Jacques Halbronn Le Zodiaque au coeur du syncrétisme astrologique.

Posté par nofim le 16 septembre 2021

Jacques Halbronn  L’ Histoire du Ciel de Pluche(1740)  et  l’Ascendant en Astrologie

 

Nous avons déjà salué en Antoine Pluche’né  en septembre  1688)  un sens( un génie)  remarquable de la régénération des textes dont il expose la « méthode » dans son Histoire du Ciel.

Pluche  aborde  la question de l’Ascendant  en Astrologie  à la fin de son ouvrage, succéddant à son Spectacle de la Nature, au chapitre consacré à la Divination. (p. 452 et seq)

« On se figure  que les noms expriment leurs fonctions & spécifient leurs influences. » Il aborde  la question du « moment pivilégié  » de la naissance., ‘celui où le signe montait à l’horizon ». C »est « le point ascendant d’une étoile ».

Pluche se veut ici historien de ce qu’il considére comme  l’erreur astrologique  avec  un développement  intitulé    »Origine de l’astrologie  judiciaire »

La question de l’ascendant en astrologie  est une des  plus  confuses en raison du refus de l’astrologie  contemporaine d’accorder un rôle significatif aux étoiles fixes. A la place de l’étoile se levant à l’horizon, l’on propose  généralement  une

sorte d’interface  abstraite   avec un ascendant où souvent on ne trouve ni étoile, ni planéte, mais l’on peut toujours aller voire du côté de  la planéte domiciilée dans le « signe » ascendant.

En fait, selon nous,  nous avons affaire à deux astrologies bien distinctes.

D’une part  une proto-astrologie  axée  sur le mouvement diurne et dont Michel Gauquelin  a circonscrit  les cadre avec des planétes se levant à l’horizon,  et donc  « ascendantes ». on pourrait parler des  « ascendants Gauquelin ». Mais l’on peut supposer que l’on ait pu accorder quelque importance par ailleurs à l’étoile se levant à l’horizon car il  y a bien plus d’étoiles fixes que de planétes. Rappelons que le mot  horoscope utilisé également  implique une visiblité  (scope) Pour Guauquelin,  en 1955, il n »y avait que trois planétes à considrérer, Mars, Jupiter et Saturne, auxquelles sont venues se rajouter Lune et Vénus. il y avait donc peu de chances que l’une de ces planétes se levât  à l’horizon de la naissance à moins d’admettre que l’on ait pu controler le moment de l’accouchement, comme on le fait plus ou moins de nos jours.

Mais cette astrologie est des plus frustres et nous parlerons de proto-astrologie car elle n’exige pas la connaissance des cycles planétaires dans leur diversité, mais seulement  le moment de l’émergence d’une planéte au cours d’une journée, la Lune et Satyrne se retrouvant ainsi sur un pied  d’égalité. En ce snes, au niveau des maisons, il est possible de se servir des planétes transsaturniennes puisque la durée de leurs révolutions respectives n’entre pas ici en ligne de compte.

En fait , nous avons deux conceptions du zodiaque  qui cohabitent, syncrétiquement, l’une  stellaire et l’autre saisonnière. Autrement dit, l’ascendant reléve d’une astrologie stellaire et  la cyclologie  planétaire d’une astrologie saisonnière.

La problématique du syncrétisme conduit à penser que ces deux plans peuvent et doivent cohabiter.

Cela dit,, nous n’excluons pas  que l’on considére les rapports entre étoiles et cycle saisonnier vu que le cycle saisonnier avec ses axes équinoxiaux  et solsticiaux n’offre pas de visibilité céleste. ..Ce qui nous renvoie à la découverte de la précession des équinoxes.

 

 

 

 

JHB

16 09 21

 

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Jacques Halbronn Patrice Guinard et son scoop sur l’astrologie à la fin du XVIIe siècle.

Posté par nofim le 15 septembre 2021

 

Jacques  Halbronn  Patrice Guinard  et son « scoop » sur l’astrologie à la fin du XVIIe siècle.

 

En 1987, Patrice Guinard  publiait dans la revue Astralis un texte intitulé  »Apogée de l’astrologie française à la fin du XVIIème siècle » (in Astralis, 19, Lyon ».  Par la suite, on lira de lui sur son site du CURA, créé en 1999,   l’étude suivante  « Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes). » On notera le contraste entre les deux intitulés: apogée et déclin. Guinard  tirait son savoir de la fréquentation depuis 1983  de notre Bibliotheca Astrologica (renommée depuis Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique). En 1993, nous avions publié un travail consacré notamment à notre  d’une réédition  partielle de son Uranie de 1697  en 1785,  par Etteilla  (L’Astrologie selon le Livre de Toth,  suivi de nos  Recherches  sur  l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, Ed Trédaniel, La grande Conjonction,) Il ne semble pas que Guinard ait mentionné  à l’époque (notamment en 1987) dans ses études ce qu’il nous devait dans la connaissance de l’Uranie de Lenoble, ce qui est pour le moins discourtois. Un geai paré des plumes du paon.

Or, on est surpris de noter que Guinard qui n’a pas à  son actif le mérite d’avoir retrouvé la trace de l’Uranie d’Eustache Le Noble n’ait pas au moins pris la peine d’examiner la situation de l’astrologie en 1697 lors de la parution de l’ouvrage en question dont l’intérêt tenait notamment au fait qu’il paraissait 30 ans après le fameux édit de Colbert dont les histoires de l’astrologie ont fait leur point d’orgue, des décennies durant.  Cela dit, parler d’apogée avec  Le Noble est tout à fait abusif car Le Noble  choisit plutôt de faire profil bas à la différence des rodomontades d’un Jean Baptiste Morin,  un demi siècle auparavant.

