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jacques halbronn Linguistique du français. La double fonction de la lettre « e ». Le cas du Shewa et de la lettre « n »

Posté par nofim le 7 juin 2026

jacques  halbronn   Linguistique du française.  La  double  fonction  de la lettre « e ». Le cas du Shewa  et  de la lettre  « n ».

 

La   fonction de la lettre « e » en français est polyvalente et  en quelque sorte  contradictoire. Tantôt, le  e s’y  apparente au  shewa de l’hébre et conduit à relier les consonnes entre elles et  tantôt cette lettre  tend à rendre silencieuses les consonnes. Mais dans un  cas, il s’agit d’une position initiale,  préfixale  et dans l’autre d’une position terminale, suffixale. Mais seul  le  français semble en mesure de suivre un tel mode d’emploi à  géométrie   variable

  Prenons le cas du pluriel des  articles définis et indéfinis en  français:  les et des.  sans parler  du possessif, mes, tes, ses,  On sait que le « s » ne se prononce qu’en cas de « liaison ».  Or, dans d » autres langues, le  « s » en sa qualité de marqueur du puriel se fait bel  et bien entendre comme pour l’anglais et l’espagnol. Mais cet  effacement de la consonne finale, précédée du  « e » va générer des sonorités  communes entre le « ed », le « er », le « ef » , le  « ez », le  « et »  avec  éventuellement l’usage de  l’accent sur le « e » et la disparition de la consonne à l’écrit  (participe passé  pour la première  conjugaison). L’anglais  ne tient aucunement compte dans ses emprunts au français d’une telle  regle de convergences sonore,  d’où  des  barbarismes oraux

Inversement, le  e peut servir à renforcer la présence sonore des consonnes. Il s’agit là d’une  régle non écrite comme lorsqu’un locuteur  français dira  « J »veux » au lieu de  « Je veux ». En ce sens, le  e génére des combinatoires consonantiques qui débordent largement du classement  alphabétique  de base. Pour ce  faire, le français dispose d’une série de prépositions préfixales comportant un  e  final: comme  ce, de, que, le,je, ne,re,te, me, qui  font  défaut  aux autres langues, à commencer par celles de la famille  « latine ».  Seule cette lettre a ce double pouvoir de s’éclipser ou de s’imposer (mais alors elle se prononce « é » mais sans accent). les autres langues ne disposent pas d’une telle logistique complétée par une autre lettre clef, à  savoir le n, base de la diphtongaison qu’il faut savoir rendre correctement en on, an, in, ain, un. laquelle diphtongaison peut se défaire lorsque suivie d’une voyelle:  nation et national, un  et une.

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 JHB  07  06  26

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