Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Contribution à l’Histoire de la question . Réplique à Alain Petit.

Posté par nofim le 17 juin 2026

Jacques  halbronn  Saturne et les Quatre Elements. Le point  aveugle de Saturne chez les  historiens de la question   

Jacques  halbronn  Saturne et les Quatre Elements. Contribution à l'Histoire de la question . Réplique à Alain Petit. dans anthropocosmologiz 500px-Ptolemaicsystem-small

En 2006, il  y  a 20 ans, Alain Petit, historien de la philosophie,  a publié dans le collectif  Philsopphie, ville  et architecture. La renaissance des quatre élément  Sous la direction de Thierry Paquot  et Chris Younès (Ed  de la Découverte) un texte intitulé  « Le cinquième élément  Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote » Vingt  ans plus  tard, les lacunes de l’auteur en matière d’ Histoire de l’Astrologie hypothèquent singulièrement son louable  travail. Entre temps,  en effet, nous avons mis en évidence, notamment par l’étude critique  de la Tétrabible de Ptolémée;  la différenciation  entre Saturne  et les 4 planétes situées entre le Soleil et le  dit Saturne. (Mercure, Vénus, Mars et  Jupiter), celles -ci devant être distinguées des luminaires. Nous  signalions les perturbations  survenues dans l’exposé du Tétrabiblos  du fait de l’introduction de Saturne, ce qui conduisit à placer la Lune avec le Soleil (autour du solstice d’Eté) pour faire de la place à la  dite planéte, celle-ci perdant, ipso facto, son statut à part.. Il est probable qu’Alain Petit n’aurait pas  rédigé son texte comme il l’a fait en 2006, s’il avait été averti  de notre  genése de  la Tétrabible.  Pourtant  l’accent que nous avons mis sur Saturne remonte à 1993 (Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers) suivi d’un texte intitulé  L’Astrologie selon Saturne où  nous insistions  sur le  caractère  central de cet  astre au point de traiter, par la suite, d’un saturnocentrisme  de notre « systéme solaire, mais, cette fois, bien après la parution du texte d’Alain Petit. Sur un autre plan, le rapport du 4 au 5 était bien connu en Astrologie Chinoise dont Petit ne semble pas avoir tenu compte, cette école traitant d’un cinquième élement, associé à l’idée de quintessence  et ce point là;  en revanche, aurait pu  et dû interpeller ce  historiens depuis longtemps! En 1976, dans notre étude du Sefer Yetsira ( Livre de la Formation) nous avions signalé un glissement du sénaire vers le septénaire,  dû  au changement de statut  de Saturne. Ce  sénaire étant lui même constitué d’un quatuor de planétes et d’un axe des luminaires censé être activé par un cinquiéme  facteur  circulatoire, Saturne, à l’instar du pouce par rapport aux quatre « doigts » de la main. Rappelons  que le tétramorphe (exposé dans le Livre d’Ezékiel (Ancien Testament) comporte 4  facteurs: le taureau, le lion, l’aigle  et Adam que l’on retrouve avec les 4 signes fixes de l’astrologie  et les 4 étoiles fixes « royales, Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut) situées dans les constellations zodiacales.  Il apparait que le Soleil  aura  joué le  role dévolu  à Saturne d’où la tradition des naissances zodiacales, liées au passage du Soleil dans l’un des 12  signes zodiacaux  qui ne sont finalement que des représentations du quatuor planétaire et élémentaire avec le passage d’une division en 8  à une  division en 12 (6×2) de l’écliptique (incluant Soleil  et  lune)  avec, par la suite, l’ajout du cinquiéme  facteur, Saturne, ce qui conduirait au septénaire se substituant au sénaire, lui même se substituant à une structure à base 4, tétramorphique sans parler à l’époque moderne d’un duodénaire base sur l’hypothèse de 12 planétes dans le  systéme solaire, Uranus, Neptune, Pluton  plus deux transplutoniennes (cf nos Clefs pour l’astrologie. Ed 1976 et 1993 et nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983)

 

 

 dans astrologie septennale
Ouvrage

Philosophie, ville et architecture

Armillaire
2002

 

 

 On  peut lire  sur le web
 

 

 Tétrabible  (trad. Nicolas  Bourdin, 1640)
7 — Des planètes diurnes et nocturnes
Semblablement aussi, vu qu’il y a deux princi-
paux intervalles du temps, le jour et la nuit, le jour
s’accorde plus à la nature masculine, parce que pen-
dant le jour la chaleur est plus grande et les natures
plus vigoureuses et actives. Mais la nuit s’accorde à
la nature féminine, à cause de l’humidité et de l’or-
dinaire désir de repos. On dit donc que les planètes
nocturnes sont la Lune et Vénus ; les diurnes, le Soleil
et Jupiter ; et que Mercure participe de l’une et de
l’autre condition5, à savoir quand il est oriental il est
diurne, et quand il est occidental il est nocturne. Mais
on attribue à l’une et à l’autre condition l’une des pla-
nètes maléfiques, suivant en cela non la similitude,
mais l’opposition de la qualité ; car lorsque des pla-
nètes qui sont de bonne condition sont liées à celles
qui sont semblables, leur bonté augmente, mais si des
planètes dissemblables sont associées à des condi-
tions pernicieuses, la force de leur malignité est atté-
nuée. C’est pourquoi l’on associe à la chaleur diurne
Saturne qui est froid, et Mars qui est sec à l’humidité
de la nuit. Ainsi, l’un et l’autre rendus pondérés par
une contraire constitution seront conséquemment
dans une plus égale température.« 

 

La  lecture  du Livre de la Formation (Sefer Yetsira, quasi contemporain  de la Tétrabible), parle de 7 lettres doubles de l’alphabet hébraïque alors que le Resh ne comporte pas une telle dualité phonique à la différence des six autres (bagadkphat), ainsi la lettre Beith  se prononce  « Veith » quand elle ne comporte pas de dagesh (point central) Exemple  Bevakasha (SVP) avec les deux usages de la même  lettre.

 

Selon nous,le  découpage en 12 secteurs correspond à une astrologie à base 6, donc Saturne étant exclu comme significateur mais central  comme curseur. Ce serait donc une erreur que de se référer comme nous le faisions, à la suite de tant d ‘autres, aux 12 lunaisons pour expliquer la division en 12, à moins de supposer qu’il s’agisse là d’une clef  mise en place par les concepteurs ET  de notre systéme solaire.

 

Cette division  en 12  aura conduit  (cf nos Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976 à conclure qu’il devait existe 12 astres dans notre systémé solaire, en englobant 3 planétes transsaturniennes  et 2  transplutoniennes  (cf Lisa Morpurgo, Nouvelle Astrologie, Larousse, 1974, André Barbault, Traité pratique d’astrologie, Ed Seuil, 1961, sous l’influence de Jean Carteret).

 

En fait, notre systéme solaire  est  saturno-centrique sous l’angle d’une anthropocosmologie et n’a besoin que d’un  quatuor de planétes pour opérer, les luminaires constituant un ensemble doté d’un autre statut.  Cela correspond notamment aux quatre saisons, aux quatre Eléments etc/ Le rôle de Saturne est d’impulser une cyclicité à base 7, ce qui est évidemment source de confusion. La semaine de 7 jours  est selon nous shabbatocentrique (le nom hébraique de Saturne , dans le Sefer Yetsira, étant » Shabtay »), soit six Jours gravitant autour du jour du Shabbat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 20 03 26

 Jacques  halbronn  Saturne et les Quatre Elements. Contribution à l’Histoire de la quintessence

 

 

La physique d’Aristote est une description de la nature qu’a proposée Aristote (384-322 av. J.-C.) dans son ouvrage Physique. Au XXIe siècle, son approche est désuète, même si sa théorie des quatre éléments est évoquée à l’occasion.

Le philosophe grec a tenté d’établir des principes généraux pour les changements dont les corps naturels sont les sièges, qu’ils soient vivants, inanimés, célestes ou terrestres  – y compris les mouvements (changements par rapport à un lieu), les changements quantitatifs (changements par rapport à la taille ou au nombre), les changements qualitatifs et les changements substantiels (« devenir » [venir à l’existence, génération] ; « disparaître » [ne plus exister, « corruption »]). Sa physique couvre un champ de la connaissance aujourd’hui fragmenté en plusieurs domaines, dont la philosophie de l’esprit, l’expérience sensorielle, la mémoire, l’anatomie et la biologie. Sa physique constitue le fondement d’une partie de son œuvre.

Les concepts centraux de la physique d’Aristote sont la structuration du cosmos en sphères concentriques, avec la Terre au centre et les sphères célestes autour. La sphère terrestre est constituée des quatre éléments (terre, air, feu et eau, tous sujets à changer et à dégénérer). Les objets constitués de ces quatre éléments sont dotés de mouvements naturels : ceux composés de terre et d’eau tendant à tomber ; ceux d’air et de feu tendent à monter. La vitesse de leur déplacement dépend de leur masse et de la densité du médium. Aristote a avancé que le vide ne peut exister puisque les vitesses y seraient infinies. Ce qui l’a mené à proposer un cinquième élément : l’éther immuable, pour les sphères célestes.

Pour le philosophe grec, quatre causes expliquent les changements vus sur la Terre : la matérielle, la formelle, l’efficiente et la finale. La biologie d’Aristote (en) s’appuie sur l’observation des types naturels, à la fois basiques et de groupes auxquels ils appartiennent. Il n’a jamais conduit d’expériences dans le sens moderne du terme ; il s’est appuyé sur des données, des observations de procédures (telle la dissection) et a fait des hypothèses sur les relations entre les quantités mesurables (telles la taille des corps et les durées de vie).

Méthodes

250px-Aristotle_Physica_page_1 dans philosophgie
Une page de Physique par Aristote, édition de 1837 en grec. Ce livre aborde plusieurs sujets, dont la philosophie de la nature et des parties qui sont aujourd’hui regroupées sous le vocable de « Physique ».

Même s’ils sont cohérents avec l’expérience humaine courante, les principes d’Aristote ne s’appuient pas sur des expériences contrôlées et mesurables. Elles n’expliquent donc pas notre univers de façon précise et mesurée, une attente exigée par la science moderne. Les contemporains du philosophe grec, tel Aristarque de Samos, ont rejeté ces principes en faveur de l’héliocentrisme. Leurs idées n’ont toutefois pas été largement acceptées, car le rejet des principes était difficile en s’appuyant uniquement sur les observations quotidiennes. Les développements de la méthode scientifique ont permis de défier les conceptions d’Aristote, notamment grâce à des expériences et à des mesures de plus en plus précises (par exemple, avec la pompe à vide et le télescope).

« En revendiquant la nouveauté de leurs doctrines, les philosophes naturels qui ont développé la « nouvelle science » du XVIIe siècle ont souvent opposé la physique « aristotélicienne » à la leur. Selon eux, la physique aristotélicienne mettait l’accent sur le qualitatif au détriment du quantitatif, négligeait les mathématiques et leur rôle dans la physique (en particulier dans l’analyse du mouvement local) et s’appuyait sur des principes explicatifs suspects tels que les causes finales et les essences « occultes ». Pourtant, dans sa Physique, Aristote caractérise la physique ou la « science de la nature » comme se rapportant aux grandeurs (megethê), au mouvement (ou « processus » ou « changement graduel » – kinêsis) et au temps (chronon) (Phys, III.4 202b30–31). En effet, la Physique est largement concernée par une analyse du mouvement, en particulier du mouvement local, et des autres concepts qu’Aristote juge nécessaires à cette analyse[trad 1],[1]. »

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 le 5e Elément  saturnien  en Chine.
Olivier  Peyrebrune (Gazette de la FDAF; octobre 2025); la Terre,

 

 

 

 

 sur le  web Le  cinquième  Elément  chez les Grecs de l’Antiquité

 

« Le terme quintessence désigne la «quinte essence», littéralement le «cinquième élément» qui, avec la terre, l’air, l’eau et le feu, composaient l’Univers selon les Grecs. Substance éphémère, le cinquième élément servait à empêcher la Lune et les planètes de s’effondrer au centre de la sphère céleste.1 mars 2001

 

Le cinquième élément cosmique »

 

 

Les 5 éléments chinois : le wu xing

 

 

Il est impossible de réaliser une expertise Feng Shui sans comprendre comment les 5 éléments chinois interagissent les uns avec les autres. Ce concept est appelé Wu Xing ou, plus précisément, « wu zhong liu xing zhi qi » ce qui signifie « les cinq types de chi qui prédominent à différents moments ».
Selon la cosmologie chinoise, tout ce qui existe appartient à l’un de ces 5 éléments ou phases. Ils forment les composants de base de toutes les matières, et de tout ce qui se passe dans la nature et dans notre corps.
Comme ils caractérisent le Chi, je vais vous expliquer comment, en Feng Shui, on analyse si les relations entre ces éléments sont harmonieuses ou non (cf le glossaire Feng Shui pour plus de notions fondamentales).

