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jacques halbronn Présence juive verticale au monde .Colonisation et Conquéte Au -dessus de la mélée

Posté par nofim le 26 novembre 2023

jacques  halbronn  Présence  juive verticale  au monde  Colonisation et Conquéte Au-dessus de la mélée.

 

Nous montrerons que  la notion de colonisation est inhérente  à l’intervention des Hébreux telle qu’elle est narrée dans l’Ancien Testament, tant dans le livre de l’Exode (Pentateuque) que dans celui de Josué (Prophétes) qui n’en est en fait que le prolongement et n’aurait pas dû en être séparé dans le cadre d’une tripartition  de l’Ancien Testament ( TaNaKh) On signalera notamment un passage du Deutéronome, le cinquiéme livre du Pentateuque qui campe la problématique de la Conquéte, à savoir l’occupation d’un territoire déjà peuplé que les Hébreux pourront dominer. On peut en ce sens parler de présence verticale et no horizontale, non pas à côté mais au dessus, ce qui ne signifie donc pas la déportation d’une population mais sa vassalisation, sa soumission dont  la dite population pourra être tentée de vouloir s’émanciper, se libérer, ce qui renvoie au récit de la Sortie d’Egypte, transposition du rapport des populations asservies face à la domination hébraique depuis la métropole de Jérusalem. Le livre  de Josué traite d’un tel  processus de conquéte de cette région traversée par le fleuve Jourdain (ce qui donnera son nom à la Jordanie, à la Transjordanie et à la Cisjordanie au XXe siècle. Or, la traversée du Jourdain n’est pas sans faire penser à celle de la Mer Rouge. Notons que Moise se verra interdire ce passage d’une rive vers l’autre. Cette verticalité  correspond bien mieux à la notion de diaspora, de minorité qu’à celle, herzlienne, d’un Etat à majorité juive, ce qui reléve de l’horizontalité.

Le terme de colonisation sera notamment adopté dès la fin du XIXe siècle par le baron Maurice de Hirsch  pour qualifier son projet argentin.   

wikipedia

Créée à Londres en 1891 par le baron Maurice de Hirsch, la Jewish Colonization Association (abrégé en JCA ou ICA) se consacra à soutenir l’émigration de Juifs de Russie persécutés à la suite des pogroms commis après l’assassinat du tsar Alexandre II de Russie en 1881.

La fameuse formule ‘Ecoute Israel » parcourt le Deutéronome. Dans le chapitre IX, il est bien question de dépossession des nations(Goyim) On y trouve même l’éloge de la satisfaction ressentie de ce fait.

 

 

א שְׁמַע יִשְׂרָאֵל, אַתָּה עֹבֵר הַיּוֹם אֶת-הַיַּרְדֵּן, לָבֹא לָרֶשֶׁת גּוֹיִם, גְּדֹלִים וַעֲצֻמִים מִמֶּךָּ–עָרִים גְּדֹלֹת וּבְצֻרֹת, בַּשָּׁמָיִם.  1 Ecoute, ô Israël: tu franchis maintenant le Jourdain, pour aller déposséder des nations plus grandes et plus puissantes que toi aux villes importantes, dont les remparts touchent le ciel;

 

 En ce qui concerne la constitution d’un Foyer en Palestine pour les Juifs, il convient de préciser les points suivants: il ne s’agissait pas de remplacer la population déjà présente mais de  la dominer, de la prendre à son service et cela englobait au départ les deux rives du Jourdain. Or, les  Britanniques procédérent à une séparation entre celles-ci, de façon à constituer une entité purement arabe en Transjordanie, dotée d’un Roi;

 

wikipedia

« Le mandat a pour objectif la mise en place en Palestine d’un « foyer national pour le peuple juif sur la base du lien historique existant entre le peuple juif avec la Palestine dans le but de reconstruire leur foyer national dans ce pays étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existantes en Palestine », tel que défini par la déclaration Balfour du 2 novembre 1917

 wikipedia

L’émirat de Transjordanie (arabe : إمارة شرق الأردن Imārāt Sharq al-Urdun) était un protectorat britannique (1921-1946) créé en avril 1921 à la suite d’accords passés pendant la Première Guerre mondiale avec les princes arabes de la dynastie hachémite en échange de leur révolte contre les Ottomans.

Après la conférence du Caire de 1921, le contrôle du territoire est transféré à Abdallah Ier, troisième fils de Hussein ben Ali, chérif de La Mecque, sous la surveillance d’un représentant britannique.

Le Conseil de la Société des 

DOCUMENTATION

 

 Deutéronome:

3 »Nous avons pris la direction du Basan. Og, le roi du Basan, est sorti à notre rencontre avec tout son peuple pour nous combattre à Edréï. 2 L’Eternel m’a dit: ‘N’aie pas peur de lui, car je le livre entre tes mains, ainsi que tout son peuple et son pays. Tu le traiteras comme tu as traité Sihon, le roi des Amoréens qui habitait à Hesbon.’ 3 Et l’Eternel, notre Dieu, a livré encore entre nos mains Og, roi du Basan, avec tout son peuple. Nous l’avons battu, sans laisser un seul survivant. 4 Nous avons alors pris toutes ses villes et il n’y en a pas une qui ne soit tombée en notre pouvoir: 60 villes, toute la région d’Argob, le royaume d’Og en Basan. 5 Toutes ces villes étaient fortifiées, avec de hautes murailles, des portes et des barres. Il y avait aussi un très grand nombre de villes sans murailles. 6 Nous les avons vouées à la destruction, comme nous l’avions fait pour Sihon, roi de Hesbon. Nous avons consacré toutes les villes par la destruction, hommes, femmes et petits enfants. 7 Mais nous avons pillé pour nous tout le bétail et le butin des villes.

18 »A cette époque-là, je leur ai donné cet ordre: ‘L’Eternel, votre Dieu, vous livre ce pays pour que vous le possédiez. Vous tous, les soldats, vous marcherez tout équipés devant vos frères les Israélites. 19 Seuls vos femmes, vos petits enfants et vos troupeaux – je sais que vous avez de nombreux troupeaux – resteront dans les villes que je vous ai données, 20 jusqu’à ce que l’Eternel ait accordé du repos à vos frères comme à vous et qu’ils possèdent, eux aussi, le pays que l’Eternel, votre Dieu, leur donne de l’autre côté du Jourdain. Alors vous retournerez chacun dans l’héritage que je vous ai donné.’

21 »A cette époque-là, j’ai donné cet ordre à Josué: ‘Tes yeux ont vu tout ce que l’Eternel, votre Dieu, a fait à ces deux rois. C’est ainsi que l’Eternel agira envers tous les royaumes contre lesquels tu vas marcher. 22 N’ayez pas peur d’eux, car l’Eternel, votre Dieu, combattra lui-même pour vous.’

 

 

L’entrée en Canaan refusée à Moïse

23 »A cette époque-là, j’ai imploré la grâce de l’Eternel en disant: 24 ‘Seigneur Eternel, tu as commencé à montrer à ton serviteur ta grandeur et ta main puissante. En effet, quel dieu y a-t-il, dans le ciel et sur la terre, qui puisse imiter tes œuvres et ton extraordinaire façon d’agir? 25 Laisse-moi traverser, je t’en prie, laisse-moi voir ce bon pays de l’autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban!’ 26 Mais l’Eternel était irrité contre moi, à cause de vous, et il ne m’a pas écouté. L’Eternel m’a dit: ‘En voilà assez! Ne me parle plus de cette affaire. 27 Monte au sommet du Pisga, porte tes regards vers l’ouest, le nord, le sud et l’est, et contemple le pays de tes yeux, car tu ne passeras pas le Jourdain. 28 Donne des ordres à Josué, fortifie-le et affermis-le, car c’est lui qui marchera devant ce peuple et qui le mettra en possession du pays que tu verras.’

