De la nécessaire refondation de l’Astrologie

Posté par nofim le 15 août 2013

Comme à notre nouvelle habitude, nous réagissons à un texte d’un de nos interlocuteurs les plus diserts qui représente en quelque sorte la communauté astrologique sous une forme relativement élaborée à la différence des messages lapidaires de certains autres qui ne prennent même pas la peine de s’expliquer face à nos textes.
28 juillet 10:56
Je comprends que vous entendez vous situer dans le cadre des sciences humaines et non dans le cadre d’une science traditionnelle et notre échange finit par devenir un dialogue de sourd et je n’entends pas le prolonger très longtemps, du moins quant à certains sujets (c’est le cas de la pensée analogique) qui ne peuvent être envisagés que de façon extrêmement différente, selon qu’on veuille placer l’astrologie dans l’ensemble des sciences traditionnelles et dans leur esprit ou comme vous qu’on cherche à lui donner une place qu’elle n’a pas encore acquise dans l’ensemble des sciences aujourd’hui acceptées. Ce faisant une grande partie de vos remarques tiennent plus de l’étude se voulant objective, qu’elle y parvienne ou non, d’ailleurs, peu importe, d’un savoir ancien et de comment et pourquoi il a pu être fondé et fonctionner que de continuer à le pratiquer et il me semble que vouloir jouer à la fois sur les deux tableaux, celui de l’histoire des sciences et sur la refondation (le mot est à la mode) de l’astrologie n’est pas viable, à moins d’être plus modeste dans vos ambitions, comme l’avait été, à mon avis, le philosophe brésilien que j’ai cité plusieurs fois, car il avait bien distingué deux choses d’abord, l’astrologie générale et ses diverses applications à des domaines de la connaissance humaine.
Dans son optique, il n’était pas question de refonder l’astrologie générale, mais seulement de démontrer qu’il existait bien des phénomènes d’ordre astrologique (correspondance entre des figures du ciel et des faits sur la terre et dans la vie de l’humanité) qui justifiait l’existence d’une science particulière différente des autres avec son épistémologie propre et ses méthodes propres, après quoi il se déclarait autorisé à fonder une application de la démarche astrologique (dans la mesure où elle était définissable comme la relation entre des phénomènes célestes – on peut en effet chercher à cerner lesquels et il est tout à fait certains qu’il ne s’agit pas de tous les phénomènes célestes selon toutes les optiques – et des phénomènes terrestres) à un domaine spécifique, sans vouloir absolument que l’ensemble des astrologues comme un seul homme se décide à le suivre et à renoncer à leur pratique baptisée du joli nom de pure folie. S’il avait voulu le contraire, on aurait pu se demander qui était le plus fou, la communauté astrologique ou lui.
Pour en revenir à l’analogie, vous voulez la réduire à une construction humaine, mais il y a un bémol même dans une optique de pure science moderne, c’est que s’il s’agit d’une fonction spécifiquement humaine qui distingue l’homme des autres êtres vivants et qui lui fait interpréter les phénomènes naturels selon cette fonction symbolique en lui, il ne s’agit pas alors d’un acquis mais d’un fait inné et essentiel de l’humanité et donc existant dans la nature, si on ne veut pas comme l’ont fait tous les peuples par rapport au langage par exemple, l’attribuer aux dieux. Après comme il existe de nombreuses langues, je vous accorde qu’il existe plusieurs astrologies réelles et non une seule qui serait universelle, mais comme certains ont voulu fonder une linguistique universelle, il faut aussi reconnaître qu’il y a certains points obligés, comme les phases de la Lune, ou que le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, qu’il y a des astres avec des mouvements propres qui les distinguent par leur direction et leurs vitesses et d’autres sans mouvement propre décelable à première vue mais un mouvement d’ ensemble avec les autres qui se retrouvent dotés ainsi de deux mouvements principaux contradictoires (même s’il a fallu beaucoup de temps à des cultures et des civilisations à rassembler tous ces faits apparents, il n’empêche qu’il s’agissait bien de phénomènes visibles et , quant à moi vous prêchez un convaincu lorsque vous évoquez la question de la visibilité)
Notre commentaire
Reprenons certains de vos arguments, pas forcément dans l’ordre où vous les présentez.  Vous nous dites ainsi – c’est  à dire à nos lecteurs- que tout ce que font les hommes est forcément de l’ordre de la Nature et que l’on ne peut  effectuer de distinctions comme nous l’avons fait dans nos textes (cf. L’Etrange histoire de l’Astrologie, Ed. Artefact, 1986, pour ceux qui sont allergiques à ce qui est en ligne, en faisant la part de ce que nous avons  investigué dans le  quart de siècle qui a suivi). On rappellera ce passage de la Genèse où Dieu confie à l’Homme le soin de qualifier le monde. Autrement dit, le monde ne serait pas ce qu’il est sans le truchement des hommes, qui viennent en quelque sorte compléter, prolonger la Création, ce qui fait des hommes le féminin par rapport à Dieu qui serait, selon nous, le masculin alors que de nos jours, l’Homme occupe la place de Dieu et les femmes celle des hommes. Un tel chassé-croisé a de quoi déconcerter. Cela signifie que le monde pourrait être autre que ce qu’il est et que les hommes lui ont donné sa forme finale par-delà le plan divin. Entendons par là  que Dieu ne peut entrer dans la pluralité des applications et des ramifications et qu’il est de la liberté des hommes de donner la dernière touche à la Création. C’est d’ailleurs la dualité entre la Création divine et la Révélation mosaïque qui est en fait  avant tout humaine ou si l’on préférée surhumaine. Le surhomme étant l’interface entre Dieu et les hommes, celui qui donne forme concrète à ce qui n’est encore que virtuel dans le plan divin.
Mais abordons,  à présent, le sujet de la refondation de l’astrologie. Nous n’avons jamais, en effet, à la différence apparemment du chercheur brésilien que vous évoquez une fois de plus, considéré que le rôle de la théorie astrologique visait à justifier les diverses pratiques astrologiques. Il ne s’agit pas de comprendre tel ou tel phénomène naturel. Ici, au contraire, l’observateur transforme ipso facto son objet d’étude. On nous objectera que nous nous mettons en contradiction avec le début de nos propos lesquelles accordent au praticien le privilège de prolonger ce qui n’avait été qu’esquissé. A ce prix-là, en effet, toutes les pratiques se retrouveraient légitimées et il suffirait en effet de propose un cadre général qui les englobe, comme cette idée d’analogie qui a fait l’objet d’un précédent débat. Et tout serait bien dans le meilleur des mondes possibles (Candide de Voltaire)
Comme on sait, telle n’est pas notre position en la matière.
En réalité,  le fait de reconnaitre aux hommes la tâche de prolonger sinon de faire aboutir le plan divin ne signifie aucunement que tous les hommes soient logées à la même enseigne et ce n’est pas sans raison que nous avons recouru à cette expression nietzschéenne de surhomme.(cf. supra) On sait que dans notre refondation de l’Astrologie- sous le nom d’Astrocyclologie- nous distinguons entre le plan A  et le plan B, ce qui implique une humanité A et une humanité B ou « sous-humanité ».
Il est clair que pour nous la refondation est le départ d’un nouveau cycle de 7 ans et qu’il s’agit là d’une mission « surhumaine » qui s’apparente à Hercule nettoyant les écuries d’Augias, à la puanteur insupportable. Il importe que le monde soit périodiquement « refondé » faute de quoi il serait condamné à terme à dégénérer. C’est dire que les hommes peuvent en effet ajouter des choses mais que cela ne vaut qu’à titre provisoire, le temps d’une période de 7 ans. Au bout de ce délai, les hommes sont invités à se renouveler, à l’instar d’un Sisyphe, cher à Albert Camus.
Il faut donc distinguer les apports structurels qui traversent les siècles et les millénaires et les apports passagers qui tiennent sur une ardoise effaçable. Laisser croire que tout ce que les hommes proposent a une valeur définitive relèverait de la démagogie.
Dans le cas de l’astrologie, il est vital que l’on sache distinguer entre le fondamental (d’où le terme de refondation) et le provisoire et c’est ce que nous efforçons de faire, non sans rencontrer de fortes résistances de la part de ceux qui appartiennent à l’humanité «  B » celle qui a voix au chapitre en phase B du cycle de 7 ans, qui laisse en quelque sorte le champ libre à Satan.(soit 3 ans et demi, soit 1260 jours (si l’on admet une année de 360 jours, cf. le Livre de Daniel, l’Apocalypse, l’Antéchrist, ce qui peut se transposer en 3 jours et demi ou encore  en 1260 ans)
Comme nous le laissions entendre plus  haut,  la dialectique entre Dieu et les surhommes et analogue à celle entre les surhommes et les sous-hommes et l’astrologie a pour mission de rappeler les conditions et dispositions du contrat, basé sur un cycle de 7 ans.
Or, force est de constater que la plupart des astrologues tendent, sciemment, délibérément, ou non, à évacuer ce cycle de 7 ans et ce n’est nullement innocent car ce cycle limite singulièrement la  marge de manœuvre de l’Humanité B. et la place sous le joug de l’Humanité A, ce qui peut être vécu comme insupportable.. On comprend dès lors pourquoi nos astrologues multiplient à l’envi les cycles afin que le cycle de 7 ans ne soit plus considéré que comme  un cycle parmi tant d’autres. C’est probablement de bonne guerre !
Un  des traits de l’humanité B est le mimétisme. Elle ne peut fonctionner que par référence à un modèle préexistant et elle ne peut penser une humanité capable d’élaborer ses propres modéles. On retrouve là une dialectique du Maitre et de l’Esclave. Donc quand on appartient à l’humanité B, on  cherche à  nier le rôle créateur des surhommes au nom d’une Nature toute puissante, qui n’est  qu’un autre nom de Dieu en tant que Créateur du Monde.
C’est ainsi que l’astrologie ne peut être pensée par cette humanité B que comme se référant aux sciences existantes que l’on cherchera à imiter en étant incapable de conférer à l’astrologie une place spécifique au sein d’un ensemble.  D’où les délires sur l’astrologie comme totalité (cf l’entretien récent avec Daniel Cobbi, sur teleprovidence).
Cette affirmation de totalité, d’illimité, qui peut sembler au premier regard celle d’une force est en fait l’aveu d’une faiblesse. Celui qui veut  être « tout » reconnait en fait qu’il ne sait pas qui il est et qu’il est dans l’avoir et non pas dans l’être, qu’il est braqué sur le monde extérieur et non sur ses propres potentialités, qu’il est désaxé. Non, l’astrologie n’est pas « tout » , n’est pas un monde paralléle, analogue à notre monde fait d’un ensemble de sciences mais elle doit y trouver sa place. Il revient à nos astrologues de faire leur examen de conscience car ils risquent de véhiculer  des valeurs qui sont propres à ceux qui souffrent d’exclusion.
JHB
28. 07. 13

