Yves Lenoble L’astrologie « groupale »

Posté par nofim le 14 mars 2015

Pour une astrologie groupale – Yves Lenoble – ORIAN

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J’ai pendant longtemps développé mes recherches dans deux grandes branches de l’astrologie : d’une part en astrologie mondiale et d’autre part en astrologie …

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Serge Bret-Morel, L’astrologie face à elle-même.

Posté par nofim le 14 mars 2015

L’astrologie face à elle-même, Bilan et prologue à une …

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Serge BRET-MOREL. L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME. BILAN et PROLOGUE. à une RENOVATION de l’analyse CRITIQUE …

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Les origines de l’astrologie par Robert Hand

Posté par nofim le 12 mars 2015

Les Origines de l’Astrologie

Une perspective différente

de Robert Hand

Copyright 1996 par Robert Hand, www.robhand.com
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Introduction

Le matériel présenté ici était à l’origine une introduction que j’ai rédigée pour un livre de traduction intitulé The Record of the Early Sages in Ancient Greek dans le cadre du Project Hindsight.

Le livre était composé de fragments et de citations qui remontent directement aux plus anciennes sources de l’astrologie du Moyen Orient et de l’Occident, ou se voulait des paraphrases du matériel tiré de ces sources. Au moment de la rédaction originale de cette version de l’article, le forum de discussion alt.astrologie venait de publier un article intitulé « A brief introduction to the History of Astrology » (Brève introduction à l’histoire de l’astrologie) qui contenait, selon moi, un grand nombre d’erreurs factuelles. J’ai donc pensé qu’il serait bon de présenter un point de vue différent. Nous ne nous attendons pas à ce que tous acceptent les idées présentées dans cet article, mais les lecteurs devraient savoir que ces idées se rapprochent de celles partagées par la plus grande partie des bons historiens de l’astrologie. (Non, je ne traite pas d’irresponsables tous ceux qui ne partagent pas ces idées, bien qu’il s’en trouve sûrement quelques-uns parmi eux).

Ayant participé à un programme exhaustif de traduction d’anciens textes astrologiques en anglais moderne, et continuant ce travail avec l’ARHAT (Archives pour la récupération de textes astrologiques historiques), je pense donc savoir de quoi je parle tout en reconnaissant que la science occidentale devra peut-être changer ses idées (et moi les miennes) selon ce que les futures recherches nous révéleront.

Les origines de l'astrologie par Robert Hand dans ASTROLOGIE aro_upw

Compte-rendu

Le compte-rendu que je présente ici est tiré principalement des sources académiques ordinaires, bien que je formule également certaines hypothèses là où il n’existe aucune preuve concluante. Je n’offre pas ces hypothèses partout pour le plaisir de la chose, mais seulement là où des preuves internes semblent les justifier. Elles seront de plus toujours accompagnées d’indications claires qu’il s’agit bien de conjectures.

D’un autre côté, parce que nous avons puisé à des sources académiques occidentales, certains pourraient faire valoir que cet article ne tient pas compte des idées différentes que l’on pourrait tirer, par exemple, de l’étude des astrologies de l’Inde. Ce pourrait être là une objection valable, mais nous aimerions rassurer le lecteur que nous n’acceptons pas d’emblée les positions académiques sur l’histoire de l’astrologie. Nous tentons de n’accepter que ce qui est conforme aux preuves internes des textes eux-mêmes. Nous reconnaissons de plus que ce que nous disons ici ne doit pas être tenu pour définitif. Il y a beaucoup à apprendre sur l’histoire de l’astrologie, surtout qu’elle est désormais soigneusement étudiée par des personnes qui n’y sont pas hostiles.

En nous basant sur ce qui précède, cet auteur soutient que l’astrologie telle que nous la connaissons n’a pris naissance qu’à un moment et qu’à un endroit, cet endroit étant la Mésopotamie (correspondant à peu près à l’Iraq moderne) et ce moment faisant l’objet d’une discussion ci-dessous. Ceci dit, nous devons clarifier un autre point; ce que nous entendons par « l’astrologie telle que nous la connaissons » est l’astrologie horoscopique, c’est-à-dire l’astrologie qui permet de déterminer des moments favorables pour faire des choses, de répondre à des questions, de prédire des événements et d’analyser la destinée individuelle, tous des éléments basés sur un instrument étrange, soit le thème, la genèse ou la carte du ciel. Cette carte a de plus un degré ou un signe particulier qui marque le point de départ de l’analyse. Il s’agit en général du degré ou du signe ascendant, bien que le Soleil, la Lune ou la Part de Fortune puisse également être utilisé(e) à des fins particulières.

Nous offrons cette définition très spécifique de l’astrologie telle que nous la connaissons parce que, dans un sens large, l’astrologie, sous une forme ou une autre, est presque universelle chez les peuples anciens et son origine n’est pas cantonnée à un moment ou à un endroit précis. Presque tous les anciens peuples possédaient une méthode pour observer les cieux à des fins divinatoires. Les autochtones américains, les Grecs (longtemps avant de connaître l’astrologie de la Mésopotamie), les peuples de l’Inde, le peuple, quel qu’il soit, qui a construit Stonehenge et NewGrange dans les Îles britanniques, et les anciens peuples nordiques, pour ne nommer que ceux-là. Une bonne partie de la controverse sur l’âge des diverses astrologies de ces peuples provient de la confusion qui existe sur ce point même. L’étude des signes célestes ne constitue pas l’astrologie telle que nous la connaissons.

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Origines mésopotamiennes

La Mésopotamie, cette « terre entre les deux rivières », est un des présumés « berceaux » de la civilisation, avec l’Égypte, la Chine et la Vallée de l’Indus. Elle semble être l’un des plus vieux de ces berceaux. Des signes montrent une civilisation urbaine qui remonterait aussi loin que 4000 ans avant notre ère. Le premier peuple de cette région était connu sous le nom des Ubaidiens. Nous ne connaissons à peu près rien d’eux, sauf qu’à une époque très ancienne, un autre peuple s’est installé dans la région et les membres des deux peuples ont commencé à se marier entre eux. Il s’agissait des Sumériens, qui furent bientôt dominants et dont la langue a remplacé la langue des Ubaidiens. Les Sumériens inventèrent la plus vieille forme d’écriture connue, les cunéiformes, qui sont produits en pressant des coins dans de l’argile molle.

Plus tard, les peuples sémites ont commencé eux aussi à s’installer dans la région. Le premier de ceux-ci était les Akkadiens, concentrés autour de leur ville d’Akkad. Vers environ 2330 avant notre ère, Sargon d’Akkad a conquis les Sumériens et constitué le premier de plusieurs empires sémites qui allaient dominer non seulement la Mésopotamie, mais également la côte méditerranéenne et, éventuellement, l’Égypte elle-même. La langue des Akkadiens était l’ancêtre direct des langues d’Assyrie et de Babylonie, ces dernières étant en fait des dialectes de l’akkadien.

L’empire akkadien est tombé vers 2218 avant notre ère. Ensuite, divers peuples, sémites et autres, ont lutté pour le contrôle de la région. De fait, cette lutte constante entre les peuples souligne la différence importante entre la civilisation mésopotamienne et celle de l’Égypte. L’Égypte a connu plusieurs siècles de paix relative marquée de périodes occasionnelles de perturbation, mais rien de comparable au chaos de la Mésopotamie.

Plus tard, au cours du second millénaire avant notre ère, deux peuples ont commencé à assumer le contrôle, les Babyloniens au sud, qui avaient dominé la culture pendant plusieurs siècles, et les Assyriens au nord. En bout de compte, bien que les deux peuples aient dominé par moments sur le plan politique, on peut dire que les Assyriens dominaient en général sur le plan politique tandis que les Babyloniens dominaient sur le plan culturel. Les Assyriens utilisaient même un dialecte babylonien de l’akkadien pour leurs propres registres officiels.

Voici des dates importantes de l’histoire mésopotamienne à compter de cette époque. Toutes les dates ont été converties en notre système moderne de chronologie. Toutefois, même dans les sources modernes, ces dates varient. Les dates ci-dessous sont tirées de la version 1994 de Encarta de Microsoft.

1792-1750 avant notre ère. Hammourabi unifie la région autour de Babylone.

1350 avant notre ère. Montée de l’empire assyrien.

730-650 avant notre ère. L’empire assyrien couvre toute la Mésopotamie, des parties de la Perse, de la Syrie, de la Palestine et de l’Égypte. Il vaut la peine de noter que l’Égypte et Babylone sont sous le même régime pour la première fois.

612 avant notre ère. Chute de l’Assyrie et montée du second empire babylonien. Le peuple babylonien qui entraîna cette montée était également connu sous le nom de Chaldéens, d’où l’expression Empire chaldéen.

539 avant notre ère. Conquête de la Babylonie par la Perse. Pour la deuxième fois, l’Égype et Babylone sont sous le même régime.

331 avant notre ère. Conquête de la Mésopotamie par Alexandre le Grand. Toute la région est dominée par la langue et la culture grecques. La dynastie séleucide était composée des descendants de Séleucos, un général d’Alexandre, qui gouverna sur une région qui incluait la Mésopotamie.

126 avant notre ère. Les Parthes, une tribu perse, conquièrent la Mésopotamie.

227 E.C. – Les Sassanides, un peuple de la région centrale de la Perse, renversent les Parthes et fondent le deuxième empire persan ou l’empire sassanide.

635 E.C. – Les Arabes musulmans renversent l’empire sassanide. La Mésopotamie tombe sous la règle de divers califes.

Avant de discuter de l’évolution de l’astrologie et de la région où cette évolution s’est déroulée, permettez-moi de présenter une chronologie similaire pour l’Égypte.

3200 avant notre ère – Premiers signes de grandes forces politiques dans le bassin du Nil. Les premiers hiéroglyphes font leur apparition. Il y a des indices qu’une culture assez développée dans la région est antérieure de plusieurs siècles à ces signes.

c.2755-2255 avant notre ère – Le Vieux Royaume. Les pyramides remontent à cette époque. Le premier calendrier solaire est mis au point.

c.2255-2134 avant notre ère – Interrègne.

c.2134-1668 avant notre ère – Le Royaume intermédiaire

c.1668-1570 avant notre ère – Second interrègne. La période des Hyksos, une race probablement sémite qui a dominé l’Égypte pendant cette période.

1570-1070 avant notre ère – Le Nouveau Royaume. C’est l’époque des Rois Amenhotep, Akhnaton, Toutankhamon et des divers rois Ramsès. On croit que l’exode des Israélites s’est déroulé pendant cette période.

1070 – 671 avant notre ère – Troisième interrègne. Diverses dynasties régionales ont gouverné. En 671 avant notre ère, les Assyriens ont conquis l’Égypte pendant un moment.

525 avant notre ère – Les Perses renversent le dernier gouverneur indigène de l’Égypte.

332 avant notre ère – Alexandre le Grand conquiert l’Égypte. Le pays tombe ensuite sous la règle des Ptolémées, descendants de Ptolémée I, un autre des généraux d’Alexandre.

30 avant notre ère – Cléopâtre, la dernière des Ptolémées, meurt et les Romains saisissent le contrôle.

Plus tard, l’Égypte tomba sous la règle arabe lorsque l’empire sassanide fut renversé.

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Premiers pas de l’astrologie mésopotamienne

Au début, l’astrologie de la Mésopotamie ressemblait beaucoup à celle des autres cultures, soit une simple observation des cieux pour y déceler des signes qui pourraient affecter le royaume. Ces signes étaient souvent des phénomènes météorologiques mêlés à de réels phénomènes astronomiques. Les Mésopotamiens ont été différents en ce sens qu’ils ont commencé tôt à faire des observations systématiques de ces phénomènes en vue de trouver des motifs réguliers dans les cieux qui pourraient correspondre à des événements humains.

Selon Van der Waerden (Science Awakening, Vol. II, Oxford Univ.Press), les textes astronomiques les plus anciens connus en Mésopotamie sont de la vieille période babylonienne, soit à peu près de l’époque d’Hammourabi. On ne sait pas si les Sumériens faisaient ou non des études astronomiques, mais il semble plausible qu’ils en aient fait. Certains textes pouvant remonter à environ 2300 avant notre ère réfèrent également à la période akkadienne. Voici un exemple de ces premiers textes:

« Si Vénus apparaît à l’est pendant le mois d’Airu et que les Grands et les Petits Jumeaux l’entourent tous les quatre et qu’elle est occultée, alors le Roi d’Élam tombera malade et ne restera pas vivant.»

Les connaissances les plus complètes étaient contenues dans une compilation qu’on appelait Enuma Any Enlil. Elles ont été rassemblées à une certaine époque au cours du second millénaire avant notre ère. Une autre collection de signes constitue une œuvre importante dont la date est extrêmement controversée, les Tables de Vénus de Ammizaduga. La collection consiste en observations systématiques des phases de Vénus, combinées à leur signification, les significations étant clairement fondées sur des observations antérieures. La croyance générale est que ces tables remontent au règne de Ammizaduga, environ 146 ans après Hammourabi. En se fondant sur l’astronomie, van der Waerden attribue les années suivantes comme dates possibles des observations, 1702, 1646,1638 et 1582 avant notre ère. Une des raisons qui contribuent au débat entourant ces dates dans certains cercles est que si elles s’avèrent justes, Velikovsky s’est gravement trompé. Cette controverse dépasse toutefois le cadre de cet article et nous continuerons dans ce sens en présumant que les académiciens orthodoxes ont au moins en partie raison. J’encourage tout de même les lecteurs à traiter ces dates avec beaucoup de prudence. Les Babyloniens eux-mêmes, tout comme les Hindous modernes, s’attribuent et attribuent à leurs observations un âge de centaines de milliers ou même de millions d’années que nous, avec nos normes occidentales, trouvons plutôt fantaisiste. Un tel âge ne survit pas aux preuves académiques, mais nous devons garder notre esprit un peu ouvert. Les académiciens sont souvent limités par leur spécialité même, avec le résultat qu’une discipline, telle l’astronomie moderne, a souvent des influences importantes sur une autre discipline, telle l’archéologie, par exemple. Rappelons le travail de Gérald Hawkins sur Stonehenge. Il faut d’abord que quelqu’un réunisse les deux disciplines. Il est possible que cela se produise pour les études mésopotamiennes et que notre compréhension historique en soit complètement modifiée. Van der Waerden a conclu que les tables de Vénus avaient été compilées et préservées pour des raisons de religion astrale, c’est-à-dire, les Mésopotamiens croyaient que les étoiles et les planètes étaient liées aux dieux ou étaient elles-mêmes des déesses. Ishtar-Vénus était l’une des divinités les plus importantes des populations mésopotamiennes. Plusieurs autres anciens peuples possédaient des notions similaires. Les Égyptiens ont attribué la constellation d’Orion à Osiris. Osiris était toutefois un dieu mort qui régnait sur les enfers. Son ascension aux cieux a été très similaire aux autres ascensions racontées dans la mythologie classique. Les Mésopotamiens semblent avoir été les seuls à attacher de l’importance aux étoiles et aux planètes comme premiers indicateurs de la volonté divine dans l’ici et maintenant. C’est là la raison probable des études qui ont mené à l’astrologie. Au cours des siècles suivants, les Mésopotamiens, surtout les Babyloniens, ont continué d’observer les phénomènes et d’en compiler des listes, et sont arrivés au point où, en se fondant sur leurs observations des cycles récurrents des planètes, ils pouvaient estimer avec une précision raisonnable la position des planètes pour n’importe quel moment dans l’avenir. Les archives de Ptolémée et la science moderne ne disputent pas le fait que des registres d’éclipse précis et systématiques aient été conservés à partir de 747 avant notre ère jusqu’au cours de la période helléniste qui a suivi les conquêtes d’Alexandre le Grand.

