La civilisation de la teinture

Posté par nofim le 26 mai 2013

Toujours en quête d’un concept ou d’une image permettant de caractériser un ensemble de comportements nous est venu récemment le mot « teinture » qui vaut tant sur le plan culinaire que sur le plan du mimétisme. Qu’est-ce qu’une tasse de chocolat sinon de l’eau teinte ou teintée ? La teinture est un vernis mais elle a une acception plus large en ce qu’elle implique plus facilement le mélange. On se vernit les ongles mais on se teint les cheveux, habitude plus typiquement féminine, au demeurant. Qui plus est, le verbe teindre comprend un dérivé préfixé particulièrement évocateur : déteindre, synonyme de capillarité. On sait que lorsque l’on met des vêtements de couleur ensemble, cela risque de déteindre, c’est-à-dire de surimposer, brouiller les choses et si notre société est marquée par un tel phénoméne, n’est-il pas bien difficile de s’y retrouver et de s’y reconnaitre, ce qui autorise toutes sortes de revendications égalitaires qui profitent de la confusion des genres?
La teinte- et son corollaire la « déteinte »-  est la touche qui permet de donner le change, de tromper son monde, à peu de frais.
Nous serions tentés de parler de teinture en matière alimentaire, de mixture. Une sauce  va « teindre » une viande, tant sur le plan visuel que gustatif ou olfactif. Elle  fera croire que c’est tout le produit qui est caractérisé par ce facteur additionnel  voire que des produit très divers ne font qu’un puisqu’ils sont porteurs des mêmes marqueurs. Il y aura tromperie sur la marchandise/
Mais diront certains, non sans un certain cynisme, est-ce que tout n’est pas affaire de teinture, ce qui justifierait que l’on recourût à de tels procédés ? Cela n’est pas sans évoquer les études sur le « gender », le genre auquel se réduirait le sexe. Tout ne serait que teinture.
Comment apporter la preuve du contraire ?
Or, si l’on reprend le débat au niveau culinaire, il est clair qu’il existe des subterfuges autour de toute une partie de la gastronomie. On peut aussi assimiler à de la teinture tout recours à des objets à la différence de ce qui est organique. Mais seul le recours à des statistiques semble permettre de ne pas se laisser leurrer par la teinture. Le doute est permis et l’on répond que l’avenir  nous dira ce qu’il en est vraiment, ce qui laisse un sursis pour ceux qui entendent profiter d’un tel questionnement.
Il faudrait prendre sur le fait, en flagrant délit ceux qui utilisent, sans vergogne, un tel stratagème. Chassez le naturel, il revient au galop.Ce qui est clair, c’est qu’une société qui se voit ainsi abusée est menacée de dysfonctionnements. Et c’est bien là que le bât blesse tout comme une personne qui se nourrit mal va dépérir. Toute addiction (addition) est nuisible.
C’est pourquoi nous pensons qu’il faut à tout prix éviter de créer un monde vivant selon le même modèle au nom d’une modernité qui chercherait  à imposer sa loi systématiquement.  Il est vital pour l’Humanité que plusieurs systèmes sociopolitiques cohabitent de façon à ce que l’on puisse faire de comparaisons, que l’on ait des groupes témoins. En ce sens, le communautarisme, l’existence de « sectes », nous apparait comme un garde-fou face à des utopies universalistes. C’est d’ailleurs ainsi que l’Humanité a probablement progressé, évolué en mettant plusieurs fers au feu.  Le cloisonnement des modes de vie pourrait apparaitre au XXIe siècle comme la meilleure solution et  il ne faudrait pas que 1989 apparût comme le début d’une ère « mondialiste », ne connaissant plus qu’un seul et unique modèle et condamnant un peu vite telle ou telle pratique jugée rétrograde.  Ceux qui refuseront l’idée d’une telle diversité, notamment quant au statut de la femme, montreront ainsi qu’ils veulent gagner du temps et  espèrent ainsi parvenir à un point de non retour au regard d’une expérience dominante. Il nous parait donc essentiel que le statut des femmes ne devienne pas identique sur toute la planète et que les sociétés aient le droit de fonctionner différemment, sans droit d’ingérence. Il vaut mieux que l’on multiplie les expériences plutôt que de ne parier que sur une seule d’entre elles.  C’est là un mal qu’il faut dénoncer et combattre avant toute autre menace, d’où l’importance des exceptions culturelles..
JHB
29. 03.13

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L’astrologie des fluctuations

