jacques Halbronn La Faculté Libre d’Astrologie de Paris. Première période 1975-1995

Posté par nofim le 31 août 2025

 

jacques Halbronn La Faculté Libre d’Astrologie de Paris. Première période 1975-1995

 

 

Il s’agit ici de récapituler 20 ans d’enseignement de l’Astrologie en paralléle avec notre volume pour la même période concernant les Colloques du MAU ( Mouvement Astrologique Universitaire/Unifié). On se contentera de signaler les enseignants qui se sont succédé à partir notamment de notre Guide Astrologique (O. Laurens, 1997). En ce qui concerne les moments forts de cette activité, nous rappellerons en 1978 la tenue d’un Colloque International sur l’Enseignement Astrologique (en partie filmé et en ligne), Colloque Paris, 1979 (en partie filmé), une première Université d’Eté à Lumbin (près de Grenonble 1979 et en 1980, une deuxiéme université d’Eté près de Tours, et en 1984 le lancement en 1984, à Lyon, du SNEA, le Syndicat National de l’Enseigneùent Astrologique, (cf le Livre Blanc de l’Astrologie, 2006)

 

 

 

Années 1975-1979

avec Dorothée Callou, Evelyne Régeard. à l’Eglise Américaine,

L’équipe « ABC » Catherine Aubier, Jacqueline Bony Belluc, Marielle Clavel (future Garrel), rejointes par le jeune Olivier Peyrebrun. au Foyer International d’Accueil de Paris ‘ Jean Monnet’.

 

Années Centre Providence et autres lieux

Francis Buch 1979-1980

Michel Louis 1980

Olivier Clouzot 1979 1980

Liliane Souvay 1979-1980

Brigitte Chéret) 1982

Gérard Edde 1982-83

Catherine Pilliot 1983-1987

Marc Guéville

Pascal Moriset 1987

Chantal Depoux 1987-1991

Christine Bignier

Philippe Arlin 1989 -1990

Juliette Campana 1989-1990

Sarah Maya 1989-1990

Daniel Cobbi 1990-1991

Véronique Lepage 1991

Fouzy Hamici 1991

Ioan Azimel et jacques Halbronn 1992-1993

Patrick Arduise 1994

Daniel Giraud assurera les cours par correspondance

 

Universités d’Eté

Lumbin, près de Grenoble 1979 avec G. Dupeyron, Jean Charles Pichon, Pierre Heckel; André L’Eclair; Jean Hoyoux, Penguern, Michel louis, Guy Dupuis, Dominiqe Devie, Christine Paulet

 

Université près de Tours 1980 avec Marielle Clavel; Catherine Aubier, Jean Billon, Georges Dupeyron, Jean Marie Lepeltier, Francis Buch, Guy de Penguern,

 

Bibliographie:
Paris.https://fr.scribd.com/document/478879729/Premiere-partie)

http://maqor.a.m.f.unblog.fr/files/2017/08/gva2006_2p_salon.pdf

 

 

JHB 26 09 22

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jacques halbronn Théologie. Considérations autour de l’idée d’alliance (Brit) entre un dieu et un peuple

Posté par nofim le 30 août 2025

jacques  halbronn  Théologie. Considérations  autour de l idée  d’alliance (Brit) entre un dieu et un peuple . 

 

 Jérémie  XXX

כב וִהְיִיתֶם לִי, לְעָם; וְאָנֹכִי, אֶהְיֶה לָכֶם לֵאלֹהִים.  {ס} 22 Vous serez ainsi mon peuple  (Am), et moi je deviendrai votre Dieu.(Elohim)

 

La  notion d’alliance a  généré bien des ambiguités. En quoi consiste un tel « contrat »,  un tel mariage (alliance) une sorte d’échange  bilatèral de bons procédés gagnant/gagnant entre un certain peuple  et un certain dieu? Entre ce  dieu et ce peuple, il y a un intermédiaire comme  dans le cas de Moîse (Exode III Buisson  ardent)  Dieu envoie Moïse vers un certain peuple  dont il ne  fait assurément  pas partie.  D’où un schéma triangulaire.  Quel est donc ce peuple  placé à la lisière de l’Egypte, puisque Moïse était en  fuite? Quant à Jésus, n’est -il pas également missionné pour s’occuper d’une certaine population à la lisière de la Judée d’où ses paroles : je suis venu pour les brebis perdues de la Maison d’Israel ». Dans les deux cas, il s’agit d’exclus, de bannis plus ou moins   fréquentables (cf le dialogue avec la Samaritaine).  Il manque dans l’Histoire de Jésus un épisode du  type « Buisson Ardent’ alors que dans le cas  d’Abraham, Dieu s’adresse bien à  celui-ci, selon un schéma, une  structure  repris dans Exode III. Un dieu, un messager qui est une sorte d’entremetteur, et  un peuple à convertir, à évangéliser (la Bonne Nouvelle) On  pourrait en dire autant pour Mahomet (Mohammed) envoyé vers  une certaine population par  un dieu dénommé Allah (à rapprocher de l’hébreu El comme dans Israël, surnom  de Jacob. Il ne s’agit donc point au départ d’un Dieu universel s’adressant à  toute l’Humanité, ce qui reléverait de la surenchère,  de la démesure, à double  titre. On pourait parler d’hénothéisme. 

Web Hénothéisme

 (Religion) Système religieux polythéiste caractérisé par le culte prédominant d’un dieu majeur. Contrairement à la monolâtrie, la possibilité d’un culte des autres dieux du panthéon, parfois considérés comme des manifestations (ou avatars) du dieu principal, n’est pas exclue. 

On notera qu’au  début des Dix Commandements, il  est  fait référence à d’autres dieux à   surtout ne pas invoquer et que la formule « Allah Akbar » est un superlatif nullement exclusif. Ce dieu  avec lequel est fait alliance est censé être le plus grand, éclipser tous les autres Elim Aherim. Or, force est de constater une dérive quant au statut de ce dieu qui devient carrément « Dieu » tout court, sans article. Pour les Musulmans, Allah n’est pas le dieu d’un certain peuple (les Arabes qui parlent une certaine langue dans laquelle est écrit le Coran) mais Le dieu créateur de l’Univers ce qui n’est pas sans renvoyer au premier chapitre voire au premier verset du premier chapitre du Livre de la Genése. Dans le cas  de l’Eglise unificationniste du »Révérend Moon »,  au XXe siècle, il est  clair qu’il y  a d’abord existé un enjeu local, coréen – dans le contexte d’une Corée divisée, celle  du Nord  et celle du Sud  – à  tenter de  réunir (cf la Guerre de Corée, dans les années cinquante du siècle  dernier) Mais là encore, il  y a  dépassement et notamment l’Afrique noire est visée qui n’a rien à voir avec le monde asiatique « jaune ». Jésus, aussi, fut probablement marqué par l’idée de  réintégrer  les descendants du Royaume Sécessionniste d’Israël (à la mort de Salomon)  Astrologiquement,  il ne faut pas s’étonner d’un tel basculement périodique vers une ouverture maximale  faisant pendant à une séparation, à un clivage. (cf l’alternance des phases Din et Hessed en Astrologie Septénnale , de 3 ans et demi en 3  ans et demi et notre schéma  triangulaire)  Que dire d’un tel  narratif d’alliance entre un peuple et un dieu.

 Jérémie XXX

22 Vous serez ainsi mon peuple  (Am), et moi je deviendrai votre Dieu.(Elohim)

 On notera l’usage du  futur: je deviendrai. Mais cela ne signifie-t-il pas que ce dieu n’est « Dieu » que par le fait d’une telle alliance tout comme ce peuple n’est vraiment peuple  ipso  facto. On pense aux  enjeux d’un mariage confèrant une dignité aux deux partenaires unis par la présence d’une sorte de prêtre, un Moïse entre autres.

Si l’on  aborde la question de la Laïcité, il s’agit d’une volonté de dépasser les différents clivages entre de telles entités « dieu/peuple » mais aussi d’accéder à une  dimension supérieure de « Dieu », celle qui est exposée au début du Livre de La Génése (cf supra) Or, ces dieux contractuels ne sont pas à la mesure du récit  de la Création  et d’ailleurs ne prétendent pas vraiment l’être. Leur existence fait  écran avec le  Dieu premier du Chapitre Ier, lequel n’est pas lié à  un peuple donné et la Loi  qui reléve de ce Dieu est selon nous l’Astrologie, au coeur de l’entreprise de Création et il ne joue pas dans la même cour que ces dieux bricolés. Bien plus,  ce Dieu premier ne supporte pas ce que les hommes inventent – on pense aux idoles, sous toutes les formes possibles et selon nous, ces divers dieux « populaires » sont, en  tout état de cause, assimilables à des idoles. En  ce qui concerne les Juifs, ils n’ont pas à adhérer au culte (Avoda zara) des peuplades d’ Israel vers lesquelles Jésus se rendit et  le culte synagogal  tout comme le sionisme  sont des émanations  d’une telle  « religion ». (cf le  Kadish récité durant le Shabbat). En 1978,  nous avons fondé le CERIJ (Cercle  d’Etude et de Recherche sur l’Identité  Juive) où  nous avions annoncé le rejet de ces deux « modéles » , ce qui avait abouti à l’idée d’un  judaisme laïc qui n’avait pas encore trouvé  ses marques , ne comprenant pas qu’une chose était le culte national  d’un certain dieu  et  la reconnaissance du plan divin, dont le coeur était l’Astrologie. Le judaisme laic se référé aux  « valeurs républicaines », ce qui englobe le respect des Constitutions mais il importe qu’à l’avenir celles-ci soient étayées par l’Astrologie.

 

 

JHB  30 08 25

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.Jacques halbronn Astrologie septénale et anthropolinguistique Restituer le processus de dualité

Posté par nofim le 29 août 2025

Jacques    halbronn    Astrologie septénale  et  anthropolinguistique Restituer  le processus  de dualité 

 

Il existe des passerelles  entre nos différents terrains  de  recherche ce dont on ne prend souvent conscience qu’après coup.  En ce qui concerne l’astrologie septénale, nous avons à plusieurs reprises signalé un certain déficit au niveau des méthodes prévisionnelles quand il s’agissait de formuler une prévision  en ses deux aspects, thèse  et  antithèse. Nous  avons  abordé  ce point  sous différents angles; Notamment, nous avions proposé de distinguer le passage de Saturne sur l’axe équinoxial  (bélier/balance) et sur l’axe solsticial (cancer-capricorne) puis nous avons consiéré comme équivalents les 4 signes cardinaux, tout comme les 4 signes fixes et le 4 signes mutables, suivant en cela l’école de Kosmobiologie de Reinhold Ebertin (Aalen)/ Au bout du compte nous avons adopté une division en 8  et non en 12 de l’écliptique, avec une frontière à 15° de chaque signe fixe. Cette ligne de démarcation  opposait deux périodes successives,  au sein de chaque quadrant saisonnier de 90° Nous avons utilisé une terminologie kabbalistique  en désignant la première période sous le terme « Din »  et la seconde sous le terme « Hessed »..