Pourtant, il aurait suffi à Guinard de prendre connaissance  du travail  de Renée Simon, qui fit d’ailleurs l’objet d’une thèse d’Etat dans les années 1940. (cf  le compte rendu de Paul Leulliot   en 1949  dans les Annales :Renée Simon, Un révolté du Grand Siècle: Henri de Boulainvillers. Il aurait découvert qu’en 1696, un an avant  la parution de l’Uranie de Le Noble, le Comte de Boulainviller, avait rédigé un Essai de justification de l’astrologie judiciaire, que reproduit et commente  Renée Simon. Une comparaison entre le ton de Le Noble et celui du compte aurait eu  certainement  toute sa place , notamment autour de la question des « objections »

Rappel de quelques  publications  de Renée Simon:

A la recherche d’un homme et d’un auteur. Essai de bibliographie des ouvrages du Comte de Boulainviller (1941)
Les éditions du Nouvel Humanisme ont publié les oeuvres astrologiques de Boulainviller.
Pratique abrégée des jugemens astronomiques sur les nativités]. [Henri Boulainvilliers, comte … Publisher: Garches,   1947

 et

Astrologie mondiale, histoire du mouvement de l’apogée du soleil, etc … R.Simon, Garches, Éditions du Nouvel humanisme, 1949, in8°.
 Ces ouvrage datant de 1711  et 1717 ne furent pas imprimés et ils  furent conservés à la Bibliothèque Municipale d’Angouléme, où vécut un certain temps Patrice Guinard.

On notera d’ailleurs que Renée Simon, de son côté ne mentionne pas l’Uranie d’Eustache Le Noble, baron de Saint Georges mort une dizaine d’années avant le comte de Boulainviller. Elle s’était pourtant intéressée à Pierre Bayle. Or, c’est la lecture de Bayle dans ses Pensées sur la Cométe qui nous avait conduit à Le Noble.

 

Selon nous, les personnes peu aptes à mener des recherches  poussées , extensives  et de longue halaine,  en bibliothèque – ce qui aurait produit notamment notre CATAF, en ligne sur le site du CURA de  Patrice Guinard- depuis 1999 devraient au moins  compenser par une approche aussi compléte que possible des travaux existants pour une période donnée  et par une certaine effort de synthèse. En fait, Patrice Guinard ne saurait se présenter ni comme seiziémiste ni comme dix septiémiste qu’il n’est que d’occasion, par le biais de Nostradamus et d’Eustache Le Noble et dont il n’a pas la surface.

 

 

 

JHB

15 09 21

Bibliographie de certaines de nos études!

« Yves de Paris, un capucin astrologue

 Le dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle

nostradamus Post Doctorat 2007.  https://www.scribd.com/document/358744723/Post-doc-Halbronn-Last

“L’Empire déchu ou l’Astrologie au XVIIe siècle”, Paris, Politica Hermetica, n° 11. (1998.1)

  Jacques Halbronn  Bilan de son activité dans le champ de la bibliographie astrologique et prophétique depuis 1986 (édition augmentée)

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Jacques Halbronn Sur les cycles planétaires selon Yves Lenoble

Posté par nofim le 15 septembre 2021

Jacques Halbronn  Sur les cycles planétaires selon Yves Lenoble

 

En 1994, Yves Lenoble publiait son premier ouvrage, à 47 ans,  Initiation à la pratique des cycles planétaires, dans le cadre des « éditions de l’ARRC’ (à Poissy, 78)) qu’il avait fondées. Nous avons pensé qu’il serait intéressant et instructif  de nous pencher sur cette  publiction. C’est en cette même année que nous faisions paraitre « L’Astrologie selon Saturne » aux éditions  de la  Grande Conjonction.

Arrêtons nous sur une formule qui nous convient : « Signification de la division du cycle  en 4″ (p. 26) avec le premier carré formé entre deux planétes, et ainsi de suite, si ce n’est que selon nous la division en 4 ne saurait être fondée sur la technique des

aspects mais sur les  relation d’une planéte donnée avec les axes équinoxiaux et solsticiaux

Nous suivrons Lenoble quand il signale  que la notion de cycle  est perceptible à différents niveaux, « au long de notre vie, en nous  et autour de nous »  ainsi que son rappel des « quatre saisons ». Tout cela  n’impliquant pas en soi un quelconque savoir 

astrologique. Cela vaut aussi, note l’auteur pour les cycles économiques. Lenoble  évoque également  les « métamorphoses des groupes sociaux »

Le hic tient au passage vers les  corrélations astronomiques (cf  ‘la dimension cyclique en astrologie ») Lenoble  constate: »C’est André Barbault qui, patiemment et minutieusement, met en corrélation dans Les Astres et l’Histoire les cycles des planétes lentes et les événements de l’histoire des XIXe et XXe siècles. »On s’arrêtera sur le développement « Concordance des planétes et des âges » où la révolution de chaque planéte est mise en relation avec un certain âge de la vie. On commence par Uranus parce que la durée de son « cycle » « est prohe de la durée d’une vie humaine » (84 ans) mais Neptune n’est pas oublié (pp. 48- 49) pas plus que Pluton, à la suite.*

Dans sa bibliographie, Yves Lenoble ne signale pas nos deux éditions de Clefs pour l’astrologie, chez Seghers (1976 et 1993) alors que nous y traitions de ces questions, graphiques à l’appui.

Chez Lenoble; e lecteur se voit d’entrée de jeu imposé l’idée selon laquelle un cycle planétaire implique le recours à deux planétes du systéme solaire, à l’instar du cycle soli-lunaire. A aucun moment, il n’est mentionné la possibilité de commencer par une seule planéte, ce qui pourrait sembler être la base et ce qui constituait le fondement de nos  « Clefs pour l’Astrologie » où à aucun moment nous ne traitons de la combinatoire de deux planétes.  Or,  la question des rapports entre planétes et âges se fonde sur la révolution de telle ou telle planéte et non sur le lien entre deux planéte. Prenons le cas de Saturne, son « cycle » est bien de 29 ans comme l’indique Lenoble (p. 34) et n’est pas à géométrie variable,  de 20 ans quand il se combine avec Jupiter ou de 36 ans quand il se  combine avec Neptune et tout à l’avenant! A moins d’avoir mal lu son ouvrage, à aucun moment, Lenoble ne prend même la peine de réfuter la  thèse d’un cycle articulé sur la révolution d’une seule planéte. Pour lui, il va de soi, que la division en 4 passe par les aspects entre deux planétes et non par le passage d’une planéte sur les axes équinoxiaux et solsticiaux: 0+ bélier, 0° cancer, 0° balance,  0° capricorne, ce qui constitue une alternative tout à fait envisageable et qui respecte les « nombres » des planétes dont il traitait à propos des âges. Il est vrai que cette tradition combinant deux planétes a une longue histoire et une page glorieuse avec le couple Jupiter- Saturne mis en avant par Albumasar. Cela dit,  il existe également une tradition qui s’intéresse au passage d’une planéte au travers des 12 signes du zodiaque et notre approche monoplanétaire ne fait que reprendre cette idée autour des axes équinoxiaux et solsticiaux qui encadrent les 12 signes (cf le classement en signes cardinaux, fixes et mutables) qui est bien plus satisfaisant que le classement en signes liés aux 4 Eléménts lequel ne respecte pas la structure 4×3 mais lui substitue une structure 3×4! On pense à Pluton, planéte lointaine. Corrélation de l’astrologie et de l’histoire, Paris, Ed Véga,  1958, ouvrage absent de la bibliographie de Lenoble qui se prétendait pourtant assez exhaustive. (pp. 178-180) mais c’est bien là le probléme chez cet auteur qui donne l’impression, l’illusion, d’être complet alors qu’il exclue  toutes sortes de données comme on aura eu l’occasion de le montrer lors de la sortie de son Astrologie: L’Astrologie: le grand voyage en soi et dans l’avenir

