Lunesoleil Les Etoiles fixes en astrologie

Posté par nofim le 16 mars 2015

Etoiles Fixes | L’actualité de Lunesoleil

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    Jupiter à la rencontre de l’Etoile #Sirius dans le signe du Cancer … Regulus fait partie des quatre étoiles fixes dite Royale avec Aldébaran en Gémeaux, Antarès …

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    Sylvie Tribut Les étoiles fixes royales

    Posté par nofim le 16 mars 2015

    Etoiles royales les quatre étoiles fixes – Sylvie Tribut …

    www.sylvie-tribut-astrologue.com/…/etoiles-royales-les-quatre-etoiles-fix

    Une étoile est un objet céleste en rotation, de forme approximativement sphérique car la rotation entraîne un aplatissement aux pôles et dont la structure est …

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    Fabienne Roelants L’Ecole de Hambourg et la réforme de l’astrologie

    Posté par nofim le 16 mars 2015

    De Sphaeris – Fabienne Roelants – L’astrologie d’Alfred Witte

    desphaeris.com/1-Articles/RoelantsF101FR.htm

    20 avr. 2009 – De Sphaeris, la culture astrologique vivante. … groupe d’astrologues ayant entrepris une réforme de l’astrologie dans la continuité de la théorie …

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    Judaïsme et astrologie

    Posté par nofim le 16 mars 2015

    Tradition juive et astrologie – Techouvot.com

    www.techouvot.com › Pensée juive : Questions générales

    27 juin 2005 – 2 messages – ‎2 auteurs

    Dans le judaïsme, l’astrologie n’est pas considérée comme une forme d’idolâtrie, et ce bien que le nom hébraïque de l’idolâtrie soit : ‘avodath …

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    Yves Lenoble L’astrologie « groupale »

    Posté par nofim le 14 mars 2015

    Pour une astrologie groupale – Yves Lenoble – ORIAN

    www.astrologiequebec.ca › Articles

    J’ai pendant longtemps développé mes recherches dans deux grandes branches de l’astrologie : d’une part en astrologie mondiale et d’autre part en astrologie …

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    Serge Bret-Morel, L’astrologie face à elle-même.

    Posté par nofim le 14 mars 2015

    L’astrologie face à elle-même, Bilan et prologue à une …

    www.lastrologie-et-la-raison.net/

    Serge BRET-MOREL. L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME. BILAN et PROLOGUE. à une RENOVATION de l’analyse CRITIQUE …

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    Les origines de l’astrologie par Robert Hand

    Posté par nofim le 12 mars 2015

    Les Origines de l’Astrologie

    Une perspective différente

    de Robert Hand

    Copyright 1996 par Robert Hand, www.robhand.com
    info@robhand.com

    Introduction

    Le matériel présenté ici était à l’origine une introduction que j’ai rédigée pour un livre de traduction intitulé The Record of the Early Sages in Ancient Greek dans le cadre du Project Hindsight.

    Le livre était composé de fragments et de citations qui remontent directement aux plus anciennes sources de l’astrologie du Moyen Orient et de l’Occident, ou se voulait des paraphrases du matériel tiré de ces sources. Au moment de la rédaction originale de cette version de l’article, le forum de discussion alt.astrologie venait de publier un article intitulé « A brief introduction to the History of Astrology » (Brève introduction à l’histoire de l’astrologie) qui contenait, selon moi, un grand nombre d’erreurs factuelles. J’ai donc pensé qu’il serait bon de présenter un point de vue différent. Nous ne nous attendons pas à ce que tous acceptent les idées présentées dans cet article, mais les lecteurs devraient savoir que ces idées se rapprochent de celles partagées par la plus grande partie des bons historiens de l’astrologie. (Non, je ne traite pas d’irresponsables tous ceux qui ne partagent pas ces idées, bien qu’il s’en trouve sûrement quelques-uns parmi eux).

    Ayant participé à un programme exhaustif de traduction d’anciens textes astrologiques en anglais moderne, et continuant ce travail avec l’ARHAT (Archives pour la récupération de textes astrologiques historiques), je pense donc savoir de quoi je parle tout en reconnaissant que la science occidentale devra peut-être changer ses idées (et moi les miennes) selon ce que les futures recherches nous révéleront.

    Les origines de l'astrologie par Robert Hand dans ASTROLOGIE aro_upw

    Compte-rendu

    Le compte-rendu que je présente ici est tiré principalement des sources académiques ordinaires, bien que je formule également certaines hypothèses là où il n’existe aucune preuve concluante. Je n’offre pas ces hypothèses partout pour le plaisir de la chose, mais seulement là où des preuves internes semblent les justifier. Elles seront de plus toujours accompagnées d’indications claires qu’il s’agit bien de conjectures.

    D’un autre côté, parce que nous avons puisé à des sources académiques occidentales, certains pourraient faire valoir que cet article ne tient pas compte des idées différentes que l’on pourrait tirer, par exemple, de l’étude des astrologies de l’Inde. Ce pourrait être là une objection valable, mais nous aimerions rassurer le lecteur que nous n’acceptons pas d’emblée les positions académiques sur l’histoire de l’astrologie. Nous tentons de n’accepter que ce qui est conforme aux preuves internes des textes eux-mêmes. Nous reconnaissons de plus que ce que nous disons ici ne doit pas être tenu pour définitif. Il y a beaucoup à apprendre sur l’histoire de l’astrologie, surtout qu’elle est désormais soigneusement étudiée par des personnes qui n’y sont pas hostiles.

    En nous basant sur ce qui précède, cet auteur soutient que l’astrologie telle que nous la connaissons n’a pris naissance qu’à un moment et qu’à un endroit, cet endroit étant la Mésopotamie (correspondant à peu près à l’Iraq moderne) et ce moment faisant l’objet d’une discussion ci-dessous. Ceci dit, nous devons clarifier un autre point; ce que nous entendons par « l’astrologie telle que nous la connaissons » est l’astrologie horoscopique, c’est-à-dire l’astrologie qui permet de déterminer des moments favorables pour faire des choses, de répondre à des questions, de prédire des événements et d’analyser la destinée individuelle, tous des éléments basés sur un instrument étrange, soit le thème, la genèse ou la carte du ciel. Cette carte a de plus un degré ou un signe particulier qui marque le point de départ de l’analyse. Il s’agit en général du degré ou du signe ascendant, bien que le Soleil, la Lune ou la Part de Fortune puisse également être utilisé(e) à des fins particulières.

    Nous offrons cette définition très spécifique de l’astrologie telle que nous la connaissons parce que, dans un sens large, l’astrologie, sous une forme ou une autre, est presque universelle chez les peuples anciens et son origine n’est pas cantonnée à un moment ou à un endroit précis. Presque tous les anciens peuples possédaient une méthode pour observer les cieux à des fins divinatoires. Les autochtones américains, les Grecs (longtemps avant de connaître l’astrologie de la Mésopotamie), les peuples de l’Inde, le peuple, quel qu’il soit, qui a construit Stonehenge et NewGrange dans les Îles britanniques, et les anciens peuples nordiques, pour ne nommer que ceux-là. Une bonne partie de la controverse sur l’âge des diverses astrologies de ces peuples provient de la confusion qui existe sur ce point même. L’étude des signes célestes ne constitue pas l’astrologie telle que nous la connaissons.

    aro_upw dans HISTOIRE

    Origines mésopotamiennes

    La Mésopotamie, cette « terre entre les deux rivières », est un des présumés « berceaux » de la civilisation, avec l’Égypte, la Chine et la Vallée de l’Indus. Elle semble être l’un des plus vieux de ces berceaux. Des signes montrent une civilisation urbaine qui remonterait aussi loin que 4000 ans avant notre ère. Le premier peuple de cette région était connu sous le nom des Ubaidiens. Nous ne connaissons à peu près rien d’eux, sauf qu’à une époque très ancienne, un autre peuple s’est installé dans la région et les membres des deux peuples ont commencé à se marier entre eux. Il s’agissait des Sumériens, qui furent bientôt dominants et dont la langue a remplacé la langue des Ubaidiens. Les Sumériens inventèrent la plus vieille forme d’écriture connue, les cunéiformes, qui sont produits en pressant des coins dans de l’argile molle.