Or, nos recherches  en linguistique font apparaitre un certain déficit en ce qui concerne la  gestion des préfixes lesquels sont à considérer en couple, ce qui rejoint notre  astrologie septénale. (cf  notre étude ci-dessous  en Archives) Le  rapprochement entre notre astrologie  et notre Anthropolinguistique s’avère particulièrement fécond. Toute médaille a son revers.  Certains préfixes sont bien repérés comme  le préfixe  « ex »  et  « de » (dis) et  « in » 

Cela  dit,   la plupart des locuteurs semblent incapables de rendre compte de l’étymologie  de  développer  en ce qu’ils ne connectent pas ce verbe  avec enveloppe,  et ne comprennent pas que les deux termes s’opposent du  fait de leurs préfixes. Développer, c’est rejeter l’enveloppe.  Dans les langues germaniques, les préfixes « ver » et « for » indiquent  une opposition. Mais à quoi s’oppose-t-on donc? Un cas remarquable est celui de l’allemand « verstehen » qui est censé correspondre au  français comprendre. Or, le préfixe « cum »  est en contradiction  avec  le préfixe « ver » (à rapprocher  du  français « hors » (outre a donné out) Tout est perdu  fors (sauf) l’honneur , déclare François Ier, lors de la défaite de Pavie. Comment donc expliquer que verstehen comporte une dimension privative absente  de comprendre, qui est inclusif?  On trouvera en annexe des développements  à ce propos mais ce qui est à relever, c’est qu’ »un certain réflexe demandant systématiquement à quoi  tel terme fait pendant,  ne serait plus très  actif. C’est le champ  de la morpho-sémantique, ce qui concerne les liens entre mots comportant le même radical  mais marqués par une polysémie.

Il n’est donc pas tout à fait surprenant que l’astrologie soit trop souvent affectée d’une telle carence qui vient  hypothéquer la prévision en ne cherchant pas suffisamment le contre-pied, la   réfutation (Popper). Selon nous, la phase Din  correspond à ce qui est  à rejeter, à sacrifier, le  « ver », le « ex », le « dis , le « contre »"alors que la phase Hessed  se caractérise par un processus additionnel, de jonction, d’alliance, d’alliage. (com)

 

 

 

JHB 29.0 25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Archives 

jacques  halbronn Linguistique  Contribution à la  recherche/description  étymologique. Problématique  des préfixes     

 

 

 

Le présent texte  fait suite à celui  que nous avons  récemment consacré à la théorie  générale des  affixes. Il apparait  que les travaux consacrés à l’étymologie des  verbes ne prennent pas suffisamment en compte la signification des préfixes  et se contentent d’une approche sémantique en  aval.    Les préfixes  « ent », « ver » ‘for » dans les langues d’origine germanique, sont,  en principe, correspondre au français é, i,  « dé »-dis Ainsi  verschwinden  est à  rapprocher de évanouir, vers  valant pour « é » (ex).

 

Quid de  verstehen qui se traduit par  « comprendre » en français  alors que ver est un préfixe privatif  et « com » un préfixe inclusif? En allemand, « stehen  bleiben » indique de la stabilité, un statu quo, une position immobile (contraire de mobile) Le « ver »  est donc a  priori  voué à mettre fin à une position établie, ce qui n’est pas loin du doute cartésien, comme  « ent ». Quant à l’anglais « understand »  également  traduit  en  français par comprendre, le verbe « stand » équivaut à l’allemand « stehen » alors que under diffère de  « ver ». 

 

Prenons le cas de  développer, il  est le contraire d’envelopper. Ce  qui signifie sortir d’un enveloppement, d’un  blocage.  En allemand, entwickeln.

sur le  web;
« En allemand, Entwicklung « développement » se relie au verbe wickeln « enrouler, envelopper », lui-même du germanique wicke « mèche, tresse, charpie », qui rejoint l’idée de la paille. » cette explication  est confuse car elle ne souligne pas l’opposition  entre  développer  et  envelopper en passant à côté du blocage propre à « envelopper, », le préfixe  « en »(in, contraire de ex) indiquant un processus d’englobement!

 

Sur le  web

 

1. Vx, rare, Ôter ce qui enveloppe (quelque chose) de manière à en étaler le contenu. Développer un paquet. Synon. déballer, défaire, ouvrir; anton. emballer, envelopper.Il eut à peine le temps de développer le paquet, que déjà elle était revenue (Martin du G., Thib.,Belle sais., 1923, p. 876).

 

2. P. méton. Étendre, étaler. 

 

Nous  avons là deux exemples (ver-stehen,  dé-velopper)  d’étymologies  généralement déconnectées par rapport à leur préfixe privatif d’ôter, de soustraire/

 

Il  ‘agirait donc de restituer  avec de tels préfixes, l’idée de déblocage  qui n’est pas immédiatement perçue avec  « comprendre » (prendre  avec, ajouter, accepter)  Dans le cas  de verboten (anglais  forbiden), il s’agirait  d’un contre ordre, bieten signifiant ce que l’on demande/commande/

 

Wzb:

 

 
« Traduction de « abide » en français · respecter · se conformer · demeurer · se soumettre · supporter · observer · rester · obéir. »

 

 web

 

Old English forbeodan  »forbid, prohibit » (past tense forbead, plural forbudon, past participle forboden), from for-  »against » + beodan  »to command » (from PIE root *bheudh-  »be aware, make aware »). Common Germanic compound (compare Old Frisian forbiada, Dutch verbieden, Old High German farbiotan, German verbieten, Old Norse fyrirbjoða, Swedish förbjuda, Gothic faurbiudan  »to forbid »). 

 

Cette présentation ne met pas assez en évidence le fait que forbid (ce qui est mis  « hors » (fuori (italien),  fuera (espagnol), forain/foreign (français, anglais Foreign  Affairs) s’oppose à bide. tout comme  interdire  devrait s’opposer à « dire »/ En fait,  cela signifie « contredire »,  contre ayant été confondu  avec  « entre » Ainsi, understand  aurait le même sens que verstehen  si l »on  saisi que under  est mis pour « contre » Mais le préfixe « inter » du  français  (interdire) vaut ici pour « contre », ce qui explique que ‘l’on soit passé en anglais à « under » On notera la similitude entre  « inter »  et l’allemand  « ent » qui dériverait  de « inter ». Forbid  s’oppose à abide.

 

En conclusion, l’on n’aura généralement  pas rendu  la dimension privative des préfixes : dé, ent, inter.  De telles carences d’analyse  sont selon nous symptomatiques d’une certaine déperdition de la dialectique, à savoir que toute action   comporte son opposé  alors même que les préfixes privatifs  impliquent que l’on détermine  à quoi ils s’opposent.

 

 Morphosémantique des préfixes et des suffixes

 
Publié le 1 août 2020

Morphosémantique des préfixes et des suffixes

par Jacques Halbronn

 

Nous avions déjà consacré, il y a une quinzaine d’années une étude aux préfixes « re » et « de », (reproduite en annexe ci-dessous, lesquels référent selon nous à une dimension cyclique : retour et départ. et antérieurement Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire 1987 et. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989.

 

On retrouve un tel dispositif en anglais. Nous avons par ailleurs mis en évidence nn systéme ternaire en ce qui concerne , cette fois, les suffixes, se substituant au sytéme binaire en vigueur  -participe présent/participe passé signifiant-signifié en introduisant le suffixe en « ble »: possible, capable, également passé en anglais. Là encore, il importe de dégager une dimension morphosémantique. Nous insisterons sur le phénoméne des calques, lors du passage subreptice d’une langue à une autre, ce qui permet d’élargir sensiblement la question de l’emprunt linguistique. L’idée est notamment de montrer que les préfixes sont dotés d’une forte charge sémantique et sont donc assimilables à des noms. Cette catégorie est à distinguer des marqueurs de déclinaison et de conjugaison.

Prenons le cas Malaise/ qui devient en anglais Disease parce que ‘mal » est souvent rendu dans cette langue par « dis » On parle de « malfunction » alors qu’en français moderne on parle de « dysfonctionnement ».

 

 

I SUFFIXES Ble, ant, ed

Ces trois préfixes correspondent à des champs de plus en plus restreints, et au passage de la présence à l’absence, C’est comme dans une compétition: au début tout le monde participe et puis au bout d’un certain temps, le nombre de personnes en lice se rétrécit comme peau de chagrin. En amont du participe présent et du participe passé il y un stade du possible, condition nécessaire mais pas suffisante.L’approche trinitaire.

 

la forme en « ble » indique une « possibilité » qui n’est pas passée en acte, ce qui est en capacité; en potentialité

La forme en ‘ant » correspond déjà une détermination plus forte, ce qui est en train de se faire

La forme en « ed » (ancien français, soit le « é » en français moderne) est celle de la réalisation., de ce qui est  fait accompli

 

 

 

 

II   SUFFIXES  er, eur, or

Une autre catégorie est celle de finales masculines du français à valeur substantivalle. Joueur, qui devient en anglais player. Il est important de ne pas manquer un tel calque, d’autant qu’il conserve un suffise français, ce qui en trahit l’origine. Il est d’autant plus étrange que l’on persiste à considérer leader comme le type même de l’emprunt du français à l’anglais! On aurait tort de considérer leader comme une forme anglaise à part entière. Il s’agit en fait d’un calque particulier avec un suffixe français en « er »  associé à un équivalent anglais pour ce qui est du radical « lead » En français, l’on dispose du masculin et du féminin: ul y a joueur mais aussi joueuse e t l’on pourrait tout à fait dire leadeur et leadeuse.

Rappelons que le français (cf nos vidéos à ce sujet) introduit une dualité entre la présence d’une consonne à l’écrit et son absence à l’oral ce qui est un phénoméne assez unique qui recoupe le ternaire exposé plus haut (ble.ant.ed)) On sait notamment que les consonnes finales sont censées ne pas s’entendre à l’oral, sauf fans certains cas. Au niveau morphosémantique, cela signifie que tout ce qui existe sur le papier ne doit pas nécessairement se « réaliser », c’est ce qui distingue l’électeur et l’élu.

 

 

 

 

JHB

01 08 20

ANNEXES

 

 

Modulations préfixales et suffixales : une nouvelle approche

par Jacques Halbronn

   On a coutume, dans les grammaires usuelles, de limiter les notions de préfixe et de suffixe à des éléments n’ayant pas d’autonomie et n’existant pas par eux-mêmes, et qui doivent donc se greffer avant (préfixe) ou après (suffixe) le mot. Or, dans certaines langues, ce qui tient lieu de préfixe ou de suffixe est assuré par des termes indépendants : on pense à la construction du futur en anglais, par le recours à un verbe dit auxiliaire ou au fait que dans les langues sémitiques l’article défini soit collé au mot (cf. infra). Pour notre part, nous proposons une acception sensiblement élargie du préfixe et du suffixe et qui dépasse les spécificités propres à telle ou telle langue. Pour nous, est pré ou suffixe tout ce qui vient moduler un nom ou un verbe, étant entendu que par nom et par verbe, nous entendons, à la base, des formes non pré ou suffixées. Il ne faudrait donc surtout pas se fier aveuglément aux définitions en vigueur de ce qu’est un pré ou un suffixe. Il est dommage que l’on ait opté traditionnellement pour un critère impliquant la transformation du mot et pas seulement son environnement. Notre définition, pour sa part, on l’aura compris, est environnementale.

Le français est une langue qui tend à sacrifier ses finales et à privilégier le recours aux préfixes. On sait en effet qu’une règle encore largement appliquée prévoit de ne pas prononcer une consonne à la fin d’un mot quand celle-ci n’est pas immédiatement suivie d’une voyelle, ce qui est le cas notamment des adjectifs au masculin ou au pluriel. C’est ainsi que le français ne comporte pas de marqueurs suffixaux oraux pour le pluriel. Ne parlons pas de l’absence de déclinaison suffixale en français.