Posté par nofim le 26 mai 2013

Il n’y a pas de pensée astrologique sans un processus de décantation tant du matériau historique que du matériau astronomique. Mais comment procéder à une telle double structuration des choses ? Est-il plus aisé de partir d’un ordre cosmique ou d’un ordre social ?Peut-on imaginer la façon dont les Anciens ont pu vouloir  se représenter le ciel ? Peut-on se faire une idée des rouages, des mécanismes sociétaux ? Une telle recherche semble se révéler actuellement impuissante, d’où des solutions « globales » qui consistent à tout prendre tant dans le monde d’en haut que dans celui d’en bas, comme on peut l’observer chez les astrologues qui ne trouvent de repères ni chez les astronomes/astrophysiciens, ni dans la sociohistoire.
Les astrologues aimeraient bien que ces choix aient été fait pour eux, avant eux et s’y tenir. Mais ce qui leur est transmis est pour le moins embrouillé et les deux plans considérés ont bien du mal à s’emboiter l’un dans l’autre sauf à se contenter d’une certaine inconsistance mutuelle.
Il nous semble qu’il faut poser un certain nombre de principes, de présupposés tels que ceux de récurrence, de flux et de reflux, qui sont communs à ces deux plans, auxquels on ajoutera ceux de visibilité et de lisibilité, donc d’intelligibilité qui relèvent d’une certaine ergonomie du système. Soit une visualisation possible de ce qui est étudié tant dans le ciel que dans notre monde sublunaire.
Inversement, on éliminera tout ce qui est étranger à un tel préalable de lisibilité. Qu’est-ce donc qu’un ciel lisible, qu’une Histoire lisible ? On ne peut pas, en effet, se permettre de renoncer à l’exigence de comprendre, de percevoir. Il importe aussi de définir ce qu’a pu être un projet connectant nos deux plans, quelle que soit, par ailleurs, l’instance qui en soit, qui en ait été à l’origine. C’est l’ensemble de ces facteurs qu’il convient de concilier et d’avoir en tête. Ce qui implique de ne pas se fourvoyer dans l’irrationnel, dans le factuel ou en tout cas d’en sortir.
Qui dit lisibilité implique qu’on ait le temps de  capter le signal ainsi que d’ENS suivre les effets, les réactions. Un signal par trop éphémère ne saurait convenir et des répercussions par trop fugaces non plus. Or, force est de constater le rythme précipité de l’attitude astrologique actuelle dont Roger Héquet s’est fait le chantre (ACB)..(cf notre entretien en février 2013 sur teleprovidence). Non pas qu’en effet, au niveau individuel, il n’existe  une myriade de micro-événements mais est-il du ressort de l’astrologie d’en rendre compte, surtout si, pour ce faire,  on doit faire appel à des données astronomiques fictives fourmillantes (technique des directions qui correspondent à des mouvements non perceptibles dans le ciel).
Il convient de raison garder et de ne pas renoncer aux réflexes que nous avons dans la vie courante. Pourquoi accepterait-on de l’astrologie ce que l’on n’accepte pas dans la gestion habituelle de notre vie sociale ? demanderons-nous. (cf notre brochure «L’astrologue face à son client »,  en ligne, avec une série de croquis humoristiques). Autrement dit, la plupart des gens qui font de l’astrologie seraient, selon nous, en décalage par rapport à leurs propres pratiques de vie, d’où une conflictualité sous jacente et une certaine mauvaise conscience de leur part qui expliquerait leur difficulté à verbaliser leur démarche astrologique…Nous pensons que l’astrologie représente un monde paralléle qui s’ouvre à des personnes qui vivent mal dans notre monde, notamment en ce qui concerne la sexuation, l’autorité.
Donc, il importe de revoir l’enseignement de l’astrologie pour qu’il soit plus en phase avec le « sens commun », quitte à perdre une clientèle névrosée, en quête d’échappatoires. D’où la notion de fluctuation par opposition à une astrologie « ponctuelle ». Qui se manifeste déjà dans cette importance accordée au thème natal, ce qui passe par une connaissance extrêmement précise de l’heure de naissance, prônée par un Didier Geslain (cf ses conférences, en partie reprises  sur teleprovidence). Or, quelque part, une telle volonté de saisir au vol le moment fugace  est révélatrice d’une certaine philosophie assez stressante et malsaine. Un peu plus tôt, un peu plus tard et tout bascule en un rien de temps, ce qui rejaillit inévitablement sur le processus de datation elle-même millimétrée. Rappelons que les directions primaires dérivent de la carte du ciel et ont constitue les base de l’astrologie pendant des siècles, même si par la suite d’autres techniques ont pu prendre le dessus. (transits).. Mais l’astrologie en est restée au stade de la date précise et c’est là sa principale erreur méthodologique..
A cette astrologie « ponctuelle », ‘instantanée », nous opposerons donc une astrologie du flux et du reflux qui implique une toute autre idée de la durée, du temps astrologiques, tant au niveau astronomique qu’au niveau événementiel. Cette astrologie des flux se révèle extrêmement économe de ses moyens à la différence de l’astrologie ponctuelle.
En effet, à partir du moment où on laisse du temps au temps, un même facteur peut servir et couvrir une longue période. Et l’on peut parler, si l’on veut, d’une « orbe » importante alors que l’astrologie qui gère un grand nombre de données tend à ne pas accorder du tout d’orbes (cf l’ ACB), vu que les astres se retrouvent comme dans une boîte de sardines ou dans le métro aux heures de pointe, serrées les unes contre les autres. Avec l’astrologie des flux, on voit la configuration concernée se former, se constituer, se défaire sur un temps relativement long et parallèlement, l’on voit ses effets également se développer progressivement puis se dissoudre graduellement. d’où une visibilité sans commune mesure.
Cela dit, au regard de la clientèle des astrologues, il est toujours loisible de s’interroger sur ses demandes et ses attentes. Il doit certainement exister des gens qui correspondent à l’astrologie type ACB de Roger Héquet (Ed. Dervy) qui vivent sous tension des situations qu’ils sont seuls à connaitre. Or, notre astrologie, quant à elle, concerne des situations vécues collectivement et donc « visibles ». On n’est pas dans le secret du confessionnal.  C’est dire que toute approche astrologique de ce qui est purement individuel ne nous intéresse que très relativement car le flux est transindividuel, il implique des séries de situation comparables, une hirondelle ne  faisant pas le printemps. Qui dit flux, au sens social, dit collectif.
Flux et reflux sont les deux faces d’une même médaille. On n’appréhende une face que par rapport à l’autre, ce qui exige que les deux tendances alternent assez rapidement et non sur des décennies ou des siècles car là encore cela manquerait en visibilité.  Un cycle trop long ne garantit pas la conscience du flux et toute prévision astrologique doit être dialectique ou en tout cas prévoir une culmination et une dépression. Inversement, des cycles trop brefs ne font pas apparaitre la durée et donc empêchent d’appréhender le flux.
Peu à peu, on l’aura compris, se dessine le portrait robot de la « bonne » astrologie, celle qui ne porte pas les stigmates de traumatismes, de perturbations de tous ordres qui l’ont dénaturée.
 JHB
29. 03. 13

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L’astrologie éclairante ou éclairée ?

Posté par nofim le 26 mai 2013

On a du mal à comprendre la démarche de certains astrologues : qu’attendent-ils de l’astrologie. Est-ce le monde qui éclaire l’astrologie ou l’astrologie qui éclaire le monde ? On est là dans une sorte de « double bind ».
En écoutant les astrologues,  on a du mal à déterminer si l’astrologie,à leurs yeux, est confirmée par l’observation du réel ou si elle en est une grille de lecture. On a l’impression d’un double jeu et c’est bien là que le bât blesse. C’est le syndrome de la chauve-souris et il est intéressant de noter que plusieurs signes zodiacaux sont bicorporés, comme le capricorne (chèvre à queue de poisson) ou le sagittaire (archer) assimilé au centaure (cheval à tête d’homme). Le sphinx exprime cette complexité, cette double face de Janus (janvier, janus, la porte en latin), de l’ouroboros.
Or, de deux choses l’une : soit  l’astrologie est déjà validée théoriquement et donc a quelque légitimité  à proposer une certaine lecture du monde, soit elle recherche cette légitimité dans une pratique qui, cependant, ne se veut pas pour autant thérapeutique, les astrologues ne prétendant pas guèrir..
Il convient de revenir sur le rôle de la prévision des comportements. Quand on choisit un film, par exemple, on se fonde sur quelques données permettant de se faire une idée (le scénario, les acteurs, le réalisateur) sans que l’on soit allé voir le film. Il y a donc  toujours un « préjugé » qui nous fera ou non agir dans un sens ou dans un autre. Pour l’astrologie, on a aussi des « préjugés » qui nous incitent à aller « voir » ou pas. Donc, la pratique ne précéde pas la décision.
Mais voilà que nos astrologues nous déclarent qu’ils ont constaté des corrélations. On renverse alors l’ordre des choses : ce serait alors la pratique qui inviterait à accepter ce savoir.  Mais cela implique que l’astrologie ne soit pas nécessaire à la compréhension du monde. A quoi sert-elle dans ce cas ? Elle ne serait qu’un appoint, une cerise sur le gâteau. Elle viendrait confirmer ce que l’on sait déjà par ailleurs.
Mais peut-on ainsi affirmer que l’intelligibilité du monde, des personnes soit si flagrante ? Quel est donc l’apport de l’astrologie ? Ce qui présuppose qu’elle soit  crédible sur le plan théorique et interdisciplinaire pour rendre compte d’un certain processus. Mais dans ce cas,  ce qu’elle nous dit du monde devrait faire autorité.  Mais dans cas,  ce que nous percevons par ailleurs du monde ne ferait sens que dans la mesure où cela serait confirmé par l’astrologie. On ne peut dès lors partir de l’observation du monde puisqu’il revient à l’astrologie de nous dire ce qui se passe dans le monde, ce que reconnaissent les astrologues qui dressent un thème pour savoir ce qui se passe, en un instant T. Mais alors d’où leur vient cette foi dans ce que dit l’astrologie ? Réponse : de leur appréhension du savoir astrologique et comment valider ce savoir sinon par sa cohérence théorique  ? On en revient toujours au plan théorique et donc on ne peut valider le théorique par ce qui ne l’est pas, à savoir la pratique. Ce serait valider une chose à partir d’un facteur qui ne lui appartient pas comme d’acheter un produit parce que l’on propose un cadeau qui n’a rien à vour avec le produit. (Bonus) ou parce que sur l’affiche, il y  a un beau paysage ou une belle fille !
Malheureusement, ce petit jeu du chat et de la souris qui finit par être lassant s’explique assez bien par l’état de délabrement à la fois du savoir astrologique et l’état de confusion du monde qui fait que l’on ne peut s’appuyer ni sur l’astrologie en tant que savoir cohérent ni sur le monde en tant que réalité transparente. Cela nous fait penser à ces plats qui combinent des produits dont aucun n’est satisfaisant mais qui en s’alliant donnent quelque chose de mangeable. On pense au couscous qui ajoute à de la semoule de blé insipide des saucisses douteuses en terme de traçabilité, avec un peu de sauce piquante (harissa). Même recette pour la paella, la pizza, la choucroute, les lasagnes ou le cassoulet, autant de plats bâtards auxquels on est tenté d’assimiler une certaine astrologie. Et en fait, cela se mange, même si on peut appeler cela de la malbouffe. Il est vrai que l’on ne demande pas à son corps s’il est content d’ingurgiter de telles préparations. Cela lui est imposé au nom d’une certaine tradition culinaire. On a prononcé sciemment le mot « tradition » en ce qu’il apparait comme un moyen terme entre la  théorie et la pratique. Il renvoie à une habitude, à une temporalité. En fait, la réponse la plus appropriée de l’astrologue serait qu’il suit une tradition. Mais quid, dans ce cas, de nouvelles planétes, d’astéroïdes inconnus de la tradition astrologique ? On répondra qu’il est « de tradition » de faire appel aux produits locaux, de saison. Une petite touche de modernité,
Nous noterons que ceux qui consomment sans discernement des nourritures matérielles et intellectuelles frelatées se reconnaissent par leur embonpoint et un certain manque d’agilité physique et/ou mentale. Tout se paie.
JHB
28.03.13