29 »Nous sommes restés dans la vallée vis-à-vis de Beth-Peor.

Segond 21 (SG21)Version Segond 21 Copyright © 2007 Société Biblique de Genève by Société Biblique de Genève

 

Exode I

א וְאֵלֶּה, שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, הַבָּאִים, מִצְרָיְמָה:  אֵת יַעֲקֹב, אִישׁ וּבֵיתוֹ בָּאוּ.  1 Voici les noms des fils d’Israël, venus en Égypte; ils y accompagnèrent Jacob, chacun avec sa famille:
ב רְאוּבֵן שִׁמְעוֹן, לֵוִי וִיהוּדָה.  2 Ruben, Siméon, Lévi et Juda;
ג יִשָּׂשכָר זְבוּלֻן, וּבִנְיָמִן.  3 Issachar, Zabulon et Benjamin;
ד דָּן וְנַפְתָּלִי, גָּד וְאָשֵׁר.  4 Dan et Nephtali, Gad et Aser.
ה וַיְהִי, כָּל-נֶפֶשׁ יֹצְאֵי יֶרֶךְ-יַעֲקֹב–שִׁבְעִים נָפֶשׁ; וְיוֹסֵף, הָיָה בְמִצְרָיִם.  5 Toutes les personnes composant la lignée de Jacob étaient au nombre de soixante-dix. Pour Joseph, il était déjà en Égypte.

 

JOSUE  II

 וַיָּבֹאוּ עַד-הַיַּרְדֵּן–הוּא, וְכָל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל; וַיָּלִנוּ שָׁם, טֶרֶם יַעֲבֹרוּ. 1 Donc, de bon matin, Josué et tous les enfants d’Israël partirent de Chittîm et s’avancèrent jusqu’auprès du Jourdain; là ils passèrent la nuit avant d’effectuer le passage.ב וַיְהִי, מִקְצֵה שְׁלֹשֶׁת יָמִים; וַיַּעַבְרוּ הַשֹּׁטְרִים, בְּקֶרֶב הַמַּחֲנֶה. 2 Au bout de trois jours, les préposés parcoururent le campג וַיְצַוּוּ, אֶת-הָעָם לֵאמֹר, כִּרְאֹתְכֶם אֵת אֲרוֹן בְּרִית-יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם, וְהַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם נֹשְׂאִים אֹתוֹ–וְאַתֶּם, תִּסְעוּ מִמְּקוֹמְכֶם, וַהֲלַכְתֶּם, אַחֲרָיו. 3 et donnèrent cet ordre au peuple: « Quand vous verrez paraître l’arche d’alliance de l’Eternel, votre Dieu, portée par les prêtres, descendants de Lévi, vous quitterez votre emplacement et vous la suivrez;ד אַךְ רָחוֹק יִהְיֶה, בֵּינֵיכֶם וּבֵנָיו, כְּאַלְפַּיִם אַמָּה, בַּמִּדָּה:  אַל-תִּקְרְבוּ אֵלָיו, לְמַעַן אֲשֶׁר-תֵּדְעוּ אֶת-הַדֶּרֶךְ אֲשֶׁר תֵּלְכוּ-בָהּ–כִּי לֹא עֲבַרְתֶּם בַּדֶּרֶךְ, מִתְּמוֹל שִׁלְשׁוֹם.  {פ}4 toutefois, vous maintiendrez entre elle et vous une distance de deux mille coudées environ; n’en approchez pas, de façon à connaître la route que vous devez suivre, car jamais encore vous n’avez fait ce trajet. »ה וַיֹּאמֶר יְהוֹשֻׁעַ אֶל-הָעָם, הִתְקַדָּשׁוּ:  כִּי מָחָר, יַעֲשֶׂה יְהוָה בְּקִרְבְּכֶם–נִפְלָאוֹת. 5 Et Josué dit au peuple: « Sanctifiez-vous! Car, demain, l’Eternel accomplira au milieu de vous des merveilles. »ו וַיֹּאמֶר יְהוֹשֻׁעַ, אֶל-הַכֹּהֲנִים לֵאמֹר, שְׂאוּ אֶת-אֲרוֹן הַבְּרִית, וְעִבְרוּ לִפְנֵי הָעָם; וַיִּשְׂאוּ אֶת-אֲרוֹן הַבְּרִית, וַיֵּלְכוּ לִפְנֵי הָעָם.  {ס}6 Puis Josué dit aux prêtres: « Portez l’arche d’alliance et marchez en tête du peuple. » Et ils portèrent l’arche d’alliance, et s’avancèrent en tête du peuple.ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, אֶל-יְהוֹשֻׁעַ, הַיּוֹם הַזֶּה אָחֵל גַּדֶּלְךָ, בְּעֵינֵי כָּל-יִשְׂרָאֵל:  אֲשֶׁר, יֵדְעוּן, כִּי כַּאֲשֶׁר הָיִיתִי עִם-מֹשֶׁה, אֶהְיֶה עִמָּךְ. 7 Et Dieu dit à Josué: « Dès aujourd’hui, je commencerai à te grandir aux yeux de tout Israël; je veux qu’ils sachent que, comme j’ai été avec Moïse, je serai avec toi.

L’entrée en Canaan refusée à Moïse

23 »A cette époque-là, j’ai imploré la grâce de l’Eternel en disant: 24 ‘Seigneur Eternel, tu as commencé à montrer à ton serviteur ta grandeur et ta main puissante. En effet, quel dieu y a-t-il, dans le ciel et sur la terre, qui puisse imiter tes œuvres et ton extraordinaire façon d’agir? 25 Laisse-moi traverser, je t’en prie, laisse-moi voir ce bon pays de l’autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban!’ 26 Mais l’Eternel était irrité contre moi, à cause de vous, et il ne m’a pas écouté. L’Eternel m’a dit: ‘En voilà assez! Ne me parle plus de cette affaire. 27 Monte au sommet du Pisga, porte tes regards vers l’ouest, le nord, le sud et l’est, et contemple le pays de tes yeux, car tu ne passeras pas le Jourdain. 28 Donne des ordres à Josué, fortifie-le et affermis-le, car c’est lui qui marchera devant ce peuple et qui le mettra en possession du pays que tu verras.’

29 »Nous sommes restés dans la vallée vis-à-vis de Beth-Peor.

JHB  26 11 23 
 

 

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jacques halbronn Sur les études sur le(néo) prophétisme d’Olivier Millet relatifs à la Bible et à Nostradamus.

Posté par nofim le 25 novembre 2023

jacques  halbronn   Sur les études concernant  le (néo) prophétisme  d’Olivier Millet relatives  à la Bible  et à Nostradamus.   

