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Jacques Halbronn Sur le ternaire en astrologie/astronomie selon Patrice Guinard

Posté par nofim le 25 novembre 2022

Jacques Halbronn   Sur le ternaire en astrologie/astronomie selon Patrice Guinard

 

On  se référera à une section  de  l’article  de Patrice Guinard  intitulé «  Le Planétaire   Organisation   et systéme des opérateurs  planétaires »  appelée » 9. L’ORGANISATION DU PLANÉTAIRE

« La symbolique traditionnelle reposait sur une infra-structure qu’il restait à dégager. » (Jean-Pierre Nicola, La condition solaire)

Depuis la découverte des trans-saturniennes, s’échelonnant sur près de 150 ans, le clavier planétaire a été enrichi de trois nouveaux éléments. Le Septénaire des Anciens est généralement abandonné pour un ensemble à 10 « planètes ». J’appelle Planétaire l’ensemble structuré des opérateurs planétaires, ou encore le dispositif d’ensemble de la circulation de l’énergie psychique d’origine astrale.

Le Planétaire est une structure différenciatrice : la fonction et la puissance de chaque planète sont relatives à celles des autres. L’énergie issue du système solaire est polarisée pour chaque organisme, relativement à sa situation terrestre. Le Soleil, dispensateur d’énergie, la redistribue, différen-ciel-lement, à chacune des planètes qui en sont les réflecteurs. Ainsi, chaque élément planétaire autonome du système solaire, chaque opérateur planétaire, acquiert une fonction énergétique relative au corps planétaire de référence, en l’occurrence la Terre. L’organisation structurelle serait différente pour un organisme vivant sur Saturne ou sur une planète qui changerait d’orbite.

L’énergie décroît depuis sa source solaire jusqu’à l’extrémité plutonienne du système. Les éléments du système solaire sont couramment répartis, d’un point de vue géocentrique, en trois groupes :

  • les planètes intérieures, aux révolutions sidérales courtes : SOLEIL, MERCURE, VENUS
  • les planètes extérieures, aux révolutions sidérales moyennes : MARS, JUPITER, SATURNE
  • les planètes extérieures lointaines, aux révolutions sidérales longues : URANUS, NEPTUNE, PLUTON (ou PLUTON-CHARON)

Ces trois groupes planétaires, reconnus par de nombreux astrologues, ont été dénommés, respectivement, planètes du conscient, planètes du subconscient (ou encore de l’inconscient personnel, selon la terminologie de Jung), et planètes de l’inconscient (ou de l’inconscient collectif). On peut aussi leur attribuer une terminologie hégélienne : planètes de l’Esprit, de la Nature, et de l’Être. Ce sont là diverses déclinaisons de la triade ontologique brillamment analysée par Peirce : Tiercéité, Secondéité, Priméité. 

Le ternaire ontologique pilote le système nerveux : trois niveaux ou registres d’excitabilité nerveuse, différentiellement intégrés, président à tout phénomène d’imperception, de perception ou d’aperception.  Ils apparaissent pour la conscience, dans leurs formes « pures », comme imperceptibles (impressionaux), existants (concrétaux), ou représentations mentales (reflétaux). L’ensemble des impressionaux est étroitement lié à l’empreinte des rythmes planétaires sur l’infra-structure de la psyché ; l’ensemble des concrétaux marque la résistance du milieu environnant à son fonctionnement ; l’ensemble des reflétaux est lié à l’organisation du cerveau, résulte de médiations incessantes entre l’infrastructure dynamique et la réalité extérieure, naturelle ou culturelle, et constitue en quelque sorte la superstructure mentale de la psyché.

Ainsi, tout antagonisme sujet/objet s’efface devant la double présence de chacun à lui-même : dans la vie de l’âme et dans l’activité de l’esprit. L’interne est double : psychique et psycho-mental. Chacun est deux fois impliqué, deux fois présent à lui-même.

L’astrologie rend compte de l’organisation et des transformations de ces trois registres d’excitabilité, lesquels permettent d’appréhender le réel sous une forme ou sous une autre, par ce que j’appelle le Planétaire, c’est-à-dire l’ensemble structuré des opérateurs planétaires qui innervent la psychè.