En revanche, le français semble largement pourvu au niveau préfixal et c’est là que réside sa complexité en comparaison de la simplicité voire de la simplification au niveau suffixal.

Nous prendrons deux exemples : la préfixation du verbe et ce que nous avons appelé la déclinaison préfixale.

Alors que dans les langues germaniques, les verbes comportent souvent une désinence suffixale (par exemple : to go out), le français, pour sa part, s’est attaché à caractériser le verbe au niveau préfixal, notamment en créant des verbes à partir de noms (par exemple : encourage).

Or, nombre d’emprunts au français concernent précisément ces verbes préfixés à commencer par le préfixe de répétition : re, là où d’autres langues useraient d’un suffixe (Do it again).

La préfixation en français va jusqu’à privilégier le recours aux pronoms personnels là où d’autres langues se passent de ces formes, considérant que le verbe stricto sensu se suffit à lui-même.(Quiero, quieres en espagnol, sans Yo, Tu), ce qui permet ainsi au français de ne pas différencier à l’oreille le verbe, la différenciation résidant dans le préfixe. On retrouvera le même phénomène avec le rôle assigné à l’article placé devant des noms non différenciés.

Certes, les déclinaisons ont-elles disparu en français mais encore faudrait-il s’entendre sur les définitions. Nous soutiendrons, pour notre part, l’existence en français d’un assez lourd système de déclinaisons “préfixales”, c’est-à-dire se plaçant devant le nom.

Quand on dit en français “je veux de l’eau” ou tout simplement “de l’eau”, ce qui précédé le mot “eau” sera ainsi, de notre point de vue, qualifié de déclinaison préfixale, c’est-à-dire précédant le mot en question. Une approche comparative fait ressortir la spécificité d’un tel phénomène puisque là où le français dit “de l’eau”, d’autres langues européennes se contentent d’indiquer le mot signifiant “eau” sans “préfixe” : wateragua etc. Dans certains cas, le mot comportera une déclinaison postfixale, comme en russe, vodou.

Ainsi, là où de nombreuses langues se dispensent d’un tel appareillage devant le nom, le français, pour sa part, en maintient l’usage, lequel tournera le plus souvent autour de formes de type de/du/de la (singulier) des (pluriel) généralement associé à l’idée d’un génitif alors que cela couvre également l’accusatif. Cela explique notamment l’absence de cas possessif en français, forme fort répandue dans les langues germaniques.

Dire “donnez-moi du pain” – forme accusative- est à mettre en parallèle avec “la forme du pain” – forme génitive mais dans un cas cela s’articule directement sur un verbe, dans l’autre, ce n’est pas le cas. Or, ce qui nous intéresse ici concerne essentiellement la déclinaison du mot associé à un verbe, lequel peut être sous entendu comme dans “du pain, s’il vous plaît”, avec une ellipse de formes comme “j’en veux”, “donnez m’en” etc.

On peut d’ailleurs accorder à l’article défini un tel rôle de préfixation, d’autant qu’en français, c’est souvent le seul facteur de différenciation, du moins oralement, en raison de la non réalisation des marqueurs suffixaux de pluriel. Ex : La femme/Les femmes, le pont/les ponts etc.

On pourrait donc parler d’une véritable déclinaison préfixale qu’il conviendrait de décrire comme telle dans l’enseignement du français.

Bien entendu, le datif sera représenté préfixalement par la préposition “à” : je parle à mon père, ce qui est une forme assez répandue dans nombre de langues européennes, à la différence de l’accusatif préfixal ou du génitif préfixal.

On notera que l’anglais a quelque peu suivi le modèle français quand il fait précéder les noms de “some”, “any”. Par exemple : give me some water.

En fait, le français préfixe les noms dans les formes positives alors que nombre de langues réservent la préfixation aux formes négatives : no quiero agua. (espagnol) et restrictives (un peu) : quiero un poco (poquito) de agua.

Il y a donc des langues préfixantes et d’autres qui sont suffixantes, certaines comportant des marqueurs préfixaux et d’autres des marqueurs suffixaux. On notera cependant qu’en hébreu ou en arabe, le futur est préfixé (par rapport au radical consonantique) tandis que le passé, lui, est suffixé. Dans ces langues sémitiques, la suffixation concerne d’ailleurs le marqueur du possessif (en hébreu haBen shéli, littéralement : le fils qui est à moi) alors qu’en français, on marque la possession par un préfixe (ex : mon fils), ce qui est carrément impossible dans les langues sémitiques. De même en hébreu, le démonstratif est-il suffixal à la différence de nombre de langues européennes : Hasefer Hazéce livre. En arabe en revanche, autre langue sémitique, le démonstratif est préfixal.

On observera que la préfixation en arabe a souvent été mal analysée, ce qui explique que nombre d’emprunts à l’arabe (alcool, par exemple) comportent l’article défini : Al, lequel normalement aurait du être abandonné. Le non repérage d’une situation préfixale peut donc aisément conduire à un mauvais découpage morphologique avec maintien du préfixe de la langue prêteuse alors que le dit préfixe aurait du être remplacé par un équivalent propre à la langue emprunteuse.

Une des particularités du français réside bel et bien dans la difficulté à faire abstraction du préfixe pour appréhender le mot “nu”. Il est vrai que certaines préfixations vont jusqu’à se réduire à une seule lettre comme dans “j’aime” ou “l’oiseau”. On notera une certaine similitude entre le J’ français et le I anglais, pour la première personne du singulier.

Notons que dans les langues latines comme l’italien et l’espagnol, à la différence du français, le pronom personnel est souvent évacué, ce qui allège d’autant la suffixation: no puedo plutôt que Yo no puedo, en espagnol.

Dans le cadre du système préfixal français, on observera une lacune en ce qui concerne les pronoms personnels qui ne comportent pas de marqueur de genre, à la différence notamment des langues sémitiques, où existe une flexion du pronom, à toutes les personnes. (tu, neutre , en hébreu, ata (m), at (f). Il est remarquable que dans des sociétés où la marque du masculin et du féminin devrait être déterminante, on s’adresse en français de façon quasi identique à un homme et à une femme, du moins pour la construction du verbe.

Ce problème n’est d’ailleurs pas limité au français, les langues germaniques et latines restant morphologiquement dans le vague au niveau verbal alors qu’au niveau adjectival, elles établissent clairement une différence. Le phénomène est d’autant plus remarquable que la répartition des mots en masculin, féminin (le français, le et la) voire neutre (cf. cas de l’allemand, das) confirme une certaine tendance à fixer des marqueurs de genre.

On notera qu’en français, dans nombre de cas le marqueur ne concerne pas le sujet s’exprimant en tant qu’homme ou femme mais le genre de l’objet traité : ma maison n’indique pas que celui qui parle est une femme mais que le mot maison est féminin. En anglais et en allemand, le recours à la troisième personé désigne bien le genre du locuteur, ce qui n’est pas le cas en français : His child, son enfant à lui, Her child, son enfant à elle. En allemand, Sein (m) et Ihr (f) jouent le même rôle. Dans les langues latines, l’identité du sujet parlant n’a pas d’incidence préfixale mais uniquement suffixale : je suis surpris (e), tu es surpris(e). C’est probablement cette flexion suffixale qui pourrait expliquer le déficit préfixale en la matière mais cela suppose que le verbe était initialement suffixé selon le genre, ce qui n’est vrai que pour le passé composé : sono perduto/a (en italien). Le problème, c’est qu’en français, la marque suffixale du féminin au niveau du passé composé, visible à l’écrit est devenue généralement inaudible à l’oral, sauf si le passé composé se termine par une consonne : je suis perdu(e), je suis enchanté(e), alors que la distinction orale suffixale se maintient pour nombre d’adjectifs : je suis grand(e) mais je suis maudit (e).

On observe donc que le système des marqueurs de genre en français est dans son état actuel assez défectueux, que le préfixal ne compense pas toujours les manque du suffixal et vice versa. La désuffixation n’a pas débouché sur une préfixation rigoureuse.

Il reste qu’au niveau de la didactique des langues, il nous semble qu’il est urgent de mettre l’accent sur ces questions de préfixation et de suffixation, notamment quand il s’agit d’opposer la langue d’origine de l’élève de la langue cible. Préfixes et suffixes doivent être présentés comme des manières de préciser le contexte spatio-temporel – synchronique/Diachronique – dans lequel le mot est employé.

Encore faudrait-il se demander à quoi sert de dire “du pain” plutôt que “pain”, comme on le fait dans tant de langues européennes. Encore faudrait-il observer le recours fréquent à un marqueur quantitatif devant le mot : un peu (d’eau), beaucoup (d’eau). Ce qui est étonnant en français, c’est justement que l’on ne dise pas seulement : donnez moi un peu d’eau ou beaucoup d’eau mais donnez-moi de l’eau, ce qui génère d’ailleurs souvent chez les élèves la confusion : un peu de l’eau au lieu d’un peu d’eau, un peu du pain au lieu d’un peu de pain. L’usage de du (pain) au lieu de de (pain) introduit ici une notion de défini par opposition avec l’indéfini. On peut dire en français donnez-moi un peu de l’eau qui est dans la carafe, un peu du pain qui est sur la table, ce qui implique de préciser de quelle eau et de quel pain il est question. Mais que signifie : donnez -moi de l’eau, sans autre précision ? On ne peut pas parler de génitif, puisque ce serait “d’eau” et non pas “de l’eau”, comme dans “un verre d’eau”.

On pourrait également considérer comme un préfixe la marque de la négation encore qu’en français, on ait un régime mixte, puisque les éléments de la négation entourent le mot concerné : je ne veux pas alors qu’en anglais la négation est préfixale : I do not (don’twant. Dans la plupart des langues d’ailleurs (comme en russe ou en arabe) la négation est exclusivement préfixale. Bien plus en français parlé, la préfixation négative est sautée, le poids étant mis sur la suffixation négative.

Paradoxalement, le français, dont la morphologie reste essentiellement préfixale, aura surtout exporté ses constructions suffixales comme en témoigne en anglais une très longue série de mots français signalés par leurs finales, en ot, et, ine, ure, etc.

En conclusion de cette brève étude, on aura compris que nous avons adopté une conception extensive des termes préfixes et suffixes, ne réservant pas cet emploi à ce qui est collé devant ou après le mot, à l’écrit, mais incluant, dans cette acception, les formules qui précédent ou suivent le mot, quand bien seraient-elles isolées spatialement du mot considéré. De même avons-nous assimilé préfixe et suffixe à un régime flexionnel, au même titre que les déclinaisons et les conjugaisons. On notera cependant qu’un préfixe peut aussi être dans ces conditions appréhendé comme un suffixe : quand je dis “je veux de l’eau”, est-ce que “de” est préfixal par rapport à “l’eau” ou suffixal par rapport à “je veux” ? Selon notre approche, nous préférons y voir un préfixe.

On ne saurait qualifier, pour autant, le français de langue préfixale : c’est ainsi que la marque du futur en français est suffixale et non préfixale, à la différence des langues sémitiques : je chanterai, (ani) Ashir (hébreu). Il reste que le français tend fortement à se désuffixer, non seulement par l’absence des déclinaisons, mais aussi par des conjugaisons peu différenciées oralement : ex : il chante/ils chantent, ce qui entraîne la nécessité d’un renforcement de la préfixation, d’où la notion de déclinaison préfixale que nous suggérons, si bien que l’on ne saurait affirmer que la suppression de la déclinaison suffixale allège nécessairement une langue. Signalons également le cas de la préfixation adjectivale dans nombre de langues, comme l’allemand qui ne place jamais l’adjectif après le nom, pas plus d’ailleurs que l’anglais alors que l’italien et l’espagnol optent pour une position suffixale de l’adjectif. En français, le régime est mixte avec des nuances sémitiques : un homme grand et un grand homme.