 

Nous partageons  avec O. Millet (né en 1955)  un intérêt pour les mêmes corpus. En 2017, aux PUF, Millet publia  Une histoire personnelle de la Bible  et déjà  en 2001 (rréédd  2017) avec Philippe de Robert, un Précis de culture biblique. Dans le champ nostradamique,on trouve « Feux croisés sur Nostradamus au XVIe siècle » in Colloque Divination et controverse religieuse en France au XVIe siècle-1986  (Cahiers  V/L. Saulnier n°4, 1987). En 1997, Olivier Millett livre dans le Colloque  Prophétes et prophéties, un texte intitulé  » Eloquence des prophéties bibliques et prédications inspirée: la prophéties réformée au XVIe siècle ».Cahiers Verdun Saulnier  15   1998) Notons qu’Olivier Millet présida en 1999 notre jury de thèse d’Etat  » Le texte prophétique en France. Formation et fortune » -diffusée par les.Presses Universitaires du Septentrion). On ne saurait reprocher à l’auteur d’abuser des spéculations; de faire preuve d’hyper-critique. Dans le cas du corpus biblique, apparemment, la démarche ne saurait être la même que pour la production du XVIe siècle si ce n’est que le corpus nostradamique comporte quelques chausse-trappes que Millet  ne repère pas nécessairement. Son texte sur Nostradamis, Millet prend pour argent comptant  les dates complaisamment indiquées sur les pages de titre et traite des almanachs et pronostications annuels comme s’il s’agissait de publications contemporaines les unes des autres (p. 107)  » Videl  s’en prend non pas  aux Prophéties déjà anciennes  (sic) de 1555  ou à celles  de 1558 (sic !!) pas encore publiées  mais aux  almanachs »  Or, une telle observations aurait pu conduire Miller à s’interroger sur la réalité des publications des dites Prophéties.  De même, Millet ne tique pas à propos du reproche fait à Nostradamus de s’être adressé au Roi,  non pas dans une épitre en tête des Prophéties mais dans les ¨Présages Merveilleux pour 1557. (p. 112), La coexistence de ces deux Epitres ne soucie point trop Millet qui n’envisage pas que des faussaires aient pu recycler des textes de Nostradamus, à 30 ans de distance!

. Quant à sa Bible, parue dans la collection « histoire personnelle », on signale certes (p. 19) à la mort de Salomon un Schisme: le  royaume  « se divise en un Royaume du Nord  qui prend le nom d’Israel  et a pour capitale Samarie et un royaume du Sud,  autour de Jérusalem, sous le nom de Royaume de  Juda » Mais Millet ne se hasarde à aucun moment pour déméler ce qu’il faut bien appeler un « syncrétisme biblique » tout comme d’ailleurs il existe un syncrétisme centurique, autour de Nostradamus, lié à un Royaume de France divisé à la mort d’Henri III. Millet ne prend pas la pleine mesure de l’impact du contexte politique  sur la production littéraire, en ne distinguant pas  le caractère éminemment « israélite » du Livre de l’Exode et l’émergence de théologies rivales. Il ne situe pas Moise face  aux Enfants d’Israel  pas plus que Jésus face aux « brebis perdues de la maison d’Israel, le Messie étant voué à être une sorte de ‘Deus ex machina », à l’instar d’un Cyrus, roi de Perse, venant au secours des Hébreux déportés. Millet  entérine le mythe des 12 tribus en passant à coté de l’asservissement des tribus du Nord par la monarchie du Sud, ce qui est la cause du Schisme. Mais celui-ci débouchera sur une Bible fortement syncrétique, d’où l’usage ambigu du mot même d’Israel, qui sera repris par les gens du Sud dans le « Ecoute Israel ».(Deutéronome). Millet ne signale pas à quel point le Deutéro -Isaie est à la solde des gens d’Israel, le chapitre 45 réécrivant l »édit de Cyrus, présenté comme le Messie en substituant aux Hébreux, les Israélites (cf Ezra, Ch. Ier). Dès lors, Millet ne capte pas la filiation entre le christianisme et le Royaume d’Israel lequel continue à oeuvre par delà sa dislocation politique.  On peut dire que le XXIe siècle et notamment la soutenance de 1999  aura été le passage de relais d’une école à une autre, plus fidéle à une tradition critique et ne se contenant pas de considérer les textes du seul point de vue littéraire..

 

 

 

 

 

 

JHB 25 11 23

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jacques halbronn . Fondements et avenir de l’astrologie de Daniel Verney, un témoignage inattendu sur la Vie Astrologique des années 60

Posté par nofim le 24 novembre 2023

jacques  halbronn . Fondements et avenir de l’astrologie de Daniel Verney, un témoignage inattendu sur la Vie Astrologique des années 60   

Si la première partie de cet ouvrage dédicacé (Fayard, 1974) expose  la pensée astrologique de l’auteur, c’est la seconde qui cinquante après, mérite le détour. Et le sous titre de celle ci « Vers une astrologie opératoire »  ne nous  en révéle guère tout l’intérêt sociologique.  (pp/ 203 -337) et nous regrettons de ne pas avoir signalé plus tôt tout l’intérêt d’un tel témoignage, notamment dans notre Vie astrologique, années trente-soixante (Ed Trédaniel, La Grande Conjonction 1995), lequel peut être considéré comme une suite de cet opus. Verney remonte à l’année 1960 et évoque sa rencontre avec Armand Barbault, frère ainé d’André. Verney s’initiera par la lecture des 22 fascules d’Armand (alias Rumelius)!  Il évoque ensuite son intérêt pour Dom Néroman. On aborde ensuite  la « méthode des cycles planétaires » autour du cycle Saturne-Neptune, cher à André Barbault. Verney aborde la prévision concernant l’opposition des 2 planétes (p. 213) en s’interrogeant sur la « localisation  géographique » , ne serait ce pas, se demandet-il, un « faux probléme » « En quoi, écrit Verney  » l’évolution du communisme russo-européen est il représenté par le cycle Saturne Neptune et dans quel champ?  Verney  reléve les succés prévisionnels d’un Jean Viaud, dans Horoscope (p. 219) notamment à propos de l’assassinat de Kennedy en 1963 « manqué » par Barbault.

Avec Verney (né  en 1935), nous assistons (p. 221) aux réunions du CIA (Centre International d’Astrologie) dans les année 1961-63- nous n’y parviendrons qu’à partir de 1967, pour notre part-. et de saluer les interventions de Claire Santagostini ou de Jean Carteret. Et on arrive à 1968 et à Astroflash (Ordinastral) et à ses appréciations  (pp. 232 et seq) sur l’usage que l’on peut attendre de l’ordinateur pour l’interprétation du thème, par delà le rôle de l’astrologue. Verney  aborde enfin le cas de Michel Gauquelin (pp. 253  et seq) avec Science et Vie autour du thème natal de Marcel Petiot, ‘criminel notoire » et le traitement de son thème natal par Astroflash. Et de conclure (p. 260) ; »Renvoyons dos à dos  MM  Barbault et Gauquelin, le premier s’est fourvoyé dans une expérience critiquable à bien des égards qu’il fallait sans doute tenter et qui n’est pas sans enseignement, le second nous fourvoie en se parant  de sa science car nous le verrons il ne  vise pas moins qu’à fonder une science nouvelle sur ce qu’il croit être les débris de l’astrologie »  En 1955  paraissait L’Influence des astres » qu’il passe au crible. Verney adepte du thème natal dans toute sa complexité ne peut accepter l’approche monoplanétaire de Gauquelin. Cela se termine par un « Manifeste », format repris par Patrice Guinard dont le titre de la thèse (1993) emprunte à celui de Verney (pp 315 et seq. On trouve in fin  une « Liste des ouvrages cités »  » C’est dire que la  seconde partie  des Fondements constitue un panorama passionnant de la vie astrologique jusqu’en 1968, à la veille de notre propre entrée en scène.

