jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

JHB

13 09 21

 

Bibliographie  sur  la fortune de l’oeuvre de Pluche

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, génie, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS, prophétisme, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Astrologie. Individualisme et statistique ne font pas bon ménage.

Posté par nofim le 10 septembre 2021

Jacques  Halbronn    Astrologie. Individualisme et statistique ne font pas bon ménage.

 

Il semble que les astrologues n’ont pas encore  bien compris que  l’étude astrologique de cas isolés n’est pas « payante » pour mettre en évidence le « fait astrologique » dans la mesure où l’on bascule dans l’incomparable.Michel Gauquelin avait montré la voie en travaillant sur des catégories socio-professionnelles (cf  notre étude avec les Personnalités planétaires. Paris, Lagrande conjonction- Trédaniel, 1992)

Nous pronons une méthodologie  « répétitive »,  « récurrente » où le même signal  sera repris pour une période importante et par une population de taille. et non, par conséquence, pour des cas et des événements isolés.  Or, l’astrologue « ordinaire » est condamné à se contenter de  coups de sonde par trop brefs.

Certains penseurs de l’astrologie – on pense à Roger Hecquet – ont voulu imposer à la démarche  astrologique une certaine idée de la vie en société par trop marquée par une vie au jour le jour. Ils auront tenté de faire entrer l’astrologie  dans ce qui ne peut se révéler que comme une impasse. Dans certains cas, cela ne les aura pas empêché d’effectuer des constats pertinents à partir de tel ou tel cas mais ils n’ont pas compris que ce qui valait astrologiquement dans tel cas  valait également pour beaucoup  d’autres. Ils n’ont pas compris qu’une même configuration astrale pouvait impacter un grand nombre de personnes. Cela tient à la trop grande importance qu’ils accordent au thème  natal, ce qui a plombé leur recherche. Dès 1976, dans Clefs pour l’Astrologie, nous mettions en garde contre le « thème natal » mais nous n’avons pas été suivi  pas   plus que lorsque nous conseililons le monoplanétarisme (cf L’Astrologie selon Saturne, 1994, ED La Grande Conjonction). C’est pourquoi nous repartons en croisade. Mieux vaut tard que jamais pour « sauver » les prochaines générations d’astrologues. Pourtant, en dehors du milieu astrologique, les gens ne voient pas d’inconvénient à se dire de tel ou tel signe, tout en sachant qu’ils ne sont pas seuls dans ce cas ni pour admettre que des événements comparables puissent arriver à un grand nombre. Or, les astrologues rejettent cette forme d’astrologie, jetant le bébé avec l’eau du bain car s’il est juste que la symbolique zodiacale  n’a pas grande valeur en soi, la philosophie sous jacente n’en est pas moins valable dans son principe collectif. Le public sent bien que la vérité de l’astrologie est dans une certaine faculté à rapprocher les gens et les évenements au lieu de les séparer, de saucissonner le monde à l’extréme.. Le public va vouloir que les gens nés sous le meme signe se ressemblent.  Ce référentiel zodiacal n’est pas valable mais l’attente est légitime par rapport à ce que pourrait un jour apporter l’astrologie.

Le cycle saisonnier nous enseigne qu’il existe des périodes d’une durée de 3 mois avec un commencement, un pic et une fin, ce qui correspond à la catégorie de quadruplicité : signes cardinaux, fixes mutables qu’il faut comprendre comme un processus continu et qui va croitre. Or, la division en 12,  donne l’impression qu’au sein d’une même saison, il y a des  clivages et c’est pourquoi, nous pensons que le Zodiaque doit être réduit à une division en 4, articulée sur les équinoxes et les solstices avec une dialectique marquée entre les uns et les autres, ce qui est le b-a  ba de l’astrologie que certains ont oublié comme Barbault qui ne distingue pas entre les conjonctions ayant lieu dans telle ou telle partie du Zodiaque (cf LEs astres et l’Histoire, Paris, Pauvert, 1967°

Nous en sommes arrivés à la conclusion selon laquelle c’est toute l’Humanité qui serait impactée par le seul cycle de Saturne tout en précisant que face à un même stimulus, les réponses peuvent varier à l’infini au niveau existentiel. Mais il serait chimérique de la part de l’astrologie de croire que c’est par l’astrologie que l’on serait en meure de circonscrire, d’embrasser  une telle diversité. C »est à une telle utopie que l’astrologie va devoir tôt ou tard renoncer.

