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Jacques Halbronn Astrologie et Anacyclose des philosophes grecs

Posté par nofim le 8 février 2023

 

Jacques  Halbronn   Astrologie et  Anacyclose des philosophes grecs . Le double anachronisme de la recherche  astrologique

 

 La notion d’alternance politique ne date pas d’hier. Elle est attestée dans la formulation de l’Anacyclose qui fait  se succéder  régime monarchique er régime démocratique. Il importe en effet de ne pas ancrer la recherche astrologique sur les particularités d’une époque donnée, ce qui aura  été le tort  d’un Gouchon et à sa suite d’un Barbault, marqués par le couple des « guerres mondiales ». En effet, comme dirait Kantn il faut pouvoir généraliser ce que l’on met en avant et les Guerres Mondiales, impliquant à la fois, au sein d’un seul et même conflt, le Japon, les Etats Uns et l’Europe, ce qui est plus vrai pour la Second-ne font guère sens à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité, pas plus d’ailleurs que cela ne fait sens de se servir de planétes restées inconnuues, hors de portée, jusqu’à ces derniers sièclces. Double anachronisme!  Nous pensons en effet que l’astrologie ne fait sens que par ses constantes à travers les siècles et donc par les répétition  et les récurrences de l’Histoire. On évitera donc les cycles et les intervalles  trop longs et un sondage de sept ans en sept ans nous semble être une bonne unité de mesure.

 

 

Wikipedia

« L’anacyclose (en grec ancien : ἀνακύκλωσις) est une théorie politique au sujet du caractère cyclique de la succession des régimes politiques

L’anacyclose désigne un changement récurrent de régimes politiques sous la forme d’un cycle

Chez Platon

Le concept d’anacyclose est mis en avant en premier par Platon. Dans le livre VIII (545a-546b) de la République, l’auteur classifie les régimes politiques et soutient que des régimes qui sont faibles de manière inhérente se corrompent successivement Le philosophe décrit quatre formes de cités et d’hommes injustes correspondant à quatre degrés de corruption de la justice, qui sont énumérés en 544c : timocratie (timarchie), oligarchiedémocratie et tyrannie.

Chez Aristote

Aristote fonde sa compréhension de l’alternance des régimes politiques sur une observation empirique des cycles de révolutions dans les cités-États de la Grèce de son temps Il ne considère pas la démocratie comme un régime particulièrement plus vertueux que les autres qui composent le cycle »

 

Selon nous, l’équinoxialité (Astrologie EXOLS) signifie un certain dirigisme d’en haut vers le bas, du centre vers la périphérie alors que la solsticialité partirait de la base, de la province.

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  »La crise du coronavirus a relancé une énième fois la passionnelle rivalité entre « jacobins » partisans de l’État central unifié et « girondins » rêvant d’une décentralisation donnant du poids aux provinces. Si la discussion imprègne l’imaginaire politique français, elle repose largement sur des imprécisions historiques ».

On pense  au RIC (Référendum d’initiative citoyenne) en faveur chez les Gilets Jaunes (2018  et après) qui implique une iniiative venant d’en bas, de la base.  Nous dirons qu’en phase solsticiale, le pouvoir central risque d’être débordé par la » périphérie », terme  passé récemment à la mode alors qu’en phase équinoxiale, c’est l’inverse qui tendra à se produire. Mais en phase équinoxiale, l’on peut s’attendre à une alliance au sommet de divers dirigeants, comme on l’a vu entre Hitler et Mussolini (l’ »Axe » Rome Berlin) alors qu’en phase solsticiale, les clivages nationaux prévaudraient. Bien évidemment, à terme, l’on passe d’un état à un autre. Il est clair que l’alliance entre les peuples est moins évidente que celle au sein d’une même classe sociale, politique.

En  2023, à partir de la fin du mois de Mars, Saturne passe sur l’axe poissons vierge, portail des phases équinoxiales Il faut s’attendre à un certain renversement des rapports de force,  En 2022, on était en phase solsticiale, ce qui aura permis à l’Ukraine de tenir tête à la Russie, avec l’aide de l’Occident. Mais en 2023, nous prévoyons que la Russie prendra l’initiative et mettra sur la défensive ses assaillants directs et indirects comme elle l’avait fait en 2008 quand Saturne était passé sur le même axe vierge poissons ce qui correspond à un intervalle d’environ 15 ans. Mais il faut aussi rappeler les Accords de Munich en 1938, 70 ans (soit 10×7 ou 5×14) plus tôt. De même en ce qui concerne la politique intérieure française, on observe que le gouvernement entend imposer son calendrier et non plus de gérer une crise issue de la base, celle-ci ne faisant plus que réagir à des projets de réforme comme en 1995(cf notre étude ‘L’astrologie selon Saturne » ed de la Grande Conjonction, 1994)

 

JHB  08 02 23

 

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jacques halbronn Astrologie écartelée entre monothéisme et polythéisme. La relaion émetteur- récepteurs.

Posté par nofim le 7 février 2023

Jacques halbronn L’astrologie écartelée entre monothéisme et polytheisme. La relation émetteur -récepteurs.

 

 

 

 Se complaire dans le « pluriel », le « multifactoriel », le « panthéon » mythologique, le thème natal, les combinaioires de planétes, ce qui est la tendance dominante actuellement ou bien, comme nous le proposons depuis 30 ans, depuis notre Astrologie selon Saturne, faut-il se restreindre à un seul et unique vecteur, comme c’est d’ailleurs déjà le cas avec le « signe solaire »… ? Nous avons insisté récemment sur le fait que ce n’est pas parce qu’il y a des planétes qu’il faut toutes les utiliser comme si la relation émetteur récepteur était automatique et n’exigeait pas une certaine élaboration (cf la notion d’instrumentalisation exposée en 1986 dans notre essai « La pensée astrologique » in Histoire de l’astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact)

Il nous apparait dès lors que la prise en compte de planétes récemment répertories. n’a rien d’évident car c’est tout le processus d’intégration de ces nouveaux facteurs qu’il importe de considérer, à commencer par le fait que ces astres sont invisibles à l’oeil nu  et, en tout état de cause, inconnus, inaccessibles à la conscience collective. C’est donc aller un peu vite en besogne de faire comme si de rien n’était sous prétexte que ‘ça marche » comme si cela devait l’emporter sur d’autres paramétres.   En insistant sur la nécessité d’un traitement particulier de la relation émetteur récepteur, est- ce que l’on ne couperait pas l’herbe sous les pieds des astrosceptiques en leur répliquant que des conditions sont à réunir pour qu’une telle relation soit en mesure de fonctionner? Et en ce sens les astrologues tenants des transsaturniennes  fragiliseraient la cause de l’astrologie tout comme ils le font en laissant entendre que l’astrologie ancienne n’avait pas les moyens de fonctionner en raison de son ignorance des dites transsaturniennes.

Selon nous, le monothéisme correspondrait à l’idée d’un monoplanétarisme lequel  se justifierait par l’importance qui lui aurait été accordée et non du seul fait du systéme solaire, voie suivie par Jean pierre Nicola, optant pour la thèse selon laquelle, chaque astre du systéme solaire ferait astrologiquement sens, postulat que nous réfutons car selon nous, la diversité, la pluralité concerne les récepteurs et non les émetteurs, un seul émetteur étant en mesure d’activer divers récepteurs.  En minimisant le rôle des secteurs (zodiaque), l’on accorde un statut exorbitant à l’émetteur. D’un point de vue psychanalytique, une telle approche conduirait à ignorer la part du féminin – le récepteur- tout comme l’idée de préférer combiner les planétes entre elles en ne tenant pas compte du signe zodiacal est symptomatique d’une certaine forme d’homosexualité, au sens littéral du terme, à savoir le refus de l’altérité. Paradoxalement, le monothéisme  implique une relation à l’autre  alors que le polythéisme crée une situation d’autosuffisance.