 

En revanche, la première partie qui correspond au titre de l’ouvrage a  le défaut de ses qualités, à savoir qu’elle témoigne d’une astrologie quelque peu dépassée et donc le mot « Avenir » du titre,  avec le recul, semble ne pas convenir. Ce proche de Raymond Abellio  ne sera pas parvenu à s’extraire d’une astrologie de la carte du ciel, à la différence de Gauquelin et de Barbault qu’il renvoie dos à dos et qui, chacun à sa façon, apparaissent comme les précurseurs de notre Astrologie, l’un  en évacuant le symbolisme zodiacal dans son Astrologie Mondiale, jetant malheureusement le bébé des 4  Saisons avec l’eau du bain et l’autre en pronant un monoplanétarisme, soit une seule planéte  à la fois, tout en se fixant vainement  sur l’heure de naissance.  Ces deux auteurs auront repensé l’astrologie non pas tant par leurs corrélations sur le terrain mais sur le plan théorique. 

 

 

 

 

JHB  25 11 23

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jacques halbronn Syncrétisme et politique au prisme de l’astrologie.

Posté par nofim le 24 novembre 2023

jacques  halbronn   Syncrétisme  et politique au prisme de l’astrologie.   

 

Pour nous, le syncrétisme est l’enjeu permanent des sociétés et donc le « bon » politique sera celui qui saura le mieux le dépister, le démonter ou au contraire l’imposer, le constituer..On dira que l’on ne cesse de faire et de défaire le tissu syncrétique car le syncrétisme est l’oeuvre du démiurge, de celui qui entend se surimposer au Créateur,  selon la doctrine gnostique. Mais rares sont ceux aptes à se mesurer avec ce « monstre », cette  « hydre ». et en phase dite équinoxiale, ce sont ces désyncrétiseurs qui devront être recrutés, mobilisés. Face au désyncrétiseur, se dresse le syncrétiseur et vice  versa et cette « guerre » n’a pas de fin.. L’astrologie EXOLs nous dresse une carte très précise  relative à une telle alternance de 7 ans en 7 ans. Et il n’est pas indifférent que ce soit l’Hébreu Joseph qui ait été confronté au rêve de Pharaon des 7 vaches maigres dévorant  7 vaches  grasses. 

Joseph  est un Juif  « diasporique », installé en Egypte et qui sera appointé par Pharaon pour diriger le pays. Il sera rejoint par sa famille, restée en Terre de Canaan. On lit dans le Livre de la Génése que «  Lorsque la famine frappe la terre,  Joseph fait venir les enfants d’Israël en Égypte, où ils s’installent dans le pays de Goshen. Il est le père d’Éphraïm et de Manassé, « dont les descendants donneront deux des douze tribus d’Israël, celles d’Éphraïm et de Manassé. » On peut dire que Joseph persnonifie la présence des Juifs dans le monde.

En phase équinoxiale, le syncrétisme est battu en brèche et risque de voler en éclat. Cela impacte la question des frontières dont le tracé est mis en cause, à l’instar de tout ce qui reléve du juridiqie dans les mains de  l’Homme ce qui n’est pas son moindre défaut.En revanche, en phase solsticiale, il revient à la charge et s’amusera à balkaniser le monde, suivant en cela le modéle babélien  conçu pour  affaiblir notre Humanité en en multipliant notamment les langues.(cf Genése) On ne s’étonnera donc pas qu’en phase équinoxiale,  les frontières de toutes sortes soient dénoncées, abolies (cf l’Abolition des Priviléges, 1789) et le rôle des empires n’est il pas de déconstruire les nations et les naturalisations? Ce sera en phase équinoxiale que des barrières douanières et autres se verront abaissées, parfois ai mépris du Droit International, que des droits acquis seront remis sur le tapis comme dans le cas des lois sur les Juifs. (Quand Vichy dénaturalisait les Français  par Gérard Noiriel  in  Genèses 

2018/2 (n° 111), Le sionisme, lui- même, en demandant aux Juifs de se rassembler en un certain lieu n’a-t-il pas contribué à fragiliser leur situation dans le monde.?

Pour nous, l’Hébreu est comme le fil d’Ariane permettant de se repérer dans un monde miné par de fausses unités. Sa force tient au fait que l’Hébreu est au contact médiumnique avec le plan divin et a donc accés au « plan, ce qui lui permet  de corriger les déviances. C’est le Tikoun Olam.

 

  »Le tikkoun olam, , en hébreu : תיקון עולם, « réparation du monde », est un concept issu de la philosophie et de la littérature juive, recouvrant en grande partie la conception juive de la justice sociale ou de réparation dans les courants massortis et libéraux, réformateurs » …

 

 

 

JHB 24 11 23

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jacques halbronn Théologie. Le dieu des Judéens n’est pas le dieu des Israélites.

Posté par nofim le 23 novembre 2023

jacques  halbronn  Critique  biblique. Le dieu des Judéens n’est pas le dieu des Israélites

 

.   Nous sommes en face  d’un syncrétisme théologique tenant à vouloir fondre en une seule entité les divinités propres aux deux royaumes de Judée et d’Israel. Dès le chapitre II de la Genése, l’on observe un tel processus avec   le binome  Yahwé Elohim laborieusement rendu dans la traductions par l’Eternel-Dieu alors qu’au premier chapitre, il n’aura été question que d’Elohim. Le chapitre II  revient sur la création d’Adam déjà présentée au chapitre I: La critique biblique aura même introduit au XVIIIe siècle (avec Jean Astruc) les notions d’Elohiste et de Yahwiste.

 Genése II

ז וַיִּיצֶר יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם, עָפָר מִן-הָאֲדָמָה, וַיִּפַּח בְּאַפָּיו, נִשְׁמַת חַיִּים; וַיְהִי הָאָדָם, לְנֶפֶשׁ חַיָּה.  7 L’Éternel-Dieu (Yahwé Elohim) façonna l’homme (haAdam), – poussière détachée du sol, – fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.
ח וַיִּטַּע יְהוָה אֱלֹהִים, גַּן-בְּעֵדֶן–מִקֶּדֶם; וַיָּשֶׂם שָׁם, אֶת-הָאָדָם אֲשֶׁר יָצָר.  8 L’Éternel-Dieu(Yahwé Elohim= planta un jardin en Éden, vers l’orient, et y plaça l’homme haAdam qu’il avait façonné.

 

Genése I

 

כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ.  26 Dieu (Elohim) dit: « Faisons l’homme (Adam) à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Dieu (Elohim) créa l’homme (haAdam) à son image; c’est à l’image de Dieu (Elohim) qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.
כח וַיְבָרֶךְ אֹתָם, אֱלֹהִים, וַיֹּאמֶר לָהֶם אֱלֹהִים פְּרוּ וּרְבוּ וּמִלְאוּ אֶת-הָאָרֶץ, וְכִבְשֻׁהָ; וּרְדוּ בִּדְגַת הַיָּם, וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבְכָל-חַיָּה, הָרֹמֶשֶׂת עַל-הָאָרֶץ.  28 Dieu (Elohim= les bénit en leur disant « Croissez et multipliez! Remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre! »

 

Dans le « crédo »  juif , le Ecoue Israel, on  trouve d’emblée la formule suivante Yahwé (que l’on rend par Adonay) Elohénou rendue astucieusement  par un    »notre Dieu, l’Eternel » et l’affirmation d’Unité (Ehad).

