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jacques halbronn Epistémologie et théologie. Le trio Nature, Technique, Culture

Posté par nofim le 8 avril 2024

jacques  halbronn   Epistémologie et théologie.  Le trio  Nature, Technique, Culture.

Il existe trois niveaux de réalité, celui, ontologique, des  choses en soi, celui des choses transformées, inventées par un « esprit » humain -dans un sens non  nécessairement limité à notre Terre, c’est le plan de la Technique- et enfin celui  des choses sur lesquelles on aura  projeté des valeurs sans que ces choses aient été modifiées dans leur substance, c’est le plan de la Culture.

Or, il importe de ne pas confondre ces trois plans et de présenter comme science ce qui reléve de la Technique et vice versa ou de présenter comme technique ce qui reléve de la Culture et vice versa.

Au niveau théologique, qu’est ce que cela implique?  On peut notamment, selon nous, distinguer  judaisme et christianisme en disant que l’un reléve de la technique, de la (bio)technologie  alors que l’autre ne serait déterminé que culturellement alors que la Science se situerait plus en amont, comme un phénoméne dont l’existence ne dépendrait pas d’un dessein intelligent/Opposition  entre la matière et l’Esprit. 

Entendons nos propos ainsi: nous opposons un Deus Faber,qui forge (tel Vulcain/Hephaistos) un nouveau monde en décalage par rapport à un « Premier mobile » et un Dieu qui n’est certes pas en mesure, à la différence du Deus Faber (qui fabrique) de transformer la matière mais qui peut lui attribuer, lui conférer un nouveau sens, un nouveau statut. 

 Le chapitre Ier du Livre de la Genése met en scéne, campe un « démiurge » capable de restructurer dans sa substance même  la réalité  alors que le Nouveau Testament, en dépit de son évocation anachronique d’une Nouvelle Alliance qui suppose de disposer d’une technologie très sophistiquée, se limite en pratique à une dynamique purement culturelle qui se contente de produire de nouvelles représentations, c’est à dire de modifier notre regard sur le monde sans changer pour autant celui-ci.   Avec le christianisme, on se libére des contraintes de la Nature, de la Science, de la Technique pour basculer vers une Humanité qui s’autodétermine de par sa seule volonté. C’est l’homme qui se reformate plutôt qu’il ne reformate le monde. On pense à Descartes:

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  »Cette citation de Descartes est issue du Discours de la méthode et apparaît au moment où Descartes se demande quel genre de préceptes moraux adopter quand on part à la recherche de la vérité. Parmi ces préceptes moraux, il édite celui-ci : « il faut changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde ».

Au niveau culturel, on est dans le n’importe qui et le n’importe quoi; ce qu’est en soi le réel  ne compte pas car ce réel peut changer de par mon seul désir, sans aucune intervention sur ce qu’il est/serait en soi. 

Si l’on comprend généralement la dialectique entre Nature et Culture, le plan intermédiaire échappera le plus souvent car la Technique ne saurait se réduire ni à la Science (Deus sive Natura), ni à la Culture, impuissante à changer le monde en soi mais seulement pour soi.

 Sur le web

 Distingué de l’en-soi, le pour-soi désigne ce qui fait qu’un être a conscience de son existence. Il ne doit pas être confondu avec le cogito – le « je pense » qui ne porte que sur l’existence d’un « je » universel. Le pour-soi est donc lié au recentrement de l’être sur sa particularité propre. Chez Hegel, l’être-pour-soi est à la fois l’être qui se rapporte immédiatement à lui-même et l’être qui s’oppose à l’en-soi en tant qu’il en refuse toute influence sur son mode d’être. Pour Sartre, il est ce par quoi l’homme se distingue des choses. L’existentialisme affirme en effet que seul l’homme peut se « pro-jeter » au-delà de son être, qu’il n’est pas enfermé dans un en-soi : « Le pour-soi seul est transcendant au monde », écrit Sartre. Mais l’homme n’est pas seulement un pour-soi, car, par son corps, sa naissance, son éducation, il subit sa facticité et peut renoncer à sa liberté en se faisant « en-soi ». Oscillant entre ces deux modes d’être, il peut se définir alors comme « en-soi-pour-soi ».  On dira que la culture va avec le devoir et la technique avec la nécessité, d’où le passage de l’Ancienne Alliance à la Nouvelle Alliance,  sous tendues par toute une structure systémique. La culture est dans le champ du vouloir, la technique dans celui du pouvoir.

 

 

JHB  08 04 24

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