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jacques halbronn Le passage du 4 au 12 en Astrologie, Centuries, Bible, Mythologie

Posté par nofim le 20 août 2022

jacques halbronn    Le passage du 4 au 12  en Astrologie, Centuries, Bible, Mythologie

 

 

Nous avons pu observer que certains narratifs n’hésitent pas à soutenir  que le 4  serait issu du 12, en serait comme la réduction.

 

I   Bible

C’est ainsi que dans la Genése, il est question des 12 fils de Jacob et des 12 tribus. Selon nous, il s’agirait là d’une invention des Israélites, les ressortissants du Royaume  sécessionniste d’Israel qui s’efforcèrent de faire croire qu’ils avaient la même origine que les Judéens du Sud, d’où était issu la dynastie royale de David et de Saloimon En fait,  Jacob eu 4 épouses dont Léa et Rachel. Le Livre de l’Exode met en scéne une telle imposture autour des « Fils d’Israel » et de leur campement, avec  un Moïse envoyé vers eux par « Elohim » 

 Notice  Wikipedia

La vision d’Ézéchiel[

Dès les premières lignes de sa prophétie, Ézéchiel (Ez 1, 1-14) décrit une vision : « le ciel s’ouvrit et je fus témoin de visions divines » (Ez 1, 1). « Au centre, je discernais quelque chose qui ressemblait à quatre êtres vivants » (Ez 1, 5).

« Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes (…) leurs sabots étaient comme des sabots de bœuf » (Ez 1, 6-7). « Quant à la forme de leurs faces, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle. » (Ez 1, 10).

« Il s’agit de quatre créatures célestes identiques dotées chacune de quatre pattes de taureau, de quatre ailes d’aigle, de quatre mains humaines et de quatre faces différentes d’homme, de lion, de taureau et d’aigle. Ces quatre créatures ont leur place au pied du trône de la gloire de Dieu. Ezechiel reviendra sur la même vision au chapitre 10 en précisant cette fois « (…) et je connus que c’étaient des chérubins. » (Ez 10, 20) Dans le Nouveau Testament il est question des   »douze Apôtres ou, par ellipse, les Douze, ou simplement les Apôtres, sont les douze disciples choisis par Jésus de Nazareth » (Wikipedia)

II   Les Centuries

Dans sa bibliographie, Robert  Benazra ( Répertoire Chronologique Nostradamique, 1990) dans son étude des éditions centuriques parues en 1588, décrit une édition à 4 centuries (Rouen, Raphael du Petit Val) comme lacunaire, mentionnant des quatrains « manquants  » à la IVe centurie en laissant entendre que les éditions à 7 et à 10 centuries étaient déjà parues dans les années 1550-1560. Mais dans le Janus Gallicus, il est bien question de 12 centuries (cf J. halbronn.

«  Le Janus Gallicus comme base d’une édition critique des Centuries »).  En fait, ce n’est que sous la Ligue que l’on sera passé de 4 centuries à 10 voire à 12. Il ne s’agit donc pas de centuries manquantes qui auraient été mises de côté, 20 ans après leur parution, mais bien de centuries additionnelles, marquées par la période de la Ligue (cf notre étude « les prophéties et la Ligue », 1997) C’est ainsi que le quatrain 46 de la IVe Centurie, qui manque dans l’édition de Rouen sus mentionnée renvoie clairement à la ville de Tours, capitale du parti hostile à la Ligue : »Garde toi Tours de ta proche ruine ». Il n’est attesté que dans les éditions suivantes, contemporaines  de la fuite d’Henri III de Paris puis de son assassinat, devant Paris, alors qu’ii avait rejoint Henri de Navarre comme le rappelle  François Caillou (« L’essor et l’échec de la Ligue à Tours (1576-1589″)

« En 1589, la ville de Tours devient par la volonté d’Henri III la capitale du royaume de France, ravagé par la guerre civile. Jusqu’en 1594, elle sert de base arrière à Henri IV et de refuge à tous les adversaires de la Ligue. Pourtant, un puissant mouvement ligueur s’y est développé depuis 1584. Au cours de l’année 1589, les ligueurs tentent à trois reprises de se rendre maîtres de la ville, sans y parvenir. Que sait-on des trois complots organisés par les partisans tourangeaux du duc de Mayenne ? Comment expliquer leur échec ? Il importe aussi de s’interroger sur les caractéristiques de ce mouvement et sur ses principaux acteurs ».

