jacques halbronn Le thème astral comme cache misère d’une inculture.

Posté par nofim le 4 juillet 2026

jacques  halbronn  Le thème  astral  comme  cache misère d’une inculture.

 

L’astrologie  a -t-elle vocation à appréhender la specificité d’un individu ou  bien plutôt à relier  l’individu à un ensemble?

Sur le web

«Votre thème astral forme une empreinte digitale céleste qui est comme une carte d’identité» : l’avènement des astro-psychologues ».

Selon nous,  la plupart  des  astrologues ont un  bagage  historico -sociologique bien faible et cela les arrange qu »on ne leur demande d’y puiser car ils seraient fort  dépourvus. En d’autres termes, l’approche individuelle, celle du cas particulier, incomparable convient à leurs limites cognitives. De même, ils vont préférer insister sur ce qui est propre à tel événement au lieu d’avoir à relier celui-ci à  toute une typologie  récurrente.  Mais l’astrologue qui est incapable, de par son manque d’observation du monde, de relier une personne ou à un évenement à d’autres personnes et à d’autres événements, ne recherchera dans l’astrologie qu’une excuse à son incapacité à connecter  les personnes et les évenements. Voilà pourquoi l’astrologie va surtout attirer des gens qui préférent  travailler  au  cas par  cas, ce qui est un pis aller,  un cache misère. Or, précisément, ce que l’astrologie peut apporter à la science  historique, à la sociologie, c’est le dépassement des contingences idéologiques. Il  ne faut pas  jouer sur les mots: une chose est de différencier les  groupes entre eux, une autre de différencier les individus  entre eux. Pourtant, une certaine astrologie propose une typologie, une caractérologie – c’est le  cas des signes zodiacaux. Le public est habitué à classer les  gens selon leur signe, ce qui a  au moins le mérite d’une valeur  heuristique, à  savoir penser à se raccorder à tel ou tel  groupe. En astrologie septénale, ce qui nous importe, c’est que le public dispose d’un calendrier des périodes  qui ne se réduise pas à connaitre le signe du mois mais s’ouvre à des périodes de plusieurs années qu’il sera invité à connecter entre elles. C’est ce basculement qui n’avait   pas été encore accompli, notamment du fait de cette inculture historico-politique  qui caractérise le gros des astrophiles. Or, l’on sait que les gens se regroupent certes  du fait de leurs atout  mais aussi de leurs manques. C’est un cercle  vicieux car les gens se retrouvent  entre eux et dissuadent ceux qui n’ont pas le même profil de se  joindre à eux, ce qui sociologiquement est tout à fait prévisible. Si le milieu astrologique avait su garder un certain niveau universitaire, on ne se retrouverait pas de  nos jours  dans la situation  d’une médiocrité générale consensuelle. Il  y a cinquante ans,  le niveau  était sensiblement supérieur à ce qu’il est aujourd’hui.  C’était le temps du MAU, du Mouvement Astrologique Universitaire, fondé en 1975 et qui  attirait une certaine élité un certain noyau.. Mais les Colloques astrologiques ont été vidés de leur substance pour des raisons commerciales et il devenait de plus en plus impossible d’avoir de véritables débats de fond et les personnes  qui remettaient en question la pratique courante de l’astrologie devenaient indésirables, diabolisées.

En 1954, le  jeune André Barbault, dans un texte intitulé « phénoménologie  de l’Astrologie » (VIIIe Congrès International d’Astrologie. Paris. Palais de la Mutualité) écrivait (p. 66) :

« Le phénoméne  astrologique  est un phénoméne  rythmique (..)  L’astrologie introduit dans la pensée  scientifique  la  notion  d’un  « temps  qualitatif(..) Krafft  déclare que « la  révolution  astres, c’est la  révélation du  temps »/ Cette  rythmologie trouve son  organisation  dans les cycles planétaires individuels et collectifs (..) On sait que chaque  cycle suit un rythme précis qui nous  fait passer, à travers des phases intermédiaires par une thèse- conjonctionn ybe antithèse opposition et une  synthèse conjonction. On  voir ici qu’il faut envisager l’astrologie dynamique dans la pensée de la logique dialectique »/ Malheureusement, un tel projet se  heurte à cette inculture que nous dénoncions au début et qui fait que le public moyen n’a pas la mémoire des dates tant individuelles que collectives. Or, les dates sont le langage commun entre astronomie et psychologie. Comme le note (p; 63)  Barbault, dans son introduction,  « Ici, nulle  géométrien nulle mathématique, nulle certitude. Où  est  notre  méridien intérieur (..) Hiatus entre d’une part une référence astronomique rigoureuse et précise au  départ et  d’autre part une  conclusion interprétative vague, imprécise, incertaine. J’ai l’impression de toucher au grand mal de l’astrologie. Quel en est le pourquoi? C’est qu’il manque aux astrologues les « coordonnées humaines » qui fassent , si l’on peut dire, la réplique aux coordonnées célestes connues et utilisées ».

JHB  04 07 26

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