Dans le cadre de nos travaux sur l’influence du français sur l’anglais et sur le rôle du français comme vecteur de convergence entre langues européennes, ce qui peut leur conférer une impression trompeuse d’unité, comment la suffixation du français se manifeste-t-elle sur l’anglais ? L’anglais n’a pas emprunté aux langues latines la préfixation des formes posssessives comme dans je te parle alors que l’anglais est suffixant puisqu’il donne I speak to you. I shall tell you, la forme suffixale étant emphatique en français, je te le dis à toi. En revanche, on l’a vu la négation verbale en anglais (don’t, doesn’t) est bien différente de celle de l’allemand et paraît somme toute plus se rapprocher du français, par sa préfixalité comportant le ”ne” préfixal. En revanche, la formation du futur en anglais et en allemand est préfixale (I shall pray, je prierai) encore que cela puisse se rapprocher de formes françaises du type je vais prier.

Jacques Halbronn Paris, 23 juin 2004

 

 

 

L’usage du préfixe « Re » en français

 

 

La langue française comporte un préfixe bien commode, le re. Quand on interroge des locuteurs sur son emploi, on nous parle de répétition, en songeant à refaire, à redire etc. mais est-ce que reconnaître signifie connaître à nouveau, encore ? Et pourquoi ne dit-on pas, en français “je reconnais que j’ai raison” alors que l’on dit “reconnaître ses torts” ?

C’est que ce préfixe est finalement mal décrit ou plutôt que son champ sémantique a été mal balisé. Décalage, au demeurant, entre l’usage et la conscience de l’usage.

En fait, dans ce re-, il y a une insistance, il y a un retour par rapport à un premier mouvement, une “second thought”, comme disent les anglais.

Imaginons que l’on me présente la photo d’un enfant et qu’il me semble qu’il s’agit d’un de mes amis que je connais depuis quelques années seulement mais qui a une cinquantaine d’années, je dirai : “je crois que je reconnais X”, ce qui signifie : je n’en suis pas absolument certain, vu l’ancienneté de la photo mais, finalement, oui, c’est probablement X. Mais il reste un doute.

Ce préfixe -re n’exprime donc nullement l’évidence mais une insistance en dépit des obstacles, des doutes. Ce re implique une réflexion. Quand je dis : on va recommencer”; cela signifie en fait que l’on pourrait s’arrêter mais que – au bout du compte – on va réessayer. Autrement dit, on serait tenté de ne pas poursuivre mais on va quand même s’y remettre.

Le re- implique une forme de restriction mentale, de tendance à ne pas insister mais que l’on va vouloir dépasser. Je reconnais ceci ou cela mais cela me coûte. C’est pourquoi on ne dira pas : je reconnais avoir raison parce que cela ne coûte guère d’être satisfait de soi-même. On dira plutôt : j’estime avoir raison.

On est donc assez loin de la seule idée de répétition à moins d’admettre que toute répétition est coûteuse. On dit à quelqu’un : attention, je ne veux pas avoir à vous le redire ! Parce que, en effet, l’acte même de se répéter pose problème.

Est -ce que ce re dès lors n’est pas l’expression d’une conscience, dans tous les sens du terme ? En me répétant, est-ce que je ne deviens pas une machine ? Je me répète, quand même, mais en sachant que ce n’est pas forcément la meilleure chose à faire que de passer d’un propos spontané à un processus répétitif. Ce re est, quelque part, transgressif, on franchit un certain Rubicon !

Ainsi, une relance, c’est ne pas se résigner à l’épuisement d’une précédente tentative. Il faut rebondir. On ne devrait pas se répéter mais, tout de même, on y consent.

Est-ce que ce re- a le même sens que le “encore” ? Je le refais, je le fais encore. Ce serait plutôt un “encore que” et il est remarquable que encore suivi de que, ait un sens apparemment différent quand on ne se rend pas compte que le fait de dire “encore” implique un “encore que” tant toute répétition est en soi, éthiquement, problématique.

Ce re qui serait une abréviation du enco(re), a perdu son enjeu dans notre société, tant le fait de se répéter ne pose plus problème, comme si nous avions adopté les valeurs des machines qui ne demandent qu’à refaire les choses indéfiniment. L’effort du encore est étranger à la machine. Et d’ailleurs, quelle différence entre copier à la main un texte et le photocopier ! Ce re ne nous coûte plus cher.

Nous avons là un exemple de par cette perte de conscience de la signification du encore, de notre propre perte de conscience face à l’acte de reproduction, dans tous les sens du terme. Il y a comme une banalisation, une dédramatisation, de l’encore.

Si on prend le mot “recherche”, qu’est ce à dire par rapport à “chercher” ? Est-ce que cela signifie chercher encore ? D’ailleurs, on parle d’un chercheur mais de recherche. Il y a un acte plus intensif dans la recherche. Je cherche une poubelle. On ne dit pas : je recherche une poubelle ou alors il faut préciser que ce n’est pas de n’importe quelle poubelle qu’il s’agit. Autrement dit, il y a là une quête plus pointue dans rechercher que dans chercher.

Prenons le verbe “rentrer” : je rentre chez moi. Je pourrai ne pas le faire, rester hors de chez moi indéfiniment mais je me résous, au prix d’un certain effort, à rejoindre mon domicile.

Dans l’idée d’encore, il y a aussi la crainte d’une certaine inutilité, de quelque vanité : je vais revoir ce film mais est-ce que cela en vaut vraiment la peine puisque j’en avais gardé un certain souvenir, une certaine trace. Or, dans le Livre de l’Ecclésiaste, dont le thème principal est justement la vanité, il est question de ce qui se répète : rien de nouveau sous le soleil. L’Ecclésiaste serait donc l’expression d’un certain scepticisme qui refuse le encore tant cet encore nous apparaît comme un pari. Une éthique qui se refuse à recommencer puisque cela ne sera pas -forcément- mieux, la prochaine fois ou avec quelqu’un d’autre. C’est l’idée de la rencontre, qui suppose d’aller vers un autre et cette altérité est aussi une forme d’encore. Mais à quoi va nous servir de rencontrer quelqu’un de nouveau ? Il faut pour accepter ce renouvellement, avoir matière à espérance, avoir des raisons d’attendre quelque heureuse surprise.. .Il y a dans cet encore l’idée d’une possible résurrection, d’un retour..

Prenons le verbe : représenter. C’est précisément dans l’absence et non dans la présence que l’on représente, autrement dit, on essaie de rendre présent ce qui ne l’est pas, en dépit, au mépris de l’absence. Je me représente est d’ailleurs synonyme de je m’imagine, je suppose.

Il y a d’ailleurs dans cet encore quelque chose d’hypothétique : quand je dis “au revoir”, il faudrait souvent dire “sait-on jamais ?”, “pourquoi pas ?”. Rien d’évident de revoir quelqu’un que précisément on quitte, qu’on ne verra peut-être plus de sitôt. C’est le retour de l’enfant prodigue, celui dont on n’avait plus de nouvelles et qui, soudain, réapparaît, donne signe de vie.

Le Club Méditerranée a d’ailleurs récemment utilisé ce préfixe dans ses publicités, rendant heureux par “re” comme si la répétition était source de bonheur alors qu’elle a un caractère involutif, régressif mais peut être est-ce cela précisément que le bonheur surtout quand ce re a quelque chose de virtuel ?

Ce “re” implique de repartir à zéro comme si de rien n’était, en faisant quasiment abstraction du passé. Ce re a quelque chose d’amnésique.

Plus et encore

A l’opposé d’encore, nous avons plus. Pas dans le sens de j’en veux plus mis dans celui de je n’en veux plus, donc avec une négation (voit notre article sur la négation sur ce site).

Curieusement, ce plus revêt deux sens opposés selon le contexte et on sait qu’en français, on ne prononce pas plus de la même façon dans les deux cas, ce qui est bien utile, étant donné que l’on a tendance à ne pas user de la négation dans la communication orale : T’en veux plus (on n’entend pas le s final) ou t’en veux pluss ou plus encore. Mais nous intéresse à présent, le plus qui s’oppose à encore et non celui qui est en redondance avec lui.

On sait, en effet, qu’ un terme ne peut se définir que par rapport à son opposé : encore se définit par plus, pas plus ou si l’on préfère, encore ne fait sens que parce qu’il y a la perspective du pas plus. Bien que l’on puisse être amené à en rester là (pas plus), on n’en continue pas moins (néanmoins) : re-. Dans cette forme néanmoins, il y a moins – minus – qui dit bien tout ce qui justifierait que l’on n’aille pas plus loin. On s’aperçoit donc que les deux plus ne font qu’un : plus et pas plus. Mais dans la forme, je n’en veux plus, on ne pense pas à plus (+) tout comme dans néanmoins, on ne pense pas à minus (-)

Nous aurions là affaire à une sorte d’arithmétique, où l’on additionne ou soustrait, où l’on accroît ou décroît, où l’on augmente et où l’on diminue. Et de fait, une grande question existentielle est de savoir, à un moment donné, face à une situation donnée, s’il faut continuer ou bien tourner la page. Il est normal que le langage porte les marques d’une telle problématique.

Une tonalité restrictive

Plus ou moins, that is the question ! Notre re- est du côté du plus (encore) mais il n’oublie nullement le (pas) plus (moins), il en tient compte. Il n’y a pas de plus en soi, il n’y a de plus que par rapport au moins. D’où ce -re qui nous dit : tout en sachant qu’il y a des raisons pour le moins (ce qui impliquerait : stopper, faire halte, s’accorder en tout cas une pause), je vais essayer d’en faire plus (aller de l’avant, se reprendre). Dans ce re- positif, il y a un dépassement dialectique du négatif, c’est la synthèse qui est dépassement de l’antithèse (-)

Reconnaître son enfant, au sens juridique, cela signifie que l’on pourrait ne pas le faire, s’en dispenser mais que l’on acceptera, cependant, de s’en dire le père. Il y a là une concession, presque un sursis. On va réessayer mais si cette fois ça ne marche pas, eh bien on n’insistera pas/plus.

Il serait évidemment souhaitable de réexaminer tous les verbes français construits avec -re, dont le préfixe re- est partie intégrante, pour en dégager cette dynamique plus ou moins enfouie. A cela s’ajoute le fait que désormais ce -re est plus ou moins devenu passe-partout et qu’on peut le placer, à l’occasion, dans n’importe quelle phrase. Par exemple : tu en reveux, revouloir n’étant pas dans le dictionnaire.

On voit que la recherche linguistique ne peut faire abstraction de certains enjeux éthiques et qu’elle peut nous révéler l’état d’une société selon les nuances devenues inconscientes. On serait ainsi passé d’un langage prenant en compte une dialectique complexe à une simple idée d’un re- pour dire, à nouveau comme si la nouveauté n’était pas un combat contre une certaine cristallisation

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Linguitique Contribution à la recherche/description étymologique. Problématique des préfixes

Posté par nofim le 29 août 2025

jacques  halbronn Linguiustique  Contribution à la  recherche/description  étymologique. Problématique  des préfixes     

 

 

Le présent texte  fait suite à celui  que nous avons  récemment consacré à la théorie  générale des  affixes. Il apparait  que les travaux consacrés à l’étymologie des  verbes ne prennent pas suffisamment en compte la signification des préfixes  et se contentent d’une approche sémantique en  aval.    Les préfixes  « ent », « ver » ‘for » dans les langues d’origine germanique, sont,  en principe, correspondre au français é, i,  « dé »-dis Ainsi  verschwinden  est à  rapprocher de évanouir, vers  valant pour « é » (ex).