 

 

Quels sont les caractéristiques des 5 éléments chinois ?

 

Le principe des 5 phases est né, comme les 8 trigrammes, comme le concept du Taiji, des observations réalisées par les anciens. A partir de la substance naturelle, on définit une propriété dynamique qui sert ensuite à catégoriser les objets, les phénomènes, les saisons, la météo, les goûts, les organes, les émotions…

L’élément Métal : il est associé aux zones Ouest (chiffre 7) et Nord-Ouest (chiffre 6). Sa saison représentative est la fin de l’Automne et le début de l’Hiver. Il est associé au temps sec, au goût piquant, au chagrin et au son ré. Les couleurs du Métal sont le blanc, le gris, le doré et l’argenté. Il est relié aux organes respiratoires tels les poumons, la bouche, le nez mais aussi la peau. C’est la phase des trigrammes Qian et Dui.

L’élément Bois : il est associé aux zones Est (chiffre 3) et Sud-Est (chiffre 4). Sa saison représentative est la fin du printemps et le début de l’été. Il est associé au vent, au goût aigre, à la colère et au son mi. Les couleurs du Bois sont le vert et le marron. Au niveau des organes, on trouve le foie et la vésicule biliaire. Il est également relié aux jambes, aux pieds et au bas du dos. C’est la phase des trigrammes Zhen et Xun.

L’élément Eau : elle est associée à une seule zone, le Nord (chiffre 1). Sa saison représentative est l’hiver. Elle est associée au froid, au goût salé, à la peur et au son la. Les couleurs de l’Eau sont le bleu et le noir. Au niveau des organes, on trouve le rein. Elle est également reliée aux oreilles, à la vessie, aux systèmes sanguin et urinaire. C’est la phase du trigramme Kan.

L’élément Feu : il est associé à une seule zone, le Sud (chiffre 9). Sa saison représentative est l’été. Il est associé à la chaleur, au goût amer, à la joie et au son sol. Les couleurs du Feu sont le rose, le rouge et le violet. Au niveau des organes, on trouve le cœur et l’intestin grêle. Il est également relié aux yeux et à la langue. C’est la phase du trigramme Li.

L’élément Terre : elle est associée au Nord-Est (chiffre 8) et au Sud-Est (chiffre 2). Dans le carré lo-shu, elle est aussi associée au centre (chiffre 5). Il n’y a pas vraiment de saison représentative car on la retrouve au début du printemps et aussi au début de l’automne. Elle est associée à l’humidité, au goût sucré, à la concentration et au son do. Les couleurs de la Terre sont le jaune et le orange. Au niveau des organes, on trouve l’estomac et la rate. Elle est également reliée à l’abdomen, aux mains et aux doigts. C’est la phase des trigrammes Gen et Kun.

Ainsi, on voit que chaque élément ou phase possède un chi qui lui est propre, porteur de caractéristiques vraiment différentes. Chaque phase interagit avec les autres éléments. Ces interactions ont été étudiées et on distingue 3 cycles : le cycle de production, de destruction et de contrôle. 

 

Le cinquième élément
Pensée antique de la quintessence
chez Platon et Aristote
par Alain Petit

