelle l’exaltation des années 1953-1965 dont il a fait le deuil. mais que l’on ne s’y trompe pas, pour Barbault, en son for intérieur, la prévision pour 1989  laisse un gout amer qui sait à quoi s’en tenir.

Barbault n’apprécie pas non plus qu’on lui rappelle ses prévisions pour le début des années 80 (sur la base de son indice cyclique, sa martingale à 5 planétes), avec ce flop  auquel 1989 apporte quelque baume pouvant  faire illusion. Il est décidément tiraillé, tel un martyr de l’astrologie entre des choses qui arrivent et qui n’arrivent pas comme prévu  et des choses qui n’arrivent pas du tout. 

 

Pour beaucoup d’astrologues, (on peut parler d’une génération Barbault) André Barbault est devenu, à sa mort en 2019, un personnage sacré, emblématique qui mérite une hagiographie, sinon un mausolée. En faire la critique, c’est commettre quelque crime de lése majesté comme il le déclarait lui meme dans sa revue.(cf  notre dossier sur la légende dorée  du prophétisme, de Nostradamus à  Barbault,  sur la plateforme SCRIBD)

 

 

JHB 16  12 21

 

 

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