 

JHB  15 09 21

 

 

 

 

 

 

 

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Jean Pierre Nicola L’anti-astrologie n’est pas une science

Posté par nofim le 15 septembre 2021

¬ Histoire au point n°2

Dans le ghetto astrologique on attendait beaucoup du Retour des Astrologues de l’équipe P.Defrance, C. Fischler et I. Petrossian, dirigée par Edgar Morin (Club de l’OBS, Cahier n° 3, nov. 1971). Enfin, grâce à la consciensologie (il n’y a pas de péril en la demeure, encore moins chez les demeurés) des sociologues, on allait enfin respirer l’ozone de la légitimité, un gaz pur. Onze ans plus tard (cycle d’activité solaire), le retour du retour sous le titre de La croyance astrologique moderne (éd. L’Age d’Homme, mars 1982) toujours sous l’inébranlable direction d’E. Morin, enterre ce qui était déjà enterré pour quiconque savait lire : l’espérance de trouver chez un sociologue autre chose que la justification de sa légitimité contestée par d’autres disciplines officielles. L’astrologie étant une facile aubaine de réhabilitation aux yeux (aux gros yeux) des sciences exactes, la sociologie a payé son droit d’appartenance à la légitimité par l’invention d’une anti-astrologie culturellement admissible, je l’ai baptisée : l’anti-astrologie insidieuse. Elle se présente sous des formes intelligentes, chiffrées, raisonnées, satisfaisantes pour la classe intellectuelle qui risquait d’être indisposée par les outrances, le mauvais goût de l’anti-astrologie manifeste, de mauvaise foi trop grossière pour convaincre un honnête homme. Avec l’anti-astrologie insidieuse, il y a du mieux : des interrogations tolérantes, des pourquoi pas qui permettent de traverser le marais sans glisser vers le fond de la question. Tactique que je qualifierai d’évitement sublime tant il élève l’esprit avec grâce.

Sans définir le mot croyance (à quoi bon ?), dans leur article « Croyances aux parasciences : dimensions sociales et culturelles » (Revue française de sociologie, avril 1986), Daniel Boy et Guy Michelat amalgament dans le même coefficient de croyance : sorcellerie, tables tournantes, télépathie, OVNI , fantôme, radiesthésie, spiritisme, foi religieuse, etc. Il en ressort que l’on est d’autant plus croyant en l’astrologie que l’on croit naturellement en quelque chose : au pendule, aux ovnis, en dieu… On est ou on n’est pas croyant par tempérament. Seuls les dogmes structurés, les Églises et les hauts piliers des Universités, savants en place, sont rebelles aux inclinations de cette nature spontanée confrontée à la science… que les auteurs se gardent bien de définir. Chez nos Robert et Larousse, l’astrologie est un « art divinatoire ». Pour donner à mon tour dans l’amalgame, la pratique d’un Art revient à une croyance… On ne peut pas jouer du violon sans y croire, sans croire en dieu à l’écoute des hommes. On croit en un tableau de Dufy, Chagall, Cézanne, comme on croit aux farfadets ou aux sociologues.

Dès la parution du Retour des Astrologues, j’avais prévenu mes ex-confrères qu’ils avaient tort d’espérer quoi que ce soit de ce côté-la… mais quelques années plus tard, je me suis fais roulé moi-même de belle manière.

Déconfits par la sociologie, les astrologues qui auraient besoin de secours extérieur pour sortir du ghetto peuvent se tourner vers les historiens. Cette fois, l’affaire est sérieuse. Les ouvrages de Gérard Simon (Kepler, astronome-astrologue) et Henri Stierlin (L’Astrologie et le pouvoir) ont fait pour l’improbable réhabilitation de l’astrologie plus que toutes les prédictions et les gloses… Ne nous excluons pas, quoique nous défendions une bonne glose. Mais il y a une réserve à faire. Elle est de taille : l’Historien doit être indifférent à la croyance, art, science, songe ou mensonge de l’astrologie. Sinon, « l’Histoire » est récupérée par le M.A.U. dans L’Histoire de l’Astrologie de Jacques Halbronn et Serge Hutin (éditions Artefact, 1986), par le psy-symbolisme de Napoléon Barbault préfacier d’une « Histoire de l’Astrologie » (Wilhelm Knappich, octobre 1986) qui n’a évidemment pas manqué de conforter sa position des convictions symbolistes de l’auteur et de son traducteur (Henri Latou).

Comme pour le n°8 des Cahiers Conditionalistes, la méthode suivie consiste à publier un document de date contrôlable et le commenter pour reprendre au besoin les contenus, montrer l’aboutissement ou la voie délaissée.