Le « cinquième élément » n’est pas un clin d’oeil à Luc
Besson (qui n’est pas l’un de mes cinéastes préférés), c’est
l’une des doctrines fondamentales d’Aristote, et l’excuse pour
l’évoquer est que j’ai voulu traiter de la question de l’élément
au travers de ce qui, chez Aristote et peut-être déjà un peu
avant, semble en quelque sorte en contester la conception
fondamentale.
Ce qui est classique pour les Anciens, et peut-être ce que l’on
en a retenu — d’ailleurs, on le voit encore précisément chez
Bachelard—, c’est qu’il y ait quatre éléments. Ce qui contribue
à la notion fondamentale de l’élément, c’est que l’on soit
parvenu à un état que longtemps on a considéré comme indépassable,
à savoir que l’eau, la terre, le feu et l’air entretiennent
une sorte de jeu, qu’on peut appeler à certains égards un
jeu d’articulation, de circulation. On voit Aristote d’une
certaine façon intégrer ces quatre éléments à partir de leur
fondateur, Empédocle, et en même temps les subvertir par la
notion du cinquième élément. Il nous permet de comprendre
l’élément en le prenant à l’envers. C’est cette stratégie que j’ai
voulu utiliser pour comprendre l’élément : retournons ce qui est
en jeu dans les quatre éléments pour comprendre la genèse et la
nécessité de l’introduction philosophique du cinquième.
Donc je vais mettre en place les deux personnages principaux,
dramatis personae, comme disaient les Anciens, Empédocle
et Aristote—qui ont beaucoup en commun.
Empédocle est pour nous l’un des grands poètes-philosophes
de l’Antiquité, le grand précurseur de Lucrèce précisément sur
la question de l’élément. Empédocle est celui qui pense les
éléments selon le quadriparti (comme dira bien plus tard
Heidegger en référence directe à Empédocle). Le monde est
quadriparti ; il y a quatre éléments ni plus ni moins. Or ce
n’était pas chez les Anciens une position unanime, ce n’était
peut-être même pas une position évidente. Essayons de resituer
Empédocle par rapport à l’un de ses grands prédécesseurs,
Héraclite (certainement du même calibre philosophique que les
deux autres).
Héraclite considère, si je puis dire, qu’il vaut mieux penser
une monarchie de l’élément, qui est en l’espèce celle du feu. Il
n’y a pas quatre éléments, il ne peut pas y avoir quatre éléments,
il ne peut y en avoir qu’un. Si je pose la question : « Qu’y a-t-il
d’élémentaire dans le monde ? » je me pose la question, je
traduis directement le concept d’élément dans un autre. Quand
on se pose la question de l’élément, pour un Grec, un Grec
présocratique si vous voulez — mais ça restera le sens fondamental,
même pour Aristote —, on se pose la question de
l’origine de ce qui est dans le monde. Autrement dit, l’élémentaire,
c’est ce dont tout le reste provient. Ce n’est pas le rudimentaire,
c’est l’originaire. Il faut de fait polémiquer
philosophiquement contre l’idée que l’élément soit le matériau,
idée reçue à certains égards dans la pensée philosophique
depuis lors, et qu’Aristote lui-même ne ratifie pas. L’élémentaire,
ce n’est pas le matériau.
Cette confusion s’est opérée dans l’un des premiers réseaux
d’architecture et philosophie, j’ai nommé Vitruve, dans la tradition
romaine. Ça c’est le premier réseau. Vitruve, dans son
Traité d’architecture, fait précisément référence à la pensée
présocratique des éléments (il me semble que c’est en ouverture
au Livre III), quand il traite de la question du matériau de
l’architecte. C’est très remarquable, il fait un exorde philosophique
— il a une connaissance très réelle en la matière —
et, au moment de traiter de la question du matériau pour l’architecte,
il fait référence aux grands présocratiques, Thalès, les
Ioniens et Empédocle. Pour Vitruve, l’intérêt que l’architecte
peut prendre à la pensée de l’élément, et nous sommes précisément
dans notre élément d’aujourd’hui, c’est d’y voir en
quelque sorte le matériau primitif, ce qu’on pourrait appeler le
)
« constituant irréductible ». Or, tel n’est pas le point. Il me
semble qu’on commence à prendre le change à partir de là. On
peut déjà attester de cette confusion au moins chez Vitruve,
mais elle doit être plus ancienne, je présume.
Il s’agissait en fait pour Héraclite, qui est l’un de nos grands
témoins à cet égard, de penser une origine à partir de laquelle
ce qu’il convenait d’appeler élément pourrait être tenu pour
irréel. Il n’y a pas quatre éléments, il n’y en a qu’un, les autres
ne sont que des transformations du feu. Le feu se transforme
en autant de facettes qu’Empédocle précisément va appeler
éléments, c’est un tenant de la monarchie du feu. Comment
Empédocle, à partir d’une référence aussi écrasante, en vient-il
à penser sa tétrarchie des éléments, ce qui veut dire qu’il y a
une stricte égalité entre les quatre ? La doctrine classique des
éléments, celle dont nous avons hérité et qui vient en droite
ligne d’Empédocle, c’est celle de l’égalité entre l’air, le feu,
l’eau et l’air. « Ils se partagent, dit Empédocle, la souveraineté
dans le monde. »
On peut les considérer maintenant sous deux aspects. Tout
d’abord, l’univers tel qu’il est comporte une égale représentation
des quatre, donc l’univers est quadriparti au sens où
Heidegger le dira, et c’est exactement ce que veut dire Empédocle,
le monde n’est rien de plus que cette quadripartition.
L’un des enjeux serait de s’interroger sur le rapport entre les
éléments et le monde. De fait, ce sera décisif pour la pensée
d’Aristote. Est-ce que le monde est plus que les quatre
éléments, est-ce que le fait qu’il enveloppe les éléments signifie
qu’il est lui-même quelque chose de plus ? C’est ce qui est
décisif pour les Grecs. J’espère ne pas être trop hétérodoxe en
insistant sur le fait que la pensée des éléments, pour les Grecs,
loin justement de la réduction de Vitruve, est une pensée théologique.
C’est peut-être une physique. Il est convenu de dire
que c’est une physique et à certains égards c’est en effet la
grande physique des Grecs, mais cette physique c’est une théologie.
C’est un point dont il faut prendre acte. Les éléments sont
des dieux pour Empédocle, comme le feu l’était pour Héraclite.
Ce qu’il y a de plus véritablement divin, en dehors de l’amour
et de la haine, sur lesquelles je vais revenir, qui en quelque sorte
préside à leur assemblage ou à leur dissociation, les premiers
dieux ce sont les éléments. Ils portent d’ailleurs éventuellement
des noms de dieux (le feu c’est Zeus). Vous avez une équivalence
entre les noms des dieux et les noms que nous donnons
classiquement aux éléments. Il arrive à Empédocle de les
nommer par les noms de dieux plutôt que par leurs noms
d’éléments. Donc en ce sens-là ils sont vivants. Ils sont vivants
comme le sont des dieux, c’est-à-dire des vivants immortels.
Le monde est un dieu—c’est la grande pensée des Grecs—,
le monde est un dieu et contient en quelque sorte ces dieux, au
nombre de quatre, qui se partagent, comme dans le monde
d’Homère, la souveraineté. Simplement, d’Homère à Empédocle,
on est passé de la souveraineté de Zeus et de celle
d’Hadès à celle du feu ou celle de la terre. Entre ces dieux, pas
de prépondérance, pas de souveraineté de l’un sur l’autre, c’est
leur égalité fondamentale. D’autre part, chez Empédocle, il y a
un point qui va effectivement susciter une grande difficulté,
c’est que les éléments ne se transforment pas les uns dans les
autres. Il n’y a pas circulation, il y a en quelque sorte lutte, mais
on ne dit pas que le feu devient autre chose. Je pense que c’est
pour bloquer toute possibilité de penser à la manière d’Héraclite
qu’Empédocle refuse la transformation, qui nous paraît liée à la
doctrine classique des éléments, mais qui en fait a été introduite
et plutôt pérennisée par Aristote.
S’il y a transformation d’un élément dans un autre, c’est
précisément ce qui va permettre à Aristote de subordonner les
quatre éléments au cinquième. C’est un point décisif que si je
veux garder les quatre éléments dans leur souveraineté aristocratique,
de pair, il faut que je refuse qu’ils se transforment les
uns dans les autres. Si je concède qu’ils se transforment les uns
dans les autres, je vais arriver à une position comme celle
d’Aristote, qui consiste très exactement à dire que les quatre
éléments, dans leur jeu de circulation et de transformation
mutuelle, ne sont pas ce qu’il y a de plus haut. En quelque sorte,
c’est la raison du titre et de la doctrine du cinquième élément, le
cinquième élément d’Aristote c’est l’élément qui se subordonne
les quatre et qui, lui, ne se transforme en aucun autre, et qui ne
provient d’aucun autre. Il est en ce sens là l’élément absolu.
Vous avez un paradoxe, dans cette idée de cinquième
élément, sur lequel je voudrais insister. En quel sens, le
lui-même (je renvoie sur ce point au livre décisif qu’est son
Traité du ciel, en particulier au premier chapitre du premier
Livre), cinquième élément pourquoi ? Il semblerait bien
qu’avec Empédocle on ait en quelque sorte épuisé les éléments,
quatre ni plus ni moins. Pourquoi un cinquième ? À proprement
parler, il n’y a pas de raison qu’il y en ait un, puisqu’ils
se partagent l’univers exactement. Si un cinquième élément
intervient, et c’est tout l’intérêt me semble-t-il de cette notion,
c’est parce que Aristote va assumer ce qu’il y a de fondamental
dans l’élément en transposant dans un élément supérieur
ce qui pouvait valoir pour les quatre autres. Il opère ce que
la philosophie a appelé bien plus tard une sursomption de ce
qu’il y a d’élémentaire dans le cinquième élément (je renvoie
ici à Hegel).
Je commencerai par m’interroger sur le sens de la version
classique dans la théorie des éléments, qui est celle d’Empédocle.
Je vais revenir brièvement sur certains points. Je
voudrais resituer, puisque je parlais de théologie, la discussion
en partant d’un propos d’Aristote qu’on appelle doxographique,
c’est-à-dire un propos où Aristote renvoie à certains de
ses prédécesseurs et fait allusion à une doctrine à la fois relative
au monde et relative aux dieux, c’est-à-dire à la fois cosmologique
et théologique (vous la trouverez dans le Traité du ciel,
premier Livre, dixième chapitre). C’est à propos d’une question
fondamentale pour lui qui est celle de l’éternité du monde.
Il y a une pensée qui d’une certaine façon à la fois le fascine et
l’embarrasse, qui consiste à dire — et c’est une pensée présocratique
tout à fait cruciale — que le monde à proprement
parler est éternel, mais sur un mode très intéressant qui est typiquement
empédoclien, qu’il est rythmique.
Vous avez un rythme cosmique fondamental aussi bien chez
Héraclite que chez Empédocle. Ils sont d’ailleurs rassemblés
par Aristote dans la même citation : « D’autres disent que le
monde qui est soumis à un rythme alternatif [le terme grec est
enallax] se trouve tantôt dans un état tantôt dans un autre, et
que ce processus se poursuit sans cesse. » Autrement dit, le
monde ne naît pas, il ne périt pas, mais il ne reste jamais dans la
même situation, dans la même condition, dans le même état. Il
Le cinquième élément
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La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4)
se transforme toujours et il ne périt jamais. Donc, vous avez une
éternité mais une éternité très embarrassante pour quelqu’un
comme Aristote qui, lui, veut une éternité où le monde soit
toujours le même et dure. Ce que j’appelle une éternité durative.
Alors que là vous avez ce que j’appellerais une éternité
rythmique.
Chez Héraclite, cela veut dire que l’on va de l’un au multiple
et du multiple à l’un. Et chez Empédocle c’est la même chose, à
la doctrine des éléments près. Chez Héraclite, le monde vient
du feu, et la nature du monde c’est d’être l’ensemble des transformations
du feu. Héraclite dit même littéralement « le feu, ce
monde-ci ». Pour Empédocle, la situation est nettement plus
complexe, c’est d’ailleurs un des points d’achoppement dans
l’interprétation de cet auteur : le monde où les quatre éléments
se trouvent différenciés, où effectivement l’eau, le feu, l’air et
la terre apparaissent dans leur souveraineté et dans leur région
respectives. Ce monde n’est pas toujours dans l’état où nous le
connaissons, sinon il n’y aurait pas ce rythme dont je parle. Les
éléments mènent une double vie : tantôt ils sont fondus les uns
dans les autres, c’est ce qu’Héraclite appelle le sphairos, et pour
lui c’est le dieu, le dieu lui-même. Le dieu suprême, ce sont les
quatre éléments qui ne font qu’un. Le sphairos qui mène une
vie joyeuse dans sa solitude…
Les quatre éléments vont apparaître lorsque ce sphairos,
sphère parfaite où il n’y a plus qu’une seule chose, va se
démembrer. Le monde naît du démembrement du dieu sphère,
comme Dionysos a pu être démembré. Le sphairos se
démembre et les quatre éléments vont apparaître. Ils étaient
déjà là. Aristote dira, d’un concept qui n’était pas celui des
présocratiques : ils étaient déjà là en puissance. En fait ils
étaient déjà là mais rassemblés complètement en ne faisant plus
qu’un. Ce n’est pas un monde, c’est plus qu’un monde. C’est
une sphère purement divine. Les quatre éléments sont des dieux
issus du démembrement du dieu sphère. Lorsqu’ils se sont
dissociés pour se former, apparaître phénoménalement comme
ces éléments que nous connaissons, le feu, l’air, l’eau, la terre,
les quatre éléments doivent se rassembler, ils ne sont pas
donnés comme cela d’emblée, il faut que j’arrive à les penser
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dans leur genèse. Et leur genèse, c’est ce qui est issu de l’unité
parfaite qu’ils forment dans un état divin.
Le problème qui apparaît avec Empédocle sera celui d’Aristote
mais il ne sera pas résolu de la même façon par les deux.
Avec Empédocle, les quatre éléments ont vocation de temps en
temps à ne plus faire qu’un, alors il ne s’agit plus d’élément,
on est dans le sur-élémentaire. On n’est même plus dans le
monde… Empédocle dit : le monde, les quatre éléments qui
forment le monde se souviennent de leur condition lorsqu’ils ne
faisaient plus qu’un dans le sphairos. En quelque sorte, ils aspirent
à une harmonie perdue. Lorsqu’ils se constituent en monde,
les quatre éléments sont le substitut d’une harmonie perdue. Ils
sont quatre mais ils voudraient ne faire qu’un. C’est pourquoi
ils recherchent l’harmonie. Les éléments tendent, nous disent
les Grecs, à quelque chose. Les éléments tendent à quelque
chose qui les surpasse. C’est ce qui est contenu dans la philosophie
d’Empédocle, qui n’est pas simplement une physique,
contrairement à l’idée qu’on s’en fait souvent. Il s’agirait plutôt
de ne pas réduire la nature des Grecs, physis, à ce qui pour nous
serait purement physique, à un matériau, la réduction de
l’élémentaire au matériau.
Dans la physis des Grecs, l’élément n’est pas un matériau. Il
est beaucoup plus, il peut être un dieu, il peut être une région
du monde, il se trouve être les deux. On peut lire l’élément
selon les deux registres, à la fois celui d’une région du monde,
éventuellement d’un constituant des corps, et celui d’un dieu.
La notion de matériau est beaucoup trop pauvre pour rendre
compte de ce que pense Empédocle en parlant d’élément.
Passons maintenant à la transformation profonde qu’Aristote
introduira dans cette doctrine, sur un mode d’ailleurs assez
ambigu. D’un côté, il est celui qui rend les quatre éléments
canoniques. D’une certaine façon, l’apport d’Empédocle, il
l’intègre. Avec Aristote, il est convenu qu’il y a quatre éléments
dans le monde, enveloppés dans le monde, qui se transforment
dorénavant les uns dans les autres, qui naissent les uns des
autres. C’est tout leur désavantage, ils ne sont plus des dieux.
Les quatre éléments perdent leur qualité de dieu, au profit d’un
cinquième. Pour qu’il y ait quatre éléments, il faut qu’il y en ait