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Les postulats discutables des astrologues

Posté par nofim le 15 août 2013

Nous recevons,  à la suite de la mise en ligne d’un texte sur les limites de l’astrologie, un message auquel nous avons envie de répondre car il nous permet de  revenir sur le rapport  Astrologie/astronomie que l’on nous présente comme un postulat dont on tire certaines conclusions exorbitantes, c’est le cas de le dire. Il évoque un astrologue brésilien que nous avions rencontré au Brésil, il y a une vingtaine d’années.
Guy Taillade nous écrit le
26 juillet 23:09
Le philosophe brésilien Olavo de Carvalho a présenté l’astrologie comme une science de caractére comparatif, car elle est phénoménologiquement la science de la relation entre les phénomènes célestes et les phénomènes terrestres.
Ceux-ci étant selon leur nature l’objet d’une science spécifique, il faut alors comparer les résultats des investigations de chacune de ses sciences avec ce que peuvent proposer les facteurs astrologiques.
Cela, potentiellement représente en effet plutôt un champ très vaste mais toutefois limité, car il s’agit de voir parmi les méthodes scientifiques qui permettent de cerner un objet quelconque lesquelles pourrait réellement montrer une équivalence avec les méthodes et les concepts astrologiques.
Cela suppose un réel approfondissement épistémologique à la fois de chaque science avec laquelle on voudra comparer les résultats de l’astrologie et bien sûr de l’astrologie elle-même, ce que ne font pas dans leur très grandes généralité les astrologues, puisqu’ils se contentent la plupart du temps de dire que l’astrologie marche, d’ailleurs quelle que soit la théorie qu’ils défendent ,s’ils en défendent une consciemment ce qui n’est pas si souvent le cas.
Olavo de Carvalho a fait cette démarche dans le domaine psychologique, parce que c’était le domaine du moment où l’astrologie était le plus sollicitée, en parvenant à affirmer que le sous domaine psychologique qui avait vraiment à voir avec les possibilités que présentent le thème astrologique était la caractérologie et il a cherché parmi toutes les caractérologies, celle qui s’approchaient le mieux des possibilités de l’astrologie et il est arrivé à la conclusion que c’était la caractérologie de Ludwig Klages.
Tout cela peut évidemment se discuter, mais on voit par là que l’astrologie est loin, dans cette démarche, d’être sans limite, du moins si on l’aborde avec un esprit réellement scientifique, ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut de beaucoup qui prétendent cependant l’insérer parmi les sciences naturelles ou les sciences humaines, sans vraiment avoir cet esprit scientifique, mais cela n’empêche non plus que son champs demeure très vaste, vu le vaste champ de la science en elle-même.
Mais si on déclare comme le fait Denis Labouré que la comparaison entre l’astrologie et la science moderne officielle est un leurre et qu’il n’y a jamais eu véritablement d’astrologie laïque, l’astrologie a toujours un champ très vaste, elle paraît encore plus illimitée comme l’est le champ de la tradition et de la pensée analogique, mais elle rencontre alors forcément les limites même de chaque astrologue.

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Les astrologues et le mythe de la précision