L’astrologie doit devenir ou plutôt redevenir un outil à la portée de chacun. Non pas dans l’esprit de ces manuels qui promettaient que chacun pouvait apprendre l’astrologie, comme Maurice Privat dont le traité, paru en 1935, nous aura mis le pied à l’étrier mais comme un tableau de bord que chacun pouvait consulter à tout moment non pas dans les livres mais dans le ciel,  non pas au bout d’une lunette mais à l’oeil nu.  Une astrologie à l’échelle de la Cité, républicaine, sans avoir besoin d’aller consulter un astrologue. Car quelque part, c’est la corporation des praticiens de l’astrologie qui fait de la résistance; Or, pour nous,  l’astrologie doit devenir un outil pour le psychanalyste, non pas à lui fournissant une « carte du ciel » individuelle mais en lui offrant un concept général comme cela fut le  cas pour le Complexe d’Oedipe, il y a plus d’un siècle. Il est probable que ce sont les thérapeutes qui voudront se servir de notre modéle/modém et non les astrologues et nous pensons que l’enseignement de l’astrologie en tant qu’outil thérapeutique doit être réservé aux personnes formées par ailleurs et n’attendant pas tout de l’astrologie.. De la même façon, l’astrologie doit être mise dans les mains des historiens plutôt que de demander aux astrologues de se faire passer pour des historiens. Car quel sens y a  t il à donner des exposés historiques, comme l’ont fait Barbault ou Hecquet avec un certain talent(cf son Traité d’astrochronobiologie individuelle et mondiale, Dervy 2008) s’il s’adressent à des lecteurs qui ont une culture historique médiocre  et qui sont obligés de prendre pour argent comptant les données historiques qui leur sont fournies et  sont choisies en connaissance de cause. Il convient que l’astrologie s’appuie sur des faits connus de tous, que l’on peut retrouver sur Internet  et non sur les données que tel client sera en mesure de fournir et qui ne permettent aucun recoupement;  Il  y  a  là un malheureux mélange des genres:  il y a un temps pour brosser les tendances générales d’une société,  pour une période donnée et un temps pour aborder les cas particulier.  L’astrologie est au moulin,  le psychologue, le sociologue, le « politiste »  au four. Le  jour où les astrologues seront invités dans un débat avec d’autres experts, on pourra crier victoire mais on n’en est pas là,

 

 

JHB

10. 09 21

 

 

 

 

 

 

JHB

10 09 21

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

L »astrologie et le pari de Pascal par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 10 septembre 2021

 

 

L’astrologie  au XVIIe siècle   et le pari de Pascal

 

par  Jacques  Halbronn

 

Mersenne, à la fin de ses Préludes à l’Harmonie Universelle  paru en 1634  (cf notre communication, Colloque Gassendi, Digne, 1992)

écrivait  (p. 106, exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal, Paris)

 

  1. «    Je désire que tout le discours que j’ay fait de l’Astrologie s’entende seulement de celle que l’on nous a donnée iusques à présent (.)  car  je ne veux pas nier que l’on ne puisse  scavoir beaucoup de choses par la contemplation (…) lorsque Dieu en aura donné  la véritable connoissance à ceux qu’il  luy plaira Et peut être  qu’il ne se fait rien  (…) qui ne dépende  de la différente constitution  des  astres  ou qui ne soit signifié par leurs  rencontres & aspects (…) mais parce que ce n’est pas certain & que nous n’avons  nul moyen de le scavoir, c’est perdre le temps que faire des Horoscopes pour trouver  la  qualité du tempérament, de l’esprit ou des autres choses que l’on désire scavoir »

On mettra ce propos en paralléle avec le célébre « pari de Pascal »,  repris dans ses « Pensées », parues en 1670. En l’occurrence, le texte que nous avons reproduit  ne suit pas la même direction que celui de Blaise Pascal puisque son auteur (Mersenne/ Gassendi) conclut à l’inverse que dans le doute, il préfère s’abstenir. Il n »est pas ici question de Dieu mais de l’astrologie mais Dieu n’en est pas moins évoqué puisqu’il lui revient de décider, un beau  jour,  de fournir  les « clefs de l’astrologie »

Il reste que son auteur n’exclue nullement une telle éventualité mais n’en déclare pas moins  que puisque cela n’est pas « certain », il ne serait pas raisonnable de « parier » que l’astrologie puisse un jour, par quelque grâce, devenir une science vraiment fiable.

On observe donc ici qu’il  y a deux poids deux mesures dans l’interprétation du Pari de Pascal.  En tout état de cause, il nous semble qu’il convient au XXIe siècle de se demander si l’astrologie ne mérite pas que l’on parie sur elle. Rappelons cette formule de Malraux: Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. Il semble déterminant qu’au niveau européen, l’on investisse dans la recherche  et l’enseignement de l’astrologie (CNRS, Collége de France etc) et que l’Europe puisse prendre de l’avance dans ce domaine alors qu’elle a pris du  retard dans tant d’autres. On devra notamment envisager cette question dans le domaine non seulement des sciences religieuses mais aussi des sciences politiques et du Droit Constitutionnel.

 

 

JHB

 

09 09 21

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, POLITIQUE, théologie | Pas de Commentaire »

Liberté, égalité, fraternités : pour une nouvelle lecture de la devise républicaine

Posté par nofim le 9 septembre 2021

Liberté, égalité,  fraternités  (sic) : pour  une nouvelle lecture de la devise républicaine

par  Jacques  Halbronn

L’observation de la Société nous incite à mettre le terme « fraternité » au pluriel et non  au singulier comme dans la version actuelle de la devise républicaine.  Si l’on peut parler de liberté et de l’égalité, au singulier, il ne saurait en être de même pour le mot Fraternité. Il importe précisément de respecter l’idée de pluralité qui vient en contrepoint et contrepoids de l’idée  d’Egalité, mettant ainsi en avant une forme de dualité entre l’un et le multiple, le centripète et le centrifuge.

Prôner a la fraternité, au singulier, ne  serait-ce pas laisser entendre, croire que nous partageons tous les mêmes valeurs, les mêmes repères? C »est générer du porte à faux.

