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jacques halbronn Astrologie et alternance des phases: le rôle central des aspects de quadrature

Posté par nofim le 29 juin 2022

jacques  halbronn    Astrologie et alternance des phases: le  rôle central des aspects de quadrature 

 

 

André  Barbault avait compris  qu’il ne pouvait y avoir de prévision digne de ce nom en astrologie sans un effet contraste. On s’intéressera à la façon dont  le processus d’alternance événementielle  a pu être formulé, formalisée dans la littérature astrologique et notamment aux obstacles épistémologiques qui auront  plombé cette recherche.

Une confusion aura perturbé le cours d’une telle recherche, à savoir le traitement des aspects de carré et d’opposition mais avant tout la question de l’acception, de la définition des dits aspects.

I   Qu’est ce qu’un aspect?  Nous avons déjà abordé récemment un tel questionnement en montrant que dans le premier Livre de la Tétrabible de Ptolémée,  ce sont les signes qui importent et non les degrés, ces derniers ne figurant qu’au deuxiéme Livre de la Tétrabible, à propos de l’ascendant et des maisons astrologiques. D’ailleurs, la typologie zodiacale populaire,  laquelle  aura suscité un très grand nombre de livrets consacrés à un signe donné- depuis la fin des années cinquante du siècle dernier et notamment au début des années 80 – attribue la même signature astrale à quelqu’un né au début, au milieu ou à la fin d’un signe: on dira dans tous les cas qu’Un Tel est né sous tel signe, sans que l’on tienne compte du degré du soleil à la naissance. Autrement dit,  le signe de 30° constitue en principe une unité de calcul en astrologie et non le degré. Mais l’on peut tout aussi bien prendre pour « unité » des ensembles de 90° comme nous le faisons avec l’astrologie EXOLS, qui est le grand apport de l’école française d’astrologie de ce début de XXIe siècle, comme le reconnaitront les historiens.   

Toutefois, encore faut-il s’entendre sur la distinction entre le carré et l’opposition, ce sur quoi  va trébucher Barbault avec son indice de concentration planétaire ou « indice cyclique », à la suite d’Henri Gouchon (cf les Astres et l’Histoire. Ed JJ Pauvert, 1967). En effet, le graphique préconisé par Barbault  semble se contenter d’opposer la conjonction planétaire à l’ensemble des aspects et notamment en ce qui concerne le carré et l’opposition. En bref, la conjonction générerait des tensions, une « pression » – ce qui ferait plonger la courbe- alors que les deux autres aspects annonceraient une « détente », ce qui ferait remonter la courbe. On abordera plus loin la pertinence même d’une telle courbe coiffant les cycles de cinq planétes, de Jupiter jusqu’à Pluton  jusqu’à produire un graphique unique., mettant là encore dans le même sac des planétes fort différentes.

Disons que, pour nous,  le carré doit être clairement différencié de l’opposition,  ce qui aura manqué à la pensée astrologique du dernier demi-siècle. Entre les équinoxes et les solstices,  on note que le carré relie une saison équinoxiale (printemps, automne) à une saison solsticiale (Eté, Hiver). Il y  a là un contraste frappant dont on ne saurait ignorer toute l’importance.  En revanche, dans le cas de deux saisons équinoxiales ou de deux saisons solsticiales, ce qui correspond à un aspect d’opposition, il y  a une certaine similitude structurelle: égalité  du jour et de la nuit ou au contraire le jour qui l’emporte sur la nuit et vice versa. Autrement dit,  la conjonction et l’opposition sont en analogie d’où l’inanité d’un graphique qui assimilerait opposition et carré et qui ne reconnait pas, en revanche, le lien  entre conjonction et opposition!   

Pour en venir à la question de l’alternance des phases, il est clair que le printemps se différencie de l’Hiver comme de l’Eté à l’instar de l’automne. Si Barbault avait eu, comme il semble, le projet de formuler un processus d’alternance, il aurait dû souligner le passage de la conjonction ou de l’opposition au carré, comme cela se présente pour  la nouvelle et la pleine Lune au prisme de la syzygie.  Barbault n’aura pas opté pour le critère de la quadrature, ce qui lui aurait permis  d’établir une forme d’alternance.(conjonction-carré-opposition) A la place, il nous proposait une alternance fondée sur la montée ou la descente de son graphique  artificiel de synthèse, sans le moindre rapport structurel avec le modéle des 4 saisons.

Il est vrai que le dit graphique prend en  compte un ensemble de 5 planétes « lentes » dont on étudie les interrelations, ce qui est une toute autre option que celle des 4 saisons.  Il semble que la génération actuelle ait oublié à quel point l’approche de Barbault bouleverse toute la pensée astrologique et il est étrange de voir  Lune Soleil déclarer sur son site que Halbronn  entend remettre en question l’astrologie alors que notre démarche est beaucoup moins  révolutionnaire que celle d’un Barbault, lequel aura décidé de ne même pas tenir compte de la topographie zodiacale  ou du nom attribué à chaque planéte!

En fait, comme l’a montré Michel Gauquelin, la  question n’est pas tant  -du moins dans un premier temps- de ne s’intéresser qu’à une seule planéte à la fois que la combinatoire de plusieurs planétes, sous le nom de « cycle planétaire » . Sous ce terme, Barbault  entend associer deux planétes entre elles plutôt que d’analyser le rapport d’une planéte avec le cycle des saisons comme nous l’avons proposé dès 1976 dans Clefs pour l’Astrologie Ed Seghers) Or, la notion d’aspect doit s’appliquer au cycle d’une seule planéte selon qu’elle transitera une période équinoxiale ou une période solsticiale et non dans son rapport avec telle ou telle autre planéte, ce qui modifie chaque fois la durée de son cycle puisque la durée du cycle  Saturne Jupiter ne sera pas la même que celle du cycle Saturne -Neptune  et ainsi de suite alors que dans notre approche, la planéte ne change pas sa durée cyclique puisqu’elle est reliée à un cadre fixe, celui des équinoxes et des solstices. On notera que les quadruplicités peuvent induire en erreur en regroupant   4 signes en cardinaux,  4 en fixes et 4 en mutables, puisque cela revient à loger à la même enseigne signes en carré et signes en opposition, erreur commise par Reinhold Ebertin, en Allemagne.

 

 

 

 

 

 

 

JHB  29 06 22

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