un cinquième. C’est entièrement lié à la transformation, que je
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voudrais introduire maintenant comme condition de possibilité
de la doctrine du cinquième élément, et elle tient au refus par
Aristote de cette éternité rythmique, qu’il décrit lui-même à
propos d’Empédocle. Il n’est pas possible d’avoir un monde
éternel, par stop and go, par cyclicité, par passage d’un état à
un autre, comme si le monde se corrompait mais ne périssait
pas. Autrement dit, le monde doit être éternel au sens que nous
accordons encore maintenant à ce concept, le monde doit être
éternel, c’est-à-dire qu’il doit toujours être ce qu’il est maintenant.
Il a toujours dû être ce qu’il est maintenant, il ne s’est pas
transformé, c’est le point sur lequel Aristote insiste.
Quel est l’élément qui va permettre de penser cela, que le
monde soit toujours ce qu’il est maintenant ? Qu’il n’ait pas à
passer à l’état où il est maintenant, contrairement à ce que dit
Empédocle, qui a l’immense mérite—c’est d’ailleurs pourquoi
certains contemporains, dans la poétique de l’élément en particulier,
y attachent de l’importance —, d’introduire une histoire
dans l’éternité, un devenir. L’éternité comporte une histoire, on
n’est pas toujours dans la même position, on ne se contente pas
de prolonger une certaine condition, il faut changer pour rester
le même. Et les quatre éléments contribuent à ce changement
interne. C’est leur propre vie qui est l’éternité. Avec Aristote,
on a modifié le concept d’éternité, et tout s’ensuit. On a décidé
que l’éternité ce devait être, dorénavant, un monde qui a
toujours été ce qu’il est et qui sera toujours ce qu’il est. Le
« devenir » a été retiré de l’éternité. On n’a plus ce retour à
l’origine, ce démembrement, ce qui revient toujours pour
donner naissance au monde, une cosmogenèse multipliée,
comme diraient certains modernes… Il n’y a pas de cosmogenèse
du tout : il y a un monde qui est parfait et qui n’a pas
d’histoire. Il faut un élément pour cela, dit Aristote.
Pourquoi ? On ne peut pas dématérialiser complètement le
monde, mais il faut dématérialiser son cinquième élément,
suffisamment pour pouvoir penser son éternité physique. Le
cinquième élément est un concept qui tend vers la dématérialisation
mais qui n’y parvient pas complètement. C’est une quintessenciation,
c’est le cas de le dire, des quatre éléments, dont
parlait Empédocle, qui avaient un statut physique par ailleurs
reconnaissable. La quintessence, c’est en effet la forme que
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prendra plus tard la doctrine du cinquième élément, qui s’appellera
dans la tradition latine et médiévale quinta essentia,
cinquième essence ou cinquième élément.
Essayons de voir en quoi l’élément qui est le cinquième nous
permet de penser les autres par la sursomption, et en même
temps ce qu’il a d’exceptionnel, en quoi il est un élément
d’exception par rapport aux éléments dans leur version classique.
Aristote prolonge ce qu’Empédocle nous laissait déjà
entrevoir, mais il va apporter quelque chose de tout à fait essentiel,
c’est la notion de lieu. Ce qui aux yeux d’Aristote faisait
défaut à Empédocle, c’était le rapport entre l’élément et le lieu.
L’autre grande innovation d’Aristote, et elle sera en effet tout à
fait cruciale pour une bonne partie de l’histoire de la science et
pour la philosophie contemporaine, surtout en phénoménologie
puisque c’est là que la notion de lieu refait surface, va dire
qu’à un élément doit correspondre un lieu, qu’Aristote appelle
son lieu propre. Le feu tend vers son lieu comme la terre tend
vers son lieu, il se trouve qu’ils tendent vers des lieux opposés.
En d’autres termes, l’élément feu ou l’élément terre a une
tendance interne à une direction naturelle en tant qu’il est
soumis à son lieu.
Vous avez un texte très remarquable, qui est aux confins
exacts de la physique et de la métaphysique, très exactement là
où se situe à mon avis la pensée du cinquième élément. Ce texte
se trouve dans le Traité du ciel, au quatrième Livre, chapitre 3 :
« Lorsque l’air naît de l’eau » (puisque dorénavant les éléments
se transforment) « et le léger du lourd, il se porte vers le haut »
(ce sera son lieu propre), « c’est au même moment qu’il est
léger, qu’il cesse de venir et se trouve là-haut ». Que faut-il tirer
de cette phrase au demeurant sibylline ? C’est la très grande
proximité, voire la quasi-identité entre la tendance de l’élément,
ce qu’il veut être—ou ce qu’il doit être, c’est-à-dire la conformité
à son essence —, et le lieu. Pour que l’air soit l’air,
parvienne à être l’élément qu’il doit être, il faut qu’il atteigne
son lieu. C’est donc le lieu qui est pré-donné dans le monde,
qui n’est donc pas quelque chose d’arbitraire ni de relatif. Il y
a des lieux dans le monde, ce n’est pas nous qui instituons ces
lieux, ils ne sont pas relatifs à nos déplacements, ils ne sont pas
inscrits par nous dans le vide. Il n’y a pas de vide.
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D’ailleurs, la pensée de l’élément n’est pas compatible, elle
évacue un vide propre aux mathématiciens, un vide de la
physique mathématique, et on en a souvent fait grief à Aristote
du point de vue de l’histoire de la science, mais il faudrait peutêtre
se demander ce qui pour sa métaphysique est crucial. Le
lieu, c’est en quelque sorte une qualité intrinsèque du monde,
une direction déterminée, qui permet aux éléments de s’identifier
les uns par rapport aux autres. Tant que l’air n’a pas gagné
son lieu, il n’est pas ce qu’il a à être. Cela ne se trouve pas dans
la doctrine d’Empédocle. La doctrine la plus sophistiquée, la
plus complète des quatre éléments se trouve là : c’est l’association
de chaque élément fondamental, de chacun des quatre, à
son lieu dans le monde. Seulement, il y en a un qui fait exception,
c’est le cinquième, qui n’est donc pas un élément de plus
mais qui est un élément en dehors (cinquième, cela veut dire
excepté, cela ne veut pas dire quatre plus un). Il est en dehors
d’eux, il les enveloppe.
Alors, que lui arrive-t-il à lui ? Il est l’élément qui a un
mouvement purement circulaire. Quelle est la caractéristique
d’un mouvement circulaire ? Interrogez-vous sur son lieu. L’air
gagne son lieu, la terre gagne son lieu, qui se trouvent être
inverses, de direction opposée. Mais quel est le lieu de ce corps
qui va s’appeler éther, c’est-à-dire qui est toujours en train de
courir, selon l’étymologie fantaisiste que propose Aristote à la
suite de Platon (aithêr, ai-thêr) ? L’élément qui est toujours en
train de courir parce qu’il n’a pas de cessation de son mouvement,
ni d’origine, c’est un élément qui court toujours car il a
comme propriété de tendre, de tendre au même. Le lieu d’un
élément qui tourne en rond, c’est le même.
Un des beaux paradoxes d’Aristote est le suivant : l’élément
que nous avons ici, qui est un élément privilégié et même
excepté, le cinquième, c’est l’élément du tout. C’est en cela
qu’on a quitté la doctrine classique des quatre éléments, c’est
l’élément du tout, pas un des éléments. Vous avez le paradoxe,
presque un oxymore, d’avoir l’élément de la totalité, l’élément
de la sphéricité, c’est-à-dire de l’univers en tant qu’il est
complet. Quelle est l’élément de la complétude ? C’est le
cinquième élément.
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J’insisterai sur deux ou trois propriétés qui permettent de
vérifier ce caractère d’exception de notre cinquième élément
aristotélicien. Je voudrais voir en même temps en quoi, pour
nous, c’est un enjeu décisif. Le rapport au lieu est évidemment
crucial, et le cinquième élément déjoue ce rapport que nous
tenons, qu’Aristote lui-même tient pour classique, entre le lieu
et l’élément.
Je précise ce point. Aristote nous disait tout à l’heure : le feu
a besoin de devenir feu, de s’accomplir comme feu. Pour cela
il faut qu’il atteigne son lieu. En même temps qu’il atteint son
lieu, il devient ce qu’il est — c’est la doctrine de l’essence —,
et sa matière à ce moment-là est à peu près conforme à son
essence. Il est de sa matière et dominé par son essence. Même
ces éléments-là ne se réduisent pas au matériau. On distingue la
matière première et l’élément, chez Aristote. C’est précisément
cette distinction, au demeurant abstraite, qui nous permet
de comprendre que l’élément est plus qu’un matériau, puisqu’il
tend à son lieu. Il n’a peut-être pas une vie, mais il a en tout
cas une tendance fondamentale, il a une direction. Il n’est donc
pas disponible pour des artefacts ou des opérations de pure
manipulation.
Il y a une donnée naturelle de l’élément, qui lui prête des
qualités intrinsèques et même tendancielles. Il ne se prêtera
donc pas à toute opération. L’art devra donc compter avec cette
tendance propre à la nature, qui ici se caractérise par la tendance
vers le lieu. Il y a donc une norme propre à la nature des
éléments : leur essence, qui se confond avec le fait qu’ils atteignent
leur lieu. Ils ne sont pas d’abord rassemblés tant qu’ils
n’ont pas atteint leur lieu. L’élément, en tendant vers son lieu,
se totalise lui-même. Une exception, justement, le cinquième.
Du fait du mouvement qui lui est d’emblée prêté, qui est le
mouvement de pure circularité ou de pure circulation plus exactement,
cet élément n’a pas à devenir ce qu’il est, il est toujours
déjà. C’est pourquoi il est l’élément du monde, parce qu’il est
l’élément de l’éternité.
Curieux paradoxe d’ailleurs que de rechercher pour l’éternité
un élément. On n’est pas passé à la dématérialisation absolue.
Aristote ne raisonne pas comme si le monde, tout éternel qu’il
est, tout en étant éternel, ne devait pas avoir de corps. Ce qui
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l’intéresse, c’est une éternité physique. Il est donc en quête, de
façon parfaitement cohérente, de l’élément qui lui permettrait
de rendre compte de cette éternité physique du monde, le fait
qu’il soit déjà toujours ce qu’il est. D’où ce mouvement qui est
un mouvement sur lui-même, un mouvement dans lequel il n’y
a pas de transformation. L’élément est toujours déjà ce qu’il est
et il se contente de revenir toujours au même point. Le mouvement
du cinquième élément, c’est un mouvement qui s’annule.
Ce qui n’est pas le cas des autres, puisqu’ils ont un lieu propre.
Il est en quelque sorte, si je puis dire, subtilement délocalisé en
étant affecté d’un mouvement circulaire. C’est la première
négation qui affecte cet élément et en fait une exception par
rapport aux autres. Mais cela nous permet en même temps de
comprendre ce que sont les autres. Cela nous permet a
contrario de comprendre qu’elle est la nécessité du lieu pour un
élément de premier ordre, pour l’un des quatre, pour un élément
on pourrait presque dire proprement dit, c’est-à-dire à l’intérieur
du monde, intramondain.
Prenons d’autres caractères qui vont accentuer encore cette
transformation subtile du cinquième élément, qui n’est plus un
élément absolument parlant comme les autres. J’ai insisté sur
ce paradoxe du lieu, je crois qu’il faudrait insister aussi sur le
fait que cet élément ne provient pas d’une transformation
d’autres éléments. Cet élément est le seul à ne pas être le fruit
d’un autre qui serait transformé. Tous les autres se transforment
les uns dans les autres, sauf lui : il est donc excepté du cycle
élémental — ou élémentaire, mais élémental serait certainement
ici plus juste —, il est seul de son espèce. En quelque
sorte, il est hors de son espèce, on est en train de tendre à le faire
sortir de l’espèce.
Enfin, et surtout, il n’a pas besoin de se rassembler ni de se
disperser. L’éternité a besoin de cet élément qui est l’élément
parfaitement durable, inaltérable, ce qui se confond étonnamment
d’ailleurs avec l’idée que la cosmologie la plus abstraite
peut se faire de la matière. Je pense à Démocrite, qui se fait de
la matière une idée d’inaltérabilité. Pour Aristote, qui ne se fait
pas du tout de la matière cette idée-là, ce qui est inaltérable c’est
ce qui tend à se dématérialiser. C’est un élément qui tend vers le
divin, en quelque sorte, c’est un élément quintessentiel.
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Je m’interrogerai sur l’intérêt que présente ce cinquième
élément par rapport aux quatre autres. Il permet de voir, en tant
qu’il sort du jeu même des quatre éléments, ce qui est fondamental
pour eux. Aristote ne fait nullement disparaître la
doctrine classique des quatre éléments, on peut même dire que,
d’une certaine façon, avec les modifications qu’il lui apporte,
et avec l’introduction, tentée par Cicéron par exemple, de ce
cinquième élément, il permet de comprendre pourquoi les
quatre éléments ne font pas un monde mais sont dans un monde.
Cette différence est tout à fait cruciale. Pour Empédocle, le
monde, ce sont les quatre éléments ; le monde est épuisé par
leur tétrarchie. Avec Aristote, il faut pouvoir penser le fait que
les quatre éléments sont dans un monde, qu’ils ne suffisent pas
à faire un monde, il faut un élément du monde qui puisse envelopper
les quatre éléments. Qui pose quatre éléments en pose un
cinquième. Je crois qu’on pourrait presque formuler la structure
foncière de la pensée, plus que de l’argumentaire, d’Aristote
de cette façon : qui pose quatre éléments en pose
nécessairement un cinquième, pour pouvoir les envelopper,
pour pouvoir les penser à l’intérieur d’un kosmos, c’est-à-dire
d’un ordre et non pas d’une totalité spatiale. Aristote n’est pas
en quête d’un espace qui enveloppe les quatre éléments, il est
en quête d’une totalité organique qui permette d’envelopper ces
quatre éléments. S’ils se transforment les uns dans les autres, il
faut que j’aie déjà un monde pour pouvoir les inscrire. Ce n’est
pas d’un espace que j’ai besoin, ce n’est pas d’une matière que
j’ai besoin, ce n’est pas d’une forme que j’ai besoin. On pourrait
presque dire : c’est d’une vie du cinquième élément que j’ai
besoin, dans son caractère quasi divin.
Aristote a légué à la philosophie un étrange élément, un très
curieux élément, qui aura une fortune très réelle mais parfois
très étrange, sous la forme de la quintessence. Cette doctrine
que j’ai essayé d’analyser, je l’ai surtout puisée dans le Traité
du ciel. Il se trouve, et ce n’est pas un des moindres paradoxes
de cet auteur, qu’il se pourrait fort bien qu’il ait eu du
cinquième élément une idée encore plus forte, sur laquelle je
conclurai de façon un peu plus conjecturale : il se trouve qu’elle
appartenait aux oeuvres de jeunesse, pour nous perdues mais
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dont nous avons des traces chez des auteurs bien postérieurs,
comme Jamblique (vers 250).
Or, Aristote a écrit un ouvrage célèbre dans l’Antiquité qui
s’appelle le Protreptique, qui est l’invitation à la philosophie,
à l’époque même où il appartenait encore à l’Académie de
Platon. D’après les traces que nous avons pu reconstituer, il
semble qu’Aristote, très tôt, dans sa période académique même,
ait eu l’idée de ce cinquième élément, mais il ne l’aurait pas
placé là où, un peu plus tard, peut-être dans le Traité du ciel, il
l’a placé. Le cinquième élément, c’est l’élément du dieu et de
l’âme, dit la tradition qui nous a conservé cette idée qui vient
probablement du Protreptique, de l’invitation à la philosophie.
Le cinquième élément, c’était l’élément de la communication
au corps de cette fonction que l’on appelle la fonction organisatrice.
Que ce soit l’élément de l’âme, comme il l’a probablement
pensé d’abord, ou que ce soit l’élément du tout, du monde,
il a toujours gardé, quels que soient ses usages, la même acception
fondamentale, la même fonction qui est celle d’élément
organisateur d’une vie, une vie qui peut s’avérer alors pour le
monde être une vie éternelle

