jacques halbronn sur son décalage avec les courants judaiques réformés, libéraux et laïcs actuels.Rôle de l’astrologie et du plan divin.

Posté par nofim le 8 juin 2023

jacques  halbronn sur son décalage avec les courants judaiques réformés, libéraux et laïcs actuels.  Rôle de l’astrologie et du plan divin.

 

Notre long cheminement, depuis 1966,  nous aura conduit à fréquenter divers mouvements juifs, tant en France qu’en Israël et le plus souvent, nous éprouvâmes un certain état de frustration, de manque. (cf notre thèse sous la direction de Georges Vajda en Etudes hébraiques, EPHE Ve section, Paris III, 1979, parue en 1985 sous le titre « Le monde  juif  et l’astrologie. Histoire d’un vieux couple. Ed Arché Milan)

  Récemment, nous sommes  parvenus à établir un  certain diagnostic, grâce au développement d’une méthodologie critique permettant de remonter vers la sources des enseignements, ce qui nous évitait d’osciller entre l’acceptation et le rejet des structures existantes.(cf notre étude les trois échecs du judaisme contemporain). Il est certes  toujours présomptueux de prétendre proposer la création d’un nouveau courant judaique mais avec l’âge, nous pensons être en mesure d’avancer et de faire avancer dans la quéte d’un ressourcement authentique. En relisant nos textes de jeunesse (cf le MIPEPJ), nous observons chez  nous  une certaine aptitude à éviter certains piéges à commencer par la détermination de prétendues origines ou de prétendues traditions qui auraient été conservées intactes..

C’est ainsi que nous entendons explorer  des périodes antérieures, en quelque sorte préhistoriques. Nous n’adhérons pas automatiquement  à l’idée d’une Terre Promise,  se situant dans l’actuel Etat d’Israël pas plus d’ailleurs à l’idée que l’hébreu serait la langue d’origine des Juifs, du moins sous la forme qu’on lui connait et encore moins à une quelconque sacralisation de l’Ancien Testament (Livre de l’Exode et Psaumes entre autres) axée sur une « Sortie d’Egypte », célébrée à Pessah, au mois de Nissan. En fait, nous pensons qu’il est possible d’explorer le passé le plus éloigné par la voie du raisonnement, de la logique diachronique.

C’est ainsi que nous refusons carrément le mythe des 12 tribus, en contradiction avec la sécession survenue au lendemain de la mort de Salomon. Il est claire, pour nous, que le Royaume d’Israel n’a pu se constituer que parce qu’il comprenait une population différente de celle des Judéens et vassalisée par eux. Et une grande partie de ce qu’on appelle l’Ancien Testament serait en fait  l’oeuvre des tenants du dit Royaume, ce qu englobe les premiers Chrétiens, ces « brebis perdues de la Maison d’Israel » Il est temps de restructurer les relations entre Juifs et Chrétiens en signalant que l’Ancien Testament  aura été antidaté pour asseoir la mission de Jésus./

Nous n’acceptons pas qu’à la synagogue, l’on récit le « Shma Israel »  et que l’on présente les Dix Commandements comme l’acceptation d’un « Plan divin ». car ce texte n’a rien de transcendant, c’est une farce. Le plan divin concerne le respect d’un certain ordre cosmique et il est impensable d’en exclure l’astrologie et il ne s’agit certainement  pas d’un ne tueras/voleras point qui s’adresse aux gens du Royaume d’Israel. Ce Plan divin englobe également le respect d’une grammaire instaurant  un ordre social, politique, avec notamment le respect des dialectique du singulier et du pluriel comme du masculin et du féminin. Or, force est de constater qu’à un certain stade, les codes de lecture de l’hébreu ont été corrompus et le pire, c’est que nous nous  référons à « Dieu » en usant d’une grammaire devenue incohérente, confondant notamment  le masculin et le féminin comme dans la formule « Baroukh Ata Adonay »,-Béni sois tu Dieu », où baroukh reléve du masculin et Ata du féminin! Comment la renaissance de l’hébreu n’est-elle pas parvenue à corriger de telles aberrations qui se sont perpétuées dans tous les courants actuels. Piètres réformateurs qui n’ont toujours  pas été capables de « tikoun » , de corriger les textes!

Il nous apparait que la condition diasporique convient mieux  à la présence juive au monde et il s’en est fallu de peu que le sionisme n’accouche de l’élimination des Juifs de la surface du globe, les Arabes ayant eu l’intention de parachever la Solution Finale, lors de la création de l’Etat d’Israel. La notion de « concentration » sonne sinistrement dans la mémoire juive. Il n’a jamais été qiestion, dans le plan divin, de faire de ‘Humanité dans son ensemble le « peuple de Dieu » pas plus que le personnage d’Adam n’est censé incarner la dite Humanité; comme le proposent les traductions d’un texte qui de toute façon est éminemment suspect, puisque déterminé par l »idéologie du Royaume d’Israel (surnom de Jacob). Nous parlons ici d’un israélo-christianisme se substituant à un judaisme authentique. Le Shema Israel s’adresse d’ailleurs à cette mouvance – ce sont les Prophétes qui interpellaient ainsi les gens d’Israel. En ce sens,  ce Shema Israel c’est la mise en garde non pas des Juifs mais des Chrétiens, ce « nouvel Israel » (cf L’Église, encore « Nouvel Israël » ?  par Marie Vidal, Dans Pardès 2005/1 (N° 38), pages 213 à 224) dont on retrouve la trace jusque dans le Talmud (Ein Mazal le Israel).En ce sens, il est bon que dans les synagogues, des Chrétiens soient présents pour recevoir une telle mise en garde qui les concerne, eux!

 Ce serait donc autour d’une telle plateforme que nous proposons une rencontre avec les tenants du « Judaisme en mouvement » qui réunit plusieurs courants se démarquant de l’orthodoxie/orthopraxie mais il nous semble éminemment souhaitable de convier également les tenants du « judaisme laïc » -ayant fréquenté ces deux  lignes, tour à tour. En effet, l’idée de Dieu que nous préconisons ici n’a rien de commun avec celle du Christianisme, lequel aura impacté le judaisme au cours des siècles. Nous parlons en effet d’un plan divin, ce qui ne signifie aucunement que l’on ait à s’adresser à quelque Dieu mais à reconnaitre ce que nous devons à un Créateur non pas de l’univers mais plus humblement de notre monde terrestre, englobant tant  notre Terre que le Ciel qui l’entoure; Car c’est ainsi que nous comprenons le premier verset de la Genése, le Ciel ne renvoyant ici aucunement à la totalité de l’Univers mais à notre seul Systéme Solaire.  JHB   08 06 23

 

 

 

 

 

 

 

JHB 08 06 23

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Jacques Halbronn les Juifs et l’Ere du Verseau. Un texte datant de 1967.

Posté par nofim le 8 juin 2023

 

 Jacques  Halbronn   les  Juifs et l’Ere du Verseau. Un texte datant de 1967. 

 

A nos débuts en astrologie, à la veille de nos 20 ans, nous rédigeâmes le manifeste suivant:

 

 

 

Nous inaugurons cette recherche par une tentative de définition  du peuple juif en tant que Peuple du Verseau. ‘(…) Si l’on commence par l’analyse du  peuple du  Verseau, c’est que c’est  la plus facile et la plus caractéristique. Il est aisé de distinguer, au sein des peuples et de l’histoire, le peuple le plus original, le plus différent, le plus étranger aux autres peuples (..) ce peuple est le peuple Juif. (..) Le Verseau est le signe de la double essence. Il possède l’’essence commune à chaque signe, il possède en sus un message, un excédent, qu’il doit extraire de lui-même, qui est partie de l’essence universelle et qui, en conséquence s’intègre à elle, lorsqu’elle a l’opportunité de d’exprimer. Double essence  qui, au niveau du peuple, s’exprime par la dualité Peuple juif/individu juif. Non seulement, le peuple Juif possède cette continuité historique  des peuples, fondée sur la tradition, la langue, le territoire, il vit en chacun de ses membres. / Double essence qui est apparue clairement pendant les 2000 ans de l’ère des poissons, période négative pour le Juif mais fort utile pour le chercheur/ Le juif possède la continuité comme le Peuple Juif possède la continuité alors que les autres peuples ne la possèdent qu’au niveau du  cadre,  non de l’individu. C’est ce  qui sauva le peuple  juif de l’anéantissement – comme ce fut le cas pour tant de peuples car l’individu juif subsistant, le peuple juif, le  cadre juif, fut secouru : il est naïf de croire que ce fut le processus inverse qui se produisit, c’est-à-dire que le cadre aurait  secouru l’individu : en fait  il y a eu échange fécond entre les deux peuples juifs, l’un conservant une image de lui-même qui resterait valable, l’autre subsistant sans le support nécessaire du territoire « fermé » et de la langue. De même est-il absurde d’affirmer que le peuple juif est un résultat  des circonstances, une création artificielle ; les lois universelles s’opposent à cette explication existentielle : rien ne naît par accident, rien ne réagit, ne résulte, il s’agit chaque fois d’une expression, de l’épanouissement d’une essence. De même qu’il serait tentant, de la part d’un Juif, après la lecture de cette analyse de déclarer que les peuples non juifs  sont de faux peuples, vides de sens, créant artificiellement  ceux qui naissent en son sein un éphémère et illusoire sentiment de réalité historique   (…) Or l’ère des poissons est terminée, l’on entre dans l’ère du Verseau (.) Le peuple juif va-t-il se rendre compte que l’ère que depuis 2000 ans il attendait est en face de lui ? Tant d’obstacles, d’erreurs d’interprétation s’opposent à cette prise de conscience. Peur de trahir Dieu, peur de se trahir lui-même. Le peuple  existe avant son histoire. Il la crée, il la modifie, il en dispose ? Si l’on s’en tient à une Interprétation superficielle de la Bible, la naissance du Peuple Juif débute par l’accord de Dieu avec Abraham ou par le don de la Torah, au mont Sinaï, D’après la logique astrologique, cette hypothèse  est inacceptable car une existence dépend d’une essence et si le peuple juif a  été « choisi », c’est qu’il existait auparavant. (…) Sous l’ère des Poissons, le Juif a refusé la religion de Jésus de Nazareth, cela s’est terminé par le massacre de six millions de juifs, prix à payer pour avoir le droit à la rédemption mais aussi signal d’alarme, indiquant une transformation de l’attitude du Juif dans le monde. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Juifs ont « vécu » la religion des Poissons et s’en sont fortement imprégnés : les Juifs des camps de concentration sont morts en Chrétiens. Beaucoup de Juifs croient qu’ils ne sont Juifs que parce qu’ils ont  accepté la religion juive, sans elle, le Juif n’est pas Juif. Tout d’abord plutôt que de parler de religion juive, est-il préférable d’employer le  terme de religion mosaïque, religion de Moïse. Car il y a des religions juives ou  plutôt des religions car l’heure est venue pour le peuple juif de redevenir universel, d’épanouir toutes les ressources de ses pouvoirs de Verseau. Le Juif  est juif par son essence et c’est la partie historique et non religieuse qui l’a attaché au judaïsme. La deuxième partie a  profité de la vie de la première. Le Juif doit se désaliéner, retrouver la pureté » de l’essence, prendre un bain de purification pour aborder son ère.  Le Juif doit se présenter nu, accepter une conception nouvelle et plus riche de Dieu, puis qu’avec l’ère du Verseau  l’homme va développer des capacités qu’il ne possédait pas sous l’ère du Bélier. Que le peuple juif ne trahisse pas Dieu par l’idolâtrie, c’est-à-dire une conception finie et limitée de Dieu. Si le peuple juif accepte la religion du Verseau, il  montrera, triomphalement que son contact avec son essence et avec l’essence de Dieu ne s’était que provisoirement interrompu !