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JHB 07 02 23

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Jacques Halbronn Astrologie La province à Paris en phase solsticiale et vice versa

Posté par nofim le 7 février 2023

Jacques  Halbronn  Astrologie  La province à Paris  en phase solsticiale et vice versa

 

 

 Nous pensons que l’astrologie a à voir avec les voyages et les déplacements, ce qui est d’ailleurs lié à l’histoire des mouvements sociaux et des empires se faisant et se défaisant. Que les phases que nous étudions puissent être mises en évidence par le mouvement nous semble d’une grand utilité et rappelons qu’en 1975, nous avions fondé le MAU, Mouvement Astrologique Universitaire..

Le critère du mouvement nous apparait en effet déterminant pour l’appréhension des phénoménes périodiques tant au niveau national qu »international/ Au prisme de l’astrologie EXOLS, nous dirons que la phase (de 7 ans) solsticiale correspond à une invasion de la capitale par la périphérie alors que la phase équinoxiale irait en sens inverse, soit de la capitale, de la métropole vers des contrées plus lointaines. Il ressort que le fait que la province converge vers la capitale serait un signe de faiblesse du pouvoir central, contrairement à certaines représentations notamment à propos de la Cour, à Versailles, où la province se retrouve réunie autour du roi/

Si l’on considére des événements comme ceux qui se sont produits en 2001, 2015 et 2018-19, ne peut-on en effet, parler de l’invasion d’une capitale par des éléments extérieurs? On veut parler de la destruction du World trade Center (Twin Towers)en 2001 ou de la présence  répétée  des Gilets Jaunes une quinzaine d’années plus tard sur Paris. Au début du mouvement, Saturne se trouve au début du signe du Capricorne, en pleine période solsticiale. En 2001, Saturne passait sur l’axe Gémeaux-Sagittaire, portail de la phase solsticiale.

Wikipedia

« Le mouvement des Gilets jaunes apparaît en octobre 2018 et donne lieu à de nombreuses actions à partir du 17 novembre 2018 : des blocages d’axes routiers et de carrefours giratoires sont organisés, notamment en province, et des manifestations nationales se tiennent chaque samedi, ces dernières étant plus médiatisées. »

 

 Wikipedia

  »Le 11 septembre 2001, les États-Unis subissent une attaque terroriste sans précédent sur leur territoire, causant la mort de près de 3 000 personnes. »

Le point commun à ces deux événements solsticiaux est l’intrusion de forces extérieures à la capitale, New York ou Paris. On peut parler d’une forme d’occupation de la part de forces relativement faibles, ce qui ne saurait se confondre avec une invasion de type équinoxial partant d’en haut, du centre en direction de divers points périphériques.

 

  Pour illustrer notre propos, nous prendrons des exemples empruntés à la vie astrologique francophone entre 1980 et 2008 en matière de congrès (cf nos guides de la vie astrologique 1981, 1985 1997, 2006).   D’une part,il y a les congrès parisiens et de l’autre les congrès organisés en province (ou en Belgique Wallonne, Suisse Romande, Québec)/.

On retiendra deux manifestations: celle de 1990  et celle de 2004, à 15 ans de distance(ce qui correspond à des phases analogues)

En 1990, Yves Lenoble  commence à accueillir des astrologues  venus d’un peu partout. On est en phase solsticale. Lenoble ne susciera aucuu Congrès « extra muros », donc il n’interviendra pas dans les affaires des structures locales à la différence d’Halbronn comme lorsque ce derner organise des rencontres à  Bruxelles (1980), à Londres (1981),à Athènes (1982) à Nantes 1983) à Lyon (1984), en phase équinoxiale , ce qui provoque des résistances, comme en 1986, au GERASH qui sera amené à se dissoudre. Avec Lenoble, le centre n’est plus dans l’ingérence. Mais la phase solsticiale avait début en 1987-1989, losrque Halbronn était revenu sur Paris. On notera qu’en 1994, avec une nouvelle phase équinoxiale, Halbronn  tiendra un congrès près de Tel Aviv (Israel) et anime un nouveau guide de la Vie Astrologique, qui couvre l’ensemble de son réseau.(1997 Guide paru aux Ed. O. Laurens) 

En  november 2004, Halbronn  accueille sur  Paris les astrologues de toute la France mais il fait profil bas et délégue les animations aux uns et aux autres; Mais déjà en décembre 2000, il avait co-organisé à Paris un Colloque avec le CURA de Patrice Guinard, installé en province, et le soutien du RAO de Lyon. On est en phase solsticiale. C’est en fait la province qui s’invite à Paris et on est très loin du climat des années 80 décrit plus haut. En revanche, en 2008-2009, nouvelle phase équinoxiale avec un Congrès de Halbronn à Montréal (Québec) et toutes sortes de rencontres dans tout l’hexagone, dans le cadre de ‘Teléprovidence.

Si l’on remonte plus loin dans le temps, on note que les débuts du MAU en 1975 auront pris une forme collégiale (avec des réunions chez Catherine Aubier et tout un organigramme répartissant les responsabilités des uns et des autres et notamment les vice-présidences. On est alors en phase solsticiale, ce qui correspond, on l’aura compris, à une certaine modestie du leadership  qui se perpétuera pas avec la phase équinoxiale suivante, à partir de 1978 avec notamment des congrès à Genéve, à La Rochelle, à Nice et ceux déjà cités plus haut. Inversement, à partir de 2015, en phase solsticiale, Halbronn cessera de couvrir les congrès annuels de Bordeaux et de Lyon où il avait été présent pendant la phase équinoxiale. En revanche, son réseau connait une large diffusion sans qu’Halbronn ait à se déplacer; Quid de la phase équinoxiale qui se profile?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  07 92 23

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Jacques Halbronn L’éventuel recyclage de textes pseudo nostradamiques dans les Centuries

Posté par nofim le 7 février 2023

Jacques  Halbronn L’éventuel recyclage de textes pseudo nostradamiques dans les Centuries

La question des déclarations de Nostradamus au pape Pie IV est, selon nous, de toute première importance et nous avions abordé la correspondance avec ce pape, dès 1991, dans notre article paru dans la revue RHR, il y  a donc plus de 30 ans. Notre recherche allait gagner un nouvel élan quand à la bibliothèque Lyon La Part Dieu, l’on nous communiqué(cote 8252) un dossier d’environ 200 pages comportant une « reproduction très fidéle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame dédié à SS le Pape Pie IV,  Magdebourg, (vignette de St michel) portant la date de 1906 (cf  http://ramkat.free.fr/thalb1.html)

Or, selon nous , cette épitre devait figurer en tête du second volet des Centuries et fut remplacée par une fausse Epitre à Henri II, point sur lequel nous nous sommes déjà expliqué. On peut confronter le texte reproduit en 1906 avec les éditions italennes des année 1560 pour s’assurer, contrairement à ce qu’affirmait Patrice Guinard (http://cura.free.fr › .CORPUS NOSTRADAMUS 179 — par Patrice Guinard Les faux Nostradamus italiens des années 66-67 : il vero Giuditio, il vero Pronostico, li Presagi etc)..qu’il ne s’agit pas de faux, même si certains ajustements ont pu s’effectuer qui n’affectent pas la substance de la prophétie de Nostradamus et les quarains de la centurie VIII  qui ouvre le second volet ne s’entendent qu’au prisme de la dite Epitre absente! (cf  CORPUS NOSTRADAMUS 181 — par Patrice Guinard  « Les publications de l’année 1561 pour l’an 1562″) En  effet, le quatrain 77 de la centurie VIII mentionne un délai de 27 ans qui correspond exactement à l’an 1594, puisque censé être né en 1567, l’Antéchrist aurait alors 27 ans en 1994, année du couronnement d’Henri IV. On a coutume de ne voir dans le travail de  Michel de Nostredame qu’une activité annuelle. Mais à partir des années 1560, Nostradamus entendra couvrir une période plus longue, passant ainsi à la vitesse supérieure, se projetant plusieurs années  en aval (cf la page 31 de la ‘Reproduction ») Il est d’ailleurs possible que le texte en question ait été censuré et n’ait pu être imprimé en France, enfreignant certaines contraintes imposées au genre de la prédiction, mais il va largement pouvoir circuler au delà des Alpes et la BNF a d’ailleurs conservé ces textes rendus en italien. Certes, l’on trouve une  bréve epitre au Pape conservée à Bruxelles,  dans l’almanach pour 1562 mais elle ne contient pas les passages diffusés en Italie.(cf  notre étude déjà citée dans RHR 1991) Comme nous l’avons montré dans notre post doctorat (EPHE Ve section, 2007) les quatrains des Centuries sont repris de la prose de Nostradamus et ne sont donc de son fait qu’indirectement, ce qui était déjà le cas pour les quatrains des almanachs. Exit le Nostradamus poéte! ( Anna Carlstedt, La Poésie oraculaire de Nostradamus : Langue, style et genre des Centuries, Edsbruk, Akademitryck AB (« Cahiers de la Recherche n° 28 » ), 2005.)