Il peut certes sembler étrange de rendre compte de l’origine des Centuries non point avec des textes antérieurs mais avec des textes postérieurs mais cela tient à la fabrication d’éditions antidatées. La plupart des chercheurs en ce domaine comme Pierre Brind’amour (dans son édition de 1996 de l’édition 1555 Macé Bonhomme) sont tombés dans le piége tendu par les libraires de l’époque.(cf aussi Michel Chomarat, Bibliographie Nostradamus, 1989) 1589  est bien là un terminus qui exclue une rédaction de IV 46 antérieure puisqu’en 1588 dans l’édition à 4 centuries, le dit quatrain  est absent (cf Daniel Ruzo Le testament de Nostradamus, Ed du Rocher, 1982)

Le  Zodiaque 

Le cas du Zodiaque est probablement le plus remarquable, à propos du rapport du 4 au 12. Les astrologues sont tellement attachés au 12 qu’ils  en oublieraient les 4 saisons, les 4 Eléments, les 4 tempéraments qui sont les fondements mêmes de leur « science » alors que le 12  n’est jamais qu’une subdivision ultérieure.

Certes, il y a bien les 12 mois de l’année (cf les Très Riches  Heures du Duc de Berry) ou encore les 12 constellations « zodiacales » ainsi que les 12 nouvelles Lunes au cours d’une année  terrestre, base du calendrier hébraique (et musulman) et bien entendu les 12 « signes » tropiques. Mais il ne faudrait pas oublier le « tétramorphe » (donc à base 4) avec le boeuf, le lion, l’aigle et l’homme, que l’on retrouve autour des 4 Evangélistes, de l’arcane « Le Monde » du Tarot ainsi que dans la symbolique du sphinx.(en grec ancien : Σφίγξ / Sphígx) «   On voit que le Zodiaque tel qu’on le connait a perdu en route l’Aigle.(cf les Travaux d’Hercule qui sont un commentaire d’un Zodiaque non corrompu). On voit donc que le passage du 4 au 12 aura altéré cette structure au point que la plmupart des astrologues ont bien du mal à connecter le tétramorphe avec le zodiaque, d’autant que cette symbolique  est lacunaire puisque l’on n’y trouve pas le porc, qui est  un facteur incontournable de l’iconographie des mois de l’année, telle qu’elle est attestée dans les Livres d’Heures qui sont une source des motifs sculpturaux des frontons  cathédrales.(cf aussi le Christ Pantocrator). 

En ce qui concerne les 4 Eléments, il serait logique que cela correspondent aux 4 saisons  mais on les a distribués sur une base 12, qui les déconnecte totalement des saisons, ce qui fait que le bélier est lié au printemps, le Lion à l’Eté et le Sagittaire à l’Automne pour ce qui est des trois signes de feu et le probléme se pose évidemment pour les 3 autres Eléments (-triplicité). En fait les 4 Eléments devraient correspondre aux 4 signes fixes (quadruplicité) Or, Albumsar aura fondé sa théorie des Grandes Conjonctions sur une telle distribution des Eléments entre les 12 signes! 

IV  Mythologie

Nous avons récemment montré que le double dispositif astrologique des Dignités planétaires (à partir des axes équinoxiaux  (exaltations) et solsticiaux (domiciles) comportait en fait un quatuor des divinités, à savoir Mercure, Vénus, Mars et  Jupiter que les astronomes  de l’Antiquité avaient cru bon de plaquer sur leur connaissance du cosmos. On peut se demander si la mythologie avec ses 12 divinités n’est pas une extension de ce quatuor. Les divinités ajoutées serviront à partir du XIXe siècle à baptiser les « nouvelles » planétes, au delà de Saturne dont les astrologues modernes feront leurs choux  gras, envisageant  relier les 12 signes et les 12 planétes.

