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jacques halbronn Le Livre de l’Ecclésiaste comme fondement de la théologie de la maison de Juda. Fils d’Adam versus Fils d’Israel. l’Exode calque du Qohélet/

Posté par nofim le 31 juillet 2023

jacques  halbronn Le Livre de  L’Ecclésiaste comme fondement de la théologie  de la maison de Juda.  Fils d’Adam  versus Fils d’Israel. l’Exode calque du Qohélet

 

 

/Selon nous, ll n’est pas de meilleur exposé de la théologie juive telle que nous l’entendons que ce livre qui fait partie intégrante de l’Ancien Testament.  Il y a là une dimension cyclique parfaitement assumée avec l’idée de récurrence (rien de nouveau sous le Soleil), celle de rassembleur ( Kohélet). Mais la notion même de vanité (Hevel)  vise tous ceux qui voudraient rivaliser avec la création divine.

Ecclésiaste  Ch. I

א דִּבְרֵי קֹהֶלֶת בֶּן-דָּוִד, מֶלֶךְ בִּירוּשָׁלִָם.  1 Paroles de Kohélet, fils de David, roi à Jérusalem.
ב הֲבֵל הֲבָלִים אָמַר קֹהֶלֶת, הֲבֵל הֲבָלִים הַכֹּל הָבֶל.  2 Vanité des vanités, a dit Kohélet, vanité des vanités; tout est vanité!
ג מַה-יִּתְרוֹן, לָאָדָם:  בְּכָל-עֲמָלוֹ–שֶׁיַּעֲמֹל, תַּחַת הַשָּׁמֶשׁ.  3 Quel profit tire l’homme de tout le mal qu’il se donne sous le soleil?

 

 

Il  nous  apparait que le Livre de l’Exode est un calque  du Livre de l’Ecclésiaste tout comme le chapitre 45 de l’Ecclésiaste concernant Cyrus est un calque du  Livre d’ Esdras 1.1-11) On a un paralléle entre  Elohim faisant alliance avec  les fils d’Adam  et Yahvé faisant alliance avec les fils d’Israel (alias Jacob) Dans son Enquéte, il est dommage que  Thomas Römer  n’ait pas  su  relier le Livre de l’Exode avec celui de l’Ecclésiaste (Moise en version originale. Enquéte sur le récit de la Sortie d’Egypte (Ed Bayard  2015).

Au niveau lexical, on ne trouve trace  dans l’Ecclésiaste du nom « Yahvé », ce qui le rapproche du premier chapitre de la Genése avec lequel il est en parfaite harmonie: Il parle des Benéi Adam et non des Beney Israel et en ce sens, l’Ecclésiaste serait l’antidote du livre de l’Exode lequel traite de Yahvé et des Enfants d’Israel.

La seule fausse note est la référence à Israel – « Roi d’Israel »"!! – tout en se référant à Jérusalem. 

Chapitre I

ב אֲנִי קֹהֶלֶת, הָיִיתִי מֶלֶךְ עַל-יִשְׂרָאֵל–בִּירוּשָׁלִָם.  12 Moi, Kohélet, je suis devenu roi d’Israël, à Jérusalem.

 On montrera que le Livre de l’Exode a remplacé le lien entre Elohim  et les Fils d’Adam par un lien entre Yahvé et les Fils d’Israel.

 Ecclésiaste  III

ט כִּי מִקְרֶה בְנֵי-הָאָדָם וּמִקְרֶה הַבְּהֵמָה, וּמִקְרֶה אֶחָד לָהֶם–כְּמוֹת זֶה כֵּן מוֹת זֶה, וְרוּחַ אֶחָד לַכֹּל; וּמוֹתַר הָאָדָם מִן-הַבְּהֵמָה אָיִן, כִּי הַכֹּל הָבֶל.  19 Car telle la destinée des fils d’Adam, telle la destinée des animaux; leur condition est la même, la mort des uns est comme la mort des autres; un même souffle les anime: la supériorité de l’homme sur l’animal est nulle, car tout est vanité.
כ הַכֹּל הוֹלֵךְ, אֶל-מָקוֹם אֶחָד; הַכֹּל הָיָה מִן-הֶעָפָר, וְהַכֹּל שָׁב אֶל-הֶעָפָר.  20 Tout aboutit au même endroit: tout est venu de la poussière et tout retourne à la poussière.
כא מִי יוֹדֵעַ, רוּחַ בְּנֵי הָאָדָם–הָעֹלָה הִיא, לְמָעְלָה; וְרוּחַ, הַבְּהֵמָה–הַיֹּרֶדֶת הִיא, לְמַטָּה לָאָרֶץ.  21 Qui peut savoir si le souffle des fils d’Adam monte en haut, tandis que le souffle des animaux descend en bas, vers la terre?

 

 

Eoode III

יג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָאֱלֹהִים, הִנֵּה אָנֹכִי בָא אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתִּי לָהֶם, אֱלֹהֵי אֲבוֹתֵיכֶם שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; וְאָמְרוּ-לִי מַה-שְּׁמוֹ, מָה אֹמַר אֲלֵהֶם.  13 Moïse dit à Dieu (Elohim): « Or, je vais trouver les enfants d’Israël et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous… S’ils me disent: Quel est son nom? que leur dirai-je? »
יד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה; וַיֹּאמֶר, כֹּה תֹאמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל, אֶהְיֶה, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם.  14 Dieu répondit à Moïse: « Je suis l’Être invariable! » Et il ajouta: « Ainsi parleras-tu aux enfants d’Israël: C’est l’Être invariable qui m’a délégué auprès de vous. »

 

 

 

 

1 Il y a un temps pour tout, et chaque chose a son heure sous le ciel.

א לַכֹּל, זְמָן; וְעֵת לְכָל-חֵפֶץ, תַּחַת הַשָּׁמָיִם.  {פ}


ב        עֵת לָלֶדֶת,        וְעֵת לָמוּת;
          עֵת לָטַעַת,        וְעֵת לַעֲקוֹר נָטוּעַ.
2 Il est un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour déraciner ce qui était planté;
ג        עֵת לַהֲרוֹג        וְעֵת לִרְפּוֹא,
          עֵת לִפְרוֹץ        וְעֵת לִבְנוֹת.
3 un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour bâtir;
ד        עֵת לִבְכּוֹת          וְעֵת לִשְׂחוֹק,
          עֵת סְפוֹד         וְעֵת רְקוֹד.
4 un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser;
ה        עֵת לְהַשְׁלִיךְ אֲבָנִים,        וְעֵת כְּנוֹס אֲבָנִים;
          עֵת לַחֲבוֹק,         וְעֵת לִרְחֹק מֵחַבֵּק.
5 un temps pour jeter des pierres et un temps pour ramasser des pierres, un temps pour embrasser et un temps pour repousser les caresses;
ו        עֵת לְבַקֵּשׁ         וְעֵת לְאַבֵּד,
          עֵת לִשְׁמוֹר        וְעֵת לְהַשְׁלִיךְ.
6 un temps pour chercher [ce qui est perdu] et un temps pour perdre, un temps pour conserver et un temps pour dissiper;
ז        עֵת לִקְרוֹעַ        וְעֵת לִתְפּוֹר,
          עֵת לַחֲשׁוֹת        וְעֵת לְדַבֵּר.
7 un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler;
ח        עֵת לֶאֱהֹב         וְעֵת לִשְׂנֹא,
          עֵת מִלְחָמָה        וְעֵת שָׁלוֹם.  {פ}
8 un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.
ט         מַה-יִּתְרוֹן, הָעוֹשֶׂה, בַּאֲשֶׁר, הוּא עָמֵל.  9 Quel avantage tire le travailleur de la peine qu’il se donne?
י רָאִיתִי אֶת-הָעִנְיָן, אֲשֶׁר נָתַן אֱלֹהִים לִבְנֵי הָאָדָם–לַעֲנוֹת בּוֹ.  10 J’ai observé la besogne que Dieu (Elohim) a assignée aux fils d’Adam (Benei haAdam) pour se fatiguer en efforts.
יא אֶת-הַכֹּל עָשָׂה, יָפֶה בְעִתּוֹ; גַּם אֶת-הָעֹלָם, נָתַן בְּלִבָּם–מִבְּלִי אֲשֶׁר לֹא-יִמְצָא הָאָדָם אֶת-הַמַּעֲשֶׂה אֲשֶׁר-עָשָׂה הָאֱלֹהִים, מֵרֹאשׁ וְעַד-סוֹף. Nous  reproduisons ci dessous un article de 2022 à mettre en paralléle avec celui -ci.«   La double  lecture de l’édit de Cyrus, celle des Judéens revue par les Israélites (Beney Israel) »  Si l’on voulait une preuve flagrante de la manipulation du texte biblique par les ressortissants du Royaume sécessioniste d’Israel, il convient de lire le Deutéro Isaïe, postérieur au Retour de Bablylone des Judéens alors que le Royaume d’Israel avait été anéanti par les Assyriens au VIIIe siècle, donc bien avant la  » Captivité de Babylone ». Cela atteste de la perpétuation de la cause des Beney Israel des siècles durant.   Le « texte » biblique  nous fournit en effet deux versions de l’Edit de Cyrus, l’une sur le mode judéen, l’autre sur le mode israélite. C’est dans une addition  au Livre d’Isaie – désignée sous le terme de « Deutéro Isaie » que l’on trouve un document assez étonnant et que seule la confusion entre les deux « partis »  a pu faire négliger lorsque l’on considére Juifs et Israel comme des synonymes. Mais la Bible ne nous fournit pas moins une autre version laquelle correspond, quant à elle, à la vérité historique concernant la portée de l’Edit de l’empereur  de Perse, Cyrus.  C’est à la toute fin de l’Ancien Testament, donc du troisiéme volet, dit des Hagiographes, que notre document figure:  

 

 

Edit de Cyrus

 ( Livre d’Esdras 1.1-11)

Le texte  du Livre d’Ezra est hybride, il se référe tantot à Elohim  et tantôt à Yahwé!

 

 

 

 

 כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ–לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ.  1 Ainsi parle  Yahwé à son Oint (Mashiho), à Cyrus je l’ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées 

 

 

Le verset 4 d’Isaie 45 renvoie explicitement  à « Jacob-Israel »

 

 

 לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי.  4 C’est en faveur de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, que je t’ai appelé par ton nom, que je t’ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.