    Plus tard, les peuples sémites ont commencé eux aussi à s’installer dans la région. Le premier de ceux-ci était les Akkadiens, concentrés autour de leur ville d’Akkad. Vers environ 2330 avant notre ère, Sargon d’Akkad a conquis les Sumériens et constitué le premier de plusieurs empires sémites qui allaient dominer non seulement la Mésopotamie, mais également la côte méditerranéenne et, éventuellement, l’Égypte elle-même. La langue des Akkadiens était l’ancêtre direct des langues d’Assyrie et de Babylonie, ces dernières étant en fait des dialectes de l’akkadien.

    L’empire akkadien est tombé vers 2218 avant notre ère. Ensuite, divers peuples, sémites et autres, ont lutté pour le contrôle de la région. De fait, cette lutte constante entre les peuples souligne la différence importante entre la civilisation mésopotamienne et celle de l’Égypte. L’Égypte a connu plusieurs siècles de paix relative marquée de périodes occasionnelles de perturbation, mais rien de comparable au chaos de la Mésopotamie.

    Plus tard, au cours du second millénaire avant notre ère, deux peuples ont commencé à assumer le contrôle, les Babyloniens au sud, qui avaient dominé la culture pendant plusieurs siècles, et les Assyriens au nord. En bout de compte, bien que les deux peuples aient dominé par moments sur le plan politique, on peut dire que les Assyriens dominaient en général sur le plan politique tandis que les Babyloniens dominaient sur le plan culturel. Les Assyriens utilisaient même un dialecte babylonien de l’akkadien pour leurs propres registres officiels.

    Voici des dates importantes de l’histoire mésopotamienne à compter de cette époque. Toutes les dates ont été converties en notre système moderne de chronologie. Toutefois, même dans les sources modernes, ces dates varient. Les dates ci-dessous sont tirées de la version 1994 de Encarta de Microsoft.

    1792-1750 avant notre ère. Hammourabi unifie la région autour de Babylone.

    1350 avant notre ère. Montée de l’empire assyrien.

    730-650 avant notre ère. L’empire assyrien couvre toute la Mésopotamie, des parties de la Perse, de la Syrie, de la Palestine et de l’Égypte. Il vaut la peine de noter que l’Égypte et Babylone sont sous le même régime pour la première fois.

    612 avant notre ère. Chute de l’Assyrie et montée du second empire babylonien. Le peuple babylonien qui entraîna cette montée était également connu sous le nom de Chaldéens, d’où l’expression Empire chaldéen.

    539 avant notre ère. Conquête de la Babylonie par la Perse. Pour la deuxième fois, l’Égype et Babylone sont sous le même régime.

    331 avant notre ère. Conquête de la Mésopotamie par Alexandre le Grand. Toute la région est dominée par la langue et la culture grecques. La dynastie séleucide était composée des descendants de Séleucos, un général d’Alexandre, qui gouverna sur une région qui incluait la Mésopotamie.

    126 avant notre ère. Les Parthes, une tribu perse, conquièrent la Mésopotamie.

    227 E.C. – Les Sassanides, un peuple de la région centrale de la Perse, renversent les Parthes et fondent le deuxième empire persan ou l’empire sassanide.

    635 E.C. – Les Arabes musulmans renversent l’empire sassanide. La Mésopotamie tombe sous la règle de divers califes.

    Avant de discuter de l’évolution de l’astrologie et de la région où cette évolution s’est déroulée, permettez-moi de présenter une chronologie similaire pour l’Égypte.

    3200 avant notre ère – Premiers signes de grandes forces politiques dans le bassin du Nil. Les premiers hiéroglyphes font leur apparition. Il y a des indices qu’une culture assez développée dans la région est antérieure de plusieurs siècles à ces signes.

    c.2755-2255 avant notre ère – Le Vieux Royaume. Les pyramides remontent à cette époque. Le premier calendrier solaire est mis au point.

    c.2255-2134 avant notre ère – Interrègne.

    c.2134-1668 avant notre ère – Le Royaume intermédiaire

    c.1668-1570 avant notre ère – Second interrègne. La période des Hyksos, une race probablement sémite qui a dominé l’Égypte pendant cette période.

    1570-1070 avant notre ère – Le Nouveau Royaume. C’est l’époque des Rois Amenhotep, Akhnaton, Toutankhamon et des divers rois Ramsès. On croit que l’exode des Israélites s’est déroulé pendant cette période.

    1070 – 671 avant notre ère – Troisième interrègne. Diverses dynasties régionales ont gouverné. En 671 avant notre ère, les Assyriens ont conquis l’Égypte pendant un moment.

    525 avant notre ère – Les Perses renversent le dernier gouverneur indigène de l’Égypte.

    332 avant notre ère – Alexandre le Grand conquiert l’Égypte. Le pays tombe ensuite sous la règle des Ptolémées, descendants de Ptolémée I, un autre des généraux d’Alexandre.

    30 avant notre ère – Cléopâtre, la dernière des Ptolémées, meurt et les Romains saisissent le contrôle.

    Plus tard, l’Égypte tomba sous la règle arabe lorsque l’empire sassanide fut renversé.

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    Premiers pas de l’astrologie mésopotamienne

    Au début, l’astrologie de la Mésopotamie ressemblait beaucoup à celle des autres cultures, soit une simple observation des cieux pour y déceler des signes qui pourraient affecter le royaume. Ces signes étaient souvent des phénomènes météorologiques mêlés à de réels phénomènes astronomiques. Les Mésopotamiens ont été différents en ce sens qu’ils ont commencé tôt à faire des observations systématiques de ces phénomènes en vue de trouver des motifs réguliers dans les cieux qui pourraient correspondre à des événements humains.

    Selon Van der Waerden (Science Awakening, Vol. II, Oxford Univ.Press), les textes astronomiques les plus anciens connus en Mésopotamie sont de la vieille période babylonienne, soit à peu près de l’époque d’Hammourabi. On ne sait pas si les Sumériens faisaient ou non des études astronomiques, mais il semble plausible qu’ils en aient fait. Certains textes pouvant remonter à environ 2300 avant notre ère réfèrent également à la période akkadienne. Voici un exemple de ces premiers textes:

    « Si Vénus apparaît à l’est pendant le mois d’Airu et que les Grands et les Petits Jumeaux l’entourent tous les quatre et qu’elle est occultée, alors le Roi d’Élam tombera malade et ne restera pas vivant.»

