jacques Halbronn La confusion des marqueurs de genre dans les Livres de la Genése et de l’Exode. L’étrangeté à la langue.

Posté par nofim le 29 juin 2023

 

 jacques  Halbronn     La confusion des marqueurs de genre dans les Livres de la Genése et de l’Exode. L’étrangeté à la langue.
L’objet de la présente étude critique -au sens de la critique biblique-  est d’aborder la question de l’Ancien Testament sous l’angle de la critique linguistique en revenant sur la question des marqueurs de genre, point que nous avions d’ailleurs déjà abordé précédemment.. La question qui se pose en filigrane est celle de l’étrangeté d’un peuple par rapport à « sa » langue. Que peut-on conclure en effet quand on constate une méconnaissance du fonctionnement d’une langue de la part de ceux là mêmes qui la revendiquent pour leur? C’est ce que l’on appellera le syndrome de l’étrangeté à la langue .  Le corpus sur lequel nous travaillons ici concerne des épisodes majeurs de la Bible juive, à savoir l »expose des Dix Commandements, la crise du Jardin d’Eden  et l’annonce à Sarah de la naissance d’un enfant (à rapprocher de l’ Annonce à Marie, tout comme le sacrifice d’Isaac le serait à la Crucifixion de Jésus, le « fils » du « Père)  Notre méthode consiste à établir une norme et à apprécier son  (non) respect.   
Les marqueurs de genre en hébreu sont les suivants, du moins selon notre analyse : le masculin est censé être plus  bref que le féminin; ce que l’on retrouve en français (cf nos travaux sur ce point) Aussi, la forme la plus « contractée » correspondra-t-elle ua masculin tout comme en français  beau par rapport à belle,  vieux par rapport à veille etc.
On prendra le cas de la formation du futur en hébreu: Tigmor,  tu finiras, ou impératif  finis quand on s’adresse à un homme , Tigmeri, à une femme. Au présent,  à un homme Ata Gomer, A  une femme At Goméret, combinatoire étrange puisque le pronom a une finale féminine et le verbe au masculin est plus court qu’au féminin  et vice versa! Apparemment, cela ne choque personne!
C’est justement le cas pour le décalogue de façon répétée.(cf Exode XX). Mais alors comment se fait-il que pour le posssessif, la forme longue avec le suffixe « Kha » soit réservée au masculin et la forme courte (Kh avec le sheva) au féminin? Or, ce processus est confirmé avec le pronom personnel en hébreu:  Ata  seconde personne du singulier s’adressant à un homme et « At », à une femme. En effet, le signe sheva est un facteur de racourcissement et correspond en français à ce qu’on appelle couramment le « e muet »n auquel nous avons consacré plusieurs articles. Ce sheva se marque par deux points superposés. 
Shewa
Image illustrative de l’article Shewa (hébreu)
Si l’on aborde le corpus bilingue  ci dessous, on observera qu’il est utilisé quand on s’adresse à une femme et que c’est le qamats qui prévaut quand on s’adresse à un homme. Le Commendement sur le Shabbats (ci dessous) est révélateur d’une certaine confusuon, cette fois dans la marqque de futur. La phrase débute par « Taawod » et se prolonge par « Vaassita » qui est un futur sur le mode du Vav inversif, soit deux pratiques distinctes dans une seule et même phrase et ce  » Vaassita »  qui transforme un passé en futur, est marqué par une finale fémine en « a » car le passé hébreu a des suffixes liés aux pronoms personnels (Ata)! On retrouve cette même incohérence dès les premiers versets de la Genése avec le « Bara »  et le Vayomer, tous deux censés indiquer un passé..
 שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ.  8 Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires,
Cette étrangeté à la langue  est d’ailleurs le pendant d’une étrangeté à l’Histoire.  Le fait de placer au centre de la liturgie du Shabbat  le « Ecoute Israel » qui s’adresse au Royaume du Nord dissident, est le signe d’une culture qui véhicile un savoir qui lui est étranger et dont elles ne maitrise pas ou plus  les tenants et les aboutissants. (cf nos travaux sur ce point) Quelque part, le non respect de la systémique de genre de l’hébreu est assimilable à un sacrilége  commis quotidiennement, en Israel par le biais d’un hébreu que l’on n’aura pas su tout au long du XXe siècle, réformé. Quelle « renaissance » donc?
CORPUS   On  mettre en évidence le recours erroné  en hébreu  « vocalisé » (nekoudé au possessif  KHA  pour le masculin  et K + sheva pour le féminin
EXODE  III
ו וַיֹּאמֶר, אָנֹכִי אֱלֹהֵי אָבִיךָ, אֱלֹהֵי אַבְרָהָם אֱלֹהֵי יִצְחָק, וֵאלֹהֵי יַעֲקֹב; וַיַּסְתֵּר מֹשֶׁה, פָּנָיו, כִּי יָרֵא, מֵהַבִּיט אֶל-הָאֱלֹהִים.  6 Il ajouta: « Je suis la Divinité de ton père (kha), le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob… » Moïse se couvrit le visage, craignant de regarder le Seigneur.
EXODE  XX
א וַיְדַבֵּר אֱלֹהִים, אֵת כָּל-הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה לֵאמֹר.  {ס} 1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles, savoir:
ב אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֲשֶׁר הוֹצֵאתִיךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם מִבֵּית עֲבָדִים:  לֹא-יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים, עַל-פָּנָי.  2 (1) « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai (KHA) fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage. (2) « Tu n’auras (LEKHA) point d’autre dieu que moi.
ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ 8 Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires (kha),
ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי–שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ:  לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ.  9 mais le septième jour est la trêve de l’Éternel ton Dieu: tu n’y feras aucun travail, toi, ton fils ( Kha) ni ta fille (kha), ton esclave (Kha) mâle ou femelle, ton (Kha) bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs (Kha).
י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת–וַיְקַדְּשֵׁהוּ.  {ס} 10 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié.
יא כַּבֵּד אֶת-אָבִיךָ, וְאֶת-אִמֶּךָ–לְמַעַן, יַאֲרִכוּן יָמֶיךָ, עַל הָאֲדָמָה, אֲשֶׁר-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ.  {ס} 11 (5) »Honore ton (Kha) père et ta (Kha) mère, afin que tes jours (Kha) se prolongent sur la terre que l’Éternel ton Dieu t’accordera.(Lekha)
יב לֹא תִרְצָח,  {ס}  לֹא תִנְאָף;  {ס}  לֹא תִגְנֹב,  {ס}  לֹא-תַעֲנֶה בְרֵעֲךָ עֵד שָׁקֶר.  {ס} 12 (6) « Ne commets point d’homicide. (7) « Ne commets point d’adultère. (8) « Ne commets point de larcin. (9) « Ne rends point contre ton prochain (Kha) un faux témoignage.
יג לֹא תַחְמֹד, בֵּית רֵעֶךָ;  {ס}  לֹא-תַחְמֹד אֵשֶׁת רֵעֶךָ, וְעַבְדּוֹ וַאֲמָתוֹ וְשׁוֹרוֹ וַחֲמֹרוֹ, וְכֹל, אֲשֶׁר לְרֵעֶךָ.  {פ} 13 (10) »Ne convoite pas la maison de ton prochain (Kha); Ne convoite pas la femme de ton prochain (Kha), son esclave ni sa servante, son bœuf ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain (Kha). »