 JHB  08 06 23

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jacques Halbronn Judaisme . le temps du MIPEPJ (1966-69)Correspondance avec sa soeur cadette. Vers un troisiéme temps réformateur.

Posté par nofim le 8 juin 2023

 jacques  Halbronn  Judaisme . le temps du MIPEPJ (1966-69) Correspondance avec sa soeur cadette. Vers un troisiéme temps.

 

A la veille de la Guerre des Six Jours, en 1966, nous avions déjà engagé un certain processus qui n’allait que se trouver enteriné alors.  Cela donné lieu à la création du Mouvement International pour l’Epanouissement du Peuple   Juif, dont nous fimes la promotion grâce à  une ronéo sur laquelle nous avions imprimé  un « Manifeste ». En 1978, ce fut le lancement du Cercle  d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive dont la devise était « ne nous soumettons pas aux modéles dominants que sont le sionisme et le religieux, à savoir deux espaces spécifiques dont on a pu observer qu’ils étaient la cible d’un certain antisémitisme: Israel, les synagogues. Actuellement,  c’est un temps de synthèse, qui passe  par une exigence réformatrice (cf notre texte  Le triple échec du judaisme contemporaine, 2023).et non par une mise à distance.  Ci dessous, une plongée dans le premier temps  Le second temps est accessible par la lecture des Cahiers du CERIJ (dépôt à la Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle) Ne pas confondre avec le  Centre d’Etudes et de Recherches Interdisciplinaires sur les Jbala)

 

 

 

 

 

                Écrits de 1966 :

« J’annonce le destin des Juifs (.) Le  Juif est une puissance qui existe avant toute existence. Il n’est pas façonné par l’Histoire, c’est l’Histoire qui -construite par lui- est à présent mûre pour lui/ » « La solution finale. Qui sait, qui a dit, qui peut résoudre le problème de la présence des Juifs en ce monde ? Il ne fait aucun doute que le simple rassemblement d’une partie des Juifs en un seul point du globe, même si ce point est la terre qu’ils n’ont jamais abandonnée ne résout pas la question  juive. Il ne fait aucun doute que l’antisémitisme n’a pas vécu, n’est pas anéanti même s’il  a changé de voix et de héraut. Et comment n’y aurait-il pas une transformation de l’antisémitisme s’il y a une transformation de l’histoire, de la situation des Juifs ? Chacun sait que si les Juifs disparaissaient ou refusaient de travailler, l’humanité s’arrêterait, n’avancerait plus (.) Juifs du monde entier, adhérez au Mouvement International pour l’Épanouissement du peuple juif qui s’est donné pour mission de rendre les Juifs dignes d’Israël et Israël digne des Juifs « Le peuple juif a déjà renoncé à sa conviction millénaire. Il a suffi qu’une partie des Juifs se rassemblent et n’agissent pas miraculeusement/ Il est habituel à présent de considérer la question  juive comme historique et tout à fait élucidée. Les Juifs, dans et hors d’Israël, se persuadent qu’avec la fin de leurs croyances surgira la fin de leurs maux. ‘(…) ils devront se regrouper et vivre d’une manière que seuls ils pourront souhaiter. Un Juif qui vit comme un non Juif se rogne les ailes et se perd. Qu’est-ce qu’y Juif ? Un Juif  n’est ni l’adepte d’une religion, ni l’homme fortuit d’une nation/ Être Juif n’est pas un choix, c’est une différence avec la charge qu’elle exige d’assumer/  Un Juif est le descendant d’un peuple qui fut- de toute éternité – distinct. En  face de lui est le non Juif. Ils se sentent -et cela est normal- étrangers l’un  à l’autre. Ils en souffrent parfois et refusent cette évidence. Car on n’accepte pas ce qu’on ne comprend pas. La religion juive et l’antisémitisme sont les symboles de cette scission constante. La religion juive ne fait que représenter des convictions antérieures à elle-même, elle n’a pas créé le Juif. Elle n’est née et n’a  été adoptée que parce que le Juif ressentait sa différence par rapport aux hommes qui l’entourent, qui semblaient être ses pareils le Juif sublimait sa certitude en la supériorité de son destin. Le vrai Juif est la religion elle-même, il n’a pas besoin d’elle. L’antisémitisme est le sentiment des non Juifs de leur différence à l’égard des Juifs et il s’est manifesté de manières diverses

 Le peuple juif.

Mes idées lorsqu’on aura besoin d’elles et tant qu’on aura besoin d’elles. Il apparaît que ce qui distingue le peuple juif des autres peuples est que le lien est plus puissant entre le Juif qui naît et son peuple que pour tout autre peuple. Extrait «  Israël apparaissait à David comme la seule issue : former un peuple de génies, les Juifs Un chef  Les  Juifs se trouvent dans une situation exceptionnelle, celle où un chef est nécessaire/ (…) Cela demande  de sa ^part une aptitude à percevoir tout ce que ce peuple Juif a de profond, à extraire de chacun tout ce qu’il mérite de donner.    

   Lettre aux  Juifs d’Israël Ils ne doivent pas copier ce qui se passe autour d’eux.  (..) Israël est-il un peuple ? Pas si on le compare  avec les communautés qu’on appelle peuple. (..=) Qu’on le veuille ou non, c’est lui  (le Juif) qui provoque l’antisémitisme. Par sa conscience qu’il est différent.*

Genèse de ma  pensée J’avais préparé un  exposé (fin 65-début 66 à Assas)  sur la question juive (..) et j’avais soutenu que les Juifs étaient persécutés parce qu’il y avait en eux des caractères qui faisaient qu’ils devaient l’être, (…) Cette analyse était confirmée par mes analyses du  souffre-douleur. (…) L’antisémite ne créait point de Juifs, il en était la conséquence. Les Juifs ont toujours eu conscience de la différence. Différence qui n’était pas simplement  celle de l’étranger. Différence  mal déterminée, mise sur le compte de la religion, attitude encouragée en cela par une volonté de la part des non juifs d’apporter de même une raison à leur hostilité confuse.

 

 

05. 02. 66 Lettre  à un éditeur

 

« Les Juifs ont un passé qui progressivement les a  rendus  des « génies ». Les Juifs ne sont pas des hommes. L’Etat d’Israël peut devenir l’état le plus puissant du monde. L’antisémitisme et le racisme apparaissent fondamentalement différents. Opposés. L’antisémitisme est la conséquence de la mentalité juive. Le racisme est la conséquence de la mentalité blanche. Les peuples persécutés au nom d racisme n’ont pas acquis les facultés des Juifs. Il faut séparer fortement mentalité et capacités cérébrales. Les facultés des Juifs ne sont pas dues à l’antisémitisme mais à la dispersion. Elles ne disparaîtront donc qu’avec la dispersion. Qu’avec l’imitation par Israël des autres États classiques.  (..) Même si l’antisémitisme persiste. Le peuple juif doit apprendre à savoir ce qu’il peut attendre de lui-même. On peut comprendre la nature du peuple juif à trois niveaux différents. Soit le peuple juif n’est pas peuple, soit il n’est que Peuple, soit il est le Peuple. Certains considèrent le peuple juif comme une réalité artificielle et produite par une société malade : si cette société  guérit, le Juif disparaît. Certains se veulent à croire que le Peuple Juif est un peuple comme les autre et qui va,  à présent qu’il en a la possibilité, être accepté au sein des nations. Enfin, certains mettent le Peuple juif à part, peuple élu, qui sera  le guide des  hommes parce que Dieu lui a fixé cette mission. Ces trois conceptions sont à la fois exactes et incomplètes. Il est exact que le Juif a développé des traits, à certaines époques, en certains endroits, qui  sont ceux d’un persécuté, d’un souffre-douleur. L’exemple des camps de concentration nous montre, à l’extrême, ce qu’un homme peut devenir (.) Il est exact que le Juif peut se comporter,  à certaines époques, pendant un certain temps, comme tout être, quel qu’il soit sans qu’aucune différence ne soit perceptible. L’exemple de l’Etat d’Israël aujourd’hui nous le montre de même que  (..) sous David ou Salomon. Il est exact que le Juif a exercé sur les hommes une énorme influence, dans tous les domaines et surtout par sa religion qui est le fondement d’un grand nombre de civilisations. Mais ces trois conceptions sont incomplètes, elles ne sont pas suffisamment approfondies. Il  existe un autre conflit lorsque l’on tente de définir le peuple juif. Le juif est-il une réalité historique ou une réalité physique ? Les trois conceptions signalées considèrent le peuple juif comme réalité historique, soit causée par l’antisémitisme, soit, comme tout peuple, par les événements qui parcourent son histoire, soit comme  tribu sémitique transcendée et choisie par Dieu. Or, il est possible de considérer que le Juif est une réalité physique. Le Peuple Juif existe avant son Histoire, est cause et non produit de son Histoire. Il n’est pas plus absurde d’affirmer  qu’un peuple normal devient différent sous quelque influence que cela soit que de penser que s’il est différent, c’est qu’il a  toujours été différent, sinon consciemment, du moins physiquement. Expliquer par la force de l’habitude l’évolution historique n’est pas plus raisonnable que la supposition selon laquelle le Peuple Juif  n’a fait que  réagir ou fait réagir par sa nature différente  et qu’il n’est resté fidèle à sa religion que parce que cette religion était l’expression de lui-même.

 

 

 

Oxford  le 25 08  66 « Le Dieu  juif n’est pas le dieu Chrétien »

 

Chère sœur Il reste que je crois que j’aime les Juifs et qu’ils m’aiment et me respectent. Je ne te cacherai point que c’est en Israël que je désire passer mes jours car j’ai foi en la valeur et en l’avenir du peuple juif. Quant à Dieu, il me faut tout de suite te rappeler  que le Dieu juif n’est pas le Dieu chrétien et que je ne suis athée que pour le Dieu chrétien? Malheureusement, vivant dans une société chrétienne, le véritable esprit  de notre peuple et de notre  religion s’est effacé et nous  avons oublié  qui nous étions. Le Dieu Juif est le Dieu des Juifs; celui qui protège et conduit le peuple juif par l’intermédiaire du Messie. Ce n’est point un Dieu cosmopolite, pour tout le monde, c’est le Dieu du peuple juif, du peuple Juif réuni à nouveau et qui mènera un jour le peuple juif au-dessus des autres. (….) Je sens que le renouveau du peuple Juif est proche. Ralliez mon panache blanc! Chaque Juif est grand, non par son intelligence, mais par sa conscience de peuple, son socialisme et son acceptation d’obéir à celui en qui il croit. (…) Je pense que je ne me marierai pas, mes enfants seront le peuple Juif, la vanité du père, quand on y pense, est profondément  ridicule. Chaque Juif est grand, qui suit son chef.