 

ט לֹא בַסֵּתֶר דִּבַּרְתִּי, בִּמְקוֹם אֶרֶץ חֹשֶׁךְ–לֹא אָמַרְתִּי לְזֶרַע יַעֲקֹב, תֹּהוּ בַקְּשׁוּנִי; אֲנִי יְהוָה דֹּבֵר צֶדֶק, מַגִּיד מֵישָׁרִים.  19 Ce n’est pas en secret que j’ai parlé, dans un lieu obscur de la terre; je n’ai point dit aux enfants de Jacob (Israel): Recherchez-moi dans la solitude! Moi,  Yahvé, je dis ce qui est juste, j’annonce ce qui est vrai.

 

On  trouve dans ce chapitre  45  des références au premier chapitre de la Genése lequel est selon nous, à l’instar des 4 premiers chapitres,  d’inspiration Israelite

verset 12:

 

ב אָנֹכִי עָשִׂיתִי אֶרֶץ, וְאָדָם עָלֶיהָ בָרָאתִי; אֲנִי, יָדַי נָטוּ שָׁמַיִם, וְכָל-צְבָאָם, צִוֵּיתִי.  12 C’est pourtant moi qui ai fait (Assiti) la terre(Eretz) et créé  (bariti) Adam sur elle, c’est moi dont les mains ont déployé les cieux (Shamayim), et qui ai mis en rang toute leur armée »

 

verset 18 Car ainsi parle Yahwé, le Créateur des cieux ce Dieu qui a formé, façonné la terre, qui l’a affermie, qui l’a créée non pour demeurer déserte mais pour être habitée : « Je suis  Yahwé, et il n’en est pas d’autre.

 

Dans Genése I, l’on trouve le même verbe hébreu pour créer: (bara) ainsi que Assa,  faire,utilisés à propos d’Adam dans Isaie 45 et la Terre (Eretz) et le Ciel.  (Shamaym) On y parle dans les deux cas de la « lumière » et des ténébres  avec la même terminologie

 

 יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ, עֹשֶׂה שָׁלוֹם וּבוֹרֵא רָע; אֲנִי יְהוָה, עֹשֶׂה כָל-אֵלֶּה.  {פ} 7 Je forme la lumière (Or) et crée les ténèbres (Hoshekh), j’établis la paix et suis l’auteur du mal: moi  Yahwé, je fais tout cela. »

Genése I, 1

 

La Genèse – Chapitre 1 - בְּרֵאשִׁית

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu-Elohim créa(Bara) le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres (hoshekh) couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu-Elohim planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu Elohim dit: « Que la lumière (Or) soit! » Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ.  4 Dieu Elohim considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.
ה וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד.  {פ} 5 Dieu-Elohim appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour.
ו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי רָקִיעַ בְּתוֹךְ הַמָּיִם, וִיהִי מַבְדִּיל, בֵּין מַיִם לָמָיִם.  6 Dieu Elohim dit: « Qu’un espace s’étende au milieu des eaux, et forme une barrière entre les unes et les autres. »
ז וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים, אֶת-הָרָקִיעַ, וַיַּבְדֵּל בֵּין הַמַּיִם אֲשֶׁר מִתַּחַת לָרָקִיעַ, וּבֵין הַמַּיִם אֲשֶׁר מֵעַל לָרָקִיעַ; וַיְהִי-כֵן.  7 Dieu Elohim fit l’espace, opéra une séparation entre les eaux qui sont au-dessous et les eaux qui sont au-dessus, et cela demeura ainsi.
ח וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָרָקִיעַ, שָׁמָיִם; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם שֵׁנִי.  {פ} 8 Dieu Elohim nomma cet espace le Ciel. Le soir se fit, le matin se fit, – second jour.
ט וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יִקָּווּ הַמַּיִם מִתַּחַת הַשָּׁמַיִם אֶל-מָקוֹם אֶחָד, וְתֵרָאֶה, הַיַּבָּשָׁה; וַיְהִי-כֵן.  9 Dieu -Elohim  dit: « Que les eaux répandues sous le ciel se réunissent sur un même point, et que le sol apparaisse. » Cela s’accomplit.
י וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לַיַּבָּשָׁה אֶרֶץ, וּלְמִקְוֵה הַמַּיִם קָרָא יַמִּים; וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.  10 Dieu -Elohim nomma le sol la Terre, et l’agglomération des eaux, il la nomma les Mers. Et Dieu (Elohim considéra que c’était bien.
יא וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, תַּדְשֵׁא הָאָרֶץ דֶּשֶׁא עֵשֶׂב מַזְרִיעַ זֶרַע, עֵץ פְּרִי עֹשֶׂה פְּרִי לְמִינוֹ, אֲשֶׁר זַרְעוֹ-בוֹ עַל-הָאָרֶץ; וַיְהִי-כֵן.  11 Dieu -Elohim dit: « Que la terre produise des végétaux, savoir: des herbes renfermant une semence; des arbres fruitiers portant, selon leur espèce, un fruit qui perpétue sa semence sur la terre. » Et cela s’accomplit.
יב וַתּוֹצֵא הָאָרֶץ דֶּשֶׁא עֵשֶׂב מַזְרִיעַ זֶרַע, לְמִינֵהוּ, וְעֵץ עֹשֶׂה-פְּרִי אֲשֶׁר זַרְעוֹ-בוֹ, לְמִינֵהוּ; וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.  12 La terre donna naissance aux végétaux: aux herbes qui développent leur semence selon leur espèce, et aux arbres portant, selon leur espèce, un fruit qui renferme sa semence. Et Dieu considéra que c’était bien.
יג וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם שְׁלִישִׁי.  {פ} 13 Le soir se fit, le matin se fit, – troisième jour.
יד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי מְאֹרֹת בִּרְקִיעַ הַשָּׁמַיִם, לְהַבְדִּיל, בֵּין הַיּוֹם וּבֵין הַלָּיְלָה; וְהָיוּ לְאֹתֹת וּלְמוֹעֲדִים, וּלְיָמִים וְשָׁנִים.  14 Dieu -Elohim) dit: « Que des corps lumineux apparaissent dans l’espace des cieux, pour distinguer entre le jour et la nuit; ils serviront de signes pour les saisons, pour les jours, pour les années;
טו וְהָיוּ לִמְאוֹרֹת בִּרְקִיעַ הַשָּׁמַיִם, לְהָאִיר עַל-הָאָרֶץ; וַיְהִי-כֵן.  15 et ils serviront de luminaires, dans l’espace céleste, pour éclairer la terre. » Et cela s’accomplit.
טז וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים, אֶת-שְׁנֵי הַמְּאֹרֹת הַגְּדֹלִים:  אֶת-הַמָּאוֹר הַגָּדֹל, לְמֶמְשֶׁלֶת הַיּוֹם, וְאֶת-הַמָּאוֹר הַקָּטֹן לְמֶמְשֶׁלֶת הַלַּיְלָה, וְאֵת הַכּוֹכָבִים.  16 Dieu (Elohim fit(Yaassé) les deux grands luminaires: le plus grand luminaire pour la royauté du jour, le plus petit luminaire pour la royauté de la nuit, et aussi les étoiles.
יז וַיִּתֵּן אֹתָם אֱלֹהִים, בִּרְקִיעַ הַשָּׁמָיִם, לְהָאִיר, עַל-הָאָרֶץ.  17 Et Dieu (Elohim) les plaça dans l’espace céleste pour rayonner sur la terre;
יח וְלִמְשֹׁל, בַּיּוֹם וּבַלַּיְלָה, וּלְהַבְדִּיל, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ; וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.  18 pour régner le jour et la nuit, et pour séparer la lumière des ténèbres. Dieu (Elohim) considéra que c’était bien.
יט וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם רְבִיעִי.  {פ} 19 Le soir se fit, le matin se fit, – quatrième jour.
כ וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים–יִשְׁרְצוּ הַמַּיִם, שֶׁרֶץ נֶפֶשׁ חַיָּה; וְעוֹף יְעוֹפֵף עַל-הָאָרֶץ, עַל-פְּנֵי רְקִיעַ הַשָּׁמָיִם.  20 Dieu(Elohim) dit: « Que les eaux fourmillent d’une multitude animée, vivante; et que des oiseaux volent au dessus de ta terre, à travers l’espace des cieux. »
כא וַיִּבְרָא אֱלֹהִים, אֶת-הַתַּנִּינִם הַגְּדֹלִים; וְאֵת כָּל-נֶפֶשׁ הַחַיָּה הָרֹמֶשֶׂת אֲשֶׁר שָׁרְצוּ הַמַּיִם לְמִינֵהֶם, וְאֵת כָּל-עוֹף כָּנָף לְמִינֵהוּ, וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.  21 Dieu(Elohim) créa(Vayivra) les cétacés énormes, et tous les êtres animés qui se meuvent dans les eaux, où ils pullulèrent selon leurs espèces, puis tout ce qui vole au moyen d’ailes, selon son espèce; et Dieu considéra que c’était bien.
כב וַיְבָרֶךְ אֹתָם אֱלֹהִים, לֵאמֹר:  פְּרוּ וּרְבוּ, וּמִלְאוּ אֶת-הַמַּיִם בַּיַּמִּים, וְהָעוֹף, יִרֶב בָּאָרֶץ.  22 Dieu -Elohim) les bénit en disant: Croissez et multipliez remplissez les eaux, habitants des mers oiseaux, multipliez sur la terre! »
כג וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם חֲמִישִׁי.  {פ} 23 Le soir se fit, le matin se fit, – cinquième jour.
כד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, תּוֹצֵא הָאָרֶץ נֶפֶשׁ חַיָּה לְמִינָהּ, בְּהֵמָה וָרֶמֶשׂ וְחַיְתוֹ-אֶרֶץ, לְמִינָהּ; וַיְהִי-כֵן.  24 Dieu-Elohim dit: « Que la terre produise des êtres animés selon leurs espèces: bétail, reptiles, bêtes sauvages de chaque sorte. » Et cela s’accomplit.
כה וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים אֶת-חַיַּת הָאָרֶץ לְמִינָהּ, וְאֶת-הַבְּהֵמָה לְמִינָהּ, וְאֵת כָּל-רֶמֶשׂ הָאֲדָמָה, לְמִינֵהוּ; וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.  25 Dieu (Elohim) forma (Vayass) les bêtes sauvages selon leurs espèces, de même les animaux qui paissent, de même ceux qui rampent sur le sol. Et Dieu considéra que c’était bien.
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ.  26 Elohim  dit: « Faisons (naassé) l’homme (Adam) à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Dieu (Elohim) créa (Vayivra) l’homme (haAdam) à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa (bara). Mâle et femelle furent créés à la fois.
כח וַיְבָרֶךְ אֹתָם, אֱלֹהִים, וַיֹּאמֶר לָהֶם אֱלֹהִים פְּרוּ וּרְבוּ וּמִלְאוּ אֶת-הָאָרֶץ, וְכִבְשֻׁהָ; וּרְדוּ בִּדְגַת הַיָּם, וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבְכָל-חַיָּה, הָרֹמֶשֶׂת עַל-הָאָרֶץ.  28 Dieu (Elohim) les bénit en leur disant « Croissez et multipliez! Remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre! »
כט וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, הִנֵּה נָתַתִּי לָכֶם אֶת-כָּל-עֵשֶׂב זֹרֵעַ זֶרַע אֲשֶׁר עַל-פְּנֵי כָל-הָאָרֶץ, וְאֶת-כָּל-הָעֵץ אֲשֶׁר-בּוֹ פְרִי-עֵץ, זֹרֵעַ זָרַע:  לָכֶם יִהְיֶה, לְאָכְלָה.  29 Dieu (Elohim) ajouta: « Or, je vous accorde tout herbage portant graine, sur toute la face de la terre, et tout arbre portant des fruits qui deviendront arbres par le développement du germe. Ils serviront à votre nourriture.
ל וּלְכָל-חַיַּת הָאָרֶץ וּלְכָל-עוֹף הַשָּׁמַיִם וּלְכֹל רוֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר-בּוֹ נֶפֶשׁ חַיָּה, אֶת-כָּל-יֶרֶק עֵשֶׂב, לְאָכְלָה; וַיְהִי-כֵן.  30 Et aux animaux sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui se meut sur la terre et possède un principe de vie, j’assigne toute verdure végétale pour nourriture. » Et il en fut ainsi.
לא וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-כָּל-אֲשֶׁר עָשָׂה, וְהִנֵּה-טוֹב מְאֹד; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם הַשִּׁשִּׁי.  {פ} 31 Dieu (Elohim) examina tout ce qu’il avait fait (assa) c’était éminemment bien. Le soir se fit, puis le matin; ce fut le sixième jour.