    Les connaissances les plus complètes étaient contenues dans une compilation qu’on appelait Enuma Any Enlil. Elles ont été rassemblées à une certaine époque au cours du second millénaire avant notre ère. Une autre collection de signes constitue une œuvre importante dont la date est extrêmement controversée, les Tables de Vénus de Ammizaduga. La collection consiste en observations systématiques des phases de Vénus, combinées à leur signification, les significations étant clairement fondées sur des observations antérieures. La croyance générale est que ces tables remontent au règne de Ammizaduga, environ 146 ans après Hammourabi. En se fondant sur l’astronomie, van der Waerden attribue les années suivantes comme dates possibles des observations, 1702, 1646,1638 et 1582 avant notre ère. Une des raisons qui contribuent au débat entourant ces dates dans certains cercles est que si elles s’avèrent justes, Velikovsky s’est gravement trompé. Cette controverse dépasse toutefois le cadre de cet article et nous continuerons dans ce sens en présumant que les académiciens orthodoxes ont au moins en partie raison. J’encourage tout de même les lecteurs à traiter ces dates avec beaucoup de prudence. Les Babyloniens eux-mêmes, tout comme les Hindous modernes, s’attribuent et attribuent à leurs observations un âge de centaines de milliers ou même de millions d’années que nous, avec nos normes occidentales, trouvons plutôt fantaisiste. Un tel âge ne survit pas aux preuves académiques, mais nous devons garder notre esprit un peu ouvert. Les académiciens sont souvent limités par leur spécialité même, avec le résultat qu’une discipline, telle l’astronomie moderne, a souvent des influences importantes sur une autre discipline, telle l’archéologie, par exemple. Rappelons le travail de Gérald Hawkins sur Stonehenge. Il faut d’abord que quelqu’un réunisse les deux disciplines. Il est possible que cela se produise pour les études mésopotamiennes et que notre compréhension historique en soit complètement modifiée. Van der Waerden a conclu que les tables de Vénus avaient été compilées et préservées pour des raisons de religion astrale, c’est-à-dire, les Mésopotamiens croyaient que les étoiles et les planètes étaient liées aux dieux ou étaient elles-mêmes des déesses. Ishtar-Vénus était l’une des divinités les plus importantes des populations mésopotamiennes. Plusieurs autres anciens peuples possédaient des notions similaires. Les Égyptiens ont attribué la constellation d’Orion à Osiris. Osiris était toutefois un dieu mort qui régnait sur les enfers. Son ascension aux cieux a été très similaire aux autres ascensions racontées dans la mythologie classique. Les Mésopotamiens semblent avoir été les seuls à attacher de l’importance aux étoiles et aux planètes comme premiers indicateurs de la volonté divine dans l’ici et maintenant. C’est là la raison probable des études qui ont mené à l’astrologie. Au cours des siècles suivants, les Mésopotamiens, surtout les Babyloniens, ont continué d’observer les phénomènes et d’en compiler des listes, et sont arrivés au point où, en se fondant sur leurs observations des cycles récurrents des planètes, ils pouvaient estimer avec une précision raisonnable la position des planètes pour n’importe quel moment dans l’avenir. Les archives de Ptolémée et la science moderne ne disputent pas le fait que des registres d’éclipse précis et systématiques aient été conservés à partir de 747 avant notre ère jusqu’au cours de la période helléniste qui a suivi les conquêtes d’Alexandre le Grand.

    Le type de zodiaque utilisé par les Mésopotamiens est une question intéressante qui suscite beaucoup de controverse. Dans leurs premiers textes, ils ont tout simplement enregistré les planètes comme étant à tant de degrés d’une étoile.

    « 19 de la Lune aux Pléiades;
    17 des Pléiades à Orion;
    14 d’Orion à Sirius. . . »

    Il s’agit là d’une observation sidérale factuelle, mais ce n’est pas un zodiaque! Un zodiaque a besoin d’un cadre de référence, d’un point sur le cercle à partir duquel les mesures sont prises. De plus, un zodiaque possède normalement un nombre fixe de divisions régulières, tel les douze signes des zodiaques modernes, les 27 maisons du zodiaque lunaire hindou, etc. Toutes ces premières observations sont toutefois comme celle reproduite ci-haut et utilisent des étoiles individuelles comme repères.

    Van der Waerden soutient que l’évolution de l’astrologie a traversé trois phases. La première consiste en la tradition des signes que nous venons de décrire. La deuxième s’approche beaucoup de la première, mais possède un zodiaque moderne, soit 12 signes de 30 degrés. Il n’existe aucun horoscope personnel à cette époque, mais on accorde beaucoup d’attention aux transits de Jupiter au rythme d’environ un signe par année. De là vient la pratique clairement chinoise d’attribuer chaque année à un signe du zodiaque et, plus tard, probablement aussi le système des profections annuelles en astrologie horoscopique. Bien sûr, il n’y a aucune domification de quelque type que ce soit. Van der Waerden croit que cette phase moyenne va d’environ 630 à 450 avant notre ère. À cette époque, le zodiaque est clairement sidéral et son ayanamsha est au moins proche de la valeur attribuée par Fagan-Allen.

    La troisième phase est l’astrologie horoscopique. Diverses sources anciennes mentionnent les Chaldéens, qui ont fait la carte du ciel de plusieurs personnes, dont Diogène Laertius, qui a dit, selon Aristote, qu’un Chaldéen a prédit la mort de Socrate à partir de sa carte du ciel et que le père d’Euripide a également fait faire la carte du ciel de son fils et a reçu une prédiction de son brillant avenir. La référence aux Chaldéens est bien sûr une référence aux astrologues et démontre clairement que, pendant cette période, cet art était complètement associé aux derniers Babyloniens, soit les Chaldéens.

    On a trouvé plusieurs cartes du ciel écrites en cunéiformes. La plupart remontent à l’ère helléniste, mais la plus vieille a été datée par A. Sachs et remonterait au 29 avril 410 avant notre ère. Voici la traduction qu’en offre Fagan:

    « 1 Mois (?) Nisan (?) nuit (?)du (?)le (?) 14e (?). . .
    2 le fils de Shuma-usur, fils de Shumaiddina, descendant de Deke est né
    3 à l’heure où la Lune était sous la « Corne » du Scorpion
    4 Jupiter en Poissons, Vénus
    5 en Taureau, Saturne en Cancer
    6 Mars en Gémeaux, Mercure qui s’était couché (pour la dernière fois) était (encore) in(visible).
    7 . . . etc., etc. »

    Comme le lecteur peut le constater, il s’agit d’une carte très sommaire qui ne donne que la position par signe et n’offre aucune délimitation. Les autres cartes en cunéiformes, quoique beaucoup plus tardives, sont presque aussi laconiques, malgré que les positions sont données avec beaucoup plus de précision.
    Comme Cyril Fagan le fait remarquer avec justesse, les positions dans les cartes correspondent mieux à celles du zodiaque sidéral en utilisant l’ayanamsha de Fagan-Allen plutôt que les positions tropicales.

    Avons-nous toutefois à cette époque quelque chose qui ressemble à l’astrologie horoscopique complexe de la période helléniste? Non, pas du tout. Bien que les historiens académiques n’aient pas découvert beaucoup d’informations concrètes sur l’évolution de l’astrologie après les premières cartes babyloniennes, de nombreuses sources indiquent l’origine de ces premiers textes. Plusieurs de ces vieux textes existent en grec. Selon ces textes, la naissance de l’astrologie telle que nous la connaissons est survenue en Égypte.

    Cyril Fagan n’en aurait pas été surpris. Il a été presque le seul à croire que l’Égypte avait été le berceau de l’astrologie horoscopique. Le problème de sa théorie, toutefois, est qu’il croyait que l’astrologie horoscopique provenait de l’Égypte des pharaons. Il y a très peu de preuves à cet égard, mises à part les interprétations plutôt suspectes de Fagan de ces preuves. C’est une Égypte ultérieure qui a donné naissance à l’astrologie horoscopique, une Égypte qui s’était beaucoup rapprochée des idées des Babyloniens.