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Début et fin des choses en astro

Posté par nofim le 26 mai 2013

Le commencement et la fin des choses en Astrologie
Par  Jacques  Halbronn
Il y a une symbolique très simple, celle de l’enfant et du vieillard. Tout le monde en saisit la portée. Il est en vérité cent façons de dire la même chose. C’est dire que l’enseignement de l’astrologie devrait sensiblement se simplifier quand on aura cessé de gloser sur chaque façon de s’exprimer. Et de même la communication avec le client n’en sera que plus aisée.
Mais le problème, c’est que si l’on renonce à pénétrer les arcanes de chaque mode d’expression, on raccourcit d’autant la durée des cours d’astrologie et on rend le métier d’astrologue accessible à un bien plus grand nombre.
En effet, au bout du compte, la vraie question est : quand les choses débutent-elles et quand  finissent-elles ? Tout le reste n’est que fioriture qui ne doit intéresser que les historiens de l’astrologie qui, comme disait en 1899 Bouché Leclercq, dans  son Astrologie Grecque,   ne perdent pas leur temps en comprenant pourquoi d’autres le perdent.
Une fois que l’on a balayé toutes ces formulations équivalentes et synonymiques, l’on est bien forcé d’aborder les vrais problèmes, à savoir la détermination en soi du commencement des choses, au regard de l’astrologie. Et c’est bien là que le bât blesse. On va épuiser son temps à des questions mineures pour masquer l’absence de réponse à des questions majeures. C’est un peu comme ces gens qui savent qu’il faut faire ceci ou cela mais qui ne savent pas ou plus pourquoi. L’astrologie risque l’implosion à force de croitre, de s’étendre, de  se gonfler sans avoir des bases solides, un axe clairement défini.  L’astrologie est déboussolée.
La mission de l’astrologie est de fixer ce point de départ. C’est ce qu’on attend d’elle. Tout le reste est secondaire car une fois le point de départ connu,   la suite en découle  nécessairement.
Entendons par là que le monde n’est pas intéressé par les astrologues qui prennent toujours le train en marche ou qui ne savent pas prévenir à temps d’un nouveau départ. Mais comment  parviendraient-ils à s’entendre du fait de la multiplicité des données dont ils disposent et que chacun traite à sa guise ?
En fait, les astrologues n’arrivent à s’entendre que dans l’après coup ; c’est-à-dire à partir d’informations qui ne sont plus d’ordre astrologique. Comme on vient de le laisser entendre, le moment astrologique est très bref ou du moins il  est fonction d’un compte à rebours. Ou bien l’astrologue annonce à l’avance un commencement  et non pas simplement une suite ou bien il fait semblant de prévoir en surfant sur ce que l’on sait déjà/
C’est pourquoi les astrologues adorent commenter l’actualité, c’est-à-dire ce qui a déjà eu lieu.  Ces astrologues s’imaginent que si l’astrologie prouve que ce qui s’est passé était écrit dans le ciel, ils ont validé l’astrologie. Mais ce n’est là qu’un piètre jeu de passe-passe qui consiste à  confirmer ce que l’on savait déjà.
Il faut bien reconnaitre que seule la vraie prévision peut « sauver » l’astrologie et cette prévision n’est pas celle du milieu du processus quand les choses suivent leur cours – car prévoir que cela va continuer un bout de temps, n’est pas concluant- cette prévision valable est celle du commencement et de la fin.
Le commencement, c’est quand l’on arrive à unifier le monde, à évacuer les clivages superficiels. La fin, c’est quand  l’on n’y arrive plus, et où cela part dans tous les sens, faute de force centripète par opposition à la force centrifuge.
L’exercice que nous proposons  implique  de prendre les devants, de montrer que l’astrologie est capable non pas de dire ce que tout le monde sait- même si elle le dit dans son jargon- mais d’annoncer une échéance cruciale,et pas forcément dans le cadre de l’année comme ces astrologues qui prédisent en début d’année. Le temps de  l’astrologie n’est absoulument pas annuel et le cadre  de l’année sert en fait de garde-fou pour canaliser le trop plein astrologique. Ce qui importe, c’est que l’astrologue soit en mesure de dire que tel phénoméne va se reproduire une éniéme fois, comme il s’est déjà produit sur les mêmes bases astrologiques tout au long de l’Histoire de l’Humanité. Pour y parvenir, les astrologues doivent se doter d’un modèle simple, dont chacun se sert et qu’ils adaptent éventuellement à tel ou tel  point sur le terrain.  
Ce modèle doit répondre à un certain nombre de critères :
-des configurations connues depuis des millénaires, ce qui évacue les planétes transssaturniennes
- des configurations qui se reproduisent toujours au même endroit, ce qui évacue les cycles constitués de deux planétes
-des configurations visibles par tous, ce qui évacue les facteurs fictifs, invisibles comme les conjonctions avec des points immatériels comme le point vernal, ce qui évacue le zodiaque tropique et les maisons calculées à partir de l’ascendant.
-des configurations qui valent aussi bien en astrologie mondiale qu’en astrologie individuelle et qui concernent tout le monde au même moment, ce qui exclut les travaux basés sur la date de naissance, laquelle  varie d’un cas à un autre.
C’est alors que nous aurons une astrologie unifiée et qui aura une valeur universelle en respectant le principe du passage de l’un au multiple. Le un est au commencement, le multiple est à la fin.   Confondre l’énergie du début et celle de la fin est le signe de la décadence d’une civilisation.   Ne pas savoir qui est capable de lancer les choses et  ceux qui sont capables de les mener à bonne « fin », c’est échouer en tant qu’astrologue, en tant que personne, en tant que société.
JHB
25.05.13

