jacques halbronn EPistémologie.théologie. Linguistique et gravitation (astronomie). Dialectes satellites.
Posté par nofim le 17 février 2025
jacques halbronn EPistémologie, théologie.. Linguistique et gravitation (astronomie). Dialectes satellites.
Il importe de relativiser la question des frontières, sous toutes leurs formes, d’autant que celles-ci occultent les véritables clivages, ce sont des superstructures.
Sur le web
»superstructure Dans l’analyse marxiste, ensemble, formé par le système politique (appareil d’État) et le système idéologique (juridique, scolaire, culturel, religieux), qui repose sur une base économique donnée (par opposition à infrastructure). »
L »‘infrastructure est un ensemble d’éléments, d’ouvrages ou d’installations interdépendants qui supportent en partie ou en totalité une structure ou un réseau. »
Ce qui importe selon nous n’est pas ce qui est à l’origine mais bien ce qui a été reformaté, transmuté, transformé. C’est ainsi que le français vaut avant tout comme un modéle de formatage par delà la question étymologique ou celle des emprunts même si le fait qu’il ait été beaucoup emprunté au français est significatif, indicatif, symptomatique jusqu’à un certain point de sa puissance de gravitation laquelle résulte de son aptitude à unifier des composantes plus ou moins aléatoires..
Comme nous l’avons déjà exposé, une langue peut s’être satellisée par rapport à une autre langue tout comme un pays aura pu être colonisé, intégré au sein d’un empire. Qu’il y ait de la résistance de la part des entités ainsi traitées se conçoit certes mais il n’en reste pas moins que, théologiquement, notre Humanité, comme nous nous en sommes expliqués à maintes reprises, est le résultat d’un (re)formatage, d’un nouvel Ordre, ce qui pose la question du créationnisme.
Il y a un temps pour rechercher ses racines et un temps pour les dépasser et toute cyclologie valable doit articuler ces deux temps, en alternance (cf la dialectique « cardinal/mutable » en Astrologie Septennale).
Selon l’approche du reformatage, il s’est établi une certaine unité du fait précisément du refoulement des différences. Relisons une fois de plus le chapitre XI du Livre de la Genése, qui aura fait l’objet de contresens. La dispersion apparait à deux stades, au verset 4 et aux versets 8 et 9 et on a tendance à ne retenir que le second. Or, dès le verset 4 il est dit :’ pour ne pas nous disperser sur toute la face de la terre. »c’est la racine Pé-tsadé qui est chaque fois présente, sous trois formes différentes: פֶּן-נָפוּץ וַיָּפֶץ הֱפִיצָם :
On est donc face à une telle dialectique: faut-il se résigner à la diversité ou bien résister à une force centrifuge en batissant une Tour? Il semble, comme dit l’Ecclésiaste, qu’il y ait un temps (Et (Ayin Thav),Zeman) pour chaque chose.
Chapitre III
Il faut savoir dans quel camp l’on se trouve, du côté de l’affaiblissement de l’Humanité en pronant la diversité ou du côté de son renforcement en favorisant l’unité et l’abolition des différences. En ce sens, le texte de la Genése campe un dieu ambivalent qui redoute l’Unité de l’Humanité et lui place des obstacles. Mais comme nous l’avons exposé ailleurs, ce texte est éminemment syncrétique et est traversé par des idéologies antagonistes.
JHB 17 02 25
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