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jacques halbronn Remarques autour de la Défense et illustration de l’Astrolge d’André Barbault (1955)

Posté par nofim le 31 juillet 2026

jacques  halbronn  Remarques  autour  de la Défense et illustration de l’Astrolge  d’André  Barbault (1955)

 

  On peut  se demander si les astrologues professionnels, comme les appelle l’auteur, n’ont pas intérêt à ce que l’astrologue soit compliquée,  faute de quoi les praticiens et les enseignants  se trouveraient au chomage, les enseignants  étant censés former à l’interprétation des thèmes de naissance, véritable sésame. Pour l’astrologie septénale, un tel créneau ne fait  guère sens car son ergonomie la rend particulièrement accessible. C’est d’ailleurs c’est  cette  accessibilité que  le  jeune Babault (né  en 1921) réfute à commencer par une astrologie  constituée de notices  à la disposition du public. Pour Barbault, l’astrologue est un artisan, à la façon de son père, maréchal -ferrant « spécialisé dans la fabrication, la réparation et la modification des fers des pieds des chevaux. Cette profession technique exige une habileté manuelle, une connaissance des métaux et une grande sensibilité envers les animaux. Le Maréchal-ferrant s’occupe également de l’entretien et de la préparation des chevaux pour la compétition. Enfin, il dirige les services vétérinaires et contribue à la préservation de la santé des chevaux. » Barbault  dénonce les charlatans (pp/ 281  et seq), les incompétents qui n’ont pas reçu la  formation nécessaire  mais il n’hésite pas à opposer   l’astrologie  professionnelle, donc  exigeant un  réglement  de la part du  client des « authentiques  chercheurs désintéressés » Effectivement, l’argent  drainé par ces professionnels  ne contribue pas à soutenir la  recherche  astrologique.Par ailleurs, Barbault semble  avoir du mal à capter la dimension sociale du conseil  astrologique  alors que, paradoxalement,  ‘il se passionne pour l’astrologie mondiale. Il  met au pilori les « horoscopes des  journaux » indiquant  aux lecteurs les « moments  favorables », une des « grandes superstitions  modernes » mais il entend utiliser  45  « cycles planétaires », qui sont autant  de combinaisons. Le cycle Saturne Neptune retient tout spécialement son  attention en raison de ses propres performances passées  et  futures: de la mort  de Staline à l’attente de 1989, nouvelle conjonction liée au destin  astral de l’URSS,  date qui  figure dès 1955, 36 ans après. 

 Barbault est impacté par une telle inflation de signifiants, les 45 conjonctions  venant  compléter les 12 signes et les 10 planétes alors qu’en  astrologie septénale, il  n’y a pas le moindre  cycle planétaire, qu’il  y a 8 et non 12  signes et que seule la planéte Saturne  nous importe, ce  qui rend ipso  facto  sa modélisation infiniment plus accessible sans devoir passer par le  savoir faire des astrologues dont  Barbault  nous dresse un tableau influencé par le métier de son père, maréchal ferrant, tout  travail  devant être   jugé sur pièces (le  fer à cheval porte bonheur), telle étant la déontologie de l’artisan  qui nous semble tout  à  fait  hors de propos et inappropriée!

sur le  web

Offrir un fer à cheval, une tradition séculaire

« A quand remonte la croyance selon laquelle le fer à cheval porterait bonheur ? Il s’agit en réalité d’une pratique ancienne. En effet, il existe une tradition d’offrir un fer à cheval en cadeau, et qui remonterait au Moyen Âge. Les gens considéraient aussi comme un signe de chance le fait de trouver un fer à cheval sur la route » 

Barbault semble signifier que celui  qui n’a pas la compétence ne saurait parvenir  à des  résultats satisfaisants pour son client et en même temps, il  fustige   une prévision trop  générale. et  trop répétitive  qui reléverait du « charlatanisme » en ce qu’elle n’impliquerait aucun travail  ponctuel- au  coup par coup-  de la part de l’astrologue. Or, pour l’astrologie septénale, tout au contraire, le recours à un seul et même module est notre priorité et en cela  nous  rejoignons, en effet, l’astrologie des journaux avec ses 12  périodes mensuelles si ce n’est que notre  division est en 8 secteurs, la division en 12 nous apparaissant comme une  hérésie au regard du  binaire. Quant à l »usage que Barbault  fait  des aspects pour baliser le « cycle planétaire », avec le sextil  et le  trigone, évolutifs et involutifs, il n’est pas davantage recevable  car c’est le semi-carré  de 45° (90/2)  qui est l’aspect en dialectique  avec la conjonction en astrologie collective/mondiale, la seul  qui nous  semble opérationnelle. 

L’on peut  regretter que Barbault ne soit pas parvenu à  évacuer l’astrologie personnelle  et n’ait pas pris ses distances par rapport à l’astronomie  moderne des  transsaturniennes, entrainant  son cadet Jean pierre Nicola dans  un tel travers avec le mirage de son RET. La  notion de  cycle planétaire correspond chez lui  à  un refus du découpage zodiacal car  pour lui, un aspect n’existe qu’entre planétes et non  avec les axes saisonniers qui ne seraient que des  abstractions, des  fictions. Mais ce  faisant, Barbault  se privait  d’un repére géométrique  stable et récurrent. Même Albumasar  avec ses conjonctions Jupiter- Saturne tenait compte de l’Elément dans lequel  elles avaient lieu:

Aperçu IA
 
« Albumasar (Abū Ma’shar, 787-886) relie les grands tournants de l’histoire humaine aux cycles de conjonction de Jupiter et de Saturne, structurés par les quatre éléments et leurs triplicités zodiacales. » 
Tout laisse à penser  que  Barbault restait  fasciné par la complexité  de la  carte du ciel à décrypter. Il  aimait le mot  « synthèse », ce qui le conduira 12  ans plus tard à publier  « les astres et l’Histoire » où il  fournir, dès la couverture, un graphique intégrant les conjonctions comme repére central avec une courbe  ascendante et une courbe descendante  alors  que pour nous, c’est l’évolution  des aspects de Saturne avec les axes qui découpe le temps socio-politique, ce qui est bien plus économique. 
Barbault  n’a pas compris  que l’astrologie en tant qu’instauration pour l’Humanité  est liée à un  arrangement tardif d’un  systéme  solaire primitif et non un quelconque  effet  environnemental. L’astronomie n’est que la matière à laquelle l’astrologie impose une forme, cela lui aurait  évité de tomber  dans l’hérésie  transsaturnienne! 

 

 

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JHB  31. 07 26

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