Genése  Ch III 

יג וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים לָאִשָּׁה, מַה-זֹּאת עָשִׂית; וַתֹּאמֶר, הָאִשָּׁה, הַנָּחָשׁ הִשִּׁיאַנִי, וָאֹכֵל.  13 L’Éternel-Dieu dit à la femme: « Pourquoi as-tu fait cela? » La femme répondit: « Le serpent m’a entraînée, et j’ai mangé. »

טז אֶל-הָאִשָּׁה אָמַר, הַרְבָּה אַרְבֶּה עִצְּבוֹנֵךְ וְהֵרֹנֵךְ--בְּעֶצֶב, תֵּלְדִי בָנִים; וְאֶל-אִישֵׁךְ, תְּשׁוּקָתֵךְ, וְהוּא, יִמְשָׁל-בָּךְ.  {ס} 16 A la femme il dit: « J’aggraverai tes labeurs (Kh Sheva) et ta grossesse (Kh sheva); tu enfanteras avec douleur; la passion t’attirera (kh sheva), vers ton époux (Kh sheva), et lui te dominera. » (Kh Sheva)
יז וּלְאָדָם אָמַר, כִּי-שָׁמַעְתָּ לְקוֹל אִשְׁתֶּךָ, וַתֹּאכַל מִן-הָעֵץ, אֲשֶׁר צִוִּיתִיךָ לֵאמֹר לֹא תֹאכַל מִמֶּנּוּ–אֲרוּרָה הָאֲדָמָה, בַּעֲבוּרֶךָ, בְּעִצָּבוֹן תֹּאכְלֶנָּה, כֹּל יְמֵי חַיֶּיךָ.  17 Et à l’homme il dit: « Parce que tu as cédé à la voix de ton épouse  (Ishtekha), et que tu as mangé de l’arbre dont je t’ (Kha)avais enjoint de ne pas manger, maudite est la terre à cause de toi (Kha): 

 Genése  XVIII

 

 

יג וַיֹּאמֶר יְהוָה, אֶל-אַבְרָהָם:  לָמָּה זֶּה צָחֲקָה שָׂרָה לֵאמֹר, הַאַף אֻמְנָם אֵלֵד–וַאֲנִי זָקַנְתִּי.  13 Le Seigneur dit à Abraham: « Pourquoi Sara a-t-elle ri, disant: ’Eh quoi! en vérité, j’enfanterais, âgée que je suis!’
יד הֲיִפָּלֵא מֵיְהוָה, דָּבָר; לַמּוֹעֵד אָשׁוּב אֵלֶיךָ, כָּעֵת חַיָּה–וּלְשָׂרָה בֵן.  14 Est-il rien d’impossible au Seigneur? Au temps fixé, à pareille époque, je te visiterai (Kh Sheva) et Sara sera mère ».
טו וַתְּכַחֵשׁ שָׂרָה לֵאמֹר לֹא צָחַקְתִּי, כִּי יָרֵאָה; וַיֹּאמֶר לֹא, כִּי צָחָקְתְּ 15 Sara protesta, en disant: « Je n’ai point ri »; car elle avait peur. Il répondit « Non pas, tu as ri. »(Tsahaqt  avec  sheva)