Posté par nofim le 15 août 2013

Quelles que soient les écoles d’astrologie, une valeur qui semble constante est celle de la précision. Tous les astrologues qui se veulent sérieux mettent en exergue un certain souci de précision qui peut prendre des formes diverses, à commencer par l’heure « exacte » de naissance. de préférence attestée par un document officiel. La plupart reconnaitront que l’imprécision des données conditionne celle des « résultats. », allant même jusqu’à tenter de « rectifier » l’heure de naissance, voire le degré de l’ascendant, en  recourant à divers procédés comme les degrés monomères qui confèrent une image spécifique à chacun des 360° du  Zodiaque, sans parler des directions primaires qui sont censées correspondre à des événements marquants dont la datation peut varier en très peu de temps, selon la précision de l’heure de naissance. Il y a bien chez les astrologues une culture voire un culte de la précision qui semble devoir par avance valider la démarche du praticien.
Le présent texte a pour objet de nous interroger sur la portée et l’enjeu véritables d’une telle quête de précision.
Signalons certains exemples de cette obsession de précision. On pense au changement de signe à commencer par l’ascendant- puisque les 12 ascendants se succèdent en  24 heures. Mais souvent une planéte se trouve à la lisière entre deux signes et il est impératif, du point de vue de l’astropsychologie, que l’on sache ce qu’il en est, même à la minute d’arc près car le portrait risque d’en être singulièrement affecté. C’est dire que la précision n’est le souci des seuls astrologues prévisionnistes. Bien au contraire, ces derniers sont confrontés à des processus cycliques et non à des constantes qui marqueront toute la vie du sujet.
On notera aussi que la précision est une valeur extrêmement prisée par les astronomes et cette fois à juste titre. Il semble que certains astrologues auraient ainsi épousé une démarche qui fait plus sens pour l’astronomie que pour l’astrologie. On imagine que quelqu’un ayant envisagé une carrière scientifique avant de se retrouver à faire de l’astrologie  jouisse d’un certain réconfort à renouer dans le milieu astrologique avec le respect des valeurs de précision.
Les astrologues peuvent en effet se trouver pointilleux et l’informatique leur apporte cette caution de précision qui s’attache à l’image de la science, sans parler des outils de travail dont les astrologues savaient se servir avant l’usage  intensif des ordinateurs. Mais est-ce que la montagne de la précision n’accouche pas d’une souris ?
Si l’on demande à un astrologue ce que lui apporte réellement la précision des données pour son travail que répond-il ? Que l’on peut ainsi distinguer des jumeaux ayant quasiment le même thème. Que l’on peut savoir avec un maximum de certitude l’heure d’un événement à venir (cf. l’ACB de Roger Haquet) ou fixer le moment d’un événement ancien. La date exacte de naissance reste la référence en quelque sorte morale de la consultation astrologique puisque les limites entre les 12 maisons en dépendent étroitement. Ce n’est pas la même chose d’avoir telle planète dans une maison ou dans la maison suivante, sans parler du jeu des maîtrises. Robert Dax a publié (Psychologie zodiacale. Ed Arista) un ouvrage permettant de départager un signe ascendant du suivant. Or, le calcul de l’ascendant exige un minimum de précision et parfois, dans des cas limites, un maximum de précision, tant le descriptif de chaque signe est tranché et contrasté. C’est bien d’ailleurs tout le problème.
En effet,  ce qui aurait dû être fluide, à savoir le passage d’un signe à un autre, d’une maison à une autre, a fini par se cristalliser, de sorte qu’un changement de signe, de maison impliquera des interprétations bien différentes.
Pour une astrologie qui mise quasiment tout sur le thème natal, il est clair que certaines différences liées à l’heure de naissance (comme la position de la Lune) peut changer pas mal de choses, comme la nature des aspects. Nous en savons quelque chose, nous dont l’heure de naissance a « changé » lors de la prise en compte de l’acte de naissance et non plus de la tradition familiale, pour une heure de différence. Ce n’était plus du tout le même thème au regard de l’ascendant, des planètes en maison.
Mais est-ce à dire que l’astrologie y gagnait sérieusement en précision au niveau prévisionnel (transits sur le thème natal, par exemple), est-ce qu’une telle exigence était payante dans le domaine du psychologique au vu de la perception finalement assez floue que les gens ont d’eux-mêmes ?
Selon notre idée du devenir de l’astrologie, cette demande de précision nous apparait comme bien vaine. Est-ce que l’on passe de tel moment de la journée à tel autre de façon brusque, soudaine ? Nous pensons bien plutôt à un continuum cyclique tout au long de notre vie qu’à une structure figée à  un instant T.
Cette affaire d’heure exacte, voire  de minute exacte nous semble un leurre, une façon d’appâter le client. L’astrologue se dédouane ainsi : d’une part il fait appel au zélé de l’administration qui note scrupuleusement l’heure déclarée par le père et de l’autre, à la rigueur des calculs astronomiques, sans parler du perfectionnement de la mesure du temps permis par le progrès de l’horlogerie. Tout cela fournit des gages de sérieux aux yeux du client mais aussi à ceux de l’astrologue lui-même quant au travail de précision ainsi effectué.
Cette quête de précision aura en outre conduit à souhaiter  récolter un maximum de données, à les croiser en vue de parvenir, bien évidemment, à une plus grande assurance dans le diagnostic ou le pronostic, ce qui relevait du transfert chez le client envers l’astrologue et du contre-transfert qui en pouvait découler. On se trouve dès lors face à un « mandala » excessivement fouillé qui combine notamment toutes les planètes connues du système solaire et le rôle de l’astrologue est d’interpréter, de doser cette palette de tonalités pour parvenir à un « portrait » aussi juste que possible. Encouragement donc à la complexification de l’astrologie, à prétendre à une approche individuelle poussée très loin, confectionnant un habit d’arlequin.  Cette recherche de précision conduisait ainsi à cerner la personne mieux que ne pourrait le faire un « simple » psy, avec les « pauvres » moyens artisanaux et empiriques qui sont les siens.
  Là encore, cette volonté de précision allait égarer l’astrologie dans les méandres du psychisme individuel aux antipodes du véritable « métier » astrologique qui est de prendre de la hauteur – le ciel oblige- et de cerner des lignes de force et des récurrences à l’échelle des sociétés.
Pour notre part, l’astrologie n’a aucunement besoin pour fonctionner de l’heure de naissance, elle n’a pas non plus à respecter les clivages rigides d’algorithmes désuets. L’astrologie est dans le vivant, dans l’évolution, dans la formation progressive de signaux puis leur brouillage tout aussi progressif permettant de  faire alterner- en douceur- phase A et phase B. On n’est pas là dans une problématique d’interrupteur qui fait passer de façon tranchée, en une seconde de l’obscurité à la lumière et vice versa.
On pourrait d’ailleurs se demander si une telle précision fait sens pour le client, s’il ne se perd pas dans ce coupage de cheveux en quatre, ces distinctions alambiquées dont la portée lui échappe et dans lesquelles l’astrologue semble se complaire au point que l’on peut raisonnablement se demander si l’apprentissage de l’astrologie ne conduit pas à un certain obscurantisme, qui fait de l’astrologue un personnage aux propos hermétiques (dans tous les sens du terme), qui perçoit le monde selon une idiosyncrasie qui le protège du fait même de son étrangeté. On sait que pour notre part,  il s’agit de transmettre au client, et en fait au public, une grille extrémement simple, censée  remplacer celle des 12 signes zodiaques qui a fait long feu, un outil qu’il revient chacun d’apprendre à utiliser et à partager, sans le truchement de l’astrologue.
JHB
28. 07. 13

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Les postulats discutables des astrologues

Posté par nofim le 10 août 2013

Nous recevons,  à la suite de la mise en ligne d’un texte sur les limites de l’astrologie, un message auquel nous avons envie de répondre car il nous permet de  revenir sur le rapport  Astrologie/astronomie que l’on nous présente comme un postulat dont on tire certaines conclusions exorbitantes, c’est le cas de le dire. Il évoque un astrologue brésilien que nous avions rencontré au Brésil, il y a une vingtaine d’années.
Guy Taillade nous écrit le
26 juillet 23:09
Le philosophe brésilien Olavo de Carvalho a présenté l’astrologie comme une science de caractére comparatif, car elle est phénoménologiquement la science de la relation entre les phénomènes célestes et les phénomènes terrestres.
Ceux-ci étant selon leur nature l’objet d’une science spécifique, il faut alors comparer les résultats des investigations de chacune de ses sciences avec ce que peuvent proposer les facteurs astrologiques.
Cela, potentiellement représente en effet plutôt un champ très vaste mais toutefois limité, car il s’agit de voir parmi les méthodes scientifiques qui permettent de cerner un objet quelconque lesquelles pourrait réellement montrer une équivalence avec les méthodes et les concepts astrologiques.
Cela suppose un réel approfondissement épistémologique à la fois de chaque science avec laquelle on voudra comparer les résultats de l’astrologie et bien sûr de l’astrologie elle-même, ce que ne font pas dans leur très grandes généralité les astrologues, puisqu’ils se contentent la plupart du temps de dire que l’astrologie marche, d’ailleurs quelle que soit la théorie qu’ils défendent ,s’ils en défendent une consciemment ce qui n’est pas si souvent le cas.
Olavo de Carvalho a fait cette démarche dans le domaine psychologique, parce que c’était le domaine du moment où l’astrologie était le plus sollicitée, en parvenant à affirmer que le sous domaine psychologique qui avait vraiment à voir avec les possibilités que présentent le thème astrologique était la caractérologie et il a cherché parmi toutes les caractérologies, celle qui s’approchaient le mieux des possibilités de l’astrologie et il est arrivé à la conclusion que c’était la caractérologie de Ludwig Klages.
Tout cela peut évidemment se discuter, mais on voit par là que l’astrologie est loin, dans cette démarche, d’être sans limite, du moins si on l’aborde avec un esprit réellement scientifique, ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut de beaucoup qui prétendent cependant l’insérer parmi les sciences naturelles ou les sciences humaines, sans vraiment avoir cet esprit scientifique, mais cela n’empêche non plus que son champs demeure très vaste, vu le vaste champ de la science en elle-même.
Mais si on déclare comme le fait Denis Labouré que la comparaison entre l’astrologie et la science moderne officielle est un leurre et qu’il n’y a jamais eu véritablement d’astrologie laïque, l’astrologie a toujours un champ très vaste, elle paraît encore plus illimitée comme l’est le champ de la tradition et de la pensée analogique, mais elle rencontre alors forcément les limites même de chaque astrologue.
Notre commentaire
Il ne s’agit pas de rapprocher l’astrologie de tel ou tel domaine mais de cerner sa spécificité. L’astrologie doit avant tout être elle-même et n’a pas à prendre modèle sur  telle ou telle discipline si ce n’est en partageant certaines notions et cela vaut aussi pour son rapport à l’astronomie. Le problème de beaucoup de gens c’est qu’ils ne sont capables que d’imiter autrui tant ils se sentent incapables de déterminer ce qu’ils sont intrinsèquement et spécifiquement.  Même le rapport de l’astrologie à l’astronomie doit être envisagé avec la plus grande prudence. Nous avons souligné récemment tout ce qui les séparait dans leur approche : c’est ainsi que l’astronome a besoin d’une grande précision, de localiser un astre en un lieu bien défini du ciel alors que l’astrologie, selon nous, peut tout à fait se contenter de données approximatives  et s’appuie sur l’astronomie pour la dépasser et non pour se calquer sur elle.
Définir l’astrologie comme le  savoir qui relie le monde terrestre et le monde céleste aurait pour résultat d’isoler l’astrologie des autres domaines « terrestres ». En fait,  ce que l’astrologie utilise de l’astronomie est extrêmement limité. Puisque selon nous, cela se réduit  à une planéte, Saturne et à quatre étoiles (dites royales).  A la limite – et le nom qu’elle porte n’a qu’une valeur d’information toute relative-  les sociétés humaines auraient pu totalement se désintéresser de l’astronomie pour se structurer.  En fait, l’astrologie étudie la façon dont les hommes instrumentalisent leur environnement pour s’organiser collectivement et le ciel fait partie de cet environnement et encore de façon marginale vu que c’est un environnement – en dehors du soleil- qui n’interagit pas avec eux tant qu’ils ne l’ont  pas décidé à un certain moment de leur Histoire, ce qui exclut l’usage de planètes inconnues dans l’Antiquité. Comme nous le disions plus haut, le mot même d’astrologie peut induire en erreur et il vaudrait mieux parler d’une branche particulière de la mycologie, qui relève de l’écologie.
On n’a donc aucunement à parler du « champ illimité «  de l’astrologie comme le fait Taillade.  Cette perspective d’illimité est contre-productive. Certes, dans l’absolu, on est dans l’illimité comme quelqu’un qui écrit, qui peint,  qui compose et qui a un choix illimité de formules. Mais très vite, le  choix s’opéré et se fixe. C’est donc un illimité très virtuel, hypothétique. L’erreur, c’est d’en rester à ce stade virtuel et de ne pas se sevrer. Or ; ce qui nous frappe en astrologie, c’est justement que l’on en revient, avec chaque thème, à un état encore indifférencié du ciel comme si l’on refusait d’opérer une sélection une fois pour toutes. Il faut couper le cordon ombilical entre astrologie et astronomie. Etrangement, le thème natal, la carte du ciel- font ressortir ce syndrome d’un illimité qui ne parvient jamais à se décanter, à se circonscrire, à se définir.
Mais, n’oublions pas que l’astrologie n’est pas, non plus, un tout indissociable et indivisible. Elle doit être  débarrassée de certaines interpolations qui la plombent. L’astrologue, quant à lui,  doit avoir un rapport distancié par rapport à l’astrologie tout comme l’astrologie par rapport à l’astronomie. Il ne doit pas s’enivrer, se saturer d’astrologie, basculer dans le contre-transfert –(cf. notre récent entretien au Novotel de Nice sur teleprovidence). Cela nous met mal à l’aise quand on parle de l’Astrologie, au singulier comme d’un ensemble d’un seul tenant.
JHB
28. 07.13

