jacques halbronn Astrologie des dominants, astrologie des dominés. Jérémie XXXI
Posté par nofim le 23 mai 2024
jacques halbronn Astrologie des dominants, astrologie des dominés Jérémie XXXI
»Si quelqu’un voulait faire l’élection d’un temps propre…. » (Dariot traité des élections propres pour le commencement des choses; Lyon 1558)
« Si tu es interrogé par quelqu’un qui veut se mettre en chemin sur ce qui pourrait lui advenir » (Dariot Introduction au jugement des astres »
Il ne saurait être question de présenter l’astrologie comme « une » et indivisible. C’est ainsi que l’astrologie horaire (ou questionnaire, des « interrogations) ne saurait être confondue avec l’astrologie généthliaque, pas plus d’ailleurs que l’astrologie « élective » avec celle des directions, même si toutes deux font appel à des données astronomiques. La lecture de l’Introduction au Jugement des astres due au médecin astrologue Claude Dariot fait apparaitre un tout autre emploi de l’astrologie que celle de son contemporain toulousain Auger Ferrier auteur de « Jugements astronomique sur les Nativitez », et adversaire de Jean Bodin, les deux ouvrage étant parus l’un comme l’autre à Lyon, dans les années 1550. On ne sera pas surpris, outre mesure, que cette mise en évidence d’un tel clivage n’ait guère été étudiée comme elle le méritait, d’autant que le titre de Dariot est fort proche de celui de cet autre médecin astrologue qu’est Ferrier (à l’instar de leur contemporain provençal, Michel de Nostredame) On s’arrêtera sur certaines tournures significatives propres à l’ouvrage de Dariot (cf à son sujet notre travail sur Salomon Trismosin, (in Revue française d’histoire du livre n° 133 – Recherches autour de l’édition française du Splendor Solis (1612) Dans son Traité des élections propres pour le commencement des choses (qui compléte l’Introduction), il signale le Centiloque (au 14e aphorisme) attribué à Ptolémée, et qui a trait à l’astrologie horaire.(p. 87 de l’édition Pardés, 1990)
Michel Gauquelin n’aura pas pris en compte cette astrologie « libre », du « vouloir, pour mettre ses travaux en perspective, ce qui l’aura empêché d’en expliciter les fondements. Il en sera resté à une astrologie généthliaque « serve », ne relevant pas de l’initiative sociale et appartenant au courant « dominés » et non « dominants ». Une telle dualité n’est pas sans nous faire penser à la distinction jérémienne entre Ancienne Alliance et Nouvelle Alliance.(Ch XXXI), soit le passage d’une astrologie « libre » à une astrologie « serve ».
On est en droit de penser que cette astrologie « libre » comme nous aimons à la qualifier correspond à la première alliance, dans la mesure où les humains faisaient un emploi, opéraient un choix des configurations astrales à leur guise alors que la seconde alliance serait octroyée aux « dominés », voués à des astralités sur lesquelles ils n’auraient point prise. Il y a le « commencement » dicté par la naissance et le « commencement » déterminé par notre libre arbitre.
JHB 23 0524
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