On sait au demeurant que la Révolution Française accoucha de la Loi Le Chapelier réputée hostile aux « corporations » lesquelles peuvent être aussi appelées  « fraternités ». On aura préféré depuis  l’anglais « club » (bâton, cf le jeu de tarots)  comme le Club des Jacobins. (cf l’article Fraternité,  sur Wikipedia)

Donc, selon nous,  les gens tendent  instinctivement à se regrouper sinon à s’organiser en « fraternités », en « sociétés », en « associations ». Est-ce à dire que le mot Fraternité dans la devise républicaine serait une incitation à ce que chaque individu assume son ou ses appartenances, qu’il ne doit pas  se comporter tel un électron libre?

On peut penser que la Gauche  serait plus axée sur l’idée d’égalité et la Droite sur celle de « fraternités » (au pluriel). Il est vrai que le fait de parler  de  « fraternités » peut conduire à une forme d’aparthéid.

Certains inversent le probléme  et demandent «  Comment pourrions-nous être frères dès lors que l’on ne reconnaît pas être enfants d’un même Père ? » MAis précisément, l’idée de fraternité est liée à celle d’une diversité à assumer. Le « frère », c’est le « prochain », celui dont on tend à se rapprocher parce qu’il nous ressemble visuellement et pour nous le visuel doit être respecté par ce qu’il nous révéle et nous enseigne aussi bien sur  terre que dans le ciel (cf notre anthropocosmologie) C’est dans la mesure où l’on perçoit des clivages de tous ordres, dans le temps comme dans l’espace, que l’on apprend à décrypter le monde, à ne pas confondre, par exemple , les étoiles (fixes) et les planétes.(errantes)

Comme par hasard, les gens qui se fréquentent se ressemblent par l’âge, le sexe, la couleur de la peau, la langue, la religion. Le role de lEtat est de faire cohabiter au mieux ces « communautés ».(fondé sur ce qui est déjà  commun  ici et maintenant., de composer avec la diversité.

 

JHB

 

09 09 21

Publié dans anthropocosmologiz, Culture | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Le mauvais emprunt et la dialectique Ecrit-Oral

Posté par nofim le 8 septembre 2021

jacques  Halbronn

 

Le  « mauvais » emprunt et la dialectique  Ecrit-Oral

 

 

 

 

A ma grand mère, Claude Jonquière (1885-1957)

 

L’orthographe d’usage rendue facile ( manuscrit posthume)

 

 

 


En 1989, nous avons achevé un mémoire sur l’approche comparative  et la didactique contrastive

 sous la direction de Louis-Jean Calvet (sur SCRIBD). :  Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire 1987 et. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989. cf aussi  DESS d’ethnométhodologie(  Paris VIII st Denis) sous la direction d’Yves Lecerf. Le milieu astrologique, ses structures et ses membres.

Il  y a donc une trentaine d’années- nous était apparue comme offrant une certaine valeur heuristique. Nous soulignions alors le respect de l’orthographe française par l’emprunteur anglophone comme dans le cas de « queue ». Mais l’orthographe est une chose et la prononciation phonique en est une autre et visiblement l’anglais n’était pas parvenu ou n’avait pas souhaité prendre connaissance des modalités de passage de l’écrit à l’oral propres au français. D’ aucuns, bien imprudemment, préconisent une réforme de l’orthographe du français, en raison, disent ils, du décalage entre l’écrit et l’oral en français qu’ils jugent inacceptable. Mais encore faudrait-il se demander si ce décalage observé ne tient pas à à une certaine ignorance quant au mode de prononciation du mot écrit en français/.Est-ce que l’enseignement du français ne serait pas déficient à ce propos ? Selon nous, le « vrai » français est celui qui est parlé par ceux dont c’est la langue maternelle et qui ne sont pas influencés, à un degré ou à un autre, par la familiarité avec une autre langue.

 

Qu’entend-on ici par  « mauvais emprunt »? Cela se produit lorsque le processus d’imitation  se trompe de cible  et ne prend pas la juste mesure de l’objectif ainsi poursuivi. Dans le cas de l’anglais qui fut notre champ d’observation, dès le début des années 80  (cf  notre DEA  en Etudes anglophones; Lille III sur une traduction anglaise d’un traité français du XVIe siècle (auteur Auger Ferrier) sous la direction d’André Joly. 1981), l’anglais aura emprunté au français certains éléments mais toute la question est de savoir s’il l’a fait à bon escient.

Car une chose est d’éprouver de la fascination pour un « objet », une autre de déterminer de quelle façon cela ira se concrétiser et de quels moyens l’on disposera. C’est bien là le « hic ». Ce que l’on empruntera ne sera pas nécessairement pertinent. On parlera alors d’un « mauvais emprunt », d’un emprunt « mal venu », « raté, qui aura manqué sa cible.Il est vrai que l’objet convoité risque fort d’être appréhendé comme un tout sans que l’on parvienne à le décrire correctement en ses différents aspects. C’est notamment le cas de la dialectique entre l’écrit et l’oral.