 

 Livre  d’Ezra Chapitre I On note un mélange de références tantot à Yahwé, tantot à Elohim.

 

 

 

א וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, מִפִּי יִרְמְיָה:  הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר.  1 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de l’Eternel(Yahwé) annoncée par Jérémie, l’Eternel(Yahwé) éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son empire, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit:
ב כֹּה אָמַר, כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס–כֹּל מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ, נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמָיִם; וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה.  2  »Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: Yahwé, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée.
ג מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהִי אֱלֹהָיו עִמּוֹ, וְיַעַל, לִירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה; וְיִבֶן, אֶת-בֵּית יְהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל–הוּא הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם.  3 S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que son Dieu soit avec lui, pour qu’il monte à Jérusalem, qui est en Judée, et bâtisse le temple de Yahwé Dieu d’Israël, de ce Dieu qui réside à Jérusalem!
ד וְכָל-הַנִּשְׁאָר, מִכָּל-הַמְּקֹמוֹת אֲשֶׁר הוּא גָר-שָׁם–יְנַשְּׂאוּהוּ אַנְשֵׁי מְקֹמוֹ, בְּכֶסֶף וּבְזָהָב וּבִרְכוּשׁ וּבִבְהֵמָה; עִם-הַנְּדָבָה–לְבֵית הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם.  4 Tous ceux qui restent [de ce peuple], quelle que soit leur résidence, leurs compatriotes devront les gratifier d’argent, d’or, d’objets de valeur et de bêtes de somme, en même temps que d’offrandes volontaires destinées au temple d’ Elohim à Jérusalem. »
ה וַיָּקוּמוּ רָאשֵׁי הָאָבוֹת, לִיהוּדָה וּבִנְיָמִן, וְהַכֹּהֲנִים, וְהַלְוִיִּם; לְכֹל הֵעִיר הָאֱלֹהִים, אֶת-רוּחוֹ, לַעֲלוֹת לִבְנוֹת, אֶת-בֵּית יְהוָה אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם.  5 Alors s’apprêtèrent les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les Lévites, tous ceux en qui Yahwé avait éveillé le désir d’aller bâtir le temple de Yahwé à Jérusalem.
ו וְכָל-סְבִיבֹתֵיהֶם חִזְּקוּ בִידֵיהֶם, בִּכְלֵי-כֶסֶף בַּזָּהָב בָּרְכוּשׁ וּבַבְּהֵמָה וּבַמִּגְדָּנוֹת–לְבַד, עַל-כָּל-הִתְנַדֵּב.  {ס} 6 Et tous leurs voisins les munirent de vases en argent, d’or, d’objets de valeur, de bêtes de somme et de joyaux précieux, sans compter tous les [autres] dons volontaires.
ז וְהַמֶּלֶךְ כּוֹרֶשׁ, הוֹצִיא אֶת-כְּלֵי בֵית-יְהוָה, אֲשֶׁר הוֹצִיא נְבוּכַדְנֶצַּר מִירוּשָׁלִַם, וַיִּתְּנֵם בְּבֵית אֱלֹהָיו.  7 Le roi Cyrus fit produire les ustensiles du temple de Yahwé, que Nabuchodonosor avait emportés de Jérusalem et déposés dans le temple de son dieu.
ח וַיּוֹצִיאֵם, כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, עַל-יַד, מִתְרְדָת הַגִּזְבָּר; וַיִּסְפְּרֵם, לְשֵׁשְׁבַּצַּר, הַנָּשִׂיא, לִיהוּדָה.  8 Cyrus, roi de Perse, les fit produire par l’entremise de Mithridate, le trésorier, qui les remit, après les avoir comptés, à Chêchbaçar, le prince de Juda.
ט וְאֵלֶּה, מִסְפָּרָם:  אֲגַרְטְלֵי זָהָב שְׁלֹשִׁים, אֲגַרְטְלֵי-כֶסֶף אָלֶף, מַחֲלָפִים, תִּשְׁעָה וְעֶשְׂרִים.  {ס} 9 En voici l’énumération: trente bassins d’or, mille bassins d’argent, vingt-neuf coutelas;
י כְּפוֹרֵי זָהָב, שְׁלֹשִׁים–  {ס}  כְּפוֹרֵי כֶסֶף מִשְׁנִים, אַרְבַּע מֵאוֹת וַעֲשָׂרָה; כֵּלִים אֲחֵרִים, אָלֶף.  {ס} 10 trente écuelles d’or, quatre cent dix écuelles d’argent géminées et mille autres ustensiles.
יא כָּל-כֵּלִים לַזָּהָב וְלַכֶּסֶף, חֲמֵשֶׁת אֲלָפִים וְאַרְבַּע מֵאוֹת; הַכֹּל הֶעֱלָה שֵׁשְׁבַּצַּר, עִם הֵעָלוֹת הַגּוֹלָה–מִבָּבֶל, לִירוּשָׁלִָם.  {פ} 11 Tous les ustensiles, tant en or qu’en argent, étaient au nombre de cinq mille quatre cents; Chêchbaçar emporta le tout, lorsque les exilés partirent de Babylone pour Jérusalem.

 

 

Bien  que la mention du nom Israel apparait  accessoirement dans ce passage qui ouvre le Livre d’Ezra, en ses dix premiers versets,  il est clair que c’est bien la maison de Juda qui est visée dans l’édit. Cyrus y est d’emblée désigné comme le Messie, l’oint( Mashiah) et l’on retrouve l’idée d’accomplissement qui se retrouve dans les Evangiles, dans la bouche de Jésus.

 

verset 2   

2 «Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a désigné pour lui construire un temple à Jérusalem, en Juda. »

Verset 5 «  Les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les Lévites, tous ceux dont Dieu réveilla l’esprit, se levèrent pour aller reconstruire la maison de l’Eternel à Jérusalem. »

  Juda et Benjamin sont les deux « tribus » qui n’ont pas été englobées dans le Royaume d’Israel/  Abordons à présent la version  remaniée figurant au chapitre 45 du Livre d’Isaie:(donc dans le deuxiéme volet de l’Ancien Testament)

 

 

 