Tant qu’on n’avait pas pris connaissance de la prose de Nostradamus, il y avait un chainon manquant et il est heureux que ses almanachs et ses pronostications aient pu être localisés et que l’on ne reste pas uniquement en face des dits Centuries, même si celles-ci comportent des épitres/préfaces, introductives en prose (Préface à César, Epitre à Henri second), ce qui met bien en évidence la dialectique prose/quatrains. En vérité, il importe assez peu que cette Epitre au Pape soit un faux, ce qui compte, c’est le rôle qu’elle a pu jouer dans la confection du second volet des Centuries. De la même façon, nous pensons que les faussaires auront récupéré des textes pseudo-nostradamiques pour réaliser leur besogne, notamment dans le cas de l’oeuvre d’Antoine Crespin  (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002)

 

 

 

 

 

 

JHB 07 02 23

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jacques halbronn Linguistique . La triple problématique de la réduction

Posté par nofim le 7 février 2023

.Jacques Halbronn Linguistique : la triple problématique de la réduction

 

 

Nous nous proposons de compléter ici notre étude sur le processus de réduction en français que nous avions déjà décrit lors du passage du pluriel au singulier et du féminin au masculin en adjoignant une troisiéme dimension, concernant l indicatif et le subjonctif. Pour cela, il convient de repenser la question du subjonctif en la rapprochant de l’impératif,, dont l’intitulé est bien plus parlant. En effet la forme impérative recourt fréquemment au subjonctif /. Il faut que tu ailles, que tu saches ou je veux que tu fasses . Or d’un point de vue psychologique, l’impératif est lié à une volonté, à un ordre, ce qui s’oppose au respect du statu quo, voire à un certain déni de réalité. Le passage à l’indicatif passe par un processus de réduction et de diphtongation : que je prenne devient je prends., que je sache devient je sais, que tu viennes donne t tu viens etc. comme pour le passage du pluriel au singulier et du féminin au masculin Il y a là, on, en conviendra, une dialectique de toute première importance à trois niveaux. Cela dit, l’on peut tout à fait penser que c’est la forme longue qui serait un dépassement de la forme réduite plutôt que l’inverse. Vaste débat ! Nous penchons avec la réduction pour un rétablissement d’un premier état, d’un état premier. Et astrologiquement, nous dirons que l’état de réduction est involutif, équinoxial tandis que l’état de prolongement serait évolutif, solsticial. On pense à la dialectique entre polythéisme et monotheisme, soit entre pluriel et singulier, qui traverse la Bible et qu’on retrouve dans l’épisode de la Tout de Babel. Mais quid du « croissez et multipliez » qui nous semble liée au féminin ‘ét au pluriel. ? On est en droit de se demander s’il ne s’agit pas là d’un « apport » israélite » voire israélo chrétien peu compatible avec l’esprit du judaisme

Abordons le cas en français des singulier se terminant en « eau » ou en « eux » comme chateau, sceau, beau, vieux, fou  dont on sait qu’il existe une forme se terminant par le « L »..castel, bel, vieil fol. Selon nous, les formes en « au » et en « eu » sont  des pluriels ayant glissé vers le singulier. Rappelons les cas classiques : de  vassal.vassaux, capital.capitaux, travail/travaux D’ailleurs, le féminin rétablit le « l »: vieille,  folle, belle tout comme l’adverbe: follement etc Dans le cas de sceau, on a le verbe sceller de beau, on a embelleir, de vieux, vieillir etc.. Il nous semble souhaitable dans le cadre d’une réforme du français de supprimer les formes du singulier en « u » et de les remplacer par des formes en « l ».

 

 

 

 

 

JHB 07 02 23

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jacques halbronn Retour sur son premier manuel d’astrologie daté de 1935

Posté par nofim le 5 février 2023

jacques  halbronn  Retour sur son premier manuel d’astrologie daté de 1935 

 

C’est en 1967 que nous avons ouvert pour la première fois un manuel d’astrologie lequel figurait dans la bibliothèque familiale en partie constituée de celle du second mari de notre grand mère maternelle, l’auteur-éditeur Florian Parmentier.  C’est tout le mérite de cet ouvrage paru de MAurice Privat, chez Grasset sous le titre ‘L’astrologie scientifique à la portée de tous » d’avoir su faire sauter certains blocages acquis au cours de notre scolarité concernant tout ce qui concernait les « maths » 20 ans plus tard, André Barbault, chez le même éditeur, publiera une Défense et Illustration de l’Astrologie. En 1995, soixante ans après la parution du manuel de Privat, nous avons rendu hommage à Maurice Privat dans La vie astrologique années trente cinquante, de Maurice Privat à Dom Néroman (Ed Trédaniel). Il est assez étrange que nous ayions rencontré l’astrologie par le biais d’un ouvrage déjà relativement ancien, datant de l’Entre Deux Guerres et fortement impacté par la toute récente découverte de Pluton, en 1930.  L’épithète « scientique »  était alors  volontiers accolé à Astrologie, ce qui cessera d’être le cas dans les années cinquante.. Dès 1951, était paru dans la collection Que Sais je (n°503) un volume sur l’Astrologie, dû à  Paul Couderc, astronome. https://www.amazon.fr › Lastrologie-Que-sais-je-N°-508 Nous mêmes , en 1976, nous publierons dans la collection » Clefs pour » le volume consacré à l’Astrologie (n°47)

Ce qui nous fut d’une grande aide dans  l’ouvrage de Privat, aura tenu probablement à la reproduction dans l’ouvrage des outils de travail de l’astrologue, à commencer par des pages d’éphémérides et nous allions assez vite nous en procurer des volumes entiers.

  A l’évidence, l’astrologie s’appuyait sur la mythologie et ne pouvait que se louer de voir les astronomes s’en servir pour baptiser les nouvelles planétes découvertes au sein du systéme solaire, ce qui créait une solution de continuité. Le mot clef ici est probablement l’analogie à telle enseigne que les noms mythologiques constituaient la base du savoir astrologique. C’est ainsi que pour Pluton, Privat n’hésite pas à écrire: « ses significations  incontestables, d’après  notre expérience,  sont conformes à ce que nous  avons appris touchant le Dieu des Enfers » (p. 250)

Dans l’ouvrage, les étoiles fixes ne sont pas oubliées alors qu’on tendra par la suite à les évacuer des manuels. leur présence marquée dans notre thème nous avait impressionné, notamment la conjonction d’Antarés avec notre conjonction Soleil Jupiter en Sagittaire et nous continuons à penser que l’ascendant ne fait sens que par rapport aux étoiles fixes. Privat écrivait (p. 268):  » On ne saurait, par exemplen expliquer la carrière d’Adolph Hitler, le maitre tout puissant de l’Allemagne, sans leur collaboration » Privat ne traite pas des « transits » et -comme Roger Hequet de nos jours, il traite des directions qui tiennent compte de la  dynamique interne du thème plus que ne le font les transits lesquels  relévent davantage d’un ciel en mouvement. 