La communication suivante a été donnée en fin septembre 1974 dans le cadre d’un Congrès« Les journées Internationales Astrologi­ques de Paris » (Hôtel Méridien) organisé d’un côté, par l’I.S.A.R. (International Society for Astrological Research, présidente Julienne Sturm) et, d’un autre, par le C.I.A. (Centre International d’Astrologie) ou par Jacques Halbronn, selon qui écrit l’Histoire. Étant à l’époque plus au courant et témoin (voire acteur) des conflits qu’aujourd’hui, il est exact que l’initiative de ce Congrès et l’effort principal viennent de Jacques Halbronn, le C.I.A. se bornant au patronage et à l’éviction des candidatures indésirables. Ces faits sont rapportés dans le Guide de la Vie Astrologique de J. Halbronn (Éd. La Grande Conjonction, 1984) à la page 30. Malheureusement, à la page suivante j’apprends avoir été réconcilié par ses soins à Patrice Louaisel avec qui j’étais, sans être fou de lui, pourtant en correspondance ? Ce qu’Halbronn ne dit pas (quelle Histoire !) : la rencontre des trois a eu lieu chez moi (6 Bd de Clichy – Paris) et, en invoquant sa dimension de Sagittai­re, c’est moi qui ait suggéré à J. Halbronn de fonder une Association des Associations qui commençaient à se multiplier. Comment lui en vouloir? Nous avons tous des trous de mémoire. Tenez, demandez à Elizabeth Teissier qui l’a contactée pour tenir, du n°10 au n°25, sa rubrique d’auto-publicité dans la revue Astrologique ? Elle ne sait plus… c’est tellement mieux ! Et Barbault, avec cette lourde mission de tireur d’oreilles, a-t-il vraiment le temps de se souvenir de mon rôle dans la publication de L’Astrologue aux éditions Traditionnelles… ou de mon conseil d’en rester ré­dacteur en chef alors qu’il présentait sa démission ? À l’époque, Max Lejbowicz disait en riant que mon «Mars en phase ultra-paradoxale me conduisait à faire souvent le jeu de mes adversaires»; çà, je n’aurais pas dû l’oublier !

En juin 74, au moment des négociations entre les divers responsables des Associations pour savoir qui devait ou pas parler à ces futures journées, Max étant le plus redouté, par courrier, Paul Colombet, Président du C.I.A. me demandait (Président du C.E.F.A.) de lui adresser les textes du CEFA « le plus tôt possible afin de permettre une traduction ». Je n’ai pas retrouvé de traces, dans mes archives, des réactions de Max, Yves Lenoble (alors Secrétaire du CEFA) ou des miennes… Dommage… Je sais que les choses s’étant compliquées entre le CEFA et le CIA (nous verrons à partir de quoi avec d’autres documents), les membres éminents du CIA avait la consigne de ne pas écouter les communications des membres non-moins éminents du CEFA. Qui donc aurait pu manquer de sagesse dans une connaissance qui est au coeur de l’homme, comme dit le préfacier ? Certainement pas Paul Colombet connu pour son indépendance à l’égard des coups de fil qu’il recevait d’un bienveillant Surmoi-des-coulisses. Peut-on savoir ? Non, si comme le recommande Barbault l’Histoire de l’astrologie doit être écrite par un astrologue traduit par un astrologue de même confession. Oui, si à l’inverse de l’intoucha­ble, on préfère en matière d’Histoire, le compte-rendu des faits à «la compréhension des textes et des auteurs ». lorsqu’ils ne sont pas conditionalistes. Car la pire de toutes les anti-astrologies est, comme Max Lejbowicz l’a dénoncée le premier, celle des astrologues indignes de leur héritage qui affligent le ciel de leur psy-symbolisme au lieu de rechercher pourquoi et comment le ciel du réel s’est affligé en eux d’un idéalisme étriqué.

Tel est le contexte de cette communication aux «Journées Internationales Astrologiques de Paris » de septembre 1974. Pour relever son intérêt, j’ai effectué des soulignements aux passages qui me semblent maintenant importants et des renvois numérotés pour commenter les étapes courues ou qui restent à couvrir.

 COMMUNICATION AUX JOURNÉES INTERNATIONALES ASTROLOGIQUES DE PARIS

Septembre 1974

Ceux qui contestent la réalité du conditionnement réagissent invariablement par les mêmes mots : « Ah oui, Pavlov, son chien et la sonnette… mais tout ceci n’est pas valable pour l’homme ! ». Ce n’est, certes pas, la bonne façon de le prouver, et j’espère qu’à l’avenir, s’il est parmi vous des personnes négativement conditionnées par ce terme, leur réaction sera plus réfléchie et moins réflexologique.

Il est vrai qu’en France l’empreinte cartésienne et l’héritage des philosophies dualistes dissociant l’âme du corps portent à prendre le réflexe dans une acception étroitement physiologique. Pour Pavlov, pour ses précurseurs comme pour ses continuateurs, le réflexe « c’est la réaction de l’organisme envers le monde extérieur ».

Cette notion de réflexe s’étend aux activités supérieures. Elle concerne toutes les réponses de l’homme : concrètes ou abstraites, instinctives, affectives, sociales, intellectuelles.

L’Astrologie Conditionnelle (1), se consacre à l’étude des réponses de l’homme à son environnement cosmique, aux stimuli ou incitations que sont les rythmes zodiacaux et les cycles planétaires.

Une telle définition démarque l’Astrologie Conditionnelle des interprétations fatalistes ou symbolistes, puisque selon les premières l’homme subirait passivement son ciel, tandis que selon les secondes les rapports de l’homme avec son environnement cosmique ne se posent pas en termes objectifs mais en termes de reflets, de correspondances entre le dedans et le dehors, le haut et le bas.

Fataliste ou symboliste, il s’agit d’une Astrologie de l’absolu qui n’ose pas toujours dire son nom. Celui de conditionnel est clair : l’Astrologie conditionnelle ne peut pas être absolue.

Néanmoins son objet d’étude lui impose de s’intéresser également à tous les systèmes idéologiques, philosophiques, religieux, qui représentent de grandes réponses et, aussi, un grand besoin d’absolu. L’Astrologie Conditionnelle ne saurait davantage se dispenser d’étudier les produits de la pensée analogique pour en extraire l’essentiel, quelques perles à l’occasion et lorsqu’il s’agit vraiment de pensée analogique. Son but étant la connaissance des réponses de l’homme aux stimuli d’un milieu élargi aux dimensions du système solaire, il est légitime pour elle d’analyser avec conscience et rigueur les explicatives symbolistes et fatalistes. Ses moyens étant ceux de l’homme, il est tout aussi légitime pour elle d’user de l’intuition pour les problèmes qui relèvent encore de cette fonction, et d’user de la raison pour les problèmes résolubles par les méthodes rationnelles.