    L’Égypte pharaonique s’intéressait beaucoup à l’astronomie. Les signes sont trop nombreux pour être mentionnés. Il s’agissait toutefois d’une sorte d’astronomie qui tenait compte des étoiles plutôt que des planètes. Les Égyptiens avaient maîtrisé l’art d’orienter leurs édifices, leurs temples et, en particulier, leurs pyramides aux étoiles fixes, semble-t-il dans le but de créer une symétrie entre les structures terrestres et les étoiles auxquelles elles étaient associées. Ils avaient l’habileté de mesurer et d’aligner les édifices aux étoiles avec une précision étonnante, souvent à quelques minutes d’arc de l’alignement parfait. Ils ne semblaient pas cependant avoir quelque théorie planétaire que ce soit, ni ne possédaient-ils les bonnes techniques mathématiques.

    Les Mésopotamiens ont hérité du système numérique sexagésimal des Sumériens, un système de numérotation positionnelle, tout comme notre système décimal moderne, et qui possède des fractions sexagésimales d’un type très semblable à nos fractions décimales. Ce système a permis aux Mésopotamiens de faire des calculs complexes qui auraient été difficiles avec tout autre système ancien de notation numérique. Les autres peuples anciens ont rendu au système de notation mésopotamien le plus grand des hommages: Ils l’ont utilisé pour procéder à leurs propres calculs. Les Égyptiens n’avaient rien de semblable, mais ils éprouvaient un grand besoin de synchroniser les événements terrestres aux cieux.
    L’élément clé de la fusion des idées égyptiennes et de l’astronomie babylonienne est lié à un ou deux événements historiques (ou les deux), soit la conquête de l’Égypte par la Perse et la conquête de la Perse et de l’Égypte par Alexandre le Grand. Au cours de ces deux époques, l’Égypte a été soumise au même régime que les Babyloniens. Dans le cas de l’empire perse, les Perses eux-mêmes sont devenus d’ardents pratiquants de l’astrologie, ce qui a sans doute contribué à la diffusion des idées astrologiques en Égypte.

    Si vous analysiez les textes contenus dans le volume des Sages, vous découvririez une chose qui n’est pas du tout évidente dans les textes historiques qui traitent de l’astrologie. Les anciens savaient pertinemment que l’astrologie avait quelque chose à voir avec Babylone (après tout, ils appelaient les astrologues les Chaldéens), mais sa provenance a été attribuée aux Égyptiens. Les académiciens ont habituellement tendance à croire qu’il ne s’agissait que d’une mode parmi les anciens auteurs, sans base historique réelle. De fait, les anciens auteurs ont souvent attribué l’astrologie à des personnes qui remontaient aux pharaons, tels Nechepso et Petosiris.

    Néanmoins, il n’y a aucune raison de présumer que les anciens se trompaient en disant que l’Égypte était la première source de l’astrologie horoscopique, cela s’est simplement produit plus tard qu’ils ne le croyaient.

    Qu’est-ce que les Égyptiens ont ajouté à l’astrologie babylonienne? Nous ne le savons pas avec certitude, mais des preuves internes indiquent ce qui suit: L’utilisation d’un degré ascendant peut ou non avoir été trouvée dans l’astrologie babylonienne pré-helléniste. Toutefois, les auteurs hellénistes attribuent à Hermès l’utilisation des maisons ou des signes utilisés comme maisons. Par Hermès, il faut entendre une référence aux sources égyptiennes hellénistes. Il est probable que les aspects sont également égyptiens, mais nous ne pouvons en être sûrs. Les parts sont presque certainement égyptiennes, de même que la plupart des systèmes de maîtrise. Seules les exaltations ont une origine clairement mésopotamienne.

    De toute façon, il est très probable que tout l’appareil de l’astrologie horoscopique était en place dès l’an 1 E.C., peut-être même plusieurs siècles auparavant. Entre autres choses, nous avons découvert de nos études des auteurs grecs ultérieurs qu’ils traitaient déjà avec une astrologie d’une ère plus tardive. Ils avaient leurs « anciens » et avaient déjà commencé à ne plus comprendre certains des anciens enseignements. Un de ces auteurs, Vettius Valens, a voyagé à travers l’Égypte à la recherche des maîtres des vieilles doctrines, tout comme les Américains modernes sont allés en Inde pour étudier l’astrologie et d’autres doctrines sacrées. Bien que la plupart des auteurs grecs semblent avoir étudié à partir de livres, Valens a étudié avec au moins quelques-uns des professeurs vivants de ces vieilles doctrines. Il ressort clairement de son travail que sans Valens, une grande partie de cet enseignement n’aurait jamais été écrite.

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    Ce qui s’est passé par la suite

    Quelle qu’ait été la langue de l’astrologie égyptienne au début de son existence, elle était grecque dès l’an 1 E.C. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas eu de textes astrologiques écrits en copte, la dernière langue de l’Égypte ancienne, mais il n’existe aucune référence précise indiquant que ces textes ont survécu. Tous les textes égyptiens auxquels il est fait référence dans les textes ultérieurs semblent avoir été écrits en grec. Certains d’entre eux peuvent avoir été traduits du copte.

    L’utilisation de la langue grecque a eu des conséquences importantes. Bien que l’empire perse ait été un empire cosmopolite présentant un niveau considérable d’égalité entre les races qui le composaient, aucune langue ne prédominait. Le persan était sans doute utilisé à des fins officielles, mais le babylonien et l’égyptien ont été préférés au persan dans certains domaines. Toutefois, quand Alexandre le Grand a conquis toute la Perse et l’Égypte et s’est avancé jusqu’au nord-ouest de l’Inde, le grec est devenu la langue dominante non seulement pour les affaires officielles, mais aussi pour toute la communication entre les zones ethniques. Les langues originales ont continué d’être utilisées à des fins locales, telles l’araméen (qui a complètement supplanté le babylonien) et le copte. Toutefois, un scientifique ou un voyageur pouvait aller partout de la Grèce à l’ouest de l’inde dans l’est, aussi loin que l’Égypte au sud, et se faire comprendre. Toute idée exprimée en grec pouvait jouir d’une portée de diffusion similaire.

    Même après la résurgence perse commencée par les Parthes et continuée par les Sassanides (voir la chronologie présentée ci-haut), les peuples bactriens de la région qui est maintenant l’Afghanistan et le Pakistan ont continué d’avoir des gouverneurs parlant grec jusqu’aux premiers siècles de notre ère. Ainsi, les méthodes babyloniennes incarnées dans l’astrologie égyptienne, de même que les méthodes égyptiennes elles-mêmes, pouvaient se répandre en Inde sans problème. Ceci explique le fait que tous les mots techniques de l’astrologie indienne dont les origines peuvent être retracées à une autre langue sont grecs, pas babyloniens, pas coptes, pas en égyptien ancien. Il est tout aussi intéressant de constater qu’il semble y avoir peu de mots techniques (s’il en est) dans l‘astrologie grecque dont l’origine remonte à une autre langue.

    Voici une liste partielle de certains mots de l’astrologie hindoue qui semblent avoir une origine grecque:
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    Tableau 1. Signes du zodiaque

    Sanskrit Greek Français Sanskrit Greek Français
    Kriya Krios Bélier spacer... Juka Zugos Balance
    Tavura Taurus Taureau Kaurpi Skorpios Scorpion
    Jituma Didumoi Gémeau Taukshika Toxotes Sagittaire
    Kulira Karkinos Cancer Akokera Aigokeres Capricorne
    Leya Leon Lion Hridroga Hudrochoos Verseau
    Pathona Parthenos Vierge Chettha Ichthues Poissons

    Tableau 2. Planètes

    Sanskrit Greek Français Sanskrit Greek Français
    Hermnan Hermes Mercure spacer... Ara Ares Mars
    Asphujit Aphrodite Vénus Jeeva Zeus Jupiter
    Heli Helios Soleil Kona Kronos Saturne

    Tous ces mots avaient des équivalents sanscrits qui ont probablement précédé l’arrivée des mots ci-dessus en Inde et qui ont peu à peu entièrement remplacé ces mots d’origine grecque. Les mots suivants n’ont pas de racines sanscrites antérieures et semblent venir entièrement du grec. Ces mots demeurent des mots astrologiques courants en Inde à ce jour.