Nous ne démentirons point Privat quand il conclut » L’astrologie mondiale est indispensable aux Gouvernements » (p. 295) Mais plus de 80 ans plus tard,  c’est bien à ‘une toute autre astrologie que nous pensons; Ce qui nous frappe chez la plupart des astrologues, c’est  qu’ils relient l’astrologie au  savoir assez primaire  de l’homme de la rue, ce qui est inévitable dans la mesure où c’est au nom d’un tel savoir que l’astrologie sera jugée, outre les références mythologiques qui en constitue la culture de base/  A partir du moment où les élites ont abandonné l’astrologie, celle-ci n’avait d’autre choix que de s’appuyer sur les représentations de la masse.. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 05 02 23

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Jacques Halbronn et le texte de Patrice Guinard « Les faux Nostradamus italiens des années 66-67 : il vero Giuditio, il vero Pronostico, li Presagi et Pronostici) » (2014)

Posté par nofim le 5 février 2023

jacques  halbronn  et le texte de Patrice Guinard « Les faux Nostradamus italiens des années 66-67 : il vero Giuditio, il vero Pronostico, li Presagi et Pronostici) » (2014)

 Patrice Guinard  (qui ne signale pas notre article de 1991  dans la revue Réforme humanisme Renaissance) ne mentionne pas la réédition de l’Epitre au Pape Pie IV parue au début du XXe siècle et qu’il importe de comparer aux éditions italiennes. En tout état de cause, Nostradamus  a bien situé  la naissance d’un Antéchrist en 1567 et cela explique les quatrains VIII  76-77  relatifs à une échéance au bout de 27 ans. Par ailleurs, la mention d’un  « macelin » dans  VIII  76 ne se comprend qu‘en rapport avec l’epitre à Pie IV comme nous l’avons expliqué ailleurs. Jeu sur Marcelin  et Macelin. Le fait que ce texte figure dans le second volet nous invite à penser que c’est l’épitre à Pie IV qui aurait du ouvrir le second volet car elle comporte la clef des quatrains 76 et 77, elle aura été remplacée par une pseudo Epitre à Henri II, reprise d’une première épitre datant de 1556 (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002)

 

  • 76.
  • Plus Macelin que roy en Angleterre,
  • Lieu obscure nay par force aura l’empire:
  • Lasche sans foy sans loy saignera terre,
  • Son temps s’approche si presque je soupire.
  •  
  • 77.
  • L’antechrist trois bien tost annichilez,
  • Vingt et sept ans sang durera sa guerre:
  • Les heretiques mortz, captifs, exilez,
  • Sang corps humain eau rogi gresler terre.

 

 

 

« Après la mort de Nostradamus en juillet 66, la belle vie commence vraiment pour les usurpateurs de tous poils, imposteurs et faussaires des oeuvres et du patronyme du prophète salonnais, dont un certain Michel Nostradamus le Jeune qui signe aussi Mi. de Nostradamus (cf. CN 180). Une floraison de pronostics divers, mis au nom de Nostradamus, commence à envahir les foires et les étals de libraires, à commencer par deux pronostications italiennes parues dans diverses éditions, Il vero et universale giudicio et Li Presagi et Pronostici.
 

179A Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni, di M. Michele Nostradamo Astrologo Eccellentissimo, Et Medico di Salon di Craus [sic] di Provenza,
Nel qual si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto, dell’anno 1566
… Tradotto fidelmente di Francese
iu [sic] Italiano.
Trino (Trento), [Giovanni Francesco et Giolito de Ferrari ?], « con licentia de Superiori », 1566, in-4, 4 ff. (vignette au frontispice)
° BC Trento: t-G 2-op f 60

  Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni Il vero, et universale Giuditio
179B Il vero, et universale Giuditio di M. Michiele Nostradamo, astrologo Eccell(entissimo) & Medico di Solon [sic] di Craus [sic] di Provenza,
nel quale si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto dell’anno 1566
… Deo semper laus, & gloria

Trino (Trento), [Giovanni Francesco Giolito de Ferrari], « con licentia delli Superiori » (A4v), [1566], in-4, 4 ff. (pas de vignette)
° BN Marciana Venise: MISC 1339. 017

→ Giuseppe Dondi & Marina Bersano Begey, Le cinquecentine piemontesi, vol. 3, Turin, 1966, p.241, n.1373
→ Chomarat, 1989, n.78

La première pronostication existe en deux versions : l’une avec un vignette au frontispice et dite traduite du français, l’autre sans vignette et au titre et précisions modifiés au frontispice. Elle contient les quartiers lunaires sommairement commentés pour chacun des douze mois de l’année avec un faciebat controuvé de Nostradamus, et un commentaire de l’éclipse lunaire d’octobre 1566 dans un contexte italien. Les données des quartiers ne correspondent pas à celles de l’Almanach de Nostradamus pour l’année 1566. Il s’agit d’un faux, probablement concocté après la mort de Nostradamus, peut-être traduit d’une version française perdue. Le texte ne présente aucun intérêt.
179C Il vero Pronostico calcolato dall’eccell(entissi)mo astrologo, et filosofo M. Michel Nostradamo Francese.
Il qual narra diligentemente tutte le perverse calamità, che deve incorrere l’Anno 1566 come per ragioni Astronomiche lo dimostra.

Bologna, Alessandro Benatio, « Con licentia delli Superiori », 1566, in-4, 4 ff.
° BNF Paris: Rés V 1196

→ Leoni, 1961, p.87
→ Chomarat, 1989, n.77
→ Benazra, 1990, p.77
→ Brind’Amour, 1993, p.492
→ CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés)

Cette seconde pronostication est à rattacher à la première par les données astrométriques similaires pour l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 : à 23 h 50 et 15° Taureau, durée 3 h 40 (Giuditio, A4v) vs 24 h 50, durée 3 h 40 (Pronostico, A2v). L’introduction sur un feuillet (incipit « Il divino Mosè nel Sesto del Genesi » ; explicit « o gli effetti nelle cose inferiori ») cite en seconde page une série d’autorités en matière astrologique : le chapitre 4 du second livre du Tetrabiblos de Ptolémée, Hali Rodoan, Albumasar, Messahalla, Almansor, et un astrologue du nom de Pierre Maynard (Pietro Mainardo). Suivent un aperçu de l’année 1566 (avec un faciebat controuvé de M. « Nostrodamus »), un descriptif de l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 (A2v), et des présages attribués à Nostradamus et adressés au duc d’Orléans (le futur Henry III).

Il vero Pronostico calcolato Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese
179D Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo,
Quale principiando l’anno 1565 diligentemente discorrendo di Anno in Anno fino al 1570.
Chiaramente ci dimostra tutto quello che gl’influssi Celesti dinotano, tanto di bene, quanto di male, si delli raccolti boni, quanto delli rei.