L’originalité de l’Astrologie Conditionnelle est sans doute d’avoir soigneusement distingué trois plans du réel : le plan objectif, le plan subjectif, et celui de leurs échanges ou de leurs interactions. (2)

Cette distinction – originale pour les astrologues mais élémentaire ailleurs – n’existe ni en astrologie fataliste, ni en astrologie symboliste. Pour ces écoles, le ciel est comme l’homme, sans que l’on sache où est le ciel et qui est l’homme. Les deux peuvent être gravement dépréciés. En astrologie fataliste l’homme est gouverné et articulé comme un pantin, en astrologie symboliste, le ciel est à peine nécessaire à l’horoscope, et l’on affiche avec suffisance son mépris des réalités astronomiques. Ces deux écoles prétendent trouver ou retrouver dans l’horoscope de naissance à la fois l’homme, son milieu et leurs rapports, soit : l’hérédité et ses effets sur le caractère, l’ambiance familiale, l’éducation et leurs effets, le milieu social et ses conséquences psychologiques ou autres.

Pour l’Astrologie Conditionnelle l’horoscope n’est pas le sujet, mais il le concerne, tout comme chacun d’entre nous n’est pas sa famille, son éducation, sa culture, sa classe sociale, malgré les traces qu’il en retire, malgré les réponses qu’il donne à ces divers conditionnements extra-horoscopiques.

Pour reprendre une définition de Max Lejbowicz donné dans Carré de mars 1974, « en Astrologie Conditionnelle le thème natal n’est plus considéré comme l’image du moi : il signale le conditionnement du système solaire reçu par un sujet théorique. Le sujet concret se construit par interférences de divers conditionnements (solaire, social, héréditaires, éducatif, etc.) »

La spécificité du conditionnement solaire est de porter sur nos structures temporelles. Ce sont elles qui permettent au cours du développement psychologique d’ordonner les autres conditionnements, d’accentuer ou d’amoindrir certains de leurs effets. Nous dirons, par exemple, qu’une signature « Lunaire » sensibilisera davantage qu’une autre aux conditionnements familiaux, mais nous ne saurions rien dire de la nature et de la qualité de ces conditionnements. Une signature «Uranienne » sensibilisera davantage aux conditionnements sociaux et ceci peut expliquer que parmi ceux qui prennent le pouvoir dans une société en crise, il se trouve beaucoup d’Uraniens. (3)

Figure1

La connaissance du contexte historique, une conscience ouverte aux problèmes de son époque sont indispensables aux praticiens de l’Astrologie Conditionnelle.

Par le fait même de sa définition mettant en cause l’homme, le milieu, leurs rapports, l’Astrologie Conditionnelle s’ouvre à toutes les disciplines. Aux sciences humaines, à la biologie, pour tout ce qui est du sujet ; aux sciences physiques, pour tout ce qui est de l’objet ; et, pour reprendre un terme heureux proposé par M.Goldstein, aux sciences relationnelles pour ce qui est des interactions Sujet-Objet : écologie, économie, cybernétique.

Les problèmes posés par l’Astrologie Conditionnelle débouchent sur la nécessité d’une doctrine commune et sur celle d’un travail d’équipe dont chaque membre accorde ses compétences sur celles de ses partenaires et agit en fonction du programme de tout le groupe. En Astrologie Conditionnelle, il n’y a pas d’homme-phare, de prophète Nostradamique, mais une culture scientifique et philosophique à reprendre et à repenser à plusieurs afin d’approcher une vision plus large et plus juste de l’Astrologie, afin de proposer de nouvelles réponses aux interrogations des hommes de tous temps.

Revenant sur notre première définition de l’Astrologie Conditionnelle, nous l’affinerons en disant qu’elle se consacre non seulement à l’étude des réponses de l’homme à l’environnement cosmique, mais aussi à celles des interférences créées sur ses réponses par les conditionnements proprement terrestres.Jean-François Le Ny, dans son ouvrage sur Le conditionnement (Presses Universitaires de France, collection «Le psychologu »), signale que c’est la modification du milieu, quel que soit le sens de cette modification, qui agit sur l’organisme et appelle une réponse, dans la mesure où il est possible d’en donner une.

La notion de milieu concerne aussi bien l’Objet que le Sujet. Nous disposons tous, à l’état de «sujet vivant» d’un milieu spécifique, de notre tempérament et dont les modifications internes provoquent différents comportements.

Il n’est guère possible de dresser l’inventaire des modifications internes et externes agissant comme des stimuli. L’on peut cependant tenter une classification grossière et concevoir dans un premier groupe des changements relevant de l’énergie et de ses paramètres (intensité, force, puissance, travail). Dans un deuxième groupe des changements relevant du sens spatial (forme, position, direction, équilibre). Dans un troisième groupe des changements de la dimension temporelle (durée, rythme, évolution). Dans un dernier groupe les changements relevant de la dimension structurale (ordre, désordre, organisation d’ensemble, rapports entre les dimensions précédentes).

Les modifications externes et internes auxquelles s’intéressent les astrologues et plus particulièrement ceux du C.E.F.A. relèvent de la dimension temps sous ses aspects d’instant, de simultanéité, de durée, d’évolution, de cycle. (4)

Yves Lenoble vous a donné tout à l’heure une exposition claire et concrète de l’importance de cette dimension. Par la «Théorie des âges», nous voyons le milieu externe représenté par les horloges planétaires s’incarner dans un milieu vivant qui en reproduit les rythmes en les investissant de significations propres aux acquisitions de l’espèce au cours du temps.

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jacques Halbronn Les guerres du milieu astrologique (1974-1987)

Posté par nofim le 14 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Les  guerres du milieu astrologique (1974-1987)

 

 

 La  guerre  des régimes  horaires entre les éditeurs parisiens

 

A partir  de 1979  l’édition spécialisée dans l’ésotérisme  sera marquée par une compétition assez aigue  autour de la question des heures d’Eté dans le monde et il se trouve que nous nous sommes trouvés au coeur de cette confrontation qui de nos jours

ne fait plus guère sens, en raison de la numéristaion des ouvrages.  Cette situation aura duré une vingtaine d’années. Elle aura impliqué   deux  structures,  les Editions Traditionnelles  et la revue L’Astrologue  dirigée par André Barbault, les Editions Guy Trédaniel  et  leur partenaire les Editions de la Grande Conjonction dirigée par Jacques Halbronn.