    Tableau 3. Lexique des maisons et des aspects

    Sanskrit Greek Français Sanskrit Greek Français
    Hora Hora Heure spacer... Kendra Kentron Angle
    Liptaka Lepta Minute Panaphara Epanaphora Succédent
    Hiptaka Hupogeion Imum Coeli Apoklima Apoklima Cadent
    Jamitra Diametros Diamètre Drekana Dekanos Décan
    Mesurana Mesoura-nema Milieu du ciel Sunapha Sunaphe Appliquant
    Menyaiva Meniaios Pas d’équi-
    valence
    Anaphara Anaphora Séparant
    Trikona Trigonon Trigone Dauradhura Doruphoria Doryphorie
    Dyuna Dunon Couchant Kemadruma Kenodromia [hors parcours]

    Comme le titre du Tableau 3 l’indique, il s’agit là de tous les noms de maison et d’aspects, ce qui démontre que l’astrologie helléniste a eu une grande influence sur cette partie de l’astrologie hindoue. La question de la dette de l’astrologie hindoue envers l’astrologie helléniste soulève une très vive controverse. Plusieurs auteurs de l’école hindoue aimeraient nier l’existence d’une telle dette. Cette position est un peu difficile à soutenir compte tenu de ce qui précède et compte tenu des références très fréquentes aux « Yavanas », qui étaient les Grecs ou, plus précisément, des Grecs de diverses origines ethniques.

    D’un autre côté, les Occidentaux, dont cet auteur ne fait pas partie, croient que l’astrologie hindoue provient entièrement de l’Ouest (ou plus précisément du Moyen-Orient). David Pingree, dans son étude du Yavanajataka, procède à un catalogage très complet des parallèles entre l’astrologie de cette école et de l’école des Grecs, et il est lui-même obligé d’admettre qu’il y a de nombreuses différences. Toutefois, de telles différences ne signifient pas qu’il y a deux origines différentes. Il ne faut qu’une période d’isolement entre deux branches d’une tradition après une période antérieure d’unité, pour que les deux branches divergent et que l’une, l’orientale, se fusionne à des traditions indigènes déjà en place. Bien que nous n’insistions pas pour dire que l’astrologie hindoue est entièrement ou même principalement une branche de l’astrologie helléniste, nous devons admettre qu’il y a eu une période d’isolement qui aurait pu causer une division au sein d’une tradition unique.

    Après 126 avant notre ère, les Parthes, un peuple persan, se sont soulevés contre les Séleucides qui avaient succédé à Alexandre le Grand et ont reconquis la plus grande partie du vieil empire perse, à l’exception de la portion près de la Méditerranée et de celle du nord-ouest de l’inde. Les Parthes nourrissaient une grande hostilité envers les Grecs (et plus tard envers les Romains) et ils ont entièrement coupé la communication (ou à tout le moins l’ont réduite à un minimum) entre la plupart des peuples hellénistes vers l’ouest et les Grecs Bactriens en Afghanistan et au Pakistan, qui, à leur tour, ont conservé le pouvoir jusqu’aux premiers siècles de notre ère. Les Grecs Bactriens se sont convertis à l’hindouisme et leur langue a disparu. Toutefois, à compter d’environ 200 E.C., ils formaient encore un groupe identifiable. Ce sont les Yavanas de la Yavanajataka.

    Plus tard encore, l’historien Kay cite des archives hindoues des 4e et 5e siècles E.C. traitant du nouveau culte pour un dieu solaire en provenance de l’Ouest. Comme la Chrétienté a fait disparaître le culte de Sol Invictus, le Soleil Invaincu, il est tentant de postuler que l’astrologie hindoue a reçu une deuxième vague de données d’un nouveau groupe de Yavanas qui fuyaient les persécutions chrétiennes de l’Ouest.

    Le cœur du problème est de départager l’apport de l’astrologie hindoue de celui de l’Ouest. En dehors des quelques suggestions présentées ici, je ne tenterai pas d’y répondre. De toute façon, il est très clair que, quelle que soit la contribution de l’Ouest aux Hindous, ces derniers ne l’ont pas simplement acceptée et appliquée passivement. Ils ont changé, modifié, et peut-être même amélioré ce qu’ils ont reçu de l’Ouest et l’ont incorporé à leurs propres traditions.

    Il y a eu une autre conséquence à la séparation des Parthes. Les peuples perses avaient toujours été d’ardents astrologues. Il semble logique de conclure qu’ils doivent avoir élaboré leurs propres traditions astrologiques de celles héritées des Mésopotamiens et des Grecs. Ensuite, en 27 E.C., ils ont été renversés par les Perses sassanides qui auraient continué l’élaboration des traditions astrologiques perses. Malheureusement, à l’arrivé des Arabes, presque toute la littérature des Sassanides zoroastriens a été détruite, y compris leurs travaux astrologiques. Toutefois, nous disposons d’un gros indice sur l’état de leur astrologie. La plupart des plus grands astrologues de l’ère arabe étaient Perses! De plus, l’astrologie qu’ils enseignaient était très différente de celle des Hindous et des Grecs. Elle avait des orbes d’aspects, les grands cycles de Jupiter et de Saturne, tous les systèmes complexes d’interaction planétaire tels que la réfranation, la frustration, l’abscission, la translation de lumière, etc. Bien que l’astrologie de l’ère arabe doive manifestement une dette importante à l’astrologie helléniste, il est également évident que pendant les deux ou trois siècles écoulés entre les derniers astrologues hellénistes connus et les premiers astrologues de l’ère arabe, il s’est produit quelque chose de nouveau. Il pourrait s’agir, et il s’agit probablement, du volet astrologique persan. De plus, l’astrologie de l’ère arabe est l’ancêtre direct de l’astrologie occidentale d’aujourd’hui. Notre astrologie pourrait bien être le successeur de ce troisième volet des anciennes astrologies.

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    Dernière remarque sur les zodiaques

    Plus haut dans cet article, nous avons dit que les premières cartes du ciel babyloniennes avaient un zodiaque sidéral (consulter notre article On the Invariance of the Tropical Zodiac). De plus, les astrologues hindous utilisaient traditionnellement l’un ou l’autre des zodiaques sidéraux. Cette question est aussi controversée que celle de la dette – ou de son absence – de l’astrologie hindoue envers l’astrologie du Moyen-Orient. Nous manquons toutefois d’espace dans cet article pour en discuter plus longuement. Dans nos écrits antérieurs (consulter le Project Hindsight), nous avons dit que le zodiaque ne semble pas avoir été d’une grande importance aux anciens peuples. Nous sommes toujours du même avis. Toutefois, dans une future dissertation introductive, nous examinerons cette question en profondeur. Pour l’instant, contentons-nous de dire que le sujet est loin d’être clos en faveur d’un zodiaque ou d’un autre.