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jacques halbronn La question des Origines, de Charles François Dupuis à Charles Darwin

Posté par nofim le 29 juin 2023

  • jacques  halbronn La question des Origines, de Charles François Dupuis à Charles Darwin 

     

     

     Il nous a semblé assez héureux de mettre en paralléle deux ouvrages  traitant des origines. Est ce que l’usage du mot chez Darwin(On the Origin of Species) n’aurait pas fait écho à l’oeuvre de Dupuis Origine de tous les Cultes, ou la Religion universelle traduit en anglais  sous le titre The Origin of all Religious Worship (titre de la traduction anglaise de 1872), le même mot se retrouvant dans les deux cas, au demeurant. La notion d’origine  étant à rapprocher de celle de « genése »! Dans les deux cas, il s’est bien agi d’une entreprise de déconstruction du discours religieux à partir  de  la fin du XIXe siècle.(cf  notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France. Formation et fortune. Presses  Universitaires du Septentrion, 1999)


     

    Notice Wikipedia sue  Dupuis

     

      »En 1795, ‘il  fait paraître l’Origine de tous les Cultes, ou la Religion universelle, « véritable bréviaire de l’athéisme philosophique »= dans lequel il développe « son système ». S’appuyant sur un vaste travail comparatif, il cherche à y démontrer l’origine commune des positions religieuses et astronomiques chez les Égyptiens, les Grecs, les Chinois, les Perses et les Arabes. Son postulat est que « le mot Dieu paraît destiné à exprimer l’idée de la force universelle et éternellement active, qui imprime le mouvement à toute la nature ». La course des astres sur la voûte-céleste, les solstices les équinoxes les rythmes solaire, sélénien ou stellaire, sont à l’origine des religions pour Dupuis. Visé au premier chef, le christianisme n’échappe pas à ce qui se présente comme une entreprise de démystification : « cette fable a le même fondement que tous les autres fables solaires »Le christianisme « a le caractère du Dieu soleil, adoré chez tous les peuples sous une foule de noms et avec des attributs différents. Un Abrégé donné en 1798 lui permet d’atteindre un plus large public. L’influence de l’ouvrage est durable, perceptible dans les travaux des archéologues Jacques-Antoine Dulaure et Alexandre Lenoir, chez Volney ou encore chez les idéologues, comme Destutt de Tracy »

     

     

    Notice  Wikipedia 

     

    .  »L’Origine des espèces (On the Origin of Species) est un ouvrage scientifique de Charles Darwin, publié le 24 novembre 1859 pour sa première édition anglaise sous le titre L’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la survie1. Cet ouvrage est considéré comme le texte fondateur de la théorie de l’évolution. Dans ce livre, Darwin présente la théorie scientifique de l’évolution des espèces vivantes à partir d’autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Darwin avance un ensemble de preuves montrant que les espèces n’ont pas été créées indépendamment et ne sont pas immuables.’

    En tout cas, ces deux ouvrages auront peu ou prou ébranlé un certain nombre de représentations.

     

     

     

    JHB 29 06 23

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jacques halbronn Astrologie EXOLS Tout progrès scientifique fait reculer la liberté solsticiale.

Posté par nofim le 28 juin 2023

 jacques  halbronn  Astrologie EXOLS   Tout progrès scientifique  fait reculer la liberté solsticiale.   

 

 

La Tour de  Balel et sa destruction illustrent un certain déclin de la Science équinoxiale. Quand on lit attentivement le texte de Genése XI, l’on note que la construction de la tour visait à éviter la dispersion (verset 4) et que sa destruction visait à la dispersion (verset 8)  Nous dirons  que la dispersion (hébreu; nafotz dans les deux passages, ce qui correspond à l’idée de diaspora) correspond à la solsticialité et à l’horizontalité  et la construction d’un axe à l’équinoxialité et à la verticalité. Chaque fois que la Science progresse, la Tour s’érige et chaque fois que la Science stagne, la Tour est ébranlée.

On donnera l’exemple de la langue. Il y a ceux qui déclarent que la langue ne saurait respecter indéfiniment une même norme mais cela tient surtout à leur incapacité à en dévoiler les régles non écrites qui la sous-tendent. Or, à chaque fois, que la Science semble impuissante, c’est une victoire pour les tenants de la solsticialité et donc c’est la Tour qui  s’en trouve ébranlée (cf la Maison Dieu du Tarot) L’enjeu se présente dans tous les domaines, et notamment en Astrologie. En phase solsticiale, la Science régresse, en phase équinoxiale, elle progresse et cela vaut pour le savoir astrologique lui même. Actuellement, en phase équinoxiale, la Tour est en train de se renforcer et l’affirmation de l’autorité, de la primauté est à l’honneur, avec une plus grande prise de responsabilité de la part des leaders.

