Sur la judéité de Jésus objective par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 26 septembre 2021

Sur la judéité objective  de Jésus  par Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons que Jésus personnifie le Juif  non point par ses idées mais par ses  actes.  Son aptitude à faire bouger les lignes est édifiante et tout juif  en pleine possession de ses moyens se reconnaitra en lui. Nous avons en effet appris,  notamment depuis le X VIIe siècle, qu’être Juif ne saurait se réduire à l’adoption d’une certaine doxa, d’un « judaisme. C’est pourquoi l’on préférera le terme de judéié  cf Nathalie SABA, Les paradoxes de la judéité dans l’œuvre romanesque d’Albert Memmi, éd. Edilivre APARIS, Paris, 2008.)

En aucun cas, Jésus ne nous apparait comme  unique en son genre. Nous le voyons comme un « Juste », un Tsadiq, au sens qui réssort dans l’épisode de Sodome qand « Dieu » demande combien de Justes on peut compter dans cette ville. Il suffirait d’une infirme proportion mais encore  faut-il que le compte y soit. Ce qui ne sera pas le cas.

Cela signifie qu’il s’agit d’une ville qui ne »cultive » pas ses Justes, qui ne leur permet pas de remplir leur rôle de purification tout comme l’on  parlera d’une insuffisance de certains éléments dans le sang d’une personne. La carence en  globules rouges conduit à l’anémie.

Jéssus ne serait donc pas Juif parce qu’éléve dans le judaisme mais de par sa mentalité  révolutionnaire.

On doit distinguer en ce  sens  antijudaisme et antisémitisme. L’un concerne une certaine historicité, l’autre une certaine supériorité pouvant se manifester dans les domaines les plus divers et ce sans rapport avec le judaisme. Un Juif peut tout à fait  s’oppose  à une certaine orthopraxie ou à une certaine forme de sionisme.

Ainsi, selon nous, il n’est nullement évident que les Juifs doivent vivre ensemble et l’on sait le caractère sinistre du terme « concentration » au XXe siècle. Il semble que l’on ait fait la preuve que  le rassemblement des Juifs ne soit pas la bonne  « solution ». D’ailleurs, Herzl, dans sn Etat Juif,  limitait la portée d’un tel regroupement (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars E Ramkat, 2002)

Il importe que le XXIe siècle reconnaisse l’existence nécessaire  d’une minorité au sein de toute société/ La crise sanitaire a malheureusement montré- de façon assez malsaine   que l’on tendait  à vouloir  imposer un seul et même statut pour tous au lieu de  traiter une certaine élite selon d’autres critères. On entend des consignes selon lesquelles,  il est question des « autres », ce qui en français ne signifie nullement différence mais similitude, assimilation à une seule et même et  unique  catégorie/.

Comme le note Alain Minc dans son dernier livre,  les Juifs qui ont le plus d’impact se sont démarqués des pratiques et des croyances en vigueur de leur temps.  Mais, il arrive toujours un moment où certaines appartenances se font plus manifestes à la fois chez les Juifs et chez les non Juifs. Ce qu’on appelle dans notre anthropocosmologie  la période solsticiale de Saturne.

JHB

25 09 21

 

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jacques Halbronn Morphosémantique. M et F. Matière et forme: le chaud et le froid.

Posté par nofim le 23 septembre 2021

jacques Halbronn  Morphosémantique. M & F.  Matière et Forme: le chaud et le froid, la vie et la mort.

 

 

 

 Nous nous portons en faux contre la relation généralement admise Matière- Mater car la Matière est de l’ordre du Masculin et non du Féminin, comme l’indique son initiale M. Et pour les mêmes raisons, la Forme avec son F  est de l’ordre du Féminin.

Nous dirons que la matière est chaude  et la Forme, froide.(F).  La matière est humide, mouillée, molle  et l a forme séche.  On sait que le froid confère sa forme définitive à un objet  en fusion. En ce sens, nous dirons que la Matière s’apparente à de la lave brulante, bouillonnante incandescente,  au sperme masculin jaillissant et qui est voué à se refroidir. On retrouve un tel scénario  avec le big  bang.

La matière est vivante, la forme  est mort. Dans les premiers versets du Livre de la Genése, dont la tonalité est féminine, la matière première est présentée comme un « tohu bohu » dont il est bon de sortir. Le récit de la Création est celui de l’émergence de formes tels les deux luminaires, le soleil et la lune.

 

 

טז וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים, אֶת-שְׁנֵי הַמְּאֹרֹת הַגְּדֹלִים:  אֶת-הַמָּאוֹר הַגָּדֹל, לְמֶמְשֶׁלֶת הַיּוֹם, וְאֶת-הַמָּאוֹר הַקָּטֹן לְמֶמְשֶׁלֶת הַלַּיְלָה, וְאֵת הַכּוֹכָבִים.  16 Dieu(Elohim) fit les deux grands luminaires: le plus grand luminaire pour la royauté du jour, le plus petit luminaire pour la royauté de la nuit, et aussi les étoiles.
יז וַיִּתֵּן אֹתָם אֱלֹהִים, בִּרְקִיעַ הַשָּׁמָיִם, לְהָאִיר, עַל-הָאָרֶץ.  17 Et Dieu les plaça dans l’espace céleste pour rayonner sur la terre;

 

 Le  F, c’est ce qui est fini, ce qui a pris sa forme définitive, qui ne se meut plus., c’est la frontière.

Il est clair que la matière peut prendre, revêtir , donner lieu à  toutes sortes de formes dans le temps et dans l’espace. En ce sens,  l’on passe de l’un au multiple.