Quid de  verstehen qui se traduit par  « comprendre » en français  alors que ver est un préfixe privatif  et « com » un préfixe inclusif? En allemand, « stehen  bleiben » indique de la stabilité, un statu quo, une position immobile (contraire de mobile) Le « ver »  est donc a  priori  voué à mettre fin à une position établie, ce qui n’est pas loin du doute cartésien, comme  « ent ». Quant à l’anglais « understand »  également  traduit  en  français par comprendre, le verbe « stand » équivaut à l’allemand « stehen » alors que under diffère de  « ver ». 

Prenons le cas de  développer, il  est le contraire d’envelopper. Ce  qui signifie sortir d’un enveloppement, d’un  blocage.  En allemand, entwickeln.

 

sur le  web;
« En allemand, Entwicklung « développement » se relie au verbe wickeln « enrouler, envelopper », lui-même du germanique wicke « mèche, tresse, charpie », qui rejoint l’idée de la paille. » cette explication  est confuse car elle ne souligne pas l’opposition  entre  développer  et  envelopper en passant à côté du blocage propre à « envelopper, », le préfixe  « en »(in, contraire de ex) indiquant un processus d’englobement!

 

Sur le  web

1. Vx, rare, Ôter ce qui enveloppe (quelque chose) de manière à en étaler le contenu. Développer un paquet. Synon. déballer, défaire, ouvrir; anton. emballer, envelopper.Il eut à peine le temps de développer le paquet, que déjà elle était revenue (Martin du G., Thib.,Belle sais., 1923, p. 876).

2. P. méton. Étendre, étaler. 
Nous  avons là deux exemples (ver-stehen,  dé-velopper)  d’étymologies  généralement déconnectées par rapport à leur préfixe privatif d’ôter, de soustraire/
Il  ‘agirait donc de restituer  avec de tels préfixes, l’idée de déblocage  qui n’est pas immédiatement perçue avec  « comprendre » (prendre  avec, ajouter, accepter)  Dans le cas  de verboten (anglais  forbiden), il s’agirait  d’un contre ordre, bieten signifiant ce que l’on demande/commande/
Wzb:
 
« Traduction de « abide » en français · respecter · se conformer · demeurer · se soumettre · supporter · observer · rester · obéir. »

 web

Old English forbeodan  »forbid, prohibit » (past tense forbead, plural forbudon, past participle forboden), from for-  »against » + beodan  »to command » (from PIE root *bheudh-  »be aware, make aware »). Common Germanic compound (compare Old Frisian forbiada, Dutch verbieden, Old High German farbiotan, German verbieten, Old Norse fyrirbjoða, Swedish förbjuda, Gothic faurbiudan  »to forbid »). 

Cette présentation ne met pas assez en évidence le fait que forbid (ce qui est mis  « hors » (fuori (italien),  fuera (espagnol), forain/foreign (français, anglais Foreign  Affairs) s’oppose à bide. tout comme  interdire  devrait s’opposer à « dire »/ En fait,  cela signifie « contredire »,  contre ayant été confondu  avec  « entre » Ainsi, understand  aurait le même sens que verstehen  si l »on  saisi que under  est mis pour « contre » Mais le préfixe « inter » du  français  (interdire) vaut ici pour « contre », ce qui explique que ‘l’on soit passé en anglais à « under » On notera la similitude entre  « inter »  et l’allemand  « ent » qui dériverait  de « inter ». Forbid  s’oppose à abide.

En conclusion, l’on n’aura généralement  pas rendu  la dimension privative des préfixes : dé, ent, inter.  De telles carences d’analyse  sont selon nous symptomatiques d’une certaine déperdition de la dialectique, à savoir que toute action   comporte son opposé  alors même que les préfixes privatifs  impliquent que l’on détermine  à quoi ils s’opposent.

 

 

 

 

JHB 29.0 25

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La Vie Astrologique en 1991 Congrès de l’ARRC ‘Vénus et la Vie Affective et Congrès d’Histoire de l’Astrologie, Paris organisé par la Bibliotheca Astrologica

Posté par nofim le 28 août 2025

 

La Vie Astrologique en 1991 Congrès de l’ARRC ‘Vénus et la Vie Affective et Congrès d’Histoire de l’Astrologie, Paris organisé par la Bibliotheca Astrologica

 

 
Les deux Colloques parisiens de 1991 illustrent le clivage entre praticiens et historiens de l’Astrologie

 

 

I Programme des 2e Journées de l’ARRC Palais des COngrès, Porte Maillot Vénus et la Vie Affective 9-10 mars 1991
SAMEDI
Matine Catherine Pellegrini L’ambivalence vénusienne Lynn Bell La mythologie de Vénus, Guy Launnay Vénus, maitresse du Taureau Yves Lcnoble :l’astronomie de Vénus, le cycle de 8 ans et l’étoile à 5 branches
après midi Catherine Aubier les aspects des planétes à Vénus, Table ronde sur la signification des transits des planétes à Vénus avec C. Aubier, Frederic Caillard, Bernars Crozier, Suzel Fuzeau Braesch, Joelle de Graveleine, Solange de Mailly Nesle. Cobférence d’Alex Ruperti Les 4 phases du cycle Soleil Vénus Que faire avec Vénus retrograde . Muriel sonnette et Paule Henriette Lévy L’image que l’astrologie donne d’elle même dans la presse écrite

DIMaNCHE
Chtristine Saint Puerre interviewe JEan Pierre Nicola  » Vénus selon l’Astrologie COnditionaliste; Philippe granger La dimension psychabalytique de Vénus; Robert Amadou Vénus d’en haut et d’en bas
Après midi Béatrice Guénin pratique de la comparauson de thèmes. François Villée La vie affective selon l’astrologie Globale. Table ronde sur la synastrie avec C. Aubier, B? Guénin, J. P. Nicola, A. Ruperti, F. Villée.

 

 

II le Congrès d’Histoire de l’Astrologie. Juin 1991. organisé par la Bibliotheca Astrologica.; Crypte de l’Eglise Sainte Anne. Paris XIIIe Extraits du programme.

Vendredi 18h30 Sortie des Actes du Colloque de Bayeux « La Cométe de Halley et l’influence politique et sociales astres ( Bayeux, 1986) Sortie du catalogue de la photothèqy de la B.A.

19h Ouverture par René Alleau

19h30 Cacile Dumont Fillon La recherche des interrelations entre l’Astrologie et les autres champs du savoi:alchimie, mythologie etc

21h -22h30 L’approche bibliographique de l’Histoire de l’Astrologie. avec Robert Benazra (Lyon auteur du Répertoire Chronologique Nostradamique (1990) avec Pierre Brind’amour ‘(Ottawa).

22h30 Le rôle des bibliothèques spécialisées pour la recherche, par Jacques halbronn

Samedi_8 juin

9h30 L’astrologie dans l’oeuvre de Rabelais avec Michel Vital Le Bossé(Caen) et Jean-Charles Pichon

10h30 L’Astrologie chez Pontus de Tyard avec Sylviane Bokdam

11h30 -12h30 L’horoscope du Christ et les problémes de chronologe chez Pierre d’Ailly par Amanda Phillimore (Londres) et Yves Haumont ( Bruxelles)

14h30 Les sources de Symon de Pharés avec Jean Patrice Boudet

15h30 L’Astrologie des grandes conjonctions avec J. P. Boudet, René Alleau, Yves Marquet, Pierre Brind’amour, Jacques halbronn

16h ’45 L’astrologie chez Nostradamus, par Pierre Brind’amour

17h30 Table ronde sur la structure de l’écriture et de l’oeuvre nostradamienne avec Pierre Brind’amour, Jean Deweer (Tours), Jean Charles Pichon, Jacques Halbronn, R. Benazra

20h Iconographie et Astrologie. Table ronde sur les rapports entre le texte et l’image; introduite par JEan-Charles Pichon sur les images de Paracelse et les quatrains de Nostradamus. Projection d’un film d’ Yvonns Caroutch sur la Licorne, avec René Alleau

21h30-22h30 Astrologie et Médecine en Angleterre par Jean François Gibert, sur Culpeper et John Patridge

Dimanche 9 Juin

9h30 Les polémiques religieuses et les astrologues anglais au XVIIe siècle avec Patrick Curry (Canada)

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La Vie Astrologique en 1991 Congrès de l’ARRC ‘Vénus et la Vie Affective et Congrès d’Histoire de l’Astrologie, Paris organisé par la Bibliotheca Astrologica

Posté par nofim le 28 août 2025

 

La Vie Astrologique en 1991 Congrès de l’ARRC ‘Vénus et la Vie Affective et Congrès d’Histoire de l’Astrologie, Paris organisé par la Bibliotheca Astrologica
Les deux Colloques parisiens de 1991 illusrent le clivage entre praticiens et historiens de l’Astrologie

 

 

I Programme des 2e Journées de l’ARRC Palais des COngrès, Porte Maillot Vénus et la Vie Affective 9-10 mars 1991
SAMEDI
Matine Catherine Pellegrini L’ambivalence vénusienne Lynn Bell La mythologie de Vénus, Guy Launnay Vénus, maitresse du Taureau Yves Lcnoble :l’astronomie de Vénus, le cycle de 8 ans et l’étoile à 5 branches
après midi Catherine Aubier les aspects des planétes à Vénus, Table ronde sur la signification des transits des planétes à Vénus avec C. Aubier, Frederic Caillard, Bernars Crozier, Suzel Fuzeau Braesch, Joelle de Graveleine, Solange de Mailly Nesle. Cobférence d’Alex Ruperti Les 4 phases du cycle Soleil Vénus Que faire avec Vénus retrograde . Muriel sonnette et Paule Henriette Lévy L’image que l’astrologie donne d’elle même dans la presse écrite

DIMaNCHE
Chtristine Saint Puerre interviewe JEan Pierre Nicola  » Vénus selon l’Astrologie COnditionaliste; Philippe granger La dimension psychabalytique de Vénus; Robert Amadou Vénus d’en haut et d’en bas
Après midi Béatrice Guénin pratique de la comparauson de thèmes. François Villée La vie affective selon l’astrologie Globale. Table ronde sur la synastrie avec C. Aubier, B? Guénin, J. P. Nicola, A. Ruperti, F. Villée.

 

 

II le Congrès d’Histoire de l’Astrologie. Juin 1991. organisé par la Bibliotheca Astrologica.; Crypte de l’Eglise Sainte Anne. Paris XIIIe Extraits du programme.

Vendredi 18h30 Sortie des Actes du Colloque de Bayeux « La Cométe de Halley et l’influence politique et sociales astres ( Bayeux, 1986) Sortie du catalogue de la photothèqy de la B.A.

19h Ouverture par René Alleau

19h30 Cacile Dumont Fillon La recherche des interrelations entre l’Astrologie et les autres champs du savoi:alchimie, mythologie etc

21h -22h30 L’approche bibliographique de l’Histoire de l’Astrologie. avec Robert Benazra (Lyon auteur du Répertoire Chronologique Nostradamique (1990) avec Pierre Brind’amour ‘(Ottawa).