Isaïe – Chapitre 45 - יְשַׁעְיָהוּ

א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ–לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ.  1 Ainsi parle  Yahwé à son Oint(Mashiho), à Cyrus je l’ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées :
ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ.  2  »Je marcherai devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d’airain et abattrai les verrous de fer.
ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים:  לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ–אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל.  3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis  Yahwé, le Dieu d’Israël, qui t’appelle par ton nom.
ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי.  4 C’est en faveur de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, que je t’ai appelé par ton nom, que je t’ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.
ה אֲנִי יְהוָה וְאֵין עוֹד, זוּלָתִי אֵין אֱלֹהִים; אֲאַזֶּרְךָ, וְלֹא יְדַעְתָּנִי.  5 C’est moi qui suis Yahwé et nul autre hors de moi, point de Dieu! Je te ceins de force, bien que tu ne me connaisses pas,
ו לְמַעַן יֵדְעוּ, מִמִּזְרַח-שֶׁמֶשׁ וּמִמַּעֲרָבָה, כִּי-אֶפֶס, בִּלְעָדָי:  אֲנִי יְהוָה, וְאֵין עוֹד.  6 afin qu’on sache, là où se lève le soleil et là où il se couche, que hors de moi il n’y a rien, que moi je suis Yahwé et nul autre;
ז יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ, עֹשֶׂה שָׁלוֹם וּבוֹרֵא רָע; אֲנִי יְהוָה, עֹשֶׂה כָל-אֵלֶּה.  {פ} 7 Je forme la lumière (Or) et crée (boré) les ténèbres (Hoshekh), j’établis la paix et suis l’auteur du mal: moi  Yahwé, je fais tout cela. »
ח הַרְעִיפוּ שָׁמַיִם מִמַּעַל, וּשְׁחָקִים יִזְּלוּ-צֶדֶק; תִּפְתַּח-אֶרֶץ וְיִפְרוּ-יֶשַׁע, וּצְדָקָה תַצְמִיחַ יַחַד–אֲנִי יְהוָה, בְּרָאתִיו.  {ס} 8 Cieux, là-haut, épanchez-vous, et vous, nuées, laissez ruisseler la justice! Que la terre s’entrouvre pour faire tout ensemble fleurir le salut et germer la vertu! Moi, Yahwé, j’accomplis tout cela.
ט הוֹי, רָב אֶת-יֹצְרוֹ–חֶרֶשׂ, אֶת-חַרְשֵׂי אֲדָמָה; הֲיֹאמַר חֹמֶר לְיֹצְרוֹ מַה-תַּעֲשֶׂה, וּפָעָלְךָ אֵין-יָדַיִם לוֹ.  {ס} 9 Malheur à celui qui entre en lutte avec son Créateur vase fragile au milieu d’autres vases de terre! L’argile dira t-elle au potier qui la pétrit: « Que fais-tu? Ton œuvre est imparfaite! »
י הוֹי אֹמֵר לְאָב, מַה-תּוֹלִיד; וּלְאִשָּׁה, מַה-תְּחִילִין.  {ס} 10 Malheur à celui qui dit à son père: « Pourquoi engendres-tu? » à la femme: « Pourquoi es-tu en travail d’enfants? »
יא כֹּה-אָמַר יְהוָה קְדוֹשׁ יִשְׂרָאֵל, וְיֹצְרוֹ:  הָאֹתִיּוֹת שְׁאָלוּנִי, עַל-בָּנַי וְעַל-פֹּעַל יָדַי תְּצַוֻּנִי.  11 Ainsi parle  Yahwé, le Saint d’Israël, son Créateur: « Ils me questionnent sur les événements prochains! Vous me faites des recommandations au sujet de mes enfants, de l’œuvre de mes mains!
יב אָנֹכִי עָשִׂיתִי אֶרֶץ, וְאָדָם עָלֶיהָ בָרָאתִי; אֲנִי, יָדַי נָטוּ שָׁמַיִם, וְכָל-צְבָאָם, צִוֵּיתִי.  12 C’est pourtant moi qui ai fait (assiti) la terre (Eretz) et créé  (bariti) Adam qui est sur elle, c’est moi dont les mains ont déployé les cieux, et qui ai mis en rang toute leur armée.
יג אָנֹכִי הַעִירֹתִהוּ בְצֶדֶק, וְכָל-דְּרָכָיו אֲיַשֵּׁר; הוּא-יִבְנֶה עִירִי, וְגָלוּתִי יְשַׁלֵּחַ–לֹא בִמְחִיר וְלֹא בְשֹׁחַד, אָמַר יְהוָה צְבָאוֹת.  {ס} 13 C’est moi qui l’ai suscité selon la justice, j’aplanirai toutes ses voies: il rebâtira ma ville, renverra libres mes exilés, sans rançon et sans présents: c’est Yahwé-Cebaot qui le dit. »
יד כֹּה אָמַר יְהוָה, יְגִיעַ מִצְרַיִם וּסְחַר-כּוּשׁ וּסְבָאִים אַנְשֵׁי מִדָּה, עָלַיִךְ יַעֲבֹרוּ וְלָךְ יִהְיוּ, אַחֲרַיִךְ יֵלֵכוּ בַּזִּקִּים יַעֲבֹרוּ; וְאֵלַיִךְ יִשְׁתַּחֲווּ אֵלַיִךְ יִתְפַּלָּלוּ, אַךְ בָּךְ אֵל וְאֵין עוֹד אֶפֶס אֱלֹהִים.  14 Ainsi parle Yahwé: « Les biens de l’Egypte, le négoce de l’Ethiopie et des Sabéens, à la haute taille, passeront entre tes mains et seront à toi; ces peuples suivront tes pas, s’avanceront dans les chaînes; ils se prosterneront devant toi et, suppliants, te diront: « En toi seul il est un Dieu; hors de lui, il n’y en a pas d’autre! »
טו אָכֵן, אַתָּה אֵל מִסְתַּתֵּר–אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל, מוֹשִׁיעַ.  15 À coup sûr, tu es un Dieu caché, Dieu d’Israël, qui sauves!
טז בּוֹשׁוּ וְגַם-נִכְלְמוּ, כֻּלָּם:  יַחְדָּו הָלְכוּ בַכְּלִמָּה, חָרָשֵׁי צִירִים.  16 Tous ils sont honteux et humiliés, ils marchent dans la confusion, les fabricants d’idoles.
יז יִשְׂרָאֵל נוֹשַׁע בַּיהוָה, תְּשׁוּעַת עוֹלָמִים:  לֹא-תֵבֹשׁוּ וְלֹא-תִכָּלְמוּ, עַד-עוֹלְמֵי עַד.  {פ} 17 Mais toi, ô Israël, tu seras sauvé par Yahwé, sauvé pour toujours; jusque dans l’éternité, vous n’éprouverez ni honte ni confusion.
יח כִּי כֹה אָמַר-יְהוָה בּוֹרֵא הַשָּׁמַיִם הוּא הָאֱלֹהִים, יֹצֵר הָאָרֶץ וְעֹשָׂהּ הוּא כוֹנְנָהּ–לֹא-תֹהוּ בְרָאָהּ, לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ; אֲנִי יְהוָה, וְאֵין עוֹד.  18 Car ainsi parle Yahwé le Créateur des cieux ce Dieu qui a formé, façonné la terre, qui l’a affermie, qui l’a créée non pour demeurer déserte mais pour être habitée : « Je suis Yahwé et il n’en est pas d’autre!
יט לֹא בַסֵּתֶר דִּבַּרְתִּי, בִּמְקוֹם אֶרֶץ חֹשֶׁךְ–לֹא אָמַרְתִּי לְזֶרַע יַעֲקֹב, תֹּהוּ בַקְּשׁוּנִי; אֲנִי יְהוָה דֹּבֵר צֶדֶק, מַגִּיד מֵישָׁרִים.  19 Ce n’est pas en secret que j’ai parlé, dans un lieu obscur de la terre; je n’ai point dit aux enfants de Jacob: Recherchez-moi dans la solitude! Moi, Yahwé je dis ce qui est juste, j’annonce ce qui est vrai.
כ הִקָּבְצוּ וָבֹאוּ הִתְנַגְּשׁוּ יַחְדָּו, פְּלִיטֵי הַגּוֹיִם; לֹא יָדְעוּ, הַנֹּשְׂאִים אֶת-עֵץ פִּסְלָם, וּמִתְפַּלְלִים, אֶל-אֵל לֹא יוֹשִׁיעַ.  20 Assemblez-vous et venez, approchez tous, vous qui vous êtes échappés parmi les nations, vous qui faites preuve d’inintelligence en transportant avec vous vos idoles de bois et en invoquant un dieu incapable de secourir!
כא הַגִּידוּ וְהַגִּישׁוּ, אַף יִוָּעֲצוּ יַחְדָּו:  מִי הִשְׁמִיעַ זֹאת מִקֶּדֶם מֵאָז הִגִּידָהּ, הֲלוֹא אֲנִי יְהוָה וְאֵין-עוֹד אֱלֹהִים מִבַּלְעָדַי–אֵל-צַדִּיק וּמוֹשִׁיעַ, אַיִן זוּלָתִי.  21 Faites votre récit, avancez vos raisons, délibérez ensemble: qui a, dans un passé lointain, annoncé tout cela? Qui l’a révélé dès longtemps? N’est-ce point moi,  Yahwé à côté de qui il n’est pas de Dieu, moi, le Dieu juste et secourable, qui n’ai point de rival?
כב פְּנוּ-אֵלַי וְהִוָּשְׁעוּ, כָּל-אַפְסֵי-אָרֶץ:  כִּי אֲנִי-אֵל, וְאֵין עוֹד.  22 Tournez-vous vers moi, et, vous serez sauvés, vous tous qui habitez les confins de la terre; car moi, je suis Dieu et personne d’autre.
כג בִּי נִשְׁבַּעְתִּי–יָצָא מִפִּי צְדָקָה דָּבָר, וְלֹא יָשׁוּב:  כִּי-לִי תִּכְרַע כָּל-בֶּרֶךְ, תִּשָּׁבַע כָּל-לָשׁוֹן.  23 J’ai juré par moi-même c’est une parole véridique qui est sortie de ma bouche et qui ne sera pas révoquée j’ai juré qu’en mon honneur tout genou ploiera et toute langue prêtera serment.
כד אַךְ בַּיהוָה לִי אָמַר, צְדָקוֹת וָעֹז; עָדָיו יָבוֹא וְיֵבֹשׁוּ, כֹּל הַנֶּחֱרִים בּוֹ.  24 En l’Eternel seul, qui m’a parlé, résident le salut et la force; vers lui reviendront, couverts de honte, tous ceux qui s’étaient emportés contre lui.
כה בַּיהוָה יִצְדְּקוּ וְיִתְהַלְלוּ, כָּל-זֶרַע יִשְׂרָאֵל.  25 En  Yahwé seront justifiés et glorifiés tous les descendants d’Israël. »

 

 

 

 
11 Il a fait toute chose excellente à son heure; il a mis aussi dans le cœur de l’homme le sens de la durée, sans quoi celui-ci ne saisirait point l’œuvre accomplie par Dieu du commencement à la fin.          