Genova, S.n. [Antonio Bellone ?], « con licenza de superiori » (A4v), « 1564″ (A4v) [1567 ?], in-4, 4 ff.
° BNF Paris: Rés V 1195 ; BM Lyon: Rés A 508196
179E Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese.
S.l. [Genova ?], S.n., S.d. [1567 ?], in-4, 4 ff. (vignette aux deux astrologues au titre)
° BNF Paris: Rés V 1194 (page de titre manquante) ; BN Marciana Venise: MISC 2636. 061

→ Leoni, 1961, p.87
→ Chomarat, 1989, n.62 (sous 1564) et n.67 (sous 1565)
→ Benazra, 1990, p.67-68 (les 2 versions, sous 1564)
→ Brind’Amour, 1993, p.491
→ CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés)

Au moins deux autres éditions antidatées du précédent texte ont été imprimées vers 1567 (ou plus tardivement) avec un titre totalement remanié. Un exemplaire de la BNF précise la nationalité de l’auteur falsifié : « Francese ». Ces éditions ne précisent pas le nom de l’imprimeur, peut-être Antonio Bellone qui exerçait à Gênes à cette date, à supposer qu’il s’agisse bien d’impressions génoises (cf. Gedeon Borsa, Clavis typographorum librariorumque Italiae, Baden-Baden, 1980). Le texte est prétendument dit traduit d’un original français.

L’introduction commençant par une référence à la Genèse est reprise de l’édition précédente, avec quelques rares modifications, par exemple l’ajout de la mention « si per certo, & non men della Noetica » (bas de A1v), l’ajout d’un numéro : « differenza 8″ pour « differenza » (A2r), etc. Au présage sommaire (« Presagio somario » pour « Presagio, et sommario »), on se contente de changer l’année 1566 en 1565 et de corriger la mention fautive « Nostrodamus ». Le reste du texte est inchangé.

Les dates et données de l’éclipse lunaire sont modifiées en conséquence : l’éclipse du 28 octobre 1566 est remplacée par celle du 17 novembre 1565 : une donnée erronée puisque l’éclipse lunaire de 1565 a eu lieu le 7 et non le 17 (cf. Cyprian Leowitz, Eclipsium omnium ab anno Domini 1554 usque in annum Domini 1606, Augsburg, Philipp Ulhard, 1556). En outre, et c’est la preuve de la supercherie, l’ensemble du commentaire sur l’éclipse de 1566 reste inchangé pour le faux daté de 1565 : par exemple la position du Soleil dans la 8e maison (« il Sole nell’ottava mansione »).

Ci-suivent le thème de l’éclipse lunaire de 1566 dans le traité de Leovitius, le même thème calculé pour la latitude d’Augsburg à environ 16 heures 16, et un autre proche des données (approximatives) du Pronostico de Benatio : recalculé à environ 13 heures 53 avec le FC à 16° en Gémeaux comme indiqué au texte (« se ne oscurera punti 16 & particelle dieci sotto il duplicato segno di Gemini ») et le Soleil et Mars au milieu de la maison VIII selon la domification de Regiomontanus.

thème de l'éclipse Leowitz thème de l'éclipse 16 h 16 thème de l'éclipse Benatio
Dans la dédicace, on remplace le duc d’Orléans par le pape Pie IV, ainsi que quelques formulations relatives au nouveau dédicataire et à l’année visée : on transforme par exemple l’expression « circa l’Anno 1566″ en « circa 1565 & 1566″, mais pas la suite du texte « che sarà l’anno il quale per la revolutione … » – ce qui contredit les propos du texte puisqu’il est toujours question de l’année 1566 alors que la pronostication concerne 1565 ! De même « 1566″ est remplacé par « 1565 tenendo per l’anno 1566″ (A3v). A la page précédente, l’expression « qualche grandissimo danno che non passeranno quelle annà [sic] de 1566 et 1567″ devient « qualche gran matrona che non passeranno quelli anni de 1566 et 1567″ (A3r). Dans l’édition non datée du même texte, la « gran matrona » est remplacée par « grande dame » (en français). La régente Catherine de Médicis semble visée, et la seconde mouture de 1565 pourrait avoir été concoctée dans les cercles de mécontents liés à François d’Anjou (cf. infra). Bien sûr c’est surtout le prestige de l’astrologue et conseiller royal qui est visé par la dédicace réorientée sur le pape Pie IV, décédé le 9 décembre 1565.

Il s’agit donc d’une version trafiquée d’un faux, destinée à discréditer Nostradamus, le protégé de Catherine de Médicis. On attribue au mathématicien et humaniste italien Francesco Barozzi alias Barocius (1537-1604) le premier commentaire d’un texte de « Nostradamus », à savoir un commentaire de cette pronostication controuvée.
Francesco Barozzi
179F Pronostico universale di tutto il Mondo
Il qual comincia dal principio dell’ anno 1565 & finisce al principio dell’ anno 1570.
Raccolto dalli Presagi del Divino Michiele Nostradamo, & dalli Pronostici di molti altri Eccellentissimi autori : & con brevi annotationi illustrato

Bologna, « Alla libraria del Mercurio » [Giovanni Rossi ?], « Con Privilegio del Rever. Mons. Bossio Vicelegato », « Con licentia de Superiori », « 1566″ [1567 ?], in-4, 12 ff.
° BNF Paris: Res V 1193 ; Mazarine 4° Res 15954-1

→ Chomarat, 1989, n.79
→ Brind’Amour, 1993, p.496

Barozzi, Pronostico universale di tutto il Mondo
Le texte tient en 7 chapitres, précédés d’une préface (en A2r) et d’annotationi après les chapitres 2 et 4. La préface, adressée aux académiciens bolognais, est datée de Bologne le 20 janvier 1566 (ancien style, i.e. 1567 ?). Le texte cité et commenté par Barozzi n’est ni celui du « Vero Pronostico » ni celui des « Presagi et Pronostici », mais un texte intermédiaire mentionnant (en C1r) l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 avec une lune correctement positionnée à 16° du Taureau (comme dans la version bolognaise), et l’allusion au décès d’une « gran Matrona » (comme dans la version génoise). Il est probable que le modèle utilisé soit une autre version du même texte. Il n’est fait aucune allusion à une dédicace au duc d’Orléans ou au pape Pie IV. Et les données de l’éclipse sont celles de l’Almanach authentique de Nostradamus : à 23 h 45 apres midy (horloge) ou 4 h 39 apres midy à 15° Tau, durée 3 h 45, points lunaires éclipsés 17 et 22 minu. (Nostradamus, Almanach pour 1566, A2v) versus à 23 h 45 (horloge) ou 4 h 39 à 16° Tau, durée 3 h 45, points lunaires éclipsés 17 et 22 minu. (Barozzi, C1r).

Il faut donc attribuer ce commentaire à Barozzi et le dater du début de l’année 1567 (nouveau style) en raison du sérieux des données formulées, et écarter je crois l’hypothèse d’une contrefaçon tardive (ca. 1616) qui suit et que je soumets au lecteur sans conviction : en effet Barozzi, poursuivi et condamné par l’inquisition en 1583 et 1587 pour des motifs obscurs, pourrait avoir été la victime d’une contrefaçon tardive — mais quel enjeu à cette date ? : Justifier les décisions inquisitoriales au moment où les défenseurs de Barozzi demandent des comptes dix ans après sa mort ? et/ou renforcer le dispositif des contrefaçons mis en place un demi-siècle auparavant, grâce au crédit d’un érudit prestigieux et dont on connaît les intérêts pour les matières occultes ? — par la confusion entretenue entre les Bossi ou Bossio, tous deux vice-légats bolognais à cinquante ans d’intervalle : Francesco Bossi en 1566 et Girolamo Bosio en 1616, d’autant plus qu’à Bologne les héritiers de Giovanni Rossi continuaient à imprimer à cette époque (cf. par exemple Al direttorio monastico di canto fermo, Bologna, heredi Giovanni Rossi, Con licenza de superiori, 1615).
179G Pronostico di Michele Nostradamo
tradotto dallo francese in lingua italiana nel 1565

– incipit : « La variacione de tempi, secondo Hipocrate, é causa dell’ infermita, di modo, che quanto piu questa variatione sia frequente … »
° Biblioteca Ambrosiana, Milano: N 263 sup (Vol. 23 degli inventari), ms. de 24 ff.
Batta, Pronostico tradotto nel 1565, p.1 Batta, Pronostico tradotto nel 1565, p.2 Batta, Pronostico tradotto nel 1565, p.6 Batta, Pronostico tradotto nel 1565, p.45

Traduction manuscrite d’un texte mis au nom de Nostradamus, traduite en italien en 1565, et répertoriée par Mario Gregorio en 2006 dans son Répertoire, n.1563-003 [sic] au lieu de 1565-004.
Le texte est précédé d’une dédicace du traducteur au gouverneur de Milan Gabriel de la Cueva y Girón (1515-1571) datée du 22 décembre 1564 et signée Giovanni Batta (?) Il s’agit d’une traduction italienne sur 45 pages d’un faux non identifié incluant de nombreuses mentions à des auteurs classiques, notamment Hippocrate, Galien, Aristote et Avicenne. Il contient un discours sur les 12 signes zodiacaux (Discorso dei dodeci segni, p.35) et une recette contre la peste (Rimedis ottimi, generali, et universali contra la peste, p.44), à rapprocher de la traduction anglaise du pseudo-traité de Nostradamus sur la peste (cf. CN 32). La traduction est datée in fine de Milan, le 12 janvier 1565.