 

 

 

 

 JHB

25 09 21

 

 

 

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Jacques Halbronn Manifeste du « Qualisme », de la « queste. »

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Manifeste du « Qualisme », du questionnement

 

 

La lettre Q n’est pas très populaire en français en raison de sa consonance avec certains

termes jugés vulgaires. C’est ainsi qu’à la BNF, il n’y  a pas de « Salle »  Q. Il resre que

l’initiale Q, au niveau morphosémantique est singulièrement porteuse. On a le Q

de Question, de (s’en)quérir  de quand, de (pour)quoi, de qui, de (le)quel,  de qualité

(comme de quantité)/ et ainsi de suite. Et l’on pourrait ajouter le quomodo latin qui

a donne notre comment (commentaire). En latin, on trouve aussi  le quia, le quid,

le quo (Quo vadis) le quando.  Dans les langues germaniques, l’initiale Q a disparu

dans who, what,  which, when, where. pour l’anglais. On a un probléme en  français avec le « où » qui ne comporte

pas le  Q  initiale du quo latin.  C’est probablement à rapprocher de « unde ».

D’où  le Qualisme – prononcer Quoilisme)  que nous proposons pour signaler et dénoncer

la crise du questionnement qui fait que l’on ne prend plus la peine de demander

« lequel » quand on parle de « Dieu », de « peuple ». On ne sait plus qui parle et à qui

l’on s’adresse. On reste délibérément dans le vague et cette absence du Q est

assourdissante.

Face au premier verset de la Genése, se pose  ainsi une triple question:

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.

 

Mais quel Dieu, quel Ciel et quelle Terre. Et l’on pourrait plus loin demander

« Quelle humanité (Adam).? L’article défini  devrait le plus souvent laisser la

place à l’article  indéfini: un certain Dieu, un certain Ciel, une certaine Terre (promise)

, un certain Peuple etc.Il y  a là abus de non-qualification. Or, la langue nous donne

les moyens de qualifier, de préciser de quoi, de qui  il est question. La langue nous

enseigne qu’il y a un « nous » et un « vous », donc une dualité sociale tout comme elle

distingue le masculin et le féminin/ Ce sont là les acquis  parfois altérés -

du morphosémantique. passés à la trappe. Quel temps fait-il? A  quel niveau  se place-t-on?  On pense

à l’Ecclésiaste: il y a un temps pour chaque chose, ce qui répond  au quoi et au

quand.

Nous voudrions par ce Manifeste, revendiquer le droit de demander de quoi, de qui

parle-t-on? Quel est le dieu dont il est ici question  et que vous désignez sans le

moindre article.  Quel est le peuple,  auquel « Dieu » – ce Dieu- s’adresse quand il dit

« mon peuple » (Ami en hébreu) ?

Exode  III

ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, רָאֹה רָאִיתִי אֶת-עֳנִי עַמִּי אֲשֶׁר בְּמִצְרָיִם; וְאֶת-צַעֲקָתָם שָׁמַעְתִּי מִפְּנֵי נֹגְשָׂיו, כִּי יָדַעְתִּי אֶת-מַכְאֹבָיו.  7 L’Éternel poursuivit: « J’ai vu, j’ai vu l’humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j’ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances.

 

La langue met à notre disposition  la forme possessive (qui est suffixale en

hébreu) comme  le  Elohénou  du Ecoute Israel.

 

  Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chémâ, Israël, Ado-naï Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

Si c’est « notre Dieu », ce n’est celui des autres. Là encore, le Qualisme a son

mot à dire. De quel Dieu parle-t-on? Et pourquoi est il précisé dans les

Dix Commandements :  »Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. » Cela implique

qu’il  y a d’autres dieux mais qu’un certain dieu est lié à un certain peuple.

Ne pas prendre la peine de  préciser qui est qui, qui  fait quoi,  n’est  ce pas  favoriser le vol,

l’appropriation  d’identité?.

Le Qualisme, c’est le droit désormais de ne plus laisser passer des expressions

équivoques. Pour nous, au niveau théologique, on ne saurait confondre

l’univers  et notre petit monde terrestre avec « son » ciel, celui du systéme solaire.

Autrefois, quand on ne connaissait pas l’immensité de l’univers, l’on pouvait

ne pas faire de distinguo. Mais ce n’est plus le cas et  Balise Pascal parlait déjà des deux

infinis. entre lesquels  notre humanité se trouvait.

Ainsi, ce « Dieu » qui créa notre ciel et notre terre, comment serait-il à l’origine

de tout l’Univers. Or, dans bien des cas  l’on continue à parler de  Roi de tout

l’univers »(Melekjh ha Olam)  pour désigner le dieu de la Bible. C’est  bien là une

formule outrée. Ce dieu n’est pas le dieu de tout l’univers et même pas le dieu de toute

l’Humanité. C’est un dieu aux pouvoirs limités.

Dans un autre texte, sur matière et forme, nous précisons que le dieu premier est

illimité mais notre dieu ne l’est pas, c’est un dieu second, un « démiurge » et en cela

il est féminin et non masculin.

Dans le même chapitre de la Genése, il est question de la dualité de « Dieu » (Elohim)

à la fois masculin  et féminin  tout comme l’est  Adam, c’est à dire Matière et Forme.

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.

 

La matière précéde la forme et la forme structure la matière et en cela elle vient

en second tout comme le dieu qui  « crée » notre Ciel et notre Terre, est un dieu

qui  passe de la matière à la forme, de la puissance à l’acte, de l’illimité au limité. Ce

dieu a ses limites, il doit se limiter, se focaliser. Face à une théologie duelle, il

y a, selon nous, une anthropologie duelle, celle de l’homme et de la femme, celle

du génie  et de la génitrice. Nous ne sommes pas  le seul aboutissement de 9 mois de

grossesse mais  résultat d’une longue hérédité, d’un temps autrement plus long.