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Deux stratégies pour l’Astrologie en 2013

Posté par nofim le 10 août 2013

Il est peut-être temps de repenser notre stratégie en ce qui concerne le positionnement de l’astrologie au sein de notre civilisation. Selon nous, deux stratégies s’opposent. L’une qui voudrait que l’astrologie devienne une science totale, l’autre qui voudrait que l’astrologie serve à compléter le savoir de l’Humanité, cette dernière est celle que nous préconisons.
On entend certains     astrologues (‘cf. notre récent entretien avec Daniel Cobbi sur teleprovidence) déclarer que l’astrologie n’a pas de limites. Ce serait une sorte de Léviathan qui aurait vocation à réunir en lui-même la totalité des savoirs en puisant dans l’immensité de l’information cosmique. En ce sens, l’astrologie ferait double emploi avec l’ensemble des savoirs non astrologiques/
Pour nous, tout au contraire,  l’Astrologie doit opérer un repli stratégique sur ses créneaux les plus avérés et faire la preuve qu’elle détient des informations qui manquent terriblement aux autres domaines. Il ne s’agit donc pas d’empiéter sur les autres créneaux scientifiques.
Toutefois, nous  pensons que l’astrologie a des intérêts communs avec les autres « sciences » et qu’elle ne saurait faire cavalier seul, au risque de se scléroser en perpétuant des apports d’un autre temps. Il convient en effet d’apprendre à distinguer entre ce qui est essentiel au modèle astrologique et ce qui n’est une façon parmi d’autres de l’activer et de l’appliquer. Les astrologues ont tendance à confondre ces deux plans.
Notre stratégie obéit à trois points :
1       Renoncer à outrepasser  les limites de l’astrologie en recourant à des expédients
2       Adopter ou faire adopter des formulations communes à divers domaines.
3       Montrer que les informations dont dispose une astrologie rénovée et restaurées font défaut aux autres sciences et que celle-ci doivent lui accorder la place qu’elle mérite.
Cette réorientation doit conduire à ce que l’astrologie renonce sur les points suivants :
1       se déleste  de vieux modes de subdivision comme le symbolisme zodiacal en les remplaçant par des formulations acceptées par les autres savoirs
2       se contente de mettre en avant un cycle central récurrent et régulier en mettant fin à toutes sortes de combinatoires entre planètes, ce qui implique la réintégration des étoiles fixes
3  cesse de prétendre traiter de domaines qui ne sont pas les siens comme tout ce qui est d’ordre strictement individuel et personnel, ce qui vaut pour l’abandon du thème natal.
Ce genre de revirement exige certains sacrifices liés à des savoirs faires chèrement acquis et fortement investis  mais en contrepartie, l’astrologie y gagnera un crédit et un honneur dont elle ne jouit aucunement en ce moment. Sa réintégration au sein de l’ »université » des savoirs est à ce prix et tel était et reste l’objet de notre Mouvement Astrologique Universitaire (connu sous le sigle « MAU ») fondé en 1975, il y a 38 ans de cela.
Il convient de cesser d’opposer astrologie individuelle et astrologie mondiale ; C’est là un grave contresens.  L’astrologie n’a plus à se définir comme la science de l’individu mais bien comme celle de l’humain dans son rapport au temps. Chaque personne est concernée par ce qui touche à l’humain et il est ridicule de prétendre que nous soyons tous différents les uns des autres. Cela est vrai pour certaines disciplines qui prennent le temps d’explorer l’histoire personnelle des gens laquelle dépasse très largement le champ de l’astrologie. Mais pour l’astrologie, le monde obéit à quelques lois simples partagées par un grand nombre. L’astrologie est plus du côté des sciences qui rapprochent les êtres que du côté de celles qui les séparent. plus du côté d’un avenir à écrire ensemble que d’un passé lourd de toutes sortes de contingences accumulées et qui ne relèvent pas de l’astrologie. Certes, l’astrologie traite de ce qui est cyclique, prévisible, récurrent mais cela ne la contraint nullement à prétendre  rendre compte de tous les changements et incidents qui se produisent. Selon une expression que nous aimons, l’astrologue est plus celui qui fait la vaisselle, la plonge, que celui qui remplit et donc salit les assiettes.
JHB
27.07.13

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La fin des repères invisibles en Astrologie