     Décembre 66 Mon peuple d’Israël, je suis fou de ne pas aller vers toi. Je suis faible. Et pourtant, je vois en moi une force énorme.  (…) Que serai-je en Israël ? On  ne m’attend pas. Seul ? Non mais mieux qu’en France ? (.) Mes parents ne m’en empêcheraient pas. Mais je hais l’anonymat. (…) Mon peuple d’Israël, je serai dans ton sein avant que l’Hiver ne repasse deux fois »   

      11  mars  1967 La Bulgare Oh ; tu es  français. Oui. J’aime beaucoup la France. Est-ce que je parle bien français ? Oui. J’ai Lu beaucoup de livres sur la France. Louis XIV. Montjoie. Saint Denis. C’est cela. Bretagne, Corse, Normandie,  Bavière. Non. Non ? Provence, Savoie. C’est cela. Tu connais la Bulgarie ? Non, je ne connais pas du tout la Bulgarie, ni les Bulgares. Tu es dépaysé ? Pas tellement. Tu sais, je suis de ton  côté, d’Orient, moi aussi. Pas français. Juif   A ma sœur « Roch »   « Tant qu’Israël ne sera pas en mesure de guider le monde,  Israël attentivement recevra les leçons de ceux qui lui sont nécessaires. Tant que le MIPEPJ n’atteindra pas une ampleur internationale, il ne s’agira pas d’échafauder des entreprises hors de proportion. 

 

30 mars 1967 «Ce journal coïncide (…) avec ma déclaration d’indépendance. / Je me suis laissé un an avant de m’installer en Israël.

Un an pour construire. Je ne ressens pas de soulagement. La tension, la souffrance restent en moi. Il   faut trancher la question

  Juillet 67  Les Israéliens ont gagné la bataille militaire. La bataille politique est au moins aussi importante.  Les Juifs du monde  entier doivent savoir que leur rôle dans cette dernière bataille sera décisif à court et à long terme : ils gagneront la bataille politique. Que tous les  juifs qui ont tiré les leçons de l’histoire du peuple juif se rendent en Israël, permettent à Israël de conserver les territoires  acquis en les occupant, en les défendant si besoin est. Ceci est l’appel à une quatrième  Alyah.

 

 

Fin 67 ?  « peuple du Verseau » « ère des poissons »

Nous inaugurons cette recherche par une tentative de définition  du peuple juif en tant que Peuple du Verseau. ‘(…) Si l’on commence par l’analyse du  peuple du  Verseau, c’est que c’est  la plus facile et la plus caractéristique. Il est aisé de distinguer, au sein des peuples et de l’histoire, le peuple le plus original, le plus différent, le plus étranger aux autres peuples (..) ce peuple est le peuple Juif. (..) Le Verseau est le signe de la double essence. Il possède l’’essence commune à chaque signe, il possède en sus un message, un excédent, qu’il doit extraire de lui-même, qui est partie de l’essence universelle et qui, en conséquence s’intègre à elle, lorsqu’elle a l’opportunité de d’exprimer. Double essence  qui, au niveau du peuple, s’exprime par la dualité Peuple juif/individu juif. Non seulement, le peuple Juif possède cette continuité historique  des peuples, fondée sur la tradition, la langue, le territoire, il vit en chacun de ses membres. / Double essence qui est apparue clairement pendant les 2000 ans de l’ère des poissons, période négative pour le Juif mais fort utile pour le chercheur/ Le juif possède la continuité comme le Peuple Juif possède la continuité alors que les autres peuples ne la possèdent qu’au niveau du  cadre,  non de l’individu. C’est ce  qui sauva le peuple  juif de l’anéantissement – comme ce fut le cas pour tant de peuples car l’individu juif subsistant, le peuple juif, le  cadre juif, fut secouru : il est naïf de croire que ce fut le processus inverse qui se produisit, c’est-à-dire que le cadre aurait  secouru l’individu : en fait  il y a eu échange fécond entre les deux peuples juifs, l’un conservant une image de lui-même qui resterait valable, l’autre subsistant sans le support nécessaire du territoire « fermé » et de la langue. De même est-il absurde d’affirmer que le peuple juif est un résultat  des circonstances, une création artificielle ; les lois universelles s’opposent à cette explication existentielle : rien ne naît par accident, rien ne réagit, ne résulte, il s’agit chaque fois d’une expression, de l’épanouissement d’une essence. De même qu’il serait tentant, de la part d’un Juif, après la lecture de cette analyse de déclarer que les peuples non juifs  sont de faux peuples, vides de sens, créant artificiellement  ceux qui naissent en son sein un éphémère et illusoire sentiment de réalité historique   (…) Or l’ère des poissons est terminée, l’on entre dans l’ère du Verseau (.) Le peuple juif va-t-il se rendre compte que l’ère que depuis 2000 ans il attendait est en face de lui ? Tant d’obstacles, d’erreurs d’interprétation s’opposent à cette prise de conscience. Peur de trahir Dieu, peur de se trahir lui-même. Le peuple  existe avant son histoire. Il la crée, il la modifie, il en dispose ? Si l’on s’en tient à une Interprétation superficielle de la Bible, la naissance du Peuple Juif débute par l’accord de Dieu avec Abraham ou par le don de la Torah, au mont Sinaï, D’après la logique astrologique, cette hypothèse  est inacceptable car une existence dépend d’une essence et si le peuple juif a  été « choisi », c’est qu’il existait auparavant. (…) Sous l’ère des Poissons, le Juif a refusé la religion de Jésus de Nazareth, cela s’est terminé par le massacre de six millions de juifs, prix à payer pour avoir le droit à la rédemption mais aussi signal d’alarme, indiquant une transformation de l’attitude du Juif dans le monde. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Juifs ont « vécu » la religion des Poissons et s’en sont fortement imprégnés : les Juifs des camps de concentration sont morts en Chrétiens. Beaucoup de Juifs croient qu’ils ne sont Juifs que parce qu’ils ont  accepté la religion juive, sans elle, le Juif n’est pas Juif. Tout d’abord plutôt que de parler de religion juive, est-il préférable d’employer le  terme de religion mosaïque, religion de Moïse. Car il y a des religions juives ou  plutôt des religions car l’heure est venue pour le peuple juif de redevenir universel, d’épanouir toutes les ressources de ses pouvoirs de Verseau. Le Juif  est juif par son essence et c’est la partie historique et non religieuse qui l’a attaché au judaïsme. La deuxième partie a  profité de la vie de la première. Le Juif doit se désaliéner, retrouver la pureté » de l’essence, prendre un bain de purification pour aborder son ère.  Le Juif doit se présenter nu, accepter une conception nouvelle et plus riche de Dieu, puis qu’avec l’ère du Verseau  l’homme va développer des capacités qu’il ne possédait pas sous l’ère du Bélier. Que le peuple juif ne trahisse pas Dieu par l’idolâtrie, c’est-à-dire une conception finie et limitée de Dieu. Si le peuple juif accepte la religion du Verseau, il  montrera, triomphalement que son contact avec son essence et avec l’essence de Dieu ne s’était que provisoirement interrompu !

 

 

Fin 67

Qu’a dit Dieu à Abraham? Dieu dit à Abraham: tu vas engendrer un fils. Abraham répond que les astres ne le prévoient pas. Alors Dieu répond: ce fils, Isaac, que tu vas engendrer ; aucun astre ne le laissait  présager, ce fils (…) n’a pas de naissance, pas d’origine, il n’aura pas non plus de mort, il sera éternel, alors que les autres peuples disparaîtront les uns après les autres car ils sont nés sous les astres et mourront lorsque le cycle de ces astres sera terminé/ Le peuple d’Israël n respecte pas les lois de la Nature (origine et fin) (…) Le peuple juif est immortel, pas le Juif. LE Juif peut être massacré, le peuple juif ne le sera jamais car il est d’une matière divine que seul Dieu peut reprendre (…) Israël est né après la « Création », il échappe au mécanisme universel. Israël est la Deuxième Création de Dieu. C’est donc un peuple jeune et c’est pourquoi il a jusqu’ici été le souffre-douleur des autres peuples, déjà arrivés. Dieu a donné la Torah au peuple juif pour l’encourager à subir les épreuves. (//) Que chaque Juif donne cette même force à son prochain que celle que Dieu a donné à Israël par la Torah. Que la carte  astrale de chacun soit sa propre (petite) Torah. ‘Qu’on ne voie rien de sacrilège dans cette déclaration. Non daté:   Je considère que l’on peut établir à l’heure actuelle un peuple composé de génies. Car l’histoire des peuples influe sur leurs capacités physiques et intellectuelles e peuple est celui qui a subi au cours de l’Histoire un sort si particulier: Israël. Ensuite, je considère que ce peuple, on peut lui faire prendre conscience de sa nature.   Israël apparaissait à David comme la seule issue : former un peuple de génies, les juifs Les autres génies avaient peu de chance d’acquérir une descendance de même nature Pour un peuple de génies signifie d’une part que je considère l’histoire comme l’œuvre des génies. d’autre part qu’un peuple doit prendre conscience de l’importance des génies en son sein et axer son action pour évite leur gâchis. Enfin, qu’il est un peuple ne comportant que des génies, c’est à dire des individus capables de créer, lorsque les circonstances sont favorables à cet effet. Israël. 

 

  Manifeste du Mouvement International pour l’épanouissement du peuple juif (MIPEPJ)

 

 

Extraits du Manifeste  (dans la foulée/folie de  la Guerre des Six  Jours) (..)

 