4 Écoute, Israël, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chémâ, Israël, Ado-naï Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

 

 

Genése I

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu (Elohim) créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu (Elohim) dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ.  4 Dieu (Elohim) considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.

 

 Exode III

 

טו וַיֹּאמֶר עוֹד אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, כֹּה-תֹאמַר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֵיכֶם אֱלֹהֵי אַבְרָהָם אֱלֹהֵי יִצְחָק וֵאלֹהֵי יַעֲקֹב, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; זֶה-שְּׁמִי לְעֹלָם, וְזֶה זִכְרִי לְדֹר דֹּר.  15  »Parle ainsi aux enfants d’Israël: ‘L’Éternel (Yahwé), le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’envoie vers vous.’ Tel est mon nom à jamais, tel sera mon attribut dans tous les âges.

 

 Exode  VI

ב וַיְדַבֵּר אֱלֹהִים, אֶל-מֹשֶׁה; וַיֹּאמֶר אֵלָיו, אֲנִי יְהוָה.  2  « Je suis l’Éternel.(Yahwé)
ג וָאֵרָא, אֶל-אַבְרָהָם אֶל-יִצְחָק וְאֶל-יַעֲקֹב–בְּאֵל שַׁדָּי; וּשְׁמִי יְהוָה, לֹא נוֹדַעְתִּי לָהֶם.  3 J’ai apparu à Abraham, à Isaac, à Jacob, comme Divinité souveraine; ce n’est pas en ma qualité d’Étre immuable que je me suis manifesté à eux.
ד וְגַם הֲקִמֹתִי אֶת-בְּרִיתִי אִתָּם, לָתֵת לָהֶם אֶת-אֶרֶץ כְּנָעַן–אֵת אֶרֶץ מְגֻרֵיהֶם, אֲשֶׁר-גָּרוּ בָהּ.  4 De plus, j’avais établi mon alliance avec eux en leur faisant don du pays de Canaan, cette terre de leurs pérégrinations où ils vécurent étrangers
ה וְגַם אֲנִי שָׁמַעְתִּי, אֶת-נַאֲקַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, מַעֲבִדִים אֹתָם; וָאֶזְכֹּר, אֶת-בְּרִיתִי.  5 et enfin, j’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, asservis par les Égyptiens et je me suis souvenu de mon alliance.

 

En ce  qui nous concerne,nous soutenons que nous sommes bien en présence de deux divinités aux comportements d’ailleurs bien distinctes Elohim ne s’adresse pas à Adam alors que Yahwé interpelle Moise. L’un est le Créateur d’un Ordre immuable même s’il est cyclique, l’autre peut être amené à se manifester à différents moments et accepte qu’il y ait des miracles qui vont nécessairement à l’encontre des lois premières. On est tenté de voir dans ce Yahwé un sous-dieu, au sens des  gnostiques 

 

Sur Internet.

«   Pour les gnostiques, il existe un Dieu parfait, mais absolument étranger au monde : il a créé non pas le corps mais l’esprit. Quant au créateur, le « démiurge », il est perçu comme inférieur, mauvais, voire ennemi de l’homme. »  Le Dieu parfait serait ainsi le Dieu des Judéens et  celui des Israélites correspondrait au « démiurge » avec notamment  l’émergence de Jésus. Ce Dieu Parfait aurait selon nous instauré un ordre sous tendu par  une certaine forme d’astrologie, avec un cosmos hors de portée des humains mais impacté par lui.

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jacques halbronn L’impérialisme religieux du Christianisme. Exode ch. I- III

Posté par nofim le 22 novembre 2023

jacques  halbronn   L’impérialisme  religieux du Christianisme. Exode I-III

 

Tout se passe, avec le Christianisme comme s’il s’agissait de territoires que l’on s’approprie par la conquéte ou par le jeu des mariages . Logique d’appropriation  qui donne le droit de s’emparer des biens du vaincu, du colonisé. Quand on entend les discours qui se tiennent sur Radio Notre Dame ou sur Fréquence Protestante, le processus de substitution  est flagrant à tous les niveaux.  On assiste à une lecture de la Bible comportant un glissement implicite, tacite, en ce qui concerne l’interlocuteur auquel « Dieu » s’adresse.  Les textes de l’Ancien Testament à commencer par ceux du Livre de l’Exode, sont censés s’adresser, dans l’esprit des interprétes actuels comment visant les Chrétiens dans leur ensemble lesquels sont invités à s’identifier avec les « enfants d’Israel »., d’où l’importance qu’il y a à se référer à ce nom qui pourtant historiquement  est fortement connoté et vise des populations soumises voire colonisées qui auront voulu échapper au joug  judéen, à la mort de Salomon..Autrement dit, l’on fait comme si Dieu en s’adressant dans ce document problématique- comme nous l’avons montré- visait les Chrétiens à travers les « Israélites », sur la base d’une certaine descendance spirituelle que l’on peut d’ailleurs constater

Nous avons, nous mêmes, encouragé la reconnaissance d’un tel lien et Jésus, le Judéen, ne déclarait-il pas être d’abord « venu » pour les brebis perdues de la maison d’Israel,  enjeu récurrent dans les Livres des Prophétes lesquels annoncent la fin prochaine de l’exil intérieur  des Israélites et c’est de cela qu’il s’agit d’abord quand on parle d’ »accomplissement » dans le Nouveau Testament. Mais pour les Chrétiens, le terme Israel englobe les Juifs eux mêmes, ce qui préte à confusion car le Messie est celui qui s’occupe des Enfants d’Israel, à l’instar de Moïse (Exode III) et il n’est pas dit que Moise appartient  aux Enfants d’Israél.

Relisons attentivement le chapitre III du Livre de l’Exode,lequel aura subi une interpolation: cela commence par l’épisode du Buisson Ardent avec cette formule  trompeuse puisqu’elle laisse entendre que ce Dieu est celui des Juifs, en se référant au Livre de la Genése mais celui -ci n’est jamais qu’un préambule au Livre de l’Exode et l’on y trouve notamment l’affirmation que Jacob va recevoir le nom d’Israel, à la suite de son combat avec l’Ange.

 

6 Il ajouta: « Je suis la Divinité de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob… » Moïse se couvrit le visage, craignant de regarder le Seigneur.

Mais ce passage est en contradiction  avec ce qui suit  Dieu parle de « mon peuple » et non pas de « ton peuple » et Moise  se référe aux « enfants d’Israel » sans s’y englober!

 

וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »
יא וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-הָאֱלֹהִים, מִי אָנֹכִי, כִּי אֵלֵךְ אֶל-פַּרְעֹה; וְכִי אוֹצִיא אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 11 Moïse-dit au Seigneur: « Qui suis-je, pour aborder Pharaon et pour faire sortir les enfants d’Israël de l’Égypte? » et plus loin: « le Dieu de vos pères »  

 

 

Mais,  plus loin,  aux versets 15  et 16 on parle du « Dieu de vos Pères », ce qui jure avec le verset 3 où l’on laissait penser que ce Dieu était également celui de Moise. Autrement dit, la lignée Abraham, Isaac et Jacob  concerne les Enfants d’Israel  et non pas Moïse en dépit de ce qui était formule au verset 6!

