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jacques Halbronn Epistémologie. Le mimetisme comme marqueur diachronique. Le français, langue matricielle.

Posté par nofim le 28 avril 2022

jacques  Halbronn  Epistémologie.  Le mimetisme comme marqueur diachronique. Le  français, langue reine. 

 

 

 Toute imitation  est imparfaite, car l’imitateur ne connait son objet que de l’extérieur. Cela signifie que l’on est en mesure d’identifier la source d’un ensemble  en repérant  l’élement le plus cohérent, c’est à dire le moins affecté par le mimétisme. Dans le cas des langues dites latines, force est de constater que le français offre une richesse structurelle supérieure, d’une part sur le plan de sa tradition orale de « lecfure » de l’écrit et de l’autre, sur le plan de son impact lexical sur d’autres « familles » de langues, comme dans le cas des langues « germaniques » et notamment de l’anglais.

 

I   La  tradition orale du français  Nos travaux en matière de passage de l’écrit à l’oral, ont mis en évidence le fait que le français était parvenu à préserver un mode de lecture que l’on ne retrouve pas dans l’ensemble « latin », lequel reste très primaire dans ses manifestations contemporaines, étant entendu que la prononciation  ancienne n’est pas attestée et qu’il nous faut partir du présent du fait de la carence d’enregistrements avant la fin du XIXe siècle, pour des raisons techniques évidentes. Selon nos observations, l »écrit du français doit être traité à l’instar d’une partition musicale, ce qui laisse une certaine liberté à l’interpréte lequel doit s’éloigner d’un traitement scolaire qui séparerait, isolerait les mots les uns des autres. En français, ce qui compte, c’est la connexion, la « liaison » des mots entre eux et non le fait d’anônner les mots comme des entités séparées; La phrase- le phrasé- l’emportent sur leurs composantes. On notera que l’oralité du français exigera une grande attention de la part de l’auditeur, bien plus que son stade écrit. Une chose sera donc de parler (le) français, une autre de le comprendre de la bouche d’autrui. Tout se passe comme si les autres langues latines soit n’avaient point su emprunter au français sa tradition orale, soit avaient perdu la leur en cours de route.

 

 

 

 

 

II  L’impact lexical du français 

 

Si l’on prend le cas de l’anglais, l’on observe à quel point le français a un quasi monopole des importations de mots latin. Entendons par là, que l’on trouvera relativement peu de mots issus de l’italien ou de l’espagnol  en anglais alors que des milliers de mots français truffent l’écrit de l’anglais. Quant à la prononciation en anglais des mots venus du français, elle est rarement conforme à la pratique en vigueur dans l’original. Cela tient probablement à ce que nous avons expliqué plus  haut.(cf nos mémoires de linguistique sur SCRIBD) C’est ‘ailleurs à partir du cas anglais que nous nous sommes permis de parler des limites de toute approche mimétique. 

Il nous faut supposer à partir des observations présentes que l’anglais aura voulu imiter la musicalité du français et n’y sera pas parvenu, se contentant de récupérer, d’adopter ses formes écrites. On dispose cependant d’un certain nombre de cas de passage de l’oralité du français vers l’anglais, à commencer par l’usage des diphtongues ‘an » (I can’t), « on »(I don’t) rendues « à la français ». C »est en ce sens que nous désignerons le français comme langue « matricielle »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  26  04 22

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