Au lendemain d’une grande victoire, l’erreur des Juifs serait  de penser que seule la dispersion était anormale et que la réunion est l’état naturel ‘ (.) (..) Il  n’y a pas de rupture au cours de l’Histoire juive entre avant et après l’acquisition de sa religion, il n’y a pas eu adoption. Le Juif conscient d’aujourd’hui n’accepte pas sa religion, sa Loi sous l’influence d’un prophète qui lui parla voilà trois ou quatre mille ans, pas plus que ne le fit le juif contemporain  ou d’Abraham. Sa religion est  partie (intégrante) de lui-même;  peu importe même qu’il admette cette religion (..) elle siège au  cœur de l’être (.) Mais l’étude de la religion juive  débouche sur d’autres horizons encore. Il reste en effet à tirer des conséquences du contenu de cette religion*. Non seulement, les Juifs ont pensé de même façon et avec la même constance la nature de ce contenu? Ils ont défendu  une  conviction millénaire : les Juifs sont le peuple élu  (…) sans en prendre directement   conscience, ce qui renforce la prédominance du naturel  sue la volonté. Non daté La  nature du  juif est plus profonde, plus naturelle, elle existe avant son Histoire et ne  fait que se teinter légèrement des influences diverses et successives qu’elle traverse et dont elle est souvent la cause. Il n’existe pas de transmission des caractères acquis au niveau d’un peuple vrai; le Juif transmet à son fils ce qu’il a reçu de ses ancêtres : son sang fécondateur, non ses habitudes. (…) Le peuple  juif est différent et supérieur aux autres peuples. Le terme Peuple en ce qui le concerne revêt un sens exclusif. Le Juif ne se sait pas Juif parce qu’il nait au sein d’un cadre qui lui impose de l’extérieur sa nature, le Juif se choisit  Juif parce qu’il est intérieurement Juif. Quant aux  conversions, elles n’ont point de signification par elles-mêmes : un non Juif se convertissant au judaïsme ne sera juif que si toutes les générations qui le suivent son  juives, Dans ce cas, cela indiquerait que lui-même descend de Juifs ; un Juif se convertissant à une autre religion ne perd pas sa nature de Juif car celle-ci réapparaît  irréductiblement dans les générations suivantes, sinon il n’était pas Juif originellement.  (..) Il apparaît que le peuple Juif doit être considéré comme un peuple de génies, comme le vrai peuple ; celui dont chaque membre arrive à la conscience nationale par’ son propre chemin (.) Le non Juif n’existe pas en lui-même mais s’intègre à une enveloppe appelée faussement peuple qui le colore illusoirement d’une nature superficielle et interchangeable qui, elle, justifie l’internationalisme. L’illusion tient à ce que le non -Juif possède l’avantage de la stabilité en temps de paix et qu’en temps de guerre, sa trace se perde immédiatement (quelques générations s’il doit quitter son enveloppe. Le Juif est cosmopolite parce qu’on a la possibilité de constater qu’il l’est. Seul le Juif n’est pas apte à l’internationalisme. (… ) Quant au peuple juif, sa source semble, (…) limitée au texte de l’Ancien Testament: mais les premières pages du livre ont une signification ésotérique et non historique : l’origine du peuple juif reste obscure. Dire qu’il s’agit d’une  quelconque tribu sémitique  est ne pas voir l’essence des faits : ce qui est différent a été différent : l’hypothèse la plus satisfaisante est que le peuple juif est un rameau indépendant de l’espèce humaine, que son origine ne doit donc point être greffée sur le tronc commun ou -si elle doit l’être- à une date extraordinairement antérieure à toute l’histoire connue de l’Humanité (…) Le Juif ne doit ni  chercher à s’assimiler individuellement ou collectivement, ni être livré uniquement à lui-même. Or paradoxalement,  la  tendance actuelle de l’État d’Israël va dans ces deux  directions à la fois. Sous l’influence des antisémites, l’État d’Israël veut montrer qu’il peut cultiver  la terre, remplir toutes les fonctions de la société,  (au risque) de créer un prolétariat juif gaspillant  le potentiel créateur de chaque Juif ;  par ailleurs, (on) veut que cet État soit composé  en majorité de Juifs, ce qui le condamne à  n’avoir qu’une envergure politique limitée par le nombre et par le territoire (…) Ainsi l’Etat présent d’Israël se comporte de manière incohérente au regard de son formidable patrimoine humain et ne veut voir que ce qu’il a sous les yeux et non ce qu’il pourrait construire, il tombe dans le mirage des « faits ». Deux phénomènes l’obsèdent : son territoire ‘historique », sa « religion ». Car il craint, en ne s’agrippant pas à ces deux idées  de ne plus être un État légitime. Comme si l’essence du peuple juif tenait uniquement à l’un ou à l’autre. (…) Le passé du peuple  juif ne  s’arrête pas à la Palestine, ni à la religion mosaïque. Il faut remonter beaucoup plus dans l’histoire. Aussi Israël n’a aucune raisons de se limiter  à  la Palestine ni  même de se concentrer autour d’elle.   Ainsi l’observateur sérieux qui revient d’un voyage en Israël  revient avec une série d’énigmes, de phénomènes, de questions – fécond ou non- à investiguer ? Mais il en devrait être de même pour n’importe quel voyage ; il n’y a pas davantage de  mystère juif que de mystère non juif car qui ignore l’un ignore l’autre. Ces interrogations qui sont loin de concerner uniquement la situation présente  en Israël puisque ce serait se condamner à ne rien pouvoir reconsidérer sont : pourquoi les Juifs ont-ils été dispersés, pourquoi sont-ils restés dispersés ;  pourquoi  les Juifs ont-ils  été persécutés, comment ont-ils  été persécutés, pourquoi les  Juifs possèdent-ils une religion originale, pourquoi l’ont-ils conservée- pourquoi existe-t-il un tel contraste entre la grandeur atteinte par certains Juifs  et le sort collectif Juif : est-ce que le sionisme est capable d’apporter une solution à la situation toujours provisoire  du Juif, l’installation en Israël doit-elle faire des Juifs des individus ordinaires ou du  moins  différents des Juifs de la Diaspora ou bien transcender les valeurs juives, comment ?  Que penser des prédictions bibliques quant à l’avenir des Juifs : peut-on employer le terme peuple dans le même sens pour les Juifs et les non –Juifs ; en fin de compte, le Juif se  distingue-t-il du non Juif ? S’agit-il d’une  « race » ou simplement  d’une  « religion » ou encore  d’un  « état social artificiel  et provisoire » ? Qu’est-ce que l’être non juif ? Pourquoi et comment a-t-on cinq millions de Juifs  au moins à l’époque du Troisième Reich ? Pourquoi aurait-on massacré l’ensemble de la population juive  du globe si les événements purement guerriers ne l’avaient empêché ? Quelle différence marquée par son histoire sépare le Juif de tous les êtres –hommes ou non –de cette planète ? Est-ce que le problème  juif est  un problème important ? On a répondu maintes  fois à chacune de ces questions : on a méconnu l’être juif d’une part, on a mal répondu  à chacune de ces questions d’autre part. Le grand tort des dirigeants  juifs-cela englobe l’ensemble de la population israélienne au moins, comme on l’a montré- n’est pas d’avoir échoué dans leur politique mais bien plutôt d’avoir trop bien réussi dans leurs objectifs, ceux d’une politique erronée : leur grand tort est d’essayer de faire progresser les Juifs : des êtres qu’ils ne connaissent pas, Il y  a constamment deux manières d’étudier les existants Juifs et les autres : l’une statique, l’autre dynamique. L’analyse dynamique non seulement complète l’analyse statique mais la détruit.

 

Chère sœur

17 09 68

L’hébreu, voilà deux ans même, ma pensée se serait-elle penchée sur cette éventualité : apprendre l’hébreu ?. J’étais à Oxford, voilà 2 ans, je réfléchissais sur le problème du Génie. Avais-je alors l’idée que mes conclusions sur cette question me conduiraient à prendre conscience du destin du peuple juif, de mon appartenance au peuple juif, de mon destin. L’hébreu, langue qui vous est encore totalement étrangère. Imaginez-vous aisément que cette langue, je la parle, je l’entends, je l’écris, je la lis tous les jours. Cet hébreu n’est-il pas, à lui seul, un symbole d’une différence ? Israël   est bien un mythe. C’est-à-dire qu’il n’y-a rien à y trouver. Sinon, à y chercher. Là existe précisément la dialectique de l’émigrant. (..) Je commence à comprendre quelle force est nécessaire pour un Français, un Européen (il y  en a bien peu qui restent). Pour croire en Israël, il faut des défauts terribles : orgueil, destruction, prophétisme, mépris, entêtement, intransigeance et intolérance.  (…) Comme tout révolutionnaire, j’attends la crise

22 08 68

Chère Sœur

Croire  au peuple  juif, ce n’est pas y croire par la Bible, ce n’est pas foi. C’est intuition, c’est-à-dire conscience des profondeurs réelles du mot Juif dans le passé et dans l’avenir. (..) Je pense pouvoir faire bientôt  un exposé dans une Yeshiva. J’ai rencontré en effet et convaincu des étudiants d’une Yeshiva et la semaine prochaine je dois rencontrer leur rabbin. (..) Sans les juifs, il n’y a pas d’USA.  Les USA sont l’Israël d’il y a 150 ans. Bien sûr que je leur conseille de s’installer en Israël mais ce qu’il faut bien comprendre c’est que sur un plan  négatif, il suffit qu’ils partent, arrêtant le progrès. Israël pourra ainsi les rattraper.   

26 01  69 Jérusalem Il faut comprendre qu’il est encore plus pénible d’étudier à Jérusalem qu’en France (.)  Hébreu en France et Français en Israël.

 19 05 69 Je tarde de rentrer à Paris. (..) Me voici en Israël. Pourquoi suis-je parti là-bas ? J’ai bien réfléchi,  je suis parti pour oublier, pour fuir.  (..) Je ne suis pas parti par idéal mais par désespoir.

 

Jérusalem, le  26 mai  69

 

Chère Sœur Après 14 mois (plus deux mois après la Guerre des Six Jours)  d’expérience israélienne ; ma conclusion est négative ?  Je ne crois pas en Israël ; je ne veux pas devenir citoyen israélien ; je ne crois pas  Israël  digne de représenter  le Peuple Juif. Mais à part cela  je continue à affirmer le peuple juif comme peuple différent et son avenir comme universel et crucial. Le Juif en Israël a son champ de vision restreint : un petit territoire , pas plus grand  que l’Alsace, deux millions et demi d’habitants , une histoire qui date de moins d’un siècle, une nécessité  de ne penser  qu’à court terme, pas le temps de méditer, de « souffler «, un pays pauvre. Si l’on veut comprendre la différence  le  Juif hors d’Israël et l’Israélien, il suffit d’accepter le principe que le fait de vivre  dans un univers  restreint dans tous les sens du terme supprime  toutes les facultés  d’abstraction : l’on ne raisonne pas sur des concepts , des nombres que l’imagination ne peut  saisir ; en Israël, tout est concret, limité, tangible, étroit. Donc la pensée de l’israélien  n’a pas l’habitude de raisonner dans l’abstrait. Alors que le « Juif  de l’Exil » est exactement à l’inverse : un mystère, un problème, une recherche, à chaque pas, le juif est frère de l’illimité : son territoire, son histoire, ses horizons, sa population. On dira : qu’est ce qui fait préférer l’illimité au limité ; qu’y a-t-il de si mauvais à avoir un cadre, une explication simple (iste) de ce qu’est un Juif (celui qui est Israélien, etc ? D’abord Israël, vu de ce point de vue est la forme la plus « efficace «  de l’assimilation, Israël n’est absolument pas une alternative à l’assimilation. Au contraire ! C’est en Israël  que le Juif perd sa judaïté. Le cadre est vital  quant au développement des peuples et le cadre israélien détermine  irréductiblement  (situation politico-socio- géographique) l’avenir d’Israël. Il ne faut pas se faire d’illusions. D’ailleurs, les Israéliens  sont les derniers à avoir honte de cet état de choses ; ils veulent être normaux, des ‘hommes’(cf. Friedman  Fin du peuple juif?) et, chose curieuse, au lieu de prendre pour modèle l’Occident, ils veulent se moquer du reste du monde (tout en étant, en réalité, totalement  sous la coupe de l’Occident) ; un nouveau  judaïsme est né : celui du ghetto combattant. Il est attristant  de voir, ainsi,  d’un côté , non pas  simplement par  la volonté  de l’Israélien  mais par la vie même  qu’il est forcé de mener  une assimilation  qu’aucun « Juif assimilé »  n’aurait osé rêver., d’un autre un nationalisme infantile  qui se moque du reste du monde (Juifs compris) et qui parce qu’Israël a gagné trois guerres (48, 56, 67,  n. d. l. r.) contre des Arabes incapables, se croit définitivement invincible Car il ne faut pas s’y tromper : Israël n’est pas une démocratie  Pour un Français qui vit sous la « dictature gaulliste » (??)  Israël est mille fois moins pluraliste, ouvert à la diversité des opinions. Si tu exprimes une opinion différente de la masse, on te demande « Qu’est-ce que tu fais  en Israël ? » parce que les 99% des Israéliens font bloc  et est traître celui qui n’est pas d’accord avec le gouvernement, Les causes : la sécurité (en hébreu un mot sacré BITARON)  Pour un pays  qui est censé favoriser l’immigration , on peut dire qu’il n’est certainement pas à la hauteur:  le Juif, l’immigrant,  doit s’intégrer, c’est à dire faire comme tout le monde, sentir comme tout le monde. Si tu émets une opinion, on te demande « Qu’as-tu  fait à la guerre ? » (Cela ne m’est pas arrivé à moi personnellement  et  je ne parle pas par  susceptibilité) On se croirait au fin fond du Brésil ou de l’Australie : pour être dans la tribu, il faut montrer son courage et sa force physique ! Une raison essentielle de ce comportement  avoué est l’Armée. Si le commandant dit ceci ou cela, on ne discute pas, on obéit Les Juifs d’Israël  croient  aux  décorations et moins à la pensée, plus aux coups de poing ou de feu et moins à la  discussion  Ils disent : pas de paix  sans dialogue direct avec les  Arabes. Mais le problème est bien plus profond ;  avec la paix, l’Israélien  est  égaré, il ne  sait plus  quoi  faire comme le soldat  américain  après la deuxième guerre mondiale   Si Israël  savait  ce que la  guerre  lui coûte en temps, en  énergie, il serait bien plus pressé à obtenir la paix à tout prix qu’il ne l’est. Le malheur est  que l’israélien  sent intérieurement   que son  héroïsme, en cas de paix,  serait bien maigre Imaginons, Agnès,  à Paris quelqu’un exprimant une opinion contraire au gouvernement et à qui l’on répondrait  « Si tu n’es pas content   va autre part ! Nous sommes en France, trop démocratiques d’instinct  pour imaginer cela  sauf chez le paysan auvergnat  et encore. Or Israël est  censé être le centre du Peuple juif. Je le dis franchement : Israël n’est pas à la hauteur et ne le sera jamais. Car, à présent,  venons-en à la définition du peuple juif.  C’est un peuple différent, qui peut vivre sans cadre, sans image stéréotypée de lui-même, c’est un peuple libre,  créateur (j’analyserai le problème un  autre jour) Or, lui donner un idéal de goye : un bon petit coin bien  tranquille, bien petit  bourgeois comme tout le monde, pour être bien normal, c’est une  trahison  Chaque peuple a ses  faiblesses, ses limites, de même le peuple Juif. On ne peut tout avoir sinon on ne récolte   qu’une médiocrité  générale. Le peuple juif est un peuple de penseurs, d’intellectuels, il en paie le prix, il dépend des autres comme les autres dépendent de lui. Ce n’est pas parce que Hitler  a fait tuer six millions de juifs que les Juifs  doivent avoir peur  et chercher à acquérir des qualités qui ne sont pas les leurs : il y  a des prix qu’il faut  accepter de payer ; C’est comme si, moi, je ne passais jamais mes examens à cause de  mes intérêts pour l’astrologie et que je me disais : allez, soyons raisonnable ! L’échec  est un ennemi, non pas par le mal qu’il nous fait  mais par la réaction qu’il provoque. Auschwitz: échec donc Israël. (réaction)  Double crime et double assassinat  du peuple Juif. Auschwitz  aurait dû encourager le peuple juif à rester ce qu’il  était car cela  vérifiait magnifiquement  sa différence, Israël est une mauvaise et simpliste réponse à Auschwitz. Voilà le constat : les Juifs sont différents et pour cela ils ne doivent pas vivre comme les autres, ils ont besoin d’espace et de liberté : pas de Juifs au kilo, pas de prolétariat juif !  J’en reparlerai plus tard de cet avenir du Peuple Juif dans l’exil qui, au demeurant, n’est pas l’exil mais l’état normal et naturel. Donc, je compte  rentrer à Paris, soit cette année, soit l’année d’après  J’irai peut être aux USA. Mais en tout cas Israël est une carte perdante à tous les coups. Je me suis honnêtement renseigné,  j’ai le droit de décider. J’ai perdu trois ans d’université à cause d’Israël, n’ai pas passé mon examen de deuxième année de Droit, suis parti en mars (1968) je suis une victime de la Guerre des Six Jours.   A bientôt  Yitshaq