 

 יִצְחָק וֵאלֹהֵי יַעֲקֹב, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; זֶה-שְּׁמִי לְעֹלָם, וְזֶה זִכְרִי לְדֹר דֹּר. 15 Dieu dit encore à Moïse: « Parle ainsi aux enfants d’Israël: ‘L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’envoie vers vous

 

 לֵךְ וְאָסַפְתָּ אֶת-זִקְנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֵיכֶם נִרְאָה אֵלַי, אֱלֹהֵי אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב, לֵאמֹר:  פָּקֹד פָּקַדְתִּי אֶתְכֶם, וְאֶת-הֶעָשׂוּי לָכֶם בְּמִצְרָיִם. 16 Va rassembler les anciens d’Israël et dis-leur: ‘L’Éternel, Dieu de vos pères, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’est apparu en disant: J’ai fixé mon attention sur vous et sur ce qu’on vous fait en Égypte

 

 Il est clair, selon nous,  que celui qui va libérer les Enfants, les Beney Israel, ne saurait être l’un d’entre eux tout comme Cyrus le Perse qui raménera les Hébreux de Babylone ,  à Jérusalem leur était étranger si l’on admet qu’un tel récit est calqué sur le personnage de Cyrus (Deutero isaie XLV, chapitre suspect qui transpose l’édit au profit d’Israel ).  Il serait intéressant à présent de se demander comment le Livre de l’Exode campe Moise avant le Buisson Ardent. Au chapitre Ier, le verset 19 ne traite pas des Enfants d’Israel mais  des Hébreux! הָעִבְרִיֹּת  ce qui esr le cas au chapitre II du verset 6::(Yeled  haIvrim)

 

יט וַתֹּאמַרְןָ הַמְיַלְּדֹת אֶל-פַּרְעֹה, כִּי לֹא כַנָּשִׁים הַמִּצְרִיֹּת הָעִבְרִיֹּת:  כִּי-חָיוֹת הֵנָּה, בְּטֶרֶם תָּבוֹא אֲלֵהֶן הַמְיַלֶּדֶת וְיָלָדוּ.  19 Les sages-femmes répondirent à Pharaon: « C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme celles des Égyptiens, elles sont vigoureuses et avant que la sage-femme soit arrivée près d’elles, elles sont délivrées. »

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ה וַתֵּרֶד בַּת-פַּרְעֹה לִרְחֹץ עַל-הַיְאֹר, וְנַעֲרֹתֶיהָ הֹלְכֹת עַל-יַד הַיְאֹר; וַתֵּרֶא אֶת-הַתֵּבָה בְּתוֹךְ הַסּוּף, וַתִּשְׁלַח אֶת-אֲמָתָהּ וַתִּקָּחֶהָ.  5 Or, la fille de Pharaon descendit, pour se baigner, vers le fleuve, ses compagnes la suivant sur la rive. Elle aperçut le berceau parmi les roseaux et envoya sa servante qui alla le prendre.
ו וַתִּפְתַּח וַתִּרְאֵהוּ אֶת-הַיֶּלֶד, וְהִנֵּה-נַעַר בֹּכֶה; וַתַּחְמֹל עָלָיו–וַתֹּאמֶר, מִיַּלְדֵי הָעִבְרִים זֶה.  6 Elle l’ouvrit, elle y vit l’enfant: c’était un garçon vagissant. Elle eut pitié de lui et dit: « C’est quelque enfant des Hébreux.« 

 Tout  se passe donc, dans un tel scénario, comme si deux populations , celle des Hébreux et celle des Enfants d’Israel avaient cohabité en Egypte.  Mais ce serait oublier que Moise  s’est enfui  au « pays (Eretz) de Madian » et c’est là que se tient l’épisode en question. D’où un certain déplacement spatial: ce qui n’est pas sans évoquer le tropisme de Jésus (le Judéen, né à  Betlehem) vers un autre espace, celui de la Galilée, dans les Evangiles

Exode II

טו וַיִּשְׁמַע פַּרְעֹה אֶת-הַדָּבָר הַזֶּה, וַיְבַקֵּשׁ לַהֲרֹג אֶת-מֹשֶׁה; וַיִּבְרַח מֹשֶׁה מִפְּנֵי פַרְעֹה, וַיֵּשֶׁב בְּאֶרֶץ-מִדְיָן וַיֵּשֶׁב עַל-הַבְּאֵר.  15 Pharaon (…) voulut faire mourir Moïse. Celui-ci s’enfuit de devant Pharaon et s’arrêta dans le pays de Madian, où il s’assit près d’un puits.

Il importait donc de rappeler que le « Messie » vient d’ailleurs et ne partage pas le destin de ceux auxquels il s’adresse. Notons que Moise est menacé de mort par Pharaon (Exode II 15) tout comme le sera Jésus. 

 

 

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jacques halbronn Réflexions autour de l’Historique des éditions des Prophéties de Nostradamus (1555- 1615) par Patrice Guinard

Posté par nofim le 20 novembre 2023

jacques  halbronn Réflexions autour de l’Historique des éditions des Prophéties de Nostradamus (1555- 1615) par Patrice Guinard 

En 2008,la Revue Française d’histoire du Livre (n°129), sous la conduite de Gérard  Morisse, publiait un dossier de 142 pages (plus les annexes) présenté par Patrice Guinard. On sait qu’en 2011, Morisse fit paraitre notre  propre étude en contradiction avec l’Historique en question, ce qui correspondait à une forme de désaveu. Nous avons pensé utile d’examiner  le travail de Guinard. constitué de 4 parties. On s’intéressera d’abord à un texte intitulé ‘Florent de Crox, le plus doué des imitateurs de Nostradamus (pp 261 et seq) . Ce qui ressort de cette étude, c’est que les auteurs cités ne se référent pas aux Prophéties mais aux quatrains des almanachs annuels. Ceux-ci auront d’ailleurs  donné l »idée d’en produire des centuries entières. Ainsi Florent de Crox n’aura pas pour autant « imité » les Centuries des Prophéties, lesquelles ne paraitront d’ailleurs qu’à la fin des années 1580; Si tant est que l’on retrouve certains quatrains « centuriques » chez Florent de Crox,  ce sera dû au fait que les faussaires se seront emparés de ce genre néo-nostradamique  et non parce que Crox aura récupéré des quatrains centuriques. En ce sens le fait d’avoir voulu adjoindre à son Historique cette étude sur Florent de Crox se révéle plutot contre-productif pour Guinard tout comme les autres annexes d’ailleurs. On pense d’ailleurs aux Lettres Inédites (‘Dupébe,  Droz 1983) qui ne prouvent strictement rien quant au corpus centurique

Venons -en donc au dit « Historique des éditions des Prophéties ». Nous sommes visés directement bien que nos textes ne soient même pas signalés dans la bibliographie (pp: 135)