יז וְרָאִיתִי, אֶת-כָּל-מַעֲשֵׂה הָאֱלֹהִים, כִּי לֹא יוּכַל הָאָדָם לִמְצוֹא אֶת-הַמַּעֲשֶׂה אֲשֶׁר נַעֲשָׂה תַחַת-הַשֶּׁמֶשׁ, בְּשֶׁל אֲשֶׁר יַעֲמֹל הָאָדָם לְבַקֵּשׁ וְלֹא יִמְצָא; וְגַם אִם-יֹאמַר הֶחָכָם לָדַעַת, לֹא יוּכַל לִמְצֹא.  17 J’ai observé toute l’œuvre de Dieu (Elohim) et [constaté] que l’homme (haAdam) ne saurait atteindre tous les faits qui se passent sous le soleil; que même si l’homme s’évertuait à s’en rendre compte, il n’y réussirait point. Le sage même, s’il prétendait arriver à la connaissance, n’y parviendrait pas.

 

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jacques halbronn Morpho sémantique. Les dégats de l’emprunt : synonymie, discontinuité lexicale Anglais et Hébreu. La matrice « qu ».

Posté par nofim le 29 juillet 2023

jacques  halbronn   Morpho sémantique.  Les dégats de l’emprunt : synonymie, discontinuité lexicale, Anglais et  Hébreu.   La matrice « qu ».

 

 

Alors que  le français, à la suite du latin,  offre une série  congruente étymologiquement autour du processus de qualification,  à partir de la  forme « qu » ; quoi (pourquoi), quel, qu’est-ce, que, quand à l’exception du « où » qui pourrait être un quo tronqué (quo vadis), l’anglais  a bien reçu du français « question » mais les autres formes sont tronquées : what, why, when, which, where?  On trouve ce cas de figure avec la forme « gu », où guerre donne war. En allemand, la question est Frage, sans rapport structurel avec les formes wo, was, wann, warum . En français, on ne trouve pas le « quanto »  de l’espagnol  mais « combien », on a en revanche quantité.

La forme QU est également sous  jacente sous la forme « C’:  les cartes, les cadrans. Le chiffre quatre  est d’ailleurs lié à un tel format quadrangulaire et cela peut référer aux 4 saisons, aux 4 points cardinaux etc dont l’importance anthropologique est déterminante. Un autre cas remarquable est le passage de l’italien :le démonstratif   questo se retrouve en français  « cet » (anciennement « cestui) », avec là encore le rôle de la lettre « c »sous ses diverses prononciations (cf aussi  cela ça). De même « qui » en italien (aqui  en espagnol, voir aussi  le démonstratif   aquel)  correspond à ci/ici (ceci) en français.Notons aussi  querido qui devient en français chérir mais la forme « caro » existe en italien; Le verbe quérir signifié en espagnol vouloir. Il a donne en français quéte, enquete.

. Mais la chaine étymologique n’est pas rompue dès lors que le mode de transformation a été correctement décrit.

 

En revanche, en hébreu; on ne semble même pas disposer d’une telle série autour de l’impératif  de qualification qui nous apparait comme une clef anthropologique cruciale. L’ensemble des mots qui recouvrent un tel champ sémantique est dépareillé.   L’hébreu aura visiblement été impacté par l’emprunt. On ne parle pas ici seulement des emprunts récents qui émaillent l’hébreu depuis quelques décennies mais d’emprunts bien plus anciens. 

I les emprunts récents  en hébreu moderne

 

 L’avantage des emprunts aux langues européennes est certes  de rendre l’hébreu moins hermétique lexicalement mais cela conduit à lla déstructuration  étymologique de la langue et à une synonymisation qui constitue un vernis  unitaire artificiel et purement consensuel.

( cf  L’emprunt et le calque en arabe et en hébreu moderne à travers les instruments et les noms d’instruments, corpus tiré de deux dictionnaires : le « Mu’jam ‘al Wassît » de l’Académie de langue arabe du Caire et le « Milon hé Hadas » d’Avraham ‘Even Sosan par Abdelkrim Boufarraoui Thèse de doctorat en Linguistique. Sous la direction de Frank Alvarez-Péreyre1990, Paris 5 .

 
  • Résumé
  • « La présente thèse entre dans le cadre d’une étude comparative concernant l’arabe et l’hébreu moderne. Le sujet s’intéresse exclusivement à la formation de l’emprunt et du calque, en partant des noms d’instrument et des instruments. La matière de notre recherche a été tirée de deux dictionnaires datant, a peu près, de la même période historique. Notre travail consiste à tenter d’expliquer la formation de l’emprunt et du calque, tout en faisant appel aux critères: morphologiques, phonologique, voire étymologique. Il s’en suit l’étude du paradigme lexical, de la structure syllabique, du stress, de la composition, de l’arabisation, de l’hébraïsassions. . . Et en abordant également les lois vocaliques et les lois consonantiques. Nous avons terminé notre travail en proposant une partie de notre corpus à un ensemble de locuteurs arabophones et hébréophones se trouvant aussi bien à paris qu’au Caire. Nous tenons à souligner que notre travail concerne la méthode lexicographique et non pas les langues; c’est à dire l’arabe et l’hébreu modernes. » 
  •  (cf  aussi  « La résurrection d’une langue morte : le cas de l’hébreu moderne » Yaakov Bentolila) 
  • II Les emprunts antiques
  • Pour déterminer la présence d’emprunts, il convient de mettre en évidence des discontinuités (cf nos travaux sur l’anglais et le processus de synonymie)   Si l’on s’en tient au champ du questionnement (cf supra), force est de constater que les formes interrogatives (ma?, mi? , quoi, qui?) n’ont pas de correspondant verbale au niveau étymologique. Le verbe « lishol » et le nom « shééla » n’ont aucune similitude structurelle avec  ces modes de questionnement, à la différence du latin  et du français. On doit y percevoir une influence étrangère comme pour l’anglais.(cf Jacques HALBRONN LINGUISTIQUE DE L’ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE EDITIONS DE LA GRANDE CONJONCTION PARIS 1987, sur SCRIBD)Essai de description critique du système du français à la lumière des relations interlinguistiques, thèse non soutenue (Université Paris V Descartes) 1989) 
  •  Une telle observation concernant l’hébreu ancien  est problématique et vient s’ajouter à nos remarques sur le non respect des marqueurs de genres au niveau des pronoms personnels à la deuxiéme personne du singulier, d’autant que cela affecte la formation de l’imparfait et du futur (en cas de vav conversif, comme dans le Ecoute (shema) Israel) En conclusion, la forme QU/GU est une matrice primordiale qui a toute sa place dans les langues latines notamment en français. Le démonstratif  correspond à la question, en ce qu’il désigne une voie.

To be, or not to be, that is the question” (Hamlet, Shakespeare) constitue la reconnaissance éclatante de l’impact du français sur l’anglais, au XVIe siècle avec l’emprunt de « question » dans la langue de Shakespeare. 

 

 

  •   JHB 30 07 23

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jacques halbronn Robert Amadou et son exploration du corpus Nostradamus (1989)

Posté par nofim le 29 juillet 2023

jacques  halbronn    Robert Amadou et son exploration du corpus Nostradamus  (1989)

 

En 1989, il avait été question que le regretté Robert Amadou rédige une préface pour le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra mais c’est à Jean Céard que nous donnâmes finalement la préférence (Ed La Grande Conjonction-Guy Trédaniel, 1990)  Amadou déposera au mois de mars  son texte  polycopié à la BNF sous le titre « Nuées et intelligences, préface en forme d’excursion » ( autour  de Robert  Nenzra  Bibliographie des écrits relatifs à Nosradaus, second volume) Suivons donc pas à pas la dite excursion et Amadou s’arrête sur des textes d’adversaires de  Nostradamus qui, selon lui, attestent de la parution en 1555 de la première édition des « Prophéties » (Centuries) dont le dit Benazra avait retrouvé depuis peu un exemplaire, publié par les « Amis  de Michel Nostradamus » Initialement,  le Répertoire de Benazra aurait du paraitre en  deux volumes, l’un préface par le Professeur Céard, l’autre par Amdou mais l’on s’en tint à un seul volume, préfacé par Jean Céard. C’est ainsi qu’Amadou  va aborder la couverture centirique faite de la Révoluion Française. Commentant l’Epitre à Henri II, R. A. note (p. 12) que celle ci ne comporte pas l’an 1789 mais 1792, à la différence de Richard Roussat, s’en tenant à Pierre d’Ailly.  Amadou revient sur le quatrain  I, 35  très souvent associé à la mort en tournoi du roi Henri II,  en  1559, ouvrant la voie à la régence de Catherine de Médicis. « Lors du  tournoi nul ne s’avisa d’en lire la prédiction dans les centuries »(p.22) et pour cause, dirons-nous, puisque ces centuries n’étaient pas encore parues; Nous avons signalé le jeu de mots  » Dans  cage d’or’, qui selon nous renvoie au meurtrier du Roi Gabriel d’Orges, ce qui, par sa précision même, indique qu’il s’agit d’un texte écrit après coup car la prophétie a ses limites  On pense aux anagrammes qui marqueront les sixains au début du XVIIe siècle. Amadou passe au Janus de Chavigny qui atteste bien, cette fois, de la parution des Centuries à la date de 1594/ (p. 24) Amadou signalé à juste titre la parution d’un commentaire, faussement attribué à  un certain Jaubert – son auteur était en fait  le dominicain Giffré de Réhac (cf notre post- doctorat, EPHE  2007) et signalé que ce commentaire sera traduit en anglais par Garancières : il s’agit de l’Eclaircissement des véritables quatrains » Ce point ne semble pas avoir été signalé par Benazra.(????) Passant en revue toutes les références à Nostradamus pour les deux derniers siècles, Amadou manque de signaler la parution en 1906  de la réédition des adresses de Nostradamus à Pie IV en 1561, dont il avait pourtant traité par ailleurs (revue L’Autre Monde n° 103) Amadou ne semble pas, dès lors, avoir saisi toute l’importance que Nostradamus attribuait à l’an 1567- n’ayant probablement pas abordé les traductions italiennes se référant à Nostradamus dans les années 1560.(pourtant conservées à la BNF) et à la naissance d’un Antéchrist, ce qui est repris dans viii 76 dans un quatrain que les faussaires tireront de la dite Epitre au pape. Amadou  évoque le projet d’une édition critique des Centuries (p/ 30) laquelle sera confiée à Pierre Brind’amour (1996, Droz) dont nous avons montré toutes les limites. Peu après la parution du RCN de Benazra et du texte d’Amadou, nous avons fait paraitre en 1991 dans la revue Réforme, Humanisme, Renaissance  ‘Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (volume 33, numéro 33, p. 43-72.) Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? « De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561″, almanach  retrouvé par Amadou, à la Bibliothèque Sainte Geneviève, Paris.