 

 

 

Genése  XI

 

 וַיֹּאמְרוּ הָבָה נִבְנֶה-לָּנוּ עִיר, וּמִגְדָּל וְרֹאשׁוֹ בַשָּׁמַיִם, וְנַעֲשֶׂה-לָּנוּ, שֵׁם:  פֶּן-נָפוּץ, עַל-פְּנֵי כָל-הָאָרֶץ.  4 Ils dirent: « Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne le ciel; faisons-nous un établissement durable, pour ne pas nous disperser sur toute la face de la terre. »
ה וַיֵּרֶד יְהוָה, לִרְאֹת אֶת-הָעִיר וְאֶת-הַמִּגְדָּל, אֲשֶׁר בָּנוּ, בְּנֵי הָאָדָם.  5 Le Seigneur descendit sur la terre, pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils de l’homme;
ו וַיֹּאמֶר יְהוָה, הֵן עַם אֶחָד וְשָׂפָה אַחַת לְכֻלָּם, וְזֶה, הַחִלָּם לַעֲשׂוֹת; וְעַתָּה לֹא-יִבָּצֵר מֵהֶם, כֹּל אֲשֶׁר יָזְמוּ לַעֲשׂוֹת.  6 et il dit: « Voici un peuple uni, tous ayant une même langue. C’est ainsi qu’ils ont pu commencer leur entreprise et dès lors tout ce qu’ils ont projeté leur réussirait également.
ז הָבָה, נֵרְדָה, וְנָבְלָה שָׁם, שְׂפָתָם–אֲשֶׁר לֹא יִשְׁמְעוּ, אִישׁ שְׂפַת רֵעֵהוּ.  7 Or çà, paraissons! Et, ici même, confondons leur langage, de sorte que l’un n’entende pas le langage de l’autre. »
ח וַיָּפֶץ יְהוָה אֹתָם מִשָּׁם, עַל-פְּנֵי כָל-הָאָרֶץ; וַיַּחְדְּלוּ, לִבְנֹת הָעִיר.  8 Le Seigneur les dispersa donc de ce lieu sur toute la face de la terre, les hommes ayant renoncé à bâtir la ville.
ט עַל-כֵּן קָרָא שְׁמָהּ, בָּבֶל, כִּי-שָׁם בָּלַל יְהוָה, שְׂפַת כָּל-הָאָרֶץ; וּמִשָּׁם הֱפִיצָם יְהוָה, עַל-פְּנֵי כָּל-הָאָרֶץ.  {פ} 9 C’est pourquoi on la nomma Babel, parce que là le Seigneur confondit le langage de tous les hommes et de là l’Éternel les dispersa sur toute la face de la terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Appartenance et individuation.

Posté par nofim le 28 juin 2023

jacques  halbronn  Appartenance et individuation 

 

 

Nous  avons  préconisé  la nécessité de dépasser très tot l’individualisme, en tant qu’illusion d’unicité et nous préférons insister sur la notion d’individuation. 

« L’individuation est le processus de « distinction d’un individu des autres de la même espèce ou du groupe, de la société dont il fait partie ».: Wikipédia 

 On aura compris que l’individuation ne peut se vivre qu’à condition que l’individu ait réussi à se rattacher à un groupe de « semblables ». Les  éducateurs auront donc pour mission  de « débriefer » l’éléve en lui expliquant ce qui caractérise l’ensemble dont il fait partie afin qu’il ne s’imagine pas qu’il est seul dans son « genre », ce qui l’empecherait de se faire « une idée claire  et distincte’ de son avenir. Mais en même temps,  l’éleve ne sera pas pour autant dispensé de tenter de se démarquer de ce déterminisme initial; et c’est ce qu’on appelle ici individuation.

C’est ainsi que nous trouvons éminemment ridicule. d’entendre quelqu’un se décrire en recourant, sans le savoir, aux stéréotypes propres à un groupe donné. C’est souvent ce qui se passe lors des interviews. L’individuation ne fait sens qu’à partir du moment où l’on est conscient de ce que l’on doit à tel ou tel groupe afin d’en tirer le meilleur et de ne plus être un exemplaire mais un exemple.(cf notre  mémoire  de littérature française  sur  Michel Butor  et l’Emploi  du temps,  Jérusalem, 1969 cf Wikipedia, notice  Jean Poliatschek) Tout l »intérêt de l’individuation, c’est de pouvoir évoluer  et tempérer certains excés propres au groupe concerné au lieu de risquer  dz n »en  être que  la caricature. 

 C’est  pourquoi, il importe de faire la part des choses et de savoir à quoi s’attendre de la part d »une personne bien identifiée et dont on connait les traits aussi bien positifs que négatifs. On ne saurait reprocher à quelqu’un de se comporter à l’instar de ses congénéres. Ainsi, toute attaque personnelle serait le signe d’une ignorance psychosociologique. tout comme d’ailleurs tout compliment. Rabelais disait . »Ignorance est mère de tous les maux ».  Celui qui ignore certaines lois conclura qu’il n’en y a pas. Or, l’individuation implique la connaissance et la conscience.   Cela vaut  tant pour les jugements que l’on peut porter sur une langue que sur un savoir, aussi bien au niveau de l’espace que du temps (cf la phrase de Pascal sur les Pyrénées et l’Entre de Saturne en Lion, dans les Pensées) C’est ainsi qu’il nous faut connaitre le milieu dans lequel l’on est amené à vivre mais aussi le moment que l’on a à traverser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  27 06 23

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Jacques halbronn Psychosociologie. Le sevrage du « moi je » chez la Femme.