Mantova, 9 Febbraio 2014

 

 

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jacques halbronn Le hiatus anachronique de toute astrologie transsaturnienne.

Posté par nofim le 3 février 2023

jacques  halbronn Le  hiatus anachronique  de toute  astrologie transsaturnienne. 

 

Nous avons déjà signalé à quel point l’astrologie contemporaine était marquée par un décalage dans le temps et dans l’espace avec les autres disciplines.  On se focalisera ici sur le recours depuis le début du XXe siècle, en France, aux planètes transsaturniennes, Uranus, Neptune et Pluton dont une des caractéristiques les plus remarquables tient à ce qu’elles sont invisibles à l’oeil nu, Saturne étant l’astre le plus éloigné du Soleil  qui soit à notre portée. Cela signifie que pendant des millénaire, l’astrologie n’aura pas été en mesure de se servir de ces planétes observable seulement au moyen d’instruments, à la suite de la lunette de Galilée, au début du XVIIe siècle. C’est ainsi que dans le cas de l’étoile des Mages (Nouveau Testament), on ne saurait faire jouer ces planétes situées hors de portée.

Certes, l’on peut toujours arguer du fait que ce n’est pas parce qu’on ne les voyait pas qu’elles n’agissaient pas, en quelque sorte à notre insu mais il reste que l’astrologie se sera développée  sans leur contribution. Affirmer que ces « nouvelles » planétes   seraient bel et bien actives conduirait à mettre des générations d’astrologues en porte à faux,argument qui, pour certains, expliquerait pourquoi l’astrologie n’aurait pas vraiment réussi à percer, pendant tout ce temps là. Il lui aurait manqué une clef et nous devrions nous féliciter désormais d’y avoir enfin  accés d’autant que les cycles des dites planétes sont nettement plus longs que ceux du septénaire, par comparaison.   Nous nous sommes assez tôt intéressés à l a façon dont de tels astres avaient été intégrés dans le dispositif  astrologique traditionnel,notamment lorsque l’on aura attribué tel ou tel signe à une nouvelle planéte en privant de l’un de ses signes les astres du septénaire, de Mercure à Saturne, comme dans le cas d’Uranus pour le Verseau, initialement lié à Saturne.

Le cas d’Uranus nous aura particulièrement intéressé en raison des facultés qui lui furent accordée par  les astrologues,à commencer par ceux d’Outre Manche, Uranus, découvert en 1781,  étant associé à la Révolution française. On trouve sur Internet la présentation suivante    »Elle représente les changements soudains, la révolte, les révolution ou l’innovation. Lorsque cette planète est bien vécue dans un thème astral, elle apporte de l’originalité, de la créativité elle donne le goût du changement et du progrès. » Un astrologue qui se respecte cherchera un aspect d’Uranus dans le ciel, dans le thème, dès qu’il s’agira d’un changement; Mais alors comment faisaient les astrologues d’avant Uranus pour traiter des transformations socio-politiques qui ne manquèrent pourtant pas de se produire, tout au long des siècles? Une telle attribution à Uranus semble assez mal inspirée et un Albumasar, au Xe siècle, n’ »était-il pas parvenu avec ses « grandes conjonctions » à baliser l’Histoire des religions, en ne recourant, par la force des choses, qu’à Jupiter et à Saturne? Pour ce faire, il avait tenu compte des triplicités dans lesquelles se formaient leurs conjonctions successives.(cf 

 https://obermundat.org/personnages/268-discours-astronomique-et-astrologique-des-gandes-conjonctions-de-1642-et-2020), ce qu’un André Babault ne pouvait envisager lui qui avait décidé de ne pas tenir compte des positions zodiacales, ce qui le condamnait à dépendre des cycles des planétes transsaturniennes, comme il le fera avec l’indice cyclique. 

 Pour notre part, nous pensons que l’astrologie peut fort bien se passer d’Uranus et consort pour fonctionner et que le cycle de 15 ans (ou 14 ans) est une unité de temps tout à fait appréciable pour circonscrire nos activités sublunaires. Soulignons le fait qu’avec un tel renfort,  on ne trouvera plus que rarement des récurrences célestes à des intervalles raisonnables  alors qu’en se limitant à Saturne, ces récurrences sont fréquentes, ce qui convient à la recherche statistique.  Par ailleurs,  au cours d’une vie, il  est bon que l’on puisse observer le retour d’une planéte, ce qui n’est possible que jusqu’à Saturne car avec Uranus et ses 84 ans, cela n’est déjà plus possible.

 

 

 

 

 

JHB  03 02 23

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Jacques Halbronn Enquête sur la façon dont les astrologues nourrissent, alimentent leur astrologie.

Posté par nofim le 3 février 2023

Jacques Halbronn Enquête  sur  la façon dont les astrologues nourrissent, alimentent  leur astrologie.

 

Lors d’un entretien  avec Annabelle de Villedieu à propos d’un Oracle (de 54 lames) qu’elle prépare, la question s’est posée  sur son inspiration, sur le message qu’elle entendait faire passer avec un tel ensemble de cartes et cela nous a conduit à nous interroger  sur l’apport des astrologues à l’astrologie, problématique qui ne nous semble pas avoir encore été posée assez clairement et il serait utile de mener une enquéte sur ce point auprès des astrologues, tant au prisme de la consultation qu’au prisme de leurs réflexions sur le monde, notamment en astrologie mondiale, quelle serait donc la part de subjectivité venant nourrir leur propos  astrologique? Rapport en quelque sorte de la vie et de l’oeuvre.

En attendant d’examiner les éventuelles  réponses à notre enquête, on se permettra de formuler quelques  hypothèses. Il est probable que l’astrologue se raccroche d’emblée à l’astrologie, rejetant ipso facto tout apport personnel.(cf notre brochure « L’astrologue face à son client », Ed La Grande Conjonction, 1995) et c’est d’ailleurs ce que le client souhaite entendre de sa part. Mais est ce que l’astrologue ne doit pas avoir réfléchi sur la question du masculin et du féminin ou sur la nature des changements existentiels susceptibles de se produire, par delà les cas individuels?