Une planète est une sorte de modulateur énergétique conduisant à une régulation ou à une transformation de l’excitabilité. Chaque opérateur planétaire produit des coupures spécifiques qui induisent, dans l’activité neuro-physiologique, et par suite psychique, des organismes supérieurs, une transformation de l’excitabilité qui se traduit, au niveau de la conscience (au sens large), par des différences de perception de l’environnement immédiat. Le solaire et le neptunien perçoivent le monde différemment. Chaque planète figure un modèle spécifique de traitement des signaux, un mode d’appréhension de l’étant, une forme de décomposition du réel pour la conscience.

L’astrologue conditionaliste Nicola associe à chacun de ces groupes un état ou niveau (fort, moyen, ou faible) de l’excitabilité nerveuse. L’organisation du système solaire serait globalement intégrée au niveau neurologique, et le système nerveux serait le récepteur des variations cycliques des opérateurs planétaires.

Le niveau « fort » d’excitabilité nerveuse sensibilise au plus évident, au plus visible, au plus connu, à l’apparence même des choses, autrement dit aux images, aux mots, aux schèmes simples, aux slogans. Le niveau d’excitabilité moyen sensibilise aux faits, au concret, à la réalité sensible et tangible, aux phénomènes, aux données effectives, aux événements manifestes, aux forces patentes, aux schèmes composés. Le niveau « faible » d’excitabilité nerveuse sensibilise aux états intérieurs, au complexe, à ce qui traverse les objets, à se qui se loge aux interstices, aux possibilités des choses plus qu’aux choses elles-mêmes, aux plus subtiles variations, aux ombres, à ce qui apparaît comme indéterminé, imperceptible, évanescent, improbable, incertain, irrationnel, fugitif, invisible, inconnaissable, insolite.

Ces trois registres de l’excitabilité prédisposent les individus à privilégier, soit l’habitude, soit l’expérience, soit l’aspiration. Inutile de préciser que leurs chances ne sont pas égales dans des sociétés matérialistes, pragmatiques, destructrices et marchandes.

Du Soleil à Pluton-Charon, les planètes s’organisent, dans leur intégration fonctionnelle au système nerveux, relativement aux trois niveaux d’excitabilité, dans l’ordre d’une complexité croissante : des signaux simples, uniques, aux signaux complexes, multiples, en passant par les signaux médians, duels. Pour l’astrologue conditionaliste, les trois niveaux d’excitabilité s’organisent dans un modèle ternaire, appelé R.E.T. (Représentation – Existence – Transcendance), termes qui définiraient les effets produits par les opérateurs planétaires sur la psychè. Comme le reconnaît Nicola, « Ces termes, devant la rigueur philosophique, sont discutables. »  En effet, ils appartiennent à des registres sémantiques différents, comme il en résulte des analyses que j’ai effectuées sur le Ternaire d’après les travaux de Peirce [ : le ternaire Émanation (T) / Manifestation (E) / Représentation (R) concerne les modes d’apparition d’une entité à la conscience ; le ternaire Essence (T) / Existence (E) / Apparence (R) concerne ses modes d’être ; le ternaire Transcendance (T) / Jouissance (E) / Puissance (R) concerne les « sentiments » qui s’attachent à son maniement. Deux autres ternaires peuvent tout aussi bien être pris en considération : le ternaire Possibilité (T) / Actualité (E) / Nécessité (R), et le ternaire Potentialisation (T) / Expérimentation (E) / Détermination (R).

Ainsi, pour l’école conditionaliste, l’excitabilité forte, déclenchée par les planètes rapides, s’interprète comme « Représentation », l’excitabilité moyenne comme « Existence », et l’excitabilité faible attribuée aux planètes lentes comme « Transcendance ».

  • SOLEIL, VÉNUS, MERCURE (planètes « R »)
  • MARS, JUPITER, SATURNE (planètes « E »)
  • URANUS, NEPTUNE, PLUTON (planètes « T »)

Une analyse empirique permet une nouvelle répartition des valeurs R, E et T au sein de chacun des 3 groupes : « Mercure méritait un T pour sa curiosité, sa cérébralité, sa préoccupation de l’insolite. Vénus méritait un E pour sa sensualité. (…) Dans le groupe E, l’expérience nous incite à donner R à Jupiter, T à Saturne, plutôt que l’inverse ; le premier schématise, le second creuse les évidences. » La considération des diamètres apparents des planètes au sein de chacun de ces trois groupes planétaires, autrement dit leur visibilité géocentrique, semble justifier la redifférenciation de l’excitabilité et la redistribution des 3 valeurs R, E et T :

  • grands diamètres apparents : SOLEIL, JUPITER, URANUS (planètes « r »)
  • diamètres apparents médians : VÉNUS, MARS, NEPTUNE (planètes « e »)
  • petits diamètres apparents : MERCURE, SATURNE, PLUTON (planètes « t »)

Il en résulte une image du Planétaire, organisé dans une grille 3 x 3, à l’instar de Kepler.
 