22h30 Le rôle des bibliothèques spécialisées pour la recherche, par Jacques halbronn

Samedi_8 juin

9h30 L’astrologie dans l’oeuvre de Rabelais avec Michel Vital Le Bossé(Caen) et Jean-Charles Pichon

10h30 L’Astrologie chez Pontus de Tyard avec Sylviane Bokdam

11h30 -12h30 L’horoscope du Christ et les problémes de chronologe chez Pierre d’Ailly par Amanda Phillimore (Londres) et Yves Haumont ( Bruxelles)

14h30 Les sources de Symon de Pharés avec Jean Patrice Boudet

15h30 L’Astrologie des grandes conjonctions avec J. P. Boudet, René Alleau, Yves Marquet, Pierre Brind’amour, Jacques halbronn

16h ’45 L’astrologie chez Nostradamus, par Pierre Brind’amour

17h30 Table ronde sur la structure de l’écriture et de l’oeuvre nostradamienne avec Pierre Brind’amour, Jean Deweer (Tours), Jean Charles Pichon, Jacques Halbronn, R. Benazra

20h Iconographie et Astrologie. Table ronde sur les rapports entre le texte et l’image; introduite par JEan-Charles Pichon sur les images de Paracelse et les quatrains de Nostradamus. Projection d’un film d’ Yvonns Caroutch sur la Licorne, avec René Alleau

21h30-22h30 Astrologie et Médecine en Angleterre par Jean François Gibert, sur Culpeper et John Patridge

Dimanche 9 Juin

10h Les Jésuites  et l’Astroloie en FRance, aux XVI-XVIIIe siècle avec  J. Halbronn1 

11h Les polémiques religieuses et les astrologues anaglais au XVIIe siècl  avec Patrick Curry

14h30  Les  thèmes proiphétiques en Europe avec Yali Haran (Israel) et Suzanne Pillorget

15h 15 Astrologie et Islam Médiéval  avec  René Alleau! A propos de l’Encyclopeidue  des Frères de la Pureté!, interventions de Mohamed  Melhaou , Jeasn Charles  Pichon, Marie Delclos, Pierre  Brind’amour

17h30  Astrologie et  Judaisme dans l’Espagne Médiévale avec Jacques  Halbronn, Robert Benazra

18j René Pillorget,, responsable du COlloque La Ceométe de Hallet et l’influence  politique et sociale des Astres

18h45 Cloture du Colloqie par Suzel Fuzeau Braesch, auteur du Que Sais Je  sur l’Astrologie (PUF, 1989)

 

 

Bibliographie  L’Astrologie à travers les 20 ans de Congrès MAU  Ed La Grande Conjonction. Numéro du 20e anniversaire du MAU Bulletin de la Société Astrologique de France  n°10

 

L’astrologie chez Nostradamus
par Pierre Brind’Amour

Note Patrice Guinard. : Ce texte qui aurait dû paraître en 1993 dans un recueil, resté finalement inédit, intitulé L’astrologie en terre française (1530-1730), sous la direction de J. Halbronn et avec la participation de Sylvie Bokdam, de Cécile Dumont-Fillon, de P. Guinard et d’autres, et annoncé par Halbronn dans certaines de ses publications, est une introduction à l’ouvrage de l’auteur, paru en 1993 aux Presses de l’Université d’Ottawa et aux éditions Klincksieck, Nostradamus Astrophile. Site du CURA.
 

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le Congrès d’Histoire de l’Astrologie. Juin 1991. organisé par la Bibliotheca Astrologica.; Crypte de l’Eglise Sainte Anne. Paris XIIIe

Posté par nofim le 28 août 2025

le  Congrès d’Histoire de l’Astrologie. Juin  1991. organisé par la Bibliotheca Astrologica.; Crypte de l’Eglise Sainte Anne. Paris XIIIe   Extraits du programme.

Vendredi   18h30 Sortie des Actes du Colloque de Bayeux « La Cométe de Halley et l’influence politique et sociales astres ( Bayeux, 1986) Sortie du catalogue de la photothèqy de la B.A.

19h Ouverture  par René Alleau   

19h30  Cacile Dumont  Fillon La  recherche des interrelations entre l’Astrologie et  les autres champs du savoi:alchimie, mythologie etc 

21h -22h30  L’approche bibliographique de l’Histoire  de l’Astrologie. avec Robert  Benazra (Lyon auteur du Répertoire Chronologique  Nostradamique (1990) avec Pierre Brind’amour ‘(Ottawa).

22h30  Le  rôle des  bibliothèques spécialisées  pour la recherche, par  Jacques  halbronn

Samedi_8  juin 

9h30 L’astrologie dans l’oeuvre de Rabelais avec Michel Vital Le Bossé(Caen) et Jean-Charles Pichon

10h30 L’Astrologie chez Pontus de Tyard avec Sylviane Bokdam

11h30  -12h30 L’horoscope du Christ et les problémes de chronologe chez Pierre d’Ailly par Amanda Phillimore (Londres)  et Yves Haumont ( Bruxelles)

14h30 Les sources de Symon de Pharés avec  Jean Patrice  Boudet

15h30 L’Astrologie des  grandes conjonctions  avec J. P. Boudet,  René Alleau, Yves Marquet, Pierre Brind’amour, Jacques  halbronn

16h ’45 L’astrologie chez Nostradamus, par  Pierre Brind’amour

17h30  Table ronde sur la structure de l’écriture et de l’oeuvre nostradamienne  avec Pierre Brind’amour, Jean Deweer (Tours), Jean Charles Pichon, Jacques Halbronn, R. Benazra 

20h Iconographie et Astrologie. Table ronde sur les rapports entre le texte et l’image; introduite par JEan-Charles Pichon sur les images de Paracelse  et les quatrains de Nostradamus.  Projection d’un film  d’ Yvonns Caroutch sur la Licorne, avec René Alleau 

21h30-22h30 Astrologie  et Médecine en Angleterre par Jean François Gibert, sur Culpeper et John Patridge

Dimanche  9 Juin

9h30 Les polémiques religieuses et les astrologues anglais au XVIIe siècle avec Patrick Curry (Canada)

 

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jacques halbronn LA Vie Astrologique. Son activité au sein du Centre International d’Astrologie en 1972

Posté par nofim le 27 août 2025

jacques halbronn LA Vie Astrologique. Son activité au sein du Centre International d’Astrologie en 1972

 

En 1973, nous devenions Vice Président du CIA, poste occupé de 1953 à 1968 par André Barbault et avant le Congrès tenu à l’Hotel Méridien (Paris, Porte Maillot) en septembre 1974. Mais nous étions déjà sur orbite en 1972, d’une part avec la constitution de la Bibliothèque du CIA et de l’autre par la découverte des Remarques Astrologiques de Morin de Villefranche. Signalons que le 17 mai 1972, notre nom n’avait pas été retenu pour entrer au Conseil d’Administrarion du CIA.

Lettre de Paul Colombet, président du CIA, à JHB en date du 10 juillet 1972

« Il s’agit essentiellement d’une Bibliothèque du CIA alors que vous avez déjà pris une dénomination, celle de B.A.C. Si le CIA est tout à fait d’accor pour que vous preniez le titre de Directeur de sa Bibliothèque (..) il ne l’est pas pour patroner un nouvel organisme extérieur à lui, les complications qui ont récemment marqué la vie du CEFA nous prouvent qu’il n’est pas bon de multiplier les organismes en dehors du CIA.

Lettre de JHB en date du 11 juillet 1972

 » A la suite d’un dépot de livres efféctué dernièrement par MM. Jacques Berthon et André Barbault, totalisant une vingtaine d’ouvrages, il m’apparait que ces gestes de bonne volonté sont à l »honneur du CIA et m’encouragent à m’inscrire plus que jamais dans ce cadre ».

Lettre de JHB à André Barbault, directeur de la Revue L’Astrologue en date du 18 juillet 1972 à propos des Remarques de Morin: « Je m »étonne qu’elles n’aient pas été publiées plus tôt car cela nous aurait permis un contact autrement plus directe avec le Maitre Morin (..) Je ne vois aucune objection à ce que l’oeuvre paraisse dans la Revue « L’Astrologue » du moins dans un premier temps(..) Si René Alleau préfère que vous ou une tierce personne s’en charge, je m’inclinerai »

En 1974, nous n’avions pas été reconduit à la Vice-présidence du CIA, à la veille du Congrès International dont nous étions le premier initiateur mais nous restions à la tête de la revue Trigone, laquelle fera paraitre le catalogue de la Bibliothèque du CIA.

et en juin 1975, nous fondions le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) et la Faculté Libre d’Astrologie de Paris avec notamment des membre du GERASH (fondé par Patrice Louaisel, au départ dans le cadre du CIA) de Paris, dont Catherine Aubier. On  reproduit une lettre  de M. S. Lancri  à l’en tête  de  la société théosophique de France   en date du 29 mars  1974   adressée au Vp  du CIA  que nous étions « J’ai soumis votre lettre  au Conseil directeur  de notre Société  et  j’ai le   plaisir de  vous informer que nous demeurons d’accord  avec vous pour que  vous organisiez vos  Journées Astrologique sur les  bases suivantes/ Le  titre de ce Colloque  « Journées Astrologiques Internationales  de la Société Théosophique de France. Il  est entendu que nous organisons  ces Journées  avec (le soutien du GERAS(Groupe Européen de Recherche en Astrologie  Scientifique » -(…) J’annoncerai, si possible, ces Journées Astrologique dans notre revue  » Le Lotus bleu »

16 avril 1974  de S. Lancri:  » Vous  voudrez  bien  dès que possible les dates précises  de ces « Journées Internationales d’Astrologie »  ainsi que leur programme »

Mise  à  jour du samedi  13 septembre 1975 (cf  Catherine Aubier, 36, rue de la Pompe):  Nous  avions  obtenu une coopération  entre  Jean Pierre Nicola  et Patrice Louaisel.

Vendredi  17 octobre  1975   au FIAP, rue Cabanis,  conférence commune CEFA-GERAS par Max Lejbowicz.  

JHB 28 aout 25

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jacques halbronn Epistémologie. Théologie;. Laïcité/ L’astrologie et la fortune des empires. L’aspect crucial de 45° (3 ans et demi)

Posté par nofim le 26 août 2025

jacques  halbronn  Epistémologie. théologie, Laïcité L’astrologie  et  la  fortune des empires. L’aspect de 45° (3  ans  et  demi)

 

Depuis mes débuts dans la Recherche Astrologique, j’avais signalé que la vocation de l’Astrologie Mondiale était liée à la question des  empires (cf Clefs pour l’astrologie. Ed Seghers 1976). La notion d’empire est liée à la phase Hessed laquelle  est marquée par un tropisme  additionnel, « (con)jonctionnel », à savoir un processus d’alliance, de pacte, de (con)fédération. Inversement, la phase Din conduit à la dissolution de tels  ensembles. L’avantage de cette présentation tient notamment à sa représentation  graphique et  chromatique dans la mesure  où les cartes, les atlas  rendent compte des transformations  ainsi générées que ce soit en plus ou  en  moins, soit  en multipliant les divisions (Din), soit en les réduisant (Hessed)  La dialectique  entre ces deux phases qui alternent correspond à la courbe de Gauss  «  connue aussi sous le nom de « courbe en cloche » ou encore de « courbe de la loi normale ». Elle permet de représenter graphiquement la distribution d’une série et en particulier la densité de mesures d’une série. Elle se base sur les calculs de l’espérance et de l’écart-type de la série »  La sinusoïde illustre bien cette dualité de montée et  de descente.