Posté par nofim le 28 juin 2023

Jacques  halbronn   Linguistique  et Anthropologie.  Le sevrage du « moi  je »  chez la Femme. 

 

« Le moi est haïssable.  (…) Mais si je le hais, parce qu’il est injuste, et qu’il se fait centre de tout, je le haïrai toujours. En un mot le moi a deux qualités ; il est injuste en soi, en ce qu’il se fait le centre de tout ; il est incommode aux autres, en ce qu’il le veut asservir ; car chaque moi est l’ennemi, et voudrait être le tyran de tous les autres. Vous en ôtez l’incommodité, mais non pas l’injustice ; et ainsi vous ne le rendez pas aimable à ceux qui en haïssent l’injustice : vous ne le rendez aimable qu’aux injustes, qui n’y trouvent plus leur ennemi ; et ainsi vous demeurez injuste, et ne pouvez plaire qu’aux injustes » (Blaise Pascal)

 

 

 

Comme nous l’avions esquissé dans une précédente étude, les hommes et les femmes ne correspondraient pas à un même stade d’évolution, constat à rapprocher de la formule des deux alliances que l’on trouve au chapitre XXXI du Livre de Jérémie (Ancien Testament),  distinguo repris dans l’Epitre aux Hébreux (Nouveau Testament) . L’Alliance la moins contraignante serait la première et c’est celle à laquelle le comportement  féminin correspondrait le mieux. Mais c’est aussi l’alliance qui laisserait le plus de liberté pour commettre des fautes et en demander le pardon.

« Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement » 

Le monde dont les femmes relévent  est propre à une certaine liberté de parole, et à un certain individualisme,  un monde où chacun est libre de présenter les choses comme cela lui ; »chante », où les vérités seront nécessairement relatives et en ce sens, la Philosophie  nous apparait comme  un processus de sevrage, impliquant une recherche commune de vérité au lieu d’une cacophonie d’opinions et de ressentis personnels. Cela correspond à l’esprit de la Nouvelle Alliance:

 

לב  וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.  32 : Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
 

 

 On aura compris qu’avec ce nouveau « contrat »,  on passe de ça au Surmoi et la part de l’individualité s’en trouve singulièrement restreinte. On retrouve  une telle approche dans le Ecoute Israel.

 

וְ
« Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur »

 

On notera que ce texte ne précise pas explicitement de quels commandements il s’agit. Est-il question des Dix Commandements délivrés lors de la Sortie d’Egypte?. Probablement pas  puisque ce qui s’est passé lors de la Sortie d’Egypte est déclaré  révolu:

Jérémie XXXI

« Ce ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur. »

Il  y a donc là un mystère  quant à la nature de ces « nouveaux » commandements qui correspondent selon nous aux lois astrologiques qui impactent la Subconscience.

En définitive, les femmes auraient gardé jalousement  l’esprit de l’Ancienne Alliance et de la liberté qui va avec avec leur tendance compulsive au « moi je » dès qu’elles prennent la parole et meme l’astrologie qu’elles adoptent est marquée par l’esprit de l’Ancienne Alliance avec comme base le thème natal individuel, ce qui s’oppose à une Astrologie « Mondiale »  qui est celle de la Nouvelle Alliance

Selon nous. il convient de rapporter certaines topiques sensorielles au monde de l’enfance, c’est sous cet angle  que l’on est en mesure d’appréhender une certaine logique:  Les odeurs font partie intégrante de ce monde infantile et on y attache plus d’importance qu’au langage.  Ce sera l’inverse, en principe, pour l’adulte. On a là deux niveaux de secrétion, l’une ayant un impact olfactif, l’autre auditif, ce qui est en rapport avec le Surmoi. L’enfant doit apprendre à se tenir propre, l’adulte à  maitriser son propos. Le moi est le socle de la phase solsticiale (Astrologie EXOLS), ce qui correspond à une juxtaposition anarchique des mois

 

 

 

JHB   28  06 23

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jacques halbronn L’impact problématique de l’usage des accents et des apostrophes en français.

Posté par nofim le 27 juin 2023

jacques  halbronn   L’impact problématique  de  l’usage  des accents et des apostrophes en français. 

 

 

 

Le systéme du français est mixte et c’est  bien là une source de confusion.  On pense à la question de la signalisation pour la circulation, laquelle est également qualifiable de mixte. Pourquoi met-on des « passages cloutés » là où il y a des « feux »? S’il y a des feux, est ce que cela ne rend pas inutile le marquage « zébré » (Zebra crossing)? Est ce qu »un tel marquage  s’adresse aux piétons ou aux automobilistes? Autrement dit,  les piétons  ne seraient pas concernés par les feux de signalisation, lesquels ne vaudraient que pour les véhicules.En réglé générale, la pratique conduit les piétons à respecter les dits feux, d’autant que l’on a installé des feux s’adressant spécifiquement aux piétons mais dans ce cas, pourquoi maintenir les marqueurs de passage sur la chaussée?