Le Planétaire selon Nicola (1964)

Note de PG :  Cette terminologie a été ébauchée dans La Condition solaire en 1965 (cf. p.253-255), mais a été largement occultée par « le système R.E.T. », à mon sens moins rigoureux et d’une utilisation plus arbitraire. « 

Ainsi Mercure est défini dans l’école conditionaliste par la formule « transcendance des représentations », Neptune par « existence de la transcendance », Jupiter par « représentation de l’existence »… Mais on pourrait tout aussi bien leur appliquer, à l’envi, l’une ou l’autre des 24 autres formules possibles, en fonction des ternaires sémantiques considérés (cf. infra). Ainsi les formules « transcendance de l’apparence », « potentialisation des apparences », « émanation des représentations » ou même « possibilité de détermination » conviendraient tout aussi bien à Mercure. Jakob Boehme écrit : « multiplication de l’essence ». De même pour Jupiter : « puissance de la manifestation », « représentation de la jouissance » ou encore « nécessité de l’expérimentation ».

Quoiqu’il résulte de ce débat sémantique, je suggère d’abandonner ces connotations obscures au profit d’une simple terminologie quantitative (un, deux, plusieurs, ou encore unique, duel, multiple). 

Les valeurs R, E et T sont des outils herméneutiques, des « symboles » pratiques qui illustrent une réalité énergétique. [22] Aussi me paraît-il plus cohérent de leur substituer des valeurs plus en rapport avec leur fondement énergétique. Ainsi Mercure se définit essentiellement par la transformation de l’unique en multiple, autrement dit la multiplication des unités, c’est-à-dire par la dispersion, ce qui correspond à la fonction neurologique de la planète, à savoir le passage d’une excitabilité forte à une excitabilité faible, autrement dit une baisse brutale d’excitabilité.

En outre, subsistent dans le Planétaire de Nicola diverses inconséquences quant à la fonction lunaire comme à la fonction martienne, cette dernière parce qu’elle se retrouve au centre d’équilibre du dispositif, ce qui est en contradiction avec la nature précisément « déséquilibrée » de la planète, la première parce qu’elle se retrouve en quelque sorte en dehors du dispositif d’ensemble. En effet, les couples planétaires, à savoir Soleil-Pluton, Vénus-Neptune, Mercure-Uranus et Jupiter-Saturne, mis en évidence par Nicola dans ses différents ouvrages [23] , admettent un centre de symétrie central, martien, dans son schéma du Planétaire, alors que le couple Lune-Mars se retrouve évacué de la structure. Cette inconséquence se retrouve au niveau des formules conditionalistes, puisque le R se substitue au T (et réciproquement) pour les quatre premiers couples, alors que Mars (qui serait Ee) s’oppose à une Lune qui serait globalement RET. D’autres formules pour la Lune ont été proposées à plusieurs reprises par Nicola depuis 1964, sans pour autant parvenir à résoudre la difficulté.

En réalité la Lune et Mars ont une fonction privilégiée: la Lune parce qu’elle est l’unique satellite de la Terre, et Mars, parce que cette planète est la soeur jumelle de la Terre. Il faut donc les considérer l’une et l’autre comme un couple dialectique, la première comme le centre d’inhibition du Planétaire, la seconde comme son centre d’excitation. La formule lunaire admet deux solutions : celle d’une globalité indifférenciée et affective (Lune « vénusienne ») et celle d’une organisation totale englobant toutes les perspectives (Lune « saturnienne »). De même la formule martienne admet deux possibilités : la force brute du réel (Mars « jupitérien ») et la force d’intégration et d’engagement face au réel (Mars « neptunien »). Cette « Lune vénusienne » est la Lune et ce Mars « jupitérien » est Mars ! La « Lune saturnienne » est Cérès et le « Mars neptunien » est Chiron. Leurs formules sont les suivantes : la Lune une globalité (R E), Cérès une globalité (R T) et Chiron une globalité (E T).
 