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jacques halbronn Epigénése et Surnature.Prophétisme, astrologie, linguistique etc

Posté par nofim le 12 juin 2026

jacques  halbronn    Epigénése  et  Surnature des influences. Prophétisme,  astrologie,  linguistique etc

 

 

Avec le  recul, l’axe central de  nos travaux, toutes  discipline confondues,  sur plus d’un demi siècle aura été celui des influences (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Halbronn),  ce  qui couvre divers phénoménes: le mimétisme, l’emprunt, la  subconscience, l’inné  et l’acquis, le Droit, le recyclage, le plagiat, l’emprunt sous ses différentes  formes, que les influences soient « naturelles », dues à l’évolution  ou « surnaturelles » , au sens de l’instrumentalisation, que cela reléve de la Science ou de la Technique, du passé le plus lointain (big  bang) ou d’une intervention bien plus récente émanant d’une autre « humanité » que la  notre, ayant interferé avec cette dernière. La  question de l’influence  concerne  évidemment le leadership, la caste dirigeante entrainant tout un peuple dans son sillage. Le préfixe « épi » (« sur » en grec) s’applique aux différentes recherches que nous  avons  eu à conduire, notamment sur plan  théologique et nous  avons usé du terme « post-nature », postnaturel – pour désigner  ce qui est  venu après, dans un deuxiéme temps non plus  du  fait d’une  évolution « naturelle » mais relevant d’une interférence, d’une intrusion dans le cours normal  des  choses.  La  Bible traite souvent de  l’ occupation d’une terre (promise) déjà habitée, d’où  la  perspective d’une  forme  de cohabitation  avec les prédecesseurs.

Le cas de l’anglais est, selon nous, emblématique  dans la mesure où l’on ne saurait en appréhender la genése sans recourir à son rapport incontournable à la langue  française.  Nos  travaux sur le prophétisme , notamment, eurent pour objet le recyclage de textes  au sein de  recueils (cf  Le texte prophétique en France. Presses Universitaires du Septentrion, 1999) En ce  qui  concerne  l’Astrologie, nous préférons paradoxalement  parler de Subconscience, ce  qui montre que les  influences astrales  tendent à terme  à échapper à la Conscience et à s’exercer sur un mode souterrain.. Mais  l’intrus peut tout à  fait être celui que l’on aura voulu imiter, copier,  d’où l’ambiguité des relations  colonisateur/colonisé et la question de la coopération (Seconde Guerre Mondiale en France), au sein d’un empire  censé  transcender les anciens clivages, ce qui est aussi le  cas de la laïcité à  la   française..   On peut  tout  à fait considérer l’immigration comme une forme d’imitation avec en perspective l’intégration mais aussi le fantasme du  remplacement, de la substitution. 

Or, le mimétisme  est un  facteur de corruption  quand il trahit son modéle, le déforme, le  dévoie, c’est justement ce que nous aurons mis en évidence dans le rapport de l’anglais au   français,  de son piratage  du  français, d’où  notre recherche sur l’erreur (Linguistique  de l’erreur et  épistémologie populaire (fr.scribd.comdocument36701 0714jacques-HALBRONN-Linguistique-de-l-Erreur-et…, mémoire de « pré-doctorat », Thèse nouveau régime. Université Paris V, 1987) En ce  qui concerne le plagiat, il est courant dans le cas des contrefaçons dont l’exemple le plus emblématique d’une supercherie littéraire  est la genése  des Centuries nostradamiques (Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) mais aussi  des  Protocoles des Sages de Sion (cf Le sionisme et ses avatars,  au  tournant  du XXe siècle, Ed Ramkat 2002) Le  calque, la  traduction relévent assurément  de la question des influences (cf  notre DEA (1981)   sur une  traduction  anglaise : » La fortune d’un manuel d’astrologie: Les Jugements Astronomiques sur les Nativités d’Auger Ferrier » )

  Le phénoméne des  récurrences n’est évidemment pas  étranger à notre champ d’investigation et cela nous conduit à la question de la cyclologie et du « déjà vu » à  condition de ne pas se laisser leurrer par des différences de  détail qui suffisent à certains pour nier l’influence exercée, la répétition en  cours. Travailler sur les influences exige de passer outre à des variantes, à des  variations. L’intérêt  central   de l’étude des influences  tient précisément à la mise  en évidence (centripéte) d’une unité derrière une diversité  apparente.(centrifuge). L’individualisme est une tentative de déni des influences, des appartenances, des  origines. Pour nous, reconnaitre le poids de l’inné, de l’instinct s’oppose à l’idée d’une  création  ex  nihilo. Pour notre part,  nous préconisons  une politique de la ressemblance  – qui  se ressemble s’assemble. Nous tendons à  nous rapprocher  de  nos « semblables », de  nous  regrouper  même si nous ne percevons pas exactement ce que nous avons  en commun,  ce  qui renvoie à la Subconscience dans l’espace comme dans le temps/


 

 

 

 

 

JHB 13 06 26

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Chaque communauté doit garantir une certaine homogénéité et égalité entre ses membres, du fait des similitudes

Posté par nofim le 7 juin 2026

jacques  halbronn Chaque communauté  doit garantir une certaine homogénéité  et  égalité entre ses membres, du  fait des similitudes. 

 

Toute  forme d’universalisme  consiste en une  négation des différences  même les plus  évidentes,  qui « sautent aux  yeux ». Cela peut  tenir  à  la posture du colonisateur  comme à celle du colonisé ou de l’immigré.  D’où  l’éventualité d’un retour  du  refoulé  face à  un certain déni de réalité/ Le mot  communauté  est souvent employé  abusivement  dès lors qu’il entend englober des  populations  foncièrement différentes. Le Christianisme aura  fini par  se construire sur la  base d’un tel déni justifiant la conversion, le dépassement des  frontières et  des clivages  de toutes sortes, dès lors qu’il aura  voulu sortir du cadre du monde  juif. En ce sens, ne pourrait-on dire que la religion est par essence un  refus, un  rejet  des différences?.

  Dans le cas du mouvement  unificationniste (fondateur Moon), le déni des différences raciales est central et cela conduit des européens à s’aligner sur un leadership asiatique, c’est  à  dire sur une  esthétique  étrangère qui fait des « blancs » des  étrangers. En ce qui concerne le sionisme, force  est  de constater que cela aura conduit toute une population   juive  à un déracinement au nom  même d’un ressourcement, d’un ré-enracinement, à commencer par l’apprentissage d’une langue -l’hébreu-  dont l’accès à l’écrit génére un certain appauvrissement de la perception.  Une communauté se définit par l’existence d’un nous et de regard des autres communautés en direction d’un vous. A chaque communauté de  veiller à l’égalité en son sein en évitant le piège de l’individualisme. Sur la question de l’usage du  terme « communauté  juive », cf nos  communications  ‘Le probléme identitaire des  Juifs  français »  et « Les juifs immigrés del deuxième ou  de la troisiéme  génération et la France », Colloque Hier Juifs progressistes,  aujourd’hui, juifs..? Sorbonne  1995, Ed Amis de la CCE 1996

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 08 06  26

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jacques halbronn Masterclass en Anthropocosmologie. Partir du connu vers l’inconnu. La dialectique Lune Saturne.

Posté par nofim le 28 mai 2026

jacques  halbronn  Masterclass  en Anthropocosmologie.  Partir du connu vers l’inconnu. La  dialectique Lune Saturne. 

L’astrologie  s’articule-t-elle  sur cette formule  de la Table d’Emeraude « «  Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »? que  faut-il entendre par « anthropocosmologie »?  En tout  état de cause, il importe de partit du connu, l’anthropos afin  de décoder le cosmos, ensemble lointain sur lequel les  humains  seraient condamné à se projeter. Le tort  de l’astrologie ne tient-il pas d’abord à un tel décalage méthodologique  contre  nature? Or ceux qui ne parvienent pas à comprendre le monde terrestre seront tentés de se  référer au monde céleste…Tel est bien là le dilemme!  Que savons -nous du monde céleste qui nous servirait de  fil d’Ariane pour aborder ce qui  nous  est le plus proche, le plus  familier? Faut-il  se  fier à la  mythologie laquelle imprégne nettement l’astronomie tant pour  ce qui est des planétes que des constellations? C’est  ainsi  que les astronomes contemporains n’ont pas hésité longtemps pour perpétuer les rapports  avec les dieux du Panthéon, d’où les noms d’Uranus, Neptune et Pluton sans parler (pour les astéroïdes)  de Cérés, Junon, Vesta; noms  que les astrologues se sont empressés à intégrer dans leur tradition, à commencer par  l’attribution  de tel  dieu à tel  astre, complétant le dispositif  figurant  dans la Tétrabible de Ptolémée.(IIe siècle après  JC) .*

Le  recours aux statistiques  est il la solution? On pense aux  travaux d’un Michel  Gauquelin effectués à partir  d’annuaires professionnels. On pense à André Barbault – à la suite de Gouchon- dans ses tentatives de  trouver  des points communs, sur le plan  astronomique,  aux deux Guerres Mondiales du XXe siècle. Mais peut-on faire intervenir des planétes inconnues des Anciens car invisibles à l’oeil nu  comme le proposait  ce dernier, recourant à  Uranus,  Neptune et Pluton,  apport  des astronomes à la description du  ciel? Quant à Gauquelin, il ne tient aucun compte du passage des planétes sur l’écliptique et s ‘en tient à leur position dans le mouvement diurne, ce qui correspond à un état primitif  de l’observation du Ciel. soit  deux solutions  radicalement opposées au  regard de l’Histoire  de l’Astronomie. Est-on  en mesure de connaitre la façon dont les Anciens  usaient  de l’Astronomie? D’où l’importance que nous accordons à la  religion, laquelle relie les  humains au « Ciel », référence fort ambigue.  On pense au Shabbat, dans la  tradition  juive, qui se célébre, chaque semaine, le « samedi » (en anglais Saturday, ce qui renvoie à Saturne).  La semaine est liée à la Lune et à ses phases de 7 jours. Mais la  célébration  du Shabbat ne respecte nullement les dites phases(nouvelle lune, pleine lune) et s’en tient à une  hémérologie bien incertaine,  bien que le début des mois s’articule  sur la nouvelle  Lune; 

Sur le  web: 