Posté par nofim le 10 août 2013

Il est temps de mettre fin aux repères fictifs en astrologie qui n’existent sur le papier mais n’ont aucune visibilité dans le ciel. C’est le cas de l’Ascendant mais aussi de l’Ayanamsa et du point vernal sans parler des nœuds lunaires et autres luminaires « noirs ». On peut certes greffer sur ce qui est visible des algorithmes mais ce ne sont là que des processus de dérivation qui correspondent à une forme subalterne de structuration qui ne saurait imposer sa loi. Or, le problème, c’est que cette « sous-astrologie » a fini par envahir l’espace astrologique comme de la mauvaise herbe et l’on sait qu’il faut séparer le bon grain de l’ivraie. (Evangile)
A partir d’une telle prise de conscience, l’on s’aperçoit à quel point les étoiles fixes ne sauraient être laissées de côté ne serait-ce que parce qu’il y a beaucoup plus d’étoiles que de planètes, ce qui était encore plus vrai dans l’Antiquité quand on ignorait les astéroïdes que l’on a commencé à découvrir il y a un peu plus de deux cents ans. Prenons le cas de l’Ascendant (autrefois connu sous le nom d’horoscope, ce qui a donné son nom aux maisons dérivées de l’ascendant (rien à voir ici avec les maisons dites dérivées). Die que l’Ascendant Ets le signe qui se lève à l’horizon lors de la naissance est une pure fiction car on ne voit pas un signe se lever mais une étoile, faute de voir une des rares planètes. Rappelons que trois d’entre elles se suivent de près (soleil, Mercure, Vénus), ce qui ne laisse plus que 4 possibilités (Lune, Mars, Jupiter et Saturne), ce qui est bien peu. On n’imagine guère que l’on ait attendu qu’une planéte se lève  ou culmine ni que l’on ait considéré des axes invisibles d’autant que le mot horoscope comporte « scope » qui veut dire regarder (Scopus, observateur), ce qui a donné télescope, cinémascope, microscope, périscope, radioscopie etc. Selon nous, le dispositif horoscopique des 12 maisons (ou des 8 comme on voudra) s’articulait sur le lever ou la culmination d’une certaine étoile, observable à un certain moment de la journée. A partir de là il était possible de regarder où se trouvaient les plants parmi les maisons ainsi constituées à partir de l’étoile fixe qui se manifestait. On notera que les degrés monomères ont pour origine les constellations.
Si l’on prend le cas de l’Ayanamsa, il semble que la question soit mal posée. L’Ayanamsa est lié à la précession des équinoxes mais ce phénomène concerne le positionnement des planètes par rapport aux étoiles et non le point vernal qui est un repéré invisible, d’où l’inanité de la théorie des ères processionnelles fondée sur le déplacement du point vernal par rapport aux constellations zodiacales.  Selon nous, l’Ayanamsa est une notion purement technique qui tient au fait que les astronomes ont fini par préférerai situer les astres par rapport à un système fondé sur le dit point vernal. Cela relève du seul mode d’emploi de certaines éphémérides tout comme on se référé au « temps universel » selon le méridien de Greenwich, pour les fuseaux horaires. L’Ayanamsa n’est qu’un artefact
Nous n’avons rien en soi, disions-nous, contre de tels usages pratiques et conventionnels mais cela ne saurait contaminer les structures de l’Astrologie car ce ne sont là que des facteurs périphériques, que chacun peut employer à sa guise.
Le critère de visibilité nous apparait essentiel en ce qui concerne les fondations de l’Astrologie. Ce qui est invisible n’a qu’un statut subalterne et accessoire et cela vaut, bien entendu, pour le découpage de l’écliptique en 12 qui s’inspire des 12 mois du calendrier et qui n’est qu’une ingénieuse façon de procéder dont on peut fort bien se passer et que l’on peut remplacer par tout autre procédé qui pourrait sembler plus intéressant et surtout plus intelligible, d’un point de vue ergonomique, comme lorsque l’on change la disposition Dun tableau de  bord. Toutes sortes d’emprunts sont à mettre dans cette catégorie de formulations de fortune qui n’ont qu’une valeur très relative. C’est pourquoi la question du passage d’une planéte d’un signe (ou d’une constellation) à un autre n’est astrologiquement que d’un intérêt très limité puisque il s’agit d’un découpage fictif quand bien même serait-elle réalisé rigoureusement.  Les astronomes ont des priorités qui ne sont pas celles des astrologues et ce qui passe en astronomie ne passe pas en astrologie. L’astronomie est réservée à un cénacle de savants tandis que l’astrologie est une « chose publique » qui concerne tous les citoyens, ce que bien des astrologues  ont par trop tendance à oublier. La symbiose entre astrologie et astronomie aura eu des effets pervers en amalgamant deux épistémologies bien différentes et les astrologues qui s’imaginent pouvoir refonder l’astrologie sur les bases de l’astronomie font fausse route. On a pu voir  récemment tel groupe d’astrologues nier l’idée de conjonction d’une planéte avec une étoile (ou une conjonction entre deux planétes) au prétexte que cela ne correspondait pas à la science astronomique.  Mais une telle approche est anachronique et décalée. Ce qui est visible intéresse l’astrologie au premier chef et quand bien même tel phénomène serait un simple effet de perspective, il est astrologiquement beaucoup plus « réel » que telle notion astronomique purement mathématique comme les nœuds lunaires.  On peut s’amuser à jouer sur les mots mais astrologiquement, une conjonction planéte-étoile n’est pas « fictive «  du moment que chacun peut l’observer à l’œil nu. Chaque discipline a sa propre « indexicalité » et la notion de fiction est relative.  Ceux qui veulent  déstabiliser l’astrologie en recourant abusivement à l’astronomie sont probablement les anti-astrologues les plus sournois.
La visibilité- aussi empirique soit-elle- est la pierre de touche de l’astrologie. L’astrologie Saturne-4 étoiles  s’inscrit dans cette approche « visibiliste » qui ne saurait se passer des étoiles lesquelles forment un binôme crucial et dualiste dont l’astrologie ne saurait faire plus longtemps l’économie. Si le praticien de l’astrologie affirme qu’il peut se passer des étoiles, en revanche, l’historienne et le chercheur ne saurait accepter un tel aggiornamento dicté par l’astronomie moderne.
JHB
28.07.13

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Vers un désenclavement des algorithmes et paradigmes astrologiques

