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jacques halbronn Linguistique; Evacuer de l’écrit français les accents qui occultent le processus de dérivation mais aussi les apostrophes

Posté par nofim le 14 février 2024

jacques halbronn   Linguistique; Evacuer de l’écrit français les accents qui occultent le processus de dérivation mais aussi les apostrophes.

 

Notre grand mère  maternelle connue sous le nom de Claude Jonquière avait préparé un ouvrage, à la veille de sa mort accidentelle, en 1957 (une appendicite mal traitée) consacré à « L’orthographe d’usage rendue facile »(manuscrit sur la plateforme SCRIBD – Elle signalait notamment la nécessité d’appréhender un mot au sein de l’ensemble de ses dérivés.

Nous poursuivons dans ce sens en mettant en garde  quant à l’effet toxique de l’usage des accents en français, lesquels éliminent certaines consonnes et notamment la lettre « s » . Les emprunts de l’anglais et de l’allemand au français restituent un état pré-accent comme  Forest (anglais) ou Fenster (allemand)  Comment passer, en effet, de forêt à forestier  quand la forme « st a disparue du fait de l’usage de l’accent? Cela produit de la discontinuité dans la chaine étymologique. 

Nous  avons  mis en évidence une régle selon laquelle, la présence de la lettre « e » devant une consonne conduit à produire le son « é » à la place de la dite consonne d’une séquence de consonnes:  les, mes, clef, respect etc; A un certain stade, les gardiens de notre langue ont cru bon d’indiquer le son « é » au niveau de l’écrit, probablement dans l’idée de renforcer cette régle qui n’était pas nécessairement respctée. Ils ont cru bien faire, comme dans le cas du participe passé où  « chanted »  est devenu »chanté. L’emprunt anglais aura préservé cet état antérieur avec le suffixe « ed ».  (comme dans « limited » voire wanted) Le mot entrée est à comparer à la « entrada » espagnole. On devrait, dans un français voué à être restauré, dire « entrede » pour bien faire.

  Une telle initiative  aura impacté la forme féminin du participe passé de la première conjugaison puisque l’on ne dit pas de nos jours: « chantede » -le e placé après le d  le protégeant- ce qui est une autre fonction  en sens contraire  du e  en français alors que l’on a bien « écrit  » et « écrite » pour une autre conjugaison, ce qui donne aussi écriture. le français doit se contenter d’un ‘ée » -ma bien aimée’.  Lorsque l’on trouve  en français  « Eté’ et ‘estival », il est évident que le locuteur risque de ne pas faire la connexion  alors que cela lui aurait été suggéré si l’on avait gardé la forme ‘esté ». Le mot école devrait s’écrire ‘escole », ce qui permet de passer à scolarité.   L’anglais a gardé la trace, on l’a dit, d’un état antérieur vers leque il importe de revenir: c’est ainsi que le  mot « épée » en français doit retrouver son « s », ce qui est le cas  de l’emprunt anglais « spade »; le mot étalon  doit redevenir « estalon » et ainsi de suite comme éponge doit laisser la place à esponge, ce qui permet de glisser vers « spongieux ».

Le locuteur français/francophone  va devoir se réapproprier les bons codes de prononciation  sans le secours d’une quelconque « accentuation » à  condition qu’il comprenne  qu’une consonne précédée d’un  e  ne se prononce pas même quand elle figure à l’écrit, ce qui est justement la raison qui a conduit à l’éliminer carrément au lieu de la placer entre crochet . On doit écrire esté mais prononcer été.  Allons plus loin  et  rejetons également l’usage de l’apostrophe qui indique  la non prononciation du  « e » comme dans « J’aime » à la place de « Je aime », Je t’aime à la place de Je te aime. Il ne s’agit nullement de changer l’oralité mais l’oralisation de l’écrit en enseignant les bons codes de lecture au lieu d’impacter l’écrit. Si le locuteur a compris  la place de la lettre « e » en français, à la fois comme  favorisant (avec le E suivant une consonne) ou suspendant l’enchainement consonantique (avec  le devant une consonne), ce qui allége considérablement la langue comme dans le cas présenté plus haut, il ne sera plus nécessaire de recourir à ces expédients, ces palliatifs à l’ignorance des codes que sont les accents et les apostrophes.

 

 

 

JHB  16 02 24

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