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Unité astrologique de mesure

Posté par nofim le 26 mai 2013

Vraies et fausses « unités de mesure » astrologiques
Par  Jacques  Halbronn
 
Disons-le d’entrée de jeu,  le nombre clef de l’astrologie est le 7. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on appelle le septénaire si ce n’est que si l’on parle du septénaire en incluant les luminaires en sus des planètes (jusqu’à Saturne), c’est en partie parce que précisément le 7 est important par ailleurs. 
L’importance à accorder au 7  tient d’abord à la Lune qui découpe en 4 son parcours mensuel. Elle le fait au regard de la nouvelle lune, de la pleine lune et des demi-lunes  mais elle le fait aussi par rapport aux quatre étoiles fixes royales qui balisent l’écliptique, selon un schéma se rapprochant d’un quadrilatère céleste. Ce sont les 28 jours qui sont nécessaires pour revenir à une même position sidérale (donc stellaire) qui donnent le 7 en se divisant en 4. (D’où  l’importance de ce nombre dans les astrologies chinoise et hindoue, entre autres). On est donc bien loin de la question du nombre de planètes dans le système des Anciens. On peut même dire qu’il ne s’agit là que d’une coïncidence quelque peu forcée, d’autant que nous savons pertinemment aujourd’hui qu’il y a des planètes au-delà de Saturne, ce qui n’empêche pas le nombre 7 d’être matriciel par référence à la Lune mais aussi à Saturne dont les 28 ans de révolution sidérale font pendant aux 28 jours lunaires.
La Lune est une donnée beaucoup plus importante en astrologie – mais évidemment pas en astronomie- que le soleil. En ce sens, on dira que l’astrologie est lunaire et l’astronomie solaire,  ce qui est assez emblématique de leur différence d’approche.
On aura compris que le zodiaque des 12 signes n’est pas notre « tasse de thé » et qu’il interféré plus qu’autre chose avec notre modèle. Nous ne pensons pas qu’il soit sage de tout faire cohabiter en astrologie sous prétexte que cela à voir avec l’astronomie, par tel ou tel biais.
Comment est-on passé d’une astrologie des 4 semaines à une astrologie des 4 saisons de trois mois ? Il est clair  que le calendrier des 12 mois est chose courante et qu’il est lié aux rencontres soli-lunaires qui sont en un an au nombre de 12 (voire de 13). 
Rappelons que le 7  est célébré dans la Bible et dans nos civilisations monothéistes par  un jour chômé consacré à la prière ou en tout cas interdit au travail rémunéré. (cf. le shabbat, un des Dix Commandements).
On note aussi que dans la vie politique, l’année ne fait pas référence. On juge en général préférable d’instituer des « mandats » pluriannuels comme le quinquennat en France qui vaut aussi bien pour le président que pour l’Assemblée Nationale.  Rarement, l’année apparait-elle comme la durée idéale de l’action, même si le cycle des (4) saisons marque les esprits
La journée, quant à elle, est solaire et nullement lunaire car la nuit ne doit rien à la Lune. Elle est l’expression de la situation du soleil. La journée se divise en un lever, une culmination (midi), un coucher et une « anticulmination ». (Minuit), soit autant de « quartes ».
Ajoutons que les sept ans ne sauraient se compter à partir de la naissance mais à partir d’une certaine balise valable pour tous et aménagée, à sa guise, par chacun.
.Mais l’ on pourrait aussi rappeler que le thème natal est quant à lui fondé sur l’instant, la minute de naissance. On connecte alors tout ce qui se passe à cet instant.
Le thème est un modèle, une méthode. Il se nourrit d’informations contextuelles mais celle-ci ne sont pas le fait d’observations de  monde d’en bas mais du monde d’en haut. Or, nous pensons que le modèle cyclique doit tenir compte de ce qui le complété à savoir l’en bas.
L’unité de mesure astrologique est le 7 et non le 28. Il serait erroné d’accorder au retour sidéral d’un astre une quelconque importance. Dans bien des cas,  il convient de regrouper plus de 4 phases de 7.
Certes,  l’on pourrait s’amuser à distinguer les 4 phases en tre elle mais ce serait tout à fait vain.  On peut toujours être tenté de trouver des critères distinctifs. C’est ainsi que de fil en  aiguille, l’Astrologie n’aura cessé de se complexifier, en  accordant une signification à ce qui n’en a pas. Certes, il peut être tentant  de  distinguer les 4 étoiles fixes royales entre elles, du fait qu’elles se situent en des lieux différents  mais nous pensons qu’il est plus sage de s’en tenir à l’essentiel, et à mettre sur le même plan  toute période de 7 ans.  Non pas certes, que chaque période  sera identique à une autre mais tout cela ressort de données extra-astrologiques et extra-astronomiques, ce que nous appelons les informations d’en bas, dont le modèle doit tenir compte mais n’a pas à se charger formellement d’autant que ces informations sont aléatoires et contingentes donc à l’opposé du cycle astronomique qui est censé être parfaitement égal à lui-même sur la longue durée.
On comprend certes,  à quel point ce principe de neutralité, de répétition structurelle à l’identique aura été bafoué par l’astrologie, pendant la plus grande partie de son Histoire, en mettant en épingle le nom des planètes, le nom des signes, faisant ainsi fléché de tout bois transformant ainsi une structure dépouillée en une figure ô combien baroque !
L’astrologie nous semble souffrir d’un excès de symbolisme  et d’une insuffisance d’apport personnel de la part de l’astrologue. Nous avons voulu en dégageant le modèle des 7 ans de tout le fatras symbolique libérer l’astrologue en lui fournissant un outil d’exploration. Mais on a l’impression que nos astrologues sont des aveugles qui préfèrent s’enfermer dans une bulle, dans un imaginaire virtuel. On pressent une peur du vide, d’un vide qu’ils paraissent incapables de combler par eux-mêmes. L’astrologie que nous leur proposons est visiblement trop simple, trop dépouillée. Mais n’est-ce pas justement ce qui la rend universelle  tout en permettant à chacun et en toute circonstance de l’accommoder diversement ?
Il est vrai que nous nous refusons à trop baliser chaque période de sept ans. Nous nous contentons de fixer un rendez-vous tous les sept ans déterminé par une nouvelle conjonction de Saturne avec une des 4 étoiles fixes royales. Comment les choses évoluent-elles au cours de cette période de sept ans ? Nous nous gardons bien d’être trop précis, nous contentons de dire que l’on a comme un verre qui peu à peu se vide de façon à pouvoir à nouveau se remplir. Une telle information est vague mais elle a bel et bien une valeur globale extrêmement  utile et qui manque terriblement à la conscience collective actuelle. Cela revient à dire que notre vie s’écoule de la naissance à la mort, de façon inexorables, que toute énergie en vient tôt ou tard à s’épuiser. La sagesse demande à ce que l’on fasse le meilleur usage de données aussi simples car plus on complexifie plus l’on cloisonne. La complexité en réalité n’est pas le fait d’un maximum d’énergie mais d’une insuffisance d’énergie. Quand l’énergie mentale faiblit, nous n’avons plus la force de dépasser les différences. Qu’est-ce qu’un grand politique ou un grand penseur sinon celui qui sait effacer les clivages en commençant déjà par faire le ménage dans sa tête ? « Je suis maître de moi comme de l’univers », faisait dire Corneille à Cinna. Et en effet, à mesure que l’énergie conjonctionnelle de Saturne en vient à s’épuiser,  nos horizons se rétrécissent et  nos grands projets se démantèlent.   Que l’on se le dise, la complexité est le fait d’une paresse intellectuelle (dans le genre « cela n’a rien à voir »), même si à un certain stade, l’on sait que l’on passe de l’un au multiple, c’est-à-dire que l’on descend dans la hiérarchie de l’humanité. On a toujours besoin d’un plus petit que soi.
JHB
25.05.13