Le Planétaire selon Patrice Guinard (1993 ; revised 11-2015)

  UNICITÉ DUALITÉ MULTIPLICITÉ GLOBALITÉ
Un SOLEIL Identification JUPITER Simplification URANUS Unification LUNE Indifférenciation (Un-Deux)
Deux VÉNUS Dissociation MARS Confrontation NEPTUNE Association CHIRON Intégration (Deux-Plusieurs)
Plusieurs MERCURE Dispersion SATURNE Complexification PLUTON Surdifférenciation CÉRÈS Potentialisation (Plusieurs-Un)

 

 Nous trouvons un texte allemand sur le RET  (Jean-Pierre Nicola (dans Astrodienst) avec la traduction allemande du français. Ce sont en fait des termes français  à la sauce germanique immédiatement reconnaissables. 

Jacques Halbronn   Sur le ternaire en astrologie/astronomie selon Patrice Guinard dans ASTROLOGIE Nicola_Jean-Pierre

Jean-Pierre Nicola

 

  • « Repräsentanz (elementar, z.B. Zellebene); kurzfristige Einflüsse
  • Existenz (intersubjektiv, entspricht unserer Lebenswirklichkeit, körperlich als Trieb und Begierde); mittelfristige Einflüsse
  • Transzendenz (Einbindung in die Ganzheit, zeigt sich im Körper hormonell); langfristige Infléchissement »
  • Ce qui étonne dans le texte de Patrice Guinard, c’est l’absence de référence   à la philosophie allemande alors que Guinard s’est constitué un solide bagage philosophique d’où sa thèse de doctorat en philosophie (1993):
  • L’astrologie : fondements, logique et perspectives par Hervé Guinard

    Thèse de doctorat en Philosophie  Sous la direction de Françoise Bonardel.

    Soutenue en 1993    à Paris 1 .  Résumé

    • « Le système solaire, champ d’interactions magnétiques et gravitationnelles entre planètes, « impressionne » le système nerveux et le façonne selon une « matrice », forme quadruple des structures astrales (planétaires, sectorielles, cycliques et zodiacales), et paradigme combinatoire de l’ »incidence » astrale que la psyché différencie selon quatre registres ou décompose selon quatre milieux conditionnels (énergie, espace, temps, structure). Ces fondements structuraux (planétaire, dominion, cyclade, zodiaque) s’harmonisent au sein d’un nouveau modèle ayant valeur de compréhension pour l’individuel (niveau éthique) comme pour le collectif (niveau anthropologique). »
  • Or, ces notions dont se sert Nicola font écho à une certaine terminologie récurrente chez Schopenhauer, Husserl, Jung. entre autres.  Pour Représentation, on a chez Schopenhauer « Vorstellung », au titre de son ouvrage plus connu Die Welt als Will und Vorstellung  mais le terme allemand le plus connu est certainement Weltanschaaung, Représentation du Monde. Mais on a aussi, à en croire l’article ci-dessus « Repräsentanz .  et de la sorte il s’agit d’emprunts à la langue française. Mais il ne semble pas que Guinard  ait étudié les philosophes allemands dans le texte d’origine. Il semble, en tout cas, que Guinard n’ait jamais envisagé que Nicola ait pu avoir été impacté par la philosophie allemande et il laisse penser à son lecteur que ces trois termes seraient nés spontanément dans l’esprit de Nicola, ce qui nous semblerait une coincidence bien improbable. En tout état de cause, dans sa thèse, Guinard quand il aborde Husserl ne renvoie pas à Nicola alors qu’il traite des rapports entre astrologie et philosophie.  »L’astrologie est véritablement cette psychologie ou « phénoménologie transcendantale » annoncée et formalisée par Husserl : « Dans la mesure où la science de l’esprit, en tant que science omni-englobante du monde de l’esprit, possède comme thème toutes les personnes, toutes les sortes de personnes et de prestations personnelles, toutes les sortes de configurations personnelles, qui s’appellent ici des configurations culturelles, elle englobe aussi par conséquent la science de la nature et la nature au sens d’une telle science, la nature en tant que réalité. »(in  Du Sémiotique à l’ Astral. Semiotica nova et Ontologia »)

Le  fait que Guinard ne conserve pas  les  termes proposés par Nicola  mais les remplace par est en ce sens significatif  d’un désintérêt pour la piste allemande chez Nicoa: on notera d’ailleurs que les termes qu’emploie Guinard  se retrouvent dans nos Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers, 1976) du moins en ce qui concerne  Multiplicité (M)  et Unité (U) mais il pourrait évidemment s’agir, là encore, d ‘une coincidence.