« Chaque nouveau mois commence avec la nouvelle lune. Le calendrier  (hébraïque) s’aligne sur une année solaire et sur des lunaisons de 29 jours 12 heures 44 minutes et 3 secondes + ⅓ de seconde et alterne des mois de vingt-neuf et de trente jours. » 
 La question qui  se pose est la suivante: existe-t-il un quelconque déterminisme à se conformer à tel ou tel  cycle cosmique ou s’agit plutôt il d’un paramétre purement « culturel » plutôt que  « naturel »?
Le  chercheur  en  astrologie  est bien obligé d’étudier dans  quelle mesure, notre Humanité  est, consciemment ou  subconsciemment, impactée par quelque modéle céleste,  ce qui nous renvoie à l’anthropocosmologie. Il  s’agit donc, selon notre « méthode » d’identifier  quelque forme de cyclologie en dehors même de tout référentiel astronomique et ce n’est que dans un deuxiéme temps qu’un rapprochement pourra s’établir  entre cyclicité d’en  bas  et  cyclicité d’en  haut, pour paraphraser la Table d’Emeraude. Comme il serait commode si les sciences sociales avaient  été en mesure de nous fournir les  bases d’une telle cyclologie d’en  bas, ne s’appuyant  sur aucune cyclologie d’en  haut? La  cyclologie  n’est elle pas chose trop sérieuse pour l’abandonner aux astrologues, lesquels sont à l’évidence, par trop, impactés par la sphère mythologique dans laquelle baigne l’astronomie?  Un dialogue pourrait-il  s’instaurer  entre astrologues et astronomes? Il importera ainsi de se demander ce que l’Humanité attendait du Ciel, ce qui pose la question des rapports entre astronomie et politique/pouvoir.
Dans nos Clefs pour l’Astrologie (Seghers, 1976), nous avions mis l’accent sur le cyclicité des empires se  faisant  et se  défaisant,  tour à  tour, d’où les notions d’unicité (U) et de multiplicité (M) que nous avions introduites mais cette cyclicité nous avait interpellé  avant même de nous intéresser à l’astrologie et nous l’avions associée au passage des planétes sur les axes  équinoxiaux  et solsticiaux, liés au cycle saisonnier, ce qui ne correspondait nullement à la statistique gauuquelienne  étrangère au Zodiaque, mais l’astrologie mondaile  barbaultienne ne tenait pas davantage à la position des astres sur l’écliptique. Or, pour nous l »anthropocosmologie  doit impérativement connecter le ciel  cosmique  et le cycle des saisons terrestres. Dès le départ, nous  avions  été  choqués par la débauche de  facteurs prétendument fournie  voire imposée par l’astronomie au risque de saturation. Trop de signifiants! Par ailleurs, l’astrologie était  surtout  connue du public par le signe solaire déterminé par le seul passage du Soleil  au  travers du zodiaque, ce qui correspondait à une toute  autre  façon, bien plus économe de moyens d’appréhender, de  traiter le ciel. Les astrologues avaient coutume d’opposer à un tel modéle le recours au  thème natal, au  « ciel » individuel, dépendant du lieu et de l’heure de naissance, ce qui générait une complexité extraordinaire. Michel Gauquelin- dont on a  dit qu’il n’avait cure du positionnement  zodiacal -  aura combiné une typologie  réduite à 5 planétes  et professions (Lune, Vénus, Mars, Jupiter  et Saturne) et la question du mouvement diurne sur 24 heures avec un changement de paramétre en l’espace de quelques  heures  d’où l’importance de la connaissance de l’heure de naissance, ce qui nous semblait anachronique si l’on se reportait des milllénaires en arrière où une telle connaissance et précision nous apparaissait fort improbable  et  nous  avons suggéré l’existence d’une astromancie horaire qu’il aurait  ainsi  exhumée,  antérieure à l’ordre astrologique nouveau mis en place ultérieurement et qui devait être notre  véritable objet  d’étude.  Selon nous, l’astrologie  gauquelinienne n’est pas généthliaque mais  horaire, la naissance n’étant qu’un  avatar de l’astrologie horaire.
Autrement dit, l’astrologie  avait  fondamentalement vocation à organiser, à  formater les sociétés et non à analyser les individualités. Elle était avant tout une  cyclicité, à l’instar des constitutions actuelles lesquelles proposent une sorte de pseudo astrologie, instituant une fausse science se substituant à une  astrologie  authentique. 
Selon nous, notre  humanité  est saturno-centrée, d’où l’importance du Shabbat lunaire, Saturne  et la Lune étant liés au nombre 7 astronomiquement. Mais  la Lune est un artefact  dépassant les données  astronomiques,  en ce qu’elle est le satellite de notre Terre. Il y a bien là une sorte de mode d’emploi montrant que le  systéme solaire primitif  aura été reformaté dans le cadre d’un  dessein  intelligent, ce qui nous renvoie à une théologie particulière non réductible à un processus évolutif « naturel », et donc à une forme  de  créationisme  biblique.
En conclusion, nous dirons qu’il existe une  cyclicité qui peut s’observer sans référence à l’astronomie, laquelle  cyclicité  est  connectable  avec celle de Saturne en rapport  avec le cycle saisonnier de notre Terre; Autrement dit, la  rencontre( idée d’un Colloque -  entre  notre  astrologie  et les sciences sociales ne pourra s’opérer que si chacun  s’est constitué indépendant son propre modéle cyclique sur la base de récurrences et de phases.

 

 

 

 

 

Sur  Wikipedia

 

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jacques halbronn Astrologie septénale..Quid de la cohabitation entre cycles de 15 ans et de 7 ans?

Posté par nofim le 30 avril 2026

 Astrologie septénale Quid de la cohabitation  entre cycles de 15 ans et de 7 ans?

 

On  s’efforcera ici de relier nos différents  vecteurs, linguistiques,  psychanalytiques, théologiques, dans le cadre d’une anthropologie  générale. Les deux cycles qui sont au coeur de l’astrologie septénale  sont marqués par une certaine décantation, d’un  reformatage d’un premier état sauvage suivi  d’ un  retour cyclique (Eternel Retour). Passage de l’équinoxialité à la  solsticialité, (cycle de 15 ans) et passage de la phase Hessed à la phase Din (cycle de 7 ans.

 Il   nous  apparait ainsi  que  la phase dite équinoxiale est consonantique et la phase solsticiale, conclusive, vocalique, ce qui  confirme l’ancrage de notre astrologie dans le domaine  anthropologique  et vice  versa. Par ailleurs, au prisme de notre  regard sur la psychanalyse  la phase zéro est celle du Surmoi (über ich) et la phase 45, celle du Moi (Ich); la phase 45 comme la phase  équinoxiale est celle d’un désordre,  d’une  dégradation alors que la phase zéro  comme la phase solsticiale  est  un retour à  un certain  ordre.

 

I   Cycle  géopolitique de 15 ans  Ce  cycle a été décrit dans nos textes depuis  50 ans dans Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers Iere et 2e Editions, 1976, 1993)  mais déjà en 1976, nous distinguions une  grande courbe et une petite courbe pour un quatuor de planétes (de Mars à Uranus)

 

La phase  équinoxiale( ( Multiplicité babélique, alternant  avec l’Unicité , la Tour) correspond à un état  primitif, préfixal, du fait de l’absence de voyelles.(cf le cas des langues sémitiques qui ne marquent pas les  voyelles), c’est le temps des débuts, des commencements. La  théologie biblique, telle que nous la comprenons, se veut vocalique et non consonantique et en cela, elle met en place le processus vocalique au moyen de suffixes, d’où notamment la diphtongaison et la prononciation  du  e  final, contrepoint du shewa qui renforce le bloc consonantique. En 15 ans, environ, se déroule un processus entier, allant du début à la fin. Nous sommes actuellement  au début  de l’une de ces périodes de 15 ans avec Saturne sur l’axe bélier-balance. Dans notre  Astrologie selon Saturne, il  y  a  une trentaine d’années, nous avions pointé une série de périodes équinoxiales en ne retenant que le passage de Saturne sur le point vernal (0° Bélier) alors   de 3O ans  en 30  ans que le passage sur  0° balance  est aussi important, sur le même axe équinoxial- consonantique. Sept ans après, on bascule dans  un  temps solsticial  donc  vocalique, conclusif, d’aboutissement et ainsi  de suite, lié à ce que nous appelons la Surnature par opposition à la « Natura » primitive, le solsticial est  un second temps. 

 

II Cycle  relationnel de 7 ans

Ce n’est que récemment, au début du XXIe siècle, que  nous avons mis  en évidence un cycle de moitié plus court,(division  en 8 et non en 4) et qui traite, cette fois, des relations interindividuelles. mais ce que nous écrivions sur la petite courbe reste en gros  assez valable, mais sur un autre support. Mais la problématique est foncièrement la même, à savoir la dialectique entre liberté, indétermination, expansion, d’une part (le  Moi   freudien) et contrôle, structure, recentrage (le Sur Moi) Nous avons consacré toute une série d’articles à ce cycle de 7 ans en rapport avec la tentation du Mal au bout de 3 ans 1/2, soit l’aspect de  semi-carré (45°) alors que pour le cycle de 15 ans, la basculement  s’opère avec l’aspect de  carré. Ce cycle remplace en quelque sorte l’étude du thème natal dès lors qu’on  l’articule sur nos « topiques sensorielles » en lien avec le genre – homme et  femme  car  nous ne croyons pas à l’approche individuelle, personnelle, et pronons le recours aux statistiques et donc aux  généralités.  Dans notre essai  « Astrologie Sensorielle »(magazine Cosmopolitan, décembre 1976), nous écrivions  (p.83):  « Quelle est la différence entre grande et petite courbe?   La petite  courbe introduit un contrepoint au sein de la grande  courbe » Notre focalisation, à partir de 1994, sur la seule planéte Saturne correspond à un sérieux élagage par rapport  à une astrologie pluri/polyplanétaire et notamment au dépassement des données astronomiques premières (reprises dans le  fouillis du thème natal)   

 

 

 

 

 

 

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Jacques halbronn Repenser le rapport d’un peuple avec son Guide

Posté par nofim le 14 avril 2026

Jacques  halbronn  Repenser  le  rapport   d’un peuple   avec   son Guide

En 2002, nous  avons publié – il  y  a donc  un quart de siècle, « le Sionisme et  ses avars au  tournant du XXe siècle (Ed Ramkat) où  nous signalions qu’Herzl n’était nullement obnubilé par l’instauration de son « Etat Juif »  en Palestine (cf Lettre du 20 mai 1897), le mot Sioniste ne signifiait pas retour à Sion. Nous mettions  en évidence  (cf 4e  de couverture) les rapports de Herzl  avec la France, d’où le reprint de la publication  en  feuilleton de son ouvrage dans la Nouvelle Revue internationale  en 1896 (p. 324) En sous  titre  nous  avions indiqué  » suivi  d’un dossier de Documents sionistes et pseudo-sionistes. Dans sa Préface, Hervé Gabrion relevait que dans l’ouvrage  cohabitaient les événements sionistes et les Protocoles des Sages de Sion  et  il  nous avait en effet semblé que le nom même de Protocoles  faisiat reférence aux Congrès Sionistes (depuis 1897, à Bâle) Comme le note  H. Gabrion,  le sionisme était  bien  vu par les antisémites en ce qu’il conduisait à  un départ des Juifs d’Europe, projet qui sera repris par Hitler  avant de  basculer, du  fait  du blocage  britannique sous la pression arabe, vers la solution de leur extermination, ce qui sera  facilité par ses  victoires militaire  tout comme l’instauration d’un Foyer Juif en Palestine (à partir  de la Déclaration Balfour  de 1917) aura  été sous tendue par la défaite de l’empire ottoman durant la première Guerre mondiale. L’occasion  fait le larron.

  Le  schisme survenu à la mort  de Salomon, est celui du rejet de la  dynastie davidienne et il est possible que Jésus de la dynastie adamique (cf ses généalogies) ait, lui aussi, été  rejeté par les brebis perdues de la Maison d’Israel, à   hui siècles de distance (environ) Jésus  adopté par  Joseph, descendant du roi David.

La dynamque verticale ne se  focalise pas sur une terre donnée  et elle peut en changer au cours des siècles (comme pour les  Bourbons s’étant perpétués en Espagne). Cela  fait penser à une planéte passant d’un signe à un autre (en Astronomie/Astrologie).

 wikipedia

 

En Espagne, la maison de Bourbon (Casa de Borbón en castillan, prononcé [boɾˈβ̞on]) est la dénomination officielle de la dynastie régnant sur le royaume depuis l’accession au trône de Philippe V, petit-fils agnatique de Louis XIV.