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Validation des modéles‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

Vrais et faux critères de validation d’un modèle : quelle dualité ?
Par  Jacques Halbronn
On nous rebat les oreilles avec la pratique censée valider la théorie.  En fait, une telle formule est bien trop floue et nous avons déjà indiqué que toute dualité impliquait un singulier et un pluriel et non deux singuliers ni deux pluriels. Traduisons : il convient de réévaluer l’importance du passage du un au multiple, le « vrai » un ne se définissant que par rapport au multiple.
Ce qui valide un modèle, ce n’est pas qu’il débouche sur une certaine application qui fonctionne mais le fait qu’il  suscite un grand nombre d’applications quels que soient, à la limites, la réussite des dites applications au cas par cas.  On peut parler de la valeur heuristique d’une théorie, d’une méthode. De même, ce qui fait qu’un homme est un homme, c’est le nombre d’enfants qu’il peut  contribuer à produire et non qu’il ait eu un seul enfant, aussi merveilleux serait le dit enfant.
En définissant ainsi  les critères de validation  d’un modèle, on  évacue les risques d’accorder une importance excessive  à tel résultat  pouvant tenir à des conditions particulières,  à un contexte spécifique et aussi à des adjonctions extérieures au dit modèle. Il y a toute une chaîne d’éléments qui peuvent tout aussi bien  « sauver » un modèle déficient que «  perturber » un modèle opérationnel. Seule la pluralité est concluante dès lors que cela concerne une grande diversité de cas de figures, de milieux, de terrains.
Ce critère du passage obligé du un au multiple permet  ainsi de ne pas être à la merci des faux semblants.  Tel modèle prétendument performant ne fonctionne par exemple que dans des conditions très spéciales, ce qui peut faire illusion. Or, c’est justement  parce que l’on n’a pas respecté ce principe de l’un au multiple que certaines illusions et mystifications ont pu faire leur chemin notamment en ce qui concerne les potentialités des femmes au plus haut niveau. Il faut prendre le mot « postérité » au sens fort : celle de progéniture, de procréation  sur un plan intellectuel.  Un des exemples les plus emblématiques, à nos yeux, est la « postérité » du français qui a rayonné vers un très grand nombre de langues. Rien à voir avec la question du nombre de locuteurs de la langue française dans sa spécificité. En fait la langue française n’est qu’une application parmi d’autres du modèle français, lequel ne doit pas être identifié à la langue française du fait même de l’histoire de la dite langue sur plusieurs siècles  et des emprunts qu’elle a pu contracter.  Une langue doit se décrire à la fois au regard d’un modèle théorique et de ses développements et ajustements divers.
Le principe que nous défendons  met en cause un modèle actuellement dominant dans l’esprit de beaucoup de gens à savoir celui du « couple ». Si l’on peut qualifier de « couple » la dialectique de l’un au multiple, nous visons ici une acception plus limitative du un contre un : un homme avec une femme,  un modèle avec « son » application, ce qui nous apparait comme une contradiction dans les termes, le un ne pouvant exister qu’au regard du multiple. Si ce n’était pas le cas, nous aurions en fait affaire à deux « multiples », c’est  à dire à deux applications relèvent d’un même modèle ou de deux modèles différents, le facteur mâle étant absent à ce niveau et n’existant qu’à un niveau supérieur plus ou moins conscient.
L’intérêt de mettre en avant le principe du un au multiple, c’est d’éviter que l’on élabore plusieurs modèles pour rendre compte d’une réalité qui se suffirait d’un seul modèle. On aura compris que le fait de remonter du multiple vers le un exige une certaine acuité d’analyse et d’abstraction alors que le processus inverse implique une synthèse et l’intégration de données conjoncturelles. Nous pensons que l’homme du XXIe siècle devra avoir une conscience beaucoup plus aiguë de cette dialectique que ce ne fut le cas au siècle précédent. Il y a là une avancée épistémologique qui devrait précisément se révéler féconde, illustrant ainsi, à plus d’un titre,  le passage de l’un au multiple.
 
JHB
22. 05.13

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Astrologie et influence

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’astrologie et  la question des influences
Par  Jacques  Halbronn
 