Posté par nofim le 10 août 2013

Sortir du ghetto, telle était la devise que nous avions choisie, il y a quelques années pour définir notre politique concernant l’avenir de l’Astrologie. Probablement, notre argumentation et notre formulation n’étaient-elles pas encore au point à l’époque. Car l’important est de bien situer le débat et de trouver le bon angle, d’établir un diagnostic qui touche aux vrais enjeux. En fait, on ne s’adressera pas ici aux astrologues en tant qu’astrologues mais en tant que citoyens du monde qu’ils sont aussi, ce qu’ils tendent parfois à oublier quelque peu.
L’idée centrale que nous proposons est simple : l’astrologie ne doit pas utiliser des formulations étrangères aux pratiques de notre époque. Or, on ne peut parler de « modernité » en s’en tenant à un algorithme comportant 12 temps successif, comme c’est le cas pour le zodiaque mais aussi pour les « maisons » astrologiques. Ce que l’on attend de l’astrologie, ce  n’est pas tant le contenu de l’algorithme que son « calage », c’est-à-dire son point de départ. Or, tout se passe comme si les astrologues avaient compris l’inverse ! Et c’est cela qui est à réviser radicalement en termes de priorité et d’impératif.
Entendons par là que le monde n’en a rien à faire que les astrologues se servent du modèle tarabiscoté du calendrier soli-lunaire à 12 secteurs pour baliser le temps cyclique céleste, c’est là à l’évidence un référentiel parfaitement obsolète et ringard et dont on peut tout à fait se passer, d’autant qu’un tel algorithme est hybride en ce qu’il veut s’accorder également au cycle saisonnier, au prix de quelques acrobaties périlleuses vu que le début des saisons ne s’articule sur aucune configuration céleste récurrente. En revanche, ce que le monde attend des astrologues d’aujourd’hui, plus que jamais, c’est de donner des dates de début de cycle. Ni plus ni moins !
Zodiaque hybride, en effet, puisque si la division en 12 est intimement liée aux 12 mois de l’année soli-lunaire et plus probablement lunaire, la symbolique zodiacale s’origine, quant à elle dans les représentations saisonnières, ce qui est caractéristique du calendrier soli-lunaire avec des fêtes articulées sur les équinoxes et les solstices, à l’instar de Pâques  qui est par excellence une fête hybride par son mode de calcul. Elle doit correspondre au début du printemps mais aussi au 14e jour de la Lune (ce qui équivaut  à une pleine lune). Le Zodiaque des astrologues peut être donc qualifié de « pascal ». Il est vrai que le symbolisme zodiacal n’est plus guère perçu par les astrologues dans sa dimension saisonnière, vu son état de corruption qui brouille les pistes pas plus d’ailleurs qu’il n’est associé par eux, dans bien des cas, avec les lunaisons. C’est un objet non identifié. Donc comme nous le disions, le Zodiaque est un boulet que trainent les astrologues avec de moins en moins de conviction, ce qui les conduit à passer à d’autres techniques sans y parvenir tout à fait. On peut d’ailleurs considérer le dispositif des domiciles comme un moyen de s’en distancier en remplaçant le symbolisme zodiacal par le symbolisme des dieux du Panthéon. Le Zodiaque, le mal aimé de l’astrologie si ce n’est que pour  l’étude des planètes transsaturniennes, la dimension zodiacale repasse au premier plan  et que n’entend-on pas sur  Uranus entrant en bélier ou Pluton en capricorne,  ces planètes singulièrement éloignées de la  Terre et de ses saisons se voyant paradoxalement placées sous le contrôle du dit Zodiaque.
Mais comme on l’a dit, un tel algorithme à 12 stations est invendable par les temps qui courent et nous proposons de  nous en tenir à un découpage beaucoup plus modeste, minimal.  Et c’est là que l’on se heurte à certains obstacles à commencer par les planètes lentes. Si l’on découpe le cycle de Neptune par exemple en 2 ou même en 4, on obtient des durées considérables et même avec les aspects principaux, c’est encore beaucoup. Et voilà pourquoi nos astrologues en sont revenus à leur cher Zodiaque qui permet de découper en tranches encore à peu près raisonnables des révolutions sidérales de plusieurs décennies voire de plusieurs siècles, sans parler du cycle précessionnel de plus de 25000 ans, ce qui donne des ères de 2160 ans, que l’on peut aussi subdiviser en 12 ! On lira avec intérêt l’ouvrage déjà ancien de Maryse Lévy sur Pluton dans les 12 signes, en astrologie mondiale. –(Pluton, planéte lointaine)
A contrario, pour un astre aussi rapide que la  Lune, le recours au zodiaque est une aberration bien improbable. Et la division en  4 s’impose naturellement, ce qui a donné comme unité de temps la semaine, marqueur du temps des religions dites du Livre, avec tout ce qui tourne autour du 7 e jour. Autrement dit, jusqu’à Saturne, on n’a pas besoin du zodiaque à 12 secteurs. Même Saturne en reste à des périodes de 7 ans, si l’on divise en 4 son cycle sidéral, ce qui est bien plus abordable que les 21 ans d’Uranus (le quart de 84 ans). On voit donc ce qu’a de pernicieux le recours aux planètes invisibles parce que trop éloignées et donc trop lentes. Les nouvelles planètes auront ainsi fait régresser l’astrologie en la rezodiacalisant.   Mais régression toute relative puisque le zodiaque est un facteur tardif dans l’histoire de l’astrologie.
Il est fort probable que ce soit un « apport » des astronomes qui auront trouvé dans ce système un repére commode permettant une certaine précision dans la localisation des planètes mais souci qui n’est  pas celui des astrologues anciens.  Chaque discipline a ses exigences et il convient de ne pas les mélanger. Mais dans le domaine des sciences humaines et sociales, il est tout à fait concevable d’adopter un même algorithme binaire et non point duodénaire, d’ailleurs sur le modèle très simple selon lequel toute énergie, toute information tendent à s’épuiser si elles ne sont pas renouvelées et réactualisées. Or, c’est bien là tout le problème que la substance des notions véhiculées par la tradition astrologique s’épuise et se vide de son sens, ce qui autorise d’ailleurs toutes sortes de commentaires qui s’y plaquent avec plus ou moins de bonheur.
Nous proposons donc que les astrologues optent pour des algorithmes qu’ils puissent partager avec d’autres domaines et qui n’exigent pas l’acquisition d’un savoir propre à la seule astrologie. Nous avons  signalé que les notions de Plan A  et de Plan B étaient parlantes, le plan B étant un plan de rechange lorsque le plan A  ne marche plus.
En revanche, nous pensons que l’apport spécifique de l’astrologie aux autres domaines des sciences humaines concerne la durée et le commencement des phases et des cycles et c’est justement là que l’astrologie n’assure pas, masquant son impuissance derrière le saucisson zodiacal !
Si l’on interroge, en effet,  les astrologues sur le début du processus cyclique, l’on doit s’attendre à des réponses dilatoires et à des esquives. Evidemment, on nous reparlera du bélier, le « premier » signe, lié au point vernal (printemps, en latin) alors même que l’on peut penser que le point de départ du cycle saisonnier serait plutôt situé sur l’axe solsticial et non sur l’axe équinoxial.  Mais ce point vernal est invisible au  regard des astres. Et l’idée d’aspects (y compris la conjonction) entre le début d’un des 12 signes (ou des 12 « cuspides » pour les maisons) a quelque chose de surréaliste. C’est bien plutôt dans le sens d’aspects entre deux corps célestes qu’il faut se diriger (ce qui est déjà le cas des lunaisons (soleil/lune), ce qui passe par une configuration planéte ou luminaire avec certaines étoiles fixes. Et bien évidemment, la conjonction l’emporte largement sur les « aspects » qui sont des fictions mathématiques. Nous dirons donc que le point de départ astrologique d’un cycle correspond à une conjonction d’un astre rapide avec un astre non pas lent mais carrément fixe, tant sa progression est insensible. On attend donc de l’astrologie qu’elle nous dise quand commence un tel cycle censé affecter la vie des sociétés et non qu’elle nous explique par le menu en combien de secteurs un tel cycle doit être découpé, ce qui est tout à fait secondaire dès lors que l’on respecte le principe de dualité.
Ajoutons que si pour les astronomes, on ne saurait confondre un point de l’espace avec un autre, il n’en est rien pour les astrologues qui sont en quête, au contraire, de récurrences et qui ont tout à fait le droit de découper un cycle en 4 temps puis de le subdiviser ensuite en 2, le 8 nous semblant bien plus opérationnel que le 12, en tout état de cause. On sait que le découpage en 8 est attesté et qu’il ne doit rien cette fois au calendrier soli-lunaire.
Mais on n’est pas au bout de nos peines même si l’on est convenu de combiner un astre mobile et un astre immobile et d’y appliquer tel algorithme. Car comment opérer des choix entre tous les possibles ? C’est aussi pour cette raison que le Zodiaque a les faveurs des astrologues en ce qu’il permet de ne pas se poser de telles questions de préséance.
.Si déjà nous éliminons, comme il se doit, les transsaturniennes, lesquelles ont pourtant les faveurs de tant d’astrologues qui n’arrivent plus à s’en passer, il nous reste les luminaires et les cinq planètes d’une part et une myriade d’étoiles fixes de l’autre. Mais comme l’on sait, nous sommes parvenus à la conclusion que le choix des Anciens s’était porté sur Saturne et les 4 fixes dites royales, ce qui donne un cycle de 7 ans circonscrit par les 4 conjonctions successives. Rappelons toute l’importance du pôle Lune-Saturne, si peu étudié par les astrologues qui préfèrent, bien à tort, traiter des couples Lune-soleil et  Jupiter-Saturne (cf. les publications d’André Barbault à ce sujet, dans les années Cinquante). Saturne n’est pas au regard de la Lune une planéte comme les autres mais bien son octave supérieur –terme musicale (gamme de 7 notes) souvent utilisé à propos des transaturniennes. Ce qui est d’un jour pour la Lune est d’un an pour Saturne. La semaine de 7 jours fait pendant à la semaine de 7 ans. Ce rapport un jour pour un an est bien connu en astrologie (directions secondaires, rappelons que Rudhyar a privilégié un cycle de 30 ans) et dans la Bible.
C’est donc bien cette Astrologie « Saturne-4 étoiles fixes » que nous considérons comme le fer de lance, la figure de proue de l’Astrologie du Troisiéme Millénaire. Et c’est bien de cette astrologie que le monde a besoin.  En face, on trouve une astrologie soli-lunaire à base 12, articulée laborieusement sur les 4 saisons.
On peut donc ainsi résumer le débat : la Lune doit-elle s’associer à Saturne ou au Soleil ? Dans un cas,   on  a une semaine de 7 ans, autour de 4 balises fixes   tandis que dans l’autre cas, on a la semaine de 7 jours et l’année de 12 mois, avec des conjonctions qui se déplacent d’un douzième de cercle, d’une fois sur l’autre. Dans le dispositif des domiciles et des exaltations,  les « luminaires » figurent dans des signes qui se suivent alors que Saturne y est opposé à la Lune. Or, en astrologie, l’opposition est un  aspect  bien plus puissant que le semi-sextile (30°)  reliant deux signes consécutifs, il est à rapprocher de la syzygie qui assimile l’opposition à une conjonction. Nous pensons que l’on accorde beaucoup trop d’importance au Soleil en astrologie, qui est en fait associé à la Terre à laquelle il emprunte sa durée de révolution (365 jours, Mercure et Vénus subissant le même sort et ne s’en éloignant guère) L’organisation de nos sociétés montre bien  à quel point le cadre mensuel et même annuel est insuffisant. Mais on ne peut pas non plus organiser des élections en prenant comme point de départ une donnée fantaisiste et qui change d’un pays à l’autre. Il revient à la nouvelle astrologie d’unifier le monde autour d’une chronologie universelle, d’un point de départ scientifiquement établi et un algorithme intelligible par tous…  
JHB
25.07.13

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Apologétique de l’Astrologie et dénégation

Posté par nofim le 10 août 2013

Nous poursuivons notre dialogue avec Christian Moysan :
C. M. :
« Comme tout phénomène circonscrit dans le temps, la saison est spontanément, naturellement,  a priori,  appréhendée par l’homme au travers de  la structure ternaire,  profondément inscrite dans son inconscient – et peut-être dans son ADN. Le début de l’été, marqué par la culmination du soleil au Cancer, son pleinpar la chaleur fixe du Lion, et sa fin par le déclin de la lumière et de la chaleur dans le signe de la Vierge, constituent des réalités tangibles, pour tout un chacun. Les douze signes procèdent donc logiquement de la combinaison de 4 saisons divisées en 3, comme il a été dit, sans qu’il soit nécessaire d’invoquer les 12 lunaisons pour justifier la division duodécimale. »
JHB
Vous essayez d’éviter que l’on établisse  un lien entre les 12 lunaisons et le Zodiaque en recourant un argument lié à une  prétendue  compulsion  des humains à tout diviser par trois. En réalité, nous avons deux systèmes qui se juxtaposent et qui tous les deux concernent l’année : le cycle des saisons et le cycle soli-lunaire mais vous savez aussi qu’ils ne coïncident pas exactement, ce qui fait problème. Donc vous inventez de toutes pièces la thèse d’un découpage en 3 de chaque saison sans rapport avec les 12 lunaisons. C’est bien là une démarche apologétique caractérisée comme celle d’un avocat qui cherche par tous les moyens à sauver la tête de son client. Il y a des adeptes des causes perdues. Il est vrai qu’il y a des coïncidences comme les jours de la semaine et le nombre de « planètes » connues dans l’Antiquité (Septénaire)  et d’ailleurs ces jours portent bel et bien le nom des dites planètes.
C.M.
Rien ne permet d’affirmer que les 12 signes procèdent des 12 lunaisons. Les 12 signes sont le point de convergence de deux logiques distinctes mais complémentaires, celle de 4 saisons divisées en 3 périodes – tombant sous le sens et les sens, et celle des lunaisons d’une année solaire. 