Amadou signale une sorte de pastiche de la Préface à César (qu’il situe à la fin du xVIe siècle, ce qui fut bel et bien sa véritable date de parution et non mars 1555) (cf  de Patrice guinard, CORPUS NOSTRADAMUS 116  « Quelques manuscrits des Prophéties, vaticinations et vagabondages (XVIIe siècle »)  et CORPUS NOSTRADAMUS 60 –et  sa    »Biblio-iconographie du Corpus Nostradamus » (2016) Le texte, intégralement reproduit par Amadou en 1989) débute en se référant au « reste du  siècle présent », soit les dernières années du XVIe.qui correspond au moment véritable  de première parution des Centuries. et cette fois contrairement à ce qu’avait considéré Amadou pour authentifier l’édition de 1555, celaconstitue bien, selon nous, un témoignage valable.   

Amadou aborde le  cas de ceux qui usèrent du nom de Nostradamus (pp/ 43 et seq) y compris Antoine Crespin Archidamus dont nous avons traité longuement ainsi que Pierre Brind’amour dans son « édition critique » sur Nostradamus le Jeune, cf en 2002
nos  – « Recherches autour de Nostradamus le Jeune » (site propheties.it) 

In  finé Amadou revient sur l’almanach pour 1561 et à la dédicace à  Pie IV (p 53) Il affirme «   les présages  des almanachs valent, à mes yeux, ceux des centuries » Amdou n’avait  pas eu,  accés au manuscrit du ‘Recueil des présages prosaiques » que B. Chevignard éditera partiellement  en 1999 (ed Seuil) dont se sert Chavigny dans le  Janus Gallicus. Il ne remarque pas que les quatrains des almanachs sont issus de la prose de Nostradamus pour la même année tout comme les quatrains des Centuries sont calqués sur les épitres en prose des éditions des Prophéties, si ce n’est que cela renvoie non pas à l’Epitre à Henri II mais à l’Epitre à Pie iv qui aurait du figurer au début du second volet. Au fond, la même mésaventure affectera Robert Amadou dont la « Préface » initialement prévue ne sera pas retenue…. En fait Amadou aura été le précurseur de notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France. Formation et fortune (Presses Universitaires du Septentrion, 1999)en ce que son approche déborde largement le cadre proprement nostradamique.

 

JHB  29 07 23

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Jacques Halbronn méthodologie ; qui est le préteur, qui est l’emprunteur? La fabrique des Centuries

Posté par nofim le 28 juillet 2023

Jacques  Halbronn  méthodologie  ; qui est le préteur, qui est l’emprunteur? La fabrique des Centuries

 

Il arrive que l’on soit confronté au questionnement suivant: qui a pris à qui?  Est- ce la français qui a emprunté à l’anglais ou bien l’inverse, est- ce tel auteir qui aura pillé tel autre ou le contraire? probléme d’import-export et de plagiat.

La méthodologie que nous suggérons ici est la suivante. Il est clair que celui qui manifestement ne s’est pas donné les moyens d’obtenir tel résultat est celui qui aura « emprunté », « importé, plagié. Un pays qui n’a pas d’industrie ne saurait prétendre avoir produit telle ou telle machine. Un chercheur qui ne s’est pas constitué une bibliothèque importante et ne dispose que des quelques éléments dont il se sert est certainement en dette  envers un autre chercheur.

Nous dirons que l’emprunteur commet inévitablement des erreurs de copie et que l’original se révélera plus cohérent, plus complet, plus articulé. Il en est ainsi pour l’emprunt linguistique où le plus souvent, l’emprunt n’est que ponctuel, partiel à la différence du corpus dont il aura été extrait sans parler des contre-sens  encore que parfois l’erreur pourra se révéler créative et donner l’impression d’une certaine originalité. (cf notre Eloge de L’erreur (in Collectif Eloge,  Ed Le lierre et le coudrier, 1990). L’historien doit avoir été formé par ses maitres à détecter les contrefaçons, les documents antidatés, les supercheries, faute de quoi il hypothéquera ses diverses productions dès lors qu’un chercheur plus avisé et plus consciencieux dévoilera tôt ou tard  le pot aux roses. C’est ainsi que la première victime (collatérale) des emprunts non reconnus sera celui qui les aura pris pour argent comptant 

Nous aborderons le cas de Crespin, réputé  imitateur de Nostradamus. et dont Pierre Brind’amour se servit pour établir son édition critique du premier volet des Centuries (353 quatrains. ed Macé Bonhomme, 1555.  Ed Droz 1996) en revenant sur notre  étude parue en 2002 (Ed Ramkat). qui lui fut consacrée. La confrontation entre la prose de Crespin et les quatrains centuriques pose la question suivante: la prose précédé-t-elle les vers ou est-ce l’inverse,? Pour le chercheur québécois (cf notre étude par ailleurs), la prose de Crespin dériverait de la poésie de Michel de Nostredame . Or, il nous apparait qu’une telle thèse est difficilement défendable d’une façon générale, d’où l’expression « versifier », « versification » qui n’a pas son corrollaire.

Examinons donc les correspondances prose-quatrains que nous avions signalées, il y a 20 ans, en collaboration avec Robert Benazra quo s’était prêté au jeu.(in Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus)  cf nos ‘Enseignements sur la compilaton crespinienne » (pp. 55  et seq) et un paragraphe s’intitulé « Du vers à la prose » en nous référant au  récent travail de Brind’amour. Nous notions  alors que certaines centuries  n’ont pas été traités par Crespin (p; 58) On s’arrêtera sur  le fameux quatrain I, 35 censé avoir annoncé la mort du Roi en 1559 (p 66) A props d’unbe  variante, nous notions : » « comment Crespin aurait il pu placer un pluriel ave « le lion jeune les vieux surmontera » au lieu du singulier  dans les Centuries. « le vieux ». Il semble que l’on aura voulu modifier le texte de Crespin pour le faire coller avec l’annonce de la mort du Roi. De même ,pat rapport au quatrain « Chartres » annonçant le couronnement d’Henri IV, on aura changé l’original « Chastres » en Chartres pour que cela « colle ».(cf la Guide des Chemins de France de Charles Estienne qui servit à la composition de  plusieurs quatrains.-(cf  article  de Ch. Liaroutzos RHR  1986). En 2002, la thèse que nous avions adoptée était la suivante, Crespin se serait inspiré d’une version manuscrite antérieure à l’imprimée ou bien  carrément d’une précédente édition disparue.(cf  p. 74).  Depuis, nous pensons (cf notre post doctorat 2007) que c’est Crespin  qui a servi à composer toute une série de quatrains, son texte pouvant avoir été remanié pour conférer une dimension prophétique plus assurée aux Centuries,

 

 

 

 

 

JHB 28 07 23

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jacques halbronn Quid d’un judaisme se référant constamment aux Enfants d’Israel?

Posté par nofim le 28 juillet 2023

jacques halbronn  Quid d’un judaisme se référant constamment aux Enfants d’Israel?
 Thomas  Römer, Professeur au Collége de France,  est parvenu dans son « Enquête sur le récit de la Sortie d’Egypte »,  à la conclusion que l’influence du Royaume d’Israel sur la rédaction du texte du Pentateuque serait assez évidente (. BayardLabor et Fides  2015)

Moïse en version originale : enquête sur le récit de la sortie d'Egypte (Exode 1-15) - Thomas Römer

MOÏSE EN VERSION ORIGINALE : ENQUÊTE SUR LE RÉCIT DE LA SORTIE D’EGYPTE (EXODE 1-15)

La question qui se pose pour nous, comme nous nous en sommes expliqués ailleurs, concerne le syncrétisme de l’Ancien Testament et la cohabitation non pas des différentes empreintes, sacerdotales, deutéronomiques et autres, mais bien celle de  dénomination  Judéens et Israélites. Comment se fait-il que l’on parle de « judaisme » et qu’en même temps, l’on se référe constamment à Israel, notamment jusque dans les livres de prières en circulation de nos jours (cf notre étude à ce sujet) C’est ainsi que le MJLF mouvement juif libéral de France (fondé en 1977) ne cesse de mentionner Israel dans sa littérature liturgique alors même qu’il se situait face  à l’Union Libérale Israélite. D’un côté, l’on parle de nos jours plus volontiers des Juifs que des Israélites, comme on le faisait sous la IIIe République,  mais sans réviser les appellations fleurissant dans les textes On frise la schizophrénie!  Situation compliquée chez les juifs libéraux qui n’auront pas su profiter de la critique biblique pour moderniser le judaisme (cf l’Alliance pour un judaisme traditionnel et moderne, AJTM, faisant partie du nouvel ensemble JEM  Judaisme en mouvement  (avec l’e MJLF et l’UlI(F)..

JHB  28 07 23

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jacques halbronn La double ignorance sociale: celle du temps et celle du milieu (espace)

Posté par nofim le 28 juillet 2023

jacques halbronn    La double ignorance sociale: celle du temps et celle du milieu (espace)

 

wikipedia

 » celui qui vit sans réflexion ni introspection est parfois atteint d’une « double ignorance » qui est le fait de ne pas savoir et de vivre dans l’illusion qu’il sait : « Non seulement tu ignores les choses les plus importantes, mais tu crois les savoir » disait Socrate à Alcibiade’.

 

On entendra ici le mot « ignorance » au sens anglais du terme, celui du refus de savoir qui  entraine un certain désintérêt ou la tentation de  l’impasse comme on dit lors de la préparation d’un examen ou d’un concours, ce qui correspond à une forme de complaisance, de « liberté »  de faire ou de ne pas faire, souvent liée à la question du ça, (cf nos études sur les topiques sensorielles)  Notre société semble; en effet, vouloir sinon pouvoir se passer de ces deux paramétres, apparemment  jugés par trop contraignants, notamment au cours de la période solsticiale (cf nos études en Astrologie EXOLS) qui s’achève. Nous allons pratiquer un audit de ce double abandon épistémologique. 