Le mot « influence » est  essentiel en Astrologie.  Mais ce dont nous entendons traiter ici ne concernera  pas  la façon dont les astres agissent sur nous que la prise de conscience de ce que  l’influence que certaines personnes exercent sur d’autres relève de certaines configurations astrales.
Ce qui caractérise- quel que soit le domaine- les personnes qui  jouent un rôle majeur dans l’ Histoire de l’Humanité peut en effet se résumer par le mot « influence », qu’il s’agisse d’un scientifique, d’un politique ou d’un créateur dans le domaine artistique.
Un autre mot est lié à l’idée d’influence, c’est celui de modèle, dans tous les sens du terme.  On peut  construire un modèle mais on peut aussi  être un modèle pour autrui par sa façon d’être. Le modèle est le vecteur de l’influence.
Précisons que logiquement,  une influence sera d’autant plus remarquable qu’elle s’exercera largement dans le temps et dans l’espace.  Celui qui n’influe que sur un entourage immédiat est assez limité. L’influence  est d’autant plus remarquable qu’elle joue sur des gens très différents qu’elle réunit ainsi autour d’un certain modèle.
C’est ainsi que la langue française aura exercé pendant des siècles une influence considérable sur un grand nombre de langues dont bien évidemment l’anglais.
Une influence ne se traduit aucunement par un copié-collé et  en ce sens, elle n’est pas toujours perceptible  quand le  regard n’est pas suffisamment exercé. Il revient à l’historien de détecter, de signale, d’analyser les influences qui ne cessent d’essaimer. En ce sens, la question du pollen  relève de l’influence.
Pour qu’une influence s’exerce,  il faut qu’il y ait mouvement et en astrologie le mouvement de la Lune est emblématique d’une telle circulation d’un point à un autre.
Pour en venir à l’astrologie conjonctionnelle,  nous dirons qu’en phase 2, l’influence est plus faible qu’en phase 1, ce qui a pour effet  une médiocre fluidité,  une irrigation  de faible envergure, de l’hétérogénéité. A l’inverse, la conjonction Saturne/.étoiles fixes royales va intensifier l’influence de certains autour d’eux, selon un processus concentrique, ce qui aboutira à des unions, des cohabitations assez improbables.
Mais pour exercer de l’influence sur un panel très diversifié de personnes, il est impératif  de dépasser certaines apparences, d’abolir certaines frontières, ce qui exige une certaine faculté d’abstraction, de généralisation, une certaine profondeur.
On aura compris que pour nous  les relais  principaux de l’influence astrale sont relativement peu nombreux et d’ailleurs cela n’aurait pas de sens si tout le monde était influent. Ceux qui le sont sont tributaires du cycle saturnien. Ceux qui ne le sont pas dépendent de ceux qui le sont.
D’une façon générale,  les hommes, au cours de l’Histoire, ont exercé beaucoup plus d’influence que les femmes, tant dans le domaine des arts plastiques que de la Science, tant en musique qu’en philosophie.    Mais à quoi sert-il d’avoir une influence s’il n’y a pas de récepteurs,  de praticiens qui appliquent, qui imitent, qui prolongent ? Là se situe précisément le rôle des femmes et cela ne devrait pas changer de sitôt, si tant est que cela  fût souhaitable.
En  conclusion, nous dirons  que l’influence est, comme son nom l’indique, un flux.  En phase 1, le flux prend de l’ampleur, en phase 2, le flux  réduit sensiblement son débit et cela n’est pas sans  conséquence, à l’instar des crues du Nil en Egypte.
Rappelons que pour nous les astres n’agissent pas à l’insu des hommes. Ce sont les hommes, au contraire, qui  les ont instrumenté pour modeler leur vie sur le cycle de certains astres. A partir de là, on comprendra que pour notre astrologie conjonctionnelle,  il n’est nullement utile que l’on suppose que chaque planète exerce une action qui lui est propre puisque ce qui compte ce n’est pas l’être de la planète mais l’usage que les hommes ont jugé bon d’en faire, à une certaine époque dont nous sommes les héritiers contraints et forcés.   L’astrologie conjonctionnelle contrôle et régule le processus influentiel sans lequel le monde ne serait pas ce qu’il est.  Sans influence, il n’y a pas d’unité, donc pas d’ordre, pas  de modèle.  Les chefs sont les garants du rassemblement des énergies mais ils tiennent leur potentialité du Ciel tel qu’il a été aménagé, structuré  par les hommes pour les hommes.  Croire que les astres influent sur nous selon un modèle universel serait  une erreur commise par beaucoup trop d’astrologues, à la suite de Jean-Pierre Nicola et de son RET. A un certain stade de l’évolution de l’Humanité, les hommes ont décidé  de conférer à certaines configurations une signification (au sens du signal pavlovien) qui n’était nullement inhérente à une quelconque organisation cosmique  en soi…
La notion d’influence  est à rapprocher également de celle de semence. Pour influer, il faut être  incisif,  intrusif mais cela exige que le message soit recevable dans les contextes les plus divers. On ne devra donc pas confondre la prise mâle et la prise femelle, une assiette propre et une assiette sale.   C’est pourquoi un propos trop développé,  ne peut influer. On  ne peut pas être et avoir été.  La semence peut féconder, pas l’enfant parmi tant d’autres qui en émane.
Il nous faut dire, enfin, quelques mots à propos de la psychologie véhiculée par la tradition astrologique. On peut se demander s’il ne s’agit pas chaque de variations autour d’une seule et même polarité. En réalité, on ne quitte jamais la binarité,  l’harmonie et la dissonance, le positif et le négatif et tout le reste n’est que fioriture. L’esprit humain   sature au-delà d’un certain degré de complexité sémantique (cf. les travaux de Chomsky sur langage et pensée) et bien souvent les nuances dans lesquelles l’astrologue praticien s’efforce de s’exprimer, avec  toutes  les ambivalences des combinatoires,   laissent  le client perplexe et sans défense. Nous avons pu remarquer à quel point le discours astrologique produisait une sorte  de stupéfaction mentale qui est aux antipodes de la semence. Là où l’on a besoin de la vigueur de la pensée masculine, on  bascule dans une sorte de langueur féminine, celle de l’achévement d’un parcours et non une invitation à  l’intégration.  Le discours astrologique pour influer doit,  paradoxalement,  passer par un repli stratégique sur ses sources vives..
 
 
 
 
JHB
21.05. 13

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La programmation des astres et des hommes‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’astrologie comme programmation
Par  Jacques Halbronn
Le cas de Marcel Duchamp  nous semble comporter une leçon pour celui qui se demande comment aborder l’Astrologie, en sa conception, en sa genèse. On sait que cet artiste a lancé le principe du « ready- made ». C’est l’artiste qui «  sélectionne un objet dont il  fait une œuvre d’art ».
La plupart des astrologues ont beaucoup de mal avec cette idée de « sélection » dès lors qu’elle serait le fait des hommes. De quel droit, demandent-ils, les hommes pourraient-ils décider de se servir de telle planète plutôt que de telle autre ?  Tout au plus sont-ils disposés à admettre que chacun peut interpréter les planètes comme il l’entend mais certainement pas de décider  de garder ou de ne pas garder telle planète au sein de  l’arsenal astronomico-astrologique. Et après on vient nous parler d’astrologues « humanistes » !
Nos astrologues, en vérité, semblent vouloir mettre l’Humanité sous tutelle et ne pas lui laisser le loisir  de choisir à quelle planète se vouer. On serait dans le tout ou rien : ou bien vous rejetez en bloc tout le cosmos au regard de l’astrologie ou bien vous  acceptez l’intégralité du cosmos. Il n’y aurait pas de place, à les entendre, pour  une troisième voie qui est celle que nous prônons sous le nom d’astrologie « conjonctionnelle » C’est pourquoi nous pensons que les artistes ont beaucoup à nous apprendre du point de vue de notre liberté face à la Nature.  Est-ce que par exemple,  on devrait changer la prononciation du français pour inclure des sonorités se trouvant dans d’autres langues, au nom d’une conception scientiste du langage ? Car on sait que le débat au sein du milieu astrologique touche à l’intégration des « nouvelles «  planètes.  Mais nous considérons qu’il convient de s’interroger également à propos du « septénaire » que nous n’acceptons pas davantage, pour notre part, en bloc.
C’est un vieux débat que la question de savoir si l’astrologie est une « science » ou un « art » mais il nous semble qu’il a souvent été mal posé. Que l’astrologie se serve de la « science » est une évidence mais qui ne le fait pas ? Un sculpteur qui cisèle un bloc de marbre  se sert de la « science », de la Nature et cela ne le contraint pas à tout prendre du dit bloc. Il en fait ce qu’il veut et c’est en cela qu’il est un « artiste », un « artisan » et qu’il crée de l’artifice. Le ciel des astrologues est  artificiel et doit s’assumer comme tel. Il l’est parce qu’il n’a pas à ressembler  tel un calque au ciel des astronomes. Les astrologues extraient du cosmos ce qui est nécessaire à leur projet. Ni plus ni moins tout comme un cinéaste n’est même pas obligé de garder tout ce qu’il a tourné (rushes). Que font les politiques quand ils décident que la durée du mandat présidentiel  français passe de sept ans  à cinq ans ? C’est de la « science » dans la mesure où ils se servent du Temps mais ils ne prennent de ce temps que ce qui leur semble utile. Faute de quoi, on voterait tous les ans, voire tous les mois ou toutes les semaines. Quand un astrologue dresse une carte du ciel, est-  ce de la « science » ? Oui et non. C’en est puisque l’on extrait des données qui existent, qui s’observent mais pourquoi celles-ci plutôt que d’autres et l’on bascule dans l’Art.  Il y a, certes, de la Science en Astrologie mais l’Astrologie  mais cela ne saurait suffire à en faire  une science.  Par certains côtés, l’on pourrait dire que l’Astrologie imite la Science puisqu’elle se contente d’intégrer certaines informations « scientifiques », ce qui lui donne un certain vernis scientifique.
On nous objectera que si l’astrologie n’est que de l’Art,  comment se ferait-il qu’elle pourrait exister  de nos jours dans un monde qui ne la respecte pas ? En faisant de l’astrologie une science, est-ce que cela ne résoudrait pas le problème puisque, en Science, ce qui a été continuera à être ?  Est—ce que cependant les humains ne sont pas parvenus à perpétuer leurs créations en tant de domaines ? Certes, mais  cela resterait dans le champ du culturel, de la transmission. Or, les astrologues voudraient que l’astrologie s’imposât  aux êtres humains, que cela leur plaise ou non, qu’ils soient ou non avertis. C’est en effet un de leurs postulats : les astres agiraient à notre insu et donc transcenderaient toute culture, y compris le savoir des astrologues qui est ce qu’il est.
Notre avis est que les humains sont capables, du moins jusqu’à un certain point,  de s’autoprogrammer collectivement et l’astrologie en serait un excellent exemple.  Toute la question est de reconstituer cette programmation, ce qui vaut aussi pour les « logiciels » dont sont respectivement pourvus les hommes et les femmes.  Là encore,  distinguer les sexes est une donnée scientifique, à la base mais ce qu’on en fait c’est de l’Art. (Genre).  En conclure que puisque c’est de l’Art, ce n’est pas solide serait  une grave erreur. Or, c’est bel et bien l’argument brandi par les « féministes » qui utilisent à leur façon l’approche sociologique. A les entendre, ce qui est d’ordre sociologique peut être modifié. Ce que les  hommes ont fait, ils pourraient le défaire, nous dit-on et on prétend nous en donner la preuve, .Or, tant que l’on n’a pas défini de quelle programmation il s’agissait, on voit mal comment on peut dire qu’on la modifie.  En réalité, d’aucuns se contentent de dire que l’on a décrété que les hommes étaient comme ceci et les femmes comme cela mais c’est réduire le problème à certaines représentations qui n’ont qu’une valeur très relative. Il en est de même quand  on déclare que l’on échappe à l’astrologie alors que l’on n’a pas défini le champ de l’astrologie.  Quelle liberté si l’on ignore les limites ? 
On voit que le problème est épistémologiquement complexe. En fait on a du mal à caractériser le champ propre à un certain nombre de structures sociales, à commencer donc par le rapport aux astres  et la question du statut sexuel si ce n’est que l’on peut observer certains phénomènes sociaux et les référer à une certaine dimension cosmique et à une certaine dimension anatomique. Si par exemple, on observe de la dualité dans l’histoire des sociétés mais aussi dans leur structuration socioprofessionnelle, on est en droit de se demander si cela ne s’expliquerait pas par une programmation des humains par rapport à certains signaux cosmiques et par rapport à certaines signaux anatomiques (sexe), avec dans les deux cas une dimension visuelle  qui nous semble déterminante.
Il est tout à fait loisible de pratiquer l’uchronie avec des « si ». Oui, le programme  dévolu respectivement aux hommes et aux femmes, en tant qu’objets distincts,  aurait pu être autre mais il est ce qu’il est et jusqu’à preuve du contraire nous ne sommes pas encore en mesure de le neutraliser sans parler du fait que l’on n’en connaitrait pas les effets. Oui, le programme dévolu à certaines configurations astrales aurait pu être autre – et inclure d’autres configurations- mais il est préférable de commencer à décrire ce programme avant de prétendre qu’on l’a dépassé. Et là encore, faudrait-il apprécier les conséquences d’un tel dépassement. Ne mettons pas la charrue devant les bœufs !
JHB
20. 05. 13