En 1979,  nous fumes contacté par Joel Dronsart (décédé) alias Gabriel  qui avait essuyé un refus de la part des éditions Dervy pour la publication de son « Traité de  l’Heure dans le Monde ». Nous décidames de la publier dans un nouveau cadre, celui des Ed. de la  Grande Conjonction en passant par la vente par correspondance en utilisant notre réseau de contacts, en rapport notamment avec notre organistaion de Congrès astrologique (Mouvement astrologique Univeritaire, MAU)  et  par le biais de la Faculté Libre d’Astrologie de Paris, fondée en  1976.  tout en sachant que les Ed. Traditionnelles faisaient la promotion de l’ouvrage de’Henti Le Corre, que nous connaissions depuis notre passage au CIA (Centre International d’Astrologie).Ajouton sque nous sortions d’un procés (gagné)  contre  André Barbault et les Ed. Traditionnelles pour diffamation par voie de presse., suite à un compte rendu de Barbault dans le numéro 39 de la revue L’Astrologue (1976).

Les « Régimes  Horaires » de Le Corre a paraissaient en feuilleton, dans la revue L’Astrologue.depuis 1976, sur une base trimestrielle. En 1980, les Ed. Traditionnelles publieront  un premier volume  de Le COrre:

 Régimes horaires pour l’Europe et l’Afrique .  Dans le cadre d’accords de co-édition avec Trédaniel,  le Traité de Gabriel   paraitra  en 1983. sous un habillage en couleur et connaitre plusieurs tirages  pendant  un quinzaine d’années.

Mais, on n’en resterait pas là car Françoise Schneider Gauquelin, l’ex éppuse de Michel Gauquelin,   va nous proposer son propre travail sur ce sujet,/ En 1987 dans le cadre de la co-édition La Grande Conjonction-La Maisnie, paraissent sous le titre que nous fixerons:Problèmes de l’heure résolus en astrologie (réédition 1994  avec une nouvelle jaquette). Les droits seront cédé en 1997 s à Francis Santoni pour une application informatique pour Aurés:  qui note sur son site : « Notre base de données d’heures a été au départ constituée à partir du livre de Françoise Schneider-Gauquelin, Problèmes de l’heure résolus dans le monde. »

Le destin, aura voulu que nous nous trouvions fortement impliqués dans la vie  astrologique à plusieurs titres. Rappelons qu’en 1986, nous serons impliqués dans la crise du GERASH autour de Patrice Louaisel  et de Maurice Charvet qui aboutira à la création du CEDRA, Centre d’etude et de recherche en Astrologie,  crise qui durera  une bonne dizaine d’année, . En avril 1986, nous avions été élu vice-président du GERASH puis, à la suite de la démission de Louaisel, nous devenions  président de la dite association , ce qui reléve  de la « guerre »  entre associations astrologiques qui avait débuté en 1974  lorsque Barbault voulut reprendre le controle du CIA et nous évincer comme vice-président élu en 1973. Il faudrait aussi parler de la guerre entre les Fédérations  astrologiques,  entre celle de Danièle Rousseau (FFA, 1984, Congrès de Cannes 1985 )  et celle de Denise Daprey, que nous avions mise en orbite. (Fédération des Enseignants en Astrologie. Congrès d’Orléans, 1985).  En comparaison, il est clair qu’Yves Lenoble, dans son récent ouvrage(L’astrologie Le grand voyage en soi et dans l’avenir ), n’aura connu les arcanes du milieu astrologique que très partiellement et superficiellement.)

 

 

 

JHB

 14 09 21

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Saturne équinoxial comme clef du christianisme et de la Shoah

Posté par nofim le 13 septembre 2021

Jacques  Halbronn   Saturne équinoxial  comme clef du christianisme et de la Shoah

 

On trouvera  deux illustrations marquantes du climat  équinoxial par lequel passe Saturne, la moitié du temps, l’autre moitié étant solsticiale, ce qui n’est pas sans nous faire penser à l’accord conclu entre Cérés et Pluton à propos de Proserpine divisant l’année en deux parts égales;

Wikipedia

Proserpine , »  passe six mois aux Enfers, le chagrin de Cérès causant la mort des plantes sur la terre (ce qui symbolise notre automne et notre hiver), puis six mois avec sa mère, la joie de celle-ci redonnant vie aux cultures (ce qui correspond à nos printemps et été). »

L’équinoxe tend à abolir toutes les différences tant dans la verticalité que dans l’horizontalité. C »est en analogie avec l’aube et le crépuscule, ce  qui rend les perceptions indistinctes.

L’idéologie du christianisme  nous semble bien correspondre à l’équinoxialité  en télescopant les hiérarchies tant entre les hommes qu’entre les dieux   car Jésus reléve selon nous de plusieurs statuts de divinité, il est dans le « en même temps ».

Si l’on passe au XXe siècle, l’on trouve l’événement de la Shoah, de l’Holocauste qui se déroule pendant une période équinoxiale de Saturne  et l’on peut supposer que certains  textes de (saint) Paul auront été maqués au sceau d’une période équinoxiale  (cf Epitre aux Galates, aux Hébreux etc)

Dès 1939, Saturne passe sur le point vernal, à 0° Bélier et la « solution finale » sera mise en oeuvre en 1941 Saturne passera à 0°cancer, donc en phase solsticiale, en juillet  1944, et c’est la fin du rêve européen  si ce n’est que 7 ans plus tard, l’Union Européenne commencera à se mettre en place (1957  Le traité de Rome),  ce qui réalise en quelque sorte, sous d’autres modalités, la configuration de la phase équinoxiale précédente.

Ce passage équinoxial de 1941 sera fatal pour les Juifs tout comme, dans un autre registre, l’émergence du christianisme. On aura compris que les Juifs sont plus favorisés par la solsticialité qui conforte les repéres et les clivages que par l’équinoxialité.

On notera que la Guerre des Six Jours en 1967  éclate au moment où Saturne passe en bélier,  soit un cycle complet de Saturne après la Solution finale déclenchée en 1941 et  la survie de l’Etat d’Israel aura certainement été en jeu à ce moment là.