    Traduit par Ghislaine Delorme, trad.a., Montréal, Canada
    Avec la gracieuse collaboration technique de Axel Harvey, Montréal, Canada

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    Genése du Zodiaque conditionaliste par Jean-Pierre Nicola

    Posté par nofim le 11 mars 2015

     

    Genése du Zodiaque conditionaliste par Jean-Pierre Nicola dans ASTROLOGIE logo

     

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    Publié le : 27 février 2005
    Genèse du zodiaque conditionaliste
    par  Jean-Pierre Nicola

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    Je ne suis pas un historien et la lecture des historiens de l’astrologie ne m’a, jusqu’ici, nullement convaincu de l’utilité de l’être, tant l’abondance complexe des faits se prête à la monomanie des interprètes. Je témoigne seulement, par prudence et rigueur, de ce que je sais, ce que j’ai lu. Mais si ma lecture des modernes est insuffisante devant l’absolu qu’il faudrait savoir, j’ai suffisamment lu pour dire que je ne connais pas de meilleur auteur qu’Henri Selva dont le Traité Théorique et Pratique d’Astrologie Généthliaque (Chamuel éditeur, 1900), vaudrait d’être imposé à le réflexion de tous les astrologues… traditionalistes et conditionalistes. Recommandation perfide pour les premiers s’ils son traditionalistes-contemporains : H. Selva est rationnel, logique, analytique, cohérent, même en parlant d’Eau, Terre, Air et Feu… autant de traits qui expliquent son fait d’être peu connu. Conseil utile pour ceux d’entre nous qui ont besoin de références historiques dans leurs débats sur les fondements du zodiaque :

    « Enfin, les effets élémentaires d’une Planète sont d’autant plus puissants qu’elle demeure plus longtemps au-dessus de l’horizon, ce qui revient à dire, que sa déclinaison boréale ou australe est plus grande, selon la disposition géographique du lieu d’où on l’observe ».

    Combien de connaissez-vous de traditionalistes au courant de ce postulat, fondement des zodiaques conditionalistes : la puissance varie avec la durée de présence au-dessus de l’horizon, donc selon les fonctions déclinaison céleste et latitude terrestre ?

    A quoi bon l’astrologie moderne pour confondre notre critique désinformé ? Sortez votre Selva 1900. Et vous pouvez ajouter, lorsque l’interlocuteur réticent appuie sa tradition sur Gauquelin, que ce statisticien a effectivement prouvé la puissance des effets planétaires au-dessus du plan d’horizon, comparativement à ceux du dessous, mais que ni lui, ni les traditionalistes « compétents » ne citent ce précepte en grosses lettres chez Ptolémée. Serait-ce parce que systématisé, il conduit aux zodiaques conditionalistes ? De la part de Gauquelin et de ses supporters transparents, on ne saurait imaginer tant de vilaine malice. Enfin, quoi ! Ces gens ont bien prouvé à quel point ils aiment la vérité, non ?

    Précurseur des grilles ordinales, Ptolémée a fait état d’autres critères que celui de la puissance déduite de la présence au-dessus du plan d’horizon.

    Toujours selon mes modestes connaissances en histoire de l’astrologie, Dane Rudhyar est le premier à avoir donné une explicative du zodiaque à partir du jour et de la nuit, ainsi que de leurs rapports respectifs. Il l’a fait en métaphysicien, analogiste, symboliste abstrait, désignant le jour par « force-de-jour » personnalisante, la nuit par « force-de-nuit », dépersonnalisante. Le jour ne nous montre que le Soleil, la nuit dévoile la multitude des étoiles. Telle est la corrélation analogique fondamentale. Or, pour les conditionalistes, le jour et la nuit ne concernent que le cas particulier du Soleil, sa présence (jour) ou son absence (nuit) au-dessus du plan de l’horizon local. La Lune, un astre quelconque, peuvent décrire leur arc diurne (au-dessus de l’horizon) aussi bien dans la lumière du Soleil (jour) que parmi les étoiles, sans lui (de nuit). Un Jupiter en Gémeaux pendant que le Soleil est en Sagittaire, parcourt son arc diurne la nuit, sur fond d’étoiles. C’est la durée de son arc, son sens croissant, qui caractérise l’influence Gémeaux et non la « force-de-jour » attribuée par Rudhyar à ce Signe.

    Pour ces raisons et bien d’autres, on ne peut pas dire qu’il y a ressemblance, filiation, entre le zodiaque de Dane Rudhyar et le conditionaliste. Nous avons traité des mêmes phénomènes par des concepts différents pour des conclusions peu comparables. En 1954, je n’avais pas lu Ptolémée, je n’avais pas lu H. Selva, mais j’avais lu D. Rudhyar. Tout en tenant sa pensée en estime (ce que les conditionalistes ont toujours fait) avec le groupe astro-psychanalytique de Paris (indifférent, voire hostile à son égard), il n’appartenait pas davantage à ma recherche d’une astrologie rationnelle et naturelle (dans mon esprit, les deux étaient confondus).

    L’ébauche du zodiaque photopériodique est née de la représentation schématique des 4 saisons : un cercle blanc rayonnant pour le printemps, un cercle blanc pour l’été, un cercle noir rayonnant pour l’automne, un cercle noir sans rayon pour l’hiver. J’y voyais 4 Soleils qui se sont spontanément baptisés : Energie pour l’image du premier, Espace pour le deuxième, Temps pour le troisième et Structure pour le quatrième. Leur logique (cycle : ++, +-, -+, —) n’est apparue qu’après.

    Pour différencier les Signes, il y avait certes les inévitables proportions de blanc et noir, faciles à visualiser par des cercles de grand, moyen, petit rayon et dont j’exprimais les rapports en termes de relation d’ordre avec :

    a) Egal ou sensiblement égal, pour les Signes aujourd’hui dénommés Egalitaires ou de Sens des Contraires.

    b) Comparatif, plus grand et moins grand que… pour les Signes Paradoxaux ou de Sens des Combinaisons.

    c) Superlatif, le plus grand et le plus petit, pour les Signes Ultraparadoxaux ou des Ensembles.

    Il y a des nuances entre ces relations d’ordre et les phases, mais les définitions se recoupent bien.

    Toujours sensible au langage mathématique et aux nombres entiers, les Signes se trouvaient également définis avec 1 pour le Feu, 2 pour la Terre, 3 pour l’Air, et 4 pour l’Eau. A ces chiffres correspondaient des figures simples, ouvertes et fermées :

    1. Le CERCLE et le POINT pour le FEU, parce que le point est un cercle ouvert et le cercle un point fermé.

    2. Le CARRE et la CROIX pour la TERRE, le carré étant une croix fermée, la croix un carré ouvert.

    3. Le TRIANGLE et l’ETOILE pour l’AIR, parce que l’étoile ouvre le triangle comme le triangle ferme l’étoile.

    4. La LEMNICASTE (huit couché) et la SPIRALE pour l’EAU, parce que la spirale ouvre le huit comme le huit ferme la spirale.

    Avec les proportions, les chiffres et les figures ouvertes et fermées, il y avait de croix réécrire le Zodiaque en donnant à l’Energie-Espace-Temps-Structure des formes variées. Tel était mon projet sur ces bases assez surréalistes. Elles n’étaient pas destinées à consolider les Eléments mais à leur substituer une logique structurale.

    Que restera-t-il de ces correspondances (troublantes ?) dans l’esprit de ceux qui me reprochent de négliger l’essence symbolique de l’astrologie ? Probablement rien… Ce qui me permettra, notamment dans les années à venir, de leur rafraîchir la mémoire sur la liberté conditionaliste (elle fait partie de mes « diktats ») de traiter le réel autant par le symbole que par le signal.

