jacques halbronn Linguistique Les fausses pistes de l’emprunt anglais au français. Les barbarismes de dérivation, de substitution
En 1987 nous avions soumis à Louis Jean Calvet, auteur de Linguistique et Colobnialisme un mémoire intitulé Linguistique populaire; Epistémologie de l’erreur (cf plateforme SCRIBD) Il est important de dévoiler les sources des erreurs. Celui qui s’est donné pour but d’imiter une langue qui n’est pas la sienne risque fort de générer des barbarismes, tant d’ordre écrit que d’ordre oral, en se perdant dans les méandres d’une langue plus complexe qu’il ne l’avait supposé. Dans le cas du français, langue qui aura reformaté des langues primitives mais qui aura également été déformée à un stade ultérieure, nous avons affaire à un processus triangulaire que nous avons déjà appliqué dans différents domaines comme pour l’astrologie et pour le prophétisme. Nous donnerons ici plusieurs exemples de fausses pistes suivies par l’emprunt anglais.
Joy anglais pour joie français. Joy a été tiré de l’adjectif joyeux, tout comme employ pour le français emploi à partir du verbe français employer.
Indicate anglais pour indique(r) français a été tiré du substantif indication. Indicate est un barbarisme comme toute une série de verbes faibles anglais qui utilisent la finale « ed » pour marquer le participe passé mais aussi le pretérit Select vient du français sélection, reflect de réflexion, express d’expression, react de réaction, press de pression, predict de prédiction,
Establish vient du participe présent français établissant, avec le ing se substituant au ant comme punish,blemish, vernish etc
Nation anglais ne respectant pas à l’oral la diphtongue « on » a été tiré de l’adjectif français « national » qui n’applique pas celle-ci du fait de la liaison notamment.
Possible anglais respecte l’écrit mais ne correspond pas à l’oral car il a été tiré de possibilité, d’où la prononciation « possibel
War anglais (prononcer war) à partir du français guerre, ne sait pas que le u français après un g ne se prononce par comme un w. Idem pour William et Guillaume. Par ailleurs, la consonne initiale est évacuée en anglais.
Quiet anglais à partir du français (in)quiet, ne sait pas que le u français après un q ne se prononce pas. Cela donne en anglais kwayet. Idem pour quality, quantity. Cela vaut aussi pour l’anglais when dérivé du français quand. Il convient aussi d’examiner la prononciation anglaise des voyelles « a », « u » en la rapprochant des formes françaises en « ai » et « eu ». Tout se passe comme si le a avait été capté par le locuteur anglais sous sa forme française « ai »(parfait) et le u sous sa forme française « eu » (peur). Quant à la lettre i, qui constitue à elle seule le pronom personnel singulier de l’anglais (nice), l’on est tenté de la rapprocher du français ‘aille » qui allie le i et le a.
Encore importe-t-il de se demander si l’anglais ne refléte pas un état antérieur de la langue française. C’est ainsi que la finale « ed » du participe a bel et bien existé en ancien français et devait comporter une forme féminine en « ede » On devait avoir aimed et aimed. De même journée a dû être précédé de « journéde »,ce qui se retrouve en espagnol avec « jornada ». Le hic, c’est que la finale française en « ed » était muette pour le masculin ( d’où l’usage de l’accent en remplacement, l’écrit s’alignant sur l’oral) mais non pour le féminin. Or l’anglais s’est largement aligné sur le français au féminin d’autant que l’adverbe français utilise l’adjectif au féminin: active, activement, actively, la finale ly de l’anglais est un substitut au suffixe « ment » du français.
Par ailleurs, le fait que l’anglais ne diphtongue que très rarement tiendrait, selon nous, à son recours général aux formes longues du français lesquelles ne diphtonguent pas, du moins en principe comme pour l’article indéfini: un et une, ce qui donné en anglais a et an (devant une voyelle) Selon nous, on a bien élément, qui doit se diphtonguer mais élémentaire où le suffixe fait sauter la diphtongue et c’est cette seconde forme qui aura impacté l’emprunt anglais. Autrement dit, autrefois, on ne diphtonguait pas en français l’adjectif élémentaire., à la différence d’Elément. Idem pour moment (diphtongué) et momentané.(non diphtongué) Inversement, la français oral diphtongue par erreur « grande » sur le modéle de ‘grand » . On aura compris que la réforme du français exige la prise en compte de l’emprunt anglais au français même si l’anglais suit fréquemment de fausses pistes., c’est selon.
German Suffix: -leer
Deutsch als Fremdsprache
A Common German Adjective Suffix
The suffix -leer is a descriptive suffix in the German language, primarily used to form adjectives. It conveys the meaning of being “empty” or “devoid of” something, similar to the English suffix -less in certain contexts.
Usage and Formation
Adjectives:
The suffix -leer is used to create adjectives from nouns, indicating that something is empty or devoid of the noun’s quality or substance. For example:
- kraftleer (powerless) from die Kraft (strength)
- inhaltsleer (contentless) from der Inhalt (content)
- bedeutungsleer (meaningless) from die Bedeutung (meaning)
Descriptive Contexts:
It is often used in contexts related to descriptions of states, conditions, or qualities that are lacking or empty:
- gefühlsleer (emotionless) from das Gefühl (feeling)
- wertleer (valueless) from der Wert (value)
- sinnleer (senseless) from der Sinn (sense)
Grammatical Considerations
When forming adjectives with -leer, the resulting word typically follows standard German adjective declension patterns. This means that the adjective will change its ending based on the gender, case, and number of the noun it modifies.
Examples in Sentences
- Ein kraftleerer Körper (A powerless body)
- Eine inhaltsleere Rede (A contentless speech)
- Ein bedeutungsleerer Satz (A meaningless sentence)
Related Suffixes
The suffix -leer is related to other German suffixes that form adjectives, such as -los (e.g., hilflos – helpless) and -frei (e.g., zuckerfrei – sugar-free). Each suffix has its nuances and specific contexts where it is more appropriate.
Conclusion
The suffix -leer is an important part of the German language, allowing the formation of descriptive adjectives that convey emptiness or a lack of certain qualities or substances. Its usage spans descriptive, qualitative, and emotional contexts, making it a versatile and essential component of German grammar.
ADJEKTIVE –> SUFFIX
Recently Updated:
- inhaltsleer
in·halts·leer (empty of content): Das Wort « inhaltsleer » bedeutet « leer » oder « ohne Inhalt ». Es bezieht sich auf etwas, das keine Bedeutung oder Substanz hat. Zum Beispiel kann eine Rede « inhaltsleer » sein, wenn sie nur allgemeine Aussagen macht und keine konkreten Informationen enthält. Ein Buch kann auch « inhaltsleer » sein, wenn die Geschichte langweilig ist und keine interessanten Charaktere oder Ereignisse enthält.
Alle Personen und Ereignisse in diesem Werk sind fiktiv. Ähnlichkeiten mit realen, lebenden oder verstorbenen Personen oder tatsächlichen Ereignissen sind rein zufällig.
© 2016 – 2024 DAF BOOKS
Last Updated on December 17, 2024
JHB 02 06 26