Et puis le Qualisme ne saurait  faire abstraction du « quand », ce qui renvoie à

l’astrologie, c’est  à dire à notre Ciel jumelé à notre Terre et qui confère à notre

temps des phases, des périodes et l’on ne peut pas parler comme si notre

temps n’était pas structuré, d’où le sens de la formule citée de l’Ecclésiaste (Kohélet)

On notera qu’en anglais,   quality cohabite avec « equal ».(cf aussi équinoxe). alors qu’en français, on dit « égal », ce qui montre la parenté entre le g et le Q, comme dans leur

rappoer au « u »:  guerre  et  querelle.

 

JHB   21 09 21

 

 

 

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Jacques Halbronn Le syncrétisme centurique des quatrains et sixains

Posté par nofim le 16 septembre 2021

Jacques Halbronn

Le  syncrétisme  centurique des quatrains et sixains

 

Dans notre post doctorat consacré à la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle (Ecole Pratique des Hautes Etudes

VE section) en 2007, nous avions signalé les doutes de l’auteur de l’Eclaircissement des véritables quatrains (1656).

Le corpus centurique est fortement marqué par le phénoméne du syncrétisme auquel nous nous consacrons sur plusieurs domaines, linguistique,biblique et astrologique notamment. Le syncrétisme se caractérise par le fait de mettre en vrac au sein d’un même corpus des données disparates, dans le temps et dans l’espace. Pour créer une impression d’unité,  les expédients sont l’idée de synonymie, particulièrement exploitée dans le champ linguistique et morphosémantique  et  la technique du commentaire visant à traiter comme étant d’un seul tenant tout un corpus, comme ce fut le cas en 1594 avec Jean Aimé de Chavigny dans son Janus François  puis dans le dit Eclaircissement du dominicain Jean de Réchac. Ajoutons, l’application d’un même formalisme comme pour les centuries de quatrains pour le corpus Nostradamus.

Certains auteurs  se sont voués à nier l’existence d’un tel syncrétisme, comme dans le cas de Patrice Guinard pour qui la forme du quatrain est la preuve même de l’unité de la publication centurique, sa démarche visant notamment à mettre l’accent sur l’interprértion des dits quatrains. Si  l’Histoire  peut être recoupée par les divers quatrains, c’est la preuve que ces quatrains constituent un ensemble d’un seul tenant et en quelque sorte indivisible, selon  Guinard lequel insiste sur la personne de Nostradamus seul et unique auteur d’un tel ensemble.  L’historien du syncrétisme est habitué à une telle argumentation et notamment dans le champ du religieux – on pense à la prétendue unité de la « Bible » avec l’argument de la préfiguration  et même à la pretendue unité de l’Ancien Testament et notamment du Pentateuque -  et de sa pratique tout comme dans le champ de l’astrologique, dans lequel Guinard est également impliqué avec la même ferveur.

La thèse d’une unité d’inspiration du corpus centurique  n’est plus guère tenable et nous avons montré que les  « faussaires » auront intégré dans les Centuries  des éléments disparates et souvent contradictoires  On pense à Crespin dont les quatrains antijudaiques  sur la Synagogue furent intégrés dans les Centuries tout comme la Guide des Chemins de France. (cf le travail  de chantal Liaroutzos). En 1997, au Congrès Prophétes et prophéties, à la Sorbonne, nous avons montré que l’évolution du contenu des éditions parues dans les années 1588-89  suivait l’actualité politique. (cf notamment le quarain  46 de la IVe Centurie qui figure déjà dans la première éditions supposée de 1555! « Garde toi Tours  de ta proche ruine ». tout comme le couronnement d’Henri IV, début 1594 aura produit un quatrain comportant le nom de Chartres, lieu du dit couronnement. Guinard, évidemment,  pourra toujours déclarer que tout cela avait été « prévu », « préfiguré » par Nostradamus!  Il est vrai que le prophétisme se prête à de tels arguments (cf notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France, formation et fortune,  1999,  Presses Universitaires du Septentrion)

L’intégration des sixains  dans le dit corpus aura fait tiquer plus d’un tout simplement parce qu’il ne s’agissait pas. de… quatrains. On voit à quoi tient le niveau critique des négateurs du syncrétisme. Nous avons découvert que ces  58 sixains avaient été l’oeuvre d’un certain Noel Morgard (auquel s’est intéressé par ailleurs Hervé Drévillon, Lire et écrire l’avenir. Ed Champ Vallon, 1996, à partir de sa thèse de 1994)  La découverte de ces sixains (à la Bibliothèque Mazarine) aura mis en évidence le processus de récupération suivi par les « faussaires »..(cf  Prophetica judaica Aleph : documents inexploités sur le phénomène nostradamique / par Jacques Halbronn. Suivi d’un dossier de documents nostradamiques comportant notamment Les trois épîtres pour l’an 1557 / de Michel de Nostredame. Les prophéties dédiées à la puissance divine / d’Antoine Crespin, dit Archidamus. Prophéties présentées au roy Henry le Grand / de Noël Léon Morgard, ED Ramkat 2002,. Cette découverte totalement nouvelle pour tous les « nostradamologues » (Ruzo, Chomarat, Benazra etc) ne nous avait été rendue possible que parce que nous ne nous sommes jamais cantonnés au seul corpus Nostradamus, circonscrit par l’usage au  titre ou dans le texte du nom de Nostradamus, notamment dans le cadre de la réalisation de notre CATAF, Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français, mis en  ligne sur le site du CURA dès sa création en 1999. Nous mêmes, nous avons cru qu’un Antoine Crespin s’était servi des Centuries- thèse reprise par Pierre Brind’amour dans son édition de 1996, chez Droz avant de comprendre que certes Crespin avait imité  Nostradamus mais que c’est justement cela qui avait conduit à s’en servir. Dans le cas de Morgard, ce n’est évidemment pas par hasard qu’il composa 58 sixains alors que la Centurie VII n’en comportait que 42. Mais la ficelle était un peu trop grosse – même pour Guinard – avec ses anagrammes cousus de fil blanc.  Il reste que le syncrétisme prospère sur l’ignorance. La connaissance de la période de la Ligue, trente ans après les contrefaçons datées de 1555-1557  aurait probablement évité à Guinard  de ne pas prendre des vessies pour des lanternes. De la même façon, les anglophones qui ignorent la langue française n’ont aucune conscience du syncrétisme  qui sous tend leur langue tout comme les Juifs  qui ne connaissent pas l’histoire du monde juif  durant le premier millénaire avant JC  ne ressentent aucune gêne à  se servir du nom d’Israël pour se désigner, ignorant que la cible privilégiée de leurs prophétes était cette « Maison d’Israel ». Ils ont il est vrai l’excuse de l’usage du nom d Israel  dans le livre de l’Exode, notamment, lors de la Révélation du Sinai, ignorant que la dite Maison d’Israel  avait rédigé son propre narratif -notamment pour ce qui est de la Sortie d’Egypte sous la guidance de Moïse et que par la suite, du fait du syncrétisme, tous ces textes avaient été réunis et rassemblés,indistinctement;