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Pédagogie de l’astrologie‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

Pour une nouvelle pédagogie de l’Astrologie.
Par  Jacques  Halbronn
(Fondateur de  la Faculté Libre d’Astrologie de Paris, 1975 et initiateur de la Fédération de l’Enseignement Astrologique, 1985)
La nouvelle pédagogie de l’astrologie que nous préconisons désormais consiste à partir de ce que l’on peut observer phénoménologiquement de façon à la fois récurrente et dialectique quant à la marche du monde. Nous réprouvons donc l’ancienne pédagogie qui fonctionne sur deux plans.
Le premier plan  consiste  à partir de la « tradition » astrologique pour appréhender la réalité humaine. En effet, cette tradition est un fourre-tout qui implique un droit de tri et d’inventaire.  
Le second plan consiste à partir de la structure du cosmos comme a tenté de le faire un Jean-Pierre Nicola avec son système RET, en partant du principe que chaque astre du système solaire avait une fonction propre, de la Lune jusqu’à Pluton et qu’il fallait la décoder.
Ces deux plans conduisent l’un comme l’autre à des impasses car ils nous conduisent sur des sables mouvants, l’homme ayant besoin de partir de ce qu’il perçoit autour de lui, de ce qui interpelle et excite son intelligence. Donc la première chose que nous faisons avec les élèves  revient à se mettre d’accord sur  la lisibilité  et la visibilité du monde.  De quoi nous parle-t-il ?  Et ce n’est qu’alors que nous rechercherons de quelle façon cela ferait écho dans le cosmos,  sans idée préconçue sur ce qu’il y a à prendre ou à laisser en astronomie et dans le corpus astrologique millénaire.
Le socle principal sur lequel nous entendons conduire cette « Reconquista » des terres astrologiques envahies par une astronomie boulimique et une tradition corrompue, est l’alternance de l’un et du multiple, la conjonction symbolisant l’idée de rassemblement et  la «disjonction » la mise en mal de celui-ci. Comme on voit, on reste dans la simplicité tant au niveau de ce que l’on entend étudier que des outils mis en œuvre. Le mot clef, ici, est lisibilité au plein sens du terme : c’est-à-dire des configurations impliquant des astres visibles à l’œil nu de toute antiquité et des phénomènes de forte amplitude, et donc marqués quantitativement et statistiquement.
Quel peut donc être l’apport de l’astrologie à la compréhension et l’explicitation de phénomènes aussi flagrants ? Cet apport ne peut se situer qu’au niveau d’une modélisation,  d’une chronologisation dont on voit bien qu’elle fait défaut  dans l’état actuel des sciences sociales. Qui, de nos jours, est en mesure d’établir un calendrier des dix ou vingt prochaines années ? On ne parle pas ici d’évènements extraordinaires mais bien de cyclicité ordinaire au même titre que la succession des saisons ou  l’alternance du jour et de la nuit, des phénomènes qui associe ce qui est en haut et ce qui est en bas. L’astrologie n’a pas vocation, contrairement à ce que d’aucuns prétendent,  à annoncer l’imprévisible mais uniquement l’imprévu qui est en fait totalement prévisible si l’on s’en donne les moyens et qui obéit à des lois intangibles depuis des millénaires mais que l’Humanité a oublié au niveau du conscient mais qu’elle continue plus que jamais à vivre sur le plan inconscient. Il s’agit en effet bel et bien de rendre conscient ce qui ne l’est plus.
L’astrologie actuelle est  malade de la modernité, qui est  une des tentations qui l’ont hanté tout au long de son histoire.  Beaucoup d’astrologues s’imaginent, bien à tort,  que l’astrologie doit nous parler des temps nouveaux, d’une nouvelle « ère » mais tout cela est un leurre. L’épistémologie de l’astrologie se situe tout au contraire dans la pérennité des choses. Paradoxalement, l’astrologie s’intéresse au changement mais  à un changement récurrent et donc   plus cela change et plus c’est la même chose. Certains sophistes voudraient  au contraire jouer sur le mot changement pour justifier leur instrumentalisation de l’astrologie à l’aune des angoisses du moment. L’arrivée de la théorie des ères precessionnelles (Ere du verseau etc.), à la fin du XVIIIe siècle n’aura fait qu’exacerber ce penchant. Mais justement, cette théorie, née en France (Volney, Dupuis, Delaulnaye etc.) se situait dans une mystique  révolutionnaire, avec un changement de calendrier. (1792) mais s’ajoutant aux nouvelles planètes, cela aura conduit l’astrologie contemporaine à une dérive totale. Non pas que nous interdisions aux astrologues d’appliquer un modèle à un contexte donné, dans leur pratique mais cela ne saurait, en aucun cas, justifier de modifier le dit modèle. C’est tout au plus un habillage ponctuel que tout praticien est invité à engager. De là à se servir de Chiron ou de Pluton, c’est une toute autre affaire.  Bien plus, quand on observe autour de soi, comme nous le recommandons vivement, le cours des choses, l’on s’aperçoit que tout n’ a qu’un temps et que même une durée de trois- quatre ans peut sembler, sur le moment, être une éternité, comme dans le cas d’une guerre, d’une occupation. L’astrologie n’a strictement rien à gagner à s’intéresser à des cycles longs, ce n’est pas du tout son créneau même si astronomiquement on peut toujours trouver ce qu’on veut, l’astronomie étant une auberge espagnole.
Pour en revenir à la situation  actuelle de crise, justement, l’astrologie est là pour  l’analyser avec une certaine distance, c’est le cas de le dire. Distance du point de vue du ciel mais aussi distance au regard de l’Histoire de l’Humanité, ce qui lui permet de relativiser singulièrement ce qui se passe en un instant T. C’est précisément, l’ancienneté du système astrologique qui constitue son crédit et il est donc suicidaire pour l’astrologie – le mieux étant l’ennemi du bien- que de vouloir  modifier  notre perception du ciel à l’aune de l’astronomie présente.
On parle beaucoup actuellement, en politique, d’une crise du rassemblement. On dit que François Hollande n’est plus capable de rassembler, c’est-à-dire littéralement de donner l’impression d’une ressemblance, d’une convergence entre des sensibilités différentes. Comme nous sommes en phase 2, selon l’astrologie conjonctionnelle, soit une phase contraire à la conjonction, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’on renonce à rassembler et que les clivages se multiplient.   Or, il en est ainsi un peu partout, c’est justement ce qui fait la force de l’astrologie, c’est que ses lois se confirment sur toute la planète. Il y a une crise générale du commandement dont l’impact se rétrécit comme une peau de chagrin, ce qui illustre bien la phase 2 et un certain dépérissement du leadership ; Quel que soit le président, il ne peut qu’y avoir une crise du rassemblement tout comme l’hiver on  ne peut pas aller se baigner.  Ce qui est étonnant, c’est que ce phénomène se reproduit depuis des siècles et que l’Humanité, en dépit de toute sa science,  semble bien ne toujours pas comprendre qu’il s’agit là d’une cyclicité qui se déroule de façon imperturbable et dont nous avons une infinité d’exemples au cours des âges.
Nous dirons même que cette crise du rassemblement finira par  une demande accrue de rassembleurs. Il faut boire le vin jusqu’à la lie. Ajoutons que le rassemblement exige précisément  l’émergence de chefs plus ou moins providentiels capables de concilier et de réunir- un peu comme voulait le faire le gaullisme- des personnalités très différentes. Pour cela,  il ne s’agit pas tant de faire des compromis ménageant la  chèvre et le chou mais il convient de dégager les fondements et les principes que chacun puisse adopter, par-delà les différences propres aux uns et aux autres, en dégageant ce qui est central de ses manifestations périphériques et aléatoires.
 
