jacques halbronn Barbault. Sa théorie dialectique des aspects.

Posté par nofim le 15 juin 2025

jacques halbronn Barbault . Sa  théorie dialectique  des aspects.

 

Un des symptomes de l’échec de la recherche en Astrologie tient à la non résolution de la question des aspects, ce qui aurait certainement mérité la tenue d’un Colloque au lieu des gadgets que l’on nous offre. Pour la plupart des astrologues, le carré et l’opposition seraient des angles de tension. Pourtant Barbault, à sa façon, aura fait de l’aspect d’opposition une configuration de détente, à l’encontre de la conjonction, puisque l’opposition entre planétes lentes ferait remonter son graphique alors que la conjonction le ferait plonger,ce qui explique son annonce au demeurant ratée- de troubles graves pour le début des années 80 du siècle dernier./i

Pourtant, si l’on étudie les quadruplicités, l’on est conduit à placer conjonction, carré et opposition sur le même plan. Le tort de Barbault, c’est de ne pas avoir assumer pleinement la dualité, une chose et son contraire: la Roche Tarpéienne est proche du Capitole comme s’il n’était pas en mesure d’affronter la contradiction, le revers de la médaille. C’est bien beau d’annoncer une victoire, encore faut-il savoir qu’elle ne sera jamais définitive! Quel est donc l’aspect susceptible de faire barrage à la belle harmonie des signes de même acabit? Notre réponse est la suivante, à mi-chemin, à mi-parcours, il y aura une crise (cf notre texte sur la ménopause des femmes dans la deuxiéme partie de leur vie) et si l’on prend une des quatre saisons, qui divisent le cercle en 4 fois 90°, on aboutit à 45° (semi-carré) Pour l’astrologie septénale, le semi-carré est un aspect majeur et non pas mineur,il marque la frontière entre les phases. Avec le semi-carré, tout vient s’inverser, se retourner. Il est lié au 8, au chemin octuple, à l’octo-topos. Un semi-carré est évidemment neutralisé par un autre semi-carré, une période de trois ans et demi correspond à la division en 8 du cycle sidéral de Saturne; elle prend le contre pied dans un sens ou dans une autre. Le semi-carré de Saturne avec les axes équinoxiaux ou solsticiaux est signe d’involution, de régression, (ce qui correspone à la valeur Hessed, qui n’acccepte pas la rigueur du plan divin (Din). Notre approche du langage passe par les affixes (préfixes et suffixes) que nous assimilerons au semi-carré.

En 1976, lors de la première édition française de Clefs pour l’astrologie (p. 146): « Il faut faire la distinction entre le seuil d’une phase et son paroxysme, en plein milieu de la phase considérée »

Cela revenait à mettre l’accent sur le milieu d’une phase, soit 45°, moitié de 90° On notera qu’au football, sur un match de 90 minutes, on a deux mi-temps de 45 minutes. Idem pour le rugby.

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« Un match de football standard se déroule sur une durée de 90 minutes, divisée en deux mi-temps de 45 minutes chacune. Entre ces deux périodes, les joueurs bénéficient d’une pause de 15 minutes pour récupérer. » On aurait donc affaire ici à une équivalence degrés/minutes comme il en est une entre jours lunaires (28 jours) et années saturniennes.(28 ans)
Revenons à présent sur les travaux d’André Barbault tels que parus entre 1955 (Grasset) et 1965 (Albin Michel) qui semblent tout ignorer de la crise Berlin et de Cuba de 1961-1962, aussi bien en perspective qu’en rétrospective..

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De Berlin à Cuba (1961-1962)
Par Frédéric Bozo
« Les années 1961 et 1962 sont décisives pour les rapports entre la France et l’Alliance. L’arrivée de John Kennedy à la présidence des États-Unis, en janvier 1961, inaugure une nouvelle politique américaine à l’égard de l’OTAN. Plus dynamique, mais surtout plus dirigiste, cette politique tend à réaffirmer le leadership américain dans l’Alliance et à faire évoluer celle-ci dans un sens qui va rapidement se révéler à l’opposé des conceptions de De Gaulle. Or, à la faveur du rebondissement de l’affaire de Berlin et de la crise de Cuba, cette tendance va s’accentuer et conduire le Général à se démarquer de plus en plus de la politique américaine. D’autant plus que le rétablissement du statut international de la France, avec la fin du conflit algérien et la poursuite de l’effort nucléaire, accroît considérablement sa marge de manœuvre. »

Paradoxalement, si Barbault se manifestera au lendemain de la chute du Mur de Berlin (1989), il ne se prononce guère sur le moment de sa construction (1961), 28 ans plus tôt, soit un cycle sidéral de Saturne. D’un côté, un certain succés, de l’autre, un échec prévisionnel cuisant, ce qui apparait clairement avec le recul du temps.