Représentation Nom Fonctions et attributs
jacques halbronn    Le passage du 4 au 12  en Astrologie, Centuries, Bible, Mythologie dans ASTROLOGIE 142px-Le_Jupiter_Olympien_ou_l%27art_de_la_sculpture_antique Zeus  Fils de Cronos et de Rhéa, il règne sur le ciel et sur le panthéon grec. Malgré son mariage avec Héra, il eut de nombreux enfants (divins ou humains) de ses nombreuses conquêtes.
Héra Héra Fille de Cronos et de Rhéa, déesse du mariage ; elle siège, en sa qualité d’épouse de Zeus, sur le trône olympien.
Poséidon Poséidon Dieu des tremblements de terre, des tempêtes, de la mer et des océans, époux d’Amphitrite.
Déméter et Ploutos Déméter Fille de Cronos et de Rhéa, déesse de l’agriculture et des moissons.
Vénus de Milo Aphrodite Née de l’écume de la mer ou fille de Zeus et de Dioné selon les traditions, elle préside à la beauté, à l’amour, à la sensualité. Elle est mariée à Héphaïstos mais a de nombreux amants, Arès notamment.
Artémis Artémis Fille de Zeus et de Léto, elle est la déesse de la chasse et de la lune. Elle est, avec Athéna et Hestia, l’une des seules déesses du panthéon ayant juré de préserver sa virginité.
Apollon et Daphné Apollon Frère jumeau d’Artémis, il est le dieu de l’art, de la beauté, du soleil, mais aussi de la médecine. En tant qu’Apollon Loxias (en grec Ἀπόλλων λοξίας / Apóllōn loxías, c’est-à-dire Apollon l’oblique), il est le dieu des oracles et possède un temple oraculaire à Delphes.
Athéna Athéna Fille de Zeus et de Métis, elle est la déesse de la sagesse, de la guerre et de l’artisanat. Elle est également la protectrice d’Athènes.
Hermès Hermès Fils de Zeus et de Maïa, il est le messager des dieux. Outre ce rôle, il assure la fonction de « conducteur des âmes » (Hermès psychopompe, en grec Ἑρμῆς ψυχοπομπός / Hermês psukhopompós). Enfin, il est le patron des voyageurs, qu’ils soient simples itinérants, commerçants ou même encore voleurs.
Héphaïstos Héphaïstos Fils de Zeus et d’Héra ou d’Héra seule selon les traditions, il travaille dans sa forge sur l’île de Lemnos. On le décrit comme laid et boiteux, contrastant avec son épouse, la belle Aphrodite.
Arès Arès Fils de Zeus et d’Héra, il est le dieu de la guerre. Mais contrairement à sa sœur Athéna, il représente non pas la stratégie militaire, qui mène à la victoire, mais la guerre dans sa dimension violente, celle qui provoque les ravages et rougit la terre.
Dionysos Dionysos Fils de Zeus et de Sémélé, il est le dieu de la fureur et de la folie. D’une part, associé à l’ivresse, il est le dieu du vin et de la vigne. D’autre part, en tant que dieu de l’enthousiasme, il préside aux rassemblements déchaînés et aux processions confuses, où l’ordre alterne avec le chaos. C’est parmi ces foules, souvent déguisées, que prend place l’émergence de troupes masquées, annonçant ainsi la naissance du théâtre

« Mais il arrive aussi qu’Arès et Dionysos soient remplacés par Hadès et Hestia  De même, certains textes font d’Héraclès et Dionysos des Olympiens. La tradition n’explique jamais quels dieux sortent de la liste quand d’autres y entrent ». 

On note, en tout état de cause que Saturne ne figure pas dans cette série alors que le dispositif  des Dignités l’englobe. Nous avons montré qu’à l’instar des luminaires, Saturne  est un « prometteur » et non un ‘significateur comme les 4 dieux cités plus haut.

 

 

 

Bibliographie: Jacques Halbronn La communication du savoir  astrologique in La Magie et ses langages . dir  Margaret  Jone-Devies, 1980

JHB 20 08 22

 

 

 

 

 

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