UNICITÉ DUALITÉ MULTIPLICITÉ GLOBALITÉ

  Mais revenons à l’idée que Nicola et à sa suite Guinard se font du systéme solaire 

« L’énergie décroît depuis sa source solaire jusqu’à l’extrémité plutonienne du système. Les éléments du système solaire sont couramment répartis, d’un point de vue géocentrique, en trois groupes :

 

  • les planètes intérieures, aux révolutions sidérales courtes : SOLEIL, MERCURE, VENUS
  • les planètes extérieures, aux révolutions sidérales moyennes : MARS, JUPITER, SATURNE
  • les planètes extérieures lointaines, aux révolutions sidérales longues : URANUS, NEPTUNE, PLUTON (ou PLUTON-CHARON) »   Il est clair que pour cette école (cf aussi Max Lejbowicz  Introduction à l’astrologie conditionnelle, 1977), l’astrologie n’aurait pas d’autre choix que de se greffer sur la grille du « systéme solaire », le troisiéme groupe n’ayant été porté à la conscience de l’Humanité que depuis la fin du XVIIIe siècle pour Uranus, depuis le milieu du XIXe siècle pour Neptune et pour le premier tiers du XXe siècle pour Pluton dont le statut planétaire a d’ailleurs été rémis en question au début du XXIe siècle si bien que l’astrologie serait restée incompléte et donc en partie inaccessible à notre intelligence jusque là.  Cette tendance à rechercher le ternaire dans l’agencement astronomique de notre systéme solaire nous semble dicté par un certain mimétisme analogique à l’egard de la philosophie; ce qui conduit ipso facto au rejet du septenaire traditionnel qui marque la Tétrabible de Ptolémée; En fait, Guinard  est attaché au 12, ce qui renvoie aux 12 signes du Zodiaque  puisque, comme le montre son tableau, il ajoute aux 10 astres retenus  Chiron et Cérés. On sait que d’autres penseurs de l’astrologie auront opté pour l’hypothèse de deux transplutoniennes,  X  et Y -(Léon Lasson) ou Proserpine et Vulcain.-(Jean Carteret).(cf nos clefs pour l’Astrologie, opus cité) sans oublier Dom Néroman qui englobait les Astéroides. Patrice  Guinard  « Le système solaire. Qu’est-ce qu’une planète en astrologie ? »
  • Or, il nous apparait que ces auteurs n’ont pas saisi la dialectique entre planétes et secteurs zodiacaux et cela tient à un contre sens dans la lecture du dispositif des « maitrises planétaires »à savoir que les noms des divinités attachées aux signes ne renvoient pas aux planétes du même nom mais  visent à préciser le sens des signes en recourant aux archétypes mythologiques et non à des  dénominations zodiacales assez baroques.  Le dispositif des maitrises est ainsi structuré: aux extrémités les luminaires et Saturne et au centre un quatuor constitué de Mercure, Vénus, Mars et Jupiter correspondant à un découpage du cycle sur une base 4 (comme les saisons Mercure Eté Vierge, Jupiter Hiver- poissons,  Vénus Automne Balance, Mercure Printemps Gémeaux; soit les 4 signes « mutables) Autrement dit,  l’astrologie n’aurait nullement besoin de 10 ou de 12 astres (selon Guinard) pour  traiter de la diversité du monde, les secteurs zodiacaux y suffisant  activables  qu’ils sont par le mouvement des luminaires et de Saturne. On notera d’ailleurs que le fait de placer le Soleil avec Mercure et Vénus dans le groupe « R’ du RET. est II assez incongru.  Il est vrai que Nicola avait rejeté le dispositif des Maitrises mais ce n’était pas le cas de Guinard.-( voir son texte « La Matrice astrale. Fondements logiques des Maîtrises) » En fait, le RET  fait sens quand on laisse de coté les maitrises car il propose ainsi de s’y substituer  alors que Guinard adopte le RET tout en conservant les maitrises. On notera que le vernis mythologique aura contribué à l’impression d’une unité du systéme solaire et d’ailleurs Guinard se garde bien d’indiquer que le groupe T  rassemble des astres restés longtemps inconnus, ce qui vaut aussi pour Chiron et Cérés.  Ce sont les astronomes qui se seront d’ailleurs prétés à un tel montage et il est vrai que ce furent leurs prédecesseurs et non les astrologues qui avaient jugé bon  autrefois de récupérer les noms des divinités du Panthéon utilisés par les astrologues  pour baptiser les cinq planétes outre les luminaires. En effet, les astrologues n’avaient pris que le nombre de divinités nécessaire à leur systéme et n’entendaient pas s’encombrer des autres!.

 

JHB  25  11  22

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