Il  y a là quelque paradoxe car une langue se capte d’abord à l’oral de par sa musicalité propre. On peut aimer le chinois sans savoir le lire. Mais dans le cas du français qui s’écrit en caractères latins à l’instar de l’anglais, l’écrit apparait comme plus accessible au regard de l’emprunt

Autrement dit, l’anglais aura emprunté des milliers de mots au français mais n’aura pas « capté », pour autant, sa musique. Cela tient au fait  que l’écrit  ne comporte pas un vrai « mode d’emploi » en dehors du nom des lettres de l’alphabet, ce qui est bien insuffisant. car cela ne nous dit pas, notamment dans le cas du français, quand telle lettre se prononce ou pas:  on pense au « s » du pluriel qui ne s’entend pas systématiquement mais seulement sous certaines conditions (cas des liaisons) En  bref, l’anglais n’aura pas eu accés aux « arcanes » de la langue française en dépit d’une importation massive de mots d’origine française.

Il  est vrai  que le français a ses secrets de fabrication, ce qui aura échappé à la plupart de ceux qui auront tenté de le décrire. Certes, le français aura su perpétuer sa tradition  mais il ne l’aura pas, pour autant, explicité dans sa pédagogie tant et si bien que les francophones parlent une langue et en enseignent en quelque sorte une autre qui en est comme une trahison, un dévoiement/L’anglais aura ainsi emprunté un ‘engin » sans son bon mode d’emploi!

On esquissera ici les grandes lignes d’une description digne de ce nom de la langue française en insistant sur la maitrise des codes de prononciation. Mais il y a 40 ans, nous n’avions pas encore pris conscience pleinement d’une telle problématique et nous étions limité à la question de l’écrit, passant largement  à côté de l’oralité  du français, ce qui relevait d’une forme de schizophrénie propre à la plupart des locuteurs francophones lesquels, tout au plus, iront se plaindre des aberrations de l’orthographe du français, ce qui aurait du leur mettre la puce à l’oreille. C’est dire que les torts sont partagés, les francophones étant de médiocres enseignants de leur langue.

On insistera ici  sur la double  sophistication du français tant pour ce qui est de la combinaison des consonnes que pour les votelles, ce qui produit des sonorités quasiment imprononçables pour les « non initiés » tout comme certaines postures corporelles acquises en Asie à un très jeune âge peuvent difficilement se transmettre à des gens qui n’ont pas été « formés » très tôt. C’est aussi vrai dans le domaine de la danse ou de l’instrumentation musicale.

En ce qui concerne les combinaisons de consonnes, le français  « naturel » – par opposition à un français « artificiel » exige la pratique d’une certaine gymnastique dont une première approche du mot écrit ne donne au mieux qu’une vague idée car dans quelques cas l’oral aura déteint sur l’écrit , ce qui ressort de l’usage de l’apostrophe ou de l’accent.En pratique, le français parvient très fréquemment à unir des consonnes entre elles dans la « langue parlée ».Par exemple : au lieu de « ce n’est que cela » on dire « c’n'estqu »ça » ce qui fait que les mots ne sont pas faciles à distinguer et à séparer car ils s’enchainent, notamment par la pratique des liaisons qui exige d’anticiper sur le mot suivant selon qu’il commence par une voyelle ou par une consonne. Une telle prise en compte exige une certaine vigilance à laquelle les locuteurs d’autres langues ne sont guère préparés, ce qui donne un français « heurté » et non »fluide ». D’ailleurs ne dit pas que l’on parle « couramment »?

A cela vient s’ajouter, la combinatoire des voyelles qui conduit à des sons étranges qui ne sont pas rendus par l’alphabet lequel ne nous enseigne pas la prononciation du « on », du « an », du « un qui sont autant de « voyelles » supplémentaires non recensées par  l’alphabet, lequel se révéle, décidément,  être d’un faible secours. L’anglais aura dans de rares cas capté ces sonorités dans « I can’t », « I don’t » où l’on reconnait l’influence du « an » et du « on » du français même lorsqu’il ne s’agit pas du lexique d’origine française. Mais l’anglais ne prononcera pas « table » comme le fait le français et rendra par   un « bel » comme dans possible devenant « possibel » à l’oreille, centre devenant  « center » etc. tout simplement parce que l’anglophone de base n’aura pas appris en temps utile  associer deux consonnes entre elles, sans le recours à une voyelle intermédiaire.

Les autres langues « latines » n’offrent pas une telle particularité ou si rarement. On notera qu’en espagnol, la double consonne « pl » dans pleurer devient « llorar (idem pour le sort de pleuvoir), avec la suppression du « p » et en italien,  le  » place » du français devient « piazza ». D’aucuns diront que c’est le français qui a ajouté une consonne mais nous penchons pour l’explication inverse car il est plus facile de supprimer quand  un facteur est génant que d’ajouter!

En conclusion, l’anglais, en dépit de ses emprunts massifs au français qui auront multiplié les cas de synonymes dans un même champ sémantique, aura échoué dans ses tentatives de s’approprier la « musique » du français, tout simplement parce qu’il était plus facile d’accéder à l’écrit qu’à l’oral. Il  y a une morale à tirer de cela: ce qui est le plus accessible n’est pas nécessairement le plus  vital. Dans le cas de l’hébreu, il est à craindre que cette langue ait perdu ses codes de lecture de l’écrit et la restitution de la prononciation qui ‘s’est imposée  est tout à fait sujette à caution. Le cas du tétragramme jugé imprononçable témoigne d’une certaine déconnexion alors que le français semble bien avoir su conserver et préserver une musique de la langue qui se sera largement perdue en route ailleurs. C’est probablement ce qui aura fait son succés des siècles durant et en ce sens,le français doit être considéré comme un véritable trésor pour l’Humanité.