 

Malgré ma décision de ne pas m’installer en Israël, je compte y terminer mes études (.) J’arriverai vers le 13 juillet à Paris et repartira vers le 15 septembre  pour Jérusalem (.) Jérusalem est un peu comme Aix en Provence ou Nantes une  ville de province propice à ma réflexion intellectuelle et à mon travail sinon à mon activité  sur les autres, qui n’a pas grand sens dans ce petit pays. J’ai remarqué que les jours passaient vite en Israël et un an de plus ne compte pas beaucoup. Mais soyons précis, c’est bien clair, je ne resterai pas davantage en Israël car penser et écrire est une chose, répandre ses idées et agir, créer des cadres en est  une autre. Or Israël est occupé par des  problèmes plus pressants hélas pour elle et sa population est trop peu nombreuse, surtout en ce qui concerne son élite intellectuelle presque inexistante.

7  juin 69

Je rentre définitivement en France (//= Je sais de quoi  je parle quand je parle d’Israël. Mon départ est la conclusion logique de tout Juif restant suffisamment de temps en Israël pour le connaître en profondeur. Les Juifs d’Israël ne sont pas des Juifs et construire un État au XXe siècle est impossible et dangereux. Je suis internationaliste (à ma façon) et je ne peux rester en Israël sans étouffer devant ce militarisme borné. Pourquoi n’ai-je pas reconnu les faits plus tôt ? Parce que mon analyse du Juif était fausse. Elle s’est modifiée et Israël ne présente plus aucun intérêt à mes yeux. De même  que le sens de ma nature de Juif s’est profondément transformé.

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Astrologie. La solsticialité parie sur la masse et la diversité et l’équinoxialité sur la qualité et l’homogénéité..

Posté par nofim le 7 juin 2023

jacques  halbronn   La solsticialité  parie sur la masse  et la diversité et l’équinoxialité sur  la qualité et l’homogénéité..

 

 

  La mentalité solsticiale a pour valeur majeure la masse d’où l’importance accordée à toutes les formes de mobilisation : les grèves, les foules, les manifestations, les élections, les sondages d’opinion. Or, ce critère vaut en phase solsticiale mais non en phase équinoxiale.

En phase solsticiale, on a affaire à des foules anonymes et on n’est pas très sélectif. Cela peut être de la « chair à canon ». La Shoah aura été marquée, en phase solsticiale, par la réduction des déportés à des numéros tatoués sur le bras.

Quand on passe en phase équinoxiale, au bout de 7 ans, d’un aspect de carré avec la position précédente de Saturne sur l’axe gémeaux-sagittaire, cette mobilisation  entre en crise et on va attendre l’avénement d’un nouveau temps solsticial, qui doit se produite tôt ou tard (cf Mélanchon, déclarant qu’ « son heure (re)viendra » (interview  20 minutes  5 juin 2023. La formation de la NUPES avec son aspect hétéroclité en ses composantes nous apparait comme typiquement solsticiale, ‘idée étant de « peser » à n’importe quel prix. La phase équinoxiale ne permet pas une telle indifférenciation des composantes.  Grammaticalement, la solsticialité correspond au pluriel, au futur inconnu  et l’équinoxialité au singulier et au passé balisé. L’équinoxialité est condensée, la solsticialité diluée. Astrologiquement, d’aucuns diraient que l’une est saturnienne, ouverte l’autre jupitérienne, ouverte.

‘En phase solsticiale, il n’est donc pas question de condamner l’immigration car celle-ci fait nombre et c’est le déclin démographique qui entraine un encouragement à l’immigration.(cf  en 2015, Angela Merkel, en début de phase solsticiale, (Crise migratoire de 2015: l’acte historique d’Angela Merkel récompensé à Genève.  C’est ce lundi que l’ex-chancelière allemande reçoit le Prix Nansen attribué par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. Sa décision d’accueillir près d’un million de réfugiés syriens en 2015, alors que l’Europe fermait ses frontières, restera dans les annales comme un acte moral fort »  Pourtant, l’on connait le probléme posé par une immigration étrangère massive issue de populations ethniquement et  religieusement différentes de la population d’accueil . En 1917, en phase solsticiale, on a la Déclaration Balfour qui propose d’accueillir une large population juive en Palestine mais on ne s’étonnera pas des revirements dans la politique britannique  qui ne manqueront pas de se produire normalement  en phase équinoxiale. Pendant la Première Guerre mondiale, en phase solsticiale, l’on alla recruter des hommes dans les « colonies » (tirailleurs sénégalais).On sait qu’actuellement en phase équinoxiale l’on prépare en France une « loi immigration » pour lutter contre les  arrivées « irrégulières ».

. Au niveau de la pensée astrologique, il est claire que le thème natal est un phénoméne de type solsticial de par la diversité de ses composantes alors que notre Astrologie EXOLS serait typiquement équinoxiale; Un cas intéressant est l’indice cyclique d’André Barbault qui a développé une approche quantatitative et indifférenciée des planétes, que l’on jauge en quelque sorte au kilo. Barbault expose son systéme dès 1963 dans sa Crise mondiale (Ed Albin Michel) en phase solsticiale et ne fait en 1967 que le développer.(Les astres et l’Histoire. ed Pauvert) en phase équinoxiale. Le Traité de Rome  qui fonde l’ »Europe des Six « est signé en 1957 en phase solsticiale alors même que la France cherche encore à conserver ses départements algériens, tant son appétit d’expansion est grand.  En phase solsticiale, on ne veut renoncer à rien et l’arrivée de De Gaulle conforte un temps dans ce sens (« Je vous ai compris ») D’ailleurs, en phase solsticiale, les empires  se perpétuent. C’est .la Communauté française , ‘ »association politique entre la France et son empire colonial, alors en voie de décolonisation. Proposée par le général de Gaulle, elle est créée en 1958 par la Constitution de la Cinquième République pour remplacer l’Union française. »‘(Wikipedia) Quant à l’URSS, elle laisse la place  à une CEI, Communauté des Etats Indépendants, comportant   la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine,  (décembre 1991 .) » (Wikipedia) Ce n’est que par la suite, que de tels ensembles tendent à se dissoudre, en phase équinoxiale. Autant dire qu’il convient de ne pas s’en tenir à des diagnostics trop abrupts en matière de géopolitique, les choses ne se défaisant que progressivement non sans possibilité de retour en arrière, ce qui est propre à toute cyclicité.

 

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JHB 07 06 23

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jacques halbronn Du triple échec du judaisme contemporain

Posté par nofim le 7 juin 2023

jacques  halbronn  Du  triple échec du judaisme contemporain

 

 

En ce début de XXIe siècle, il est temps de souligner les divers échecs et les occasions manquées dont le judaisme  aura été victime  et qui auront  miné son processus de renaissance  (cf  notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle Ed Ramkat 2002) et cela à plusieurs titres, linguistique, religieux, politique.  Selon nous, l’avenir du judaisme passe par une réforme structurelle, systémique et non par un rejet des traditions. Il semble que le mouvement libéral, notamment, que nous avons fréquenté, n’ait pas su prendre le train de la Réforme et est parvenu à une cote mal taillée.