Mais revenons à la question des accents et des apostrophes.Selon une certaine logique, si la lettre « e » n’est pas surmontée d’un accent (quel qu’il soit) elle n’aura pas à être prononcée « é » à l’oral Or, un tel principe n’épuise aucunement la réalité du passage de l’écrit à l’oral. Est ce que le mot « objet » comporte un accent sur le « e » alors que le « e » se prononcera « é »? Et cela vaut pour des termes extremement courants comme la conjonction « et », comme la seconde personne du pluriel  en « ez ».  En revanche, le participe passé de la première conjugaison comporte bien un accent mais l’on sait que cet accent remplace un « ed » (conservé en anglais, voir la forme  archaïque de blé , bled) On entend souvent l’explication suivante à savoir que l’accent sur le « e » remplacerait une consonne comme  dans forêt (pour forest, passé en anglais).

En réalité, la véritable « régle » est celle-ci: quand le « e » précéde une consonne, celle-ci devient « muette » comme dans clef parfois rendu par « clé », ce qui montre à quel point deux conventions  peuvent cohabiter. Un cas remarquable et qui n’a pas été encore résolu est celui des marqueurs de nombre et la lettre « s ».  Si l’on prend le cas des articles  « les » et « des »(cf notre précédente étude), le son « é » est de rigieur, en l’absence de tout accent. Mais alors pourquoi  ne pas prononcer  « é » dans «   les  grandes » – ce qui donnerait  « lé » « grandé », est ce que cela ne tiendrait pas à un enchevetrement de « régles » à savoir que le « e » après une consonne déclenche sa prononciation alors que le « e »  devient « muet »?

Passons à la question des apostrophes. On a certes, en français, des apostrophes censées remplace des « e » comme J’aime au lieu de Je aime (ce qui a donné en anglais le pronom personnel  « I » sans apostrophe).  Nous avons signalé (dans un précédent texte) que dix consonnes  étaient suivies d’un « e »muet ( sheva) avec apostrophe :  d’un jour,  c’est moi.  Mais dans de nombreux cas, l’apostrophe ne figure pas comme dans  » puisque je te le dit , qui donnera à l’oral une série  non apostrophée mais qui se comportera comme si elle l’était : « puisqu’j't »l’dis »"  avec pas moins de 4 apostrophes non écrite. Comment le locuteur du français, non averti par une pratique orale sur le terrain (et non par le biais de quelque enseignement formel), pourrait-il s’y retrouver? 

Tout se passe comme si la mise en place des codes de lecture n’avait pas été parachevée!

 

 

 

 

 

 

 

JHB   26 06 23

Publié dans FRance, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

jacques halbronn linguistque. Les marqueurs de pluriel en français, autour de la fonction phonologique de la lettre « e ».

Posté par nofim le 26 juin 2023

jacques  halbronn  Linguistique. Les marqueurs de pluriel  en français, autour de la fonction phonologique  de la lettre « e ».

 

   La question des marqueurs de nombre en français avait été en partie laissée en rade dans nos recherches comme si quelque chose nous avait jusqu’ici échappé, tel un point  aveugle. Et récemment, nous avons vécu une sorte d’euréka. Mais voyons,  bien sûr!   

Nous avions pourtant posé cette régle selon laquelle le « e » devant une consonne  se prononce « é » et rend muette la dite consonne comme dans l’article au pluriel, tant défini qu’indéfini: les et des.  Pourquoi ne pas procéder de la même façon dans les cas comme « les grandes vacances ».que l’on rendra par  « lé  grandé  vacancé »? Cela expliquerait la non prononciation en usage actuellement du « s », marqueur  de nombre à l’instar des dits articles.   

Nous avons déjà signalé le participé passé  qui comporte le son « é », avec autrefois le « d », comme en témoigne l’anglais ayant emprunté au français avant la mise en place de l’accent. (wanted). Il semble que l’on se soit arrété en chemin et que l’on n’ait pas répercuté à l’écrit  la forme « vacancé », tant et si bien qu’elle n’apparait même plus à l’oral! à la différence du participé passé français (pour la première conjugaison. Noter que la consonne du participe s’est maintenu pour  certains verbes en « ire »,  écrit On a donc ici  une cote mal taillée. On notera que l’anglais prononce allégrement les « s » du pluriel à la différence du français tout comme il le fait pour les finales du participe passé (servant également de prétérit). 

En effet, si  la régle veut que l’on  prononce en français une consonne suivie d’un ‘e » on ne doit pas la prononcer quand elle est précédée d’un « e », ce qui s’impose quand le « ‘s » vient s’ajouter. Rappelons  le cas d’objet et de sujet, où le « e » fait disparaitre le « t » voire antérieurement la forme « ect » (qui a donné objectif, subjectif) que l’on retrouve par le biais de l’emprunt anglais. Si le son « e »  n’a pas droit de cité en français  oral  avec des consonnes préfixales (j’veux), j’aime) sauf accompagné d’un « u » (oeuf, jeudi etc), en revanche le son « e » est récurrent  comme marqueur de pluriel et de participe passé.  On aura noté que l’accent et l’apostrophe servent en français à impacter l’oral et à l’émanciper par rapport à l’écrit. On notera que l’anglais n’a pas compris le passage de l’écrit à l’oral du français et  prononce les « s » du pluriel  quand il y en a. Selon nous, après une diphtongue, le  « s » ne devrait pas s’entendre en français. (ex saison (s)

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  26 06 23

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

jacques halbronn Théologie. Que désigne le nom d’Adam dans les premiers chapitres du Livre de la Genése?