 

 

 

 

 

JHB

16 09 21

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jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

 

 Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

 

Dans le collectif  » Écrire la nature au XVIIIe siècle [Texte imprimé] : autour de l’abbé Pluch »e / Françoise Gevrey, Julie Boch, Jean-Louis Haquette, dir.

( Paris : PUPS, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, DL 2006) la dernière partie est consacrée à l’Histoire du Ciel, parue après le Spectacle de la Nature On notera un texte reliant Pluche à Court de Gébelin (Monde Primitif, volume sur les fables,  1771) et Charles Dupuis (Origine des Cultesà  par A. M. Mercier-Faivre) et l’on notera l’intérêt que Pluche portait aux questions d’ordre linguistique, ce qui est également notre cas  (cf son   troisiéme opus La mécanique des langues), cf  également

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -
En fait, il nous semble  que la méthode  « régénérative » de l’abbé Pluche n’avait pas encore pleinement décrite et que plus généralement,  cette méthode n’aura pas encore  impacté suffisamment jusqu’à maintenant  la recherche historique.

 

JHB

13 09 21

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Jacques Halbronn Astrologie. Individualisme et statistique ne font pas bon ménage.

Posté par nofim le 10 septembre 2021

Jacques  Halbronn    Astrologie. Individualisme et statistique ne font pas bon ménage.

 

Il semble que les astrologues n’ont pas encore  bien compris que  l’étude astrologique de cas isolés n’est pas « payante » pour mettre en évidence le « fait astrologique » dans la mesure où l’on bascule dans l’incomparable.Michel Gauquelin avait montré la voie en travaillant sur des catégories socio-professionnelles (cf  notre étude avec les Personnalités planétaires. Paris, Lagrande conjonction- Trédaniel, 1992)

Nous pronons une méthodologie  « répétitive »,  « récurrente » où le même signal  sera repris pour une période importante et par une population de taille. et non, par conséquence, pour des cas et des événements isolés.  Or, l’astrologue « ordinaire » est condamné à se contenter de  coups de sonde par trop brefs.

Certains penseurs de l’astrologie – on pense à Roger Hecquet – ont voulu imposer à la démarche  astrologique une certaine idée de la vie en société par trop marquée par une vie au jour le jour. Ils auront tenté de faire entrer l’astrologie  dans ce qui ne peut se révéler que comme une impasse. Dans certains cas, cela ne les aura pas empêché d’effectuer des constats pertinents à partir de tel ou tel cas mais ils n’ont pas compris que ce qui valait astrologiquement dans tel cas  valait également pour beaucoup  d’autres. Ils n’ont pas compris qu’une même configuration astrale pouvait impacter un grand nombre de personnes. Cela tient à la trop grande importance qu’ils accordent au thème  natal, ce qui a plombé leur recherche. Dès 1976, dans Clefs pour l’Astrologie, nous mettions en garde contre le « thème natal » mais nous n’avons pas été suivi  pas   plus que lorsque nous conseililons le monoplanétarisme (cf L’Astrologie selon Saturne, 1994, ED La Grande Conjonction). C’est pourquoi nous repartons en croisade. Mieux vaut tard que jamais pour « sauver » les prochaines générations d’astrologues. Pourtant, en dehors du milieu astrologique, les gens ne voient pas d’inconvénient à se dire de tel ou tel signe, tout en sachant qu’ils ne sont pas seuls dans ce cas ni pour admettre que des événements comparables puissent arriver à un grand nombre. Or, les astrologues rejettent cette forme d’astrologie, jetant le bébé avec l’eau du bain car s’il est juste que la symbolique zodiacale  n’a pas grande valeur en soi, la philosophie sous jacente n’en est pas moins valable dans son principe collectif. Le public sent bien que la vérité de l’astrologie est dans une certaine faculté à rapprocher les gens et les évenements au lieu de les séparer, de saucissonner le monde à l’extréme.. Le public va vouloir que les gens nés sous le meme signe se ressemblent.  Ce référentiel zodiacal n’est pas valable mais l’attente est légitime par rapport à ce que pourrait un jour apporter l’astrologie.