 

JHB

08 09 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, Bible, judaîsme, LINGUISTIQUE, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Epistémologie. La preuve et la démonstration: deux approches de la « Science »

Posté par nofim le 2 septembre 2021

Jacques  Halbronn : La preuve et la démonstration : deux approches de la  « Science »

 

Que penser de celui qui demande des « preuves » de ce que l’on avance? Est ce de sa part un signe de rigueur ou bien dune certaine impuissance à penser par soi même? La plupart de ceux qui s’occupent d’Histoire nous semblent appartenir à ces chasseurs de preuves., quitte à les fabriquer ou à se voir berner par la production de oontrefaçons. Ils sont aisément victimes de supercheries littéraires puisqu’ils ne sont pas en mesure de développer une argumentation critique de qualité.

A l’opposé de ces amateurs de « preuves » tangibles, nous trouvons le monde des « vrais » scientifiques  qui sont sensibles à la force des arguments apportés quand bien même n’y aurait-il pas de « preuve » de ce qui est avancé. Les gens de la preuve parleront alors de « spéculations », ce qui sera, dans leur bouche, l’annonce d’une condamnation sans appel. Entre ces deux populations, c’est un dialogue de sourds  et il est recommandé quand on opte pour un directeur de thèse de savoir sur quel pied danser car cela risque fort sinon le pourrissement de la relation, du fait d’une certaine incompréhension mutuelle, chaque protagoniste étant déçu par l’autre. L’homme de la preuve attendait que l’on s’en tienne aux « faits », aussi invraisemblables soient ils  alors que l’homme de la « demonstration »  exigera que l’on évite les invraisemblance au regard d’un certain  « bon sens  » (Descartes) s aussi renseignées soient-elles.

Dans le cas des études nostradamologiques ou dans celui des études ptolémaiques, au regard de l’étude des textes,  il y a ceux qui ont une approche « factuelle » et apologétique  et ceux qui préconisent une méthode archéologique et critique si bien que les uns et les autres resteront sur leurs positions indéfiniment parce qu’il leur manquera toujours quelque chose chez leur interlocuteur.

Selon nous,  les tenants des « preuves »  ont fort peu confiance dans la « raison » raisonnante qui interroge les données disponibles pour les dépasser et les transcender. Ils se soutiennent entre eux dans leur résistance aux « thèses » qui « vont trop loin »,  comme pour un nageur qui se tient à distance du bord, de la rive. Ils attendent LA preuve « irréfutable », le document  « imaginé » par les gens de la démonstration  et dont ils font le pari qu’il n’existe pas et qu’ils n’auront donc pas à se plier face à un « raisonnement ». On retrouve là la dialectique déduction/induction.

Dans les deux corpus évoqués, celui de Nostradamus et celui de Ptolémée, l’un touchant au prophétisme astrologique , l’autre aux rapports astrologie.astronomie, les hommes de la « démo »  pourfendent les constructions des  « faussaires », imitant les quatrains des almanachs de Nostradamus, et rédigés dans le contexte de la Ligue face au futur Henri IV alors que les tenants de la « preuve » ne veulent pas croire à une telle imposture et n’entendent pas se contenter d’arguments « spécieux ». Pour cc qui est de Ptolémée, le débat que nous avons lancé depuis peu vise à déconstruire le dispositif des Dignités planétaires figurant dans la Tétrabible en montrant que le dit dispositif ne peut qu’être une version tardive, altérée, quand bien même ne retrouverait-on pas la dite  présentation  reconstituée selon une argumentation  structurelle et  géométrique. Pour les gens de a démonstration, la « raison » prime sur les  « traces », les « ruines »,  qui nous sont parvenues.

Dans le domaine linguistique, il est tout à fait légitime de vouloir reconstituer des états antérieurs d’une langue, quand bien  même nous ne disposerions point de l’accés direct  au stade en question  mais à des additions et à des altérations. En ce sens, nous sommes passés progressivement de l’Histoire des deux derniers millénaires à  leur « préhistoire » à reconstituer et à restituer, ce qui correspond à cette dialectique de la preuve et de la démonstration

Comme on l’a dit, d’entrée de jeu, les historiens  appartiendraient plutôt au type « preuve » qu’au  type « démo » alors que dans le domaine de des sciences dites dures, la qualité de l’argumentation, son élégance -selon le rasoir d’Occam- est  honorée et applaudie.  On a bien là la manifestation de deux « tempéraments », de deux modes de fonctionnement cérébral, que l’on retrouve dans nos travaux en anthropocosmologie., à savoir  que tantôt la mémoire ( solsticialité) est suractivée et tantôt c’est l’intelligence (équinoxialité). Mais d’un point de vue cyclique, nous pensons qu’il y a alternance de ces deux modes de pensée et qu’il est vain d’aller à contre-courant d’une « mode » tendanst à être consensuelle, pour un temps donné..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02 09 21

Publié dans anthropocosmologiz, Bible, HISTOIRE, RELIGION, SCIENCE, sociologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Le déni des repéres de temps et d’espace: astrologie et sexe

Posté par nofim le 30 août 2021

Le déni des repéres et temps et d’espace : anti-astrologie et accusation de sexisme et de racisme. E,njeux théologiques

par  Jacques  Halbronn

 

 

Quand nous nous interrogeons sur les clivages de temps et d’espace au sein de la Société, nous nous heurtons de nos jours à tout un systéme de brouillage des repéres en ce début de XXIe siècle.