  En vérité, l’astrologie peut-elle exister sans un certain apport d’ordre anthropologique, se suffit-elle à elle-même avec sa série de planétes, de signes, de maisons, d’aspects, issus  notamment de la mythologie,  d’un check list (déjà proposée dans la Tétrabible) des divers aspects de l’existence? S’agit il de traduire un langage astrologique en passant par telle ou telle catégorie psychologique ou au contraire de partir de certaines grilles psychologiques et de les connecter avec l’astrologie? That is the question.   Dans le cas des travaux de Michel Gauquelin (L’influence des astres, 1955), il est clair que ce chercheur sera parti de catégories socioprofessionnelles existantes pour voir si l’on pouvait trouver des corrélations avec certaines configurations astrales à la naissance. De même, Henri Gouchon et à sa suite André Barbault (Les astres et l’Histoire, 1967), est-il parti des deux guerres « mondiales » de la première moitié du XXe siècle pour rechercher des similitudes célestes  entre ces deux événéments majeurs.   Quant au travail de Barbault  autour du cycle Saturne-Neptune entamé dès  les années quarante, il s’articule bel et bien sur une certaine lecture de l’Histoire du monde, au prisme du communisme marxiste léniniste. Mais pourquoi pas si l’on admet que l’astrologie impacte notre monde et que l’astrologue doit observer celui-ci d’une façon ou d’une autre, rien de ce qui se trame dans le monde devant lui être étranger? Il serait bon que l’astrologue  sortît de son ghetto conceptuel et produise des études qui  ne se référent pas  à l’astrologie et qui valent par elles mêmes et soient reconnues pour elles-mêmes.

Cela pose le probléme de l’interdisciplinarité et il conviendrait que l’astrologue acquière une certaine compétence en dehors de l’astrologie stricto sensu, c’est à dire contribuât  à une recherche extra-astrologique/. Or, force est de constater qu’hormis le couple Gauquelin, on ne trouve guère de chercheurs en astrologie qui aient contribué à d’autres domaines que celui de l’astrologie. Le cas du regretté Patrice  Guinard est assez symptomatique, lequel aura choisi, après sa thèse de doctorat sur l’astrologie (1993) de se consacrer au corpus Nostradamus,  à partir  de la fin du siècle dernier.(site du CURA). Ce qui pose le probléme des rapports entre Astrologie et Histoire de l’astrologie, ce qui implique une mise en perspective  quant à l’évolution de l’astrologie,l’astrologie n’échappant pas à la marche du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 03 02 23

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jacques halbronn ESOTERISME Ses apports les plus marquants depuis 1971 pour l’Histoire des courants ésotériques depuis 1971

Posté par nofim le 2 février 2023

 

jacques  halbronn   Ses apports les plus marquants dans le champ des courants ésotériques depuis 1971 

 

 

 C’est en 1971 que nous avons découvert  la seconde édition des Remarques Astrologiques de Morin de Villefranche, à la Bibliothèque de l’Arsenal, Paris. Cela aura marqué un moment marquant pour notre carrière de chercheur et astrologiquement, correspondu au passage à une phase « équinoxiale » pour ceux qui suivent nos travaux dans ce domaine, autre voie que nous avons suivie en paralléle. En effet, nous  réalisions que ce que d’autres avant nous avaient exposé pouvait être entaché d’erreurs, de lacune, d’oublis. On distinguera le cas d’ouvrages  mal recensés de  celui de passages mal exploités.

A Les ouvrages mal recensés

I   Jean Baptiste Morin 

En 1971, on parlait ( L’ASTROLOGIE MONDIALE ET METEOROLOGIQUE DE MORIN DE VILLEFRANCHE. Traduction intégrale du XXV° livre de l’astrologia gallica des constitutions universelles du ciel par HIEROZ Jean, Editions Leymarie)  uniquement de traductions de Morin, à partir du latin  issues  de son Astrologia  Gallica (1661)   sans  signaler son oeuvre en français et notamment ces Remarques astrologiques de 1654 et 1657 . Nous avions signalé la chose à  andré Barbault  et à Alexandre Volguine mais c’est René Alleau qui nous publiera.(cf notre éditions  « Remarques Astrologique ou leCommentaire du Centiloque de Prolémée par Nicolas de Bourdin ou le Fanal de l’astrologie, Ed Retz 1975, Bibliotheca Hermetica »)  Par ailleurs, nous avons montré que les textes latin de Gassendi contre l’astrologie avaient été traduits et publiés par Mersenne (cf Pierre Gassendi Actes Du Colloque International Digne Les Bains 18 21 Mai 1992 Quadricentenaire De La Naissance De Pierre Gassendi)  Voir  également  in Gassendi et la modernité de Sylvie Taussig  nos « -  Questions autour du texte sur l’éclipse de 1654 attribué à Gassendi « …https://www.decitre.fr ›) …

 En ce qui concerne Abraham Ibn EZra dont le diptyque astrologique paraitra en 1977 dans la même collection, signalons que cet auteur fait l’exégése d’un traité astrologique dans son second volet  et dans notre thèse de doctorat (1979), nous avons souligné  le rôle majeur de l’astrologie dans les commentaires de l’Ancien Testament. Par ailleurs, nous avons montré en 1993 que la traduction latin de Petro d’Abano avait été réalisée non pas à partir de l’hébreu mais de l’ancien français (roman) ( cf ספר « ראשית חכמה » לאברהם אבן עזרא: בעיות תרגום בימי הביניים / « RÉSHIT HOKHMAH » D’ABRAHAM IBN EZRA: PROBLÈMES DE TRADUCTION AN MOYEN AGE (pp. 25-32) https://www.jstor.org/stable/23536907

Signalons  aussi  notre apport à  l’histoire de la production française;à savoir  le rôle d’Eustache Lenoble à la fin du XVIIe siècle alors que l’on considérait généralement que l’on ne publiait plus rien dans son dernier tiers. Patrice Guinard, qui  avait été averti par nos soins, s’y référera à partir de 1987 dans la revue Astralis. En 1993, nous montrerons que son traité, l’Uranie, avait été repris en 1785 (cf notre édition d’Etteilla et l’Astrologie du Livre de Toth, Ed La Grande Conjonction, Trédaniel). Cette réédition de la fin du XVIIIe siècle d’un traité de la fin du siècle précédent mettait en évidence une certaine continuité dont Hervé Drévillon  traitera en 1996 dans son ouvrage paru chez Champ Vallon. Lire et écrire l’avenir. L’astrologie dans la France du Grand Siècle 

Par ailleurs, nous avons proposé une lecture du Tetrabiblos de Ptolémée, en deconstruisant le septénaire et en montrant que seule la planéte Saturne était en mesure de sous tendre la cyclicité astrologique. Nous avons notamment montré que les 56 arcanes mineurs, correspondaient à 2 fois 28 ans, ce qui renvoie à Saturne, tout comme la division en 4  familles (épées, baton, coupe, denier) soulignait la nécessité d’une division par 4; ce qui donne des phases de 7 ans renvoyant aux Sept années de l’interprétation du Songe de Pharaon par l’Hébreu Joseph.

En ce qui concerne Nostradamus, en 1991,  nous avions publié dans la Revue Réforme humanisme Renaissance « Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561), ouvrage ignoré des spécialistes de la question, comme Benazra ou Chomarat., dans lequel nous accordions une certaine importance à son Epitre au pape Pie iV (cf infra)

En 2002, dans nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus,  nous reproduisions  un texte de Noel Morgard comportant les sixains, que nous avions trouvé à la Bibliothèque Mazarine//(cf  l’article de Robert Benazra ci dessous.

 

De la Compilation de Crespin Archidamus
aux Sixains de Morgard

   L es Editions Ramkat ont récemment publié une série de textes fondamentaux précédée d’un indispensable appareil critique de Jacques HALBRONN. En réunissant une importante iconographie nostradamique, souvent rarissime, nous constituons une sorte de critique de l’édition classique des Prophéties de Nostradamus. L’auteur présente successivement, et avec un art certain du suspense, toute une série de pièces à conviction, comme dans une enquête policière, à la manière du film de Jean-Jacques Annaud, tiré du roman Au nom de la Rose d’Umberto Eco, faite de rebondissements et de témoignages, jusqu’à ce que le lecteur découvre que, d’une certaine façon, le roi est nu…

      Un triptyque de Nostradamus pour 1557, paru à la fin de 1556, rassemble selon Jacques Halbronn, les éléments authentiques les plus anciens que nous possédions pour l’heure, les Centuries, si tant est qu’elles puissent lui être attribuées, n’étant pas parues du vivant de Nostradamus ; ces pièces – dont on ne fournit ici que les épîtres – mais aussi les Prophéties d’Antoine Couillard (1556), auront servi à produire, après la mort de Michel de Nostredame en 1566, des contrefaçons, à commencer par la fameuse Epître à Henri II, placée en tête des centuries VIII, IX et X, mais aussi un texte qui la complète, les Significations de l’Eclipse pour 1559, voire les Centuries elles-mêmes.