On terminea en précisant que les configurations astres, en anthropocosmologie,  ne permettent pas de connaitre à l’avance comment elles se traduiront exactement dans les faits. Il faut un Hitler ou un Nasser pour que les choses prennent telle ou telle tournure. Autrement dit,  ce n’est aucunement la « rareté » d’une configuration qui déterminera la gravité d’un événement, ce qui peut tenter les astrologues qui se servent des planétes au delà de Saturne.  C’est là une regrettable dérive.

 

 

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jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

JHB

13 09 21

 

Bibliographie  sur  la fortune de l’oeuvre de Pluche

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -

 

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Jacques Halbronn Astrologie. Individualisme et statistique ne font pas bon ménage.

Posté par nofim le 10 septembre 2021

Jacques  Halbronn    Astrologie. Individualisme et statistique ne font pas bon ménage.

 

Il semble que les astrologues n’ont pas encore  bien compris que  l’étude astrologique de cas isolés n’est pas « payante » pour mettre en évidence le « fait astrologique » dans la mesure où l’on bascule dans l’incomparable.Michel Gauquelin avait montré la voie en travaillant sur des catégories socio-professionnelles (cf  notre étude avec les Personnalités planétaires. Paris, Lagrande conjonction- Trédaniel, 1992)

Nous pronons une méthodologie  « répétitive »,  « récurrente » où le même signal  sera repris pour une période importante et par une population de taille. et non, par conséquence, pour des cas et des événements isolés.  Or, l’astrologue « ordinaire » est condamné à se contenter de  coups de sonde par trop brefs.

Certains penseurs de l’astrologie – on pense à Roger Hecquet – ont voulu imposer à la démarche  astrologique une certaine idée de la vie en société par trop marquée par une vie au jour le jour. Ils auront tenté de faire entrer l’astrologie  dans ce qui ne peut se révéler que comme une impasse. Dans certains cas, cela ne les aura pas empêché d’effectuer des constats pertinents à partir de tel ou tel cas mais ils n’ont pas compris que ce qui valait astrologiquement dans tel cas  valait également pour beaucoup  d’autres. Ils n’ont pas compris qu’une même configuration astrale pouvait impacter un grand nombre de personnes. Cela tient à la trop grande importance qu’ils accordent au thème  natal, ce qui a plombé leur recherche. Dès 1976, dans Clefs pour l’Astrologie, nous mettions en garde contre le « thème natal » mais nous n’avons pas été suivi  pas   plus que lorsque nous conseililons le monoplanétarisme (cf L’Astrologie selon Saturne, 1994, ED La Grande Conjonction). C’est pourquoi nous repartons en croisade. Mieux vaut tard que jamais pour « sauver » les prochaines générations d’astrologues. Pourtant, en dehors du milieu astrologique, les gens ne voient pas d’inconvénient à se dire de tel ou tel signe, tout en sachant qu’ils ne sont pas seuls dans ce cas ni pour admettre que des événements comparables puissent arriver à un grand nombre. Or, les astrologues rejettent cette forme d’astrologie, jetant le bébé avec l’eau du bain car s’il est juste que la symbolique zodiacale  n’a pas grande valeur en soi, la philosophie sous jacente n’en est pas moins valable dans son principe collectif. Le public sent bien que la vérité de l’astrologie est dans une certaine faculté à rapprocher les gens et les évenements au lieu de les séparer, de saucissonner le monde à l’extréme.. Le public va vouloir que les gens nés sous le meme signe se ressemblent.  Ce référentiel zodiacal n’est pas valable mais l’attente est légitime par rapport à ce que pourrait un jour apporter l’astrologie.

Le cycle saisonnier nous enseigne qu’il existe des périodes d’une durée de 3 mois avec un commencement, un pic et une fin, ce qui correspond à la catégorie de quadruplicité : signes cardinaux, fixes mutables qu’il faut comprendre comme un processus continu et qui va croitre. Or, la division en 12,  donne l’impression qu’au sein d’une même saison, il y a des  clivages et c’est pourquoi, nous pensons que le Zodiaque doit être réduit à une division en 4, articulée sur les équinoxes et les solstices avec une dialectique marquée entre les uns et les autres, ce qui est le b-a  ba de l’astrologie que certains ont oublié comme Barbault qui ne distingue pas entre les conjonctions ayant lieu dans telle ou telle partie du Zodiaque (cf LEs astres et l’Histoire, Paris, Pauvert, 1967°

Nous en sommes arrivés à la conclusion selon laquelle c’est toute l’Humanité qui serait impactée par le seul cycle de Saturne tout en précisant que face à un même stimulus, les réponses peuvent varier à l’infini au niveau existentiel. Mais il serait chimérique de la part de l’astrologie de croire que c’est par l’astrologie que l’on serait en meure de circonscrire, d’embrasser  une telle diversité. C »est à une telle utopie que l’astrologie va devoir tôt ou tard renoncer.

L’astrologie doit devenir ou plutôt redevenir un outil à la portée de chacun. Non pas dans l’esprit de ces manuels qui promettaient que chacun pouvait apprendre l’astrologie, comme Maurice Privat dont le traité, paru en 1935, nous aura mis le pied à l’étrier mais comme un tableau de bord que chacun pouvait consulter à tout moment non pas dans les livres mais dans le ciel,  non pas au bout d’une lunette mais à l’oeil nu.  Une astrologie à l’échelle de la Cité, républicaine, sans avoir besoin d’aller consulter un astrologue. Car quelque part, c’est la corporation des praticiens de l’astrologie qui fait de la résistance; Or, pour nous,  l’astrologie doit devenir un outil pour le psychanalyste, non pas à lui fournissant une « carte du ciel » individuelle mais en lui offrant un concept général comme cela fut le  cas pour le Complexe d’Oedipe, il y a plus d’un siècle. Il est probable que ce sont les thérapeutes qui voudront se servir de notre modéle/modém et non les astrologues et nous pensons que l’enseignement de l’astrologie en tant qu’outil thérapeutique doit être réservé aux personnes formées par ailleurs et n’attendant pas tout de l’astrologie.. De la même façon, l’astrologie doit être mise dans les mains des historiens plutôt que de demander aux astrologues de se faire passer pour des historiens. Car quel sens y a  t il à donner des exposés historiques, comme l’ont fait Barbault ou Hecquet avec un certain talent(cf son Traité d’astrochronobiologie individuelle et mondiale, Dervy 2008) s’il s’adressent à des lecteurs qui ont une culture historique médiocre  et qui sont obligés de prendre pour argent comptant les données historiques qui leur sont fournies et  sont choisies en connaissance de cause. Il convient que l’astrologie s’appuie sur des faits connus de tous, que l’on peut retrouver sur Internet  et non sur les données que tel client sera en mesure de fournir et qui ne permettent aucun recoupement;  Il  y  a  là un malheureux mélange des genres:  il y a un temps pour brosser les tendances générales d’une société,  pour une période donnée et un temps pour aborder les cas particulier.  L’astrologie est au moulin,  le psychologue, le sociologue, le « politiste »  au four. Le  jour où les astrologues seront invités dans un débat avec d’autres experts, on pourra crier victoire mais on n’en est pas là,