L’idée de vouloir expliquer  les changements, les revirements dans le temps  comme celle de vouloir expliquer la fréquence de telle ou telle catégorie de personnes  présentant des traits distinctifs de sexe, de race, autant d’interdits qui entravent la démarche « scientifique »  d’autant que de telles recherches seront précisément stigmatisées comme « non scientifiques »!

En vérité,  cette double exigence de repéres nous semble parfaitement légitime et nous est apparue tout fait pertinente depuis fort longtemps. alors que cela pouvait condamner à une certaine marginalité. Il est peut être temps de remettre en question de tels préjugés qualifiés de discriminatoires et de changer de paradigme sous peine de générer un décalage entre ce que l’on perçoit et ce que l’on nous annonce comme non recevable.

Il est temps d’associer d’ailleurs au sein d’une même discipline cette double problématique de l’astre et du sexe., ce qui va à l’encontre de notre ressenti.  Il est certes plus difficile de parler des astres que des différences de couleur ou de sexe mais l’on note que dans les deux cas, l’on se heurte à un même déni. RAS. Circulez.

On nous brosse le portrait d’un personnage  bizarre qui serait à la fois partisan de l’astrologie et du racisme/sexisme. Mais cette stratégie se conçoit car dans les deux cas, il s’agit pour ces contempteurs,  de brouiller les pistes, ce qui permettrait plus de liberté de manoeuvre et d’invention;

 

 

JHB

30 08 21

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, FEMMES, judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous jacent

Posté par nofim le 30 août 2021

Théologie et création: le grand débat sous-jacent

par  Jacques  Halbronn

 

Les  mots « Dieu »  et « création »   connaissent actuellement  un usage  qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé   tant  on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal  assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes  les uns dans les autres  mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.

La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en  ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais  ce  dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion  larvée de nos jours  et qui est une constante  qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses  toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.

La notion de Création  dans le Livre de la Genése

Dès le premier verset de  la Genése apparait un verbe que l’on traduit par  « créer », c’est l’hébreu  « Bara ». Au commencement « Dieu »  « créa » le Ciel (notre  Ciel?) et la Terre (notre Terre?).  Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe  « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes.  Mais, en hébreu moderne,  le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.

Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial  « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode  est un dieu qui s’occupe de notre humanité  et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu »  se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien,  il est question  de l’invocation  « Notre père qui êtes aux cieux ».

On soulignera ici l’importance déterminante  de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il  être la propriété de qui que ce soit? Le possessif  est doté d’un caractère exclusif et  l’enfant  sait pertinemment  que « son  père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils  ou une fille interchangeable.

Le débat autour de Science et de Religion  est en lui même assez obscur  dans la mesure où  comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion  entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu   issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment  dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra  donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.

Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir  entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.

Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé  au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.

Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire  qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése  traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..

Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société  et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution  de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom.  Dans le cas de Jésus,  il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus  est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau  est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.

Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni  de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants  du premier niveau que de ceux de   troisiéme niveau.   Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie  est double : elle ne serait ni « naturelle », ni  l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type  et inclassable.  Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre

l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle  de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop  grand, soit sur un lit trop petit.

Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf  La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule  à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie  de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel,  1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui  figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité »  de D.  Rudhyar)

 

 

 

 

JHB

30 08 21

Publié dans anthropocosmologiz, Bible, Culture, Juifs, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE, théologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn L’anthropocosmologie va de l’homme vers le cosmos et du cosmos vers l’homme

Posté par nofim le 29 août 2021

  L’anthropocosmologie va de l’homme vers le cosmos et du cosmos  vers l’homme.

 

par Jacques  Halbronn 

 

Nous définirons l’astrologie de demain comme ayant dû trouver  la  bonne dynamique  entre  l’Homme et le Ciel

 

I  Il faut partir de l’humain. Sociologie

 

Quand nous disons qu’ »il faut partir de l’humain, nous entendons partir de la Société telle qu’elle nous apparait, telle qu’elle se présente, s’offre à nous. Il faut donc faire oeuvre sociologique  et pouvoir communiquer sur ce plan sans avoir à  parler  d’astrologie.

Autrement dit, le chercheur en  astrologie doit avoir préalablement fourni  un certain travail  de balisage des rouages sociaux, être parvenu à formuler une certaine dialectique  car sans dialectique, il n’y a pas de cyclicité.  Il importe que cette description du fonctionnement de la société soit aisément compréhensible sans que l’on ait, le moins du monde, recours à quelque grille  astrologique que ce soit

 

II  La mise en évidence de corrélations entre ce qui est en bas et ce qui est en haut.

Une fois que l’on a pu observer une certaine cyclicité socio-historique dans la vie des Etats, des Sociétés humaines, il s’agit de voir si l’on peut connecter la dite cyclicité correspondant à un certain nombre d’années à un quelconque processus planétaire.