 

 

I  La « renaissance de l’hébreu »   Ceux qui ont présidé à cette reprise de l’hébreu n’auront pas su  réformer une langue qui aura connu bien des avatars. Nous avons montré qu’il y avait eu une forme d’incurie  et une occasion manquée d’évacuer certaines scories. On pense notamment au marqueur de genre.  On n’aurait pas  dû raisonnablement laisser en circulation cette aberration du « At.Ata », où la forme « Ata » désigne un homme et non une femme!, ce qui va infecter l’imparfait bâti avec les pronoms personnels. Pourtant, on aurait pu croire que l’hébreu aurait pu/su être particulièrement  attentif aux marqueurs de genre quand on sait que la conjugaison du verbe varie selon le sexe de l’interlocuteur:(Tahshov (M), Tahshevi (F),  tu penseras)   Le fait d’avoir  voulu préserver l’alphabet hébraique au lieu d’adopter l’alphabet latin, comme a su le faire le  turc, ne convenait pas vraiment dans la perspective d’une immigration de masse en provenance de pays dont les ressortissants  européens pratiquaient l’alphabet latin ou le cyrillique. En tout état de cause, le français aurait été la meilleure solution en ce que cette langue aura su préserver une certaine intégrité dans son  rapport Ecrit/oral sans parler  de son influence sur l’anglais et l’allemand (comme nous l’avons montré dans notre travail sur l’Etat Juif d Herzl (cf le sionisme et ses avatars, Ibidem, op.cit).  On ne peut que regretter que l’on ait accordé le mandat sur la Palestine au Royaume Uni.(cf Déclaration Balfour, 1917, beaucoup trop dépendant du monde arabe et qui cédera in fin à leur pression pour limiter l’arrivée des juifs en Palestine..Par la suite, l’arrivée des juifs d’Afrique du Nord, de culture francophone ne fera que mettre en évidence  une telle attribution. Pour nous, d’ailleurs, le lien entre l’hébreu et le monde juif ne doit pas être exagéré. (cf infra)En tout état de cause, le français est une langue qui a à son actif une forme de diaspora, vu que les mots français se retrouvent au sein d’un grand nombre de langues (anglais, allemand, russe, arabe etc)

Si l’on compare le français et l’hébreu, à la lumière de nos travaux, l’on notera qu’en effet, la langue française aura marqué bien plus fortement les autres langues que ne l’a fait l’hébreu, à commencer par son impact massif sur la formation de l’anglais moderne, outre le fait que l’hébreu moderne aura, quant à  lui, emprunté progressivement un important lexique au français ou à ses dérivés, en passant notamment par le russe, langue  endettée par rapport au français..

 

 

 

II  La « critique biblique » Un autre point à signaler concerne déjà en soi le choix du nom « Israel » pour désigner le nouvel Etat Hébreu. C’est bien là le symptome d’une méconnaissance de l’histoire juive du temps de Salomon et des Prophétes. La formule « Ecoute (Shma) Israel »  nous rappelait pourtant à quel point le monde israélite  était en rupture avec le monde juif. Le processus de réforme du judaisme – le mouvement dit libéral- aura perpétué une telle confusion dans sa liturgie hebdomadaire, un tel syncrétisme alors qu’il était censé  réformer. Ce judaisme n’aura pas su notamment prendre ses distances avec le Livre de l’Exode tout entier tourné vers le Monde israélite, les « Benay Israel ». Ce faisant, les rapports entre judaisme et christianisme n’ont pu trouver de références appropriées, étant entendu que le christianisme s’inscrit, selon nous, dans la continuité de l’israélisme d’où la formule attribuée à Jésus:: « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel » et son action dans la région correspondant au dit Royaume d’Israel, comme le Lac de Tibériade, la Galilée et la Samarie. En fait, la dénomination  » Ancien Testament » reléve d’une littérature largement antidaté,produite pour sous tendre le « Nouveau Testament ».  Le « Ecoute Israel » fait probléme  également en ce qui concerne la langue hébraique en ce qu’il utilise une forme possessive inversée (cf  supra) en ce que le possessif en hébreu  s’aligne sur le pronom personnel et donc on retrouve la finale « kha » associée au masculin « de tout ton coeur, bekhol  Levavkha (ata) au lieu de  Levavekh (at) En outre, l’usage du vav inversif dans le « Shma » (prononcer shma et non shéma  en tenant compte du sheva)  fait que le Veaahavta, est une forme passée transformée en futur/impératif eT  la forme Veaahavta  devrait être corrigée en Veahavt!). La renaissance de l’hébreu  n’aura pas permis d’en corriger les altérations pas plus que la Réforme du judaisme n’aura conduit à prendre conscience de la corruption du narratif biblique.

 

 

 

 

III  Le  rassemblement des Juifs.   Quant à l’idée « sioniste » d’un rassemblement des juifs sur une seule et même terre. En tout état de cause, la création d’un Foyer Juif en Palestine n’aura pas empéché la mise en oeuvre de la Shoah , de la Solution Finale, alors que les Britanniques s’étaient engagés à protéger les Juifs.(cf Déclaration Balfour); Mais l’on sait que les Evangélistes américains tenaient absolument que les Juifs se retrouvent en Palestine pour que certaines prophéties puissent se réaliser. (cf Le sionisme chrétien : paroles de romantiques, épées de combattants, influence d’évangélistes Frédéric EncelDans Hérodote 2005/4 (no 119), pages 41 à 4)7  Lord  Balfour à Lord Rothschild, 1917 « J’ai le grand plaisir de vous transmettre, de la part du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante de sympathie avec les aspirations juives sionistes, qui a été soumise au cabinet et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour les Juifs et fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politique dont les Juifs disposent dans tout autre pays. Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste ». Rappelons que la France aura été le pays de l’Emancipation des Juifs  d’Europe (cf Abbé Grégoire, Motion en faveur des Juifs, décembre 1789) On peut regretter que des puissances coloniales telles que la France et la Grande Bretagne ne soient parvenus à accueillir les juifs d’Euroe menacés  en leurs immenses terreitoires (cf le projet Madagascar et aussi l’affaire de l’Exodus) Rappelons que Herzl avait accepté en 1903 la proposition britannique sur l’Ouganda et que la création de l’Etat d’Israel  faillit bien conduire à une continuation du génocide de la part des Arabes.  Wikipedial Finalement «  le septième Congrès Sioniste, qui se réunit en 1905, rejette le projet dans son ensemble, à une forte majorité, se référant au fait que « toute tentative d’implantation en dehors de la Terre d’Israël va à l’encontre des principes décidés à Bâle Le projet Ouganda soulève une vive et amère opposition au sein du mouvement sioniste. Nombreux sont ceux qui le considèrent comme une trahison envers la terre d’Israël, unique patrie du peuple juif. L’« affaire Ouganda » provoque une scission au sein du mouvement sioniste. Certains des adeptes du projet quittent le Congrès et l’Organisation sioniste mondiale et fondent le mouvement territorialiste. » Encore une occasion manquée! On notera ce paradoxe à savoir que les Juifs arrivant en Palestine ne s’installèrent pas sur leurs lieux saints tels que Hébron mais sur le littoral méditerranéen, ce qui fait que lors de la partition  voulue par l’ONU, les territoires affectés au nouvel Etat Juif, ne comprenaient pas les dits lieux saints,peu occupés par les juifs. Or, le critère d’attribution territorial était d’ordre démographique, d’où le drame des « implantations » en « Cisjordanie » avant et après 1967.  

Wikipedia

« La Cisjordanie, à laquelle Israël fait référence en tant que Judée-Samarie2 (hébreu : יהודה ושומרון, translit. Yehuda VeShomron, aussi par l’acronyme יו »ש, translit. Yosh), est un territoire limité au nord, à l’ouest et au sud par la ligne d’armistice de la guerre israélo-arabe de 1948-1949 et à l’est par le Jourdain et la mer Morte qui font frontière avec la Jordanie. Le territoire couvre une surface de 5 860 km2 et est majoritairement peuplé de Palestiniens« .

 

JHB  27 06 23

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jacques halbronn Linguistique. La question des accents, des apostrophes, du daguesh et du sheva

Posté par nofim le 7 juin 2023

jacques  halbronn   Linguistique. La question des accents, des apostrophes, du daguesh et du sheva. 

 

En hébreu, le « point » (Daguesh » appliqué à une lettre « double » déterminera l’une ou l’autre de ses prononciations.Cela vaut de nos jours pour les lettres Beith (Veith) et Pén’(Phé) En français,  la lettre « e »  joue peu ou prou le même rôle quand elle précéde certaines consonnes qui se prononceront ou pas. La conjonction « et »  est l’exemple d’une consonne le « t » qui  devient en quelque sorte un « é ». Les exemples abondent en français de ce son « é » venu remplacer un « r » (manger), un « f » (clef), un z »,(partez!)  ou un « d » (comme dans pied) , ce qui n’est pas sans poser de problémes d’accès à l’écrit Inversement, la présence de la même lettre « e » après une consonne  garantira sa prononciation  au prix de la disparition du son « e », ce que n’a pas compris l’allemand avec sa prononciation de « kleine où le « e » est appuyé!. Le cas du « é » est intéressant en ce que tantôt il se présente avec un accent, tantôt, la présence du e sans accent suffit. Le participe passé est caractéristique, pour la première conjugaison, de la substitution  du é au d (la forme en ed ayant été maintenue en anglais pour le participe passé et pour le prétérit. Dans ce cas, le locuteur n’a même pas besoin de connaitre la régle. Le probléme ici est que la disparition de la consonne qui suit le e,  complique l’accés au féminin. Au lieu  de chanté et chantée, il faudrait trouver chanted, chantede avec cette fois un d sonore puisque suivi d’un « e » De même, si l’on devait appliquer cette régle du é à l’infinitif, comment passerait-on de l’infinitif au futur en l’absence du « r »?  

En ce  qui concerne le « sheva » que l’on associe souvent au « e muet  français », nous avons montré qu’en français, dix consonnes fonctionnaient systématiquement avec une apostrophe (c, d, j, la série l,m,n, la série q, r, s, t). On notera le cas de la lettre « c » qui tantôt se prononce comme un « s » ( France) et tantôt comme un « k » -(cabine) sans oublier l’usage de la cédille (français) qui permet de passer d’un usage à un autre..

En hébreu, le sheva permet de connecter comme en français deux consonnes entre elles: lah(e)shov, penser, hashav(e)ti (je pensais) Idem pour Likh(e)tov, katav(e)ti. Mais l’usage du e muet est beaucoup  fréquent en français qu’en hébreu, ce qui génére en pratique bien plus riche que celui des 26 lettres.. Inversement, le français produit des sons nouveaux avec le recours à la lettre « n »: on, an, ain, im/n, en/

 

 

JHB  07. 06 23

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jacques halbronn Un commentaire astrologique sur une interview de Mélanchon, dans le  » 20 minutes » du 6 juin 2023. Droite et Gauche.

Posté par nofim le 6 juin 2023

jacques  halbronn  Un  commentaire astrologique sur une interview de Mélanchon, dans le  » 20 minutes »  du 6 juin 2023   

 

Quelques formules 

 » Nous sommes  en train de sortir du cadre de la démocratie »

 

« notre devoir est de  respecter le peuple »

 

« Son  heure viendra »

 

Astrologiquement, il est clair que tout étant cyclique, une phase solsticiale ne manquera pas de revenir tout comme même une horologe arrêtée marquera la bonne heure ponctuellement;  Mais  ce futur est l’aveu d’une méconnaissance de la vraie cyclicité à moins que cela ne renvoie au calendrier électoral.  Mélanchon- et il n’est évidemment pas le seul- s’imagine que la démocratie ne comporte pas une part d’alternance des valeurs et des méthodes et qu’il n’existerait qu’une seule bonne  façon de gouverner. 

Les constitutionalistes  ont fait croire qu’ils avaient tout compris au fonctionnement des sociétés et pour donner le change, ils ont prévu des élections périodiques mais sans prendre aucunement la peine d’en déterminer les enjeux respectifs.  L’on se demandera ainsi s’il faut supprimer les patrons ou bien les exploiter, les mettre davantage à contribution.

Pour nous, une vraie politique de gauche  tient compte des clivages au sein des sociétés et ne consiste point à nier ceux-ci.  La nationalisation  est une forme de spoliation des entreprises les plus  fructueuses et cela correspond à notre idée de l’équinoxialité. (voir le « programme commun » de la Gauche à la fin des années 70.

