jacques halbronn L’antisémitisme galvanisé par le syncrétisme judaïque
Posté par nofim le 13 juin 2024
jacques halbronn L’antisémitisme galvanisé par le syncrétisme judaïque
Les ambiguités récurrentes du discours « juif » réussissent à coaliser contre lui les camps les plus divers et opposés entre eux. On a affaire ici à un phénoméne éminemment syncrétique attrape tout ce qui ressemble de près ou de loin au monde juif.
. Inversement, lorsque l’on adopte une posture qui ne mélange pas tout, l’on risque moins de rassembler tout le monde contre soi.
Or, force est de constater -et notamment pour la période actuelle marquée par ce qui se passe en Israël- que les Juifs ne parviennent pas à prendre leur distance avec le mot même d’Israel, ce qui ne peut que créer un amalgame entre sionisme et judaisme. Comment s’étonner dès lors que l’antisionisme puisse viser les Juifs de la diaspora et notamment les « religieux » puisque le terme Israel est récurrent dans le Pentateuque, et notamment dans le Livre de l’Exode, mettant en scéne les « Enfants d’Israel », dont le nom figure déjà au livre de la Genése à propos de Jacob surnommé Israel.? Autrement dit, le mot Israel va figurer tant dans les synagogues de par le monde – ne serait-ce que par la lecture de la Torah et la récitation du Ecoute Israel- que dans la cadre de l’Etat du même nom. Cela aura d’ailleurs été une erreur, à plus d’un titre, que d’avoir baptiser « Israel » le nouvel Etat, né en 1948, entretenant une connexion entre le religieux et le politique.
. Actuellement, on nous répéte qu »être antisioniste, c’est être antisémite mais comment en serait-il autrement, tant le mot « Israel » s’avère récurrent au sein du monde « juif ». D’ailleurs en 1948, les Juifs préféraient encore se qualifier « israélite », c’est ainsi que nous nous présentions dans notre jeune âge, à l’école primaire. Le passage au mot « juif » aurait pu souligner la nécessité d’un distinguo.
JHB 13 06 24
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