Le type de zodiaque utilisé par les Mésopotamiens est une question intéressante qui suscite beaucoup de controverse. Dans leurs premiers textes, ils ont tout simplement enregistré les planètes comme étant à tant de degrés d’une étoile.

« 19 de la Lune aux Pléiades;
17 des Pléiades à Orion;
14 d’Orion à Sirius. . . »

Il s’agit là d’une observation sidérale factuelle, mais ce n’est pas un zodiaque! Un zodiaque a besoin d’un cadre de référence, d’un point sur le cercle à partir duquel les mesures sont prises. De plus, un zodiaque possède normalement un nombre fixe de divisions régulières, tel les douze signes des zodiaques modernes, les 27 maisons du zodiaque lunaire hindou, etc. Toutes ces premières observations sont toutefois comme celle reproduite ci-haut et utilisent des étoiles individuelles comme repères.

Van der Waerden soutient que l’évolution de l’astrologie a traversé trois phases. La première consiste en la tradition des signes que nous venons de décrire. La deuxième s’approche beaucoup de la première, mais possède un zodiaque moderne, soit 12 signes de 30 degrés. Il n’existe aucun horoscope personnel à cette époque, mais on accorde beaucoup d’attention aux transits de Jupiter au rythme d’environ un signe par année. De là vient la pratique clairement chinoise d’attribuer chaque année à un signe du zodiaque et, plus tard, probablement aussi le système des profections annuelles en astrologie horoscopique. Bien sûr, il n’y a aucune domification de quelque type que ce soit. Van der Waerden croit que cette phase moyenne va d’environ 630 à 450 avant notre ère. À cette époque, le zodiaque est clairement sidéral et son ayanamsha est au moins proche de la valeur attribuée par Fagan-Allen.

La troisième phase est l’astrologie horoscopique. Diverses sources anciennes mentionnent les Chaldéens, qui ont fait la carte du ciel de plusieurs personnes, dont Diogène Laertius, qui a dit, selon Aristote, qu’un Chaldéen a prédit la mort de Socrate à partir de sa carte du ciel et que le père d’Euripide a également fait faire la carte du ciel de son fils et a reçu une prédiction de son brillant avenir. La référence aux Chaldéens est bien sûr une référence aux astrologues et démontre clairement que, pendant cette période, cet art était complètement associé aux derniers Babyloniens, soit les Chaldéens.

On a trouvé plusieurs cartes du ciel écrites en cunéiformes. La plupart remontent à l’ère helléniste, mais la plus vieille a été datée par A. Sachs et remonterait au 29 avril 410 avant notre ère. Voici la traduction qu’en offre Fagan:

« 1 Mois (?) Nisan (?) nuit (?)du (?)le (?) 14e (?). . .
2 le fils de Shuma-usur, fils de Shumaiddina, descendant de Deke est né
3 à l’heure où la Lune était sous la « Corne » du Scorpion
4 Jupiter en Poissons, Vénus
5 en Taureau, Saturne en Cancer
6 Mars en Gémeaux, Mercure qui s’était couché (pour la dernière fois) était (encore) in(visible).
7 . . . etc., etc. »

Comme le lecteur peut le constater, il s’agit d’une carte très sommaire qui ne donne que la position par signe et n’offre aucune délimitation. Les autres cartes en cunéiformes, quoique beaucoup plus tardives, sont presque aussi laconiques, malgré que les positions sont données avec beaucoup plus de précision.
Comme Cyril Fagan le fait remarquer avec justesse, les positions dans les cartes correspondent mieux à celles du zodiaque sidéral en utilisant l’ayanamsha de Fagan-Allen plutôt que les positions tropicales.

Avons-nous toutefois à cette époque quelque chose qui ressemble à l’astrologie horoscopique complexe de la période helléniste? Non, pas du tout. Bien que les historiens académiques n’aient pas découvert beaucoup d’informations concrètes sur l’évolution de l’astrologie après les premières cartes babyloniennes, de nombreuses sources indiquent l’origine de ces premiers textes. Plusieurs de ces vieux textes existent en grec. Selon ces textes, la naissance de l’astrologie telle que nous la connaissons est survenue en Égypte.

Cyril Fagan n’en aurait pas été surpris. Il a été presque le seul à croire que l’Égypte avait été le berceau de l’astrologie horoscopique. Le problème de sa théorie, toutefois, est qu’il croyait que l’astrologie horoscopique provenait de l’Égypte des pharaons. Il y a très peu de preuves à cet égard, mises à part les interprétations plutôt suspectes de Fagan de ces preuves. C’est une Égypte ultérieure qui a donné naissance à l’astrologie horoscopique, une Égypte qui s’était beaucoup rapprochée des idées des Babyloniens.

L’Égypte pharaonique s’intéressait beaucoup à l’astronomie. Les signes sont trop nombreux pour être mentionnés. Il s’agissait toutefois d’une sorte d’astronomie qui tenait compte des étoiles plutôt que des planètes. Les Égyptiens avaient maîtrisé l’art d’orienter leurs édifices, leurs temples et, en particulier, leurs pyramides aux étoiles fixes, semble-t-il dans le but de créer une symétrie entre les structures terrestres et les étoiles auxquelles elles étaient associées. Ils avaient l’habileté de mesurer et d’aligner les édifices aux étoiles avec une précision étonnante, souvent à quelques minutes d’arc de l’alignement parfait. Ils ne semblaient pas cependant avoir quelque théorie planétaire que ce soit, ni ne possédaient-ils les bonnes techniques mathématiques.

Les Mésopotamiens ont hérité du système numérique sexagésimal des Sumériens, un système de numérotation positionnelle, tout comme notre système décimal moderne, et qui possède des fractions sexagésimales d’un type très semblable à nos fractions décimales. Ce système a permis aux Mésopotamiens de faire des calculs complexes qui auraient été difficiles avec tout autre système ancien de notation numérique. Les autres peuples anciens ont rendu au système de notation mésopotamien le plus grand des hommages: Ils l’ont utilisé pour procéder à leurs propres calculs. Les Égyptiens n’avaient rien de semblable, mais ils éprouvaient un grand besoin de synchroniser les événements terrestres aux cieux.
L’élément clé de la fusion des idées égyptiennes et de l’astronomie babylonienne est lié à un ou deux événements historiques (ou les deux), soit la conquête de l’Égypte par la Perse et la conquête de la Perse et de l’Égypte par Alexandre le Grand. Au cours de ces deux époques, l’Égypte a été soumise au même régime que les Babyloniens. Dans le cas de l’empire perse, les Perses eux-mêmes sont devenus d’ardents pratiquants de l’astrologie, ce qui a sans doute contribué à la diffusion des idées astrologiques en Égypte.

Si vous analysiez les textes contenus dans le volume des Sages, vous découvririez une chose qui n’est pas du tout évidente dans les textes historiques qui traitent de l’astrologie. Les anciens savaient pertinemment que l’astrologie avait quelque chose à voir avec Babylone (après tout, ils appelaient les astrologues les Chaldéens), mais sa provenance a été attribuée aux Égyptiens. Les académiciens ont habituellement tendance à croire qu’il ne s’agissait que d’une mode parmi les anciens auteurs, sans base historique réelle. De fait, les anciens auteurs ont souvent attribué l’astrologie à des personnes qui remontaient aux pharaons, tels Nechepso et Petosiris.

Néanmoins, il n’y a aucune raison de présumer que les anciens se trompaient en disant que l’Égypte était la première source de l’astrologie horoscopique, cela s’est simplement produit plus tard qu’ils ne le croyaient.

Qu’est-ce que les Égyptiens ont ajouté à l’astrologie babylonienne? Nous ne le savons pas avec certitude, mais des preuves internes indiquent ce qui suit: L’utilisation d’un degré ascendant peut ou non avoir été trouvée dans l’astrologie babylonienne pré-helléniste. Toutefois, les auteurs hellénistes attribuent à Hermès l’utilisation des maisons ou des signes utilisés comme maisons. Par Hermès, il faut entendre une référence aux sources égyptiennes hellénistes. Il est probable que les aspects sont également égyptiens, mais nous ne pouvons en être sûrs. Les parts sont presque certainement égyptiennes, de même que la plupart des systèmes de maîtrise. Seules les exaltations ont une origine clairement mésopotamienne.

De toute façon, il est très probable que tout l’appareil de l’astrologie horoscopique était en place dès l’an 1 E.C., peut-être même plusieurs siècles auparavant. Entre autres choses, nous avons découvert de nos études des auteurs grecs ultérieurs qu’ils traitaient déjà avec une astrologie d’une ère plus tardive. Ils avaient leurs « anciens » et avaient déjà commencé à ne plus comprendre certains des anciens enseignements. Un de ces auteurs, Vettius Valens, a voyagé à travers l’Égypte à la recherche des maîtres des vieilles doctrines, tout comme les Américains modernes sont allés en Inde pour étudier l’astrologie et d’autres doctrines sacrées. Bien que la plupart des auteurs grecs semblent avoir étudié à partir de livres, Valens a étudié avec au moins quelques-uns des professeurs vivants de ces vieilles doctrines. Il ressort clairement de son travail que sans Valens, une grande partie de cet enseignement n’aurait jamais été écrite.

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Ce qui s’est passé par la suite

Quelle qu’ait été la langue de l’astrologie égyptienne au début de son existence, elle était grecque dès l’an 1 E.C. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas eu de textes astrologiques écrits en copte, la dernière langue de l’Égypte ancienne, mais il n’existe aucune référence précise indiquant que ces textes ont survécu. Tous les textes égyptiens auxquels il est fait référence dans les textes ultérieurs semblent avoir été écrits en grec. Certains d’entre eux peuvent avoir été traduits du copte.

L’utilisation de la langue grecque a eu des conséquences importantes. Bien que l’empire perse ait été un empire cosmopolite présentant un niveau considérable d’égalité entre les races qui le composaient, aucune langue ne prédominait. Le persan était sans doute utilisé à des fins officielles, mais le babylonien et l’égyptien ont été préférés au persan dans certains domaines. Toutefois, quand Alexandre le Grand a conquis toute la Perse et l’Égypte et s’est avancé jusqu’au nord-ouest de l’Inde, le grec est devenu la langue dominante non seulement pour les affaires officielles, mais aussi pour toute la communication entre les zones ethniques. Les langues originales ont continué d’être utilisées à des fins locales, telles l’araméen (qui a complètement supplanté le babylonien) et le copte. Toutefois, un scientifique ou un voyageur pouvait aller partout de la Grèce à l’ouest de l’inde dans l’est, aussi loin que l’Égypte au sud, et se faire comprendre. Toute idée exprimée en grec pouvait jouir d’une portée de diffusion similaire.

Même après la résurgence perse commencée par les Parthes et continuée par les Sassanides (voir la chronologie présentée ci-haut), les peuples bactriens de la région qui est maintenant l’Afghanistan et le Pakistan ont continué d’avoir des gouverneurs parlant grec jusqu’aux premiers siècles de notre ère. Ainsi, les méthodes babyloniennes incarnées dans l’astrologie égyptienne, de même que les méthodes égyptiennes elles-mêmes, pouvaient se répandre en Inde sans problème. Ceci explique le fait que tous les mots techniques de l’astrologie indienne dont les origines peuvent être retracées à une autre langue sont grecs, pas babyloniens, pas coptes, pas en égyptien ancien. Il est tout aussi intéressant de constater qu’il semble y avoir peu de mots techniques (s’il en est) dans l‘astrologie grecque dont l’origine remonte à une autre langue.

Voici une liste partielle de certains mots de l’astrologie hindoue qui semblent avoir une origine grecque:
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Tableau 1. Signes du zodiaque

Sanskrit Greek Français Sanskrit Greek Français
Kriya Krios Bélier spacer... Juka Zugos Balance
Tavura Taurus Taureau Kaurpi Skorpios Scorpion
Jituma Didumoi Gémeau Taukshika Toxotes Sagittaire
Kulira Karkinos Cancer Akokera Aigokeres Capricorne
Leya Leon Lion Hridroga Hudrochoos Verseau
Pathona Parthenos Vierge Chettha Ichthues Poissons

Tableau 2. Planètes

Sanskrit Greek Français Sanskrit Greek Français
Hermnan Hermes Mercure spacer... Ara Ares Mars
Asphujit Aphrodite Vénus Jeeva Zeus Jupiter
Heli Helios Soleil Kona Kronos Saturne

Tous ces mots avaient des équivalents sanscrits qui ont probablement précédé l’arrivée des mots ci-dessus en Inde et qui ont peu à peu entièrement remplacé ces mots d’origine grecque. Les mots suivants n’ont pas de racines sanscrites antérieures et semblent venir entièrement du grec. Ces mots demeurent des mots astrologiques courants en Inde à ce jour.

Tableau 3. Lexique des maisons et des aspects

Sanskrit Greek Français Sanskrit Greek Français
Hora Hora Heure spacer... Kendra Kentron Angle
Liptaka Lepta Minute Panaphara Epanaphora Succédent
Hiptaka Hupogeion Imum Coeli Apoklima Apoklima Cadent
Jamitra Diametros Diamètre Drekana Dekanos Décan
Mesurana Mesoura-nema Milieu du ciel Sunapha Sunaphe Appliquant
Menyaiva Meniaios Pas d’équi-
valence
Anaphara Anaphora Séparant
Trikona Trigonon Trigone Dauradhura Doruphoria Doryphorie
Dyuna Dunon Couchant Kemadruma Kenodromia [hors parcours]

Comme le titre du Tableau 3 l’indique, il s’agit là de tous les noms de maison et d’aspects, ce qui démontre que l’astrologie helléniste a eu une grande influence sur cette partie de l’astrologie hindoue. La question de la dette de l’astrologie hindoue envers l’astrologie helléniste soulève une très vive controverse. Plusieurs auteurs de l’école hindoue aimeraient nier l’existence d’une telle dette. Cette position est un peu difficile à soutenir compte tenu de ce qui précède et compte tenu des références très fréquentes aux « Yavanas », qui étaient les Grecs ou, plus précisément, des Grecs de diverses origines ethniques.

