jacques halbronn Linguistique. Phonétique et phonologie.
Posté par nofim le 29 novembre 2023
jacques halbronn Linguistique. Phonétique et phonologie.
La linguistique nous apparait comme un terrain idéal pour appréhender épistémologiquement les notions d’erreur, d’exception mais aussi de régle (cf notre mémoire LINGUISTIQUE DE L’ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE EDITIONS DE LA GRANDE CONJONCTION PARIS 1987. Mais qu’en est-il dans la littérature linguistique, dans les descriptions de la « grammaire » du français, notamment? Dans la Nouvelle grammaire du français (de JEan Dubois et de René Lagane, Ed Larousse, 1973) on trouve un chapitre intitulé « Phonétique, phonologie, orthographe » (pp. 236 et seq) On nous met en garde « L’orthographe du français (comporte) une correspondance très imparfaite avec la prononciation, le même son pouvant être transcrit par plusieurs lettres différentes etc »
La question de l’orthographe est posée face à celle de la prononciation et l’on nous présente l’écrit comme une « transcription » de l’oral alors qu’en réalité, c’est l’oral qui est censé respecter les « codes » de l’écrit même si dans bien des cas, en français, l’écrit se sera aligné sur l’oral, comme pour le participe passé de la première conjugaison avec disparition de la consonne « d » finale (l’anglais ayant conservé la dite finale du fait de son ancien emprunt au français avant que ne surviennent de tels « ajustements ».
Pour nous, la phonologie est la science de la phonétique, elle a pour tâche de dégager , par sa description, les régles qui sous tendent la prononciation de l’écrit/orthographe du français. ce qui peut implique le signalement de certaines corruptions, l’exception venant confirmer la régle.
Pour nous, la langue sacrée -à la différence de la vulgaire- est d’abord écrite, gravée, avant d’être parlée à l’image du tétragramme dont on n’accède pas à la prononciation. Il importe donc d »en restituer, reconstituer les « bons » codes de prononciation en partant du principe qu’elle s’articule au départ sur un schéma logique rigoureux, à l’instar d’une architecture. Face à une telle approche, d’aucuns prennent un malin plaisir à repérer les exceptions au point de nier l’existence de régles strictes, ce qui leur interdit de pouvoir prétendre à la mise en évidence d’un ordre premier de la langue sacrée. Pour nous, signaler la corruption d’une langue n’est pas conclure à son caractère chaotique mais proposer un « Tikoun », un rétablissement d »un tel ordre instauré par un « plan divin ». Le français est l’héritier légitime d’une telle tradition, ce qui explique qu’il aura été copié, imité. Paradoxalement, il convient de nous référer à l’oralisation du français comme porteuse des codes de son écrit
JHB 29 11 23
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