jacques halbronn L’astrologie surdimensionnée et anachronique d’André barbault

Posté par nofim le 28 juillet 2025

jacques  halbronn  L’astrologie  surdimensionnée  et  anachronique d’André  Barbault

 

En 1967, dans son ouvrage « Les astres et l’histoire » (Ed J.J. Pauvert), Barbault recourait à une imposante documentation  tant dans le domaine de l’astronomie  que de l’Histoire.  Un  tel luxe  s’explique selon nous du fait d’un parcours scolaire chaotique, comme il le reconnait,  notamment, dans son entretien avec Michéle Reboul, en 1978 .(Ed  Horay) Il faut entendre de sa part une certaine volonté de compensation quelque peu boulimique. Pour notre part, nous ne relevons pas d’une telle problématique visant  à donner le change.  Barbault entendait fonder l’Astrologie sur un  apport intensif aux données astronomiques et historiques, lesquelles constituent les unes  comme les autres,  un ensemble infini, immense, dans le temps  et dans l’espace..C’est ainsi que barbault n’hésite pas à utiliser  la planéte  Neptune repérée  seulement  en 1846  (cf ses textes sur le cycle Saturne-Neptune) puis à combiner  5 planétes au  delà  de  Mars (Jupiter, Saturne, Uranus, Pluton et le dit Neptune), avec des révolutions allant de 12 ans à 247 ans terrestres,  respectivement. En ce qui concerne -comme l’indique l’ouvrage en question- le domaine de l’Histoire, Barbault  est évidemment confronté à un matériau considérable, foisonnant, ce qui ne semble pas l’effrayer outre mesure pas plus que d’annoncer, comme il s’en flatte, 34 ans à l’avance (Défense et illustration de l’astrologie, Ed Grasset, 1955) tel événement (1989). Nous  parlerons donc ici d’une astrologie  surdimensionnée  et peu compatible  avec l’épistémologie de l’Anthropologie, car n’étant pas à échelle  humaine (et notamment  de la durée de vie  d’un homme) à commencer par la cadre de l’Antiquité  où  l’on ignorait les planétes au delà de Saturne et où l’on s’en tenait à 7 astres, depuis la Lune (28 jours  de  révolution) jusqu’à Saturne (28 Ans  de révolution). Notons que l’astronomie moderne, lors de l’ »émergence », à partir de la fin du XVIIIe siècle, de « nouvelles » planétes, ira puiser dans la mythologie gréco- romaine (Uranus, Neptune, Pluton,  astéroïdes(Cérés, Vesta, Pallas) Cela  produit ainsi une somme énorme de signifiants astronomiques de par la diversité des interrelations  astrales à relier avec toutes sortes de signifiés  historiques. Avec l’informatique, les  astrologues  ont pu croire pouvoir  gérer une telle masse de facteurs, en passant par des moteurs de  recherche mais  un tel  recours  technologique est parfaitement anachronique, l’Humanité antique ne disposant évidemment pas d’un tel  équipement.

Pour notre part,  nous  avons dégagé une toute autre forme d’astrologie, articulée sur le cycle de la seule planéte Saturne, la 7 e de la série, ce qui donne des périodes de 7  ans, sur la base des 4 saisons.(axes équinoxiaux et solsticiaux).  Chaque période de 7 ans se divise en deux temps de 3 ans et demi, ce qui correspond à un revirement, à un renversement  périodique, donc à une alternance des tendances.  nous sommes ici, on  l’aura compris, aux antipodes de la « Nouvelle Histoire » pronant la « longue durée ».  notre astrologie s’inscrit dans le temps court, ce qui correspond à l’esprit du Droit Constitutionnel avec des mandats de quelques années et des possibilités de changer de politique mais aussi d’y revenir. L’astrologie  hyper sophistiquée d’un Barbault est « hors sol ».

En fait, Barbault,  avec son opération « Astroflash » minimisait le  travail de l’astrologue en en chargeant l’ordinateur, traitant des données de naissance.  Il appartient pourtant à une  génération qui proposait une rectification de l’heure de naissance. (cf  La rectification de l’heure de naissance par les évènement de la vie ( Avec 21 exemples démonstratifs de Brahy G. L.  » Cette pratique est tombée en désuétude. Les astrologues ne croient plus guère que l’astrologie, grâce aux modéles dont elle dispose, soit  en mesure de valider  par les événements d’une vie une certaine  typologie psychologique. Ils préférent désormais  s’en tenir au  verdict astronomique brut. En 1976, dans ‘Astrologie Sensorielle » (in revue Cosmopolitan) nous avions proposé des tests psycho-sensoriels pour déterminer la planéte maitresse du psychisme d’une personne, ce qui permettait de se relier à une courbe planétaire de la dite planéte. Mais aujourd’hui, nous n’en sommes plus là  et c’est à partir d’une typologie périodique (« Hessed »  versus « Din ») que nous travaillons. Le rôle de l’astrologue  consistant comme autrefois à déterminer si une personne est de type « Hessed » ou de type Din et de délivrer un certificat  comme on le fait pour un  groupe sanguin, ce qui devrait à l’avenir faire partie intégrante de la carte d’identité d’une personne, permettant de savoir son potentiel énergétique à tout moment, tel un barométre, sur la base du cycle de Saturne et de son rapport aux 4 points gamma (axe équinoxial.solsticial) On aurait ainsi toute garantie d’avoir toujours la  bonne personne, au bon moment,  à la bonne place. Cela  vaut évidemment surtout pour les leaders qui passent par des phases contrastées. On est bien loin des mirage de la « Nouvelle Histoire » (Braudel) et l’on fonctionne sur une cyclicité courte, non impactée par le cycle de planétes « lentes ». Ceux qui suivent la  biographie des leaders savent à quel point la  roche tarpéienne est proche du Capitol.  Le Gorbatchev  de 1985 n’est pas perçu comme celui de 1991, par exemple!   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB   29  07 25

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