JHB
CM
Ce qui importe, c’est le réel,  ce qui a été et est depuis la nuit des temps, dont il convient de rendre compte par des explications logiques, et non ce qui aurait pu être. L’horloge cosmique dit 12 et non 10 ou 8, et c’est le 12 qui s’est imposé naturellement à l’humanité. 

JHB  Quand on coupe un gâteau, on le divise en 2 puis en 4, puis en 8 puis en 16.  Pas en 12. Le 12 n’appartient pas au binaire. Il n’a de réalité  en astrologie que du fait des 12 lunaisons. Il ne sert à rien de le nier et d’ailleurs on ne comprend même pas en quoi cela vous gêne. Donc,  vous vous complaisez dans la dénégation, ce qui vaut aussi (cf. infra) pour les étoiles fixes dont vous voulez carrément ignorer l’existence.
CM  La vue de l’esprit est parfois plus juste que celle des yeux. La première explique la réalité : la terre qui tourne autour du soleil ; la seconde est parfois une illusion : le soleil qui se déplace dans le ciel.
Si le solstice d’été n’était pas visible, on aurait du mal à comprendre pourquoi tant de constructions sacrées se sont bâties sur lui. Quant au zénith de chaque jour, chacun peut l’observer dans l’ombre la plus courte.
Les Angles sont une exacte et logique transposition de la course visible du Soleil.
JHB  Les équinoxes et les solstices se calculent mais ne sont pas visibles. Or, l’astrologie s’est construite sur la visibilité de l’astronomie, à savoir la dialectique luminaires puis planètes/étoiles. Aucune  horloge cosmique ne fait sens si elle ne s’articule pas sur des configurations visibles à l’œil nu, ce qui exclut les transsaturniennes.
CM
Mais il est certain qu’on peut se passer des Luminaires, des Angles, des signes zodiacaux, etc,  pour ne considérer que la balise Saturne tournant autour de 4 étoiles fixes. Mais,  dans cette hypothèse,  il faut alors renoncer à l’idée que la course des astres puisse aussi bien rendre compte de l’évolution des civilisations que de la réponse à une question – horaire -  du consultant. L’astrologie « traditionnelle » repose sur une fondamentale dialectique Unité-Diversité qui rend compte de la richesse et de la complexité des accidents du monde sublunaire.
JHB Vous avez raison de parler d’un renoncement à des données qui sont bel et bien extérieures à l’astrologie et qui la parasitent. Cette dialectique Unité-Diversité dont nous ne cessons de parler dans nos écrits et que l’on est un peu surpris de retrouver sous votre plume permet justement de comprendre que l’astrologie est ancré sur un modèle unique qui peut se diversifier  dans la pratique, dans l’application que chacun peut en faire pour lui-même ou pour autrui.  Et cette diversification ne saurait faire partie du modèle astrologique, elle n’en est que le prolongement aléatoire, conjoncturel.

CM
Comme chacun sait, un tour complet de la terre sur elle-même correspond à un jour astronomique de 24heures,  dont il faut bien déterminer le début par convention. Il est vrai que certains travaillent la nuit, mais le jour reste la période la plus indiquée pour exercer une activité,  comme la nuit l’est pour se reposer.
Certes, un cycle « tourne en rond »; cela n’empêche pas de devoir lui assigner un début logique.

JHB  On peut diviser un cycle de mille façons différentes.  24 heures n’est qu’une façon parmi d’autres et vraisemblablement inspiré des 12 lunaisons.  Initialement,  on n’avait que 12 heures doubles. La seule division fondamentale  est  celle en 2 : phase A et phase B. Tout le reste est superfétatoire. Contrairement à ce que vous dites, le   cerveau humain ne fonctionne bien que dans le binaire.   Le 12 n’est pas une demande de notre cerveau mais simplement un « fait » lié au calendrier  et qui est en porte à faux avec la bonne marche cérébrale.
CM
On ne voit pas en quoi la cyclicité de la balise Saturne rapportée à 4 étoiles soit plus « profonde » ou pertinente que celles implicites ou explicites de l’astrologie « traditionnelle »

JHB
Encore une fois, vous faites comme si les étoiles fixes n’appartenaient pas à l’astrologie. Vous vous en passez fort bien. Or structurellement,  l’astrologie ne peut en avoir fait abstraction.  Ce point est absolument incontournable. C’est comme si vous disiez que vous n’étiez pas né d’un père et d’une mère. On est là dans la dénégation fondée sur une pratique supposée démontrer que cette absence est sans conséquence sur les « résultats ». La moindre des choses est de reprendre l’ensemble de votre « expérience » au regard d’une omission  inexcusable qui n’est évidemment pas de votre fait mais que vous n’avez pas le droit de couvrir.  D’ailleurs, vous préférez carrément ignorer le problème.  Mais il  y aura un moment où  cette absence sera si criante dans votre esprit que rien ne pourra venir la légitimer et alors ce sera la crise de conscience.
CM
Les fondements de l’astrologie « traditionnelle » reposent sur une profonde logique cosmique,  qui permet à cette discipline de rendre compte avec une certaine pertinence de la richesse et de la complexité du réel. Il est vrai que pour en être convaincu, il faut avoir – un peu -  réfléchi -  et beaucoup pratiqué.

On ne voit pas en quoi une critique serait a priori plus pertinente que ce qu’elle remet en cause. Sa valeur ne peut être autre que  celle des arguments qu’elle développe. Il ne suffit pas d’affirmer péremptoirement la pertinence de la théorie que l’on prône, encore faut-il en démontrer la validité.

JHB
A aucun moment, vous ne semblez en mesure de restituer un quelconque modèle de formation de l’astrologie et de déterminer les données qui ont pu s’ajouter au fil des âges.
 On retrouve là le syndrome d’un passé perçu comme inaccessible et que l’on peut créer de toutes pièces sur des bases fictives. La démarche critique est, contrairement à ce que vous semblez vouloir nous faire  croire indissociable de toute méthodologie digne de ce nom. On retrouve cette affirmation d’une pratique qui viendrait valider votre discours. L’on sait à quel point un tel argument est illusoire surtout quand il se réfère à une pratique du thème où tout est entremêlé.  La vraie pratique est celle que l’on s’applique à soi même.  Le fait de passer par un astrologue est un pis aller, lié à un outil  si compliqué qu’il a besoin d’un « chauffeur » patenté. L’ergonomie actuelle de l’outil astrologique est  totalement décalée par rapport à ce que le public attend d’un « outil ».

JHB

24.07.13
 

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Le Zodiaque et les saisons

Posté par nofim le 10 août 2013

Nous commencerons notre étude à partir d’un message qui nous a été envoyé par  Christian Moysan en réaction à notre texte consacré à la dialectique équinoxe-solstice dans lequel nous montrions que le point de départ solsticial nous paraissait plus approprié que le point de départ équinoxial :
« Il faut sans doute rappeler ici, nous écrit Moysan, que l’une des bases fondamentales de l’astrologie est la correspondance-équivalence entre la rotation de la terre sur  elle-même et sa révolution autour du soleil. La première déterminant le cycle jour-nuit, la seconde le cycle annuel. Le jour naît au lever du soleil, et non à son zénith. Il paraît donc pour le moins logique d’associer le Levant, l’Est, l’Ascendant au début de toute chose. Et il est tout aussi logique d’associer le début de l’année solaire au moment précis où la lumière l’emporte sur l’obscurité, c’est à dire à l’équinoxe de printemps, donc au début du Bélier.  Le Soleil est alors exalté, tendu dans l’ascension vers sa culmination solsticiale.  Le terme Ascendant n’est pas du ni au hasard ni à la lubie de quelque astrologue mettant la charrue avant les boeufs ou marchant sur la tête. »
Et Moysan de poursuivre :
« L’astrologie est avant tout le couplage des deux dimensions dans lesquelles se meut l’Homme, le temps et l’espace. Mais le temps est fugace, insaisissable comme le figure le sable s’écoulant inexorablement dans le sablier, ou l’eau suivant la pente. Pour fixer, découper ce temps, et s’y insérer métaphysiquement et socialement, l’homme a besoin de repères, de repères  visuels. Ils lui sont donnés,  depuis la nuit des temps,  par l’horloge cosmique  que matérialisent les  Luminaires. 
La structure du temps est avant tout linéaire, mais tout objet qui
 s’y insère, que ce soit un phénomène, un homme, ou une institution, destiné par essence à l’impermanence,  nait, vit , meurt où se régénère. Le temps vécu, le temps humain, le temps social,  est donc essentiellement régi par ce rythme ternaire immuable. Naissance -vie – mort,  début-milieu-fin, Levant-Zénith-Couchant,  Ascendant-Milieu du Ciel-Descendant, ne sont que des déclinaisons d’un principe fondamental ».