    J’étudiais donc les ouvertures et fermetures de ce Zodiaque géométrisé lorsque, début 55, une collègue de bureau m’informait d’une typologie pavlovienne fondée sur 24 possibles. L’année précédente, un ami m’avait conseillé de lire Pavlov, persuadé, disait-il, que j’en retirerai grand profit. Là-dessus, j’avais acquis Œuvres Choisies sans les lire… mais après le dernier avis je me précipitai sur ses chapitres. Il aurait fallu être vigoureusement bouché pour ne pas comprendre d’excitation-inhibition, irradiation-concentration, décrivaient aussi bien les variations du zodiaque photopériodique que force, grandeur, mobilité, équilibre des processus fondamentaux de l’activité nerveuse. Il paraît que ce n’est toujours pas évident ?! Le noir sur blanc est peut-être ce qu’il y a de moins clair en symbolique. Pour moi, cette rencontre entre la forme (le photopériodique était dessiné) et les mots qui lui manquaient, renvoyait le zodiaque structural à plus tard.

    Ses empreintes réduites subsistent dans La Condition Solaire. Et puis, au fil des années, loin de s’effacer, elles réapparaissent. Dès les premiers numéros d’Astrologique, j’ai précisé aux réfractaires de l’option neurophysiologique : « C’est Pavlov qui a découvert – sans le savoir – un zodiaque réflexologique. Le mien est philosophique ».

    Comme de tout conditionalisme connu d’un public élargi, au-dessus des obstructions du parisianisme symbolo-magiste, c’est grâce à Françoise Hardy que le Zodiaque structural a commencé à s’exprimer dans certaines émissions (Les Signes du Destin) de Radio Monte-Carlo. Je ne vous apprends rien : historiquement, sans le soutien de Françoise que resterait-il des œuvres conditionalistes ? Des polycopiés pour initiés au maximum… Depuis, de même que je refuse d’être jugé comme un anti-symboliste, je ne sais plus tellement d’où vient, qui a créé le courant conditionaliste. On est plusieurs. Il n’y a que l’Intégration de vraie, à la condition de ne pas l’envahir de son Sujet, car c’est là que le Diable commence, dans la tentation de prendre l’Intégration pour Soi. J’y reviendrai avec l’histoire du S.O.R.I..

    Les Signes du Destin, ce qu’ils imposent en vulgarisation, m’ont conduit à préciser ce que l’on pouvait retirer de l’Energie, de l’Espace, du Temps et de la Structure, autant de langages symboliques différents pour décrire les comportements spécifiques aux Signes inclus dans les quartes correspondantes. Autrement dit : l’Energie nous offre des analogies adaptées au Printemps, celles de l’Espace le sont pour l’Eté, le Temps porte à décrire les psychologies automnales, la Structure est bien venue, en tant que langage, pour parler des hivernaux. C’était un progrès dans la clarté : il y a des classes de symboles, des façons de s’exprimer qui différencient les Signes. Le langage que le Signe appelle ou conçoit le caractérise… C’est un moyen de se singulariser qui synthétise autant le symbole que le signal. En langage-symbolique, le Cancérien a besoin de limites et de son jardin secret, en langage-signal il construit un cirque (Barnum) ou un dirigeable (Zeppelin), autre façon, non-symbolique, de cerner un univers. Voie de synthèse et réunion des deux langages : Cancer, vous êtes comme un cirque, et vous, Barnum, votre cirque est un jardin secret…

    L’Energie-Espace-Temps-Structure a tout du corps calleux qui arbitre l’oreille et les yeux ou qui permet d’entendre la musique avec ses yeux, voir la peinture avec ses oreilles.

    Il vient qu’une série de tests sur les Signes devra utiliser les symboliques (formes) autant que les mots et les référentiels saisonniers, ce qui nous changera de la psychologie scientiste ou bornée par le Sujet.

    Les rubriques quotidiennes de RMC de 1984 jettent le bouchon plus loin : la fonction dominante de la saison (en V+, L+, V-, L-) doit créer un terrain de perception sélective : les V+ sont plus doués que d’autres pour retenir des informations multiples du réel, les plus mobiles, les plus changeantes, les plus ressemblantes à elles-mêmes. En conséquence, si Energie V+, alors : Espace L+, Temps V-, Structure L-. Le vœu de Pavlov de réunion du Subjectif et de l’Objectif serait accompli. Il y a au moins deux façons de comprendre la complicité de ce couple. La plus répandue en astro-psychologie affirme : « Parce que vous êtes de Terre vous ne pouvez voir le monde qu’en matérialiste-positiviste… », ce qui reviendrait plutôt en conditionaliste : « … vous êtes plus apte que d’autres à voir la part de matière dans le monde ». En moins gentil, il y a le choix entre « Parce que vous êtes un méchant boiteux, vous croyez que le monde boite méchamment… » et « En tant que méchant boiteux vous pouvez percevoir quand, en quoi et comment le monde ne va plus que sur une jambe ». Les deux applications sont possibles, mais que l’on puisse trouver dans le ciel natal celle qui l’emporte me paraît douteux. Il était fatal que les partisans de l’Horoscope-Sujet choisissent la réduction de l’objet au sujet comme solution unique.

    Nos 4 référentiels se modulent sans contrainte avec les phases. Pour l’Espace et le Temps, images et exemples viennent facilement. L’espace infini du Cancer (un îlot sur l’océan), n’en n’est pas moins une voûte protectrice qui devient la cuirasse du Lion, son domaine d’action, avant de s’amenuiser en enveloppe corporelle, épiderme étroit, espace collant, étouffant quelquefois ou maîtrisé, domestiqué du Signe de la Vierge. Des modes et alternances de la Balance, des durées et échéances du Scorpion, des trajectoires temporelles du Sagittaire, il n’est pas difficile, non plus, de montrer les enchaînements, en vulgarisateur ou en philosophe. L’illustration des phases, pour l’Energie et la Structure, bien que l’on ait M. Planck Taureau (quantum d’action). Mendéliev Verseau (tableau des éléments chimiques), m’a semblé moins évidente. Il faut sans doute des connaissances poussées, d’une spécialisation qui éloigne des images sensibles.

    Certains cas justifieraient un échange de plans de références entre Signes opposés, les mécanismes respectifs étant conservés, mais il doit y avoir alors deux planètes pour relier les Signes par un aspect d’opposition. Enfin, il m’est arrivé d’expliquer ces changements de référentiel (passage des « mutables » aux « cardinaux » en terminologie traditionnelle) par des problèmes qui n’ont de solution possible qu’au prix d’une mutation. Quand on ne peut pas être partout à la fois, ici et là-bas, on choisit d’être d’abord ici, ensuite là-bas (succession temporelle). Le choc des contraires de la Vierge se résoud en alternance de la Balance. Lorsqu’une civilisation, une ethnie, une plante terminent leur cycle de développement, on peut étudier leurs structures internes comme un arbre généalogique. Une orbite planétaire s’analyse avec rigueur au terme de son cycle. Tout ceci pour le passage du Sagittaire au Capricorne. J’imagine que le mouvement du Bélier libère des structures fermées et que l’espace commence où s’arrête l’énergie diffuse des Gémeaux.

    Voilà un nouveau champ d’exploration extra-psychologique, plus flou pour le moment que les formules pavloviennes mais qui motive l’application de nos méthodes et concepts aux œuvres et personnalités représentatives du réel dit objectif, scientifiques, penseurs, découvreurs, généralement trahis par les interprétations réductives de l’astro-psychologie.

    Cet article vous a été proposé par :Jean-Pierre Nicola

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    Marie-France Péteuil Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Autour de Louis Cruchet

    Posté par nofim le 11 mars 2015

    Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet

    par  Marie-France Péteuil
    p. 194
    Référence(s) :Cruchet Louis, 2009. Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique, Paris, Publibook, 337 p. bibliogr., une quarantaine d’ill.

    Texte intégral en libre accès disponible depuis le 30 juin 2011.