 

    I  l’ignorance des périodes  

On sait dans quel mépris, l’on tient de nos jours l’astrologie dont il ne convient pas de daigner de s’occuper et de faire entendre la voix et l’on aura tôt fait de mettre toutes les recherches en traitant dans le même sac; et pas question, évidemment, d’investir dans ce domaine à nouveaux frais au sein du CNRS  ou dans tout autre cadre offficiel.  La seule idée qu’il y ait quelque chose de « vrai » dans cette affaire serait déjà en soi qualifiable  grotesque. et honteuse.. Et pourtant;  en paraphrasant Galilée,  elle « tourne » expression appropriée pour le domaine cyclique.. Mais peut on  faire complétement l’économie d’une recherche concernant le calendrier de nos structures sociales? On nous répondra peut être que nos constitutions y pourvoient, lesquels, sous différentes latitudes, ont mis en place; depuis la fin  du XVIIIe siècle,  des formes de périodicités de début  et de durée variables. Ces constitutions ont l’avantage sur l’astrologie d’être décrétées par nos contemporains et nos assemblées. Pourtant,  nos calendriers et nos fêtes se référent  au cycle des saisons (cf le calcul de la Paque), et parfois se calent  et se calculent sur les nouvelles lune mensuelles (néoménie) chez les Juifs et les Musulmans. Meme le Iet janvier  -qui  fixe le millésime-  avoisine le solstice d’hiver.  On aurait affaire ici à des cache-misère car qui est dupe du caractère factice des périodes ainsi « constituées » mais qui ont le mérite de relever de notre invention sans rien devoir à quelque transcendance vénue d’ailleurs. On parle actuellement d’une ‘Alien theory » pour stigmatiser  le recours à des interventions étrangères à notre Humanité.  Mas dans  l’Ancien Testament, notamment dans le livre du prophéte Osée, c’est Dieu qui rejette les idoles faites de main d’homme même quand elles lui sont vouées.

En bref; nos sociétés persistent à véhiculer des calendriers fictifs auxquels on rend un culte « périodique », lors d’élections, quitte à se boucher le nez car on atteint bien là le sommet de la démagogie puisque chaque élection reçoit ipso facto l’onction populaire.

 

 

 

 

II l’ignorance des milieux 

En ce qui concerne notre second paramétre, on en est arrivé à criminaliser toute référence aux origines de telle ou telle personne et comme on disait déjà sous la Révolution, tout à l’individu et rien à son groupe d’appartenance (cf le Discours de Clermon Tonnerre aux « Israélites ») 

L’ignorance, ici, consiste à faire « abstraction » du sexe, de la race, de la religion, pour fabriquer un citoyen. Là encore, on assiste à la manfestation d’une meme ubris à savoir que nous serions maitres de produire  des  réalités qui nous conviennent et de nous abstenir de celles qui nous génent. mais là encore,  force est de constater l’absence de recherches valables dans ce domaine en qualifiant celles ci de non validées par la Science, laquelle a bon dos- c’est de l’instrumentalisation, comme pour le précédent paramétre puisque, c’est bien connu et démontré, l’Astrologie ne serait pas de la Science!: 

Certes, tout le monde sait faire la différence entre un homme et une femmes, un blanc et un noir mais en même temps, l’on nous assure qu’un tel constat a perdu de son intéret, de son efficience et qu’il faut apprendre à ne pas en tenir compte, ce ne sont là que des redondances qui ne devraient pas nous induire en erreur car cela ne méne plus à rien, nous dit-on.

 

 

 

JHB  27 07 23

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jacques halbronn Linguistique. Le rôle à repréciser des lettres « e » et « i » en français

Posté par nofim le 27 juillet 2023

Jacques  halbronn   Linguistique. Le rôle à repréciser  des lettres « e » et « i » dans l’oralité  du français

 

 

Nous avions déjà bien avancé dans divers textes dans la redéfinition du rôle de cette lettre dans la prononciation du français mais nous n’étions pas allé tout à fait au bout de notre raisonnement.   C’est ainsi que nous avions butté sur la conjugaison de la troisiéme personne du pluriel au présent mais aussi à l’imparfait. Nous avions notamment mis en évidence le fait que le e placé après une consonne la mettait en valeur alors que placé devant une consonne, il l’occultait.

Une application de cette loi est manifeste dans des cas comme « aspect », « respect », où la forme « ct » est  effacée à l’oral  alors qu’elle s’entend dans  aspecter, respecter etc.  Quid alors de la forme en « ent », ne devrait-elle pas se prononcer  tout simplement « é »? Ils mangent devrait donc s’entendre « ils mangé » tout comme la forme ancienne  « ed » du participe, forme qu’a conservé l’anglais mais sans respecter la régle du e devant une consonne.  C’est en fait à l’imparfait que le probléme se pose de façon particulière, faut de quoi ils mangent et ils mangeaient se prononceraient pareillement. 

C’est finalement sur la question du rôle de la lettre « i » que notre attention va se porter.  En effet, la prononciatioin en « é » du « ai » qui nous semble devoir être revue et corrigée..  Prenons le cas du verbe essayer. On a essai, ils essaient, qu’ils essayent  ou payer,  ils paient,  feuille de paie etc Ce son « eye » et non « aye » qui nous semble le plus approprié.  On distinguera ainsi, ils chantent à prononcer « chanté »  et ils chantaient, à prononcer « ils chanteyent », la forme actuelle du présent et de l’imparfait étant à évacuer. Si l’anglais prononce le « ai », « é », c’est son affaire comme dans day, say, may qui correspondent à l’allemand Tag, sagen, môgen etc

Il faut rendre au « i » sa prononciation « ye » ou « aille ». Les exemples ne manquent pas: roi donne royal, joie  joyeux, craie crayeux, soie,  soyeux  alors qu’on devrait le prononcer « roye », sans parler de cry, try où l’anglais a su préserver la « bonne » lecture.  notons en russe les formes « tvoy » pour le possesif , « Somnoy »: avec moi. Ne dit-on pas « langue d’oil », en prononçant le oye? 

Nous proposerons  la pratique langagière suivante: 

 

Présent de l’indicatif  . ils chantent, prononcer « ils chanté », le e effaçant le groupe qui le suit

Imparfait de l’indicatif, ils chantaient, prononcer « ils chantéyé », ce qui évite de confondre  chantent et chantaient.

 

  Revenons à la question du statut des marqueurs de nombre en français: tout se passe comme si l’on avait généralisé la non prononciation du « s » comme marqueur de pluriel, à partir du cas des formes où le s est précédé du « e », ce qui va l’occulter. En « bon » français, il faudrait  dire : les grandes vacances  sous la forme  « lé grandé vacancé » à côté de  chansons, chantons, avec un « s » bien sonore. L’anglais, lui, aura extrapolé en sens inverse et décidé de ne pas respecter la régle du e devant une consonne ou un ensemble de  consonnes; ce par ignorance de la régle exposée plus haut . Avec l’usage de l’accent sur le « e », à l’écrit, cette régle s’est formalisée en français mais n’est respectée qu’à cette condition.

 

 

 

 

 

 

JHB 27 07 27

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jacques halbronn Astrologie EXOLS Les révolutions de 1789 et de 1848 et leur suite.

Posté par nofim le 27 juillet 2023

jacques halbronn   Astrologie EXOLS  Les révolutions de 1789  et de 1848  et leur suite

 

Dans notre  brochure  L’Astrologie selon Saturne, nous avions signalé que près de 60 ans séparaient ces deux événements,  ce qui les plaçait ipso facto dans la même configuration  saturnienne avec Saturne à la charnière des Poissons et du Bélier. Dans une précédente étude consacrée  au premier de ces deux moments clé de l’Histoire de la France, nous avions montré que cela relevait de la fin d’une phase solsticiale bien plutôt que du début d’une phase équinoxiale, ce qui nous avait conduit à développer la thèse selon laquelle le passage d’une phase à l’autre était progressif et demandait du temps tant et si bien que toute phase ne parvenait à son plein essor qu’en fin de parcours. C’est ainsi qu’au lendemain de l’Abolition très solsticiale des Priviléges va s’instaurer un régime autoritaire de type équinoxial, plus en rapport avec le caractère de la nouvelle phase. Eh bien, il semblerait que l’histoire « bégaie » et ce bégaiement tend à valider notre approche astrologique, qui par la simplicité de son modéle facilite singulièrement les rapprochements entre époques plus ou moins distantes. 

NB Pour les utilisateurs de nos « Grandes Ephémérides »  de   Gabriel  (1500- 1899) que nous avons fait paraitre en 2 tomes aux Ed Trédaniel en 1990;  nos périodes se situent ainsi:   60° et 240° pour le début des phases solsticiales  et    150° et 330° pour celui des équinoxiales. 

C’est ainsi que nous n’hésiterons pas à qualifier de solsticiale la révolution de 1848 (accouchant  de la Deuxiéme République)qui sonne le glas de  la ‘Monarchie de Juillet », régne de Louis Philippe, intitulé  de façon  solsticiale  roi des Français », en 1830, en plein temps solsticial.   En 1840, on était revenu en phase solsticiale et donc en 1848,  c’était la fin de la dite phase .. Mais, comme  on sait le présidente Louis Napoléon Bonaparte instaurera  un  « Second Empire. En 1853, on passe en phase solsticiale et en 1860, nouvelle phase équinoxiale qui correspond aux transformations hausmanniennes de la capitale, avec l’annexion de villages environnants, pour constituer 20 arrondissements au mépris de l’ancienneté de certains quartiers.

Wikipedia

« Le 1er janvier 1860, les communes des Batignolles, Montmartre, Passy, Auteuil, Grenelle, Vaugirard, Bercy… entrent dans la capitale en qualité de nouveaux arrondissements »

Or, c’est en cette même année que Saturne passe  sur l’axe  Vierge Poissons

  Puis on repasse en phase solsticiale et cela donne les aventures mexicaines puis prussiennes et pour couronner le tout la « Commune de Paris », dont le caractère solsticial est flagrant  avec l’annonce d’une troisiéme République, le 4 septembre 1870. Le Second Empire  est mis à bas qui incarne les valeurs équinoxiales.

 wikipedia

la Commune (18 mars-27 mai 1871)

La Commune : barricade rue de Charonne

 

La Commune : barricade rue de Charonne
La Commune : barricade rue de Charonne

 

Tentative à implications révolutionnaires, faite par les ouvriers à Paris après l’insurrection du 18 mars 1871, pour assurer, dans un cadre municipal et sans recours à l’État, la gestion des affaires publiques. 