Le cycle saisonnier nous enseigne qu’il existe des périodes d’une durée de 3 mois avec un commencement, un pic et une fin, ce qui correspond à la catégorie de quadruplicité : signes cardinaux, fixes mutables qu’il faut comprendre comme un processus continu et qui va croitre. Or, la division en 12,  donne l’impression qu’au sein d’une même saison, il y a des  clivages et c’est pourquoi, nous pensons que le Zodiaque doit être réduit à une division en 4, articulée sur les équinoxes et les solstices avec une dialectique marquée entre les uns et les autres, ce qui est le b-a  ba de l’astrologie que certains ont oublié comme Barbault qui ne distingue pas entre les conjonctions ayant lieu dans telle ou telle partie du Zodiaque (cf LEs astres et l’Histoire, Paris, Pauvert, 1967°

Nous en sommes arrivés à la conclusion selon laquelle c’est toute l’Humanité qui serait impactée par le seul cycle de Saturne tout en précisant que face à un même stimulus, les réponses peuvent varier à l’infini au niveau existentiel. Mais il serait chimérique de la part de l’astrologie de croire que c’est par l’astrologie que l’on serait en meure de circonscrire, d’embrasser  une telle diversité. C »est à une telle utopie que l’astrologie va devoir tôt ou tard renoncer.

L’astrologie doit devenir ou plutôt redevenir un outil à la portée de chacun. Non pas dans l’esprit de ces manuels qui promettaient que chacun pouvait apprendre l’astrologie, comme Maurice Privat dont le traité, paru en 1935, nous aura mis le pied à l’étrier mais comme un tableau de bord que chacun pouvait consulter à tout moment non pas dans les livres mais dans le ciel,  non pas au bout d’une lunette mais à l’oeil nu.  Une astrologie à l’échelle de la Cité, républicaine, sans avoir besoin d’aller consulter un astrologue. Car quelque part, c’est la corporation des praticiens de l’astrologie qui fait de la résistance; Or, pour nous,  l’astrologie doit devenir un outil pour le psychanalyste, non pas à lui fournissant une « carte du ciel » individuelle mais en lui offrant un concept général comme cela fut le  cas pour le Complexe d’Oedipe, il y a plus d’un siècle. Il est probable que ce sont les thérapeutes qui voudront se servir de notre modéle/modém et non les astrologues et nous pensons que l’enseignement de l’astrologie en tant qu’outil thérapeutique doit être réservé aux personnes formées par ailleurs et n’attendant pas tout de l’astrologie.. De la même façon, l’astrologie doit être mise dans les mains des historiens plutôt que de demander aux astrologues de se faire passer pour des historiens. Car quel sens y a  t il à donner des exposés historiques, comme l’ont fait Barbault ou Hecquet avec un certain talent(cf son Traité d’astrochronobiologie individuelle et mondiale, Dervy 2008) s’il s’adressent à des lecteurs qui ont une culture historique médiocre  et qui sont obligés de prendre pour argent comptant les données historiques qui leur sont fournies et  sont choisies en connaissance de cause. Il convient que l’astrologie s’appuie sur des faits connus de tous, que l’on peut retrouver sur Internet  et non sur les données que tel client sera en mesure de fournir et qui ne permettent aucun recoupement;  Il  y  a  là un malheureux mélange des genres:  il y a un temps pour brosser les tendances générales d’une société,  pour une période donnée et un temps pour aborder les cas particulier.  L’astrologie est au moulin,  le psychologue, le sociologue, le « politiste »  au four. Le  jour où les astrologues seront invités dans un débat avec d’autres experts, on pourra crier victoire mais on n’en est pas là,

 

 

JHB

10. 09 21

 

 

 

 

 

 

JHB

10 09 21

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L »astrologie et le pari de Pascal par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 10 septembre 2021

 

 

L’astrologie  au XVIIe siècle   et le pari de Pascal

 

par  Jacques  Halbronn

 

Mersenne, à la fin de ses Préludes à l’Harmonie Universelle  paru en 1634  (cf notre communication, Colloque Gassendi, Digne, 1992)

écrivait  (p. 106, exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal, Paris)

 

  1. «    Je désire que tout le discours que j’ay fait de l’Astrologie s’entende seulement de celle que l’on nous a donnée iusques à présent (.)  car  je ne veux pas nier que l’on ne puisse  scavoir beaucoup de choses par la contemplation (…) lorsque Dieu en aura donné  la véritable connoissance à ceux qu’il  luy plaira Et peut être  qu’il ne se fait rien  (…) qui ne dépende  de la différente constitution  des  astres  ou qui ne soit signifié par leurs  rencontres & aspects (…) mais parce que ce n’est pas certain & que nous n’avons  nul moyen de le scavoir, c’est perdre le temps que faire des Horoscopes pour trouver  la  qualité du tempérament, de l’esprit ou des autres choses que l’on désire scavoir »

On mettra ce propos en paralléle avec le célébre « pari de Pascal »,  repris dans ses « Pensées », parues en 1670. En l’occurrence, le texte que nous avons reproduit  ne suit pas la même direction que celui de Blaise Pascal puisque son auteur (Mersenne/ Gassendi) conclut à l’inverse que dans le doute, il préfère s’abstenir. Il n »est pas ici question de Dieu mais de l’astrologie mais Dieu n’en est pas moins évoqué puisqu’il lui revient de décider, un beau  jour,  de fournir  les « clefs de l’astrologie »

Il reste que son auteur n’exclue nullement une telle éventualité mais n’en déclare pas moins  que puisque cela n’est pas « certain », il ne serait pas raisonnable de « parier » que l’astrologie puisse un jour, par quelque grâce, devenir une science vraiment fiable.