En 1989, l’entrée de Saturne dans le signe  zodiacal du Capricorne aura certainement ébranlé le bloc communiste avec des forces centrifuges mais celles-ci sont suivies de la manifestation de forces  centripétes. La formation en 1991  de  la Communauté des États indépendants (CEI) correspond à une phase Hessed qui enclenche une phase  de regroupement, en dépit de l’annonce de la fin de l’URSS

 

États participant aux activités de la CEI

États membres

 

Sur le  web

« La Russie, l’Ukraine et le Belarus (Biélorussie) décident le 8 décembre 1991 de former la Communauté des États indépendants (CEI). Le traité de Minsk, que signent le président russe Boris Eltsine et ses homologues ukrainien et biélorusse, prévoit une coordination entre les trois États dans une multitude de secteurs -économie, environnement, affaires étrangères, etc.- tout en favorisant leur transition vers une économie pluraliste. Le 21 décembre, huit autres républiques joignent les rangs de la CEI. Il s’agit de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Moldavie, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan. Membre de facto, la Géorgie ne joindra officiellement les rangs de la CEI qu’en 1993. L’existence de l’URSS prendra fin le 25 décembre 1991, mais les questions de défense et les rivalités ethniques ne tarderont pas à aviver les tensions entre les membres de la CEI. »
jacques  halbronn Epistémologie. Théologie;. Laïcité/ L'astrologie  et  la  fortune des empires. L'aspect  crucial  de 45°  (3  ans  et demi) dans ASTROLOGIE POLITIQUE

 dans astrologie septennale
L’invasion de  l’Ukraine par la Russie , à partir  du   24 février 2022 , se déroule alors que Saturne  traverse le signe   fixe  du  Verseau tout comme  en  1991, soit  un  écart  correspondant à  la durée d’une révolution, d’un retour  de Saturne. Autrement dit, l’on pouvait prévoir astrologiquement un nouveau processus d’expansion, au retour de Saturne dans une position strictement analogue, ce qui constitue  une validation d’une  telle correspondance.  Ces deux dates ne sauraient être décrites comme un ébranlement mais bien plutôt comme  l’expression d’une nouvelle dynamique, prenant le relais de l’ancienne (URSS) qui  a  fait  long feu.
On  se proposera à présent  de revenir à nos études cyclologiques parues à  partir  de  1976 (il y a 50 ans! ( traduction  espagnole  1978))  et 1993 aux  fins d’analyser les obstacles épistémologiques  qui se sont présentés  pour nous  jusqu’à ce  jour voire de signaler  certaines  idées qui ont pu se perdre en route. A la page 144 de la Iere  éditions de nos Clefs, on  pouvait lire: » Mercure  avec  ses 88 jours de  révolution renvoie à  un quart  de siècle soit 90° Vénus avec ses  225  jours (renvoie) à 225°, position à mi-chemin entre 180 et 270°, ce qui confère une importance supplémentaire aux signes « fixes » (15° taureau, 15° lion, 15° scorpion, et 15° Verseau) « Il  y  est question de  la « division octuple »: « Chaque cycle semble devoir être subdivisé en huit étapes, donc en huit dates précises ». Les  courbes qui suivent cet exposé montrent une sinusoïdes divisé en  8 secteurs dument  numérotés de 1 à 8.-grande et petite courbes. On se proposait d’étudier  la courbe de Saturne (pp.168 et seq) qui « parait concerner les  changements territoriaux (apparition ou disparition d’Etats, changements de  frontières). On lit dans notre ouvrage de 1976 « Entre 1944  et 1951 un grand nombre de  nouveaux Etats apparaissent dans la communauté internationle : l’Inde, la Chine, Israel), les deux Allemagnes, l’Indonésie etc  Puis en 1951 et jusqu’en 1959, on replonge dans les guerres coloniales(Indochine, Algérie, Corée). A partir de 1959, nouvelle période de cristallisation on voit des dizaines de nouveaux Etats apparaitre en l’espace de quelques années, en particulier en Afrique »  Dans l’édition de 1993 des Clefs, l’accent est décidément mis sur Saturne (pp. 132  et  seq): Face  aux «   types planétaires mis en  évidence par M. Gauquelin  » soulignent  une  « diffrenciation »,  « le  cycle de  Saturne constitue un axe de polarisation pour  l’Humanité » , d’où  l’idée d »un « paradigme  universel » (PU) « Il  n’est pas  nécessaire  d’attribuer  des  significations à  chaque phase, il suffit  de dire qu’une phase va en  sens  contraire de la précédente » (p. 134)  Nous  concluions  » Saturne nous apparait comme la planète  de l’Humanité et constitue en  quelque  sorte un système  avec la Terre » et  encore à propos  d’Uranus « Il  nous parait peu  vraisemblable qu’un  astre récemment découvert  (en 1781) puisse exercer une  quelconque  action sur les sociétés et sur les  individus ». Dans notre « table des phases de Saturne pour le XXe siècle » ( p. 135) nous  faisions alterner phase  solsticiale et phase équinoxiale.   
En 1994, dans notre ‘Astrologie  selon Saturne »,nous nous limiterons au passage de Saturne sur le point  vernal. On est loin de la division en 8 du cycle planétaire! Trente  ans plus tard, nous n’opposons plus les phases équinoxiales et solsticiales car pour nous, les 4 signes cardinaux s’équivalent. La conflictualité doit être cherchée dans le passage de Saturne au milieu des signes fixes, comme nous le signalions en 1976 à propos du cycle de Vénus de 225 jours.
Sur le  web
« La période de révolution, aussi appelée période orbitale, est la durée … Vénus : ~ 224,699 705 6 jours(~225 jours~) » soit  180 + 45  = 225  et 225 + 45 =270.  Nous avons donc remplacé la  fausse dualité  Equinoxe/Solstice  de 90° en 90° par une dualité de 45° en 45°, (Hessed/Din), dont on  a montré  plus  haut toute l’efficience. Les renversements ne s’opérent pas au bout de 7 ans mais bien de 3 ans et demi, ce dont témoignent certains passages bibliques:

 Apocalypse 11
10Et à cause d’eux les habitants de la terre se réjouiront et seront dans l’allégresse, et ils s’enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes ont tourmenté les habitants de la terre. 11Après les trois jours et demi, un esprit de vie, venant de Dieu, entra en eux, et ils se tinrent sur leurs pieds; et une grande crainte s’empara de ceux qui les voyaient. 12Et ils entendirent du ciel une voix qui leur disait: Montez ici! Et ils montèrent au ciel dans la nuée; et leurs ennemis les virent. »…  Etudions pour  finir la plaquette de 1995 L’Astrologie selon Saturne.  « Notre méthode:Lorsque Saturne approche d’un point équinoxial , il introduit un climat de tensions internes au sein de chaque société (en revanche, quand il s’approche d’un point solsticial,  il privilégies les guerres nationales sur les guerres civiles (..) L’équinoxe fait tomber  les  barrières entre les entités politiques, le solstice les rétablit (..) nous sommes part  de la Révolution Française et nous sommes remontés  jusqu’à nos  jours » Page 7, on présente les « sept  fourchettes de 1789 à 1995

Trente  ans plus tard, comme on a pu le remarquer, nous avons abandonné la dualité Equinoxe/solstice en considérant, suivant en cela l’Allemand Reinhold Ebertin que tous les signes cardinaux étaient logés à la  même enseigne et qu’il fallait accorder de l’importance à la  position intermédiaire au delà du 15e  degré des signes fixes, soit à 45°. La morale de cette histoire est la nécessité pour l’astrologie de se détacher de l’astronomie. L’astrologie a besoin de repéres  bien établis  et parfaitement récurrents, d’une  fois sur l’autre, ce que ne lui permet pas, paradoxalement,  l’astronomie avec sa débauche de cycles partant dans tous les sens, tel un  kaléidoscope. L’astrologie doit se tenir à échelle  humaine, dans le temps comme dans l’espace.  En  fait, l’astrologie doit se rapprocher du Droit constitutionnel bien plus que de l’astronomie dont elle n’a besoin qu’à dose  homéopathique.  Notre  humanité est  en quête d’un cadre  juridique  comportant un calendrier universel accessible à tous mais aux  fondements  scientifiques et non  arbitraires comme c’est le cas sous toutes les latitudes. L’astrologie devra  également se rapprocher de la théologie  en sous tendant une laïcité qui doit prévaloir sur la  diversité des confessions  religieuses.

 

 

JHB   26 08 25

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jacques halbronn La vie astrologique Le clivage Fédération-Enseignement versus Recherche Astrologique. Apprendre et désapprendre

Posté par nofim le 25 août 2025

jacques  halbronn  La  vie  astrologique  Le clivage  Fédération-Enseignement   versus  Recherche Astrologique.  apprendre et désapprendre

  Il importe de distinguer ces deux voies de la vie astrologique que nous avons empruntées tour à  tour.(création en 1980 à Bruxelles d’une Fédération  francophone)  L’esprit Fédération  concerne les personnes par delà les idées, l’esprit Recherche les idées par delà les personnes. Il y a un temps pour telle approche et un temps pour telle autre. En Astrologie septénale, ce sont des périodes  saturnienes de 3 ans et demi, 3,5  (28/8) qui alternent et que nous appelons Hessed, avec un principe d’addition  et Din  avec un principe de soustraction. En phase Hessed, nous  voyons d’abord les ressemblances alors qu’en phase Din ce sont  les différences qui nous sensibilisent. C’est ainsi que les années 1985-88   furent placées sous le signe de Hessed, avec le signe mutable du Sagittaire avant de basculer en capricorne,  l’un des 4 signes  cardinaux. Au  niveau des colloques,le milieu astrologique allait se diviser à partir de 1989. D’un côté sur Paris,  les « astrophiles », les enseignants (AGAPE) de l’autre,  en province, des rencontres internes entre chercheurs.( Rouen, Montluçon, Angouléme, Dijon)  En 1985, eut lieu en phase Hessed, un congrès à Orléans, organisé par Denise Daprey, réunissant diverses associations. C’était une époque  fédérative: Fédération de Danilèle Rousseau, FEA de l’Enseignement Astrologique de Mme Daprey. Le  facteur Enseignement  s’oppose, selon nous, au  facteur Recherche car  la Recherche met en question tout enseignement/ Jacques  halbronn a toujours séparé  la Faculté Libre d’Astrologie de Paris de ses Colloques à la différence d’un Yves Lenoble visant le quantitatif plus que le qualitatif du public.

En 1986, jacques  halbronn se fera même élire  vice-président du GERASH après  avoir organisé un colloque en 1984 à Lyon, fief de cette association. Il faut comprendre que toute phase  est en réaction par rapport à la phase précédente, en prend le contre -pied: Trop de Hessed  conduit à Din et vice versa. La phase Hessed est marquée par une expansion,  voire une collaboration d’où une « résistance » Si l’on en revient à notre  Vie astrologique  actuelle, notons la montée en puissance de la FDAF de Marc  Brun en phase  Hessed. -Saturne en Poissons, signe mutables comme le Sagittaire) Une telle structure se veut au service du milieu astrologique, en solidarité  avec les praticiens et les enseignants  au  regard d’un socle commun.  Or, il importe  de  comprendre ce que signifie la « Recherche Astrologique » (RA  Comme pour le CURA (Centre  Universitaire  de Recherche Astrologique) de Patrice  Guinard (en Anglais « Astrological Research » (ISAR),et à quel point  elle ne tend pas nécessairement à ménager les pratiques  routinières  en cours chez les  uns et les autres, aux dépends des diverses structures associatives qui les abritent.  La  nouvelle phase Din  exige selon nous de « sacrifier » certaines vaches sacrées comme le  nec  plus ultra, le  carcan du « thème natal » individuel, ce qui correspond à l’égocentrisme  féminin. Comme déclarent certains, être astrologue c’est  quand même arriver à  gagner son  pain, à remplir  le  frigo. La phase Din, c’est le refus des étiquettes, de ce qui est  figé, de ce qui est mis dans  le même sac.

