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jacques halbronn Réflexions sur la notice qui lui fut consacrée par Patrice Guinard (c 2000)

Posté par nofim le 21 mai 2024

jacques halbronn Réflexions sur la notice qui lui fut consacrée par Patrice Guinard (c 2000) dans L’Astrologie Française au XXe siècle

 

Revenons sur la notice que Guinard nous consacré il y a près d’un quart de siècle à nos travaux. Il est clair que nous pourrions nous aussi nous amuser à consacrér une notice à l’auteur du « Manifeste » lequel selon nous- avec le recul-  aura échoué sur toute la ligne tant en ce qui concerne la question astrologique que pour celle des Centuries;

 

  On notera dans une bibliographie nous concernant se voulant assez exhaustive. Etrangement, Guinard ne signale pas notre MOnde Juif et l’Astrologie (Arché 1985) pas plus que nos deux diptyques Ibn Ezra et Morin de Villefranche, et  Bourdin et Etteilla (trédaniel 1993) Quant à notre « Astrologie selon Saturne », de 1994, elle est complétement oubliée..

Mais restons en à trois  problématiques qui auront particulièrement frappé Guinard, celle de l’instrumentalisation, exposée dans la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin sous le titre « La pensée  astrologique »,qui est un commentaire des travaux de Michel Gauquelin,, celle de la cosmothérapie ‘exposée en  1993 dans la réédition de nos Clefs pour l’Astrologie et celle de la datation des Centuries de Nostradamus. Mais précisions immédiatement qu’à plus d’un titre, nos thèses auront pu sensiblement évolué entre temps, entre 2000 et 2024!  En effet, sur les deux premiers points, nous n’en sommes pas restés là.  Si l’astrologie gauquelinienne reléve d’une forme d’instrumentalisation à partir d’une astronomie primitive, liée au seul mouvement diurne, l’astrologie « saturnienne » exige une intervention technologique supérieure articulée sur une succession de périodes de 7 ans. En ce qui concerne l’astrologie individuelle, nous avons proposé le modéle des « topiques sensorielles » qui distingue nettement le psychisme féminin et le psychisme masculin, point aveugle de l’Astrologie contemporaine. Enfin pour ce qui est de Nostradamus, on notera que la Revue Française d’Histoire du Livre dirigée par Gérard Moriss » après avoir publié un dossier de Guinard sur le sujet se sera rétractée en publiant quelque temps plus tard notre « Historique ».

 

 

 

 

 

Notice  n° 24. Jacques HALBRONN

- né le 1 décembre 1947 à 11h25, Paris 17 (à 12h30 selon sa mère)
(source Patrice Guinard, r.p.)
- docteur de l’université (plusieurs thèses), historien et ethnologue du milieu astrologique, organisateur de congrès d’astrologues depuis 1975.
- auteur d’une dizaine d’ouvrages et de plus de trente articles. Son Guide astrologique (1981; 1984; 1992; 1994; 1995; 1996; 1997) reprend l’idée de De Herbais De Thun d’un répertoire des astrologues et de leurs activités (cf. le compte-rendu de Dominique Devie sur la version 1994, in Cahiers de Recherches et d’Études Traditionnelles, 6, 1994).
- a réussi « la gageure » dans la bibliographie de son article « Astrologie » de l’Encyclopaedia Universalis (1992) à ne citer, parmi la vingtaine d’ouvrages mentionnés, que 3 ouvrages pour lesquels il n’est pas directement concerné en tant qu’auteur ou éditeur. C’est dire le sérieux de l’intelligentsia académique en ce qui concerne le sujet.
- dans sa longue introduction à la réédition tronquée de l’Histoire de l’astrologie de Serge Hutin (Paris, Artefact, 1986), il considère l’astrologie comme une réalité essentiellement culturelle: la relation entre les astres et les hommes se limiterait à « Un lien déclenché par l’homme lui-même. » (p.144). On attend toujours les analyses historiques qui pourraient justifier ce « lamarckisme culturel ».
- son ouvrage le plus utile reste La vie astrologique il y a cent ans (d’Alan Leo à F. Ch. Barlet), Paris, Grande Conjonction & Trédaniel, 1992.
- s’intéresse au phénomène prophétique.

MON AVIS: chercheur solitaire, historien et sociologue intempestif, organisateur colérique de colloques, observateur querelleur de la vie astrologique, personnage caractériel et mégalomane, Halbronn est une sorte de Socrate du milieu astrologique français. Il cherche à accoucher les consciences et exerce une sorte de maïeutique dualiste qui reste ignorée par la plupart des astrologues et incompréhensible pour le « croyant »: « L’astrologie serait donc, au bout du compte, une chose trop sérieuse pour être confiée à des astrologues et la consultation une rencontre trop importante pour ne pas être repensée au deuxième degré. » (in L’astrologue face à son client (Les ficelles du métier), Paris, Grande Conjonction, 1995, p.46). Il soutient successivement dans ses ouvrages les thèses les plus contradictoires: de « l’astrologie sensorielle » (1977) à la « cosmothérapie » (1995), ou de « l’astrologie du Tarot » (1983) à « l’astrologie stellaire » (2000); il approfondit le superficiel, donne de l’éclat au plus banal. Au fil du temps il a acquis le sentiment d’être devenu une sorte de directeur d’un hôpital de fous. Souvent en rapport (et par réaction) avec certaines discussions qu’il a eu avec moi depuis 1983, il a développé des problématiques toujours plus complexes. Halbronn est meilleur orateur qu’écrivain. Il brille dans la confrontation, et a atteint dernièrement (en décembre 2000, lors du colloque CURA-MAU de Paris) le sommet de son art. En élaborant de nouvelles théories « quasi-astrologiques », il a peaufiné sa machine dialectique et déplacé la frontière entre astrologie et anti-astrologie. Il apparaît à présent que toute l’argumentation anti-astrologique commune (d’abord celle des astronomes, mais surtout celle issue des milieux universitaires, d’orientation sociologique ou historiciste) reste à un niveau très en-deçà des problématiques qu’il a su mettre en place, insidieuses et alambiquées, mais néanmoins salutaires et viviviantes pour toute réflexion portant sur le fait astrologique.

Il semble cependant qu’avec l’âge, Halbronn soit devenu incapable de soutenir des discussions adultes et argumentées : irrespect de ses interlocuteurs, rejet par principe de l’argumentation adverse, réorientation du débat quand ses observations se révèlent caduques, manipulation d’erreurs extérieures au débat, accumulation de contradictions sans garde-fous, logorrhée d’opinions spécieuses et d’extravagances dogmatiques … L’essentiel, à ce stade aggravé, n’est pas la vérité, mais la joute de nature « politicienne ». Ce qui compte pour lui n’est pas la réalité, mais l’effet produit par son discours sur un public d’autant plus crédule qu’il ignore en grande partie les exigences techniques du débat. C’est ainsi que son récent canular relatif aux centuries de Nostradamus (qui auraient été fabriquées par des faussaires du XVIIe siècle) ne peut se développer qu’en s’adressant à des interlocuteurs qui ignorent presque tout des premières éditions. Halbronn en est ainsi amené à s’adresser à un public de moins en moins mûr pour asseoir des spéculations farfelues qui relèvent essentiellement de la mystification. »
 

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