jacques Halbronn Astrologie et polysémie. Paradoxes sémantiques.

Posté par nofim le 19 mai 2022

jacques  Halbronn    Astrologie et polysémie. Paradoxes sémantiques.

 

 

Dilemme : qu’est ce qui est pire:  un mot qui a plusieurs sens  ou  des mots différents qui ont le même sens? C’est bien là un clivage social qui mérite réflexion.  Selon nous, la polysémie doit être préférée à l’univocité en ce qu’elle exige de la part du récepteur un travail  cérébral supérieur. 

 En astrologie, nous avons récemment  plaidé en faveur d’un nombre limité de facteurs  à gérer, ce qui va évidemment dans le sens de la polysémie,d’une économie de « signifiants » (au sens de Saussure). Cela vaut aussi bien pour un nombre limité de planétes – voire même en faveur d’un seul curseur  que pour un nombre limité de secteurs – des périodes de 7 ans et non de quelques mois.  Si une période de 7 ans recouvre la même signification, on est bien dans un cas de polysémie à l’encontre d’une astrologie multipliant le nombre de combinatoires, sous prétexte d’une recherche de précision maximale (cf l’ACB  de Roger Héquet)

  La polysémie fait appel à la prise en compte du contexte lequel permettra de déterminer le sens à accorder à tel « signifiant ». En français, nous avons le cas des homonymes, qui se prononcent pareillement mais ne s’écrivent pas de la même manière. « Il mange »  s’entend comme « ils mangent », donc le singulier comme le pluriel.  L’anglais a un double visage  car il pratique une très forte synonymie avec plusieurs mots Signifiants censés correspondre grosso modo à un seul et même signifié mais en même temps, il ne marque pas le genre: l’adjectif big peut aussi bien valoir pour un masculin que pour un féminin alors qu’en français, la forme masculine et la forme féminine d’un adjectif-sauf exception- est explicite. Cela vaut aussi pour le pluriel,  « big » s’appliquant aussi bien à un singulier qu’à un pluriel.. En hébreu, les marqueurs de genre et de nombre offrent  un certain degré de précision, notamment au niveau des verbes, dont le traitement diffère selon le genre et le nombre. 

Il convient ici de distinguer l’émetteur et le récepteur. Celui qui parle n’effectue pas le même travail de décryptage que celui qui écoute. Une langue qui se plie à une forte précision ne développera pas la capacité de décryptage de ses utilisateurs en position de réception.

Le besoin de précision conduira à la multiplication des « signifiants » et favorisera l’importation de mots étrangers, de façon à éviter la polysémie, jugée  funeste.  C’est ainsi que si l’anglais s’est tant endetté en termes de lexique, cela tient à une difficulté face à la polysémie. Mais paradoxalement, à un certain stade,  cette diversité  conduit à de la synonymie et des mots différents seront par la suite considérés comme recouvrant le même signifié. 

Si l’on en revient à l’astrologie, il n’en reste pas moins que le discours de l’astrologie traditionnelle n’est pas à l’abri d’un certain flou sémantique et dépend en partie de la compréhension du consultant, du client, notamment dans le domaine de l’astropsychologie.  Cela tient notamment au fait qu’une trop grande diversité de signifiants  génére une saturation cognitive  alors qu’un nombre restreint de signifiants facilite l’intercompréhension/.

C’est ainsi que le découpage en 12 signes zodiacaux, liés aux activités mensuelles des sociétés traditionnelles, nous apparait comme  contradictoire avec le choix d’un curseur solaire. Cohabitent ainsi  une approche baroque  et une approche ergonomique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  19 05 22

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