De nos jours, en 2025, on ne veut retenir de Barbault que la conjonction Saturne-Neptune alors que la relecture des deux ouvrages de notre corpus, « Défense et illustration de l’astrologie », et « 1964.La crise mondiale de 1965. Prévisions astrologiques » montre que Barbauilt accordait une importance certaines à la succession des aspects du sextil au semi-carré, du trigone au sesqui-carré etc. Barbault met en évidence les revirements et les retournements résultant des aspects de Saturne à Neptune. ( Défense et illustration, pp. 190 et seq), Crise Mondiale, pp 91 et seq) Ne se servant guère des positions sur le Zodiaque, Barbault investit la succession des apects. Pour lui, les aspects entre planétes seraient plus réels que le découpage de l’écliptique en signes. Le changement d’aspect pour cet auteur prévaut sur les considérations saisonnières (quadruplicités). L’on sait que nous avons au contraire, mis en avant le passage d’une seule planéte, Saturne, au sein de chaque quadrant de 90°, débutant chaque fois par un signe cardinal. (cf notre Astrologie Septénale) Comment expliquer qu’en 2025, le milieu astrologique ne cherche plus à suivre le cours des événement à la loupe, comme le préconisait le » maître » Barbault? Cela s’explique, selon nous, par la baisse de niveau de culture extra-astrologique de ses membres et par l’éloignement progressif inévitable des faits en question. En outre, l’importance que Barbault accordait à l’époque à la dialectique du communisme et du capitalisme semblel avoir fait long feu!! A l’evidence, Barbault, à cette époque aurait souhaité que l’astrologie soit reconnue par les tenants cette idéologie. Il va en 1967 (Les astres et l’Histoire. Ed Pauvert) abandonner le cycle Saturne-Neptune et son découpage en aspects(semi carré compris) pour un autre modéle, légué par Henri Gouchon, qui ne tient plus compte de la succession des aspects ave la domination de la seule conjonction, mettant les autres aspects dans le même sac dans le cadre de son « indice cyclique’ (indice de concentration planétaire) avec en perspective les guerres mondiales du XXe siècle, y compris une troisiéme, annoncée pour le début des années 80, dont on sait ce qu’il en est advenu. Avec le recul, c’est bien dans les années 61-62 que l’on aura bel et bien frisé une nouvelle guerre mondiale. Mais l’on sait aussi que la chute du Mur de Berlin fut une divine surprise pour Barbault qui se rappellera alors ce qu’il avait écrit dans les années 50-60 dans l’attente de la conjonction de Saturne à Neptune en 1989. (pp. 186-189). D’ailleurs, paradoxalement, Barbault semble avoir fini par parier sur l’échec de l’URSS face aux USA et 1989 en est la manifestation la plus flagrante, à commencer par l’annonce du premier homme sur la Lune que Barbault voyait à l’Est et non à l’Ouest, du côté communiste et non du côté capitaliste. Force est de constater une très grande ambivalence dans les prévisions de Barbault, ce qui, au demeurant, reléve de la dualité même du discours astrologique, lequel ne se prête pas à une approche unitaire. Barbault  jongle  avec la Dialectique marxiste qui lui permet d’élaborer une théorie des aspects. 

Défense et illustration 1955 DIALECTIQUE

 » Les  cycles  Saturne – Neptune marquent  une  progression  constante du mouvement révolutionnaire » (p. 187)  (..) En 1952-53, nouvelle conjonction (Saturne – Neptune)  : la mort de Staline inaugure un  nouveau cycle pour le communisme russe et mondial (..)Staline  meurt et l’URSS est en pleine métamorphose:  elle engage un nouveau  cycle qui la conduit à l’échéance capitale de 1989″ 

On peut parler avec Barbault  d’une approche dialectique du monde exprimée astrologiquement par l’alternance même des  « bons » et des « mauvais » aspects, la conjonction maintenant, rétablissant périodiquement le cap pour une  arrivée en tête. C’est la « théorie des contradictions (thèse-antithèse-synthèse) », le mauvais aspect étant l’antithèse.  Etrangement,  dans l’indice  cyclique, les conjonctions sont sources de tensions extrémes, un accouchement dans la douleur.

 

La  crise mondiale 1963   p. 98  EUPHORIE  » Le  grand essor »

 » l’URSS  est partie  pour une  brillante célébration  du  cinquantième anniversaire  de la Révolution  d’Octobre (en 1967) (..) Tout (sic) donne  finalement à penser  qu’arrivée à l’opposition  de 1971-72 l’URSS  vivra un temps de dépassement  en  ayant  « doublé » « les USA »

 » L’astronautique  représente l’avant garde de l’aventure humaine. Or, que les Russes  soient à la tête  de la course  à l’espace es  symbolique du proche avénement de l’URSS en tant que leader  du monde » Rappel: en 1969, le premier homme sur la Lune  viendra des USA.  En  1992, démembrement de l’URSS.(cf nos  articles sur ce  sujet) 

 

Il est clair que l’astrologie se doit d’être dialectique, en Astrologie sépténale, la phase Din  est la Thèse  et la phase Hessed,l’Antithèse. Mais ce ne sont pas les aspects qui en cette Astrologie sous-tendent  une telle dynamique mais la structure interne de chaque quadrant saisonnier, soit 7  ans divisées 2  fois  3 ans 1/2, ce qui exige pour l’astrologie de demain de se « déplanétariser ».

 

 

 

 

JHB 15 06 25

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