   L’auteur pense que la fameuse Epître (centurique) à Henri II, en tête des centuries VIII, IX et X, a été constituée à partir des trois préfaces de Nostradamus pour 1557 : la Grand’ Pronostication pour 1557, l’Almanach pour 1557 et les Présages Merveilleux pour 1557, toutes publiées chez le même éditeur parisien, Jacques Kerver – et bénéficiant du même privilège – respectivement adressées au roi de Navarre, Antoine de Vendôme, à la reine Catherine de Médicis et au roi Henri II. L’étude de J. Halbronn reproduit intégralement, dans la présente édition, les épîtres de ces trois documents essentiels, ainsi que leur Privilège.

      Les Prophéties à la Puissance divine d’Antoine Crespin, dont nous reproduisons la première édition, représentent pour l’auteur, qui nous en offre un décryptage systématique, un témoignage contemporain fiable, concernant les Prophéties de Nostradamus, puisque pour ce chercheur, les éditions connues de 1555, 1557 et 1568 seraient des contrefaçons d’éditions plus tardives !

      Les Prophéties de Morgard, qui complètent le manuscrit des Sixains signalé par Daniel RUZO et Robert BENAZRA, pose le problème de clefs nécessaires à la lecture des Centuries. A cela s’ajoute la découverte d’un imprimé daté de 1606, les Signes merveilleux apparus au ciel, texte qui comporte un quatrain parmi ceux qui auraient été présentés à Henri IV, à l’occasion du baptême des enfants royaux, ce qui conduit l’auteur à considérer comme contrefaçons les éditions de 1605, lesquelles comportent des sixains.

Page de titre Crespin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 B  Les ouvrages mal exploités

 

Passons à présent à des textes connus mais insuffisamment exploités ou mal attribués. On pense à Claude Dariot ( Introduction au  jugement des astres   Lyon 1558, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k79124v.image) dont on n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un traité  d’astrologie horaire, traduit par la suite en anglais (cf l’édition Pardés 1990 assurée par Denis Labouré auquel nous avions signalé la chose  et notre postface mettant en evidence son influence sur William Lilly/ Sur Dariot, voir  aussi nosRecherches autour de l’édition française du ‘Splendor solis’ (1612). in Revue  française d’Histoire du Livre)

Nous nous sommes intéressés dès 1990 à Antoine Crespin en montrant que différentes « adresses » comportaient des points communs frappants avec des versets de quatrains-cf supra l’article reproduit de Robert Benazra), cela servira à Pierre Brind’amour pour son édition de 1995 consacré au premier volet des Centuries (cf infra) En 2002, nous avions reprodiit  l ‘ouvage en question Prophéties diédiées à la puissance divine 1572 mais nous avons par la suite soutenu que c en’était pas Crespin qui avait emprunté aux Centureies mais l’inverse,les faussaires ayant récupéré  des imitateurs des quatrains des almanachs. 

 Dans notre post doctorat  de 2007(EPHE Ve section), nous avions montré (à partir d’un manuscrit des Archives Nationales) que l’auteur de l’Eclaircissement des véritables quatrains était le dominicain Jean de Sainte Marie (Jean Giffré de Réchac) alors que l’on en donnait pour auteur un certain Etienne Jaubert (.https://books.google.fr/books/about/Eclaircissement_des_veritables_Quatrains.html?id=-6d8Zd2P-6kC&redir_esc=y)  Toujours dans le domaine nostradamique, nous avons pu montrer que tel quatrain de la IVe Centurie,le 46e- datait du temps de la Ligue, ce qui permettait de dater le premier volet de 1588 89-point que Pierre Brind’amour n’avait pas su apprécier à sa juste importance -(cf son édition Droz 1996) cf notre communication  Les prophéties et la Ligue, in Prophétes et prophéties, ENS,1998) A noter que l’on n’aura pas tiré suffisamment d’enseignements de l’existence d’une épitre de Nostradamus  à Henri II (en tête des Présages Merveilleux pour 1957, dont la copie ne fut fournie par la veuve de Daniel Ruzo  et qui avait évideemment été remaniée pour composer le texte ouvrant  le second volet des Centurie (reproduction  2002  in Documents Inexploités, déjà cités)

En effet, comme l’avait reppelé Benazra on connaissait une édition des Centuries datant de 1588 ne comportant pas (encore) le dit quatrain (Répertoire Chronologique Nostradamique,  Paris, Trédaniel- La Grande Conjonction, 1990),point dont il n’avait pas tiré toutes les conséquences.

Plus  récemment, nous  sommes revenus sur l’Epitre de Nostradamus au pape Pie IV en montrant que Nostradamus avait fixé à 1567 la naissance d’un Antéchrist, point qui avait échappé à Robert Amadou lequel avait considéré qu’il s’agissait pour les textes traduits  en italien d’un faux.(cf notre post doctorat, op. cit) A titre de curiosité(cf une étude de Patrice Guinard concernant les éditions italiennes de l’épitre à Pie IV):

 

Plus tard, nous avons pu montrer que le quatrain VIII, 76, traitant de 27 ans,  se référait à cette année 1567, ce qui aboutissait à 1594, année du couronnement d’Henri IV. De la sorte, la parution des deux volets des Centuries se situait entre 1588 et 1594 et non entre 1555 et 1568 comme l’affirmaient les auteurs ayant récemment publié sur Nostradamus, notamment à l’occasion du 5e centenaire de sa naissance (2003) Ajoutons que les vignettes utilisées dans les fausses éditions des Centuries censées parues du vivant de  Nostradamus ou immédiatement après sa mort, avaient été reprises d’éditions pirates de ses Pronostications.  Dans notre exposition à la BN en 1994 Astrologie et prophétie. Merveilles sans images, nous avons mis en évidence , de façon contrastive, une forme de censure de l’imagerie prophétiques dans les impressions françaises

En 2005 dans Prophétes et prophéties, nous avons montré que les devises de la prophétie des Papes (pseudo St Malavchie) étaient prises de l’Ecclésiastique, ouvrage intégré dans le canon chrétien de la Bible.

Parmi d’autres apports de notre part à une meilleure connaissance du champ des études ésotériques, nous signalons en 1987 la réédition des petits manuels d’Alan Leo et de son équipe,  traduits de l’anglais  (ed Trédaniel), mettant ainsi en évidence une certaine influence de l’astrologie d’Outre Manche (cf La vie astrologique il y a 100 ans, d’Alan Léo à Barlet) Francis Santoni (A  century of scientific  astrology  i France)note à propos d’- Henri Lizeray, precursor of scientific astrology: Jacques Halbronn, historian/astrologer, published La vie astrologique il y a cent ans [Astrology during the Last One Hundred Years] several years ago (Guy Tr�daniel, publishers). This book indicated Henri Lizeray as the harbinger of scientific astrology. In his Horoscopes des po�tes [Astrological charts of poets], published in 1892, Henri Lizeray sought to validate the hypothesis that the constellation Pegasus (323� at 2� from the Ecliptic) influences poets. This was a first step toward a scientific astrology. »http://www.uranian-institute.org/fscentsci.htm  nous ajouterons qu’un tel bilan ne nous avait pas permis d’obtenir la chaire de l’Ecole Pratiques des Hautes Etudes Ve Section en 2002.Histoire des courants ésotériques dans l’Europe moderne et contemporaine.

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JHB  04 02 23

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