 Wikipedia

  »Une nationalisation est le transfert d’une propriété privée à une nation, c’est-à-dire à la propriété collective. Une nationalisation est bien souvent une étatisation, c’est-à-dire le transfert d’une propriété à l’État. Une nationalisation peut toucher des moyens de production (usines, mines, etc.), des secteurs économiques (le système bancaire), ou une entreprise en particulier. Cela s’accompagne de la socialisation d’un pourcentage des profits tirés de la production industrielle. »

Qu’est ce que le contraire d’une nationalisation? C’est de rendre au peuple  un certain droit de propriété, ce qui peut se traduire par de l’autogestion et l’on pense aux auto-entrepreneurs. Serait ce là inversement une politique de Droite? Selon nous,la Droite valorise plus le travail que la Gauche laquelle peut pencher vers l’idée de « revenu universel ». Pour la Droite, moins il y a de gens sans emploi, mieux cela vaut et cela englobe les femmes, les  immigrés , par delà la question des compétences. L’important, c’est la feuille de paie. ce qui est mis  en avant par Montebourg, Valls voire Marcron.  Il nous semble que la Gauche utilise ici un argument de droite. Eric Zemmour  clarifie le débat « :Le candidat de la droite nationale  Eic Zemmour a consacré une bonne partie de son meeting de Lille à fustiger «l’assistanat» « des «aides sociales», en promettant aux salariés de «la France qui travaille» une «prime zéro charge» au bon vouloir des employeurs. Pendant la campagne présidentielle la candidate des Républicains, Valérie Pécresse précise sa mesure sur la conditionnalité du RSA à quinze heures d’activité par semaine.Dans un entretien au « Parisien », la candidate LR à l’élection présidentielle indique que « les bénéficiaires [du RSA] ne feront pas un travail à proprement parler », mais qu’« il s’agira plutôt d’activités d’insertion proposées à des personnes très loin de l’emploi ».

Il  y a les aides sociales mais il y a aussi la pléthore de fonctionnaires qui ne garantit pas un meilleur fonctionnement des services. Nous dirons qu’en phase solsticiale, on recrute en masse par principe sans que cela corresponde nécessairement à une quelconque ergonomie. Le passage vers une phase équinoxiale exigerait de transformer les fiches de paie en allocations. 

Il est à craindre que l’on soit actuellement dans la confusion aussi bien quant à l’exercice de la démocratie que quant à la question de l’emploi. Il serait bon que l’on sache qu’il y a un temps pour conférer au plus grand nombre  des responsabilités – on pense à la mobilisation générale en période de guerre ( voit le film russe « Quand passent les cigognes ») tant  au niveau politique qu’économique et qu’il y a un temps pour transférer le pouvoir  à une certaine élite particulièrement productive mais là encore, pour un temps limité. Et c’est cette question de la durée qui fait probléme. Or; pour nous, sous le nom de démocratie, il faut entendre une alternance des méthodes et des solutions. Encore faut-il que le calendrier électoral se cale sur la succession des phases de 7 ans et c’est bien là le véritable enjeu pour une VIe République. Sans recours à l’astrologie EXOLS, un changement constitutionnel serait vain;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 06 06 23

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jacques halbronn La croyance astrologique selon Roger Héquet repose sur la précision des calculs.

Posté par nofim le 5 juin 2023

jacques  halbronn La croyance astrologique  selon Roger Héquer repose sur la précision des calculs

Nous commenterons un e réponse de Roger Héquet  à nos propres déclarations: il nous écrit ;
« Effectivement je fais de l’astrologie et non de l’astronomie. Je suis étonné de votre surprise … Non, ce ne sont pas les quelques mois d’écart entre 7 ans et demi et 7 ans dans notre actualité qui m’inquiètent … C’est surtout le nombre de fois qu’il y a eu 15 ans en 2000 ans …. 133 fois ! Si on reproduit 133 fois ce décalage de 6 mois, de plus ou de moins, nous sommes à plus ou moins 67 ans de décalage…
Ce dans ce qui ressemblerait à une mécanique, stricte. Maintenant ous me dites qu’il ne s’agit pas d’une horloge, d’une mathématique qui accumulerait les retards ou les avances mais qu’à chaque cycle de Saturne les compteurs serait remis à zéro…. Je ne conçois pas un univers, une mécanique sidérale, faire dans l’à peu prêt, le flou. « Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup » nous disait M. Aubris :) ) Je puis aussi vous démontrer qu’en 6 mois beaucoup peut se passer et dans une succéssion de faits contradictoires »
Cette distinction entre astronomie et astrologie n’est pas en soi sans intérêt et on a donc du mal à comprendre comment Héquet suit religieusement les « progrès « de l’astronomie, en se servant, sans aucun scrupule, d’Uranus, Neptune et Pluton dans le cadre de son ACB. Nous sommes le premier à déclarer que l’astrologie n’a pas à s’aligner sur le systéme solaire en se servant automatiquement de tous les astres qui le composent, à l’image d’un Jean Pierre Nicola et son « RET »!   Nous pensons que certaines planétes ne jouent qu’un rôle symbolique à savoir proprement astrologique, comme Mercure, Vénus, Mars et Jupiter, qui renvoient aux 4 saisons et aux Quatre Eléments. Or, telle n’est pas l’approche de Héquet malgré la distance qu’il affiche par rapport à l’astronomie, ce qui englobe le thème natal lequel reprend l’ensemble du systéme solaire et accorde la plus grande importance aux positions planétaires du « radix »!
C’est pour nous Saturne qui est à la base du 7, ce que Héquet se refuse à reconnaitre et de fait en gros tous les 7 ans, Saturne divise son  cycle en 4  temps comme le fait d’ailleurs, à une autre échelle, la Lune avec des semaines de 7 jours. C’est alors que Héquet intervient en chipotant sur la durée exacte des 7 ans au nom de la ‘précision » essayant de disqualifier Saturne au prétexte que l’on n’est pas dans une précision mathématique absolue, ce qui tient entre autres  à sa rétrogradation..Mais le point aveugle de Héquet est de croire que nous fonctionnons  sur une telle base mathématique et il voudrait nous faire croire que les prévisions astrologiques atteindraient une telle acuité d’horloge et que tout se jouerait à la seconde près. Or, dans la pratique, tout est loin de se jouer de la sorte car on a affaire à des périodes de 7 ans et que comme pour les saisons, le sommet du printemps n’est pas au moment précis de l’équinoxe mais se manifeste progressivement.  autrement dit, Héquet voudrait nous faire accroire que l’astrologie accèderait à une telle précision dans son appréhension du Temps. On est là face à une sorte de profession de foi sans aucun fondement. On pense à ces astrologues qui croient sauver l’astrologie en exigeant une connaissance aussi précise que possible de l’heure de naissance.  En fait, ce sont des astrologues qui veulent ainsi convaincre leurs clients de la véracité de leurs propos en les contraignant à voir les choses par ce biais (cognitif). Le non dit du discours de Héquet est dans son aptitude  -non sans un certain cynisme -  à influencer son client  sur une telle base. C’est à ces conditions que  selon Héquet; le client va pouvoir croire en l’astrologie. C’est sur un tel calcul  qu’un Didier Geslain accorde une importance cruciale à l’heure de naissance, validée par un extrait administratif. et sans  cette donnée, il y a toute une population astrologique à quet, qui perd sa boussole. Ainsi, le culte du thème natal serait il le fondement même de l’Astrologie et en effet, pour l’astronomie, le thème natal n’est qu’un artefact sans la moindre valeur scientifique.
Roger   Héquet  à  Jacques Halbronn
Cette approche, la Votre, à ceci d’encombrant que Vous faite, Vous continuez de faire, de ce théme natal une « chose » magique. Comme au moyen age. Un éméteur d’énergie propre. Un plus ou un moins donné, offert, à l’astrologie, Un trop, de l’inutile pour Vous. Ce théme n’a rien d’un carré magique, c’est pourquoi en ACB on préfere parler de Graphe radical. Une géométrie. Une structure qui délimite, uniquement, les énergies particulières, les unes des autres. Je ne suis pas mon Voisin, un graphe, ma structure radicale, en atteste. Ce graphe est un dessin, une cloture, entre chaque expérience. Comme la Lune réfléchit la lumière du Soleil, le Graphe natal ne fait que réfléchir les configurations qui soulignent un indiVidu, un « entier », une présence au monde. Comme dans le jeu du Mikado, on « lache » les bois et hop le chaos forme un centre…. Le Graphe radical forme ce centre. En Soi. Le dessin de l’ADN n’est qu’un dessin, la délimitation d’une structure …. Un contenant.
cf  notre ouvrage  Jacques  halbronn L’astrologue face à son client Les ficelles du métier  1995.  Selon nous, l’astrologue se contente le plus souvent de signaler les cas où son modéle marche.
jacques  halbronn La croyance astrologique  selon Roger Héquet repose sur la précision des calculs. dans ASTROLOGIE POLITIQUE

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Jacques halbronn La dimension révélée de l’Ecrit. Caractère profane de l’oral Le souffle du français

Posté par nofim le 5 juin 2023

Jacques  halbronn   La dimension révélée de l’Ecrit. Caractère profane de l’oral   

 

Nous avons abordé, à plusieurs reprises la dialectique Ecrit Oral et cette recherche comporte quelques piéges et nous souhaitons ici  clarifier un certain nombre de points quant au caractère sacré de l’Ecrit. On a généralement tendance à penser que l’oralité précédé l’écrit, lequel ne serait, somme toute, qu’une « transcription » d’une pratique orale préexistante. Dans le cas de l’hébreu, langue que nous avons pratiquée dès nos 20 ans, il nous apparaissait que l’oral était la clef de l’écrit, d’autant que l’écrit ne comporte pas, en son alphabet, de lettres pour les voyelles, lesquelles seraient la voie pour passer de l’écrit à l’oral à moins que l’écrit ne soit  finalement qu’un moyen mnémotechnique pour « enregistrer » l’oral/

Or, si l’on aborde la description du français, force est de constater que son oralité se conçoit mal sans le support de l’écrit , d’où la notion que nous avons produite de « codes de prononciation », lesquels exigent certes un apport extérieur à l’écrit, à la façon d’une clef fournie pour activer une serrure, ce qui constitue un mode d’emploi. L’alphabet et sa prononciation ne serait-il l’interface entre écrit et oral? Cela implique de considérer l’alphabet comme une sorte de pierre de Rosette si ce n’est que l’alphabet exigerait lui aussi un mode d’emploi. Ignorer, notamment, la fonction de la lettre « e » en français serait un bien mauvais départ, cette lettre servant à fixer la prononciation des consonnes en aval comme en amont

La question qui se pose ici  est donc la suivante!.peut-on concevoir que une telle codification autour du « e » pourrait-elle être née dans l’oralité, est ce que l’écrit aurait pu codifier ainsi une pratique orale?Cela nous semble bien improbable! Cela ne signifie évidemment pas que l’oral n’ait pus précéder l’écrit  mais qu’à une certain stade,  le processus se serait inversé. C’est toute la question de la Nature et de la Techno-culture laquelle emprunte certes à la Nature mais pour la transcender.