Posté par nofim le 26 juin 2023

Jacques  halbronn  Théologie.  Que désigne le nom d’Adam dans les premiers chapitres du Livre  de la Genése? 

 

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ.  1 Ceci est l’histoire des générations de l’humanité.(Adam) Lorsque Dieu créa l’être humain,(Adam) il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם.  2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l’homme (Adam), le jour de leur création .

Dans de précédentes études, nous avions exposé la thèse selon laquelle la mention d’Adam concernerait les Juifs et non l’Humanité toute entière. Or, les premiers chapitre I-IV de la Genése ont été, selon nous, rajoutés et placés avant le chapitre V  qui donne son nom au dit livre. La traduction nu nom « Adam » par « l’homme » serait très contestable même précédé d’un article défini.

 וַיִּיצֶר יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם, עָפָר מִן-הָאֲדָמָה, וַיִּפַּח בְּאַפָּיו, נִשְׁמַת חַיִּים; וַיְהִי הָאָדָם, לְנֶפֶשׁ חַיָּה.  7 L’Éternel-Dieu (Yahvé Elohim) façonna l’homme (Adam), – poussière détachée du sol, – fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.
ח וַיִּטַּע יְהוָה אֱלֹהִים, גַּן-בְּעֵדֶן–מִקֶּדֶם; וַיָּשֶׂם שָׁם, אֶת-הָאָדָם אֲשֶׁר יָצָר.  8 L’Éternel-Dieu planta un jardin en Éden, vers l’orient, et y plaça l’homme(Adam) qu’il avait façonné.

.Or, c’est dans les chapitres placés devant le chapitre V  que se place l’histoire du « Paradis perdu ». Nous avons montré notamment certaines anomalies grammaticales dès le  début  du chapitre Ier où cohabitent le vav renversif (Vayomer) et une forme plus récente   » Bara »  Par ailleurs, le nom de Dieu dans les chapitre concernés par la Chute  est Yahvé Elohim  et non Yahvé, dualité que l’on retrouve dans le Deutéronome (ch VI) et le fameux  Ecoute Israel qui en est extrait . 

ד שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל:  יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד 4 Ecoute, Israël: l’Éternel  Dieu,(Yahvé Elohénou) l’Éternel est un!
ה וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשְׁךָ, וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.  5 Tu aimeras l’Éternel  Dieu (Yahvé Elohekha), de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.

 

 

L’on connait les commentaires commentant la « Chute d’Adam » comme une « depossession » d’une situation qui désormais ne lui serait plus accordée, concédée et cela fait écho notamment  à un narratif récurrent sur la perte du droit d’ainesse, pour Esau. qui nous est décrit comme « roux », ce qui est précisément le sens du mot ‘Adam » (Adom) Mais Esau est associé à Edom cf  article « Edom » dans Wikipedia) Le Royaume d’Edom  se situait au sud de la judée. Quant  à Jacob, le puiné,il va prendre le nom d’Israel,(Genése  XXV, 36) qui est le nom du Royaume schismatique) On  voit que les ennemis des Juifs ont justement confirmé qu’Adam désignait les Juifs et c’est pour cette raison qu’ils ont imagine des scènes qui illlutreraient sa déchéance. On ne peut donc ensuite continuer à traduire Adam par l’Humanité sans commettre un grave contre-sens. (cf   Guillaume Bourin  « Que désigne le mot “Adam” en Genèse : une personne ou l’humanité ?)

 

 

 

 

 

JHB 27 06 23

 

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Jacques Halbronn Blaise Pascal et la conscience des frontières d’espace et de temps. Culture/Mentalité

Posté par nofim le 26 juin 2023

 

 

Jacques  Halbronn   Blaise Pascal  et la conscience des frontières d’espace et de temps. Culture/Mentalité

 

Nous avions en 1978 fait paraitre un compte tendu de l’ouvrage d’Elisabeth Labrousse « L’entrée de Saturne en lion », dans la Revue d’ Histoire des Sciences » (dir  Costabel) mais nous n’avions alors pas pris toute la mesure d’un texte de Blaise Pascal, dans ses Pensées (94) :

« L’entrée de Saturne au Lion nous marque l’origine d’un tel crime. Plaisante justice qu’une rivière borne * ! Vérité au deçà des Pyrénées, erreur au delà.‎ »

Il apparait en effet que Blaise Pascal ne se limitait point aux frontières géographiques (Pyrénées) et n’oubliait pas – en cela il a pu être marqué par Jean Bodin (République, ouvrage paru à la fin du XVIe siècle) lequel se demandait si les conjonction célestes ne déterminaient pas les mutations des Etats. (cf  - Le grand cercle naturel des républiques  par Simone Goyard-Fabre  in  Dans Jean Bodin et le droit de la république (1989), pages 181 à 222

 

  Or, l’on cite volontiers le passage sur les Pyrénées en négligéant la référence au changement que la planéte Saturne pourrait causer en changeant de signe. (Elisabeth LABROUSSE Entrée de Saturne au Lion Eclipse de soleil du 12 août 1654 La Haye Nijhoff 1974  et  Élisabeth LABROUSSE, L’Entrée de Saturne au Lion. L’Éclipse de soleil du 12 août 1654.   compte rendu par  Michel  de  CerteauAnnales  Année 1975  30-5  pp. 1138-1141 . C’est  tout à l’honneur de Pascal d’avoir abordé la  question de la diversité sous ces deux angles.  Nous dirons  que la référence à Saturne concerne l’histoire des mentalités – laquelle reléve de la verticaclité alors que celle aux Pyrénées appartient à l’histoire des cultures.