, »Cette étude invalide définitivement les hypothèses tendant à disqualifier les premières et authentiques éditions des Prophéties au profit d’éditions ultérieures (fin XVIe, voire début XVIIe siècle)  Il aurait fallu en effet   que les prétendus  faussaires  élaborent en concertation une série d’éditions antidatées toujours plus impeccables  à mesure que l’on remonte dans le temps, en améliorant la préface et en la rendant plus proche du style supposé  de Nostradamus, tout en éliminant  progressivement un nombre  toujours plus grand de quatrains! Quelques amateurs   ici ou là le plus souvent débarquant  dans le champ miné des études nostradamiques, mal informés et n’ayant pas effectué les recherches nécessaires, ont pu mollement préter l’oreille à ces tenatives »(p. 130)

Il y a là allusion à notre communication de 1997, aux Journées Verdun Saulnier  « les Prophéties et la Ligue » où nous mettions en avant le quatrain IV 46  « Garde toi Tours de ta prochaine ruine. » ce qui remettait en question l’édition Macé Bonhomme 1555  dont Pierre Brind’amour venait de publier une éditions critique. On ignore ce qu’il aurait pensé de notre exposé s’il était resté en vie mais nous pensons qu’il en aurait tenu compte par honnetéte intellectuelle. Dix ans, donc, après notre communication, Guinard  (lui qui décédera à son tour en 2020) aura persévéré.

On sait que Benazra parlera de quatrains « manquants » dans son RCN de 1990. en ce qui concerne les éditions parues dans les années 1588-1589, à commencer par le fait que durant ces années, on ne voit point paraitre les Centuries VIII-X censées avoir été publiées en 1568,  soit 20 ans plus tôt. Giuinard; quant à lui, s’en tient à cette formule « tout en éliminant  progressivement un nombre  toujours plus grand de quatrains »  Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que l’on assistait là à des additions successives liées à l’actualité en cours car on aurait bien du mal à imaginer qu’un premier état comporterait une centurie « incompléte » alors qu’il s’agit d’une addition à une première  fausse édition à 300 quatrains disparue. La première attestation d’une édition à 4 centuries- si on laisse de coté l’édition Macé Bonhomme qui ne comporte même pas en son titre  une quelconque référence à 4 centuries – date de 1588;  La page de titre est reproduite  dans le Testament de Nostradamus de Daniel Ruzo et reprise en tête du Répertoire de  Benazra.  Il n’y a pas eu d’élimination mais bien des additions qui se sont succédé dans la période ligueuse. Dans notre communication de 1997, nous avons montré que les quatrains « manquants » des éditions 1588   comprenaient précisément le quatrain IV 46 « garde toi Tours » ce qui était de circonstance, Tours étant devenu le centre des partisans du prétendant à la couronne, henri de Navarre, rejoint par Henri iII, à la suite du tumulte parisien favorable à la maison de Guise-Lorraine.  Tout se passe donc comme si Patrice Guinard n’avait pas prété assez d’attention au contexte politique , à l’arrière plan des éditions des années 1588-89, n’aurait pas, comme il l’exprime lui-même » effectué les recherches nécessaires »  s’en tenant aux seules considérations d’éditions comme si la production prophétique n’était pas sensible aux enjeux politiques! C’est ainsi que l’on peut ignorer que la publication du Janus Gallicus de 1594 ait été directement en prise avec l’avénement d’Henri IV au trône de France, ce qu’on aura voulu diaboliser, dans le camp de la Ligue, en le rattachant aux spéculations antéchristiques de Nostradamus dans son Epitre à Henri IV.  La question qui se pose est celle des quatrains favorables à l’un ou l’autre des camps en présence avec éventuellement des interpolations en sens inverse.  Guinard n’avait visiblement pas acquis notre expérience et notre expertise  quant à l’Histoire du prophétisme au cours des siècles et l’on peut douter qu’il ait pris la peine de lire notre thèse d’Etat, Le texte prophétique en France, formation et fortune, Presses Universitaires du septentrion, publie en 1999, mais disponible en microfiches dans toutes les bibliothèques universitaires de France. Guinard est plus un habitué des biblioraphies que des bibliothèques, lesquelles il n’aura guère fréquentées. Il expose ainsi sa « méthode »: La recherche sur catalogues , source inépuisable d’informations, n »avait pas été envisagée par les bibliographes spécialisés (.) Elle m’a permis d’y voir plus clair dans la chronologie des oeuvres de Nostradamus ».(pp. 12 et seq)  Travail donc de seconde main. Quant à Gérard Morisse, en revanche, il semble bien qu’il n’ait pas été imperméable à notre démonstration.  Il semble que Guinard cherche à se protéger. Il omet (dans son étude sur Florent de Crox) de citer notamment nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus (Ed Ramkat, 2002) qui traite du phénoméne Crespin lequel comporte de nombreux éléments en commun avec les quatrains centuriques mais aussi de la question d’une première épitre à Henri II  qui apparait comme la matrice de la seconde, tout comme les quatrains des almanachs pour ceux des Centuries.

 

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jacques halbronn Recensement de sa présence pluridisciplinaire sur INTERNET

Posté par nofim le 20 novembre 2023

jacques  halbronn (né le 01  12  1947)  Recensement de sa présence pluridisciplinaire sur INTERNET   Fin 2023

 

 Sir Encyclopaedia Universalis.  Article Astrologie  https://www.universalis-edu.com/encyclopedie/astrologie/

sur Facebook   accueilli par le RAO  Rassemblement des Astrologues Occidentaux  (dir  Frank Nguyen)

sur Youtube,  Direction  de la Tele de la Subconscience (depuis 2008)

@halbronnjacquesteledelasub7122‧2,97 k abonnés‧24 k vidéos

Sur Blogger  http://editionsgrandeconjonction.blogspot.com :

Direction de la Revue Astroprophétique,  de Faculté Libre d’Astrologie de Paris  et de Teleoptima

 

Direction  des  Think Tanks  NOFIM  3000 articles en ligne  http://nofim.unblog.fr

et  MAQOR  http://maqor.a.m.f.unblog.fr/files/2017/08/gva2006_2p_salon.pdf

Sur Free.fr  http://web.archive.org/web/20010415114908/cura.free.fr/docum/10catAB.html

accueilli sur CURA, Centre Universitaire de Recherche Astrologique  (dir Patrice Guinard)

et  sur  Encyclopaedia Hermetica (Dir Robert Benazra) /http://nostredame.perso.infonie.fr/nhalb61.html

Sur  Nostradamus   Dir  Mario Gregorio   http://www.propheties.it

 Sur Hommes et faits(Dir Alain Kieser)  https://hommes-et-faits.com  

Sur  BINA  https://binaastrologie.fr/revues/

Sur   Baglis TV (dir. Frank Agier)  https://www.baglis.tv › Intervenantshttp:

https://ericlenouvel.wordpress.com/lemergence-du-feminin/jacques-halbronn-soleil-lune/

Sur Astercenter (Dir Fernanda Nosenzo) //www.astercenter.it/home/articoli_internazionali/Jacques_Halbronn28.htm

 Sur  Editions Arqa  (dir  Thierry Emmanuel  Garnier) https://editions-arqa.com › les-chroniques-dun-astrologue

Sur  Scribd  https://fr.scribd.com › document › Jacques-HALBRONN 
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Historien français
  
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jacques halbronn Phonologie. Le rejet des syllabes dans l’oralisation de l’écrit français.

Posté par nofim le 19 novembre 2023

jacques halbronn   Phonologie. Le  rejet   des syllabes dans l’oralisation de l’écrit français. 