    1Il ne faut surtout pas tenter de s’approcher du livre de Louis Cruchet en feuilletant les dernières pages. On risquerait de rejeter le tout d’un bloc et on passerait à côté d’un livre riche et intéressant à bien des égards.

    2Comme toujours chez Louis Cruchet, le propos est vaste et ambitieux. Il tente une confrontation de toutes les astronomies connues et essaie de dégager, à l’aide de tableaux nombreux, des rapprochements ou au contraire des oppositions dans ce que nous disent les astres, ou plutôt ce qu’on leur fait dire, que ce soit dans le nom des constellations ou des planètes, ou pour présenter  les différentes perceptions de la lecture de l’année (sidérale ou solaire).

    3Il s’interroge plus particulièrement sur  l’histoire du Zodiaque, cet habillage de l’écliptique. Suit alors une analyse assez fine du zodiaque d’abord sidéral, passages des mois liés aux constellations telles qu’elles furent fixées en Mésopotamie, puis, précession des équinoxes oblige, comment les constellations dérivèrent peu à peu, quittant les mois initiaux, mais conservant encore, nous dit Louis Cruchet, beaucoup de leur signification initiale au fur et à mesure de leur lent détachement, pour ne plus devenir qu’une ceinture très codée, repère astronomique fixant la course du Soleil.

    4Il y eut ensuite, selon l’auteur, un intérêt de plus en plus marqué pour observer la vitesse ascensionnelle des constellations zodiacales et des planètes qui les traversent, vitesse d’ascension différente selon que les étoiles qui composent les signes se trouvent plus ou moins proches du point vernal. Cruchet remarque que cette symbolique ascensionnelle a joué un rôle prépondérant en astrologie et que, tout s’inversant dans l’hémisphère Sud, les caractères liés à la symbolique des signes devraient être adaptés, ce qui n’est pas le cas.

    5Cruchet écrit des pages très explicites sur l’illusion de la Lune, qui fait que les objets célestes apparaissent plus gros à l’horizon, et en tire de judicieuses remarques sur les levers héliaques des planètes, sur leur apparence et, là encore, ses exemples sont abondants et éclairants.

    6Toute aussi judicieuse est son analyse des rythmes géocentriques des planètes et ce que peuvent induire leurs rétrogradations apparentes quand on cherche à lire les signes du ciel.

    7Mais les deux dernières parties du livre, cherchant d’abord à s’appuyer sur la psychanalyse pour tenter de  faire coïncider le développement de l’enfant et les périodicités planétaires, ainsi que la présentation de l’horoscope de personnalités aussi diverses que Katherine Mansfield, le Che, Pinochet ou le chanteur Antoine pour étayer ses conjectures, ainsi que toute une série d’interprétations personnelles peu rigoureuses (statistiques portant sur ses 47 élèves de 5e !), faisant bien facilement signe de tout bois, dessert considérablement cette foisonnante étude et laisse un certain malaise.

    Marie-France Péteuil, « Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet », Le Journal de la Société des Océanistes, 132 | 2011, 194.

    Marie-France Péteuil, « Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet », Le Journal de la Société des Océanistes [En ligne], 132 | 1er semestre 2011, mis en ligne le 30 juin 2011, consulté le 11 mars 2015. URL : http://jso.revues.org/6343

     

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    Patrice Bourriche Le 13e signe du zodiaque

    Posté par nofim le 11 mars 2015

    Patrice Bourriche Le 13e signe du zodiaque dans ASTROLOGIE arton777-8022a

    Patrice BOURICHE – Le 13e Signe du ZODIAQUE

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    Il aura suffi d’une information révélée par un astronome américain pour que le monde apprenne enfin que les signes du zodiaque présentés dans les horoscopes ne correspondaient pas à la réalité céleste ! L’Express, 20 Minutes, Le Nouvel Obs et les autres médias américains et européens reprennent actuellement en boucle cette vérité qui est pourtant loin d’être une révélation. Que cette dernière fasse en revanche l’objet d’un buzz des deux côtés de l’Atlantique constitue en soit une véritable révolution !

    Bien évidemment, cette annonce a conduit à des levers de boucliers chez les saisonnologues français de la fédération autoproclamée des astrologues qui se défendent comme ils le peuvent (de manière assez maladroite…) face à cette démonstration de vérité.

    La première carte du ciel calculée à partir du zodiaque tropical date, non pas de l’époque de Ptolémée (puisqu’astronomiquement calqué sur celui du zodiaque sidéral), mais bien de celle d’Albumasar, soit vers l’an 830 après JC. Aucun astrologue grec, romain ou byzantin succédant à Ptolémée n’avait utilisé le point vernal comme point de départ du zodiaque avant cette date.

    Les signes présentés par les horoscopes sont en outre décalés de – 25° du fait de la précession des équinoxes (- 1°/72 ans) expliquant que le Printemps se fait à environ 5° des Poissons et non à 0° du Bélier. Il n’y a qu’à observer et comparer, rien que dans la classe politique française, la personnalité des natifs du faux Bélier (comme Jean-Louis Borloo), qui sont de vrais natifs des Poissons, avec les vrais natifs du Bélier gouverné par Mars (comme Brice Hortefeux) qui sont de faux Taureau (signe théoriquement gouverné par Venus, l’astre de l’amour) pour comprendre le décalage entre le faux et le vrai zodiaque…

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    Il faut par ailleurs rappeler que les dessins des constellations, les maîtrises des planètes en signe, la signification des signes et des planètes datent de Sumer (3 500 ans avant JC lorsque le Printemps se faisait dans la constellation du Taureau / Cocher), et non de Ptolémée ou de la récente Babylonie. Notons que les deux entités prenaient en compte les étoiles des constellations pour définir la nature des signes. C’est à l’époque de  Manilius et de Ptolémée que l’on évoque pour la première fois l’influence des saisons pour expliquer l’origine des signes. Ce dernier imaginait aussi que les exaltations avaient une origine saisonnière alors qu’elles avaient été établies en l’an 786 avant JC à Babylone à partir de levers héliaques repérés à partir des positions sidérales (Venus 27° Poissons, Mars 28° Capricorne, etc).

    En ce qui concerne la treizième constellation (le 13ème signe que l’on appelle « Serpentaire » rattaché à la constellation Ophiuchus) et qui se situe au niveau du Scorpion, il s’agit d’un faux problème. Ainsi les Pléiades sont-elles aussi une constellation qui intersecte l’écliptique qui pourtant n’est pas prise en compte… La division en douze du zodiaque provient du cycle de Jupiter  (12 ans) comme l’indique allégoriquement le Zohar. Chaque constellation constituant pour ainsi dire une « demeure » de Jupiter.

    En somme, si la surprise de cette information conduit aujourd’hui à l’euphorie sur la toile (j’enregistre actuellement des records de visites…), il faut souhaiter qu’elle entraîne une prise de conscience durable sur l’imposture du tropicalisme qui conduit les occidentaux à vivre dans le mensonge permanent. J’en appelle donc à la bonne foi et à l’honnêteté intellectuelle des saisonnologues (ceux qui pratiquent le zodiaque tropical) pour qu’ils utilisent le zodiaque sidéral et qu’ils renient définitivement leur croyance en une réalité céleste obsolète. Je sais que de nombreux astrologues pratiquent aujourd’hui l’astrologie sidérale depuis qu’ils me suivent sur ce blog. L’entrée de Jupiter en Poissons peut en outre inciter à la réflexion et offrir l’opportunité de franchir ce cap.

    Patrice Bouriche © Les Chroniques de Mars numéro 6, septembre 2011.

    Voir aussi le Blog de Patrice Bouriche. Article reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur //

    Illustration du Serpentaire T E Garnier ©.

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