 

JHB 26 06 23

 

 

 

 

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jacques halbronn Sociolinguistique. Une langue viable, ergonomique doit faciliter structurellement la dynamique dialectique.

Posté par nofim le 25 juin 2023

jacques halbronn  Sociolinguistique. Une langue viable, ergonomique doit faciliter structurellement  la dynamique dialectique. 

 

 Qu »est ce qu’un mot, un nom?  Est ce que « élégant » est un « mot » différent d’élégance ou d’élégamment ou bien tous ces mots n’en font finalement qu’un avec ses dérivés, ses prolongements? On peut se poser les mêmes questions à propos des éléments d’un ensemble. Selon nous, une langue peut se réduire à un nombre très limité de « signifiants » tout comme une société s’articule autour d’un nombre très limité de chefs de file, tout comme notre systéme solaire tient avant tout au Soleil, solaire dérivant de Soleil. Nous sommes piégés par le langage qui ne prend pas la peine de connecter les « familles » de mots.

 Méfions nous des synonymes et des oppositions entre mots n’ayant rien en commun Nous avons fréquemment mis en garde contre toute langue abusant des synonymes, c’est à dire considérant qu’il était indifférent d’utiliser un mot plutôt qu’un autre. Mais cela vaut également  pour les antonymes qui ne se distinguent pas par le recours à une différence de suffixe accolé à un même radical..

C’est ainsi que l’opposition en politique entre la Gauche et à la Droite, en français n’est pas sous tendue par le recours à un même concept traité différemment par l’ajout d’un préfixe ou d’un adjectif. C’est pourquoi nous avons proposé de parler de pluralisme horizontal pour la « Droite »  et de pluralisme vertical  pour la « Gauche », le terme pluralisme étant commun aux deux notions en même temps que les adjonctions introduisent une variable significative.  C’est là toute la question des synonymes et des antonymes. L’approche purement sémantique nous apparait comme tout à fait insuffisante car on se contente d’avoir une vague idée de quelque similitude de sens ou de quelque contradiction  alors que la langue est construite pour  aider à une telle opération par le biais des marqueurs: C’est ainsi que pour passer d’un adjectif au masculin à un adjectif au masculin, l’on n’a pas besoin de recourir à des radicaux différents mais simplement à des suffixes. Déjà le probléme se pose pour indiquer le genre quand on se sert de deux mots qui n’ont « rien à voir » visuellement comme « homme » et « femme ».  En anglais, on a cependant « man » et « woman » et en hébreu « ish » et « isha ». On notera qu’en français, nous ne disposons pas comme en anglais de « his » et « her » pour indiquer le sexe du sujet On dira, il conduit sa voiture et elle aime son village, le possessif s’accordant ici avec l’objet, ce qui semble assez inopérant!

Autrement dit,  une langue vraiment opérationnelle doit fonctionner sur un mode triangulaire: un radical  et ses deux expressions distinctes qui diffèrent  de par les affixes.  Ajoutons la question des possessifs qui sont suffixaux en hébreu et préfixaux (séparés) en français et qui constituent des marqueurs de différenciation.La question des qualificatifs  est incontournable et cela passe par la question « quel », « lequel », ce qui laisse immédiatement entendre l’existence d’une alternative même dans le cas de « Dieu » qu’il importe de « qualifier » au lieu d’employer ce mot isolément comme s’il ne pouvait se concevoir une diversité de définitions!  Dire « Dieu » sans autre précision, c’est nier que tel Dieu puisse être le dieu de tel peuple. Le recours au possessif de la première personne du pluriel (« notre »)  pouvant tout à fait relever d’une forme d’abus de langage.  

Autrement dit, il importe qu’une langue donne l’exemple de la diversité non pas en multipliant les mots  mais en dotant un nombre limité de mots de marqueurs, ce qui reléve d’une démarche d’économie occamienne. Nous durons qu’il y  a des langues qui n’ont su ni préserver leur cohérence première ni corriger les altérations qu’elles ont pu avoir à subir. La  réforme d’une langue signifie le retour à la forme, comme l’indique le préfixe « re »)*. Quand on nous dit que la réforme correspond à  un «  Changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement, cela préte à confusion car pour nous toute « améloration »  consiste à  restituer  un mode d’emploi qui a pu se perdre ou se corrompre car, de notre point de vue, l’Humaité est dépositaire d’outils  idéalement conçus et ceux qui déclarent qu’il n’y a pas de logique à tel systéme ne font que reconnaitre qu’ils ne sont pas parcenus à en restituer les clés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

. JHB 25 06 23

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

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