D’un autre côté, les Occidentaux, dont cet auteur ne fait pas partie, croient que l’astrologie hindoue provient entièrement de l’Ouest (ou plus précisément du Moyen-Orient). David Pingree, dans son étude du Yavanajataka, procède à un catalogage très complet des parallèles entre l’astrologie de cette école et de l’école des Grecs, et il est lui-même obligé d’admettre qu’il y a de nombreuses différences. Toutefois, de telles différences ne signifient pas qu’il y a deux origines différentes. Il ne faut qu’une période d’isolement entre deux branches d’une tradition après une période antérieure d’unité, pour que les deux branches divergent et que l’une, l’orientale, se fusionne à des traditions indigènes déjà en place. Bien que nous n’insistions pas pour dire que l’astrologie hindoue est entièrement ou même principalement une branche de l’astrologie helléniste, nous devons admettre qu’il y a eu une période d’isolement qui aurait pu causer une division au sein d’une tradition unique.

Après 126 avant notre ère, les Parthes, un peuple persan, se sont soulevés contre les Séleucides qui avaient succédé à Alexandre le Grand et ont reconquis la plus grande partie du vieil empire perse, à l’exception de la portion près de la Méditerranée et de celle du nord-ouest de l’inde. Les Parthes nourrissaient une grande hostilité envers les Grecs (et plus tard envers les Romains) et ils ont entièrement coupé la communication (ou à tout le moins l’ont réduite à un minimum) entre la plupart des peuples hellénistes vers l’ouest et les Grecs Bactriens en Afghanistan et au Pakistan, qui, à leur tour, ont conservé le pouvoir jusqu’aux premiers siècles de notre ère. Les Grecs Bactriens se sont convertis à l’hindouisme et leur langue a disparu. Toutefois, à compter d’environ 200 E.C., ils formaient encore un groupe identifiable. Ce sont les Yavanas de la Yavanajataka.

Plus tard encore, l’historien Kay cite des archives hindoues des 4e et 5e siècles E.C. traitant du nouveau culte pour un dieu solaire en provenance de l’Ouest. Comme la Chrétienté a fait disparaître le culte de Sol Invictus, le Soleil Invaincu, il est tentant de postuler que l’astrologie hindoue a reçu une deuxième vague de données d’un nouveau groupe de Yavanas qui fuyaient les persécutions chrétiennes de l’Ouest.

Le cœur du problème est de départager l’apport de l’astrologie hindoue de celui de l’Ouest. En dehors des quelques suggestions présentées ici, je ne tenterai pas d’y répondre. De toute façon, il est très clair que, quelle que soit la contribution de l’Ouest aux Hindous, ces derniers ne l’ont pas simplement acceptée et appliquée passivement. Ils ont changé, modifié, et peut-être même amélioré ce qu’ils ont reçu de l’Ouest et l’ont incorporé à leurs propres traditions.

Il y a eu une autre conséquence à la séparation des Parthes. Les peuples perses avaient toujours été d’ardents astrologues. Il semble logique de conclure qu’ils doivent avoir élaboré leurs propres traditions astrologiques de celles héritées des Mésopotamiens et des Grecs. Ensuite, en 27 E.C., ils ont été renversés par les Perses sassanides qui auraient continué l’élaboration des traditions astrologiques perses. Malheureusement, à l’arrivé des Arabes, presque toute la littérature des Sassanides zoroastriens a été détruite, y compris leurs travaux astrologiques. Toutefois, nous disposons d’un gros indice sur l’état de leur astrologie. La plupart des plus grands astrologues de l’ère arabe étaient Perses! De plus, l’astrologie qu’ils enseignaient était très différente de celle des Hindous et des Grecs. Elle avait des orbes d’aspects, les grands cycles de Jupiter et de Saturne, tous les systèmes complexes d’interaction planétaire tels que la réfranation, la frustration, l’abscission, la translation de lumière, etc. Bien que l’astrologie de l’ère arabe doive manifestement une dette importante à l’astrologie helléniste, il est également évident que pendant les deux ou trois siècles écoulés entre les derniers astrologues hellénistes connus et les premiers astrologues de l’ère arabe, il s’est produit quelque chose de nouveau. Il pourrait s’agir, et il s’agit probablement, du volet astrologique persan. De plus, l’astrologie de l’ère arabe est l’ancêtre direct de l’astrologie occidentale d’aujourd’hui. Notre astrologie pourrait bien être le successeur de ce troisième volet des anciennes astrologies.

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Dernière remarque sur les zodiaques

Plus haut dans cet article, nous avons dit que les premières cartes du ciel babyloniennes avaient un zodiaque sidéral (consulter notre article On the Invariance of the Tropical Zodiac). De plus, les astrologues hindous utilisaient traditionnellement l’un ou l’autre des zodiaques sidéraux. Cette question est aussi controversée que celle de la dette – ou de son absence – de l’astrologie hindoue envers l’astrologie du Moyen-Orient. Nous manquons toutefois d’espace dans cet article pour en discuter plus longuement. Dans nos écrits antérieurs (consulter le Project Hindsight), nous avons dit que le zodiaque ne semble pas avoir été d’une grande importance aux anciens peuples. Nous sommes toujours du même avis. Toutefois, dans une future dissertation introductive, nous examinerons cette question en profondeur. Pour l’instant, contentons-nous de dire que le sujet est loin d’être clos en faveur d’un zodiaque ou d’un autre.

Traduit par Ghislaine Delorme, trad.a., Montréal, Canada
Avec la gracieuse collaboration technique de Axel Harvey, Montréal, Canada

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Genése du Zodiaque conditionaliste par Jean-Pierre Nicola

Posté par nofim le 11 mars 2015

 

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Publié le : 27 février 2005
Genèse du zodiaque conditionaliste
par  Jean-Pierre Nicola

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Je ne suis pas un historien et la lecture des historiens de l’astrologie ne m’a, jusqu’ici, nullement convaincu de l’utilité de l’être, tant l’abondance complexe des faits se prête à la monomanie des interprètes. Je témoigne seulement, par prudence et rigueur, de ce que je sais, ce que j’ai lu. Mais si ma lecture des modernes est insuffisante devant l’absolu qu’il faudrait savoir, j’ai suffisamment lu pour dire que je ne connais pas de meilleur auteur qu’Henri Selva dont le Traité Théorique et Pratique d’Astrologie Généthliaque (Chamuel éditeur, 1900), vaudrait d’être imposé à le réflexion de tous les astrologues… traditionalistes et conditionalistes. Recommandation perfide pour les premiers s’ils son traditionalistes-contemporains : H. Selva est rationnel, logique, analytique, cohérent, même en parlant d’Eau, Terre, Air et Feu… autant de traits qui expliquent son fait d’être peu connu. Conseil utile pour ceux d’entre nous qui ont besoin de références historiques dans leurs débats sur les fondements du zodiaque :

« Enfin, les effets élémentaires d’une Planète sont d’autant plus puissants qu’elle demeure plus longtemps au-dessus de l’horizon, ce qui revient à dire, que sa déclinaison boréale ou australe est plus grande, selon la disposition géographique du lieu d’où on l’observe ».

Combien de connaissez-vous de traditionalistes au courant de ce postulat, fondement des zodiaques conditionalistes : la puissance varie avec la durée de présence au-dessus de l’horizon, donc selon les fonctions déclinaison céleste et latitude terrestre ?

A quoi bon l’astrologie moderne pour confondre notre critique désinformé ? Sortez votre Selva 1900. Et vous pouvez ajouter, lorsque l’interlocuteur réticent appuie sa tradition sur Gauquelin, que ce statisticien a effectivement prouvé la puissance des effets planétaires au-dessus du plan d’horizon, comparativement à ceux du dessous, mais que ni lui, ni les traditionalistes « compétents » ne citent ce précepte en grosses lettres chez Ptolémée. Serait-ce parce que systématisé, il conduit aux zodiaques conditionalistes ? De la part de Gauquelin et de ses supporters transparents, on ne saurait imaginer tant de vilaine malice. Enfin, quoi ! Ces gens ont bien prouvé à quel point ils aiment la vérité, non ?

Précurseur des grilles ordinales, Ptolémée a fait état d’autres critères que celui de la puissance déduite de la présence au-dessus du plan d’horizon.

Toujours selon mes modestes connaissances en histoire de l’astrologie, Dane Rudhyar est le premier à avoir donné une explicative du zodiaque à partir du jour et de la nuit, ainsi que de leurs rapports respectifs. Il l’a fait en métaphysicien, analogiste, symboliste abstrait, désignant le jour par « force-de-jour » personnalisante, la nuit par « force-de-nuit », dépersonnalisante. Le jour ne nous montre que le Soleil, la nuit dévoile la multitude des étoiles. Telle est la corrélation analogique fondamentale. Or, pour les conditionalistes, le jour et la nuit ne concernent que le cas particulier du Soleil, sa présence (jour) ou son absence (nuit) au-dessus du plan de l’horizon local. La Lune, un astre quelconque, peuvent décrire leur arc diurne (au-dessus de l’horizon) aussi bien dans la lumière du Soleil (jour) que parmi les étoiles, sans lui (de nuit). Un Jupiter en Gémeaux pendant que le Soleil est en Sagittaire, parcourt son arc diurne la nuit, sur fond d’étoiles. C’est la durée de son arc, son sens croissant, qui caractérise l’influence Gémeaux et non la « force-de-jour » attribuée par Rudhyar à ce Signe.

Pour ces raisons et bien d’autres, on ne peut pas dire qu’il y a ressemblance, filiation, entre le zodiaque de Dane Rudhyar et le conditionaliste. Nous avons traité des mêmes phénomènes par des concepts différents pour des conclusions peu comparables. En 1954, je n’avais pas lu Ptolémée, je n’avais pas lu H. Selva, mais j’avais lu D. Rudhyar. Tout en tenant sa pensée en estime (ce que les conditionalistes ont toujours fait) avec le groupe astro-psychanalytique de Paris (indifférent, voire hostile à son égard), il n’appartenait pas davantage à ma recherche d’une astrologie rationnelle et naturelle (dans mon esprit, les deux étaient confondus).

L’ébauche du zodiaque photopériodique est née de la représentation schématique des 4 saisons : un cercle blanc rayonnant pour le printemps, un cercle blanc pour l’été, un cercle noir rayonnant pour l’automne, un cercle noir sans rayon pour l’hiver. J’y voyais 4 Soleils qui se sont spontanément baptisés : Energie pour l’image du premier, Espace pour le deuxième, Temps pour le troisième et Structure pour le quatrième. Leur logique (cycle : ++, +-, -+, —) n’est apparue qu’après.

Pour différencier les Signes, il y avait certes les inévitables proportions de blanc et noir, faciles à visualiser par des cercles de grand, moyen, petit rayon et dont j’exprimais les rapports en termes de relation d’ordre avec :

a) Egal ou sensiblement égal, pour les Signes aujourd’hui dénommés Egalitaires ou de Sens des Contraires.

b) Comparatif, plus grand et moins grand que… pour les Signes Paradoxaux ou de Sens des Combinaisons.

c) Superlatif, le plus grand et le plus petit, pour les Signes Ultraparadoxaux ou des Ensembles.

Il y a des nuances entre ces relations d’ordre et les phases, mais les définitions se recoupent bien.

Toujours sensible au langage mathématique et aux nombres entiers, les Signes se trouvaient également définis avec 1 pour le Feu, 2 pour la Terre, 3 pour l’Air, et 4 pour l’Eau. A ces chiffres correspondaient des figures simples, ouvertes et fermées :

1. Le CERCLE et le POINT pour le FEU, parce que le point est un cercle ouvert et le cercle un point fermé.

2. Le CARRE et la CROIX pour la TERRE, le carré étant une croix fermée, la croix un carré ouvert.

3. Le TRIANGLE et l’ETOILE pour l’AIR, parce que l’étoile ouvre le triangle comme le triangle ferme l’étoile.

4. La LEMNICASTE (huit couché) et la SPIRALE pour l’EAU, parce que la spirale ouvre le huit comme le huit ferme la spirale.

Avec les proportions, les chiffres et les figures ouvertes et fermées, il y avait de croix réécrire le Zodiaque en donnant à l’Energie-Espace-Temps-Structure des formes variées. Tel était mon projet sur ces bases assez surréalistes. Elles n’étaient pas destinées à consolider les Eléments mais à leur substituer une logique structurale.

Que restera-t-il de ces correspondances (troublantes ?) dans l’esprit de ceux qui me reprochent de négliger l’essence symbolique de l’astrologie ? Probablement rien… Ce qui me permettra, notamment dans les années à venir, de leur rafraîchir la mémoire sur la liberté conditionaliste (elle fait partie de mes « diktats ») de traiter le réel autant par le symbole que par le signal.

J’étudiais donc les ouvertures et fermetures de ce Zodiaque géométrisé lorsque, début 55, une collègue de bureau m’informait d’une typologie pavlovienne fondée sur 24 possibles. L’année précédente, un ami m’avait conseillé de lire Pavlov, persuadé, disait-il, que j’en retirerai grand profit. Là-dessus, j’avais acquis Œuvres Choisies sans les lire… mais après le dernier avis je me précipitai sur ses chapitres. Il aurait fallu être vigoureusement bouché pour ne pas comprendre d’excitation-inhibition, irradiation-concentration, décrivaient aussi bien les variations du zodiaque photopériodique que force, grandeur, mobilité, équilibre des processus fondamentaux de l’activité nerveuse. Il paraît que ce n’est toujours pas évident ?! Le noir sur blanc est peut-être ce qu’il y a de moins clair en symbolique. Pour moi, cette rencontre entre la forme (le photopériodique était dessiné) et les mots qui lui manquaient, renvoyait le zodiaque structural à plus tard.

Ses empreintes réduites subsistent dans La Condition Solaire. Et puis, au fil des années, loin de s’effacer, elles réapparaissent. Dès les premiers numéros d’Astrologique, j’ai précisé aux réfractaires de l’option neurophysiologique : « C’est Pavlov qui a découvert – sans le savoir – un zodiaque réflexologique. Le mien est philosophique ».

Comme de tout conditionalisme connu d’un public élargi, au-dessus des obstructions du parisianisme symbolo-magiste, c’est grâce à Françoise Hardy que le Zodiaque structural a commencé à s’exprimer dans certaines émissions (Les Signes du Destin) de Radio Monte-Carlo. Je ne vous apprends rien : historiquement, sans le soutien de Françoise que resterait-il des œuvres conditionalistes ? Des polycopiés pour initiés au maximum… Depuis, de même que je refuse d’être jugé comme un anti-symboliste, je ne sais plus tellement d’où vient, qui a créé le courant conditionaliste. On est plusieurs. Il n’y a que l’Intégration de vraie, à la condition de ne pas l’envahir de son Sujet, car c’est là que le Diable commence, dans la tentation de prendre l’Intégration pour Soi. J’y reviendrai avec l’histoire du S.O.R.I..

Les Signes du Destin, ce qu’ils imposent en vulgarisation, m’ont conduit à préciser ce que l’on pouvait retirer de l’Energie, de l’Espace, du Temps et de la Structure, autant de langages symboliques différents pour décrire les comportements spécifiques aux Signes inclus dans les quartes correspondantes. Autrement dit : l’Energie nous offre des analogies adaptées au Printemps, celles de l’Espace le sont pour l’Eté, le Temps porte à décrire les psychologies automnales, la Structure est bien venue, en tant que langage, pour parler des hivernaux. C’était un progrès dans la clarté : il y a des classes de symboles, des façons de s’exprimer qui différencient les Signes. Le langage que le Signe appelle ou conçoit le caractérise… C’est un moyen de se singulariser qui synthétise autant le symbole que le signal. En langage-symbolique, le Cancérien a besoin de limites et de son jardin secret, en langage-signal il construit un cirque (Barnum) ou un dirigeable (Zeppelin), autre façon, non-symbolique, de cerner un univers. Voie de synthèse et réunion des deux langages : Cancer, vous êtes comme un cirque, et vous, Barnum, votre cirque est un jardin secret…

L’Energie-Espace-Temps-Structure a tout du corps calleux qui arbitre l’oreille et les yeux ou qui permet d’entendre la musique avec ses yeux, voir la peinture avec ses oreilles.

Il vient qu’une série de tests sur les Signes devra utiliser les symboliques (formes) autant que les mots et les référentiels saisonniers, ce qui nous changera de la psychologie scientiste ou bornée par le Sujet.

Les rubriques quotidiennes de RMC de 1984 jettent le bouchon plus loin : la fonction dominante de la saison (en V+, L+, V-, L-) doit créer un terrain de perception sélective : les V+ sont plus doués que d’autres pour retenir des informations multiples du réel, les plus mobiles, les plus changeantes, les plus ressemblantes à elles-mêmes. En conséquence, si Energie V+, alors : Espace L+, Temps V-, Structure L-. Le vœu de Pavlov de réunion du Subjectif et de l’Objectif serait accompli. Il y a au moins deux façons de comprendre la complicité de ce couple. La plus répandue en astro-psychologie affirme : « Parce que vous êtes de Terre vous ne pouvez voir le monde qu’en matérialiste-positiviste… », ce qui reviendrait plutôt en conditionaliste : « … vous êtes plus apte que d’autres à voir la part de matière dans le monde ». En moins gentil, il y a le choix entre « Parce que vous êtes un méchant boiteux, vous croyez que le monde boite méchamment… » et « En tant que méchant boiteux vous pouvez percevoir quand, en quoi et comment le monde ne va plus que sur une jambe ». Les deux applications sont possibles, mais que l’on puisse trouver dans le ciel natal celle qui l’emporte me paraît douteux. Il était fatal que les partisans de l’Horoscope-Sujet choisissent la réduction de l’objet au sujet comme solution unique.

Nos 4 référentiels se modulent sans contrainte avec les phases. Pour l’Espace et le Temps, images et exemples viennent facilement. L’espace infini du Cancer (un îlot sur l’océan), n’en n’est pas moins une voûte protectrice qui devient la cuirasse du Lion, son domaine d’action, avant de s’amenuiser en enveloppe corporelle, épiderme étroit, espace collant, étouffant quelquefois ou maîtrisé, domestiqué du Signe de la Vierge. Des modes et alternances de la Balance, des durées et échéances du Scorpion, des trajectoires temporelles du Sagittaire, il n’est pas difficile, non plus, de montrer les enchaînements, en vulgarisateur ou en philosophe. L’illustration des phases, pour l’Energie et la Structure, bien que l’on ait M. Planck Taureau (quantum d’action). Mendéliev Verseau (tableau des éléments chimiques), m’a semblé moins évidente. Il faut sans doute des connaissances poussées, d’une spécialisation qui éloigne des images sensibles.

Certains cas justifieraient un échange de plans de références entre Signes opposés, les mécanismes respectifs étant conservés, mais il doit y avoir alors deux planètes pour relier les Signes par un aspect d’opposition. Enfin, il m’est arrivé d’expliquer ces changements de référentiel (passage des « mutables » aux « cardinaux » en terminologie traditionnelle) par des problèmes qui n’ont de solution possible qu’au prix d’une mutation. Quand on ne peut pas être partout à la fois, ici et là-bas, on choisit d’être d’abord ici, ensuite là-bas (succession temporelle). Le choc des contraires de la Vierge se résoud en alternance de la Balance. Lorsqu’une civilisation, une ethnie, une plante terminent leur cycle de développement, on peut étudier leurs structures internes comme un arbre généalogique. Une orbite planétaire s’analyse avec rigueur au terme de son cycle. Tout ceci pour le passage du Sagittaire au Capricorne. J’imagine que le mouvement du Bélier libère des structures fermées et que l’espace commence où s’arrête l’énergie diffuse des Gémeaux.

Voilà un nouveau champ d’exploration extra-psychologique, plus flou pour le moment que les formules pavloviennes mais qui motive l’application de nos méthodes et concepts aux œuvres et personnalités représentatives du réel dit objectif, scientifiques, penseurs, découvreurs, généralement trahis par les interprétations réductives de l’astro-psychologie.

Cet article vous a été proposé par :Jean-Pierre Nicola

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Marie-France Péteuil Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Autour de Louis Cruchet

Posté par nofim le 11 mars 2015

Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet

par  Marie-France Péteuil
p. 194
Référence(s) :Cruchet Louis, 2009. Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique, Paris, Publibook, 337 p. bibliogr., une quarantaine d’ill.

Texte intégral en libre accès disponible depuis le 30 juin 2011.

1Il ne faut surtout pas tenter de s’approcher du livre de Louis Cruchet en feuilletant les dernières pages. On risquerait de rejeter le tout d’un bloc et on passerait à côté d’un livre riche et intéressant à bien des égards.

2Comme toujours chez Louis Cruchet, le propos est vaste et ambitieux. Il tente une confrontation de toutes les astronomies connues et essaie de dégager, à l’aide de tableaux nombreux, des rapprochements ou au contraire des oppositions dans ce que nous disent les astres, ou plutôt ce qu’on leur fait dire, que ce soit dans le nom des constellations ou des planètes, ou pour présenter  les différentes perceptions de la lecture de l’année (sidérale ou solaire).

3Il s’interroge plus particulièrement sur  l’histoire du Zodiaque, cet habillage de l’écliptique. Suit alors une analyse assez fine du zodiaque d’abord sidéral, passages des mois liés aux constellations telles qu’elles furent fixées en Mésopotamie, puis, précession des équinoxes oblige, comment les constellations dérivèrent peu à peu, quittant les mois initiaux, mais conservant encore, nous dit Louis Cruchet, beaucoup de leur signification initiale au fur et à mesure de leur lent détachement, pour ne plus devenir qu’une ceinture très codée, repère astronomique fixant la course du Soleil.

4Il y eut ensuite, selon l’auteur, un intérêt de plus en plus marqué pour observer la vitesse ascensionnelle des constellations zodiacales et des planètes qui les traversent, vitesse d’ascension différente selon que les étoiles qui composent les signes se trouvent plus ou moins proches du point vernal. Cruchet remarque que cette symbolique ascensionnelle a joué un rôle prépondérant en astrologie et que, tout s’inversant dans l’hémisphère Sud, les caractères liés à la symbolique des signes devraient être adaptés, ce qui n’est pas le cas.

5Cruchet écrit des pages très explicites sur l’illusion de la Lune, qui fait que les objets célestes apparaissent plus gros à l’horizon, et en tire de judicieuses remarques sur les levers héliaques des planètes, sur leur apparence et, là encore, ses exemples sont abondants et éclairants.

6Toute aussi judicieuse est son analyse des rythmes géocentriques des planètes et ce que peuvent induire leurs rétrogradations apparentes quand on cherche à lire les signes du ciel.

7Mais les deux dernières parties du livre, cherchant d’abord à s’appuyer sur la psychanalyse pour tenter de  faire coïncider le développement de l’enfant et les périodicités planétaires, ainsi que la présentation de l’horoscope de personnalités aussi diverses que Katherine Mansfield, le Che, Pinochet ou le chanteur Antoine pour étayer ses conjectures, ainsi que toute une série d’interprétations personnelles peu rigoureuses (statistiques portant sur ses 47 élèves de 5e !), faisant bien facilement signe de tout bois, dessert considérablement cette foisonnante étude et laisse un certain malaise.

Marie-France Péteuil, « Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet », Le Journal de la Société des Océanistes, 132 | 2011, 194.

Marie-France Péteuil, « Ethnoastronomie et traditions astrologiques. Plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique de Louis Cruchet », Le Journal de la Société des Océanistes [En ligne], 132 | 1er semestre 2011, mis en ligne le 30 juin 2011, consulté le 11 mars 2015. URL : http://jso.revues.org/6343

 

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Patrice Bourriche Le 13e signe du zodiaque

Posté par nofim le 11 mars 2015

Patrice Bourriche Le 13e signe du zodiaque dans ASTROLOGIE arton777-8022a

Patrice BOURICHE – Le 13e Signe du ZODIAQUE

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Il aura suffi d’une information révélée par un astronome américain pour que le monde apprenne enfin que les signes du zodiaque présentés dans les horoscopes ne correspondaient pas à la réalité céleste ! L’Express, 20 Minutes, Le Nouvel Obs et les autres médias américains et européens reprennent actuellement en boucle cette vérité qui est pourtant loin d’être une révélation. Que cette dernière fasse en revanche l’objet d’un buzz des deux côtés de l’Atlantique constitue en soit une véritable révolution !

Bien évidemment, cette annonce a conduit à des levers de boucliers chez les saisonnologues français de la fédération autoproclamée des astrologues qui se défendent comme ils le peuvent (de manière assez maladroite…) face à cette démonstration de vérité.

La première carte du ciel calculée à partir du zodiaque tropical date, non pas de l’époque de Ptolémée (puisqu’astronomiquement calqué sur celui du zodiaque sidéral), mais bien de celle d’Albumasar, soit vers l’an 830 après JC. Aucun astrologue grec, romain ou byzantin succédant à Ptolémée n’avait utilisé le point vernal comme point de départ du zodiaque avant cette date.

Les signes présentés par les horoscopes sont en outre décalés de – 25° du fait de la précession des équinoxes (- 1°/72 ans) expliquant que le Printemps se fait à environ 5° des Poissons et non à 0° du Bélier. Il n’y a qu’à observer et comparer, rien que dans la classe politique française, la personnalité des natifs du faux Bélier (comme Jean-Louis Borloo), qui sont de vrais natifs des Poissons, avec les vrais natifs du Bélier gouverné par Mars (comme Brice Hortefeux) qui sont de faux Taureau (signe théoriquement gouverné par Venus, l’astre de l’amour) pour comprendre le décalage entre le faux et le vrai zodiaque…

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Il faut par ailleurs rappeler que les dessins des constellations, les maîtrises des planètes en signe, la signification des signes et des planètes datent de Sumer (3 500 ans avant JC lorsque le Printemps se faisait dans la constellation du Taureau / Cocher), et non de Ptolémée ou de la récente Babylonie. Notons que les deux entités prenaient en compte les étoiles des constellations pour définir la nature des signes. C’est à l’époque de  Manilius et de Ptolémée que l’on évoque pour la première fois l’influence des saisons pour expliquer l’origine des signes. Ce dernier imaginait aussi que les exaltations avaient une origine saisonnière alors qu’elles avaient été établies en l’an 786 avant JC à Babylone à partir de levers héliaques repérés à partir des positions sidérales (Venus 27° Poissons, Mars 28° Capricorne, etc).

En ce qui concerne la treizième constellation (le 13ème signe que l’on appelle « Serpentaire » rattaché à la constellation Ophiuchus) et qui se situe au niveau du Scorpion, il s’agit d’un faux problème. Ainsi les Pléiades sont-elles aussi une constellation qui intersecte l’écliptique qui pourtant n’est pas prise en compte… La division en douze du zodiaque provient du cycle de Jupiter  (12 ans) comme l’indique allégoriquement le Zohar. Chaque constellation constituant pour ainsi dire une « demeure » de Jupiter.

En somme, si la surprise de cette information conduit aujourd’hui à l’euphorie sur la toile (j’enregistre actuellement des records de visites…), il faut souhaiter qu’elle entraîne une prise de conscience durable sur l’imposture du tropicalisme qui conduit les occidentaux à vivre dans le mensonge permanent. J’en appelle donc à la bonne foi et à l’honnêteté intellectuelle des saisonnologues (ceux qui pratiquent le zodiaque tropical) pour qu’ils utilisent le zodiaque sidéral et qu’ils renient définitivement leur croyance en une réalité céleste obsolète. Je sais que de nombreux astrologues pratiquent aujourd’hui l’astrologie sidérale depuis qu’ils me suivent sur ce blog. L’entrée de Jupiter en Poissons peut en outre inciter à la réflexion et offrir l’opportunité de franchir ce cap.

Patrice Bouriche © Les Chroniques de Mars numéro 6, septembre 2011.

Voir aussi le Blog de Patrice Bouriche. Article reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur //

Illustration du Serpentaire T E Garnier ©.

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Patrice Bourriche Le désarroi des faux astrologues

Posté par nofim le 11 mars 2015

Le désarroi des faux astrologues – Quand les tropicalistes tirent leurs dernières cartouches pour cacher la vérité aux peuples…

11 mars 2015Classé dans : Mieux comprendre le vrai zodiaque

Le premier tome de l’Histoire secrète de l’astrologie a soulevé de nombreuses polémiques chez les tropicalistes, même sans être lu le plus souvent par ces...

Le premier tome de l’Histoire secrète de l’astrologie a soulevé de nombreuses polémiques chez les tropicalistes, même sans être lu le plus souvent par ces derniers (et pour cause), enclins à défendre leur imposture qu’ils infligent aux peuples depuis des décennies sans le moindre scrupule.

L’une des dernières attaques provient d’un saisonnologue (qui se cache bien évidemment lâchement derrière un pseudo) qui tente sur son site faussaire « astroemail » de démontrer que les coordonnées présentées sur mon site sont fausses dans l’article pathétique suivant (L’astrologie sidérante) !

Voici ce que dit le bien nommé GDB (Gauthier de Bruges) : « Le moment est venu de démontrer, sans parti pris, qu’il pratique objectivement une astrologie sidérale MYSTIFICATRICE, notamment dont les positions planétaires sont fausses. La preuve que l’ayanamsa, et les précessions calculées par les sidéralistes, ou du pipeau, c’est du pareil au même. »

Cette attaque totalement contre-productive pour les escrocs tropicalistes (c’est-à-dire les personnes se revendiquant du titre d’astrologue et qui vendent en réalité des horoscopes saisonniers en faisant croire aux peuples qu’il s’agit d’horoscopes astrologiques à l’instar d’Elisabeth Teissier, Christine Haas ou encore le messager-menteur André Barbault) va me permettre une fois de plus de démontrer l’authenticité du zodiaque sidéral par rapport au zodiaque tropical, logiciel d’astronomie à l’appui !

Démonstration en image avec le logiciel Stellarium pour la position de la planète Mars le 7 septembre 1973 à 0h00 GMT :

Patrice Bourriche  Le désarroi des faux astrologues dans ASTROLOGIE ASTROEMAIL-IMPOSTURE

Comme je l’indiquais dans l’article relatif à l’imposture des éphémérides papier consultable sur le lien suivant (L’Imposture du Faux Zodiaque), Mars se trouvait bien avec le vrai ciel à 13° Bélier (13° zodiaque donc). L’auteur d’astroemail affirme sur son site que les positions que je délivre dans ma démonstration relèvent d’une mystification puisque Mars se serait trouvée en réalité à 2° Bélier (2° zodiaque donc), ce qui est totalement faux comme vous pouvez le voir ci-dessus ! Si pour les saisonnologues, elle devait se trouver à 8° Taureau (bien en dehors du Bélier et perdant sa signification martiale traditionnelle), Mars se trouvait bien visible en-dessous de l’étoile Hamal du Bélier positionnée à 13° de cette même constellation comme le prouvent tous les logiciels d’astronomie ainsi que le référentiel sidéral astrologique sur lequel se basaient les Pères fondateurs de l’astrologie, de Sumer à l’époque primo-Byzantine !

Aussi toutes les autres positions données par l’auteur d’astroemail visant à dénigrer piètrement mes travaux sont absolument fausses et ne correspondent à aucune réalité céleste observable à l’œil nu. Il suffit d’utiliser les logiciels astronomiques libres comme Stellarium, Alphacentaure ou Celestia afin de le vérifier par vous-même ! L’individu en question me conseille également de voir un opticien (ma  vue est très bonne merci comme le prouvent mes démonstrations). Je lui  conseille quant à moi de voir un neurologue dans  la mesure où lorsque l’on arrive à un stade de dégénérescence  intellectuelle aussi poussé, c’est qu’il est temps de consulter !

 

Patrice Bouriche

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Sur l’ histoire de l’astrologie par Serge Bret-Morel

Posté par nofim le 11 mars 2015

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

BILAN CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE

Historia

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.Sur l’histoire de l’astrologie

 

Sur la page de garde de la catégorie Historia nous avons expliqué comment et pourquoi nous allons distinguer l’histoire de l’Astronomie de celle de l’Astrologie. Elles n’ont pas la même ancienneté, et n’ont pas toujours eu les mêmes préoccupations.  L’histoire de l’astrologie est telle, que les origines les plus lointaines de la divination astrale mésopotamienne se perdent dans la nuit des temps. Mais pas toutes quand même.

L’astrologie a traversé l’Histoire, mais nous aimerions remettre en question sur notre site, quelques points de vue admis comme des évidences tant chez les astrologues, chez les sceptiques que même chez certains historiens des sciences. Dès lors que l’on admet que ce sont les origines de la divination astrale mésopotamienne qui se perdent dans la nuit des temps et non celles « de l’astrologie » que nous connaissons, alors nous sommes obligés de prendre un peu de recul et nous demander 1) ce qui distingue tant les deux, 2) ce qu’implique pour la représentation de l’astrologie le fait qu’elle n’est pas si ancienne qu’elle le pense, 3) ce en quoi la critique de l’astrologie doit revoir aussi certaines de ses prétentions. L’astrologie nécessite en effet des outils mathématiques qui n’apparaîtront que tardivement et dépendent donc de l’histoire de l’Astronomie, et de ce fait elle a d’autres prétentions et des structures différentes (notamment mathématiques, ce que nous nommerons « techniques »). Ce pourquoi aussi l’astrologie soulèvera des problématiques différentes de celles de la divination astrale.

Nous ne voyons pas littéralement dans « la persistance historique de l’astrologie » la persistance « de l’astrologie » en elle-même, ce qui conduit au mythe de ses origines. Ou alimente l’idée selon laquelle c’est sa réalité qui lui a permis de traverser les siècles (alors que les astrologies diffèrent d’une époque à une autre). Nous y voyons d’abord la persistance du système astrologique (mathématique) sur lequel viennent se greffer des pratiques et des fondements propres à telle ou telle culture traversée. Puisque les fondements de l’astrologie sont indépendants de ses techniques, ils permettent surtout d’en gérer les applications, dont le contenu des interprétations symboliques (ce qui varie justement selon les croyances des utilisateurs). Cet aspect des choses rend la longévité de l’astrologie un peu moins mystérieuse… mais encore faut-il en avoir une représentation désacralisée. Nous voyons aussi dans « la persistance historique de l’astrologie » le simple reflet de la persistance de préoccupations divinatoires (consubstantielles à l’Homme) auxquelles elle permet effectivement de répondre par le biais d’un système hypercomplexe, mais sans pour autant qu’elle se réduise à cela.

C’est pourquoi nous pourrons nous interroger différemment ici, sur l’histoire de l’astrologie, sans nous poser par exemple la question de la véracité de ses propos les plus anciens (n’étant plus utilisés par les astrologues contemporains, la réponse est assez claire…), sans nous pencher non plus sur les prédictions réussies les plus célèbres : par exemple, exit Nostradamus ! Connu pour ses prophéties qui se réfèrent parfois au symbolisme astrologique, aucun de ses ouvrages astrologiques (s’il y en a, je ne connais pas le sujet) n’est encore cité comme référence. Par contre, cet amalgame entre prophéties et prédictions-prévisions astrologiques pollue régulièrement les débats.

Il est bien plus intéressant et agréable d’aborder l’histoire de l’astrologie sous l’angle purement culturel et technique. Si les astrologues ont plutôt tendance à privilégier les aspects positifs de la chose au détriment des constats froids mais clairs de l’histoire des sciences, les sceptiques évitent justement l’aspect positif de l’astrologie (tellement mal à l’aise, ils s’excuseraient presque des croyances des prestigieux astronomes) au profit de la critique appliquée à travers l’histoire de l’astronomie.

Nous espérons petit à petit proposer des articles sur différents moments de l’histoire de l’astrologie, notamment sur le 20ème siècle.

 

Aux origines de l’astrologie

Sur les origines de l’astrologie, présages et prévisions : en quoi les présages de la divination astrale mésopotamienne ne sont-ils pas des prévisions-prédictions astrologiques ? En quoi peut-on alors poser des limites à l’ancienneté de l’astrologie ? Le mythe des origines de l’astrologie se dévoile peu à peu…

L’ancienneté supposée des cycles astrologiques : La divination astrale de l’ancienne Mésopotamie ne pouvait pas se référer aux cycles astrologiques tels qu’ils sont définis et utilisés actuellement par les astrologues. Le lecteur trouvera ici quelques valeurs différentes et verra comment les cycles astronomiques utilisés par « les Anciens » étaient loin des cycles astrologiques actuels. La notion de tradition astrologique en prend encore un coup… et la critique devrait commencer à se demander ce que l’on peut bien appeler « astrologie » sans la possibilité de prévoir le retour des planètes (ce qui n’est pas possible avant 500 av. JC).

Faut-il rénover la critique de l’astrologie ? Bien que cet article vise essentiellement à montrer les limites de la critique traditionnelle de l’astrologie, la première partie est consacrée à la mise en évidence des limites techniques que pose l’idée d’une astrologie qui se perdrait soi-disant dans l’Histoire. Notamment sur la pertinence des critiques renvoyant à la précession des équinoxes. Il complète donc l’article précédent (bien qu’il lui soit antérieur).

Sur les origines de l’astrologie touchant à l’histoire de l’astronomie, on se reportera à la catégorie du même nom avec notamment un historique de la notion de planète allant des origines au fameux déclassement de Pluton.

NOUVEAU : On signalera aussi dans la catégorie Rationalis, Un dogmatisme des symboles astrologiques ?: cet article paru à l’automne 2004 dans le bulletin La Lettre des Astrologues de la FDAF, pose la question de la sélection des interprétations astrologiques au fil de l’Histoire. L’ancienneté et la stabilité des symboles astrologiques suffisent-ils vraiment pour assurer de la qualité de la tradition astrologique ?

 

La révolution copernicienne

Kepler rédigeait-il des horoscopes ? On lit ou entend encore de temps en temps que Kepler pratiquait l’astrologie seulement pour financer ses recherches, ou qu’il n’y croyait pas vraiment comme en témoigneraient ses critiques en direction des astrologues de son époque, etc… il y a là ce que l’on pourrait concevoir comme « un mythe sceptique » construit sur la conviction qu’il est impossible qu’un si bel esprit ait pu croire en des choses si triviales. En fait, il est vrai que ce sentiment a plané longtemps dans l’esprit des premiers historiens modernes de l’astronomie, et continue de se perpétuer chez les critiques d’un jour et chez les moins documentés. Signalons aussi que ce texte prend place dans les problématiques de la critique des horoscopes de la catégorie Mediatica.

Ce véritable mythe sceptique a pourtant été mis à terre par le travail de l’historien des sciences Gérard Simon à la fin des années 1970 (sa thèse fut consacrée à une partie des travaux astronomiques ET astrologiques de l’astronome). De plus, vue la fréquence des critiques de l’astrologie fondées sur l’analyse des horoscopes de presse, il est probable que la trivialité de cette pratique médiatique dont nous sommes abreuvés quotidiennement, alimente cette pseudo-contradiction : si l’astrologie est aussi triviale qu’il n’y paraît, alors un tel esprit ne peut y avoir cru ! Nous espérons sur notre site, montrer justement que l’astrologie des horoscopes n’est pas à l’image des problématiques complexes qui sous-tendent la tradition astrologique, mais surtout sa pratique. Kepler était bel et bien astrologue, comme en témoigne le petit opuscule Des fondements les plus certains de l’astrologie dont nous traduirons quelques passages ici. Kepler a révolutionné l’astronomie en inaugurant son passage vers une physique céleste (avant Kepler l’astronomie était exclusivement mathématique), et… il a tenté de faire de même avec l’astrologie. Non, ce n’est pas là une croyance de jeunesse ou une question de finances, toute sa vie Kepler dissertera sur l’astrologie et comme n’importe quel astrologue un peu savant de toute époque (même aujourd’hui) il critiquera durement les (nombreux) confrères astrologues sombrant dans la facilité… Il n’y a pas là de « preuve » d’un Kepler non astrologue.

Pour ceux qui douteraient encore, nous renvoyons vers la mise en ligne en français d’une traduction italienne de deux séries de prévisions-prédictions astrologiques keplériennes. Celles bien connues rédigées pour le Comte de Wallenstein. L’horoscope (selon l’ancien sens du terme) keplérien du comte Albrecht Von Wallenstein se trouve ici sur le site de Marie-Luce Piette. L’intérêt de ces DEUX textes ? La première rédaction de 1608 fut corrigée par Kepler lui-même en 1625, ce qui lui permit bien des commentaires sur sa vision de l’astrologie prévisionnelle. Nous étions seulement 5 ans avant sa mort, ce qui met à mal les mythes d’une croyance de jeunesse ou d’une activité seulement alimentaire ! Kepler explique certes ce que ne peut pas faire l’astrologie, mais uniquement dans le but de mieux cerner ce que l’on pourrait en tirer. Dans la version de 1625 il décidera même de rectifier l’heure de naissance du natif pour que les événements collent mieux aux configurations astrologiques…

Par ailleurs, des astrologues eux aussi se réfèrent à l’icône de Kepler pour justifier leurs pratiques personnelles. Pourtant, le travail de Kepler a souvent consisté en des justifications causales de l’astrologie s’ajoutant à des justifications harmoniques. Mais ses hypothèses ne sont plus utilisées de nos jours, même si l’astrologie a conservé quelques uns des nouveaux aspects astrologiques qu’il a voulu y introduire pour raisons harmoniques (pour ne pas dire « musicales »…). En somme on peut dire que Kepler pourrait être rangé aujourd’hui dans la catégorie des astrologues causalistes, voire des conditionalistes, ce qui ne renvoie qu’à une minorité d’astrologues…

NOUVEAU

Einstein, Kepler, et l’astrologie, échanges avec Denis Hamel : Denis Hamel nous a écrit pour réagir à notre article sur Einstein et l’astrologie (voir plus bas) S’en est suivi un fort courtois et intéressant échange de mails sur le thème des relations d’Einstein, puis Kepler, avec l’astrologie. Nous reproduisons avec son accord, une partie de ces échanges, rappelant notamment quelques prises de position bien tranchées de Kepler…

 

Le 20ème siècle

Sur les origines, l’apparition, le succès et quelques contradictions des horoscopes de presse : contrairement à ce que l’on entend ici et là les « horoscopes de presse » n’existent que depuis la première moitié du 20ème siècle. Il y a toujours eu des prédictions astrologiques, mais pas sous cette forme quotidienne ou hebdomadaire. Faute de publications dans lesquelles s’insérer, les prédictions astrologiques étaient soient présentes dans des almanachs contenant bien d’autres rubriques, soit publiées en un texte comme celui de Kepler pour l’année 1602 dont nous proposons un début de traduction ici. Les horoscopes quotidiens sont donc très récents à l’échelle de l’histoire de l’astrologie et n’ont pu intégrer la presse de masse que quand celle-ci a vraiment commencé à se développer. Il ne faut donc pas s’imaginer l’image de l’astrologie d’autrefois comme ce qu’elle est aujourd’hui au quotidien sur nos ondes et dans la presse. Ne serait-ce que parce que l’imprimerie ne date que du 15ème siècle… Une confusion sur « l’ancienneté des horoscopes » résulte en fait d’une confusion de vocabulaire : le terme existait déjà il y a plus de 2.000 ans mais sous un autre sens. En effet, l’Horoscope désignait à l’origine le paramètre technique que l’on appelle aujourd’hui « Ascendant ». Puis, il est devenu courant de nommer « horoscope » toute la carte astrologique de naissance (thème astral) dans laquelle l’Ascendant n’est qu’un point, ou par extension un arc frontière entre la maison XII et la maison I. C’est enfin, et seulement, au cours du 20ème siècle que le terme a pris le sens qu’on lui connaît, à savoir des prédictions énoncées par un astrologue de façon cyclique. Or, comme les astrologues ont gardé l’usage d’appeler « horoscope » le thème de naissance, pour les détracteurs et le grand-public il y a confusion entre ces deux sens amenant d’ailleurs, quelques déductions complètement hors-sujet (comme « Kepler publiait des horoscopes » !).

Einstein a-t-il condamné l’astrologie ? Une citation circule dans le milieu astrologique depuis quelques dizaines d’années. Selon elle, Einstein aurait eu une image très positive de l’astrologie… Mais dans la revue Le Québec sceptique (N°57) Denis Hamel a brillamment montré que la citation était probablement un faux. Cependant, il ressort de son article le sentiment qu’Einstein se serait en fait exprimé très négativement contre l’astrologie, la qualifiant même « d’ennemi intime » chez Kepler. Ceci a lancé en écho à la pseudo-croyance d’Einstein très répandue dans la communauté astrologique, une rumeur de pseudo-condamnation de l’astrologie par Einstein qui se répand à son tour dans le monde sceptique et au-delà. On l’a même trouvée sur Wikipedia (fr). Pourtant, à la lecture du texte d’Einstein contenant une seule fois le mot « astrology », nous allons voir qu’il est possible de relativiser l’interprétation de Hamel… Einstein n’aurait pas condamné l’astrologie au sens fort du terme. Il n’en avait que faire, mais n’est-ce pas pire encore ?

NOUVEAU

Einstein, Kepler, et l’astrologie, échanges avec Denis Hamel : Denis Hamel nous a écrit pour réagir à l‘article ci-dessus et nous faire part d’une référence qui n’est pas présente dans son article d’origine. Elle relate une prise de position d’Einstein sur l’astrologie finalement très explicite, et nous l’en remercions. S’en est suivi un fort courtois et intéressant échange de mails sur le thème des relations d’Einstein, puis Kepler, avec l’astrologie. Nous reproduisons avec son accord, une partie de ces échanges.

 

 

Le 21ème siècle

(1999-2009) Terrible changement de millénaire pour l’astrologie française

1ère partie 1999 l’éclipse totale de soleil sur le nord de la France
2ème partie 2001 la soutenance de thèse de sociologie de l’astrologue Elizabeth Teissier
2001 les attentats imprévus du 11 septembre
3ème partie 2004 l’imprévu tsunami de Noël
2005 la réédition du fameux Que sais-je ? L’Astrologie
4ème partie 2006 le déclassement de Pluton
2008 Malgré son élimination, l’équipe de France devait gagner l’Euro de football…
5ème partie 2007-2009 La FDAF (Fédération Des Astrologues Francophones) demande la mise au second plan de la prévision astrologique
6ème partie Conclusions

Le tournant du millénaire a été terrible pour l’image de l’astrologie française au moins. En effet, la prévision-prédiction astrologique a été plusieurs fois prise en défaut publiquement, et le discours astrologique et ses fondements ont été de nouveaux mis à mal en direct. Mais ce que le grand-public sait moins, c’est qu’à l’intérieur même du milieu astrologique des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent contre la prédiction astrologique à tout bout de champ et la mise en avant de l’outil de connaissance de soi que pourrait constituer une pratique astrologique qui relaierait la question métaphysique dans la sphère privée. Cela a mené à des débats violents au début de l’année 2008, l’astrologie traditionnelle sentant ses fondements vaciller, et le paysage astrologique français pourrait bien se voir bousculé quelque peu dans les années qui viennent… mais ce n’est pas là une prédiction astrologique !

DOSSIER DECLASSEMENT DE PLUTON

Le déclassement de Pluton comme nouveau marqueur des carences de l’astrologie introduit un long dossier sur les questions que ce déclassement aurait du poser au monde astrologique… pas un seul d’entre eux n’a souhaité y réagir… mais pas un sceptique non plus.  (Cet article est paru aussi sur le site Agoravox).

Après que les astronomes aient décidé de rétrograder Pluton au stade de planète naine, soit les astrologues rejettent aussi Pluton et cela signifiera que les interprétations faites depuis plus d’un demi- siècle étaient erronées. Soit… ils conservent Pluton et cela signifiera alors que le symbolisme construit en partie sur l’idée que cet astre était isolé et le dernier du système solaire est erroné (le planétoïde Eris est plus éloigné et plus important que Pluton… et combien d’autres ont des paramètres comparables ?). L’astrologie n’est-elle pas prise entre deux feux ???

A noter que l’article précédent est tiré d’un long dossier critique publié sur le site du RAMS. Il a été signalé à la communauté astrologique et au monde sceptique (zététique et Afis entre autres) et ils y ont réagi de la même façon : le silence… il y a pourtant du contenu ! Seul l’astrophysicien Philippe Zarka a pris le temps de nous répondre sur la partie du dossier que nous lui avions transmis, et nous l’en remercions encore, même s’il n’est pas entré dans le détail de l’argumentation.

Précisons ici qu’avant d’entrer dans le détail des questionnements que pose le déclassement de Pluton à l’astrologie, on pourra consulter les articles du dossier La notion de planète au fil de l’Histoire de la catégorie Histoire de l’Astronomie. Ils furent conçus au départ justement, pour introduire ce long dossier.

1ère partie : Le déclassement de Pluton, à moyen terme un enjeu majeur pour l’astrologie ?

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Si changer le statut de Pluton ne change rien à l’interprétation astrologique (il ne perd pas son statut d’astre errant), la question du statut astrologique à attribuer aux nouveaux astres errants découverts par les astronomes depuis quelques années devrait relancer le débat. En effet, le statut de Pluton n’est plus séparable aujourd’hui de celui de ces autres corps de même nature que lui et de dimensions proches. Il faudra donc déplacer le problème pour répondre à la question du statut de Pluton. Mais intégrer les nouveaux planétoïdes implique de gros problèmes techniques, et la mise en avant de la subjectivité d’un astrologue pour qui toute idée de synthèse sera définitivement interdite. Et rejeter Pluton bien sûr, reviendrait au même résultat : admettre que la subjectivité de l’astrologue prime sur tout autre chose puisque toutes les interprétations issues du symbolisme de Pluton depuis des dizaines d’années seraient considérées comme erronées. Terrible dilemme qui remettrait en cause aussi tous les classements traditionnels, donc le système astrologique ! Est-il surprenant qu’au jour d’aujourd’hui la réaction du monde astrologique se limite à un grand évitement sous couvert d’applications pratiques ?

2ème partie : Pluton, la future exilée astrologique ?

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Dans cette partie du dossier nous montrons les premiers enjeux astrologiques du déclassement de Pluton sur le plan théorique afin d’illustrer la question des limites de la critique de l’astrologie par des personnes ne maîtrisant pas en général, le formalisme astrologique, donc l’utilisation de l’outil astrologique. Le problème n’est-il pas aussi que la critique ne sait pas traduire ses propositions « en termes astrologiques » ? Pas seulement tout de même, puisque ce dossier n’a eu AUCUN écho officiel dans la communauté astrologique bien qu’il ait été signalé à plusieurs reprises…

3ème partie : Pluton et la critique sceptique, quelques faux problèmes : la technique astrologique comme tamis occasionnel de la critique

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Dans cette 3ème partie nous passons de la démonstration des limites de la critique à la mise en évidence de quelques unes de ses erreurs. Ces « erreurs » sont décrites sur le plan technique, non sur le plan idéologique. Elles ouvrent la voie à la possibilité d’un tamis critique par le biais de la technique astrologique. Nous aborderons donc ici quelques arguments classiques de la critique pour en montrer les limites ou les réfuter purement et simplement. La question des satellites plus gros que certaines planètes, le fait que Pluton et Neptune n’avaient même pas encore fait un tour du Zodiaque depuis leur découverte, le problème de l’empirisme « multimillénaire » revendiqué pour des planètes découvertes depuis moins de 2 siècles, etc. Le but est d’abord de montrer en quoi la chose est complexe et ne peut donc être résolue d’un coup de cuillère à pot.

4ème partie : Pluton et la critique sceptique, quelques critiques plus gênantes

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Mais toute la critique sceptique n’est pas à rejeter non plus, ce pourquoi nous en retiendrons quelques unes et les développerons en les traduisant « en termes astrologiques ».

 

Serge BRET-MOREL
le 27 janvier 2009
Mise à jour : 10 août 2009

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Systèmes astrologiques des cultures anciennes

Posté par nofim le 11 mars 2015

HISTOIRE DE L’ASTROLOGIE

Extrait des tablettes de Ninive.
« si mars se lève à sa naissance, il deviendra un grand chef de guerre »
« quand saturne culmine dans son ciel natal il deviendra un prêtre respecté »
« si jupiter natal se couche sa femme prendra sur lui l’ascendant »

Tout astrologue, même le plus débutant, et tout astrologue venu après les travaux titanesques de Gauquelin, se rend compte que ces aphorismes sous-tendent déjà des siècles d’observation et de consultation horoscopique.

Voici l’Histoire Raisonnée de l’Astrologie écrite par deux astrologues. Il était plus que temps. Car les lobbying anti-astrologie ont même réussi à polluer les sites encyclopédiques contributifs. De sorte que, wikou wikant, pernicieux perniciant, sous couvert de présenter l’Astrologie, notre outil astrologique est assassiné en coupe réglée !

Un homme et une femme, astrologues de métier, sont ravis de produire la voix de l’Astrologie, vous présentant l’Histoire Raisonnée de l’Astrologie.

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le lexique

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vivante et forte

Systèmes astrologiques des cultures anciennes

par  A. Marys  et  A.  Régent

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Les systèmes astrologiques sont attestés de longue date.

Dans l’Antiquité, des systèmes astrologiques se forment en Chine, en Inde, dans la péninsule Arabe et au Moyen-Orient (astrologie chaldéenne), en Égypte et en Grèce, en Amérique précolombienne.

Les astres sont observables de tous les lieux terrestres. Chaque culture découvre son horoscopie, la pratique divinatoire astrologique qui lui est propre. L’astrologie occidentale passe par l’astrologie chaldéenne dont elle vient. Elle peut aussi venir de l’Égypte via le Moyen-Orient.

Les premiers écrits connus concernant les astres remontent à 5000 ans. Ils sont astronomiques et horoscopiques (non pas astrologiques comme cela est souvent énoncé par erreur). On atteint là l’horizon des écritures conservées. Telle maturité signifie que l’antériorité des systèmes astrologiques, des astrologies, est bien supérieure à cette époque.

Il y a 5000 ans, à Ninive sont donc consignés sur des tablettes d’argile les relevés des mouvements planétaires observés par des savants de Mésopotamie. Y sont également consignés des aphorismes horoscopiques dont l’expression vieillie ne dissimule en rien la fulgurante actualité. Ces savants astronomes et astrologues occupent également des fonctions idéologiques de prêtres.

Cet épisode historique peut donc être considéré comme l’origine de l’astronomie occidentale. Et il peut être considéré comme l’origine de l’astrologie occidentale. La division du ciel en douze signes zodiacaux se perd, quant à elle, dans la nuit des temps méditerranéens.

Les plus vieux horoscopes rédigés connus proviennent de Babylone datés vers 400 avant JC. Ce qui ne signifie strictement rien, si ce n’est que ces documents-là précisément se sont conservés, tandis que d’autres se sont perdus.

Les échanges entre la Chaldée et la Grèce font d’une part progresser l’astronomie et, d’autre part, adopter par les uns ou les autres les connaissances astrologiques les plus pertinentes. Hippocrate et Galien observent que l’astrologie est l’un des fondements de la médecine et de la psychologie.

Avec Rome, la faveur de l’horoscopie individuelle va grandissante. Mécaniquement cela accroît le nombre d’astrologues. De ce fait, on peut supposer que la capitalisation de compétences y fut féconde.

Le Tetrabiblos fut rédigé par Ptolémée. C’est la première synthèse magistrale de l’astrologie qui nous soit parvenue, associée à la théorie des quatre éléments. Le fait qu’elle soit magistrale la rend forcément en accord avec le politiquement correct de l’époque.

Néanmoins, c’est un véritable ouvrage astrologique, une somme. Son mérire historique est de nous montrer que les bases de ce qui va devenir l’astrologie occidentale sont déjà posées et structurées. Cet ouvrage est donc un témoin dont les détracteurs de l’astrologie ne peuvent nier l’existence ni le contenu.

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En l’état de nos connaissances, trois blocs continentaux ont produit des systèmes astrologiques. Les systèmes maya ont disparu par l’extermination des populations durant le génocide des américains par les européens. De ce fait, deux grandes familles d’astrologies subsistent, et non trois comme il aurait pu se faire. Les systèmes d’astrologie actuellement pratiqués en dérivent.

L’astrologie arabo occidentale d’origine chaldéenne est une astrologie planétaire, zodiacale et équinoxiale. Les étoiles fixes y sont réduites à la portion congrue. L’articulation clé du zodiaque astrolgique est le point vernal, duquel tout le ciel horoscopique découle. Ce sont des astrologies solaires. Ces astrologies sont exclusivement astrologiques, sans lien aucun avec des systèmes numérologiques.

L’astrologie chinoise ou sino-tibétaine est une astrologie stellaire et planétaire. On y prend en considération les étoiles fixes. L’interprétation des symboles planétaires est reliée nettement aux étoiles, 111 étoiles exactement, et au cycle lunaire. L’astrologie chinoise est plus lunaire que solaire (c’est sans surprise pour un astrologue !!!)

L’astrologie chinoise est fortement couplée avec un système numérologique dont la dénomination occidentale « signes astrologiques chinois » est des plus impropres qui se puisse être. Ce système étant lui-même mâtiné du cycle circadien.

En termes simples, un cycle numérologique de douze ans, désigne pour l’année en cours une dominante universelle, le signe (qui n’a rien d’astrologique). S’y superpose, chaque jour, douze compagnons de route, par tranche de deux heures. Les mascottes et les compagnons de route sont les-mêmes, rat, buffle, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval chèvre, singe, coq, chien, cochon.

Le cycle duodécennal lui-même s’imbrique dans un cycle pentannuel d’éléments, le feu, l’eau, la terre, le bois et le métal. Et bien sûr, l’astrologue y superpose la couche astrologique à proprement parler qui prend en compte les données astrales de naissance de son client.

L’astrologie des 111 étoiles a été codifiée par l’Empereur Huang Di en 2637 avant JC. Mais, rapidement, les empereurs chinois en auraient interdit la pratique à tout autre que les astrologues royaux, de peur que des adversaires ne l’utilisent pour déterminer leurs périodes de faiblesse.

Soyons également conscient de la terminologie. Plusieurs sens sont attachés aux termes d’astrologie et d’horoscopie. Ici, nous employons de préférence le mot astrologie pour le modèle de toute la connaissance humaine que constitue l’astrologie. Néanmoins, nous l’employons aussi pour décrire le système structuré que forment les outils de l’astrologue (signes du zodiaque, planètes, directions célestes…)

Le terme horoscopie se rapporte à l’exploitation opérationnelle de la carte du ciel de naissance pour apporter une aide au consultant, le client, et répondre à son questionnement.

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Longtemps les premières tables lunaires et planétaires furent destinées au travail des astrologues, avant de servir plus tard la marine au XVe siècle.

Cependant, l’astrologie est mise au ban de la société par l’Église, comme toutes les pratiques divinatoires, par le concile de Tolède en l’an 447. Ses plus ardents défenseurs sont les astronomes. Un danois, Tycho Brahé dresse les éphémérides de la planète mars qui allaient servir à Kepler pour établir les lois du mouvement des planètes. Il pratiquait couramment l’astrologie.

De même Galilée et Kepler furent des astrologues connus. La carte du ciel natal de Kepler dressée par lui-même est encore conservée de nos jours. Cassini le français exerçait également cette comptétence astrologique. Il fut le premier directeur de l’Observatoire de Paris et son petit-fils est ce même Cassini auteur des « cartes de Cassini » si chères aux généalogistes.

On savait aussi que Newton avait étudié l’astrologie en détail et la pratiquait. Mais il aura fallu attendre la fin du vingtième siècle pour contourner le lobbying scientiste et publier les très volumineux écrits alchimiques de Newton. Quant aux cours royales européennes, il était impensable pour un gouvernant de ne pas prendre avis des astrologues.

Au plan technique, ont sait peu de choses sur les travaux, les échanges et la capitalisation du savoir de l’astrologie durant la période du Moyen-Âge. Les thèmes astrologiques ou cartes du ciel de naissance que l’on conserve sont déssinées selon un plan carré. Elles comportent toutefois l’ensemble des données habituellement présentes et pertientes sur un thème astral.

Depuis le temps de l’hégémonie romaine, l’astrologie avait quitté la seule sphère du conseil aux gouvernants. Des personnes plus modestes (tout étant relatif) consultaient à titre privé. Pour autant, l’astrologie socio-économique et socio-politique (que nous appelons de nos jours astrologie mondiale) faisait-elle l’objet de recherches ?

Les traités semblent le montrer. Et au moins un phare se dresse au milieu de l’océan. Il montre que les cycles dont l’astrologie constitue un indicateur pertinent étaient étudiés. Il s’agit de la phrase de Pierre d’Ailly, l’aigle des docteurs selon son surnom, dans son célèbre ouvrage Ymago mundi, immortalisé par la découverte de l’Amérique. Puisqu’il dit « selon l’étude des cycles astrologiques passés de jupiter et de saturne, la France connaîtra en 1789 un bouleversement qui affectera toutes les couches de la société ».

Soulignons à ce propos que cette phrase trouve son écho chez le voyant occidental le plus connu, Michel de Nostredame dit Nostradamus. Puisque dans la seconde préface aux centuries, celle qui introduit les quatre dernières centuries, il nous dit, « mes prophéties débutent ce jour le 14 mars 1557 où les temps ne sont ni meilleurs ni pires qu’il en a été auparavant et qu’il en sera demain… et durera cette période-ci jusqu’en l’annnée 1792 (écrit en toutes lettres) que l’on croira être une rénovation des siècles. »

Transition facile, Nostradamus, médecin de renom, homme avisé et clairvoyant, ne fut pas seulement un voyant. Il était un astrologue consulté par correspondance depuis l’Europe entière. La somptuosité des rémunérations reçues depuis le nord de l’Allemagne par des entrepreneurs en mines et carrières, et le fait que cette rémunération était versée après résultats, en disent long sur les compétences de cet homme dans son exercice. Un intriguant peut toujours obtenir un poste d’astrologue de cour par menées séductives (Jean Bon-Fond ou François Mite-Prend choisit à discrétion fifre ou mannequin en parodie d’astrologue, c’est le fait du prince). Mais il n’a jamais été dans les mœurs des grands brasseurs de capitaux de « payer pour voir ».

Quoi qu’il en soit, la remarque consignée par Pierre d’Ailly démontre que les cycles astraux, indicateurs des phases socio-économiques, conservaient l’attention de certains astrologues. C’est d’autant plus intéressant qu’uranus n’était pas connu. Or il a été montré depuis à quel point le cycle zodiacal d’uranus martelle et scande les crises de société, au niveau mondial.

Donc, pour y pallier, ces grands ancêtres tels Pierre d’Ailly ont dû faire preuve de toute leur expertise, la maturité dans leur métier d’astrologue, et d’une vaste connaissance d’historiographes.

Systèmes artificiels de domification HOROSCOPIQUE    section suivante   section précédente   haut de page

Dès l’époque de Ptolémée, la pression de la demande portait sur l’événement. « Dites-moi à quelle heure je vais rencontrer l’homme de ma vie et ses mensurations… » L’astrologie est absolument incapable de répondre à cela. Certains y ont cédé. De là sont nés les systèmes de maisons.

 

Cette division peut être une division du cercle lui-même. Ptolémée procédait ainsi en divisant chaque quadrant en trois parts égales. Chaque part est appelée maison.

Cette division peut être la division d’un autre élément cardinal, induisant à son tour une division du zodiaque. C’est le cas de presque tous les systèmes inventés entre les quinzième et dix-septième siècles. Ainsi, Regiomontanus (1436) divise-t-il le premier méridien et projette ensuite cette division sur l’écliptique ou zodiaque. Ainsi le système de Placidus (mi-dix-septième), le plus utilisé en France, divise-t-il l’équateur dans chaque quadrant et projette ensuite sur l’écliptique.

Les variantes abondent, et demandent toutes une ou plusieurs projections avant de se ramener sur l’écliptique. Les systèmes de ce type sont tous l’invention d’astrologues mathématiciens parmi les plus célèbres mathématiciens de leur temps (Campanus mi-treizième, Cardan 1501, Kepler 1571).

On comprend donc que ces savants se devaient de défendre leur rang de mathématiciens, fût-ce au prix de l’incongruïté opérationnelle de ces divisions.

Pour prendre un exemple contemporain d’une mode de même accabit, nous avons assisté entre 1930 et 1970, à la floraison d’une kyrielle d’indices calculés (indice de planète dominante, de densité planétaire, d’occupation par élément…). Cette mode opérait alors à l’identique en tous domaines, en psychologie par exemple (cœfficient d’introversion, d’expressivité, rapport visuel/auditif…)

Traversée du désert et travail en profondeur    section suivante   section précédente   haut de page

En Europe au XVIIe siècle puis au XVIIIe l’astrologie subit à la fois le lobbying des sectes religieuses et les attaques des penseurs à la mode. Pour ces derniers, combattre l’astrologie est un engagement sacerdotal, fer de lance d’un combat plus général.

Curieusement, l’engagement politique en faveur de la laïcité et du rationalisme sont de grandes thématiques publiques et politiques ; tandis que l’astrologie est simplement un outil d’aide à la décision disponible que chacun est libre d’utiliser ou de ne pas utiliser. On ne joue pas du tout sur le même plan.

Dans ces conditions, le choix d’un tel objet d’acharnement demeure énigmatique. Pourquoi ces imbéciles écharpent-ils l’astrologie et non pas la dorure sur bois ? La question demeure.

Pour les premiers cités, en France, sous la pression des jésuites, le poste d’astrologue royal est supprimé. Et en 1666 Colbert raye l’astrologie des disciplines enseignées en Sorbonne et en interdit l’enseignement.

Néanmoins, cet événement sera assez favorable à l’astrologie fondamentale. Cette dernière s’affranchit du carcan scolastique pour approfondir la pertience et accroître le corpus d’observations. Elle cesse de subir le bien-penser qui avait conduit par exemple au foisonnement arbitraire des systèmes de domifications horoscopiques.

L’astrologie se recentre alors sur l’observation et l’expérience, donc elle progresse.

Car l’astrologie est un système de représentation polysémique multi-partitionné. Il est donc sensible aux bonnes partitions, celles qui se complètent, s’enrichissent en ayant les éléments communs justes nécessaires.

En astrologie, il faut s’habituer à penser le multiple de façon holographique. On ne réduit pas le multiple, on en adosse les éléments féconds à d’autres éléments pertinents qui les mettent en exergue.

L’astrologie horoscopique est un système d’observations fortement reproductibles, dès lors que l’on se trouve à l’intérieur de la partition adaptée.

Les autres sciences sont plus ou moins logées à la même enseigne.

Exemple. Pour décrire la thermique du chauffage domestique, l’ingénieur s’encombrera rarement de la totalité de la thermodynamique. Il développera un modèle polynômial local dont la représentation contiendra les éléments osculateurs à une plus large représentation censée l’englober.

Dans toute traversée du désert, on revient à l’essentiel.

Des personnalités fortes perpétueront l’enseignement de l’astrologie et de l’horoscopie. Entretemps, deux nouvelles planètes sont découvertes, uranus et neptune. Il ne manquera pas de travail pour qualifier leur champ d’application symbolique, ni pour découvrir quels indicateurs opérationnels délivrent leurs cycles zodiacaux respectifs.

Les domaines d’application du symbole astrologique neptune seront longs à se préciser. Au contraire, uranus sera un fort encouragement pour les astrologues, comme plus tard le sera pluton au XXe siècle. La nouvelle planète astronomique uranus est découverte en 1786. Le nouveau symbole planétaire astrologique uranus dégagera rapidement les grandes problématiques de son ressort. De plus, en considérant l’histoire des deux ou trois siècles qui précèdent, les astrologues constatent vite à quel point le cycle zodiacal et inter-planétaire d’uranus est marqué dans l’histoire sociale et dans l’histoire des mouvements de pensée.

Vingtième siècle, le RENOUVEAU DE L’ASTROLOGIE    section suivante   section précédente   haut de page

Une grave erreur de certains anciens praticiens avait été de vouloir mimer la voyance et les mancies. Cela n’était pas possible. Son crédit n’en a pas été augmenté. Et l’astrologie y cèda du terrain sur son point fort essentiel, la responsabilisation du client, la prise de conscience du libre arbitre chez le client qui consulte l’astrologue.

Au XXe siècle l’astrologie cesse de s’auto flageller ainsi et revendique à nouveau son statut doublement unique, savoir entièrement transmissible et meilleur outil d’aide à la décision exigeant une responsabilisation de celui qui consulte l’astrologue.

Comme toutes les disciplines, l’astrologie recouvre plusieurs domaines d’application. Comme toutes les sciences, exactes ou humaines, l’astrologie fait valoir des approches complémentaires.

Comme dans tous les domaines du savoir, diverses écoles se font jour. C’est le propre de tous les systèmes de connaissance que chaque génération reformule les modèles de la connaissance et les outils épistémologiques.

Les écoles se reconnaissent dans de grands courants qui se sont appelés, astrologie humaniste, astrologie traditionnelle, astrologie psychologique, astrologie conditionnaliste. C’est la sensibilité des praticiens à tel ou tel aspect de l’aide à la personne qui oriente la pratique de chacun vers ses préférences.

Quel que soit le courant considéré, l’application horoscopique individuelle implique une partie psychologique, la considération du chemin de vie (moments de transformation, et périodes clés), les relations avec les autres, les facteurs transgénérationnels lisibles dans les cartes du ciel des ancêtres proches.

Les deux seules vraies grandes variantes de l’approche astrologique, aujourd’hui comme hier, sont l’astrologie individuelle, qui s’intéresse au thème de naissance d’un individu, et l’astrologie mondiale qui s’intéresse aux cycles historiques. Plus précisément une astrologie qui recherche les indicateurs les plus pertinents des événements marquants. L’astrologie mondiale est une astrologie bien moins horoscopique, une astrologie cycloscopique si l’on veut.

Encore là faut-il bien savoir de quoi on parle. Un tremblement de terre qui tue cent mille personnes n’est pas un événement marquant au sens de l’histoire. L’invention du processus de la vaccination oui, la naissance de l’Europe oui.

En proportion de sa profonde réflexion et de sa lumineuse mutation, l’astrologie au XXe siècle a été également en butte au fanatisme inattendu de sectes scientistes constituées au sein même des instiutions universitaires et de recherche. Inattendu car opérant sur des domaines sans lien, et touchant des personnes à qui l’astrologie ne pouvait enlever le pain de la bouche.

Ces sectes fanatiques, sous des noms très neutres en apparence, prônant le rationnalisme, le rationnel, ont aussi établi de véritables dictatures de pensée dans leurs milieux respectifs. Dans une capitale de l’Europe de l’Ouest, le directeur de l’institut d’astrophysique est allé jusqu’à exiger des étudiants thésards qu’ils adhérent à l’association de son crû pour pouvoir y travailler.

Curieusement l’astrologie s’est retrouvée dans la même situation en Europe qu’au XVIIIe siècle, subissant les attaques des penseurs à la mode. Et pourtant, l’astrologie horoscopique demeurait, par delà les siècles, un superbe mais simple outil d’aide à la décision, disponible, que chacun est libre d’utiliser ou de ne pas utiliser.

Abomination de la presse magazine, l’horoscope    section suivante   section précédente   haut de page

En complète aberration par rapport au contexte de renouveau de l’astrologie, ou peut-être attiré par la nouvelle vogue pour le mot astrologie, sont apparus durant le XXe siècle les horoscopes de la presse magazine.

Malheureusement, ces entrefilets utilisent le vocabulaire de base de l’astrologie. Et il n’y a guère moyen de lutter contre cela.

Cette pratique a fait beaucoup de tort à l’astrologie et à l’astrologie horoscopique auprès du public. D’autant qu’il fut de mieux en mieux connu, au fil du temps, que ces fameux horoscopes était écrits par la première personne venue, y compris en puisant chaque jour au hasard dans un vivier de quelques dizaines de rédactions déjà toutes prêtes, et autres pratiques similaires. Des astrologues ont également loué leur nom pour signer ces rubriques, alimentant la mascarade pour quelque menue monnaie.

Pour justifier cette pratique on dit que le public est friand de l’horoscope du matin. Tant de déviances se sont faites au nom de la demande supposée « du public »…

Modèles et courants astrologiques    section suivante   section précédente   haut de page

Un paradoxe nous serait-il permis ? Alors, le voici…
Durant le vingtième siècle, les astrologues traditionnels ont eu le grand courage de persévérer sans renier l’aspect prévisionnel de leur pratique horoscopique…
Et, au vingtième siècle, les astrologues des obédiences psychologiques ont eu beaucoup de courage en verbalisant différemment le modèle astrologique et en mettant entre parenthèses l’accuité prévisionnelle de l’astrologie horoscopique.

Dans la première moitié du vingtième siècle, l’astrologie dite traditionnelle a su utiliser à bon essient l’association loi de 1901 pour structurer un peu mieux l’enseignement, donc la transmission. Des astrologues comme Volguine ou Barbault sont les exemples d’artisans d’une œuvre tranquille et forte, simplement ancrée dans la conscience de leurs compétences. En cela je dis qu’ils ont eu le courage conserver toute la très riche étendue de l’horoscopie.

Puis le courant systémiste de Palo Alto fut très populaire dans tous les domaines des sciences humaines et psychologiques. Cette science humaine l’astrologie ne pouvait pas s’exonérer de donner au moins une traduction de ses modèles dans les termes du modèle émergeant en sciences de l’homme.

On a appelé ces relectures l’astrologie psychologique. Gardons présent à l’esprit que toutes les pratiques astrologiques sont à la fois psychologiques, prédictives, de conseil et psycho-généalogiques. Néanmoins, laissons le crédit de l’épithète à ces modèles.

Les modèles élaborés par les systémistes ne comportaient pas de volet prédiction, au sens fort où l’entend l’astrologie. Les astrologues qui ont joué le jeu ont donc bien fait de ne traduire que là où cela était possible, afin de ne pas biaiser. En cela je dis qu’ils ont eu le courage de laisser de côté pour un temps la dimension prédictive de l’astrologie horoscopique. Car ils savaient en toute connaissance de cause que c’est une perte sèche ; on s’aliène volontairement un point fort.

On retient souvent deux courants, l’astrologie humaniste et l’astrologie conditionnaliste. Des astrologues comme Ruperti ont donné de très riches déclinaisons du modèle humaniste. S’attachant plus à la découverte des phases de crises du chemin de vie, plutôt qu’à leur prédiction, ces astrologues ont recherché le meilleur de l’expression des cycles planétaires, simples ou imbriqués.

L’astrologie conditionnaliste a été touchée par la mode stérile des indices calculés. Néanmoins, cela a permis aux tenants de l’astrologie conditionnaliste de pressentir la faiblesse extrême des systèmes de maisons. Il est très étrange qu’aucun de ses théoriciens ne soit allé jusqu’au bout. Puisqu’il faudra attendre 1991, dans un tout autre contexte, la publication du fameux « Requiem pour les maisons astrologiques » par Chavazas dont l’œuvre considérable s’inscrit pour le moins dans une pratique astrologique « traditionnelle ».

En astrologie saturne représente le temps. Le temps dicte ce qui demeurera. Et la vraie nature d’un phénomène, d’un mouvement de pensée, n’est connue qu’avec le recul.

Avec le recul, on a pu constater que l’astrologie humaniste aura été très proche de l’astrologie dite traditionnelle. Elle aura aussi bénéficié de la richesse humaine de plusieurs de ses tenants.

En alertant encore et toujours son client sur le potentiel de transformation, d’évolution, à chaque étape de sa vie, l’astrologue humaniste est très proche de ce qu’aujourd’hui nous appelons l’astrologie d’aide à la décision.

Il s’agit d’une vision responsabilisante de notre métier. C’est aussi celle de l’astrologie dite traditionnelle.

Mais, historiquement, peut-on parler d’un modèle astrologique humaniste ? C’est plutôt la confluence d’une pratique, une vision et une déontologie. De la confiance en la vie également.

L’astrologie conditionnaliste, quant à elle, a mis au point un modèle simplifié appliqué aux planètes astrologiques, le RET. Les planètes astrologiques sont divisées en trois groupes, Représentations, Existence, Transcendance. Chaque symbole planétaire représente, fait exister ou transcende l’un des trois grands mots-clés. Et la lune représente le RET tout entier.

En contrepartie de son côté réducteur et sommaire, cette représentation possède deux atouts. Attirer une nouvelle fois l’attention sur les angulaires, et laisser vide de sens les maisons astrologiques.

Ce modèle simplifié de quelques qualités des planètes astrologiques peut permettre aussi à l’étudiant de systématiser plus facilement, et de fixer une première approche.

Par contre, s’y borner ensuite conduit à négliger toute la richesse des symboles planétaires. En outre, on passe facilement à côté des dominantes de structure. À l’extrême le terrain exprimé par les signes du zodiaque est sous-valorisé.

Ce modèle était apparu durant la mode des indices calculés. Sa simplification bien carrée se prêtait au calcul d’une myriades d’indices et de pondérations. Il rentrait également bien dans les offres « l’interprétation de votre thème astral en une minute sur ordinateur ».

En effet, au moment où cette réduction était lancée, des commerçants eurent aussi l’idée de produits rapidement rentables comme « votre thème astral en une minute par ordinateur ». La puissance des ordinateurs était limitée et le programmeur avait besoin de hiérarchiser les planètes dans le thème. Cette réduction propre au calcul s’est trouvée disponible pour leur propos.

 

Le terme astrologie structuraliste se retrouve lui aussi sous plusieurs acceptions.

À point nommé, il permet mieux encore de sérier, courants, modèles, modèles réduits ou réducteurs, et orientation personnelle de chaque praticien.

Astrologie structuraliste désigne souvent la primauté du développement du plein potentiel de chacun, après avoir compris et médité la structure profonde du thème astral. Ceci sans égard aux aspects prédictifs de l’astrologie horoscopique.

Il s’agit donc d’une orientation personnelle de l’astrologue que l’on peut rattacher à l’astrologie humaniste. Ce n’est pas un modèle astrologique.

Avancées techniques de l’astrologie    section suivante   section précédente   haut de page

Une autre dimension croise celle des modèles, celle des avancées techniques.

Les modèles sont attachés aux générations successives. Ils ont une chronologie. L’un vient puis s’estompe laissant place au suivant. Le fils s’émancipe du père, mais tous deux seront confrontés aux mêmes étapes de la vie.

Les avancées techniques sont les améliorations de l’outil, la découverte d’un nouvel outil, l’élargissement du champ de connaissance. Trois avancées techniques majeures auront marqué le vingtième siècle.

Volguine aura montré que les encadrements planétaires sont aussi, sinon plus, signifiants que les aspects. Autrement dit, l’ordre a un sens, indépendamment de la distance angulaire.

Ceci est un clin d’œil à l’avancée de Gauquelin, qui démontra à grande échelle ce que les praticiens avaient toujours désigné comme une pierre angulaire. Les planètes péri-angulaires confèrent une signature forte, visible même socialement (pas seulement dans la caractérologie) donc objective, constatée par les tiers.

Enfin, opérant la synthèse des courants astrologiques en une œuvre ne comportant pas moins de vingt-sept titres, Chavazas réexamina la totalité des systèmes de domifications. Il en démontra l’inanité mais aussi l’aspect pénalisant. Son ouvrage, « Requiem pour les maisons astrologiques » a replacé au centre de l’astrologie horoscopique les directions célestes universellement partagées par les astrologues.

Avec Chavazas, le seul point qui avait surpris dans les travaux de Gauquelin (intensification des zones post-angulaires dans le sens circadien) n’en prit que plus de relief. Cet aspect de la découverte statistique et scientifique de Gauquelin devint alors logique et non plus surprenant.

Nous avons débuté par un paradoxe. Une citation pourrait finir cette section. L’astrologue Morin de Villefranche (1583-1656) écrivit dans l’un de ses derniers ouvrages publiés :

« J’avais eu deux desseins qui n’étaient pas petits, à savoir de réformer l’Astronomie, laquelle Ptolémée, Copernic ou Tycho Brahé avaient fondée sur de faux principes et de réformer encore l’Astrologie, laquelle jusqu’à présent avait été si décriée par ses ennemis qui l’ignoraient et ce, avec quelque apparence de raison, vu qu’outre les absurdités et sottises dont elle était farcie dans les livres, elle n’avait ni face ni forme de science, bien qu’elle soit la plus noble et divine des sciences naturelles. ».

Il y a toujours eu du pain sur la planche, au XVIIe siècle comme au XXIe siècle.

ASTROLOGIE, modèles, matrices et théorie de la connaissance    section suivante   section précédente   haut de page

Empruntons au site de l’association Astrologie Vivante la définition suivante :

« Dans son aspect psychologique et psycho-évolutionniste, l’astrologie est une compréhension structurale de la psyché. Elle révèle une organisation matricielle de la représentation, un peu comme une tomographie en trois dimensions. L’astrologie rend compte de l’organisation multiple de la psyché, sans dégrader la cohérence que l’on observe quelle que soit la coupe effectuée. Une compréhension astrologique aboutie oblige à une pensée matricelle et s’oppose à la pensée unidimensionnelle. Penser la pluralité de façon composite, matricielle, plurielle, sans réductionnisme. »

Ceci est essentiel pour comprendre trois choses,
- le cheminement de l’histoire de l’astrologie,
- le fait que l’astrologie soit le modèle des modèles de la connaissance humaines,
- enfin la pérennité de l’astrologie. Cette dernière va de pair avec la souplesse et la rigueur.

Richesse des pratiques de l’astrologue    section suivante   section précédente   haut de page

Plus que les différences d’orientations des praticiens, il est fécond de considérer la richesse des pratiques dans l’aide apportée aux clients.

L’astrologie se prête bien à la consultation d’écoute et de conseil. Il s’agit d’une consultation unique où le client demande l’éclairage de l’astrologue sur une problématique actuelle.

L’astrologie se prête tout aussi bien à un travail suivi, où la connaissance astrologique vient en concours, en synergie ou en appoint avec l’écoute de l’astrologue. Ce dernier est alors en posture de thérapeute.

C’est un travail de développement personnel ou un travail d’accompagnement psychothérapeutique.

En coaching individuel par exemple on nous demande cela.

Mais l’astrologue est encore un intervenant qui a une riche expérience de l’être humain en relation avec les autres. En tant que praticien de l’écoute, il peut aussi intervenir en mettant entre parenthèses son outil astrologique.

Chaque fois que nous intervenons en coaching d’équipe en entreprise, nous ne sommes pas cette astrologue ou cet astrologue. Nous sommes le coach répondant à la mission de coaching qui lui est confiée. Toutefois, notre expérience d’astrologue nous offre encore d’autres atouts, par surcroît, pour mener à bien et réussir notre mission.

Par exemple, et ce n’est qu’un aspect des choses, l’astrologue est par définition un praticien systémiste. Si l’on peut dire, il respire ainsi. Quel spécialiste serait-il mieux indiqué pour répondre à des missions à fort contenu systémique ?! C’est notre expertise même !

REQUIEM POUR LES MAISONS ASTROLOGIQUES    section suivante   section précédente   haut de page

Si vous souhaitez en pénétrer tous les aspects techniques, nous renvoyons à l’œuvre citée, Requiem pour les maisons astrologiques. Titre actuel, Tour d’Horizon ISBN 2-9506572-4-9 Coll. Aujourd’hui l’Astrologie.

Dans le contexte présent, ajoutons simplement ceci, dicté par notre longue pratique du coaching d’équipes : le retour aux seules directions celestes et le sens accru conféré aux quadrants mettent en avant la dynamique et le projet.

Toute construction est projet qui naît au fond du ciel, le méridien inférieur,
et cherche sa réalisation avec les qualités signifiées au méridien supérieur, le milieu du ciel.
Tout projet demande le concours des moyens – compétences, le quadrant nocturne ascendant.
Tout projet intervient dans un contexte, avec ses facilitateurs et ses freins, le descendants nocturne.

J’y vois les angles, les quadrants, point de maisons…!

L’équipe y travaille sous les conditions signifiées par l’hémisphère diurne. Et nous nous retrouvons au méridien pour faire le bilan de l’accompli. Tout notre travail est là. Et le projet, ce peut être aussi le projet de tout une vie.

Sancta simplicitas !

Fondamentaux et opportunités de l’Astrologie    section précédente   haut de page

L’horoscopie demeure le meilleur outil d’aide à la décision, pour qui veut l’utiliser. Son maître-mot, la responsabilisation. Le modèle astrologique demeure le modèle contenant les modèles de la connaissance humaine, meta-modèle si l’on veut.

Quant à sa transmission, l’astrologie est intégralement transmissible avec des mots. Un voyant peut enseigner bien des choses à une personne prise au hasard, peut-il assurer qu’elle deviendra voyante ? Quiconque suivant un enseignement d’astrologie sera à même, et de pratiquer au même niveau que l’enseignant, et d’échanger par les mots la totalité de son expérience d’astrologue.

Forte de cela, l’astrologie se fait connaître plus largement des professions d’aide à la personne et d’aide à la décision.

Enfin, en France ou en Italie, un engouement sans précédent pour la généalogie a fait mieux connaître une pratique systémique émergente, la psychogénéalogie. Cela durera-t-il ? Si oui l’astrologie est, par essence et par construction, sur-équipée pour y jouer plus qu’un rôle.

Vivante et forte l’astrologie accompagne les professions de l’aide à la personne.

Les hommes et les femmes qui la pratiquent font évoluer l’astrologie et élargissent à leur tour leurs pratiques.

astrologie coaching astro-psychogénéalogie

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Une brève histoire de l’astrologie occidentale

Posté par nofim le 11 mars 2015

Une brève histoire de l’astrologie occidentale
par  Richard Pellard
Avec l’astronomie, l’astrologie est une des plus vieilles sciences de l’humanité : environ 50 siècles d’une existence chaotique entre palais et ghettos, essor et stagnation. Et ce n’est pas fini : l’astrologie est en pleine forme pour aborder le XXIe siècle !

Une brève histoire de l'astrologie occidentale dans ASTROLOGIE HistoireAstro1

1-3 dans HISTOIRE

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Article paru dans le n° 1 d’Astrologie naturelle (décembre 1997) et remanié.

Ouvrages conseillés :

Il n’existe pas actuellement d’ouvrages traitant de l’Histoire de l’astrologie d’une façon exhaustive et objective. Voici néanmoins quelques lectures instructives :

- Histoire de l’astrologie, Wilhem Knappich, éd. Vernal/Philippe-Lebaud
- L’astrologie et le pouvoir, Henri Stierlin, éd. Payot
- Les astrologues à la fin du Moyen Age, Maxime Préaud, éd. J.C. Lattès
- Les rois et leurs astrologues, Anne Soprani, M.A. éditions
- La passion des astres au XVIIe siècle, Micheline Grenet, éd. Hachette

Voir aussi :

- Une histoire officielle et non-critique (donc criticable) de l’astrologie sur WIKIPÉDIA

Une histoire officielle et non-critique (donc criticable) de l’astrologie sur ce site

Cet article vous a été proposé par :Richard Pellard

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