 Wikipedia A propos de l’influence de l’impératrice Eugénie.

  »La guerre est déclarée le 19 juillet 1870 ; quand Napoléon III vint l’annoncer à ses proches se trouvant au château de Bagatelle à Paris, devant la joie manifestée par son épouse dansant avec son fils, leur ami le richissime collectionneur marquis d’Hertford aurait dit : « Cette femme nous mène à la ruine ! »

 

JHB  27 03 23

 

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jacques Halbronn Astrologie EXOLS Le piége des fins de phase, du Chant du Cygne et les risques d’extrapolation et de projection sur l’avenir.

Posté par nofim le 26 juillet 2023

 

 jacques  Halbronn   Astrologie EXOLS   Le piége des fins de phases, du   Chant du Cygne  et les risques d’extrapolation et de projection sur l’avenir.

Nos travaux de recherche auront mis en évidence la nécessité  de suivre un processus jusqu’à son terme, des années, voire des décennies plus loin; (cf notre exposé  « Les prophéties et la Ligue », Colloque Prophètes et prophéties au XVIe siècle, Cahiers V. L. Saulnier, 15, Paris, Presses de l’Ecole Normale 1998) Ceux qui s’en sont tenus à la seule vie de Michel de Nostredame se seront fourvoyés car le « pot aux roses » était à chercher dans les années 1580 90  et non 1550 1560! Nous avons montré qu’il en était également ainsi pour l’Astrologie à savoir qu’il ne faut pas assimiler conception et naissance, comme chacun sait, pas plus que solstice et équinoxe, d’ailleurs. Si l’on entend étudier l’impact d’une configuration astrologique, il sera conseillé  de se situer largement en aval mais inversement, pour appréhender un événement, il est bon de remonter dans le temps quand les choses se sont enclenchées. (cf notre étude sur l’Abolition des priviléges d’aout 1789) En tout état de cause, des allées et venues s’imposent,ce qui risque d’énerver ceux qui voudraient que l’astrologie obéisse à une précision mathématique avec une concomitance de la cause et de l’effet. Il y a là un risque évident d’anachronisme qui peut fort bien créer de faux espoirs – notamment lors d’élections- lorsque l’on croit que ce qui se passe est un commencement alors que c’est un terminus! On sera alors en retard d’un métro. Rappelons que nous avons fait remonter le début des saisons en passant de l’axe Bélier Balance à l’axe Poissons Vierge  et de l’axe Cancer Capricorne à l’axe Gémeaux Sagittaire.

Prenons des exemples sous la Ve République pour illustrer notre propos.. L’on risque de prendre la fin d’une phase solsticiale comme le début d’une « nouvelle ère » alors que c’était un « chant du cygne » à la veille d’une bascule dans une autre logique, équinoxiale, cette fois et inversement.

Fin des phases  1962  et début de phase équinoxiale.   C’est ainsi qu’au moment où sont signés les Accords d’Evian, à tonalité solsticiale, se met en place une nouvelle pratique de l’élection présidentielle, au suffrage universel, acte équinoxiale par excellence en ce qu’il instaure une sorte de légitimité qui ne dépend plus de Parlement, ce qui conduira en 1969, en fin de phase équinoxiale, à un référendum. sur « le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat » Il est possible que ce référendum aurait du être repoussé à la fin de la phase équinoxiale, soit 1971. Il aura été prématuré et cela aura conduit à un échec d’où le départ avant terme de De Gaulle. On voit que l’astrologie EXOLS permettrait d’éviter d’agir à contre temps.

Passons au cas de Mitterrand à la fin des années 70. Une phase solsticiale avait débuté en 1971 avec la tenue du Congrès d’Epinay qui lui permettra de prendre le controle du PS. En 78, on est donc à la fin de cette phase et ont lieu des législatives qui auraient dû conduire à une cohabitation, d’ailleurs anticipée par Giscard d’Estaing. Ce qui eut été un aboutissement  mais cela  se termina en queue de poisson. Commence alors une nouvelle phase équinoxiale qui prend le contre pied de la phase précédente et en 1983, c’est le « tournant de la rigueur »  qui ne correspond pas vraiment à ce qui avait été prévu, annoncé Michel Onfray revient sur ce moment;. »

«  Une fois parvenu au pouvoir, (Mitterand)  gouverne vingt-deux mois à gauche et, face à sa gestion économique calamiteuse, il abandonne le socialisme, se convertit au libéralisme, retourne le PS comme une crêpe avec cette idéologie. Il change alors de marotte et devient un militant européiste » 

Ce que ne comprend évidemment pas Onfray, c’est que les temps imposent une telle évolution et qu’il ne sert à rien de s’en prendre à une personne, prenant l’effet pour la cause. Mitterrand aura été élu dans la foulée d’une phase  solsticiale en fin de parcours et sera vite rattrappé par les pesanteurs cycliques On n’est plus en Aout 1789. 

 Mais revenons justement aux lendemains de l’Eté 1789 qui sont la queue de la cométe solsticiale. Et on comprend que la phase équinoxiale qui va suivre mettre en place un pouvoir autoritaire et vertical, bien loin de l’esprit solsticial!:.. Robespierre est l’homme providentiel 

 Wikipedia

 . Robespierre   » a lui-même énuméré– toutes les tâches qui lui incombent : « Onze armées à diriger, le poids de l’Europe entière à porter, partout des traîtres à démasquer, des émissaires soudoyés par l’or des puissances étrangères à déjouer, des administrateurs infidèles à surveiller, tous les tyrans à combattre, toutes les conspirations à intimider, partout à aplanir les obstacles, telles sont mes fonctions » (25 septembre 1793). Avec Robespierre à sa tête, le Comité de salut public tient la Convention en tutelle. Sous son égide, le décret du 10 octobre 1793 décide que « le gouvernement sera révolutionnaire jusqu’à la paix », et celui du 14 frimaire (4 décembre) organise l’ensemble des institutions. Toutes les libertés (de presse, de parole, de réunion) sont supprimées.’ 

 

 

 

JHB 26 07 23

 

 

 

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jacques halbronn Astrologi mode d’emploi. Une phase de 7 Ans ne s’accomplit pas en son commencement mais en son aboutissement.

Posté par nofim le 26 juillet 2023

jacques  halbronn  Astrologie mode d’emploi.   Une  phase de 7 Ans  ne s’accomplit pas en son commencement mais en son aboutissement.

 

  Considérons la « nuit du 4 aout » et l’abolition des priviléges; .

 

Internet

« Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l’Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d’unanimité, proclament l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges. Ce moment de grande ferveur nationale s’inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française » 

Or. il importe de comprendre que cet événement est l’aboutissement d’une phase solsticiale qui aura débuté 7 ans plus tôt, donc bien en amont. Il ne s’agit donc pas d’un marqueur équinoxial mais bien d’une réalisation solsticiale, il faut donc rechercher le déclencheur des années auparavant., ce qui ne correspond pas vraiment à l’approche astrologique actuelle qui recherche la configuration adéquate au moment de l’événement! Au fond, c’est comme une naissance déterminée 9 mois plus tôt, avec la conception. Si l’on ne comprend pas  cela, l’on risque fort de faire fausse route tant pour  ce  qui est des  explications après coup que pour les prévisions. C’est ainsi que lorsque un André Barbault annonce un événement au moment où se forme telle configuration, il précipité considérablement le cours des choses.  La fin d’une phase c’est comme le coup de  grâce/ 

Wikipedia

«  L’expression coup de grâce est utilisée pour désigner un coup fatal porté à une personne ou un animal blessé en vue de « l’achever »,    On prendra l’exemple du cycle des saisons,  c’est lors du solstice, que les choses repartent en sens inverse en direction de l’équinoxe et vice versa. Il faut donc savoir faire le tri entre ce qui se  termine et ce qui s’amorce. Dans notre travail sur le passage de Saturne sur le point vernal (L’Astrologie selon Saturne, 1994, cf déjà en 1993 dans la réédition de Clefs pour l’Astrologie. ed Seghers), nous n’avions probablement pas encore  su décortiquer un tel processus et mis sur le compte de la phase à venir ce qui relevait en réalité de la phase parvenant à son terme!

IL est donc bon d’étudier les prémisses, les signes avant coureur qui ont du jalonner la phase tout au long de son déploiement de 7 années.En d’autres termes, le contraste le plus marquant  se situe entre les fins de phase et non en leur commencemen étant entendu qu’une fin de phase sera beaucoup plus spectaculaire qu’un début de phase. Il n’y a pas photo!.

la phase solsticiale vise à l’égalité, à faire baisser les gens d’en haut et à élever ceux d’en bas, ce qui correspond bien à la Nuit du 4 aout A contrario, la phase équinoxiale générera un fossé grandissant entre le monde inférieur et le monde supérieur, ce qui est notamment le cas lors d’une Occupation comme en 1940 où l’on sonne le glas des illusions et où l’on est amené à reconnaitre bon gré mal gré  qui est le plus fort, quitte à se préparer à remettre en question à terme un tel constat, comme cela s’est produit au cours de la Seconde Guerre Mondiale.  La défaite de 40  était déjà en germe en 38,(Accords de Munich)  en  milieu  de phase équinoxiale. Si  l’on considre la période actuelle, celle d’un passage dune phase solsticiale à une phase équinoxiale, la situation en Ukraine nous apparaitra plus comme  étant solsticiale qu’équinoxiale, la solsticialité donnant une prime au plus faible et en même temps, l’avenir sera équinoxiale avec  à l’horizon  une domiunation du plus fort sur le plus faible tant  en ce qui concerne la Russie (et les ex Républiques de l’URSS)  que la Chine (face à Taiwan) . Dans un précédent article, nous avions montré que les Accords d’Evian, en fin de phase solsticiale étaient la dernière touche solsticiale à un processus ayant débuté 7 ans plus tôt.  JHB 26 07  23

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