JHB
20. 05.13

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La distinction entre électeurs et élus : vers un nouveau paradigme politique

Posté par nofim le 17 mai 2013

Le suffrage universel  est probablement voué à  être considérablement repensé au cours du XXIe siècle, même si beaucoup considèrent que c’est là  un acquis irréversible. On nous parle de représentativité. Il faudrait que le Parlement soit à l’image de la nation,  notamment du point de vue des proportions démographiques entre hommes et femmes.  Nous pensons qu’une telle argumentation  d’ordre arithmétique  ne pourra plus tenir et se tenir encore très longtemps.
Il y a d’ailleurs une certaine ambiguïté  à organiser des élections qui conduiront précisément à installer au pouvoir une minorité. Certes, il ne s’agit pas en principe d’une minorité préexistante, comme on dit qu’il existe un certain nombre de « minorités » mais l’on sait aussi que certaines grandes écoles contribuent de facto à constituer des élites, donc des minorités.
Nous sommes en faveur d’une dissymétrie entre les différentes entités sociales, sur le modèle polygamique et notamment nous pensons qu’il devrait y avoir beaucoup plus de femmes que d’hommes  à un certain niveau et beaucoup moins de femmes que d’hommes à  un autre niveau.
Mais dans ce cas,  il ne saurait y avoir de suffrage universel mais  plutôt un système comportant plusieurs collèges. Rappelons que de nombreux Etats ont deux chambres, comme en France avec le Sénat et l’Assemblée Nationale.
On pourrait aussi proposer de distinguer entre ceux qui votent ceux qui se présentent à l’élection  selon une certaine séparation des pouvoirs. Les femmes éliraient  des hommes et ne pourraient faire élire d’autres femmes tout comme les hommes ne voteraient point.  On pourrait ainsi juguler la crainte de voir la minorité d’une population  débordée par sa majorité.  Les femmes  ont pu être ministres avant d’avoir  le droit de vote. L’idée selon laquelle  électeurs et élus appartiendraient  à un seul  et même groupe est certainement une faille du système démocratique et  aura contribué à fausser bien des situations et aura ainsi conduit à d’inutiles partitions, comme en Algérie avant l’indépendance ou en Israël.  Le fait qu’une minorité au pouvoir n’ait pas le droit de vote nous semble  assez raisonnable et équitable. Et d’ailleurs, il semble qu’un tel dispositif soit dans notre ADN.  Le système démocratique actuellement en vigueur, comme on l’a dit, ne vise-t-il pas à dégager une minorité ?  Mais cette minorité est une pseudo-minorité et cela risque de conduire visiblement à l’élection  au pouvoir du groupe démographiquement dominant, ce qui est une hantise de toutes les sociétés. Démocratie et démographie ne font pas bon ménage si l’on ne respecte pas cette réglé que nous avons posée de la séparation entre le collège des électeurs et celui des élus.  Au vrai, on sait pertinemment que ce sont les partis politiques dominants  qui établissent, le plus souvent, la liste des candidats qui se présenteront à l’élection, quel que soit le mode de scrutin.
Rappelons que le suffrage universel ne s’est ouvert aux femmes que tardivement et cela tient probablement  à certaines préventions. Il est regrettable que les constitutionalistes, depuis deux siècles, n’aient pas posé ce principe qui pourrait se résumer à faire des femmes des électrices et des hommes des élus,  ce qui  a correspondu d’ailleurs longtemps à la réalité au  Parlement et au gouvernement. Ce n’est que depuis peu que l’exigence de règles paritaires semble pouvoir pervertir  ce statu quo. Et, à terme, notre modèle semble encore la moins mauvaise formule en tant que garde-fou.  (Thierry  Hoquet,   Cyborg philosophie. Penser contre les dualismes. Seuil, 2011)
JHB
17. 05.13

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