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jacques halbronn linguistque. Les marqueurs de pluriel en français, autour de la fonction phonologique de la lettre « e ».

Posté par nofim le 26 juin 2023

jacques  halbronn  Linguistique. Les marqueurs de pluriel  en français, autour de la fonction phonologique  de la lettre « e ».

 

   La question des marqueurs de nombre en français avait été en partie laissée en rade dans nos recherches comme si quelque chose nous avait jusqu’ici échappé, tel un point  aveugle. Et récemment, nous avons vécu une sorte d’euréka. Mais voyons,  bien sûr!   

Nous avions pourtant posé cette régle selon laquelle le « e » devant une consonne  se prononce « é » et rend muette la dite consonne comme dans l’article au pluriel, tant défini qu’indéfini: les et des.  Pourquoi ne pas procéder de la même façon dans les cas comme « les grandes vacances ».que l’on rendra par  « lé  grandé  vacancé »? Cela expliquerait la non prononciation en usage actuellement du « s », marqueur  de nombre à l’instar des dits articles.   

Nous avons déjà signalé le participé passé  qui comporte le son « é », avec autrefois le « d », comme en témoigne l’anglais ayant emprunté au français avant la mise en place de l’accent. (wanted). Il semble que l’on se soit arrété en chemin et que l’on n’ait pas répercuté à l’écrit  la forme « vacancé », tant et si bien qu’elle n’apparait même plus à l’oral! à la différence du participé passé français (pour la première conjugaison. Noter que la consonne du participe s’est maintenu pour  certains verbes en « ire »,  écrit On a donc ici  une cote mal taillée. On notera que l’anglais prononce allégrement les « s » du pluriel à la différence du français tout comme il le fait pour les finales du participe passé (servant également de prétérit). 

En effet, si  la régle veut que l’on  prononce en français une consonne suivie d’un ‘e » on ne doit pas la prononcer quand elle est précédée d’un « e », ce qui s’impose quand le « ‘s » vient s’ajouter. Rappelons  le cas d’objet et de sujet, où le « e » fait disparaitre le « t » voire antérieurement la forme « ect » (qui a donné objectif, subjectif) que l’on retrouve par le biais de l’emprunt anglais. Si le son « e »  n’a pas droit de cité en français  oral  avec des consonnes préfixales (j’veux), j’aime) sauf accompagné d’un « u » (oeuf, jeudi etc), en revanche le son « e » est récurrent  comme marqueur de pluriel et de participe passé.  On aura noté que l’accent et l’apostrophe servent en français à impacter l’oral et à l’émanciper par rapport à l’écrit. On notera que l’anglais n’a pas compris le passage de l’écrit à l’oral du français et  prononce les « s » du pluriel  quand il y en a. Selon nous, après une diphtongue, le  « s » ne devrait pas s’entendre en français. (ex saison (s)

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  26 06 23

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