 

 

JHB

10. 09 21

 

 

 

 

 

 

JHB

10 09 21

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L »astrologie et le pari de Pascal par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 10 septembre 2021

 

 

L’astrologie  au XVIIe siècle   et le pari de Pascal

 

par  Jacques  Halbronn

 

Mersenne, à la fin de ses Préludes à l’Harmonie Universelle  paru en 1634  (cf notre communication, Colloque Gassendi, Digne, 1992)

écrivait  (p. 106, exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal, Paris)

 

  1. «    Je désire que tout le discours que j’ay fait de l’Astrologie s’entende seulement de celle que l’on nous a donnée iusques à présent (.)  car  je ne veux pas nier que l’on ne puisse  scavoir beaucoup de choses par la contemplation (…) lorsque Dieu en aura donné  la véritable connoissance à ceux qu’il  luy plaira Et peut être  qu’il ne se fait rien  (…) qui ne dépende  de la différente constitution  des  astres  ou qui ne soit signifié par leurs  rencontres & aspects (…) mais parce que ce n’est pas certain & que nous n’avons  nul moyen de le scavoir, c’est perdre le temps que faire des Horoscopes pour trouver  la  qualité du tempérament, de l’esprit ou des autres choses que l’on désire scavoir »

On mettra ce propos en paralléle avec le célébre « pari de Pascal »,  repris dans ses « Pensées », parues en 1670. En l’occurrence, le texte que nous avons reproduit  ne suit pas la même direction que celui de Blaise Pascal puisque son auteur (Mersenne/ Gassendi) conclut à l’inverse que dans le doute, il préfère s’abstenir. Il n »est pas ici question de Dieu mais de l’astrologie mais Dieu n’en est pas moins évoqué puisqu’il lui revient de décider, un beau  jour,  de fournir  les « clefs de l’astrologie »

Il reste que son auteur n’exclue nullement une telle éventualité mais n’en déclare pas moins  que puisque cela n’est pas « certain », il ne serait pas raisonnable de « parier » que l’astrologie puisse un jour, par quelque grâce, devenir une science vraiment fiable.

On observe donc ici qu’il  y a deux poids deux mesures dans l’interprétation du Pari de Pascal.  En tout état de cause, il nous semble qu’il convient au XXIe siècle de se demander si l’astrologie ne mérite pas que l’on parie sur elle. Rappelons cette formule de Malraux: Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. Il semble déterminant qu’au niveau européen, l’on investisse dans la recherche  et l’enseignement de l’astrologie (CNRS, Collége de France etc) et que l’Europe puisse prendre de l’avance dans ce domaine alors qu’elle a pris du  retard dans tant d’autres. On devra notamment envisager cette question dans le domaine non seulement des sciences religieuses mais aussi des sciences politiques et du Droit Constitutionnel.

 

 

JHB

 

09 09 21

 

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Jacques Halbronn L’astronomie a introduit la mythologie en astrologie/

Posté par nofim le 10 septembre 2021

 

Jacques  Halbronn   L’astronomie a introduit la mythologie en astrologie/

Dans son Histoire du Ciel (1739  Iere écidtion), Noël Pluche traite de l’idolatrie :

 

« La vraie origine du mal, la vraie source de l’idolatrie &  de toute superstition est l’abus du langage de l’astronomie & des figures de l’écriture ancienne (..) Ce n’est point l’idolatrie qui a livré à l’astronomie les noms que celle-ci employe mais c’est l’astronomie ou la connaissance des besoins de l’homme par l’inspection du Ciel qui a inventé  les noms, les caractères  & les figures que la cupidité  & l’ignorance ont convertis  en autant de puissances dignes  de respect ou de crainte. En un mot, le Ciel des Poétes ou le premier  fond de toute la  Mythologie  Payenne n’est  dans son origine qu’une écriture  très  innocente  mais prise grossièrement mais prise grossièrement  & dans le sens qu’elle  présentait à l’oeil  au lieu d’estre prise  dans le sens qu’elle était  destinée à présenter à l’esprit »

 

Nous comprenons ce texte au prisme de nos propres travaux sur l’emprunt abusif et la notion d’instrumentalisation. Pluche reproche aux astronomes de s’être en quelque sorte amusés à habiller leurs objets d’études  d’éléments empruntés à ce qu’il appelle le « Ciel Poétique ».

Les historiens de l’astrologie commettent le plus souvent l’erreur d’attribuer aux astrologues le « mérite » des dénominations des planétes et des signes et il est vrai que les astrologues en ont fait leur « pain bénit » mais il s’agit là en réalité de ce que nous avons appelé la manifestation d’un prêt/emprunt abusif » .  Sachant qu’il convenait se relier  l’anthropologie à la cosmologie, ils ont cru bon de récupérer le bébé avec l’eau du bain (de culture) pour paraphraser une formule de Kepler recommandant  à propos de l’astrologie de ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

L’astrologie est ainsi depuis longtemps malade d’une telle situation qui vient surcharger son savoir alors même que les astronomes savent fort bien que ces dénominations sont purement utilitaires comme lorsque l’on décerne  des prénoms différents aux membres d’une fratrie.

En vérité, l’astrologie devrait limiter son emprunt à l’astronomie à la seule planéte Saturne et ne considérer l’écliptique qu’au prisme des axes équinoxiaux et solsticiaux comme le proposait Eustache Le Noble, en  1697 dans son troisiéme livre de son Uranie ou Tableaux des Philosophes  à propos duquel  Hervé Patrice Guinard aura commis des contre sens.

 

 

 

JHB

10  09 21

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