« Mais,  en contrepoint de ce cycle ternaire fondamental,  dans lequel est circonscrit toute entité vivante inscrite dans le temps, un autre cycle structure le temps humain, le cycle quaternaire des saisons,  déterminé par  les variations de la lumière solaire, vues de la terre. C’est dans la succession des saisons, dans leur éternel retour, que s’imprime en l’homme la sensation du temps dans sa cyclicité. C’est donc dans la combinaison du 3 et du 4 que l’homme vit le temps. Sa vie n’est pas réductible au temps linéaire uniforme s’écoulant entre la naissance et la mort. Elle est rythmée par l’année solaire, les mois et les semaines soli-lunaires, le jour et les heures solaires. Equinoxes et solstices découpent exactement l’espace-temps zodiacal en 4 parties égales, déterminant 4 saisons que l’on peut donc fort logiquement diviser en 3 parties égales suivant la structure ternaire du temps :  4 x 3=12.
La division duodécimale de l’année solaire procède donc naturellement de la combinaison du rythme imprimé par  l’horloge cosmique figurée par les luminaires et  de la structure ternaire du temps. Les 12 lunaisons,  qui segmentent naturellement et visiblement,   l’année solaire en sont la manifestation la plus éloquente.
La division duodécimale de l’espace-temps zodiacal  obéit donc à une profonde logique cosmique.  Cela lui confère quelque légitimité. »

Nous répondrons en ces termes :
On voit bien que Moysan  s’efforce, comme il peut, de masquer certains problémes structurels : l’importance du 12 n’a aucune légitimité, selon nous, au niveau des saisons. La division de la symbolique saisonnière en 12 n’est qu’un artifice en vue d’intégrer les 12 lunaisons, c’est-à-dire le calendrier soli-lunaire à la base notamment des almanachs de Nostradamus. On « peut » (comme dit Moysan) diviser en 12 mais on peut aussi ne pas le faire.
Quant à la question des équinoxes et des solstices, certes, l’on peut diviser un cycle planétaire en 4 selon ces axes –et c’est ce que nous avions proposé il y a 40 ans dans Clefs pour l’Astrologie- mais ces axes n’ont aucune visibilité céleste et parler de conjonction d’une planéte avec un axe est une vue de l’esprit, une fiction à laquelle nous avons renoncé depuis au profit des  4 étoiles fixes royales..
Mais revenons au début du propos de Christian Moysan :
« Le jour naît au lever du soleil, et non à son zénith. Il paraît donc pour le moins logique d’associer le Levant, l’Est, l’Ascendant au début de toute chose. Et il est tout aussi logique d’associer le début de l’année solaire au moment précis où la lumière l’emporte sur l’obscurité, c’est à dire à l’équinoxe de printemps, donc au début du Bélier ». 
Etrangement, pourtant, de nos jours, nous faisons, de par le monde, commencer la journée à minuit et non à six heures du matin tout comme l’année commence à Noël et non à Pâques. Notre monde est solsticialiste bien plus qu’équinoxialiste. Il semble que ce qui se passe au printemps soit  préparé en hiver tout comme la naissance est préparée par la gestation. Il semble que Moysan –ce qui renvoie à notre texte sur le rapport des astrologues avec le passé-  veuille s’en tenir à une approche pour le moins superficielle des choses bien éloignée d’une représentation appropriée de la cyclicité. En fait, pour comprendre la démarche de Moysan, elle se réduit  à une seule et unique préoccupation à savoir justifier après coup sa propre pratique, avec son zodiaque à 12 signes commençant par le bélier. C’est une approche apologétique, sur la défensive qui s’oppose à notre approche critique et réformatrice.
JHB
23.07.13

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L’équinoxialité et l’astrologie

Posté par nofim le 10 août 2013

On observera que le judaïsme met l’accent sur les équinoxes (Pessah,  Nouvel An, Yom Kippour)  et le christianisme sur les solstices (naissance de Jésus, Assomption). Ce débat ne saurait être étranger à l’Astrologie laquelle semble de fait privilégier l’équinoxialité et l’horizontalité.
L’ascendant, le point vernal, le début du printemps (bélier) attestent de ce penchant de l’astrologie pour l’équinoxialité. Mais nous pensons qu’il a pu s’agir d’une évolution relativement tardive. Notons que du point de vue structurel, l’équinoxe correspond à un état transitoire entre deux saisons marquées tout comme l’aube et le crépuscule sont des temps « gris ». C’est bien le solstice qui est le moment le plus marquant, le plus remarquable, le plus « visible ». Dans notre terminologie astrocyclologique, le solstice est la phase A, celle du temps « fort »  et l’équinoxe la phase B, celle de la médiocrité quelconque.
On est donc surpris d’entendre présenter le bélier comme le début d’un processus, ce qui est un contresens manifeste. Quant au délire précessionnel sur le point vernal, la copie est à revoir, n’en déplaise à certains. Mais comment en est-on arrivé là ? il est pourtant clair qu’il n’est guère commode d’appréhender un état intermédiaire, se levant ou se couchant. L’équinoxialité est double, ambivalente, comme le printemps et l’automne. A ce propos nous avons, lors de précédentes études, signalé que le symbolisme équinoxial  avait été perturbé avec notamment la disparition du porc, à l’automne par ailleurs fortement attesté dans l’iconographie saisonnière.
Un point important en faveur d’une structure fondamentalement solsticiale de l’Astrologie est  le dispositif des domiciles planétaires. L’axe central, repris dans la Tétrabible, n’est-il pas solsticial avec un pôle cancer-lion avec les luminaires et un pôle  capricorne-verseau pour Saturne, l’astre au cycle sidéral le plus lent (avant l’intrusion des « transsaturniennes »). A l’évidence, l’axe équinoxial est second au sein des domiciles. A contrario, comme nous l’avons montré antérieurement, les exaltations sont organisées et articulées autour des équinoxes avec les luminaires en bélier-taureau et  Saturne en Scorpion. Or, l’agencement des exaltations est second par rapport à celui des domiciles en ce qu’il n’en est qu’un dérivé, l’agencement des domiciles étant quant à lui articulé sur l’ordre des planètes dans le système solaire à moins que cela ne soit l’inverse. Il est un peu le parent pauvre des « Dignités » (cf. nosMathématiques Divinatoires, Ed . La Grande Conjonction-Trédaniel, 1983).
Pourquoi dans  ce cas faire débuter le Zodiaque au Bélier et au printemps (hémisphère nord) ? Pöurquoi accorder tant d’importance au signe « ascendant »  qui détermine l’ordre des maisons astrologiques (de l’horoscope) ? L’équinoxe voit l’égalité du jour et de la nuit-comme son nom l’indique- rien là de très frappant ! D’ailleurs, ne faisons-nous pas commencer l’année en janvier (Janus, à double face, ouroboros, fin et (re)commencement tout à la fois ) dans quasiment le monde entier, en ce début de XXIe siècle, avec le changement de millésime ? C’est au solstice d’hiver, que le jour démarre, entame un nouveau cycle de six mois. Il est clair que l’axe nouvelle lune-pleine lune est en analogie avec les solstices et non avec les équinoxes qui doivent se contenter des demi-lunes  plus ou moins interchangeables.
Est-il sain pour l’astrologie qu’elle continue ainsi à s’axer sur le bélier ? Nous ne le pensons pas. Ce n’est pas là un bon enseignement. Pour l’astrocyclologie,  la conjonction est à rapprocher du solstice et  l’équinoxe est déjà la marque d’un essouflement à mi-parcours, soit le passage de la phase A à la phase  B.   L’équinoxe serait une sorte de disjonction. En cela il est au carré du solstice, il marque une crise systémique, caractérisée par la confusion, le manque de lisibilité, la perte de centralité.
En ce sens le judaïsme  ne saurait donner le la et le christianisme aurait corrigé avec bonheur  la polarisation printemps-automne.
JHB 
23.07.13

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