Selon nous, le colloque est  un espace du désapprendre., ce qui correspond à l’esprit de la recherche alors que l’enseignement , le  cours (Hessed) est consacré à l’apprendre (Din):

 

 

 Pour un élève, comprendre quelque chose de nouveau nécessite de sortir de ses façons antérieures de penser. Chaque nouvel apprentissage passe par une phase de déconstruction partielle de ses modes d’acquisitions existants. Il n’y a pas d’apprentissage sans désapprentissage et la difficulté majeure de tout apprentissage réside dans le « désapprendre » qui nécessite que l’apprenant se déprenne d’une partie de ce qu’il sait déjà. On ne perçoit généralement pas cette phase du processus d’apprentissage chez les élèves ayant confiance en eux-mêmes, car ils abordent l’inconnu avec curiosité. Mais le risque de déconstruction partielle des connaissances, des certitudes et des modes de pensée s’avère être difficile, voire impensable pour nombre d’enfants en situation d’équilibre affectif et relationnel précaire
.Désapprendre, un travail difficile ?Le désapprentissage consiste, pour un élève, à sortir des rails du chemin de pensée de ses réponses antérieures se référant à un ou plusieurs modes de compréhension. Il y a altération des acquis et des équilibres que procuraient ces acquisitions. Ne pas comprendre, ne pas réussir du premier coup, est pour nombre d’élèves une atteinte à l’image de soi. Il y a frustration. C’est le dépassement de cette frustration qui permet l’accès à une compréhension « autre » et l’ouverture à un champ de compréhension jusqu’alors inconnu.

La peur de se tromper ou d’être ridicule dans une prise de parole montre que les désapprentissages permettant à un élève d’accéder à de nouveaux savoirs déstabilisent aussi ses acquisitions émotionnelles, identitaires, affectives, et comportementales.

L’imaginaire pédagogique d’un possible cumul progressif de savoirs fait illusoirement l’économie de ce processus de désapprentissage, qui passe par l’altération, la frustration et la mobilisation d’une énergie plus ou moins considérable en vue de son dépassement. Chez les enfants en grande insécurité, les désapprentissages passent par le réveil de l’expérience douloureuse de la perte, qui ne peut être vécue ni comme temporaire, ni comme partielle.

On observe concrètement l’ampleur de ce phénomène en apprentissage de l’escalade, quand on demande à un adolescent d’adopter une position oblique au regard de la paroi en basculant partiellement son corps dans le vide, afin d’avoir un meilleur appui de ses pieds sur les aspérités et une meilleure lisibilité des prises hautes… et cela, en présence et sous le regard de ses pairs. Dans un équilibre précaire, la déconstruction des repères incorporés, de la verticalité, demande une énergie considérable. Selon Winnicott, le moindre changement, même en mieux, plonge les individus dans une « angoisse impensable » face au risque d’effondrement de la continuité de soi. En escalade, cela se traduit par l’angoisse de la chute ; bien qu’étant assuré par des cordages.

C’est par un retour possible à la sécurité des références antérieures que l’on permet à un élève de se risquer dans de nouveaux modes de compréhension. Il s’agit pour lui d’apprivoiser ses peurs afin de s’essayer à jouer avec ses perceptions, ses émotions, ses pensées, ses certitudes en leur donnant un droit à expression, quelle qu’en soit la forme.

La procédure ordinaire d’apprentissage progressif est alors temporairement détournée de sa visée d’acquisition et de maîtrise d’un résultat. Elle sert de « contenant » à l’insécurité de l’élève face à l’inconnu, afin qu’il puisse s’autoriser un tâtonnement et un cheminement personnel pour s’ouvrir aux plaisirs de la découverte dans les interstices de la contrainte. Cette ouverture à l’inconnu ne s’inculque pas, ne se transmet pas, mais passe par un travail d’élaboration qui nécessite, la restauration de la gratuité, rendant possible l’apprivoisement des perceptions du monde tant intérieur qu’extérieur.

Quels enjeux du mode d’accès aux connaissances ?

Une procédure d’apprentissage est, sous certaines conditions d’équilibre entre ouverture et contrainte, un moyen précieux offert à un enfant extérieur à la culture scolaire, de construire une démarche mentale, lui permettant d’envisager l’existence de réalités qu’il ne peut ni imaginer, ni percevoir, en l’absence d’expérience. L’enseignant doit pouvoir s’appuyer sur la procédure en l’interprétant, afin qu’elle devienne pour l’élève, un temps et un itinéraire balisés d’investissement possible dans une cheminement de pensée qui, pour lui, devient pensable, puisque réalisée par et avec les autres sous la garantie du maître. Encore faut-il pour cela que l’enseignant “tolère” le mode et le rythme de compréhension singulier de l’élève, ce qui nécessite qu’il s’autorise à sortir d’une pédagogie applicable à tous et au même rythme.

Face à l’énigme de l’inconnu, dans le doute et la perte de ses repères, l’élève doit construire une hypothèse d’intelligibilité lui permettant de « s’y retrouver ». C’est un cheminement de recherche et d’élaboration d’intelligibilités possiblement pertinentes au regard de ce qu’il y a à comprendre. L’élève doit construire son propre chemin de compréhension de tout ou partie de la situation à comprendre, à partir de ce qui, pour lui, fait indice, signe et repère. L’élaboration est la recherche et la création d’une intelligibilité, là où l’apprentissage est une accoutumance à l’exécution d’une méthode. Elle est une dynamique de l’ouvert, par l’expression de soi dans la construction d’un chemin pour penser ce qu’il y a à comprendre.

La mémorisation et reproduction d’une procédure utilisée lors d’un apprentissage ne garantit ni son intégration, ni son utilisation dans une situation différente. C’est la compréhension d’un processus sous-jacent au procédé qui rend possible la transférabilité des acquisitions au-delà d’une reproduction à l’identique.

On parle souvent de « troubles de l’apprentissage ». Peut-on parler aussi de « troubles du désapprentissage » ?

Je n’aime pas la notion de trouble. Elle se réfère au champ de la pathologie, c’est-à-dire au champ thérapeutique. Souvent, dans le champ éducatif, quand les gens sont en difficulté, on parle d’un problème pathologique : quelque chose ne va pas, parce qu’on voudrait que l’enfant soit comme on attend qu’il soit.

Si j’aborde la notion de trouble, je vais plutôt parler « d’eaux troubles », de quelque chose qui n’arrive pas à s’identifier, à se mettre en image. Ce n’est pas nécessairement une pathologie, mais plutôt une hésitation : on n’a pas les clés pour comprendre et pour voir ce qui est à voir. Tu ne peux pas voir le soleil si tu n’as pas de lunettes fumées, ni voir, sans te protéger les yeux, dans une tempête de sable. Ce n’est pas un trouble lié à la personne, mais un trouble lié à l’ensemble du système. Ce qui est trouble, c’est ce qui n’est pas rendu sensible et perceptible par les sens.

Je prends l’exemple de ce que j’appelle la sur-adaptation des enfants des rues, qui ne peuvent pas vivre à l’intérieur des établissements, parce que tous leurs repères sont des repères de survie, où, dès qu’ils sont dans un espace clos, ils n’ont plus les lieux et les possibilités de fuite. Il y a eu des études de faites qui sont remarquables là-dessus et qui montrent que leur instinct de survie fait qu’ils doivent pouvoir fuir dès qu’il y a une agression, et dès qu’ils sont dans un lieu clos, il n’y a plus d’espace de fuite. Ce qui est possible pour les uns est rendu impossible pour d’autres. Là où des gens, qui veulent la sécurité des enfants, les mettent à l’abri, à l’intérieur des maisons ou d’un foyer d’accueil, se trompent.

Les troubles, on les vit au quotidien dans l’éducation spécialisée, sauf que le trouble de l’enfant trouble la compréhension de l’adulte et de l’institution. Mais ce n’est pas l’enfant qui est trouble, c’est la compréhension qu’on a de ce qui se passe.

Parler de trouble est une facilité de langage pour se débarrasser de la question quand on est dans le champ de l’éducation : on se débarrasse de la question qu’on veut envoyer dans un autre champ, qui est le champ de la pathologie. On a ainsi fabriqué des pathologies parce que personne n’était capable de comprendre.

Comment pourrait-il y avoir désapprentissage pour des enfants qui parfois n’apprennent pas ou oublient vite ce qu’ils apprennent ?

Tu poses la question de l’apprentissage, qui est d’ailleurs un terme qui est un peu bizarre. Moi, je pense que c’est lié au fait que l’école n’apprend pas à penser : l’école apprend à se mettre dans des logiques, dans des tuyauteries. Ce n’est pas de l’apprentissage. On demande aux enfants de rentrer dans la logique du maître ou dans la logique du livre. Mais rentrer dans une logique, dans une tuyauterie, une procédure, ce n’est pas penser : il faut mettre sa pensée dans quelque chose qui est déjà construit et qu’on va suivre.

Or, l’intelligence est de passer d’une logique à l’autre. Il y a une logique, un système de pensée, un paradigme, qui est pertinent dans tel domaine et totalement impertinent dans tel autre. Il faut accéder à l’intelligibilité de ce qu’il y a à apprendre. Il faut que ça ait un intérêt, qu’on mette en perspective, que l’élève se dise « ça peut m’intéresser parce que je peux en faire ça ».

Si des enfants sont là juste parce qu’on leur a demandé d’être là et qui écoutent et emmagasinent juste le temps qu’on leur a demandé d’emmagasiner, on n’a pas compris ce qu’est un enfant. C’est pour ça que l’école maternelle était si essentielle et qu’elle est devenue un pré-apprentissage avant même qu’on ait construit les facultés d’intérêt, c’est-à-dire ce qui met en appétit de penser. On a remplacé les questions d’éducation par les questions d’apprentissages fonctionnels.

Que pourrais-tu dire sur le désapprentissage de l’enseignant ? Est-il aussi nécessaire ?

Il y a deux niveaux que j’entends dans ce que tu dis.

1) Si l’enseignant n’est pas alerté sur le désapprentissage, il loupe une marche dans sa pédagogie. S’il ne comprend pas les mécanismes de défense de l’apprentissage, il est incompétent pour travailler avec les gens qui ont le plus de difficultés d’apprentissage.

2) La question du désapprentissage pour l’enseignant va être encore plus compliquée parce que ça va jouer au niveau de son savoir. S’il n’est pas capable de faire un pas-de-côté dans son savoir, il va vouloir être nickel, aller au bout de quelque chose, et entraîner les élèves dans une gymnastique impossible.

Mais eux-mêmes n’ont pas appris, donc le grand scandale, c’est l’absence de formation. Ils n’ont pas appris à avoir la liberté d’abandonner parfois le programme pour être présents à ce qui se passe et à ce qui est en train de se mettre en état de penser chez les élèves. »Propos de Jacques Marpeau recueillis par Daniel Gostain 

 

 

 

 

  JHB 26 08 25

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, astrologie septennale, psychosociologie, sociologie | Pas de Commentaire »

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