On observe donc ici qu’il  y a deux poids deux mesures dans l’interprétation du Pari de Pascal.  En tout état de cause, il nous semble qu’il convient au XXIe siècle de se demander si l’astrologie ne mérite pas que l’on parie sur elle. Rappelons cette formule de Malraux: Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. Il semble déterminant qu’au niveau européen, l’on investisse dans la recherche  et l’enseignement de l’astrologie (CNRS, Collége de France etc) et que l’Europe puisse prendre de l’avance dans ce domaine alors qu’elle a pris du  retard dans tant d’autres. On devra notamment envisager cette question dans le domaine non seulement des sciences religieuses mais aussi des sciences politiques et du Droit Constitutionnel.

 

 

JHB

 

09 09 21

 

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Liberté, égalité, fraternités : pour une nouvelle lecture de la devise républicaine

Posté par nofim le 9 septembre 2021

Liberté, égalité,  fraternités  (sic) : pour  une nouvelle lecture de la devise républicaine

par  Jacques  Halbronn

L’observation de la Société nous incite à mettre le terme « fraternité » au pluriel et non  au singulier comme dans la version actuelle de la devise républicaine.  Si l’on peut parler de liberté et de l’égalité, au singulier, il ne saurait en être de même pour le mot Fraternité. Il importe précisément de respecter l’idée de pluralité qui vient en contrepoint et contrepoids de l’idée  d’Egalité, mettant ainsi en avant une forme de dualité entre l’un et le multiple, le centripète et le centrifuge.

Prôner a la fraternité, au singulier, ne  serait-ce pas laisser entendre, croire que nous partageons tous les mêmes valeurs, les mêmes repères? C »est générer du porte à faux.

On sait au demeurant que la Révolution Française accoucha de la Loi Le Chapelier réputée hostile aux « corporations » lesquelles peuvent être aussi appelées  « fraternités ». On aura préféré depuis  l’anglais « club » (bâton, cf le jeu de tarots)  comme le Club des Jacobins. (cf l’article Fraternité,  sur Wikipedia)

Donc, selon nous,  les gens tendent  instinctivement à se regrouper sinon à s’organiser en « fraternités », en « sociétés », en « associations ». Est-ce à dire que le mot Fraternité dans la devise républicaine serait une incitation à ce que chaque individu assume son ou ses appartenances, qu’il ne doit pas  se comporter tel un électron libre?

On peut penser que la Gauche  serait plus axée sur l’idée d’égalité et la Droite sur celle de « fraternités » (au pluriel). Il est vrai que le fait de parler  de  « fraternités » peut conduire à une forme d’aparthéid.

Certains inversent le probléme  et demandent «  Comment pourrions-nous être frères dès lors que l’on ne reconnaît pas être enfants d’un même Père ? » MAis précisément, l’idée de fraternité est liée à celle d’une diversité à assumer. Le « frère », c’est le « prochain », celui dont on tend à se rapprocher parce qu’il nous ressemble visuellement et pour nous le visuel doit être respecté par ce qu’il nous révéle et nous enseigne aussi bien sur  terre que dans le ciel (cf notre anthropocosmologie) C’est dans la mesure où l’on perçoit des clivages de tous ordres, dans le temps comme dans l’espace, que l’on apprend à décrypter le monde, à ne pas confondre, par exemple , les étoiles (fixes) et les planétes.(errantes)

Comme par hasard, les gens qui se fréquentent se ressemblent par l’âge, le sexe, la couleur de la peau, la langue, la religion. Le role de lEtat est de faire cohabiter au mieux ces « communautés ».(fondé sur ce qui est déjà  commun  ici et maintenant., de composer avec la diversité.

 

JHB

 

09 09 21

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jacques Halbronn Le mauvais emprunt et la dialectique Ecrit-Oral

Posté par nofim le 8 septembre 2021

jacques  Halbronn

 

Le  « mauvais » emprunt et la dialectique  Ecrit-Oral

 

 

 

 

A ma grand mère, Claude Jonquière (1885-1957)

 

L’orthographe d’usage rendue facile ( manuscrit posthume)

 

 

 


En 1989, nous avons achevé un mémoire sur l’approche comparative  et la didactique contrastive

 sous la direction de Louis-Jean Calvet (sur SCRIBD). :  Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire 1987 et. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989. cf aussi  DESS d’ethnométhodologie(  Paris VIII st Denis) sous la direction d’Yves Lecerf. Le milieu astrologique, ses structures et ses membres.

Il  y a donc une trentaine d’années- nous était apparue comme offrant une certaine valeur heuristique. Nous soulignions alors le respect de l’orthographe française par l’emprunteur anglophone comme dans le cas de « queue ». Mais l’orthographe est une chose et la prononciation phonique en est une autre et visiblement l’anglais n’était pas parvenu ou n’avait pas souhaité prendre connaissance des modalités de passage de l’écrit à l’oral propres au français. D’ aucuns, bien imprudemment, préconisent une réforme de l’orthographe du français, en raison, disent ils, du décalage entre l’écrit et l’oral en français qu’ils jugent inacceptable. Mais encore faudrait-il se demander si ce décalage observé ne tient pas à à une certaine ignorance quant au mode de prononciation du mot écrit en français/.Est-ce que l’enseignement du français ne serait pas déficient à ce propos ? Selon nous, le « vrai » français est celui qui est parlé par ceux dont c’est la langue maternelle et qui ne sont pas influencés, à un degré ou à un autre, par la familiarité avec une autre langue.

 

Qu’entend-on ici par  « mauvais emprunt »? Cela se produit lorsque le processus d’imitation  se trompe de cible  et ne prend pas la juste mesure de l’objectif ainsi poursuivi. Dans le cas de l’anglais qui fut notre champ d’observation, dès le début des années 80  (cf  notre DEA  en Etudes anglophones; Lille III sur une traduction anglaise d’un traité français du XVIe siècle (auteur Auger Ferrier) sous la direction d’André Joly. 1981), l’anglais aura emprunté au français certains éléments mais toute la question est de savoir s’il l’a fait à bon escient.