Pour nous, les « tables de la Loi » présentées comme une révélation par le biais de l’écrit (cf le Livre de l’Exode) ont fort pu comporter  un alphabet. Rappelons que dans le Sefer Yetsira (Livre de la Création), l’on trouve en bonne place une classification des lettres de l’alphabet hébraique et notamment en ce qui concerne les lettre dites « doubles », qui nous indiquent une alternative  quant à la prononciation de certaines lettres. (cf notre étude in Clefs pour l’Astrologie. ed  Seghers 1976 et  Les Mathématiques Divinatoires. Ed Trédaniel, 1983) On trouve souvent le  verbe « écrire », « graver » comme dans le Ecoute Israel ou dans la Révélation à Moise sur le Mont  Sinai. (en arabe Mektoub, ce qui est écrit)

 Extrait du commentaire:

2-1 Vingt-deux lettres fondamentales : trois mères, sept doubles et douze simples. Les trois mères sont Aleph, Mem, Shin. Elles reposent sur le plateau du mérite et sur le plateau du devoir ; la langue du pacte est l’équilibre entre les deux. 

2-2 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé.

2-3 Vingt-deux lettres fondamentales : Ils les a gravées avec la voix, les a sculptées avec le souffle, etc » On assiste donc ici à une inversion; de l’oral on passe à l’écrit  et de l’écrit on passe à l’oral.   

Nous dirons donc qu’il y a une façon « kasher » de parler en respectant certaines régles.- ce qui compte davantage que les lois alimentaires (kashrouth), les deux niveaux relevant de la bouche : parler et manger. Or, le français nous apparait comme la langue qui aura le mieux sauvegarder  les dites régles jusqu’à ce jour, comme nous avons pu le montrer en différentes études, notamment l’existence d’un niveau matriciel supérieur et d’un niveau dérivé, inférieur, donc marqué par un ajout, donc plus long. Dialectique entre le masculin et le singulier  d’une part et le féminin et le pluriel de l’autre.  La langue français quand elle est parlée correctement et non sous des formes abatardies que l’on trouve tant au nord qu’au sud de l’hexagone, posséde un souffle (rouah), un  verbe particulierq à nul autre pareil mais que seuls les initiés sont en mesure de capter.

 

 

 

 

 

 

 

 

  JHB 05 06 23

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jacques halbronn Le retard des études critiques en France dû à sa non co-optation dans l’establishment universitaire. Les points cardinaux.

Posté par nofim le 2 juin 2023

jacques  halbronn Le retard des études critiques en France dû à sa non co-optation  dans l’establishment universitaire. Les points cardinaux.

 

Bien qu’ayant préparé toutes sortes de travaux dans un cadre académique depuis cinquante ans, nous n’avons jamais été admis à un poste nous permettant de diriger des mémoires, que ce soit dans le domaine du prophétisme, de la linguistique, du judaïsme, peut être en raison de notre implication au niveau astrologique et si cela nous aura été dommageable, il nous semble que ce sont les étudiants qui n’ont pu être formé et coachés par nous qui en auront payé les frais.  On fera ici le bilan de ces blocages et barrages qui auront entravé notre carrière d’enseignant-chercheur. En 2007; nous avons présenté un mémoire de post doctorat, à l’EPHE Ve section sous le titre  » Le dominicain Jean Giffré de Réchac alias de Sainte Marie et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle ». où nous abordions plus largement l’émergence de la critique biblique. chez Richard Simon et chez Spinoza. Notre démarche se veut archéologique (en référence à l’ouvrage de Michel Foucault L’archéologie du savoir,  Gallimard 1969. Face à un  corpus nous cherchons à dégager des couches successives, combinant approche synchronique et  diachronique. Chaque fois que nous mettons en évidence une aporie, une incohérence, cela signifie pour nous qu’il existe une couche plus profonde/ Il s’agit donc pour nous d’exploiter pleinement un corpus, d’où le titre de notre étude de 2002  Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus.  Il n’est nul besoin de trouver un document plus ancien puisque sa présence est déjà signalée par le dit corpus passé aux rayons X. Or, force est de constater que beaucoup d »‘historiens semblent avoir besoin de se trouver en présence d’un texte d’époque pour tirer certaines conclusions, ce qui revient à remplacer le rationnel par le factuel.(cf  Jacques Halbronn,  « Le texte prophétique. Discours de la Méthode », in revue Babel 2000)

 

 

 

 

 

 

 

I Linguistique. 

  Les rapporteurs en 1987 et 1989, contactés après avoir reçu, à deux reprises, le feu vert de Louis Jean Calvet (Université Paris V Descartes) n’auront pas supporté que l’on puisse chercher à reconstituer le plan initial d’une langue, sur une base logique  et sur la base du raisonnement et de la démonstration.Ils m’auront finalement empêché de soutenir. Le pire, c’est que dans un cas, c’est nous qui avions désigné le rapporteur en question!..  Mais nous avons également rencontré des résistances chez Henriette Walter qui considéré notre approche comme trop audacieuse (‘EPHE IVe section) Notre approche supposait en effet  qu’à un certain stade, une langue se voit dotée d’une structure logique, symétrique qu’il conviendrait de restituer et de reconstituer. Or, nombreux sont les linguistes qui rechignent à ce type de spéculation qui leur semble off limits sur le plan universitaire. cf  notre DESS  qui reprend nos mémoires de linguistique ( Paris VIII  Ethnométhodologie et Linguistique. Le milieu astrologique, ses membres et ses structures 1995. En partie paru en 1997 sous le titre Guide Astrologique,  Paris. Olivier Laurens, cf aussi Eloge de l’erreur  in Collectif Eloges, Ed Lierre et Coudrier,1990)

 

II Nostradamus.(XVIe siècle)

 

   Forte résistance due à un attachement au texte imprimé supposé valoir authenticité et ce en dépit de nos arguments mettant en évidence l’existence de faux antidaté, ayant pour objet de donner plus de patine au texte.  En 2003, 4 ans après notre soutenance, nous ne fumes pas invité à participer à un Colloque lié au 500e anniversaire de la naissance de Michel de Nostredame et l’année précédente, notre candidature à la chaire des courants ésotériques à la VE section de l’EPHE, à la succession d’Antoine Faivre,  ne connut pas le succés escompté et mérité, au vu de nos travaux, et on lui préféra un candidat qui fut amené à obtenir les diplomes requis in extremis! Toutefois, grâce à Gérard Morisse, la Revue Française d’Histoire du Livre accueillit nos recherches quatre années durant à partir de 2011, à commencer par notre bibliographie critique du corpus Nostradamus. Le scandale aura consisté à mettre en avant la notion d’antidatation comme nous le fimes lors des Journées Verdun Saulnier en  1997 « Les prophéties et la ligue » en montrant que certains quatrains avaient du être produits dans les années 80 et certainement pas du vivant de Nostradamus, comme voudraient le faire croire des libraires produisant des éditions antidatées. Lors de notre post-doctorat sur la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, il nous avait semblé légitime de mettre en perspective la recherche nostradamologique jusqu’à nos jours mais cela déconcerta les membres du jury qui pensaient qu’il fallait s’en tenir aux limites chronologiques de l’auteur considéré, à savoir le Dominicain  Jean Giffré de Réchac. Il apparait que pour certaines disciplines qui ont réussi à s’imposer, l’approche historique fait sens alors que pour d’autres, elle devrait se circonscrire à l’époque où  tel domaine était peu ou prou reconnu.  De même, dans le domaine alchimique, il serait mal venu de se référer à son devenir.  Notre atout  dans ce domaine aura été de ne pas partir de Nostradamus mais d’y parvenir après avoir balisé (cf notre CATAF, Catalogue Alphabétique des textes astrologique français) un champ bien plus vaste; ce qui nous permit d’élargir le corpus Nostradamus comme dans le cas de l’origine des Sixains (cf nos Documents inexploités, 2002) La réaction de certains chercheurs aura consisté dans une sorte de fuite en avant  à appliquer les Centuries aux siècles suivants, démontrant ainsi leur validité par delà la question de leur auteur tout comme pour les Protocoles des Sages de Sion, face aux accusations de plagiat (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002), l’on se contenta d’affirmer que le contenu de l’ouvrage avait été confirme par ce que l’on avait pu observer.(cf catalogue de notre exposition « Merveilles sans images. Ed  de la BNF, 1994)

 

 

III  Ptolémée. (IIe siècle)

 

Le dispositif transmis dans laTétrabible (Ier Livre) ne signifie pas que toutes les dénominations mythologiques associées aux signes zodiacaux  correspondent à des cycles astrologiques. On doit distinguer  d’une part Lune et Saturne et de l’autre le quatuor planétaire renvoyant aux Quatre Eléments. Or, l’astrologie de la seconde moitié du siècle  se fondait sur la prise en compte du systéme solaire y compris des planétes découvertes au delà de Saturne, à partir de 1781. C’est donc un dispositif augmenté qui faisait référence avec un prolongement mythologique syncrétique. Notre méthodologie nous permettait de remonter de plus en plus en amont et de proposer un nouveau modéle théologique de l’apparition de l’astrologie, non pas à partir d’un environnement qui se serait imposé à l’Humanité mais du fait d’un « intelligent design ». L’apologétique astrologique consiste à affirmer que le dispositif tel qu’il nous est parvenu « marche » et donc cela  viendrait  neutraliser a posteriori toute critique diachronique  du dit dispositif, au nom d’un certain structuralisme. (cf 

Le centilogue de Ptolomee ou la seconde partie de l’Uranie par une exposition fort ample commode à tous astronomes ,philosophes,astrologues,médecins,arboristes,jardiniers,nautonniers,cronologistes & cosmographes avec en post face Etudes autour des éditions ptolémaiques de Nicolas de Bourdin (1640-1651) par Jacques Halbronn Fac -similé de l’édition de 1651) Ed  Trédaniel, 1993)

 

 

 

IV. Bible

 

  Ayant approfondi la question du prophétisme (thèse d’Etat Le texte prophétique en France  et post doctorat (cf supra),  les questions de recyclage nous sont familières et nous les appréhendons à la fois en amont   par la mise en évidence de certaines sources mais aussi en aval, ce qui peut davantage surprendre si l’on ne prend pas la mesure de l’antidatation,  de la création de documents supposés plus anciens mais qui en réalité sont de circonstance comme les références implicites au couronnement d’Henri IV à Chartres et non pas,comme de coutume, à Reims.. Dès lors, note approche du corpus biblique fut inspirée par la question de la fabrication de faux, ce qui était liée au schisme survenu à la mort du roi Salomon avec l’émergence d’un Royaume du Nord adoptant le nom d’Israêl, surnom de Jacob, frère puiné d’Esaü. D’ailleurs, la dénomination ‘Ancien Testament » est trompeuse et reléve d’une stratégie d’antidatation, le « Nouveau Testament » y trouvent un appui de façon récurrente pour se valider, ce qui lui sert en quelque sorte d’alibi. Il nous semble que la référence aux 12 tribus(cf les 12 signes du zodiaque) reléve de la construction d’un mythe  visant à occulter la vassalisation des peuplades du Nord par celle du Sud; avec cette pseudo généalogique  renvoyant aux 12 fils de Jacob,  posant ainsi le postulat d’une origine unique  alors même que le schisme survenu à la mort de Salomon révélait un fort clivage qui se perpétuait du temps de Jésus, à l’encontre des Samaritains. (cf  notre thèse Le monde juif  et l’astrologie. Ed Arché 1985, à partir de notre thèse en Etudes Orientales, Paris, 1979;  cf notre édition de deux traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra, Ed Retz, 1977, Préface Georges Vajda)

Nous préconisions  une méthodologie que l’on intitulera « des 4 points cardinaux, le Nord et le Sud correspondant  à l’amont et à l’aval  -verticalité -  et l’Est et l’Ouest aux domaines annexes- horizontalité – qu’il convient d’investiguer. Une approche trop étriquée d’un corpus dans le temps et dans l’espace condamnerait à un certain enclavement..

 

 

JHB  03 06 23

 

 

 

 

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