Outre-Pyrénées, traité en qualité de fils de France, le roi Philippe V avait été créé à sa naissance duc d’Anjou, d’où l’appellation fréquente de maison de Bourbon-Anjou (Casa de Borbón-Anjou), également utilisée s’agissant de sa descendance à la nationalité espagnole issue des mâles.

Issue de la maison de France, ou plus précisément du rameau des Bourbons, la branche succède en Espagne aux Habsbourg à la suite des victoires des partisans bourboniens durant la Guerre de Succession d’Espagne, en 1700. Deux fois rétablie au XIXe siècle (en 1813 et en 1874), la famille règne de nouveau sur le royaume espagnol depuis 1975, dans le cadre de la Troisième Restauration. Le souverain actuel est Felipe VI, roi d’Espagne depuis 2014.

Depuis la mort d’Henri d’Artois  [alias  comte de Chambord, Henri V] sans héritiers en 1883, cette branche est devenue la branche aînée de la maison de Bourbon »

Autrement  dit, les Adamites ne sont liés à aucun peuple et à aucun  territoire en particulier, ce qu’avait bien compris  Herzl (cf supra). Selon  nous,  la France a un lien particulier avec le plan adamique et à plus d’un  titre,(cf  l’Abbé Grégoire  et l’Emancipation des Juifs à la fin  du XVIIIe siècle) à commencer par sa langue  (cf nos études francologiques/francoscentriques),remarquablement transmise par son peuple,  sensiblement  mieux que ne l’aura été l’hébreu  qui n’a pas exercé l’impact dans le monde  comme cela aura été le cas du  français, impactant notamment l’anglais, l’allemand, l’italien et l’espagnol, ce qui  exprime  sa  centralité dans l’UE.. Quant à la dénomination de  Juifs », elle est géographique, cela renvoie à la Judée, ce  qui  ne saurait  convenir aux Adamites. Certes, l’on peut supposer  que les Adamites ont pu se perpétuer en milieu  juif  mais en aucun cas tous les  Juifs ne sauraient être assimilés à l’adamisme. Un tel amalgame est irrecevable. D’aucuns auront du mal à comprendre cette  verticalité adamite et notamment le   fait que kes Adamites puissent  avoir un rôle à  jouer dans la conduite du peuple  français, en lui permettant notamment de promouvoir  sa langue  et  de mener à bien la renaissance de l’Astrologie  revendiquée par  une série de chercheurs  français depuis le polytechnicien Paul Choisnard (Flambart)  jusqu’à Michel Gauquelin et  jusqu’à nos propres  travaux; La situation actuelle depuis la fin  février 2026, du  fait  des tensions d’Israel  avec ses  voisions (Iran, Liban Gaza, Cisjordanie)  nous améne à nous démarquer de cet Etat, installé  par les Britanniques  et les  Américains évangélistes dans un contexte colonial ingérable et dont  nous  avions, il  y a près de 60 ans,fait intimement la connaissance avant de  rejoindre la mouvance  judéo-laïque (création du CERIJ, Centre d’Etude et  de Recherche  sur l’Identité  Juive, Diplome des Langues O  etc)

La  Bible distingue les prophétes, les  fils d’Adam,  les messies (Mashiah), les  rois  des peuples.   Les  Hébreux ne sont pas liés à un territoire, à  un espace mais à une temporalité. La symbiose entre ces deux entités  reléve de la symbiose, ce qui produit des mélanges bâtards, à l’image de l’anglais;

 

En ce qui concerne les rapports entre Israéliens  et Palestiniens,  il s’agit probablement d’une même population qui aura été formatée différemment du  fait de l’intervention de leaders de nature différente. En tout état de cause, la tendance à rechercher la clef  de l’histoire dans l’archéologie  est  vaine,  en contradiction avec la théologie de l’Election  laquelle  transforme et transmute un matériau premier.

 

  La tendance centrifuge tend à s’appuyer sur les origines, en instrumentalisant la Science, alors que la démarche centripéte vise à signaler des ruptures diachroniques,  comme c’est le cas dans genése I , le tohu bohu précédant le moment  de la Création du lien crée de  toutes pièces  entre le Ciel et la Terre, et  générant de  nouvelles centralités. 

 

JHB   15 04  26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Anthropologie L’Humanité adamique, la première ou l’ultime? L’ère adamique

Posté par nofim le 25 janvier 2026

Jacques  Halbronn  Anthropologie  et théologie    L’Humanité adamique, la première ou l’ultime?  l’ère adamique

Selon nous, la mention d’Adam, au premier chapitre  de la Genése, dans l’optique de notre Théologie Réformatrice, ne renvoie aucunement au premier  homme au sens de la théorie de l’Evolution  mais au premier homme  au sens de la théorie Créationniste. On contestera donc les  définitions ci- dessous  qui  usent du terme « adamique » pour désigner un monde « primitif »

Sur le  web

Définitions de « adamique »

Adamique – Nom commun

Adamique — définition française (sens 1, nom commun)
Relatif à la langue supposée parlée par Adam, considérée comme la première langue de l’humanité.

 Si l’hébreu ou l’arabe s’en approche le plus, ils doivent être au moins bien altérés, et il semble que le teuton a plus conservé du naturel, et (pour parler le langage de Jacques Boehm) de l’adamique : car, si nous avions la langue primitive dans sa pureté, ou assez conservée pour être reconnaissable, il faudrait qu’il y parût les raisons des connexions soit physiques, soit d’une institution arbitraire, sage et digne du premier auteur. 

— Leibniz, Nouveaux essais sur l’entendement humain
Adamique — définition française (sens 2, adjectif)
(Religion) Relatif à Adam, figure biblique, ou à la narration de sa création et vie dans le jardin d’Éden.

 Il s’agit du «mythe adamique» qui trouve son expression littéraire dans le second chapitre de la Genèse. 

— Jean Greisch, Paul Ricœur: l’itinérance du sens
(Religion) Évoquant l’état de nudité et de pureté originelle d’Adam avant le péché originel. » 
Au  regard de la précession des équinoxes, l’ère adamique désigne celle du Verseau et selon nous, Adam  est un « Surhomme » et non le  vulgum pecus, le tout venant.  La nouvelle ère sera  dirigée par la lignée adamique dont Jésus était censé être issu (cf  sa  généalogie) Le terme  « Fils de l’homme » désigne l’être adamique,Adam ne pouvant être traduit par Humanité que  de façon biaisée. On retrouve cette expression dans le Livre d’Ezékiel, le prophéte étant interpellé de la sorte. Jésus ne se considérait  d’ailleurs pas comme un être  humain ordinaire et l’éthique qu’il propose ne vaut que pour la lignée adamique.

Bibliographie 

A. Ruperti  « La montée  vers le Verseau » in Collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere  du Verseau (1979)   

Stéphane   Joanest   L’Astrologie face à l’avénement de l’Ere du Verseau in Astro-Gazette de la FDAF Octobre 2025

   JHB 25 01  26

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jacques halbronn Epistémologie. Pour une anthropocosmologie entre Ciel et Terre.

Posté par nofim le 19 janvier 2026

jacques  halbronn Epistémologie.  Pour une  anthropocosmologie entre Ciel  et Terre. 

 

 

Genèse I,1

Au  commencement dieu  créa le  Ciel  et la Terre.

  On ne cesse dans les Ecritures de relier ces deux plans, « sur la terre comme aux cieux ». Mais  a-t-on pour autant  pris la juste mesure d’une telle formule. Il semble que l »on aille soit dans un sens, soit dans l’autre mais non  conjointement. Dans le cas de l’astrologie, certes , l’on prend la peine de dresser un thème natal (horoscope) tenant compte du lieu de naissance mais ce n’est jamais que la « carte du ciel » et les données  proprement  anthropologiques font  défaut, d’autant que les astrologues actuels se référent avant tout sinon exclusivement au système solaire et ne complétent pas leur connaissance de l’astronomie par une véritable assiste psycho-sociologique, notamment  en ce qui concerne la distinction  des  sexes. En bref, on distingue des périodes mais cela  ne s’articule pas sur des structures anthropologues. C »est une telle lacune qui plombe l’Astrologie. Décidément, l’astrologie  contemporaine  n’aura  juré que par le bagage astronomique au point de basculer dans une inflation de  facteurs en astrologie mondiale notamment tandis que le thème natal se réduisait à une astronomie de position. Michel Gauquelin,  avec ses recherches statistiques aura certes  pris en compte des clivages socio-professionnels qu’il aura connectés avec les positions en mouvement diurne.

Or, dans notre approche, il s’agit  de tout  autre chose à savoir la prévision non plus dans le temps mais dans l’espace et les  basculements sociaux qui en découlent. Autrement dit, une prévision astrologique digne de ce nom devrait être capable d’annoncer des changements de milieux en termes de domination et de soumission. Nos travaux sur les topiques sensorielles  montrent que le milieu  féminin – la société féminine – ne fonctionne pas  comme le milieu masculin. Vu  que  chaque milieu a des  valeurs qui lui  sont propres, il devient ipso facto possible de décrire et  de prédire des  changements de climat, une cyclicité socio-météorologique.

 

  D’aucuns objecteront que l’on véhiculerait, ce faisant, des clichés sexistes,  racistes. Il y  a bien là quelque obstacle épistémologique au niveau des mentalités et l’on pourrait craindre que cela ne ferait qu’ajouter aux blocages auxquels l’astrologie  est  déjà en butte. Mais il importe précisément d’explorer tout ce qui pourrait  désenclaver l’astrologie sachant que du côté des astronomes, l’astrologie n’est pas jugée  crédible, les astronomes constituant le  fer de lance de l’anti-astrologie présente.(cf le Que sais je de Zarka Kunth  « L’astrologie » dans la ligne de celui de Paul Couderc, après  guerre)

Il importe, selon nous, de respecter les différences, les clivages spatio-temporels  et pas seulement les uns ou les autres.

Nous pensons pouvoir contribuer à des  éclaircissements sur l’ensemble et  démontrer que l’on ne saurait les séparer mais qu’il faut les coordonner, les connecter. On ne peut , selon nous, faire reconnaitre l’alternance des périodes qu’au regard des phénoménes socio-culturels. En fait, ce sont les clivages  chromatiques qu’il nous  faut retenir sur le plan terrestre comme sur le plan céleste. Rappelons que dans le discours religieux, en lien avec Genése I,  il y a un paralléle entre ce qui se produit  dans le ciel et  sur terre.

 Matthieu 6
9Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; 10que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. 

 Ecclésiaste III,1 

Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem. 1.13: J’ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux
  En Astrologie  septénale, l’alternance des phases  doit nécessairement être marquée par une alternance des populations, d’où l’importance qu’il   y  a à les identifier et à les  qualifier. Le passage de la phase « Din » à la phase « Hessed » doit pouvoir se remarquer:un  changement  en haut doit impérativement   générer un changement en  bas. De  même que les planétes se distinguent les unes des autres par leur apparence, de même en est-il pour les peuples, le terme désignant ici  les populations dont l’aspect physique est remarquable.(cf déjà  nos observations chromatiques  dans Clefs pour l’Astrologie, 1976)  Cette alternance  semble pouvoir correspondre au passage d’un monde préadamique aux ères adamiques relativement  récentes (cf notre Théologie Réformatrice)
  Ainsi, pour nous, la phase Hessed serait liée au monde pré-adamique et la phase Din au monde établi par le Plan Divin. La phase Hessed  reléverait d’un modéle évolutionniste  darwinien et la phase Din d’un modéle créationniste, biblique.  Les animaux  et  les femmes  dépendraient du premier modéle et les Adamiques  du second, ce qui expliquerait les différences sensorielles (cf L’Astrologie Sensorielle, in magazine  Cosmopolitan, décembre 1976). Cela nous renvoie éventuellement au mythe de la Caverne (Platon) et notamment à la question de la Lumière. On passerait du monde des ténébres au monde des luminaires.   Autrement dit, il importe d’identifier les récepteurs, d’où le recours aux tests (cf notre dossier in magazine Cosmopolitan, cf  Michel  Gauquelin les Personnalités Planétaires; Paris, 1992 Ed Grande Conjonction- Trédaniel). L’astrologie ne saurait fonctionner sans la prise en compte de l’équipement  humain lequel est fort inégal. C’est ainsi que le personnage adamique (cf Genése I) capable de capter les énergies  saturniennes constitue une minorité vouée à dominer la Terre de par son génie propre lequel impacte l’ensemble de l’Humanité.
 
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos  (tohu  bohu) des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ.  4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.
ה וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד.  {פ} 5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour.

  En phase Hessed (Saturne à 45° des  deux axes  saisonniers, l’équinoxial  et le solsticial), on est  dans la proximité physique, d’où la sensibilité olfactive qui prime sur la sensibilité visuelle. Inversement, en phase Din, l’olfactif est éclipsé par le  visuel, ce qui génére un autre paysage sensoriel.  Quand on est sorti de l’épidémie du Corona Virus, les masques ont fini par disparaitre. Le masque est le déni du  visuel, il cache les  traits du visage et cela correspond à des populations ne valorisant pas l’apparence du faciés, ce qui vise plutôt les  noirs  que les blancs. Inversement, les sociétés masculines sont taxées de « sales »

 

Sur le  web

Le point de vue de François Kraus, directeur du pôle Genre, Sexualité et Santé Sexuelle à l’Ifop :

 

 

 

Loin d’être un sujet futile pouvant prêter à sourire, le manque d’hygiène corporelle des Français constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique au regard de cette étude qui montre qu’on ne peut plus le réduire à un cliché déconnecté de toute réalité… Car en dépit des larges progrès observés depuis l’après-guerre, des “poches de saleté” persistent dans certaines catégories de la population comme les hommes, les personnes âgées et isolées, ce qui explique sans doute pourquoi l’hexagone reste en retard au regard des standards de propreté : la France étant classée au 50ème rang sur 63 pays en matière d’hygiène des mains d’après une enquête internationale publiée en 2015 (Win Gallup International). Or, dans le contexte à haut risque du Coronavirus, l’application des règles d’hygiène de base comme le lavage des mains n’est plus seulement un devoir envers et pour soi-même mais aussi un devoir envers les autres. 

 

Inversement, certaines sociétés  sont particulièrement   bruyantes. Les femmes ont tendance à parler trop  fort, trop vite et à  laisser l’espace  privé empiéter  sur l’espace public.(téléphones portables,  fous rires  compulsifs. On dira que les femmes empoisonnent leur entourage par leurs propos alors que les hommes se rendent malades par leur incontinence alimentaire. Ils mangent trop, trop vite, d’où une incontinence intestinale, des vomissements.

 sur le  web:

 » perte involontaire de selles solides, de selles liquides, de mucus et de gaz intestinaux ; absence de perception du besoin de déféquer ou perception du besoin de déféquer avec l’incapacité de retenir les selles ou les gaz et de retarder la défécation ».

 Chaque population  est cause, à tour de rôle, d’un espace à l’autre, de nuisances sociales  diversement tolérées.

En conclusion, si l’on n’étudie pas la spécificité des différents  groupes, l’on risque de ne pas pouvoir  faire apparaitre une certaine cyclicité. 

L’astrologie  ne pourra s’affirmer qu’à cette condition. Tout refus de différenciation ne peut que bloquer  sa reconnaissance au niveau collectif, l’approche individuelle en astrologie nous apparait comme une fausse piste, sur le plan scientifique.

JHB 26 01  26

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jacques halbronn Théologie et anthropologie. La conscience de l’erreur et le type adamique

Posté par nofim le 12 janvier 2026

jacques  halbronn  Théologie  et  anthropologie.  La conscience de l’erreur et le type adamique  Autour  de Genése I.  Le personnage d’Adam.

On traduit à  tort l’hébreu Adam dans le Pentateuque par  « Homme » ou par « Humanité alors qu’Adam est un Surhomme date de capacités particulières,hors normes, Il est décrit dans Genése I (et V)  comme à la fois masculin et  féminin, donc double à l’instar d’Elohim, à son image, à sa ressemblance .  Il s’agit ici de décrire en quoi consiste cette  humanité reformatée (cf notre théologie  réformatrice) et le cas de l’erreur nous semble avoir une dimension  euristique.

(cf  LINGUISTIQUE DE L’ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE  Plateforme  SCRIBD, mémoire soumis en 1987 à  Louis  Jean Calvet) Eloge de la souffrance, de l’erreur et du péché janvier 1990 de Alain Kieser Anne Rose, Jacques Halbronn

 Selon nous, Adam a une forte conscience de l’erreur, ce qui correspond quelque part au  cogito  cartésien. Mais  ce n’est pas autrui qui lui permettra d’accéder à une telle sensation de  faux puisqu’il est lui même autre à lui-même, ce qui est le propre de l’idée de réflexion, de miroir.

  Adam n’attend pas d’autrui qu’on le corrige, qu’on lui signale qu’il s’est  trompé pas plus qu’il ne comptera pas sur l’échec, la faillite d’une action engagée « pour voir ». Adam ne se satisfait pas d’une telle conscience de l’erreur, il lui faut déceler l’erreur en amont,  avant toute intervention extérieure.   Inversement, ce qui viendrait le confirmer dans une position sera perçu avec scepticisme, dans le doute car  il  faut  faire la part du hasard  qui viendrait valider ce qui n’est pas validable sans parler de contrefaçons, de production  de « faux ». Le  génie est celui qui a cette  faculté réflexive, auto-critique et sa disposition à renoncer immédiatement  aux erreurs dès qu’il en a pris conscience. 

En  astrologie septénale,la phase « Din » (Saturne conjoint à l’axe solsticial ou à l’axe équinoxial), on a impérativement besoin de ce type adamique pour montrer l’exemple, pour abandonner,  faire le deuil de représentations obsolétes, de ce que l’on appelle dans la Génése un « Juste » (Tsadiq), dont la présence est un gage d »hygiène mentale.  Adam, par cette conscience, est en mesure de sauver le Monde à condition qu’on le suive, qu’on le croie.  JHB  12 01  26

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jacques halbronn Les états antérieurs. Autour du Mythe de la Caverne et du ch I de la Genése.

Posté par nofim le 15 décembre 2025

 

jacques  halbronn  Les  états antérieurs. Autour du Mythe de la Caverne  et du  ch I de la Genése.

 

 

La Grotte de Platon, attribué à Michiel Coxcie, milieu du XVIe siècle. Huile sur bois de peuplier. Musée de la Chartreuse, Douai. exposé temporairement à Beaubourg en octobre 2016 pour Magritte, la trahison des images

La Grotte de Platon, attribué à Michiel Coxcie, milieu du XVIe siècle. Huile sur bois de peuplier. Musée de la Chartreuse, Douai.

L’allégorie de la caverne est une allégorie exposée par Platon dans La République. Elle expose en termes imagés les conditions d’accession de l’humain à la connaissance du Bien, au sens métaphysique du terme, ainsi que la transmission de cette connaissance.

L’allégorie met en scène des humains enchaînés et immobilisés dans une caverne. Ils tournent le dos à l’entrée et voient non pas les objets, mais les ombres des objets qui passent devant cette entrée et sont projetées contre le mur. Ils croient voir la réalité, alors qu’ils n’en voient qu’une projection. »   ;

Sur le  web

Que penser du mythe de la caverne de Platon ?

par Robert Paris

   jacques  halbronn  Les  états antérieurs. Autour du Mythe de la Caverne  et du ch I de la Genése. dans anthropocosmologiz

« La caverne de Platon est une image saisissante de ce que vivent les hommes, enfermés dans un monde où ils sont esclavagisés par leur pensée sur le monde autant que par la vie qu’ils y mènent et qui leur présente ce qu’ils vivent comme le seul horizon possible, la seule société, la seule pensée. Mais la conclusion du mythe, c’est que les hommes ne peuvent pas sortir eux-mêmes de la caverne ni y être aidés par des hommes conscients de cet enfermement.

Des hommes sont enfermés dans une caverne et l’absence de lumière les a rendus quasi aveugles, au point qu’ils ont une vision tout à fait déformée de ce qui se passe à l’extérieur et aussi au point que, s’ils sortaient, ils ne seraient même pas en état de voir la vérité. Ils sont persuadés de connaitre la réalité au travers des petites choses qu’ils parviennent à voir mais sont donc enfermés dans leur caverne comme dans un mensonge et pas préparés pour en sortir. Mais, pour Platon, sortir du mensonge, ce n’est pas d’abord percevoir la réalité matérielle, c’est connaître l’idée vraie. Selon lui, toute perception sensible est trompeuse et du domaine du monde de la caverne ».

 

Selon nous, la caverne est un lieu de peu de visibilité, donc avec  un rôle  faible de l’observation visuelle. Comment  communique-t-on dans l’obscurité, sans la lumière du  jour? Il nous semble raisonnable que les humains ainsi immobilisés  accorderont plus  d’importance à l’odorat, lié à une présence rapprochée alors que pour les humains  extérieurs à la caverne, les distances seront plus étendues, la vue acquèrant ainsi  un statut privilégié pat delà même  une parole en un lieu confiné. Le langage  non  verbal sera hors de la Caverne la norme alors qu’il en sera  quasiment exclu au  sein de la Caverne. Deux  humanités se dessinent avec des pratiques écologiques bien distinctes, l’une bruyante, celle des gens de la Caverne, l’autre  pusante, celle des gens du plein air.

Encore de nos  jours, un tel clivage est tout à  fait perceptible, ce qui est un frein à la cohabitation entre les gens de la caverne et ceux qui ne le sont point, lesquels ne partageront pas les mêmes  valeurs,  repères: celle de l’accueil  comme celles du  rejet.  Selon nous, les femmes sont surtout compatibles avec la mentalité  de la Caverne, d’où leur propension irrépressible à meubler les silences, à n’importe quel prix, tous les prétextes étant bons. Il faut rire, s’esclaffer, bref  faire du  bruit, parler  fort plutôt que chuchoter alors que pour les hommes, la débauche sera d’un autre type, avec une certaine liberte au niveau  hygiénique.’négligence dans la toilette comme dans la lessive) et peu  de disposition à capter la parole d’autrui. LEs femmes sont douées pour protéger contre tout  ce qui ne  sent pas bon, ce qui n’est jamais très bon  signe, elles excellent dans les relations de proximité, intimes   alors que les hommes  auront un champ de conscience plus large  et détecteront et signaleront  des problémes d’interêt général, public. Pour les femmes, si chacun  fait attention, le monde se portera mieux  alors que pour les hommes, s’il n’y  a pas  au gouvernement un chef vigilant, la société est menacée (cf le Juste dans l’épisode de Sodome, avec Abraham, Livre de la Genése)   

Le mythe de la Caverne  est à rapprocher du Fiat Lux au début du premier  chapitre du Livre de la Genése:

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ.  4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.
ה וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד.  {פ} 5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour.

 

 Dans les deux cas, on nous décrit des états premiers antérieurs à l’émergence d’une nouvelle ère; (cf  les préadamites) En astrologie septénale, un tel changement ne se situe pas dans un passé lointain puisqu’il  se présentera, indéfiniment et  périodiquement; aux mêmes  intervalles de temps/

 

JHB  16 12  25

Publié dans anthropocosmologiz, Bible, epistémologie, FEMMES, psychopathologie, psychosociologie, RELIGION, SCIENCE, sensorialité | Pas de Commentaire »

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