Car une chose est d’éprouver de la fascination pour un « objet », une autre de déterminer de quelle façon cela ira se concrétiser et de quels moyens l’on disposera. C’est bien là le « hic ». Ce que l’on empruntera ne sera pas nécessairement pertinent. On parlera alors d’un « mauvais emprunt », d’un emprunt « mal venu », « raté, qui aura manqué sa cible.Il est vrai que l’objet convoité risque fort d’être appréhendé comme un tout sans que l’on parvienne à le décrire correctement en ses différents aspects. C’est notamment le cas de la dialectique entre l’écrit et l’oral.

Il  y a là quelque paradoxe car une langue se capte d’abord à l’oral de par sa musicalité propre. On peut aimer le chinois sans savoir le lire. Mais dans le cas du français qui s’écrit en caractères latins à l’instar de l’anglais, l’écrit apparait comme plus accessible au regard de l’emprunt

Autrement dit, l’anglais aura emprunté des milliers de mots au français mais n’aura pas « capté », pour autant, sa musique. Cela tient au fait  que l’écrit  ne comporte pas un vrai « mode d’emploi » en dehors du nom des lettres de l’alphabet, ce qui est bien insuffisant. car cela ne nous dit pas, notamment dans le cas du français, quand telle lettre se prononce ou pas:  on pense au « s » du pluriel qui ne s’entend pas systématiquement mais seulement sous certaines conditions (cas des liaisons) En  bref, l’anglais n’aura pas eu accés aux « arcanes » de la langue française en dépit d’une importation massive de mots d’origine française.

Il  est vrai  que le français a ses secrets de fabrication, ce qui aura échappé à la plupart de ceux qui auront tenté de le décrire. Certes, le français aura su perpétuer sa tradition  mais il ne l’aura pas, pour autant, explicité dans sa pédagogie tant et si bien que les francophones parlent une langue et en enseignent en quelque sorte une autre qui en est comme une trahison, un dévoiement/L’anglais aura ainsi emprunté un ‘engin » sans son bon mode d’emploi!

On esquissera ici les grandes lignes d’une description digne de ce nom de la langue française en insistant sur la maitrise des codes de prononciation. Mais il y a 40 ans, nous n’avions pas encore pris conscience pleinement d’une telle problématique et nous étions limité à la question de l’écrit, passant largement  à côté de l’oralité  du français, ce qui relevait d’une forme de schizophrénie propre à la plupart des locuteurs francophones lesquels, tout au plus, iront se plaindre des aberrations de l’orthographe du français, ce qui aurait du leur mettre la puce à l’oreille. C’est dire que les torts sont partagés, les francophones étant de médiocres enseignants de leur langue.

On insistera ici  sur la double  sophistication du français tant pour ce qui est de la combinaison des consonnes que pour les votelles, ce qui produit des sonorités quasiment imprononçables pour les « non initiés » tout comme certaines postures corporelles acquises en Asie à un très jeune âge peuvent difficilement se transmettre à des gens qui n’ont pas été « formés » très tôt. C’est aussi vrai dans le domaine de la danse ou de l’instrumentation musicale.

En ce qui concerne les combinaisons de consonnes, le français  « naturel » – par opposition à un français « artificiel » exige la pratique d’une certaine gymnastique dont une première approche du mot écrit ne donne au mieux qu’une vague idée car dans quelques cas l’oral aura déteint sur l’écrit , ce qui ressort de l’usage de l’apostrophe ou de l’accent.En pratique, le français parvient très fréquemment à unir des consonnes entre elles dans la « langue parlée ».Par exemple : au lieu de « ce n’est que cela » on dire « c’n'estqu »ça » ce qui fait que les mots ne sont pas faciles à distinguer et à séparer car ils s’enchainent, notamment par la pratique des liaisons qui exige d’anticiper sur le mot suivant selon qu’il commence par une voyelle ou par une consonne. Une telle prise en compte exige une certaine vigilance à laquelle les locuteurs d’autres langues ne sont guère préparés, ce qui donne un français « heurté » et non »fluide ». D’ailleurs ne dit pas que l’on parle « couramment »?

A cela vient s’ajouter, la combinatoire des voyelles qui conduit à des sons étranges qui ne sont pas rendus par l’alphabet lequel ne nous enseigne pas la prononciation du « on », du « an », du « un qui sont autant de « voyelles » supplémentaires non recensées par  l’alphabet, lequel se révéle, décidément,  être d’un faible secours. L’anglais aura dans de rares cas capté ces sonorités dans « I can’t », « I don’t » où l’on reconnait l’influence du « an » et du « on » du français même lorsqu’il ne s’agit pas du lexique d’origine française. Mais l’anglais ne prononcera pas « table » comme le fait le français et rendra par   un « bel » comme dans possible devenant « possibel » à l’oreille, centre devenant  « center » etc. tout simplement parce que l’anglophone de base n’aura pas appris en temps utile  associer deux consonnes entre elles, sans le recours à une voyelle intermédiaire.

Les autres langues « latines » n’offrent pas une telle particularité ou si rarement. On notera qu’en espagnol, la double consonne « pl » dans pleurer devient « llorar (idem pour le sort de pleuvoir), avec la suppression du « p » et en italien,  le  » place » du français devient « piazza ». D’aucuns diront que c’est le français qui a ajouté une consonne mais nous penchons pour l’explication inverse car il est plus facile de supprimer quand  un facteur est génant que d’ajouter!