Par exemple, si tel phénoméne revient tous les 7 ans, tous les quinze ans,  ou tous les trente ans, on sera fondé à penser au cycle de la planéte Saturne qui est un multiple de 7, soit en conjonction, soit en carré (90°), soit en opposition (180°)

Dans L’Astrologie selon Saturne, ouvrage qui date maintenant de près de 30 ans puisque sa première édition date de 1994, nous avions étudié le passage de Saturne chaque fois autour du 0° Bélier, soit en gros tous les 30 ans.  Là encore,  l’on peut dans un premier temps se contenter de parler d’années et non de telle ou telle planéte. 

Une fois que l’on a mis en relation un certain nombre d’années liées à la reproduction d’un phénoméne social, il est souhaitable que l’on distingue des phases antagonistes, ce qui permet une alternance. Par exemple, le passage de Saturne tantôt sur l’axe équinoxial-(0°bélier-0°balance) et tantôt sur l’axe solsticial (0° cancer, 0° capricorne).

Le grand avantage de structurer le cycle d’une planéte par ces deux axes, c’est que l’on n’a pas à faire jouer une autre planéte, comme le propose, à tort, André Barbault car dans ce cas,  les observations d’ordre numérique ne correspondent plus avec la réalité astronomique puisque Saturne combiné à une autre planéte perd  ipso facto son cycle de 7 ans et de ses multiples (cf supra)

A la fin du XVIe siècle, le juriste Angevin Jean Bodin avait préconisé de rechercher en Histoire des sociétés des structures numériques et s’était même demandé si l’étude des astres ne pouvait expliquer les mutations politiques. (cf les Six Livres de la République, 1576) Nous conseillons une grande économie de moyens -cf le rasoir d’Occam-et d’éviter toute surcharge au niveau des données astronomiques.

On peut tout à fait se contenter de repérer certaines zones du zodiaque, de l’écliptique, comme revenant régulièrement et cela peut suffire sans qu’il faille faire intervenir une planéte supplémentaire. Le monoplanétarisme est la voie de la sagesse.  Et si ces zones recoupent peu ou prou les axes équinoxiaux et/ou solsticiaux, c’est tant mieux! 

Cela dit, il n’est pas interdit de  s’intéresser aux étoiles fixes qui sont réparties sur tout le zodiaque comme étant ainsi aspectées par telle ou telle planéte, sans aller chercher plus loin.

 

 

 

III  Il faut revenir à l’humain. Psychologie

Quand  nous disons qu’il faut revenir à l’humain , une fois établie  la corrélation avec certaines récurrences  astrales, cela signifie que l’astrologie ne saurait se substituer à une approche psychologique.. Entendons par là que ce n’est plus du domaine des calculs  astronomiques.. Comprenez par là que nous rejetons l’usage du thème natal, cher à un Dane Rudhyar, comme indicateur de personnalité  individuelle.

On aura compris  que dans une approche sociologique, il s’agit de mouvements « sociaux » à grande échelle, englobant des populations entières. Certes, le réflexe de beaucoup  d’astrologues sera  de rendre compte astronomiquement de la   diversité individuelle mais selon nous, il faut à ce stade passer le relais à la psychologie et à ses méthodes, la grille astrologique  étant vouée à servir d’outil  pour ce domaine.

 

 

 Autrement dit, l’astrologie individuelle se limitera à l’avenir  à étudier l’impact d’un processus collectif sur un individu en particulier tout en sachant que pour une période donnée,  tout le monde sera confronté à un seul et même questionnement, seules les réponses à ces stimùli varieront et au cours de la période, il y aura un effet boule de neige du fait de la synergie générale.

 

 

 Conclusion:  Pour l’anthropocosmologie, on n’est pas dans le tout astronomique: l’on doit partir de ce qui peut s’observer  autour de nous, sur cette terre, puis monter vers les sphères et enfin atterrir, redescendre à l’échelle individuelle sans prétendre que celle-ci soit dans toute sa spécificité, son unicité, déterminée par le cosmos. C’est pourquoi, nous avons mis en avant dans nos travaux le champ mémoriel, de la « mémorialité,  tant au niveau sociologique que psychologique car il est assez évident que l’humanité passe par des phases de renouvellement, d’exploration, de découverte et par des phases de réappropriation du passé. 

 

 

 Prévisions  pour 2025

A la mi 2025, Saturne passera à 0° Bélier, comme il le fait tous les 28/29 ans. Une phase équinoxiale est l’occasion de se délester de vieilles habitudes et l’on peut espère qu’alors, les astrologues seront mûrs pour changer de paradigme et d’accomplir une mue salutaire.

 

 

 

JHB

29 08 21

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, PSYCHOLOGIE, sociologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn L’étoile, le signe, la constellation, le point vernal en Astrologie

Posté par nofim le 28 août 2021

Jacques  Halbronn    L’étoile, le signe, la constellation, le point vernal  en Astrologie. Débat.