 

 

Nous  avons souligné la tendance forte du français à éviter la syllabisation à l’oral,qu’il s’agisse de regrouper entre elles alternativement les voyelles et les consonnes en évitant le plus possible le mélange entre ces deux ensembles. Rappelons qu’en hébreu, l’écrit ne note que les consonnes et laisse les voyelles à la charge de l’oral, ce que nous rapprochons  du masculin pour les voyelles et du féminin pour les consonnes. Les deux groupes doivent rester séparés.comme à la synagogue.En quelque sorte, la voyelle est en analogie avec le sperme masculin qui vient féconder le corps féminin.

 

 Sur Internet

 » L’alphabet phénicien découpait la syllabe en unités simples, les consonnes, et négligeait les voyelles qui servaient à les prononcer. L’acquis décisif demeurait: l’utilisation d’un ensemble réduit de signes graphiques pour symboliser la langue articulée. » 

 

L’apprentissage du français oral  passe donc par le respect de ces deux  catégories, ce qui va conférer à cette langue une sonorité, une musicalité particulière , les consonnes correspondant aux cordes et les voyelles aux instruments à vent.

En ce sens la conception classique de la poésie avec sa versification et ses « pieds »  serait étrangère à l’esprit du français  à moins d’admettre  qu’il y a un temps pour séparer consonnes et voyelles et un temps pour les assembler syllabiquement et donc syncrétiquement.

 

La lettre « e »  a pour fonction essentielle en français de veiller au bon déroulement d’une telle régle.Si le e suit une consonne, il lui donne libre cours pour qu’elle se fasse entendre. En revanche, si le  e  précéde une consonne, il signifie que celle-ci doit être occultée et laisser la place au régne des voyelles.  Les liaisons  conduisent à réactiver les connes. Je veux manger  et Je mangerai. Dans le premier cas, on n’entendra pas le « ‘ et dans le second, le « r » résonnera.

En français moderne, cette régle n’est pas toujours respectée mais elle n’en est pas moins largement appliquée/ On pourrait envisager d’en rétablir le bon usage dans le cadre d’une entreprise de restauration du français dans sa « pureté » originelle étant entendu que la plupart des autres langues que nous connaissons  semble  bien plus éloignées d’un tel objectif.

Ainsi, il conviendrait de corriger la prononciation de formes plurielles, se terminant par « es », forme qui  détermine l’occultation de la consonne finale « s », marqueur habituel du pluriel.  Les, et, est etc.

On devrait donc prononcer  « belles  valisés   » bellé valisé », ce qui rejoint la pratique italienne du pluriel où l’écrit s’est aligné sur l’oral. 

«  belle donne | Dictionnaire Italien-Français ; Un amante di belle donne, . Un amateur de belles femmes » 

On aura compris que l’écrit du français doit se lire comme une partition musicale  à moins que la partition musicale ne soit la réplique du déchiffrement du français. En ce sens, le français serait plus proche de la musique que de la poésie.

 

 wikiêdia

La syllabe (du latin : syllaba, du grec ancien : συλλαβή / sullabế, « ensemble, rassemblement ») est une unité ininterrompue du langage oral1. Son noyau, autour duquel elle se construit, est généralement une voyelle. Une syllabe peut également avoir des extrémités précédant ou suivant la voyelle, qui, lorsqu’elles existent, sont toujours constituées de consonnes1.

En linguistique, la syllabe est considérée comme une unité abstraite de la langue. Elle existe en tant qu’élément du système d’une langue donnée, et est par conséquent étudiée par la phonologie, qui s’intéresse aux sons en tant qu’éléments d’un système linguistique. On constate cependant que cette existence abstraite dans la langue est liée à de nombreux faits concrets et matériels de la parole, tant lorsque la syllabe est articulée que lorsqu’elle est perçue à l’oral. Des faits directement liés à la syllabe peuvent ainsi être mesurés et quantifiés empiriquement : cela conduit la syllabe à être également l’objet d’étude de la phonétique, étudiant les sons de la langue dans leur matérialité.

 

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jacques halbronn Méthodologie. Les contrefaçons au crible des marqueurs de temps et de lieu.

Posté par nofim le 18 novembre 2023

jacques  halbronn   Méthodologie. Les contrefaçons au crible des marqueurs de temps et de lieu   

  On entend par marqueur de temps ou chronéme, ce qui permet sinon de dater précisément un texte -et ses diverses interprétations,, du moins de déterminer des bornes (terminus) à sa production  et  à  diffusion, ce qui a l’avantage de détecter des documents antidatés et donc des contrefaçons.  Parallélement, on entendra par marqueur d’espace ou choréme, ce qui permet de situer  dans quel cadre, il a pu apparaitre, se constituer et donc, là encore, de  rejeter  ou de discerner certaines attributions Un travail de thèse, selon nous, devra s’articuler sur cette double problématique et donc être en mesure de signaler,  de  corriger   certaines erreurs d’appréciation sur le plan tant biographique que bibliographique.  Nous appliquerons une telle méthodologie  dans l’esprit de la critique biblique.

C’est ainsi qu’il est possible de circonscrire certains discours attribués à Jésus dans les Evangiles à tel ou tel stade -chronéme- de sa carrière ainsi que de cerner à quel public il s’adressait (choréme).  Nous soutenons que Jésus, au début de sa vocation  s’adressait aux « brebis » de la maison d’Israel – voir la parabole du bon pasteur et de la brebis égarée, éloignée du troupeau. Selon nous, le Messie est ici celui qui va « sauver » la  brebis qui s’est- dans tous les sens du terme- perdue, avec une idée de rédemption.

Autrement dit, Jésus visait une population bien située dans l’espace palestinien, à savoir au Nord, dans les terres de l’ancien Royaume d’Israel fondé à la mort de Salomon et regroupant 10 des 12 tribus qui s’étaient partagés la région. Certaines prophéties avaient en effet annoncé, promis, un tel retour de l’enfant prodigue qui se voit pardonner ses fautes et Jésus, lui le Judéen, entend « accomplir » celles-ci,d’une façon ou d’une autre. Il importe en effet de comprendre que le Sauveur n’appartient pas au peuple qu’il va devoir guider, il lui est étranger tout comme Cyrus le roi de Perse (Esaie XLV) aura à s’occuper des diverses populations de son empire. Moise, dans le Livre de l’Exode, est envoyé vers les Enfants d’Israel dont il ne fait pas partie. En ce sens le personnage de Jésus est peu ou prou calqué sur celui de Moïse. Cette « étrangeté  » reléve de la notion de choréme, et cela exige de  bien situer les protagonistes les uns par rapport aux autres.

Au niveau « chronématique », à ce stade, il n’est nullement question de déborder de l’espace palestinien -celui de la Judée du roi Hérode- et c’est à une toute autre époque que  l’on ira au delà d’un tel espace. L’usage fréquent du mot ‘paien »  crée de la confusion car il met dans le même sac les descendants du Royaume d’Israel  et un monde situé bien au delà sur le pourtour méditerranéen, un monde qui n’a certainement pas les mêmes motivations pour adhérer au christianisme et qui n’a pas de compte à régler avec des colonisateurs, des énvahisseurs judéens, dont il aura fallu subir le joug, des siècles durant. On évitera donc l’anachronisme et l’anachorisme et les telescopages.

 

 

 

 

 

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