En conclusion, l’anglais, en dépit de ses emprunts massifs au français qui auront multiplié les cas de synonymes dans un même champ sémantique, aura échoué dans ses tentatives de s’approprier la « musique » du français, tout simplement parce qu’il était plus facile d’accéder à l’écrit qu’à l’oral. Il  y a une morale à tirer de cela: ce qui est le plus accessible n’est pas nécessairement le plus  vital. Dans le cas de l’hébreu, il est à craindre que cette langue ait perdu ses codes de lecture de l’écrit et la restitution de la prononciation qui ‘s’est imposée  est tout à fait sujette à caution. Le cas du tétragramme jugé imprononçable témoigne d’une certaine déconnexion alors que le français semble bien avoir su conserver et préserver une musique de la langue qui se sera largement perdue en route ailleurs. C’est probablement ce qui aura fait son succés des siècles durant et en ce sens,le français doit être considéré comme un véritable trésor pour l’Humanité.

 

JHB

08 09 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Epistémologie. La preuve et la démonstration: deux approches de la « Science »

Posté par nofim le 2 septembre 2021

Jacques  Halbronn : La preuve et la démonstration : deux approches de la  « Science »

 

Que penser de celui qui demande des « preuves » de ce que l’on avance? Est ce de sa part un signe de rigueur ou bien dune certaine impuissance à penser par soi même? La plupart de ceux qui s’occupent d’Histoire nous semblent appartenir à ces chasseurs de preuves., quitte à les fabriquer ou à se voir berner par la production de oontrefaçons. Ils sont aisément victimes de supercheries littéraires puisqu’ils ne sont pas en mesure de développer une argumentation critique de qualité.

A l’opposé de ces amateurs de « preuves » tangibles, nous trouvons le monde des « vrais » scientifiques  qui sont sensibles à la force des arguments apportés quand bien même n’y aurait-il pas de « preuve » de ce qui est avancé. Les gens de la preuve parleront alors de « spéculations », ce qui sera, dans leur bouche, l’annonce d’une condamnation sans appel. Entre ces deux populations, c’est un dialogue de sourds  et il est recommandé quand on opte pour un directeur de thèse de savoir sur quel pied danser car cela risque fort sinon le pourrissement de la relation, du fait d’une certaine incompréhension mutuelle, chaque protagoniste étant déçu par l’autre. L’homme de la preuve attendait que l’on s’en tienne aux « faits », aussi invraisemblables soient ils  alors que l’homme de la « demonstration »  exigera que l’on évite les invraisemblance au regard d’un certain  « bon sens  » (Descartes) s aussi renseignées soient-elles.

Dans le cas des études nostradamologiques ou dans celui des études ptolémaiques, au regard de l’étude des textes,  il y a ceux qui ont une approche « factuelle » et apologétique  et ceux qui préconisent une méthode archéologique et critique si bien que les uns et les autres resteront sur leurs positions indéfiniment parce qu’il leur manquera toujours quelque chose chez leur interlocuteur.

Selon nous,  les tenants des « preuves »  ont fort peu confiance dans la « raison » raisonnante qui interroge les données disponibles pour les dépasser et les transcender. Ils se soutiennent entre eux dans leur résistance aux « thèses » qui « vont trop loin »,  comme pour un nageur qui se tient à distance du bord, de la rive. Ils attendent LA preuve « irréfutable », le document  « imaginé » par les gens de la démonstration  et dont ils font le pari qu’il n’existe pas et qu’ils n’auront donc pas à se plier face à un « raisonnement ». On retrouve là la dialectique déduction/induction.

Dans les deux corpus évoqués, celui de Nostradamus et celui de Ptolémée, l’un touchant au prophétisme astrologique , l’autre aux rapports astrologie.astronomie, les hommes de la « démo »  pourfendent les constructions des  « faussaires », imitant les quatrains des almanachs de Nostradamus, et rédigés dans le contexte de la Ligue face au futur Henri IV alors que les tenants de la « preuve » ne veulent pas croire à une telle imposture et n’entendent pas se contenter d’arguments « spécieux ». Pour cc qui est de Ptolémée, le débat que nous avons lancé depuis peu vise à déconstruire le dispositif des Dignités planétaires figurant dans la Tétrabible en montrant que le dit dispositif ne peut qu’être une version tardive, altérée, quand bien même ne retrouverait-on pas la dite  présentation  reconstituée selon une argumentation  structurelle et  géométrique. Pour les gens de a démonstration, la « raison » prime sur les  « traces », les « ruines »,  qui nous sont parvenues.

Dans le domaine linguistique, il est tout à fait légitime de vouloir reconstituer des états antérieurs d’une langue, quand bien  même nous ne disposerions point de l’accés direct  au stade en question  mais à des additions et à des altérations. En ce sens, nous sommes passés progressivement de l’Histoire des deux derniers millénaires à  leur « préhistoire » à reconstituer et à restituer, ce qui correspond à cette dialectique de la preuve et de la démonstration

Comme on l’a dit, d’entrée de jeu, les historiens  appartiendraient plutôt au type « preuve » qu’au  type « démo » alors que dans le domaine de des sciences dites dures, la qualité de l’argumentation, son élégance -selon le rasoir d’Occam- est  honorée et applaudie.  On a bien là la manifestation de deux « tempéraments », de deux modes de fonctionnement cérébral, que l’on retrouve dans nos travaux en anthropocosmologie., à savoir  que tantôt la mémoire ( solsticialité) est suractivée et tantôt c’est l’intelligence (équinoxialité). Mais d’un point de vue cyclique, nous pensons qu’il y a alternance de ces deux modes de pensée et qu’il est vain d’aller à contre-courant d’une « mode » tendanst à être consensuelle, pour un temps donné..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02 09 21

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