 

 

En 1979, nous avons dirigé un ouvrage intitulé  Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau qui abordait la question de la relation entre le point vernal  et les constellations. En 2004, nous avons organisé un colloque  qui a été  mis en ligne sur notre télé de la subconscienxe  You Tube avec notamment Christian Lazaride et Marie Delclos. Nous avons par ailleurs bien connu le Niçois Jacques Dorsan qui a participé à nombre de nos colloques  en diverses occasions et nous avons suivi les rencontres bruxelloises de Jacques de Lescaut. Nous avons depuis une vingtaine d’années pensé qu’il  fallait accorder de l’importance aux étoiles fixes et nous avons récemment découvert les travaux du Britanni William  Josepg   Tucker sur ce sujet  « Your horoscope and the fixed stars »

En 1980, l’astrologue Jacques Dorsan  publiait chez Dervy  un « Retour au Zodiaque des étoiles Vous n’êtes pas né sous le signe que vous croyez »

Sur  la 4e de couverture, il s’explique  « Si l’astrologie tire  son jugement  des astres, elle  doit  reposer  sur un zodiaque  constitué  d’étoiles. Or, ce n’est  généralement pas le cas, aussi  paradoxal que cela puisse paraitre. Les Occidentaux  utilisent un zodiaque  saisonnier commençant le 21 mars  au début du printemps  etc »"

Le tort de Dorsan est de penser non pas en étoiles fixes mais en constellations et le probléme des constellations c’est qu’elle ne forment pas d’aspects avec les planétes alors que l’on peut tout à faite penser un aspect planéte–étoile et que c’était même autrefois la raison même d’être des aspects, selon nous. Le probléme s’est posé avec la théorie des ères précessionnelles  quaand on s’est demandé  à quelle constellation correspondait le « point vernal » car là encore un point ne peut aspecter qu’un point, c’est à dire une étoile ou une planéte et non un signe ou une constellation. Autrement dit la fait de se servir des 12 signes ou des 12 constellations est aussi imprtaticable dans un cas comme dans l’autre.

Si l’on a découvert la précession des équinoxes, c’est parce que l’étoile  que l’on mettait en rapport avec le point vernal ne restait pas la même. Ce qui montre  qu’au point vernal correspondait une  étoile  « vernale » ou  équinoxiale, ce que les astrologues du XVIIe siècle comprenaient.

Par ailleurs, il  y a la tradition des étoiles fixes royales qui montre bien que l’on s’intéressait aux étoiles et non aux constellations qui sont des ensembles arbitraires  d’étoiles, selon des découpages problématiques et discutables.

De fait, le maintien du symbolisme zodiacal  crée de la confusion puisqu’il existe tant chez les astrologues  tropicalistes  que sidéralistes. En fait, il  y a là un amalgame facheux  car le zodiaque des saisons devrait se constituer sur 4 bases  et non sur douze, en rapport avec les

4 saisons et on devrait laisser le Zodiaque à 12 aux seuls sidéralistes.

 Revenons sur l’argument de Dorsan signalé plus haut. En fait il ne s’agit pas de se polariser sur le 0°  Bélier mais sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, soit ce  qu’on appelle généralement le O° bélier, le 0° balance d’une part  et le 0° Cancer et le 0° capricorne. Or, pour nous,  le 0° bélier et le 0° balance s’équivalent et de même pour le 0° Cancer et le 0° capricorne, donc l’argument des deux hémisphères tombe de lui même puisque cela ne change rien à l’affaire..

Quant à se fixer une fois pour toutes sur la constellation du Bélier, cela n’a aucun intérêt car  ce point de départ n’a aucun  fondement naturel à la différences des axes équinoxiaux et solsticiaux.   Quant à l’argument de la précession des équinoxes pour laisser entendre que le repére initial se perdrait si l’on renonçait à la constellation du bélier – mais à quelle étoile de cette constellation???? – puisque le Zodiaque tropique devrait selon nous abandonner toute référence au symbolisme zodiacal. D’ailleurs, si  nous utilisons cette terminologie, c »est uniquement  parce que cela reléve du méta-langage des astronomes tout comme d’ailleurs le nom des planétes que les astronomes ont emprunté à la mythologie par  pure convenance.

SElon nous,  en optant pour des étoiles comme repéres célestes pour les axes équinoxiaux et solsticiaux, on mettrait fin au  clivage entre

sidéralisme et tropicalisme. Il s’agirait de désigner les étoiles fixes correspondant à un moment donné aux dits axes car pour nous une planéte ne se conjoint pas aux dits axes mais  aux étoiles équinoxiales et solsticiales, ce qui permet de visualiser les conjonctions dans le ciel quand telle planéte se rapproche en perspective de telle étoile..

 Une autre erreur de Dorsan est  de penser l’astrologie comme une affaire individuelle. En fait, nous sommes engagés dans un destin collectif  même si en aval nous le vivons chacun à notre manière. Mais ce n’est pas l’astrologie qui doit se substituer à l’étude du psychisme individuel et par conséquent, ce n’est pas à l’échelle de la personne que l’on va pouvoir statuer sur la valeur de telle ou telle méthode astrologique, comme d’observer que l’on se retrouve plus en tel signe qu’en tel autre. Cela aura été le tort de Marie-Louis Sondaz, à la fin des années trente du siècle dernier, de proposer de tenir compte du signe solaire pour diversifier l’impact des configurations astrales. En fait,  nous sommes tous marqués par le même conditionnement cosmique et ce n’est pas à l’astrologie d’apporter plus de précision que cela. Cela dit, sous le terme d’anthropococosmologie que nous préférons à celui d’astrologie (cf notre  article de cette fin d’aout 21 sur ce sujet), l’on peut tout à fait des  études d’ordre sociologique comme psychologique.

é

 

 

 

 

 

 

JHB

29. 08 21

 

 

 

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

12
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs