Jacques Halbronn La question de la Trinité au prisme de l’astrologie

Posté par nofim le 2 avril 2021

 

La question de la Trinité  au prisme de l’Astrologie

 

Par Jacques Halbronn

 

En 1943, sous ce qu’on appelle l’Occupation, paraissait à Paris avec une préface de René Trintzius, chez l’éditeur Jean Renard, un ouvrage intitulé La Tradition secrète, dans une collection intitulée « Les Connaissances supranormales » dirigée par Marcel Berger.. On trouve dans cette collection u texte astrologique de Dom Néroman intitulé « Verlaine aux mains des dieux » Cet livre aborde librement toute une série de sujets que l’on pourrait penser, pour l’époque, susceptibles de censure, puisqu’il touche à la franc maçonnerie comme à la théologie hébraïque. On en trouve même un compte rendu dans la presse (22.12. 43). « Au seuil de l’inconnu . La tradition secrète » par son préfacier.

Nous adhérons volontiers à l’idée selon laquelle il faudrait retrouver une « tradition secrète » qui aurait été frelatée, altérée et qu’il conviendrait de rétablir et de restaurer. Au niveau de la transmission des langues, il est clair que les documents qui nous sont parvenus exigent quelque forme d’initiation, faute de quoi ils risquent de perdre beaucoup de leur intelligibilité. Dans son article Trintzius note : » Depuis longtemps les occultistes avaient remarqué que les squelettes consonantiques des mots avaient du permettre des vocalisations restées secrètes permettant de dissimuler à la foule le sens ésotérique des textes sacrés » Trintzius aborde ensuite le thème de la Trinité : « Il ne s’agit pas d’un trio de divinités diverses mais d’un Dieu en trois personnes » Et l’on retrouve une telle triade, nous dit-on, tant en Égypte qu’à Sumer puis jusqu’en Inde. « La Grèce n’a-t-elle pas connu, demande Trintzius, sa trinité orphique Zeus, Déméter, Dionysos ? » René Bertrand (on pense à Dumézil) la décadence viendrait du passage du trois au deux, Dieu /Matière « Qui demande Trintzius » comme Pythagore le fit jadis pour sa cité idéale rétablira le ternaire dans le ciel des hommes ? » stigmatisant au passage « le panthéisme philosophique des loges (maçonniques) » et « le hideux matérialisme qui nous plonge présentement dans le chaos et dans la nuit »Trintzius, dans sa préface intègre l’hébreu au sein d’un ensemble (p 9 ). « René Bertrand a retrouvé du sanskrit à l’égyptien, de l’hébreu au chinois, les linéaments d’une doctrine ésotérique et mystique d’une incontestable unité inscrite dans les racines mères du langage et les plus vieux symboles »

Il est à présent temps pour nous de présenter le fruit de nos propres recherches étalées sur un bon demi-siècle. On regrettera que les deux auteurs ne traitent pas de l’astrologie laquelle nous semble bien un facteur absolument central pour appréhender la Trinité. On doit se situer ici dans une démarche proprement théologique. Nous pensons à une hiérarchie des dieux, ce qui est tout à fait compatible avec l’image du père et du fils dans le christianisme. Nous résumerons notre Trinité au moyen de trois termes hébraïques : Elohim, Yahvé et Tsedeq. Elohim désignerait le premier moteur d’où émanerait Yahvé créateur de notre monde terrestre avec son Humanité et son Ciel. Quid de Tsedeq qui désigne dans le Sefer Yetsira (Livre de la Formation) la planète appelée Jupiter ?. Cette planète est la gardienne perpétuelle de notre monde, elle en détermine le rythme de vie. Elle est l’interface entre Adam – qui correspond à une humanité supérieure – et Yahvé. Autrement dit, sans recours à l’astrologie comme mode de gouvernance de Yahvé, il y a un chaînon manquant. Accepter Tendeuse, c’est décharger Yahvé d’avoir à être omniprésent. Tsedeq est l’instrument de pouvoir de Yahvé du fait même qu’il a une dimension mécanique, celle d’un astre obéissant à une cyclicité immuable..

Ce qui nous montre que la planète Jupiter a reçu pour mission/fonction de s’occuper de l’ordre des choses terrestres tient à un parallèle numérique Jupiter met 12 années terrestres pour sa révolution et la Lune, notre satellite, tourne 12 fois autour de la Terre en une année terrestre. Selon nous, notre humanité est le résultat d’une création, pas celle des Elohim mais celle de Yahweh, les Elohim correspondant la Nature alors que Yahvé est marqué par un dessein intelligent (intelligent design), une création dans la création, l »homme lui-même ayant son propre niveau de création , qualifié d’anthropocène

 

JHB

02 04 21

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Jacques Halbronn La mystique des trois nouvelles planètes dans la vie astrologique des années 1930-1940.

Posté par nofim le 1 avril 2021

La  mystique des trois nouvelles planètes dans la vie astrologique des années

1930-1940.

par Jacques Halbronn

 

Nous avons consacré en 1995 un ouvrage à la période des Années trente cinquante (Ed Trédaniel) de Néroman à Maurice Privar. Nous entendons compléter ce travail à propos de quatre ouvrages conservés à la Bibliotheca Astrologica, à savoir le Manuel d’Astrologie Médicla de G . B. de Surany parue aux Éditions des Cahiers Astrologiques, à Nice, Verlaine et les astres de Dom Néroman –(mars 1944 donc avec la présence allemande).avec une préface de François Porche dans la collection « Les connaissances supranormales ».Un autre livre de Dom Néroman a depuis longtemps retenu ,notre attention , Grandeur et Pitié de l’Astrologie, Ed. Fernand Sorlot avec une préface de J. H. Rosny Ainé.(1940) Enfin, nous traiterons d’une traduction de l’allemand « La nouvelle planète Pluton » -1937.

 

On commencera avec le Manuel de Geza de Surany -qui épousera la future Marguerite de Surany., sœur de Mme de Longchamp (cf les Ed. Sorlot)

Avant même d’étudier cet ouvrage observons les annonces de l’éditeur, Alexandre Volguine, le fondateur des Cahiers Astrologiques. On y propose la « collection complète des quinze premiers numéros parus (1938- 1940). La parution s’en était interrompue du fait de la guerre. Dans le catalogue sont proposés des textes de Jean Hiéroz sur Manilius, de A/ Massot (Le Zodiaque et les maisons), d’André Costeséque sur les transits, d ‘André Tanner (Le Sepher de Moise et la typocosmie) et quelques ouvrages de Volguine lui même (Astrologie Lunaire, Le symbolisme de la vie de Moïse plus une série d’ Éphémérides Astronomiques quotidiennes pour 1941, 1942, 1943

Plutôt qu’à l’astrologie médicale, intéressons-nous d’abord à ce que Sunrany dit des « nouvelles » planètes , ce qui était particulièrement le cas pour Pluton ; découvert récemment en 1930 :

 

« Uranus : La tradition ne nous fournir pas de renseignements sur l’action de cette planète découverte à une date relativement récente. Il est fort probable qu’Uranus fut connu des Anciens : mon très estimé confrère KRAFFT a contribué à l’établissement de cette hypothèse vraisemblable dans un article publié dans les Cahiers Astrologiques mais rien n’est resté mais rien n’est resté eu égard de ses effets. ¨Pourtant, l’expérience, la logique et ce qu’on appelle à tort l’intuition permettent les observations suivantes (p. 63) Passons à Neptune «  comme Uranus, est de découverte récente : la Tradition est muette à cet égard. Mais en près de 100 ans on a quand même eu le temps de l’étudier et de constater ses effets (…)Il est exalté dans le Lion » (Uranus était indiqué exalté en Scorpion) et enfin Pluton : «  Pluton n’est connu que depuis 1930.En douze ans,(on est donc en 1942) il n’a évidemment pas été possible e » juger de son action et de son influence plus que superficiellement. En ce laps de temps, on a pu toutefois constater qu’il n’est pas maléfique. Les données suivante sont les fruits d’observations de plusieurs astrologues bien connus. Pluton gouverne le Sagittaire (sic) (..) son lieu d’exaltation semble bien se placer dans le Lion » Surany place donc l’exaltation de Pluton dans le même signe que pour Neptune  et ne propose pas le signe du scorpion pour son domicile, comme cela est entendu depuis plusieurs décennies.

Nous retiendrons la façon dont Surany traite de l’astrologie dans son « Avant Propos » : »Au moment où n’ait l’individu, la position qu’occupent les planètes dans l’écliptique se trouve gravée sur l’impérissable Akasha. : l’horoscope n’est autre que l’inscription dans les cieux en hiéroglyphes que seul un Astrologue peut déchiffrer (…)Dire que les astres inclinent et n’obligent pas quand la Science Astrologique nous donne quotidiennement des preuves nouvelles du bien-fondé de ses enseignements est aussi justifié que de prétendre échapper à la conséquence de nos actions, à la loi de la causalité » Signalons des références au Congrès international astrologique de 1937.

Comparons ce texte avec ce qui figure dans le Verlaine aux mains des dieux. Commençons avec la Préface de François Porché qui n’est pas astrologue, mais auteur d’un ouvrage sur Verlaine, ce qui fait justement l’intérêt de son témoignage : on y apprend qu’était paru juste avant le Traité d’astrologie rationnelle de Dom Néroman. On ne pense pas que le dit Néroman a pu souscrire à certains propos de son préfacier tels que celui-ci : »Comme il y a beaucoup de mauvais astrologues, peut être sied il de remarquer que les erreurs qu’ils commettent ne sont pas imputables à la science dont ils se réclament faussement pas plus que les diagnostics erronés des mauvais médecins ne portent condamnation contre la médecin. L’astrologue peut se tromper. L’astrologie ne se trompe jamais » Or, Dom Néroman pensait au contraire qu’il fallait réformer, refonder l’astrologie. Cette façon de parler de l’astrologie comme d’un savoir « accompli » n’est vraiment pas à notre goût. Pas plus d’ailleurs que lorsque Porché insiste sur la nécessité de la précision des données de naissance (pp. 4-5) : »Une erreur de quelques minutes suffisant parfois à fausser tout le problème ». On appréciera davantage la formule suivante : « La masse des ignorants se divise en deux classes : les crédules et les négateurs. Les premiers sont peut être les plus nombreux mais je n’en suis pas sûr. »Quant aux « négateurs » «  ils refusent sans examen toute adhésion à l’astrologie scientifique »..

Jetons à présent un coup d’œil sur le copieux « lexique » (pp. 242-255) qui accompagne ce texte extrait du Traité Rationnel: On note que Néroman définit l’aspect comme un multiple de 30°

On note que le mot « étoile » ne figure pas comme entrée dans le dit lexique, ce qui fait que Néroman n’intègre pas cette donnée dans son astrologie. On ne s’arrêtera qu’à l’entrée « Axe Lunaire’ qui est un apport de Dom Néroman en ce qu’il met l’accent sur les nœuds lunaires, importants pour ce qui s’appellera l’Astrologie Karmique. -(p ; 243) : « En symbolisme, le premier (axe) s’appelle le Dragon et le second Lilith »Sut Lilith, on lit « Lilith est le foyer vide de l’orbite lunaire : on l’appelle aussi la lune Noire (..)¨Par extension, on appelle Lilith l’axe lunaire tout entier mais, correctement, Lilith est le côté de l’apogée de cet axe ; celui de la périgée est Priape ,élément mâle du couple « . A l’entrée « nœud lunaire, » on lit : » La ligne des nœuds s’appelle le Dragon, » Jean Carteret sera certainement marqué par l’œuvre de Dom Néroman et il en témoignera des années durant notamment lors des réunions du Centre International d’Astrologie  puis dans nos Colloques.

Passons à Grandeur et Pitié de l’Astrologie, paru dès 1940. On s’en tiendra ci au premier chapitre intitulé « La poussée du ciel » qui commence ainsi « Nous vivons l’aurore d’une humanité nouvelle  (…) l’ère des Poissons, née avec le Christ, est au bord de sa tombe et c’est parce que l’ère du Verseau est proche que l’humanité se dégage -douloureusement toujours- de ses tendances actuelles et tourne un visage d’espoir vers d’autres idéaux(..) Cet irrésistible courant vers la Science du Ciel s’accompagne de tous les remous imaginables ; c’est un torrent tumultueux de purs élans, de forfanteries, de naïvetés (..) qui font à la foi la grandeur et la misère de l’astrologie renaissante . C’est ce torrent que je voudrais décrire tant que son flot désordonné roule par la ville avant de faire place au fleuve puissant au fleuve puissant ; calme, majestueux auquel s’abreuvera bientôt une humanité rajeunie d’avoir reclassé ses notions » On pense à Paul Le Cour dans sa réédition de son ouvrage sur Ganymède (cf notre « vie astrologique, années trente cinquante ») Tout cela nous semble bel et bien marqué par ce qui se passe en Allemagne à l’époque.

Cela nous conduit à évoquer un autre ouvrage de nos collections : La nouvelle planète Pluton de F.

Brunhubner (ed A. Kotulla, 1937), traduit de l’allemand (qui sera réédité dans les années Cinquante Que nous dit le « message de Pluton » pp136 et seq) qui nous présente le trio des nouvelles planètes ? » :’On peut nommer Uranus et Neptune les précurseurs de Pluton. Uranus, la première des nouvelles planètes apporte évolution et révolution ( ;;)L’effet d’Uranus n’est pas encore purement spirituel mais plutôt matériel -spirituel/ En continuation de l’action d’Uranus – ce premier réveil d’une nouvelle époque-Neptune causa d’abord -puisque incomprise- des troubles et le chaos dans la vie humaine Plus tard, lorsque l’homme s’efforça de comprendre les variations subtiles et fines de Neptune, cette planète l’amena à la méditation et l’approfondissement des probléme spirituels : la mystique. Maintenant, sous les rayons de Pluton dont l’intensité augmente de plus en plus ; ce ne sont plus les isolés qui les sentent mais nous tous Quelque chose de nouveau et d’inconnu arrivera (..) quelque chose de très redouté des uns mais attendu avec un désir ardent par les autres : l’ère nouvelle ! (…)Pluton est le phytopte et le messager d’un temps nouveau (..)La révolution allemande de 1933 représente un des centres des événements révolutionnaires du monde et je crois devoir dire que l’on peut regarder Pluton comme l’aspect cosmique du troisième empire (Reich) (..)Que l’Allemagne actuelle soit influencée par Pluton est incontestable. On put facilement le prouver par les différents horoscopes de ses chefs et les événements principaux des dernières années. » A propos de l’entrée de Pluton en Lion on trouve exposée l’idée du chef:(p.67) « Dans les années 1937 à 1957 le principe du chef (..) arrivera à sa plus forte expression Des États formés de partis deviendront -semblables à Allemagne et à l’Italie – des États conduits par un seul maître car partout dans le monde entier, on appelle un chef »

Que penser de ce corpus de 4 ouvrages relatifs à l’astrologie parus durant l’avènement et la domination des nazis ? On y trouve une convergence entre l’affaire des trois trans saturniennes qui fait penser aux cavaliers de l’Apocalypse et celle de l’Erre du Verseau (signe qui se verra associé à Uranus) Sur le moment, il est clair que le milieu astrologique put quelque peu s’exalter. Certains parièrent pour le fascisme, d’autres, comme Barbault, pour le communisme (avec le cycle Saturne-Neptuue) Les congrès astrologiques furent une caisse de résonance , comme celui de 1933, que signale Brindhübner p 9) au lendemain de la découverte de Pluton,n précédant ceux de Bruxelles -1935) et Paris (1937, cette série de congrès « internationaux » étant gouvernée depuis Dusseldorf par Hubert Korsch. En 1974, le congrès de Paris permit à l’indice cyclque de Barbault d’alerter la presse au sujet des échéances des années 1982-83 Or cet indice cyclique était surtout marqué par les trois planètes Uranus, Neptune et Pluton, lequel indice avait été élaboré par Henri Gouchon à la fin des années 1940.(cf Les astres et l’Histoire, Pauvert, 1967) sous le nom d’indice de concentration planétaire.

L’astrologie du Xxe siècle se montrait ainsi marquée par des paramètres inconnus de la tradition astrologique antique, que ce soit pour la théorie des ères précessionnelles ou pour les planètes au delà de Saturne. Les astronomes devenaient par leurs découvertes successives -une par siècle -les prophétes de temps nouveaux. Bien plus, le politique s’alliait à l’astrologique, de façon spectaculaire avec l’avénement du Troisième Reich ce qui n’était en revanche pas nouveau au prix d’une instrumentalisation mutuelle. C’est toute une génération d’astrologues qui se trouvera impactée comme ce fut le cas au lendemain de la Chute du Mur de Berlin, en 1989 au tour d’une prévision datant des années Cinquante (conjonction Saturne-Neptune) avec à nouveau un focus sur l’Allemagne vouée à se réunifier. Nous mêmes en 1979, nous avons publié « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau », Actes d’un Colloque tenu deux ans plus tôt à Paris. Et puis n’oublions pas le changement de millénaire autour de l’An 2000 ! Pour notre part, nous optons pour une « astrologia perennis « , une astrologie éternelle, non sujette aux découvertes astronomiques ni aux mystiques politiques de gauche comme de droite. L’idée même de l’apparition de nouvelles planaires renvoie à la croyance aux comètes. Quant à Uranus, l’astrologie n’en a nul besoin pour annoncer un changement et déjà au Xe siècle Albumasar y parvenait fort bien avec les conjonctions de Jupiter et de Saturne. Il est vrai que les Évangiles nous parlent de l’étoile des Mages, sur Bethléem.

 

JHB

01 04 21

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Jacques Halbronn A propos de l’article Astrologie de l’Encyclopédie de la Divination

Posté par nofim le 1 avril 2021

 

A propos de l’article Astrologie  de   l’Encyclopédie de la Divination, -Ed Tchou 1965

 

 

Par Jacques Halbronn

 

En 1965 paraissait ce ouvrage assez monumental traitant notamment de l’Astrologie et du Tarot mais pas seulement. C’était près de 30 ans avant notre article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis, remplaçant celui de René Alleau, et plus d’un demi siècle avant les temps présents. A l’époque, en 1965, nous étions à la veille de notre initiation à l’astrologie. Dix ans plus tard, nous collaborions dans la collection Bibliotheca Hermetica, dirigée Scouzezc et René Alleau lui même. par René Alleau qui était responsable de la Collection Réalités de l’Imaginaire, au sein de laquelle s’inscrivait cette Encyclopédie réalisée par Hubert Larcher, Gwen Le Scouezec et Alleau lui-même.

On débutera par des extraits de l’introduction au dossier Astrologie de cette Encyclopédie de la Divination et d’ores et déjà on peut penser que d’aucuns n’apprécieront que moyennement, de nos jours, que l’astrologie figure sous pareille dénomination/, à savoir la Divination.

On y trouve une défense et illustration du multiplanétarisme astrologique « Aucun astrologue digne de ce nom ne soutiendrait que la seule position d ‘une planéte puisse permettre de prédire l’avenir d’un individu même sur un point déterminé . La régle d’or de cette tradition mantique (sic) veut que tout jugement résulte d’un faisceau de données parmi lesquelles figurent au moins le signe, la maison, les aspects  ( …) Cette méthode de vérification (sic) constitue donc ‘(…) une erreur fondamentale » L’auteur s’en prend aux travaux statistiques de Michel Gauquelin parus à partir de 1965 et loue la recherche menée par André Barbault, lequel commençait à peine à faire paraitre ses ouvrages en astrologie mondiale et notamment en 1964 La crise mondiale et en 1967 les Astres et l’HIstoire.

Ce débat autour du vecteur unique ou de la pluralité des facteurs reste toujours d’actualité. Dans notre Livre Blanc de l’Astrolohie (2006, accessible sur SCRIBD), on trouve une présentation du MUC, c’est à dire du Modéle UniCyclique axé sur l’étoile fixe Aldébaran. Mais Barbault, lui même, va se mettre en quête d’un « Modéle Universel », ce qui le conduisit à produire un graphique, appelé Indice Cyclique, combinant les aspects des cinq planétes les plus lentes.. C’est peut être là que se manifeste le clivage entre Astrologie et Divination, l’astrologie s’intéressant aux causes et la divination aux effets, dont l’astrologie ne serait qu’une cause parmi d’autres.

Ce qui frappe dans la présentation du dossier « Astrologie »,, c’est d’une part que l’astrologie semble être un savoir figé et de l’autre que le dit savoir comporterait nécessairement toute une panoplie planéte-signes- maisons-aspects. A l’astrologue, apparait-il ici, la charge de donner du sens à toute cette panoplie tout comme à tout le systéme solaire. Une feuille de route toute tracée avec ses régles du jeu à apprendre et à pratiquer au mieux. Le cadre d’application, selon l’auteur, est le thème natal et les aspects, par exemple, déterminent les rapports plus ou moins harmonieux entre les planètes à la naissance. Or pour nous, l’aspect est censé connecter entre eux des plans différents, ce qui donne le « transit », le lien entre un ciel donné en mouvement et un thème donné fixe. Quant aux signes, pour nous, ils relèvent du métalangage des astronomes et ne signifient rien par eux mêmes, servant à suivre la progression d’une planéte dans le ciel, en rapport direct avec la technique des aspects. Or, il est clair que cette progression est ponctuée par les étoiles fixes classées en constellations zodiacales si l’on s’en tient à un critère visuel pour nous déterminant, les dites étoiles pouvant être aspectées par une planète en mouvement. Le référentiel des saisons n’est pas visuel pas plus d’ailleurs que le thème natal, en dehors du moment de naissance. Or, si prévision il y a en astrologie c’est en fonction du temps mis par une plané pour atteindre tel point fixe du ciel. Par ailleurs, l’auteur, face aux alors récentes statistiques Gauquelin n’aura pas eu le réflexe de les situer dans le cadre de la seule astrologie « rotationnelle » axée sur le mouvement diurne en la distinguant nettement de l’astrologie cyclique axée sur les différentes révolutions planétaires ., ces deux formes d’astrologies obéissant à des processus totalement différents et qu’il est vain de chercher à considérer syncrétiquement au sein d’un seul et même ensemble. Le passage d’une planéte d’une maison à une autre dépend de quelques heures alors que le passage d’une planète d’un signe à un autre peut prendre des années !

Ce que la plupart des observateurs n’a pas compris, c’est que la typologie

zodiacale ne fait pas sens et que la typologie planétaire à la Gauquelin est la

référence. Il importe aujourd’hui de déterminer les maux, le « cancer »  dont souffre

l’astrologie et de procéder chirurgicalement en supprimant les hypostases.

Mais revenons au procès qu’intente l’auteur à une astrologie « monocyclique ».L’astrologie est-elle obligée de prévoir des accidents, est-ce là son rôle ? L’auteur semble partisan d’une astrologie totale recourant à une astronomie totale et donc il lui est insupportable d’entendre que l’astrologie pourrait ne pas faire appel à l’ensemble du corpus astronomique..Or, historiquement, l’astrologie traitait du destin des rois et non du vulgum pecus. Selon nous, le champ privilégié de l’astrologie est la question du pouvoir, de l’autorité, donc de la politique de la Cité. Elle est un outil de gouvernement, de gouvernance. La vie politique devrait s’articuler sur ce que nous appelons une Astrologie Relativiste, qui dépend du choix des leaders car selon le leader les configurations astrales varient, ce que n’a pas voulu entendre Barbault avec ses prévisions à long terme..L’astrologie doit être pleinement intégrée dans la Science Politique. On est plus près ici de l’astrologie d’élection qui avait pour tâche de fixer un certain calendrier. Selon nous, la notion d’État doit évoluer vers la gestion de la diversité des communautés de tous ordres et non dans le déni des différences. L’État doit tout superviser et harmoniser les clivages en s’assurant que chaque communauté fonctionne sainement, mais certainement pas chercher à imposer un modèle unique. On aura compris que l’astrologie doit se constituer une culture de pouvoir, d’initiative et non une culture de constat après coup.

 

 

JHB

31 03 21

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jacques Halbronn Enquéte sur la composition des Origines de l’astrologie de Denis Labouré

Posté par nofim le 31 mars 2021

 

Jacques Halbronn. Enquéte sur la composition des « Origines de l’astrologie » de Denis Labouré. Ed du Rocher, 1997

 

« Le geai paré des plumes du paon » « la mouche du coche »

 

Cet ouvrage paru il y a déjà quelque temps,il y aura bientôt 25 ans a retenu notre attention et le hasard aura voulu que nous soyons retombés dessus récemment sur cet ouvrage dont nous avions oublié certaines dimensions quelque peu scandaleuses, car on a là un bel exemple de déni systématique du travail de recherche que nous avons accompli depuis des décennies, notamment en ce qui concerne quatre astrologues, Abraham Ibn Ezra, Claude Dariot, Morin de Villefranche et Eustache Lenoble, tous les quatre commentés et utilisés par Denis Labouré – et notamment notre traduction française d’Abraham Ibn Ezra. Or, quand on examine la bibliographie de l’ouvrage en question, notre nom n’y figure en aucune de ces occasions. Nous en ignorons la cause. Cela ne tient peit être pas à Denis Labouré mais cela pourrait être le fait de son éditeur le directeur des Editions du Rocher chez qui nous devions faire paraître une nouvelle édition de notre Guide de la Vie Astrologique en cette même année 1997. Bien entendu, ces incidents mis à part, l’ouvrage méritera certainement quelques observations de fond au regard de l’Histoire de l’Astrologie.

Il est bon de comparer l’attitude de Labouré à celle d’un Jean-Pierre Brach devenu par la suite en 2002 titulaire de la chaire des Courants Esotériques à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes Ve section des Sciences Religieuse, dans son édition du Livre de l’Etat et Mutation de Richard Roussat où notre nom est cité à plusieurs reprises dans son « Introduction au Livre de l’estat et mutation des temps »(Gutenberg reprints, 1981), dont l’exemplaire dédicacé note que « JH connait ces choses mieux que moi ou dans son étude sur L’astrologie à la Renaissance (in Cahiers de l’Hermétisme, numéro consacré à l’Astrologie, Ed Albin Michel, 1985) tout au long des pages 122 à 130.

Donc, livrons-nous à cet exercice un peu morbide consistant à relever toutes les omissions de Denis Labouré à nos dépens, certaines plus étonnantes d’ailleurs que d’autres. D’ailleurs, un tel comportement n’est pas unique et nous pensons notamment à Hervé Drévillon, dans sa thèse de 1994 et dans son ouvrage paru en 1996 chez Champvallon sur l’astrologie au XVIIe siècle, sans oublier d’autres cas, assez troubles, comme l’édition de Pierre Brind’amour des Centuries, censées parues chez Macé Bonhomme en 1555 en cette même année 1996, chez Droz, l’année précédant l’ouvrage de Labouré..

Première observation : aucune mention de notre nom sinon de nos travaux dans la bibliographie (pp. 229 à 235) pour un ouvrage couvrant une si longue période remontant aux « origines de l’astrologie ». Au moins, Drévillon nous avait-il cité dans sa bibliographie mais toutefois pas dans le corps de son livre. Encore

faut-il distinguer entre le texte de la thèse et celui du livre  qui en est une

version « améliorée ».

 

p. 230 Dariot, Claude Introduction au jugement des astres, Pardés, Puiseaux, 1990

L’étonnant, ici, est que nous étions l’auteur de la Postface de cette réédition dont Labouré avait été le maitre d’oeuvre, dans des conditions d’ailleurs assez problématiques.. D’ailleurs, p. 19 ; Labouré note « Avec Chantal Etienne, je redonnai vie (sic) à l’Introduction au jugement des astres de Claude Dariot ». Il oublie de dire que nous étions à l’origine de cette découverte importante poir l’Astrologie Horaire. Labouré cite Dariot, p. 99. On note, en tête de l’ouvrage «  Du même auteur : Introduction au jugement des astres , »annoté et commenté » par Denis Labouré et Chantal Etienne, oubliant de signaler notre postface sur la fortune du traité alors que les « commentaires » signalés ne traitaient même pas de l’astrologie au xVIe siècle !

Bibliographie pp. 231 et 233 Ibn Ezra Abraham Le livre des fondements astrologiques, Retz 1977. Aucune mention de notre nom ni de notre préfacier Georges Vajda mais utilisation du titre que nous avions choisi pour notre traduction française, ce qui est un comble ! On notera aussi que Labouré ne cite pas notre « Monde Juif et l’Astrologie sur le Moyen Age » (Milan Arché, 1985)

Labouré cite par ailleurs dans le corps du livre Eustache Lenoble (pp. 178-179) alors que nous avions consacré toute une étude en 1993 (Ed Trédaniel) Recherches sur l’Histoire de l’astrologie et du Tarot, avec l’Astrologie du Livre de Toth) sans parler de l’étude de Patrice Guinard dans Astralis (année 1987) qu’il avait réalisée à la suite de la connaissance qu’il avait acquise de notre part de cet auteur publiant à la toute fin du XVIIe siècle, Guinard ne signalant d’ailleurs pas ses sources ou encore le te

le texte de Guinard « L’astrologie et le débat scientifique en France à la fin du XVIIE

siècle largement axé sur le dit Eustache Lenoble, lequel  fut joint aux Actes du Colloque d’Histoire de l’Astrologie  « L’astrologie en terre française (1539-1730)que nous

organisâmes à Paris, en 1991 (accessible sur SCRIBD, pp. 133-146). Il se servira abondamment de nos informations pour sa thèse de doctorat de 1993.-en ligne sur le site du CURA).. On se demande d’où vient la connaissance chez Labouré d’un auteur jusque là assez peu connu si ce n’est, comme pour Dariot, de la fréquentation de notre Bibliothèque.

La page 103 du livre de Labouré vaut le détour car Labouré compare la prose d’Eustache Lenoble à celle d’Abraham Ibn Ezra, en se servant carrément du texte de notre traduction (comme il le fera page 148) mais sans nous citer, à propos des domiciles de planétes, sujet que nous avons traité abondamment (Clefs pour l’Astrologie, 1976, réédition 1993 chez Seghers et Mathématiques Divinatoires, préface de Jean Charles Pichon, Ed Trédaniel 1983) Et puis page 150, Labouré compare Dariot à Ibn Ezra, et l’on voit à quel point notre contribution occulte à ces Origines de l’Astrologie aura été précieuse !.

/ Labouré cite (p. 128) également la Brihat Jataka, le Grand Livre des Nativités, de Varahamihira que nous avions mentionné dans notre édition d’Abraham Ibn Ezra et qui était annoncé à paraître, ce qui ne s’est pas fait du fait de l’interruption de la collection de René Alleau.. Nous avions ramené des éditions de ce traité à la suite de notre voyage en Inde de 1976.,Nous avons la faiblesse de croire que Labouré se sera intéressé à cette œuvre par notre intermédiaire..

Et puis, il y a toute l’attention accordée à Jean-Baptiste Morin de Villefranche dont nous avions publié en 1975 les Remarques Astrologiques, autre ouvrage fort peu connu alors et dont Barbault parlera en 1975 (dans Connaissance de l’astrologie, Paris, Seuil) sans nous citer alors que nous lui avions fait part de notre découverte, paru dans la même collection Bibliotheca Astrologica, dirigée par Réné Alleau que le Livre des Fondements d’Abraham Ibn Ezra.. Labouré ne signale pas notre édition du Commentaire du Centiloque de Ptolémée par Nicolas Bourdin (Trédaniel 1993) comportant des « Etudes autour des éditions ptolémaiques de Nicolas Bourdin » dont pourtant Labouré avait publié la traduction de la Tétrabible ».L’Uranie de Messire Nicolas Bourdin, chevallier, seigneur de Villennes ou La Traduction des quatre livres de lugements des astres » (1985)

Labouré aurait d’ailleurs pu mentionner le collectif « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau » (Ed Albatros, 1979) que nous avions dirigé et qui comportait des contributions assez savantes sur le Zodiaque comme celle de Robert Amadou et de Fernand Schwartz pas plus que notre réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin (Ed Artefact 1986) ni notre article « Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis (1994) ou encore notre catalogue de l’exposition Astrologie et Prophéties, Merveilles sans images (Ed bibliothèque Nationale, 1994)

Il est clair que ces Origines de l’Astrologie auront contribué à la crédibilité de Denis Labouré, ce qui lui aura ouvert des portes comme on peut l’en féliciter au vu de sa bibliographie des vingt dernières années ! Nous notons d’ailleurs que dans son récent ouvrage sur Astrologie et Religion au Moyen Age, 2019, Labouré aura persévéré dans ses pratiques dont nous avons démonté, au cours de notre enquéte, le passionnant mécanisme.

Cela dit, dans une dédicace manuscrite, Denis Labouré

 nous écrivait en 2005  » Pour Jacques Halbronn. Puissent les Origines de l’Astrologie rappeler que les astrologues attendent d’autres traductions de textes

anciens issus de ta plume. Bien amicalement, »   comme s’il tenait à nous cantonner à un statut de traducteur et non de chercheur…..

Cela dit, à l’heure des moteurs de recherche, le plagiat et l’occultation des

sources – ce qui lui est assimilable est devenu fort peu

conseillé  et praticable.

JHB

30. 03 21

 

 

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jacques Halbronn L’obstacle épistémologique du métalangage en linguistique et en astrologie

Posté par nofim le 29 mars 2021

 

L’obstacle épistémologique du métalangage en linguistique et en astrologie

par Jacques Halbronn

 

 

Séparer le bon grain de l’ivraie. On peut transposer à propos du traitement du métalangage lequel constitue un obstacle fatal à la compréhension, à l’intelligence du mode d’emploi des textes et des langues..

Paradoxalement, c’est dans le domaine de la langue que le métalangage serait le plus source d’erreur. En règle générale, l’on aurait tendance à croire que toutes les lettres d’un mot doivent se prononcer. D’où la formule courante « cela s’écrit comme cela se prononce » et en même temps, dans l’apprentissage de la langue française, ne nous dit-on pas que certaines lettres, sous certaines conditions, ne sauraient se faire entendre, comme dans le cas des consonnes en fin de mot ?. C’est ainsi que « mot » comporte en français un « t » final lequel est voué à une présence muette, en quelque sorte ! On y reviendra.

Dans le cas de l’astrologie,se pose la question de ce qu’on appelle « symbolisme », c’est à dire de données supposées faire sens, dé livrer quelque message, receler de l’information.. C’est le cas du pittoresque des noms de signes du bélier à la vierge et de planètes de Mercure à Pluton, qui nous parlent alors que d’autres termes ne nous disent pas grand chose comme dans le cas des aspects qui se contentent de références géométriques. Carré, trigone (entendez triangle), sextil (entendez hexagone et même Conjonction ou Opposition. Comme l’astrologie serait un savoir triste sans le Zodiaque ! On connait l’adage : tout est bon dans le cochon. Rien à jeter !

Qu’est ce qui sert simplement d’ornement, d’emballage?Comment donc parvenir à faire le distingo ?

Le débat n’est pas simple car parfois l’on garde ce qu’on devrait jeter et l’on jette ce que l’on devrait garder ! C’est le cas des étoiles fixes que l’on tend de nos jours à consiférer comme extéreieures à l’astrologie alors que les planètes nouvellement découvertes donc inconnues des Anciens occupent le haut du pavé !

La question se pose de savoir si cette symbolique zodiacoo-mythologique est le fait des astronomes ou des astrologues. Si elle est le fait des astronomes, l’on comprend que cette symbolique reléve en effet d’un méta-langage qui n’a évidemment pas la même valeur ou rigueur scientifique que la réalité planétaire ou stellaire. En revanche, si c’est le fait des astrologues, comme nombreux semblent vouloir le croire, l’on sera enclin à leur accorder une grande importance pour la pratique de l’astrologie, d’où le débat sur la précession des équinoxes en ce que ce glissement anéantirait le travail de balisage du ciel effectué par les astrologues. Selon nous, il s’agit bel et bien d’un emprunt du métalangage des astronomes par les astrologues. Quant au choix des dieux attribués aux planètes, force est de constater que de nombreuses divinités ne trouvèrent pas de place dans le « septénaire », celles-ci durent attendre, en quelque sorte, la fin du XVIIIe siècle pour accéder progressivement au statut planétaire, à commencer par Uranus.(planéte découverte par télescope en 1781 depuis la ville de Bath, en Angleterre).

Selon nous, ce qui caractérise le métalangage, c’est qu’il n’est pas conservé avec soin puisque l’on n’en fait qu’un usage en quelque sorte fictif. Il ne faut donc pas s’étonner de la corruption (cf notre article dans l’Encyclopaedia Universalis) dans lequel cette série nous est parvenue, quand on la compare à ses sources, à savoir l’iconographie des mois de l’année telle que conservée dans les Livres d’Heures (cf les Très Riches Heures du Duc de Berry)

On peut aussi parler de métalangage à propos des Centuries de Nostradamus, nombre de quatrains ayant été repris de la prose de guides de voyages et de pélerinages – ceux notamment de Charles Estienne, comme l’a montré Chantal Liaroutzos (Revue Réforme Humanisme Renaissance, 1986). On aura eu affaire, semble -t-il à un travail de remplissage effectué un peu n’importe comment pour faire le compte de quatrains prévus.-chaque centurie devant en principe en comporter, comme l’indique le mot centurie- une centaine. Or, là encore, le débat existe : faut il prendre au sérieux ces quatrains ou bien les considérer comme une piétre imitation de l’oeuvre authentique de Michel de Nostre Dame (cf notre post doctorat Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE 2007) ?

 

Mais revenons au volet linguistique de la présente étude , les deux volets étant voués à s’éclairer mutuellement sur la question du métalangage, c’est à dire d’un langage ne faisant pas pleinement fonction de langage, d’un langage instrumentalisé..Là encore, il y a débat au regard de la description et donc de l’enseignement du français et notamment du français langue étrangère (FLE).

Nous nous concentrerons ici sur la fonction métalinguistique en français de la lettre « e ». Souvent l’on se moque des locuteurs qui ne parvienent pas à prononcer le son généralement atttribué au « e » à la française. Rappelons que si nous partageons le même alphabet avec de nombreuses langues, nous ne récitons pas le dit alphabet « latin » de la même façon. C’est ainsi que les autres langues rendent la lettre « e » dans leurs alphabets respectifs à leur façon, ce qui correspond en général au son qui en français est traduit par un accent sur la lettre « e ». Mais avons-nous raison de tenir et de nous en tenir à un tel usage ?

La thèse que nous soutenons ici est que la letttre « e » en français reléve du métalangage et qu’elle n’a pas à avoir de son propre.Nois nous appuierons sur la langue orale telle qu’elle est transmise comme le sont les langues « maternelles » sans passer par l’école. En effet, à l’école, on va rencontrer une autre façon de parler le français qui ne respecte le caractère de métalangage de la lettre « e », ce qui fait que bien des étrangers ayant appris notre langue ne la reconnaissent pas aisément quand il sont confrontés à des locuteurs francophones « naturels ». Pour l’élève français, se développe une sorte de schizophrénie : il « parle » une langue et quand il la lit à voix haute, cela devient autre chose ! D’aucuns iront jusqu’à dire que c’est la langue « scolaire » qui fait autorité. Ce qui n’est absolument pas notre avis. D’ailleurs, il suffit de considérer la fonction des apostrophes qui indique bien que dans nombre de cas, on ne prononce par la lettre « e » comme dans : « je l’aime » à la place de je le aime. Idem je te aime est devenu je t’aime.Quel enseignement en tirer ? Que l’écrit s’est aligné sur l’oral. Le e du français joue en fait un double rôle : tantôt il ne se prononce pas et tantôt il devient un « é ».par un phénoméne de contraction. C’est le cas de tous les participes se terminant en « é » et qui initialement se terminaient par la lettre « d », ce qui est resté dans les emprunts de l’anglais au français, le participe se présentant avec une finale en « ed ». Il en est ainsi pour les infinitifs où la forme « er » se rend par le son « é » mais cette fois, la consonne n’a pas disparu.

Autrement dit, on ne devrait jamais trouver le son « e » en « bon » français. Il y a là erreur dans la transmission des codes de lecture. On l’observe dans les chansons : au clair de la lune où l’on insiste sur le son « «e » alors que la prononciation correcte devrait être « au claird’lalune » comme on dit « la voiture d’la voisine ». A contrario on trouve des chansons qui respectent ce principe du « saut’ du « e » comme celle de Raymond Queneau, chantée pat Juliette Gréco : voilà du « vrai » français !

 

Si tu t’imagines, si tu t’imagines

Fillette, fillette, si tu t’imagines

Qu’ça va, qu’ça va, qu’ça va durer toujours

 

On connait le cas de l’adjectif petit, que l’on rend volontiers avec une apostrophe : mon p’tit gars. Un étranger ne se risquera pas à parler ainsi, tant on lui aura appris à « tout » prononcer.

En fait, quelle est donc la fonction métalinguistique de la lettre « e » en français ? C’est souvent au féminin que le « e » jouera ce rôle. Prenons le couple grand et grande. Est ce que dans ‘grande » on entend le « e » ? Non, le e indique qu’il faut prononcer le « d » et sans le « e », on ne le prononcera point comme dans ‘grand ». Idem pour petite et petit. Guy Béart trahit le français quand il chante « ma petite est comme l’eau » en marquant dans un même vers trois fois le « e » bien à tort ! On devrait dire « Ma

p’tit’ est comm’l'eau ». On notera qu’il est obligé de respectera l’apostrophe, autrement il faudrait dire ‘la eau ».

En fait, le e permet de relier les consonnes entre elles, ce qui exige une certaine gymnastique : « ifaut qu’j't’dise ». Ici le son « e » se réduit à un lien aussi tenu que possible entre consonnes  et cela ne s’enseigne pas à l’école. Cela produit une musique très particulière du français. On notera aussi, par exemple, que l’on ne dit pas « de le » mais « du », pas « à le » mais « au ».etc,

Nous avons là un bon exemple d’une lettre ayant une fonction spécifique par rapport à d’autres consonne, puisqu’elle indique par sa présence et son absence si telle consonne qui la précède doit ou non se prononcer. En ne respectant pas cette régle, on dénature la langue française tout comme on dénature l’astrologie en y introduisant des éléments devant servir uniquement de facteurs de localisation, de dénomination. La mauvaise monnaie chasse la bonne : l’aspect en astrologie devient ainsi secondaire par rapport au poids de la symbolique zodiacale, ce qui tend à fausser tout le processus d’interprétation des données cosmiques..

.

 

 

 

 

 

JHB

28 03 21

 

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jacques Halbronn L’astrologie sidéraliste, compromis boiteux entre tropicalisme et stellarisme

Posté par nofim le 29 mars 2021

L’astrologie sidéraliste, compromis boiteux entre tropicalisme et stellarisme

 

Par Jacques Halbronn

 

 

En 1986, nous avions adressé une Lettre ouverte à une « amie astrologue » sidéraliste – en l’occurrence Marie Delclos qui n’était pas nommée (L’étrange Histoire de l’Astrologie, avec feu Serge Hutin, Paris, Artefact). Dans ces années là, ce courant avait une certaine dynamique : colloques à Bruxelles, animés chaque année par Jacques de Lescaut, création de la FAS, la Fédération de l’Astrologie Sidéraliste) Ce courant réunissait Robert Amadou, Jacques Dorsan, Denis Labouré, J L. Caradeau et quelques autres.) En 1985, le Niçois Dorsan avait fait paraître chez Dervy un

 

 

« Retour au Zodiaque des étoiles Vous n’êtes pas né sous le signe que vous croyez « - Préface de Raymond Abellio. Depuis, la cause sidéraliste est particulièrement représentée par Patrice Bouriche (cf ses conférences vidéos en ligne)  qui traite de l’ »imposture du zodiaque des saisons ».

 

 

 

 

.. On retrouve ce courant dans l’astrologie « indienne » -ou hindoue qui ne tient pas compte de la précession des équinoxes.

 

 

Nous commencerons notre étude en insistant sur le fait que la typologie zodiacale est une donnée profane et non pas « secrète » car l’ésotérisme de l’astrologie concerne les aspects et non les signes, le découpage en signes servant seulement à calculer les aspects : tant de signes tel aspect entre deux astres. Et ainsi de suite., .

 

Téttrabibe :

 

14 — Des aspects des signes

Entre les parties du Zodiaque, celles qui ont d’abord entre elles quelque familiarité sont celles qui sont en aspect. Ce sont premièrement celles qui sont en aspect diamétral44, contenant deux angles droits, six signes, et 180 degrés. Deuxièmement celles qui sont en aspect trigone45, contenant un angle droit et un tiers, quatre signes, et 12 degrés. Troisièmement, celles qui sont en aspect quadrat46, contenant un angle droit, trois signes et 90 degrés. Enfin celles qui constituent un sextile47 contenant deux tiers d’un angle droit, deux signes, et 60 degrés.Pourquoi ces intervalles seuls sont-ils admis ? On le comprendra aisément avec ce qui suit. L’explication de l’aspect diamétral est évidente, car l’opposition des signes se fait en ligne droite. Mais si nous, prenons les deux fractions et les deux rapports sesquipartiels les plus importants en musique, et si les fractions un demi et un tiers sont appliquées à l’aspect diamétral, composé de deux angles droits, la moitié fait l’as-pect quadrat et le tiers le sextile et l’aspect trigone49. Quant aux rapports sesquipartiels, si le sesquialtère et le sesquitiers sont appliqués à l’intervalle quartile d’un angle droit, le sesquialtère constitue le rapport du quartile au sextile, et le sesquitiers celui du trine au quartile50. Parmi ces aspects, les trines et sextiles sont appelés harmonieux parce qu’ils sont composés de signes de même nature, soit entièrement féminins, soit entièrement masculins ; au contraire, les quartiles et oppositions ne conviennent pas ensemble parce qu’ils sont constitués de signes opposés. »

 

 

 

Ce sont les aspects qui permettent de relier les astres entre eux et cela ne dépend pas de la précession des équinoxes. Ce lien peut se faire de trois manières : lien entre deux planètes dans le ciel, lien entre une planète dans le ciel et une planète dans le thème (radix) et lien entre une planète et une étoile fixe. Ces aspects sont en constante évolution puisque les planètes bougent même si les autres facteurs sont fixes : étoiles et planètes dans le thème natal.

On voit donc que les constellations zodiacales ne sont que des constructions pratiques servant à localiser les étoiles que rencontre telle planète dans son parcours sur l’écliptique.

On nous objectera que ce n’est pas pour rien que ces constellations ou ces signes portent le nom qu’ils portent. C’est bien là tout le débat ! Selon nous, on est dans le registre du métalangage qu’il s’agisse du nom des signes ou du nom des planètes. Ce serait une erreur d’y accorder trop d’importance, au niveau astrologique. Mais il faut bien désigner les objets que l’on étudie, dont on se sert.Ni plus ni moins.

Nous ne suivrons toutefois pas les astrologues tropicalistes quand ils soulignent le caractère saisonnier du nom des signes car précisément, un tel emprunt de l’astronomie à l’iconographie des calendriers, des almanachs, des « livres d’heures » tout comme ai panthéon de l’Olympe, n’est pas un argument concluant. On ne saurait donc en conclure qu’il faille aligner l’astrologie sur les axes équinoxiaux et solsticiaux., comme nous avons pu le faire, en son temps, nous même en 1976 (Clefs pour l’Astrologie, Seghers et Astrologie Sensotielle, Cosmopolitan) voire encore dans l’Astrologie selon Saturne, La Grande Conjonction, 1994. Mais depuis vingt ans, c’est de l’histoire ancienne.

Or, nous ne saurions souscrire à l’idée selon laquelle le Zodiaque ferait sens en astrologie pourvu que l’on introduise la retouche de l’Ayanamsa, soit environ 24/25° car cela ne change rien à l’affaire puisque de toute façon ce symbolisme n’est pas pertinet au regard de l’astrologie mais ne sert qu’au niveau de l’astronomie dont l’astrologie, elle même,se sert, dans des limites techniques bien définies.

L’on ne peut donc que regretter que le courant sidéraliste n’ait pas abouti au stellarisme, c’est à dire précisement à la déconstruction des « constellations « . Ptolémée consacre d’ailleurs tout un chapitre aux étoiles fixes dans la Tétrabible. Mais nous ne le suivrons pas quand il nous parle des « vertus » propres à telle ou telle étoile car ce qui compte c’est la nature de l’aspect entre une planéte et une étoile et cet aspect change la signification de toute configuration : c’est la base de ce que nous appelons l’Astrologie Relativiste. Et c’est en ce sens que nous considérons les aspects comme la partie ésotérique, cachée, secrète de l’astrologie sans laquelle les planètes et les étoiles ne font pas sens par elles-mêmes. L’aspect est la clef de tout le système et ceux qui n’avaient pas cette clef ont cru pouvoir passer outre en surinvestissant le nom des signes et des planètes ! Ce qui produit une astrologie exotérique.

Où se situe donc l’imposture dont parle Patrice Bouriche ? Il n’y a en vérité aucun enjeu dans ce débat car tous les référentiels, à ce stade, se valent puisque c’est au niveau des aspects entre astres et non par rapport aux divisions arbitraires de l’espace. Ce serait là confondre les fins et les moyens, le contennt et le contenu, l’écorce et le fruit !

Cela dit, il y a une certaine intuition heuristique dans l’idée d’un décalage puisque nous avons montré qu’il y avaiy un écart de 45° entre l’aspect qui se forme et ses effets : c’est tout le rôle du semi carré (45°) et du sesqui-carré (135° soit 90° + 45°) dont traite d’ailleurs la Tétrabible. Et en ce sens, nous nous appuyons sur le modèle saisonnier car l’on sait que la spécificité d’une saison ne se manifeste pas au moment de l’équinoxe ou du solstice mais avec un certain décalage, à mi -parcours. D’où l’importance accordée aux signes fixes correspondant à la symbolique dite du tétramorphe, attestée dans le Livre du prophéte Ezéchiel et dans les composantes du sphinx (cf notre avant propos à « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau », Albatros, 1979) ; le taureau, le lion, l’aigle et l’homme avec 4 étoiles fixes dites royales : Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut, formant un quadrilatère dans le ciel étoile..Selon nous, il importe de décaler de 45° l’impact d’une conjonction ou d’un carré par rapport à un point fixe (étoile ou planète du radix)

Se pose aussi la question du début du cycle:est-ce la conjonction ou le carré. Si l’on s’en tient à l’analogie saisonnière, le carré correspond à l’équinoxe et la conjonction tout comme l’opposition au solstice. Là encore, on s’en doute, il y a risque d’erreur puisque bien des astrologues font début un cycle à la conjonction.Pour nous résumer : on doit commencer par le carré planète -étoile natale au sens de William J. Tucker, c’est à dire la « birth star) qui correspond à un premier temps qui ne s’incarne vraiment qu’à mi parcours, donc avec un décalage de 45° soit 90/2/.

On aura compris que nous ne sommes pas tropicalistes au sens du calcul technique du zodiaque tropical mais que selon nous l’interprétation de tout cycle astrologique doit se calquer sur la progression saisonnière.

En définitive, il s’agissait de reconstituer correctement le puzzle et souvent ceux qui s’y sont essayé auront fait fausse route.

 

JHB

29. 03. 21

 

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jacques halbronn Qu’est ce qu’une pseudo science. Le cas de la Cité astrologique

Posté par nofim le 28 mars 2021

 

Qu’est ce qu’une pseudo-science ? Le cas  de la Cité astrologique

Par Jacques Halbronn

Nous dirons qu’une pseudo-science est une « science » qui est plus marquée par la conjoncture que par la structure, plus par la pratique que par la réflexion théorique.

Nombreux sont ceux qui croient qu’une science serait validée par la pratique laquelle déterminerait ce qui serait ou non « probant ». Or, l’Histoire des Sciences ne va pas dans ce sens.

Les critiques de l’astrologie- de quelque bord qu’il soit, ce qui englobe réformateurs comme adversaires – ont le devoir de déterminer ce qui « cloche » dans le « savoir » astrologique. Quand quelque chose ne « va » pas, que faire ? Et d’abord, à quel niveau, cela « coince » ? Pourquoi cela n’est pas jugé « satisfaisant » ?Que faire pour y remédier ? Deux cas de figure se présentent dans le domaine technique : soit on va réparer l’appareil, soit l’on va en acheter un plus performant qui rendra le précédent obsolète.

Comment cela se passe-t-il dans le champ astrologique?Est-ce que la recherche progresse ? On vous répondra peut être que du moment que « ça marche », on ne voit pas pourquoi il faudrait changer quoi que ce soit. Ne dit-on pas que les mauvais ouvriers se plaignent de leurs mauvais outils?Un « bon » astrologue serait donc celui qui ne se plaindrait point de son « outil », qui saurait en tirer le meilleur parti. A l’inverse, celui qui serait critique de cet outil montrerait par là même qu’il ne sait pas s’en servir « comme il faut », qu’il n’ a pas été correctement fotmé..

Ot, sachant à quel point la pratique est difficile à jauger et à juger, ne serait -il pas préférable de s’assurer de la cohérence du modèle à la fois au niveau interne et au niveau externe ? Au niveau interne, en répérant les éventuelles incongruités et au niveau externe en optimisant les passerelles entre le dit modèle et d’autres corpus ? Selon nous, une telle double tâche est vouée à se poursuivre sur la longue durée, ce qui revêt une vertu préventive, constitue une assurance sur l’avenir. Il faut ne pas cesser d’améliorer le produit ne serait-ce que par rapport à la concurrence. Bien entendu, les échecs sont aussi une incitation à réviser le système, à tirer des leçons .

Quant aux attaques actuelles contre l’astrologie, elles se limitent à « tester » les dispositifs traditionnels. Pourtant l’exemple de Gauquelin est édifiant : il aura abouti à faire apparaître une certaine forme d’astrologie, comme quoi il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. En revanche, son jugement sur ce qu’il n’a pas validé est des plus téméraires aussi bien sur ce qui lui était connu que su ce qui ne l’était pas, ne serait ce que parce que la recherche astrologique peut avoir progressé entre temps. Comment Gauquelin pouvait- il « prévoir » ce qu’il en serait de nouvelles formulations ? Une telle désinvolture masque mal un certain mépris bien peu « scientifique » et donc n’épargne pas les méprises.

En fait, l’astrologie aura pâti de la médiocrité de ses détracteurs incapables de signaler ses failles, ses insuffisances.D’aucuns, certes, comme Serge Bret Morel sont d’avis que ce n’est pas aux détracteurs d’aider l’astrologie à se bonifier. Mais,une critique qui ne serait pas constructive, in fine, révéle son caractère superficiel.Il y a là quelque paradoxe : un bon adversaire vous aide à avancer. Et plus ses remarques seront pointues, plus le « malade » pourra espérer guérir. Inversement, ceux parmi les astrologues qui flattent le ‘maitre à penser » risquent fort de l’enfermer dans ses erreurs ou en tout cas l’empêchent d’améliorer l’outil qu’il a mis à disposition de ses partisans.

Prenons le cas d’André Barbault. Il publie en 1967 les astres et l’HIstoire -Pauvert. Est-ce que pendant les cinquante années qui ont suivi, le dispositif aura été sensiblement reconsidéré  par leur auteur ou par sa « cour » ? Et pourtant, la prévision quant aux années 1982-83 se sera révélée bien décevante. Cela ne justifiait-il pas un certain remaniement, en se demandant où était le défaut. Est ce que cela suffisait que les uns disent que cela tenait, quand même, la route et que d’autres clamaient que cela ne « marchait » pas ; Les deux attitudes nous semblent, l’une comme l’autre, assez stériles ! N’eût-il pas été souhaitable que l’on regardât les choses d’un peu plus près, sous différents angles ? Ne pouvait-on faire varier certains paramètres comme le choix des planètes, les critères faisant monter ou descendre le graphe de l’indice ou encore le temps d’incubation nécessaire pour qu’une configuration parvienne à maturité ? Barbault, lui même, aurait pu faire avancer le schmilblick. Il est vrai que ce n’était pas lui, Barbault qui avait conçu l’indice en question et que celui (Gouchon) qui est à l’origine d’un système est le mieux à même de corriger le tir si tant est qu’il soit encore en vie.

Mais est ce que les praticiens seraient d’accord pour repartir sur de nouvelles bases sans que cela ne vint mettre en péril l’infaillibilité du maître ?. D’autant que plus un modèle est bancal, plus le praticien aura du mérite à le faire fonctionner.

Une « pseudo-science » serait donc une science mal traitée (maltraitée) tant par l’incurie de ses partisans que par l’indigence de ses sceptiques, à la fois incapables de la sauver ou de lui porter un coup fatal. Ce qui en fait une sorte de zombie, Au fond, tout le monde est dans le même bateau!

 

 

 

Bibliographie

Jacques  Halbronn  1997:  Astrologie. Pathologie d’une épistémé  https://hommes-et-faits.com/Para_Psy/index.html

 

 

JHB

28 03 21

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Jacques Halbronn Qu’est ce qu’une pseudo-science ? Le cas du débat autour de l’astrologie ?

Posté par nofim le 28 mars 2021

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jacques Halbronn L’importance des milieux de phases en Astrologie cyclique

Posté par nofim le 27 mars 2021

jacques  Halbronn  L’importance des milieux de phases en Astrologie cyclique

Si nous n’accordons aucune importance à la position des planètes dans les signes ou dans

les constellations, comme nous l’avons expliqué dans une précédente étude, nous

pensons que le cycle des saisons est utile pour analyser le processus cyclique

en soi.  D’où l’importance à accorder aux milieux de saison, d’autant que cela

correspond au tétramorphe, c’est à dire aux signes dits « fixes » (taureau, lion,

scorpion,  verseau) qui constituent l’image du Sphinx.(cf notre prologue à Aquarius ou la Nouvelle

Ere du Verseau, Paris, Albatros-Autre Monde, 1979) et que l’on retrouve dans

la Bible, au Livre du prophéte Ezéchiel.  Ces signes correspondent au

semi-carré et au sesqui carré: semi carré (45°)  entre la conjonction et le carré, sesqui

carré (135°)  entre le carré et l’opposition.  De la même façon, le « plein » d’une

saison n’est il pas son « milieu », son « coeur », ce qui vaut analogiquement pour

une phase?

Autrement dit, ce serait une grave erreur de focaliser l’astrologie cyclique sur

la conjonction des deux astres composant le cycle ou sur leur quadrature car alors

il s’agit de temporalités intermédiaires et ambivalentes. Le printemps ne se

capte pas au moment de l’équinoxe pas plus que l’Eté au moment du solstice! Il

faut attendre la vitesse de croisière, le sommet de la phase. D’où une division

en huit si l’angle de 45° devient la référence, l’unité de temps et d’espace bien plus

importante en  astrologie cyclique qu’en astrologie rotationnelle, contrairement

à ce que soutient Patrice Guinard axé sur la division du mouvement diurne en  huit

(le « dominion », site CURA. free.fr)

L’erreur d’André Barbault aura été de surinvestir le moment de la conjonction

au lieu de considérer les aspects de 45° entre les planètes formant cycle, ce qui

décale  singulièrement les échéances, surtout pour un cycle de 36 ans comme

c’est le cas pour Saturne-Neptune. Décalage d’un huitième de cycle, soit 4 ans

environ. On notera d’ailleurs que si 1989 a  été important, la dislocation de l’URSS

aura été un choc encore plus grave pour la Russie, deux ans plus tard, dans les

tout derniers jours de l’année 1991. L’erreur aura été de ne pas prévoir le second

temps du choc. Est ce que Barbault au lendemain de 1989 annonça ce qui allait se

produire deux ans plus tard. En fait 1989 n’aura  été  qu’un prélude à la Chute de la

Maison URSS.

Dans le cas du cycle de Jupiter  de 12 ans,  chaque phase couvre 3 ans, ce qui

équivaut aux 3 mois qui divisent une saison. A mi-parcours, on est à 18 mois pour l

le milieu de phase. Il faudrait donc abandonner  les prévisions axées sur le

moment précis de la conjonction ou de la quadrature, notamment en transit et

la tradition astrologique a bien raison de nous proposer le semi- carré et le

sesqui-carré, qui sont la base de la division en huit secteurs, ce qui rend d’autant

plus obsoléte la division en douze. Comme le reconnaissait d’ailleurs

Barbault lui même, la conjonction est un aspect ambivalent comme tout ce qui

inaugure une  nouvelle phase.

Ce que nous disons vaut évidemment pour l’aspect d’opposition qui doit

laisser la place à un angle de 180° + 45° soit 225°. Or 360-225, cela donne  135

Ainsi, la prévision ratée  de Barbault relative à l’opposition Saturne-Neptune post 1953,

-pour 1971 – aurait du se faire pour une date plus tardive, augmentée de 4 ans..  Non

pas que nous ayons quelque faveur pour le cycle Saturne-Neptune, en raison

de notre rejet des planètes transsaturniennes, ce qui est le cas de Neptune.

En ce qui concerne l’indice cyclique, l’on peut aussi réfléchir dans le même

sens pour ceux qui s’intéressent à ce montage quelque peu baroque autour de

cinq planètes, de Jupiter à Pluton.

En conclusion il nous semble que l’idée d’une astrologie calquée sur

l’astronomie au point d’accorder de l’importance au moment meme de la

conjonction  doit laisser la place à ce que nous observons au niveau saisonnier.

C’est ainsi d’ailleurs qu’en ce moment, force est de constater, au lendemain de

l’équinoxe de printemps 2021  que nous ne nous sentons pas encore

complétement dans un temps printanier et notamment au vu  de la végétation qui

reste encore bien timide.

JHB

27 03 21

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Le symptome de la généralisation comme marque de mépris

Posté par nofim le 27 mars 2021

Jacques Halbronn Le symptome de la généralisation comme marque de mépris

Le mépris se traduit par un refus d’accorder trop d’importance à un probléme.

En procédant par généralité abusive, l’on joue sur plusieurs tableaux: on

caricature, on simplifie, marquant ainsi son dédain -  et on rend la critique plus

expéditive.

Cela se manifeste dès que l’on parle des Juifs (au pluriel) ou de l’Astrologie

(au singulier), par exemple. L’insistance à s’en tenir à un modéle unique d’une seule pièce fait partie

intégrante et sournoise du processus de stigmatisation  . Pas question de se

fatiguer à examiner les choses de plus près, ce serait faire trop d’honneur au

groupe ou au savoir considéré. Il y a là un non -dit: on ne pense que cela

vaille la peine d’en faire plus. Cela ne le mérite pas. Le jeu n’en vaut pas la

chandelle! Autrement dit, quel que soit le contenu du propos, il y a déjà un

vice de forme dans la façon même de poser le probléme.

Dans le cas de l’Astrologie, notamment,  l’attitude hostile se soldera par  un parti

pris de globalisation en usant du singulier. Procédé qu’un Michel Gauquelin

n’hésite pas à utiliser. (Songes et mensonges de l’astrologie) et de la sorte

l’anti-astrologie produit du syncrétisme en mettant tout ce qui a trait à de

l’astrologie dans le même sac, logé à la même enseigne, en vrac de sorte que

dès lors que l’on porte atteinte à telle notion astrologique, c’est toute

l’astrologie, dans sa totalité, que l’on atteint comme s’il s’agissait de la partie d’un

corps qui, infectée, pourrait contaminer le corps tout entier. à la façon de la mort

d’Henri II  du fait d’une blessure à l’oeil (1559)/ Il  y aurait donc une solidarité

obligée :si ce n’est toi, c’est donc ton frère (Le loup et l’agneau). Cela conduit

à ce que fait ou dit  tel astrologue devrait rejaillir sur l’ensemble de la « profession » ou

de la « confession ». Il en est évidemment de même pour d’autres groupes comme

pour les Juifs. L’on prend un malin plaisir à adopter une approche globale qui

n’épargnerait personne du groupe en question, en pratiquant la technique, la

tactique du  préjugé.

Le probléme, c’est que les groupes ainsi ciblés  risquent fort d’entrer dans le

jeu en contraignant leurs membres à faire preuve de « loyauté ». On sait à

quel point les attaques, les sanctions  dirigées contre une communauté, une corporation

peuvent servir à les souder,  On dira que ce n’est pas le moment de se diviser, de

se déchirer, de divorcer alors même que  la mise en évidence de différences

serait justement susceptible de neutraliser l’adversaire!

Pour notre part, en tout cas, nous préférons le rejet du syncrétisme car c’est

précisément du fait du syncrétisme qu’il y a crise, qu’il y a confusion, brouillage

d’image et par voie de conséquence, mépris. Cercle vicieux!

Dans les deux domaines cités, l’astrologie et le judaisme, où nous nous

sommes spécialement engagés, depuis un bon demi-siècle, nous pensons

qu’il faut séparer le bon grain de l’ivraie,  les mauvaises herbes et les branches

mortes des parties saines. C’est donc à l’encontre de la double tendance à

englober que nous nous élevons, tant envers les adversaires que les

défenseurs. Nous militons pour une nouvelle idée de l’astrologie tout comme

une nouvelle posture du judaisme en mettant en évidence les clivages internes.

car tout n’y est pas nécessairement compatible;

Nous avons pu noter pour ce qui est , en tout cas, de l’astrologie, que les périodes de

déclin sont marquées par un fléchissement des attaques qui lui sont adressées

puisque le mépris conduit à ne même pas faire l’effort de lui consacrer du

temps.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 03 21

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, Juifs, sociologie | Pas de Commentaire »

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